Département de la Gestion Sociale

Sovana

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<center>Traditionalisme et conservatisme.</center>

[quote="Justice Clavez"]
Nous nous définissons, Nation azudienne, comme traditionaliste. Nombre de personne pourrait s'en étonner. Comment une technocratie, fondé sur la technologie, avec des lois changeantes, un système social en évolution, une Cité Administrative métallique, peut avoir de traditionnelle ?

Cela est très simple : la Traditionalisme, tel que nous le définissons ne correspond pas à un immobilisme de telle ou telle période passée. Les structures architecturales, les systèmes politiques et économiques, et même le système social dans ses façons de vivres, sont constamment changeants, éphémères, temporels. Tout cela ne sont que les superstructures et infrastructures de quelque chose de bien plus profond : les valeurs. Certes, si le système social est en évolution, c'est que les valeurs parfois changent. Mais il y a des valeurs plus profondes, plus ancrées, que d'autres. C'est celles-la qui constituent l'essence même d'une Nation, construite à travers les siècles.
Et il s'agit bien de ces valeurs la que, notre Peuple autant que l'Etat respectent, exacerbent, voir même les respectent encore plus aujourd'hui qu'au cours des siècles précédents, selon certains sociologues. Quand le système change, avance, c'est toujours pour respecter nos valeurs ancestrales. Voila donc pourquoi nous sommes traditionalistes.

Nous sommes en revanche, par cela opposés au conservatisme. Le conservatisme est l'immobilisme borné de tout le système sociétal entier, voir son renforcement fanatique au mépris de l'évolution sociale réelle. Un système bon est un système adapté à sa société. Un système qui n'évolue en aucune façon est voué à végéter ou à périr. Il est extrêmement rare que le système social lui même, fondement de la société soit purement immobile, et ce à de nombreux niveau. Les modes en sont l'exemple le plus frappant, mais également les diverses incompréhension entre différentes générations, puisque les modes de vie évoluent. La technologie également modifie les rapports sociaux, en partie les lois, le système économique, qui est généralement une dynamique contribuant au changements dans certains cas, comme l'amélioration des conditions matérielles d’existences par exemple. Il est donc bien rare qu'un système social, sauf à petite échelle et clos sur lui-même soit immobile. Par conséquent un système qui demeurerais immobile sans s'adapter périrait.

Mais ce n'est pas tout. Un système conservateur ne peut apporter l'optimum au niveau des conditions de santé. Et e n'est qu'un exemple, bien des domaines nous serons rendus plus efficients par les machines technologiques que l'humain lui-même. Et pourtant, quel Thorvalien accepterait de se faire opérée une tumeur par une machine, quand bien même-celle là le ferait parfaitement et en un dixième de temps d'une équipe humaine ? Aucun bien sur. Personnellement je ne comprend pas pourquoi, une opération effectuée par un humain représente bien plus de danger, mais mon avis n'a certes guère d'importance. Tout est-il qu'une société voulant s'éclairer à la bougie perdra en efficience dans bien des domaines, réduisant finalement le niveau de santé, et les possibilités de libération de ses populations de l'esclavage dans lequel nous enferme la nature.[/quote]
Sovana

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<center>Brochure à l'usage des étrangers</center>

[quote]<center>Particularités linguistiques du français azudien et langage non verbal</center>

Bienvenue en Azude.
Il est pratique de savoir communiquer correctement lorsque l'on viens dans un pays. Les Azudiens ne vous demanderons pas de faire comme eux sur ce point mais ils s’attendront à ce que vous les compreniez.


Le mot mariage n'existe pas en tant que tel, il est utilisé uniquement par les religieux, soit depuis début 2018. On désigne le contrat entre deux individus par "union civile". Il est néanmoins plus facilement défaisable que le mariage, car plus simple. La signature de l'union civile n'es pas fêtée, contrairement à l'anniversaire de la relation. Plus les années passent plus cette fête deviens solanelle.

Les mots désignant les orientations sexuelles n'existent pas. (hétérosexuel, bisexuel, homosexuel). Et on parle de préférence sexuelle plus que d'orientations sexuelle. Néanmoins les autres fétichismes et attirances sexuelle sortant du cadre de l'orientation sexuelle sont appelés "déviances" quoique ce terme est plus neutre que péjoratif.

Le terme homme n'est JAMAIS utilisé pour désigné l'humanité et ne l'a jamais été. Ainsi pour un azudien le seul nom des "droits de l'homme" fait paraitre cette charte bien obsolète, datant d'un temps sexiste qui n'exista jamais en Azude, et ayant besoin d'une remise a neuf.

Le mot "empathe" (nom) désigne les surdoués, (mot inexistant en français azudien) de par leur grande propension à l'empathie. La grande majorité des administrateurs nationaux et autres très hauts fonctionnaires sont des empathes car automatiquement favorisé lors des concours, il leur suffit d'avoir des connaissances minimales pour le poste souhaité.


Langage non verbal

Salutations :

La révérence est de mise, totale si elle est formelle, baissant légèrement le buste si elle est plus familière. Des etreintes sont possibles dans le cadre de la famille et d'amis proches.
Le baise-main remplace la révérence si c'est la première fois que l'on rencontre la personne (féminine bien entendu, et de la part d'un homme).

Note : la révérence peut aussi servir de remerciement.

Regard :
Le regard est une chose extrêmement importante en Azude, il définit le début des relations de dialogue, veillez à bien mémoriser les différents regards.

En bas :

:arrow: sur le coté ("Une autre fois, j'aimerais parler mais je n'ai pas le temps.")

:arrow: sur ses pieds ("votre position sociale m'intimide")

:arrow: a mi distance ("La situation/autre m'intimide")

:arrow: sur les pieds de l’interlocuteur ("vous m'intimidez")

A hauteur de la tête :

:arrow: dans les yeux (dialogue normal)

:arrow: à hauteur d’épaule mais fixant un point derrière l'interlocuteur ("vous m'ennuyez ostensiblement") Attention : ceci est un signe de mépris et une profonde insulte envers son interlocuteur

:arrow: la tête légèrement tournée et le regard dans le vide ou ailleurs (dialogue dit "d'esprit à esprit" élaguant toutes passions, cherchant le consensus)

Note : le regard en haut n'existe pas et vous troublerez profondément votre interlocuteur si vous essayez.

Postures :

Un genoux à terre : signe d'excuse, de repentance, ou d'humilité.

Main sur le cœur en parlant : symbole d'une parole profondément sincère et venant du cœur[/quote]
Sovana

Message par Sovana »

<center>Note interne sur le sunnisme azudien</center>

[quote="Département sociologie du Technat National"]<center>Note interne sur le sunnisme azudien</center>

Il est intéressant de noter qu'une fois le sunnisme mort avec la Fédération d'Aquanox, il à subie une recrudescence en Azude. Beaucoup d'Azudiens disent se sentir proche du sunnisme, des associations de surveillance aillant son optique se sont constituées et encouragent le gouvernement à commercer tant avec les démocraties électives que les communistes afin d'assurer la paix, et la prospérité. Au niveau interne le credo Paix-Prospérité-Progrès étant déjà implicitement rempli le lobby concentre donc tout ses efforts afin d'influencer la politique extérieure de l'Etat. L'Administration reçois souvent des lettres, et des pétitions non valables, des colloques se font afin d'essayer d'influencer le plus de philosophes possibles, des conférences, beaucoup de moyens sont déployés afin de sauvegarder et faire croire le sunnisme. La culture dominante est déjà en train de phagocyter le sunnisme, en l'intégrant en partie. Si la situation poursuit son cours les élites culturelles pourraient finir par forcer le gouvernement à changer de politique externe.[/quote]
Sovana

Message par Sovana »

<center>Principe politique azudien de la Pyramide Bilatérale.</center>

[quote="Justice Clavez"]
Les structures politiques de grande taille, comme tout structure humaine, deviennent nécessairement complexes.Les choses se complexifient, et doivent continuer afin de s'adapter. Habituellement lorsqu'en science sociale on imagine un triangle, le sens des ordres ou des idées est descendant. Théoriquement la démocratie renverse la tendance en créant un courant ascendant. Mais aucun de ces deux modèles ne nous intéressent.

En Azude les choses sont simples : la pointe du triangle donne les moyens généraux pour atteindre les objectifs du triangle, travaille sur le collectif, de manière holiste, étant formé à la pure décision et réflexion philosophique, tandis que la base de l'administration définie les micro-règles, les exceptions, travaille avec les individus, car étant le plus proche d'eux est le plus apte à savoir ce qui convient et qui déroge à la règle générale. Le tout formant un organisme parfaitement fonctionnel et coopératif.

Il n'est donc pas rare lorsque les représentants étrangers parlent avec notre élite ils ne perçoivent qu'une partie du processus, celui holiste et égalitaire, et non l'application souple, alors que les deux, bien qu'à priori contradictoire et en fait complémentaire sont présents.
[/quote]
Sovana

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<center>Travail économique et travail social</center>

[quote="Justice Clavez"]Les bénévoles associatifs ne sont actuellement pas considérés comme ayant un emploi, puisque souvent elles vivent des dons et les horaires sont en dehors de ceux de travail.
L'économie ne devant pas primer l'humain, tant le social que le scientifique, philosophique ou artistique, suit ci-dessous un règlement additionnel concernant le chômage, afin de palier à d'éventuel futur problèmes de chômage.

:arrow: Tout chômeur ayant passé le délai minimum de chômage occupé se verra proposer :
_de continuer, de changer de branche en manque de main d’œuvre,
_ou de passer dans le travail associatif (dit aussi "travail social") à plein temps. Il se peut ainsi qu'il doive cumuler plusieurs postes dans différentes associations afin d'assurer au moins 80% d'un temps plein. Il pourra en revanche revenir dans la sphère du travail économique s'il le désire, si les possibilités se présentent et une fois les conditions adéquates remplies pour qu'il quitte ses postes sans désagréments majeurs pour les associations concernés.

:arrow: Tout chômeur directement inoccupé car aucune branche ne manquerai de main d’œuvre où qu'il ne puisse assurer les fonctions nécéssaires même avec une formation devra passer dans le travail associatif, et aura les conditions cités ci-dessus.
[/quote]
Sovana

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<center>Rapport des USP confirmant le refus azudéen du copyright</center>

[quote="Association "Common Rights""]The Wall Street Journal New York
La copie nuit à la créativité. Telle estl’opinion communément admise denos jours. Le raisonnement est le suivant : si chacun peut copier à sa guise de nouvelles inventions, personne ne se donnera plus la peine de créer quoi que ce soit. Les imitateurs ne font pas l’effort de produire de nouvelles idées mais s’approprient une grande partie des retombées. C’est la raison d’être des brevets et des droits de propriété intellectuelle : la copie
dissuade l’innovation. Sauf quand c’est le contraire. Beaucoup d’activités créatives ne sont pas protégées contre la copie (ou ne l’ont pas été pendant longtemps). Et quand on observe ces secteurs de plus près, on constate que l’absence de protection contre la copie ne les empêche en aucun cas d’innover. Les exemples abondent d’activités qui se portent très bien même si elles se font piller abondamment leurs idées. De fait, certaines prospèrent justement parce qu’elles sont exposées à la copie. Prenons l’industrie de la mode, où l’imitation est quasiment la norme. La marque new-yorkaise Faviana annonce clairement la couleur sur son site Internet : elle reproduit allègrement les modèles de grands créateurs, proposant ce qu’elle appelle du “blingbling à petit prix”. Comme s’en vante son PDG, Omid Moradi, sur le site de l’entreprise, “dix minutes après la retransmission télévisée de n’importe quelle grande soirée de remise de prix, l’équipe de stylistes de Faviana travaille déjà sur nos nouvelles copies conformes de robes de stars”.

Drogue douce
Faviana n’est pas un cas isolé. Il suffit d’être entré dans une boutique Forever 21 ou d’avoir feuilleté des revues de mode pour savoir que les imitateurs sont légion. Et ce travail de copie est parfaitement légal, parce que la législation sur le copyright ne s’applique pas au stylisme de mode. Or, loin de voir sa créativité étouffée et son marché réduit à néant, l’industrie du prêt-à-porter se porte à merveille. Comment est-ce possible ? Parce que la copie accélère le cycle de la mode, jetant aux oubliettes de l’Histoire les anciennes créations (peut-être pour les dépoussiérer et les réintroduire plus tard) et incitant les modeux à se mettre en quête de la toute dernière nouveauté. Les tendances sont la pierre angulaire de la mode contemporaine, et la copie légale leur permet de décoller et de se propager. La mode montre que partager une idée est parfois plus fructueux
que la monopoliser. La copie peut même faire office de publicité. Lorsqu’une innovation est reprise par d’autres, elle est plus visible et plus utilisée, ce qui contribue à créer du buzz – c’est-à-dire à donner l’impression que la chose en question est prestigieuse et désirable. La copie peut aussi devenir une version d’essai de l’original. Une étude conduite en 2009 par la Harvard Business School montre que beaucoup de femmes qui achètent des copies de sacs à main griffés ne tardent pas à s’offrir l’original. L’imitation est en quelque sorte une drogue douce qui mène à des drogues plus dures (ou, du moins, plus chères). Il en est de même pour la gastronomie. Comme le savent tous ceux qui vont souvent au restaurant, les grandes créations culinaires migrent d’un établissement à l’autre (le fondant au chocolat en est un exemple). Cela parce que personne n’est propriétaire d’une recette, ni n’a le monopole d’un plat extraordinaire. Comme la mode, la gastronomie est exclue du champ des droits de propriété intellectuelle. Mais cela n’empêche pas les chefs les plus ambitieux d’imaginer de nouveaux plats. La cuisine n’a jamais été aussi créative qu’aujourd’hui.

Idée formidable
En cuisine, l’imitation est un élément essentiel du processus de création. Les cuisiniers s’agacent parfois de voir leurs plats repris par d’autres sans qu’on leur en attribue la paternité. Mais bon nombre de chefs parmi les plus talentueux du monde comme Thomas Keller, du restaurant The French Laundry [dans la Napa Valley, en Californie], sont convaincus de la nécessité d’avoir une approche ouverte de l’innovation. Keller a vu son tartare de saumon en cornet abondamment imité. Pour autant, il n’a pas changé d’avis sur les avantages du partage d’idées. La liberté de copier, de modifier et d’améliorer est ce qui permet à une bonne idée
de devenir une idée formidable. Le football américain aussi illustre les effets positifs de la copie. Avec les multiples possibilités de positionnement des joueurs et de choix de jeu, la stratégie footballistique ne cesse d’évoluer, sans qu’aucun dispositif ne soit protégé contre les imitateurs. Mais cela ne dissuade pas les grands entraîneurs d’innover. L’exemple le plus flagrant en est la “West Coast Offense”, un système de jeu d’attaque qui se fonde sur des passes brèves et rapides pour contrôler la balle et couvrir de plus en plus de terrain. C’était une idée de Bill Walsh, qui entraînait dans les années 1960 les Bengals de Cincinnati, une équipe sans le sou de la Ligue nationale de football américain (NFL). Cincinnati, se souvient-il, “était probablement l’équipe professionnelle la plus pauvre de l’histoire de la NFL. Donc, quand j’ai constitué l’équipe, je cherchais un moyen
d’être à la hauteur de nos rivaux.” Son moyen a été de concevoir un nouveau style d’attaque. Plus tard, lorsqu’il est devenu l’entraîneur des 49ers de San Francisco, ses idées lui ont permis de faire gagner trois fois le SuperBowl à son équipe. Au début, les traditionalistes n’avaient que mépris pour son schéma offensif. Mais personne ne pouvait en contester l’efficacité. Puis les Eagles de Philadelphie et bien d’autres équipes ont fini par l’imiter. Pourquoi les entraîneurs consacrent-ils autant de temps et d’énergie à élaborer des stratégies innovantes, alors qu’ils savent pertinemment que leurs adversaires se les approprieront dès qu’elles auront montré leur efficacité ? Parce que les victoires rapportent gros, très gros même, surtout au sommet de la hiérarchie d’une discipline. Tout ce qui donne un avantage ne serait-ce que provisoire, qu’il dure une semaine ou peut-être une saison entière, vaut la peine d’être tenté.

L’avantage du précurseur
De surcroît, dans le sport, des obstacles d’ordre pratique empêchent de copier immédiatement une nouvelle tactique efficace. Une formation, une stratégie ou un jeu mis en oeuvre pour la première fois prend de court l’équipe adverse. Mais, une fois passé l’effet de surprise, les rivaux ne tardent pas à trouver la parade. Il est plus difficile de rebâtir une équipe pour profiter pleinement de l’innovation. Cela prend du temps. Les économistes appellent ce créneau l’avantage du précurseur. Cette dynamique d’innovation de la part d’ambitieux seconds couteaux ne se limite pas au sport. Dans de nombreux secteurs, de l’informatique à l’industrie de la défense, la concurrence est le moteur de la créativité, même si la copie suit inévitablement. Nous vivons dans un monde dans lequel il est de plus en plus facile de copier. Cela a bien sûr des effets dommageables, et il faut un certain nombre de règles pour protéger la création. Mais la copie a aussi du bon. Les grandes innovations reposent souvent sur des idées existantes, et il faut pour cela la liberté de copier.
Kal Raustiala et Chris Sprigman

Eclairage
Le procès Apple-Samsung

Jugé coupable d’avoir sciemment enfreint plusieurs brevets relatifs au design et à la technologie de l’iPad et de l’iPhone, le groupe sud-coréen Samsung a été condamné le 24 aoûtà verser plus de 1 milliard de dollars à son concurrent américain Apple. Selon le tribunal fédéralde San José, en Californie, Apple est effectivement propriétaire des icônes carrées à bords arrondis, de l’effet de ressort lorsque l’on bouge une page ou du “pincer pour zoomer”. Or, plutôt que de véritables innovations technologiques, il s’agit là d’idées pour lesquelles “des brevets n’auraient jamais dû être déposés”, affirme un juriste interrogé par le quotidien new-yorkais. Le système
a tellement dérivé qu’un smartphone peut aujourd’hui être protégé par 250 000 brevets. Quelles seront les conséquences de ce jugement sur l’innovation ? Selon The Wall Street Journal, il incitera les industriels à travailler davantage le design et à mettre au point des produits plus originaux. A l’inverse, un spécialiste des nouvelles technologies estime dans The New York Times que, “loin de stimuler la créativité, ce verdict pourrait dissuader de nouveaux acteurs d’entrer sur le marché”.

Courrier international | n° 1140 | du 6 au 12 septembre 2012 47

Les auteurs Kal Raustiala et Christopher Sprigman sont tous deux professeurs de droit et spécialistes de la propriété intellectuelle. L’article
que nous publions ci-contre est un extrait remanié de leur livre The Knockoff Economy: How Imitation Sparks Innovation (L’économie
de la copie. Comment l’imitation stimule l’innovation), à paraître le 17 septembre aux Etats-Unis. (theknockoffeconomy.com)[/quote]
Sovana

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<center>L'Etat-Nation</center>

[quote="Justice Clavez"]L'Etat-Nation. Tant kirovistes que libéraux prédisent sa fin. Quel avenir la technocratie humaniste en pense-t-elle, philosophiquement ?

L'Etat-Nation est la correspondance entre un Etat et un peuple. C'est une des premières formes d'Etat, et l'Etat est une des premières formes de superstructure de gestion complexe. C'est-à-dire une structure devenant nécessaire pour le bon fonctionnement d'une multitude, mais qui ne l'est pas à des petites échelles. Il s'agit d'un vecteur de culture, de rassemblement, qu'il soit régalien, providence, fédéral ou central. Il est un vecteur politique indispensable, associé à la culture du pays.

Pour autant, est-il voué à conserver en toute puissance totale sa souveraineté ? Il est évidant que pour le bien vivre de l'humanité il est nécessaire de respecter certaines règles, à défaut de s'ignorer, ce qui est de toute manière quasiment impossible. Il apparaît donc des règles qui semblent être « au dessus des Etats ». Les Droits et Devoirs Humains par exemple. De même l'AdE tente une médiation et des motions internationales. Pas toujours respectées certes mais c'est un début. On vois par ailleurs la multiplication des alliances continentales, généralement militaires. En revanche on vois rarement d'alliance des ressources. Cela serait pourtant un avantage extrême à coût minime. La mise en commun des ressources offres pourtant de nombreux avantages économiques, telles qu'une utilisation plus judicieuses de surplus d'une économie vers l'autre.

Une fois les avantages indéniables que confère la technocratie, tel la gestion à long terme sans sacrifier le moyen terme, et l'optimum du rendement énergétique dans toute l’économie, seront indéniablement constatés par tous alors la Raison fleurira comme ont fleuries les démocraties électives par le passé, des réseaux et des fédérations se formerons, afin d'aboutir à une administration mondiale gestionnaire des ressources et des sciences, gardant intact les cultures et harmonisant les différentes économies entre elles. L'Etat Nation souverain est donc temporaire dans l'histoire de l'humanité car amené à être dépassé pour la nécessité de la Raison et la Paix.
Si autant les kirovistes d’extrême gauche, les droitistes libéraux et les technocrates centristes prédisent la fin de l'Etat-Nation je ne vois pas qui pourrait aller contre.[/quote]
Sovana

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<center>Humanité concrète et humanité abstraite</center>

[quote="Justice Clavez"]Le Kirovisme dit être emprunt d'un amour universel pour l'Humanité, l'Humanisme Social dit aimé d'une profonde empathie l'humanité. Pourtant les deux types de régimes agissent très différemment, le premier usant l'amour de l'Etat et du régime et utilisant la peur comme tuteur, rééduquant par la souffrance, l'autre éduquant pour l'Amour du prochain, rééduquant par l'Amour et se contentant d'isoler les rares a-normaux. Nous ne nous interrogerons pas ici sur le concept de l'amour (quoique cela pourrait être intéressant) mais sur celui d'humanité.

L'Humaniste Social aime, par nature d'éducation, chacun des êtres humains qui peuplent la terre, chacun des siens. Il aime donc l'Humanité.
Cet Amour Empathique et Raisonné autant que Raisonnable lui permet de voir ce qu'il y à de meilleurs en chacun, de voir les autres uniquement comme des humains, des personnes, des sujets, des "autres moi", et non comme des objets de son champ de perception. Il a donc pour objectif d'ouvrir le champ de perception de ses prochains grâce à l'amour fraternel et de les éduqués vers plus de progrès moral.
N'ignorant pas l'influence des milieux sociaux l'Humaniste Social sait qu'il dois incriminer certains comportements mais jamais la personne en elle-même, il se sait inapte à la jugée car elle est son égal. Les actes et les intentions en revanches peuvent êtres jugés.
Pour l'Humaniste Social l'Amour est la dynamique de la vie : dynamique des relations sociales, amenant la paix, la cohérence et le bien-être, dynamique d'éducation et rééducation montrant à l'individu tant le chemin à suivre que le bien-être et la sérénité qui en découlent. L’Amour permet des relations saines et authentiques, basés sur la transparence et le partage du bien être. En effet le bien-être ne se reçoit que lorsqu'il est donné, ce qui pousse avant tout l'Humaniste Social à un comportement altruiste, mais non égoïste car le but est avant tout l'autre, et ni l'amour ni le bien être ne peuvent être ressentis ou donnés en objectivant l'autre, le rendant moyen et objet de notre champ perceptif. L'Humaniste Social est donc un être d'Amour, qui vis par, pour, et d'Amour. Il Aime tout les individus qui l'entourent.

Le Kirovisme lui, prône l'amour universel, aime l'humanité, ou son bien, dans le sens que le Kirovisme doit être universel, il est LA voie et doit s’étendre à l'ensemble des êtres humains afin de les libérer. Il veut faire de l'Humanité un être libre de ses passions qui exercerait sa Raison. Il exècre donc l'humanité actuelle, en un sens encore plus les libéraux. Peut-on donc dire que le kiroviste aime son prochain ? Non. Il se souci de lui, mais il ne l'aime qu'en tant que cellule d'un corps social. Corps social qui, au passage, est on ne peut plus inexistant puisque l'humanité est divisée en Etats-Nations. Le kiroviste aime donc une idée, celle d'Humanité. Il aime une humanité abstraite dénudé d’existence concrète et présente. Il peut donc se permettre toute action sur un ou plusieurs individus tant que cela profite ou profitera à l'ensemble de l'Humanité future. Le kiroviste se bat en effet pour une humanité non seulement impalpable mais inexistante ni dans le présent, ni dans un futur naturel. En effet, il se bat même encore plus pour la surhumanité, plus que l'humanité.

Tandis qu'un Humaniste Social se bat pour une humanité palpable, concrète et présente. L'Humaniste Social ne se battra pas pour le surhumain tant qu'il ne l'aura pas créé afin de ne pas délaisser l'Humanité présente. De plus une fois le surhumain créé il ne laissera pas tomber l'ancienne humanité, il la soutiendra afin de la remplacer progressivement et pacifiquement par la surhumanité.

Le Kiroviste vise donc l’abstraction future, ce qui lui permet de nuire au concret présent afin de reconstruire sur les ruines, tandis que l'Humaniste Social vise un concret futur, ce qui l'oblige à prendre soin du concret présent afin de l'y emmener progressivement par la réorganisation progressive et pacifique.

[/quote]
Sovana

Message par Sovana »

<center>Alpha et Omega.</center>

[quote="Justice Clavez"]Dans la théorie politique si l'on observe les archétypes de dirigeants on en trouve généralement deux types. Les Alphas et les Omégas. Les deux ont leurs défauts et leurs qualités. Qu'en est-il en Azude ? Nous tenterons de faire un bref état des lieux.

Dans nombre de sociétés les postes de décisions politiques sont affublés d'un haut capital symbolique. Il en découle généralement qu'il s'agit donc de postes convoités. Sans entraves sociales cela peut encourager ou y mener les ambitieux politiques ou économiques, les assoiffés de gloire, les idéologues obtus et rigides, que nous définirions par les "Alphas corrompus".
Dans les cas ou les choses sauraient êtres cadrés des décisionnaires peuvent advenir, tout aussi sur d'eux, mais recherchant l’intérêt général, préférant prendre les décisions seul en délégant peu, ayant des valeurs communes avec les dirigés ou sachant s'adapter quelques peu, pouvant être autoritaire sans pour autant abuser de la force , nous pourrions les classifier de "despotes éclairés". Ce sont les Alphas sains.

Dans certaines cultures il arrive que le dirigeant doit avant être "sage". Il en dérive parfois des dirigeants mou, indécis, se pliant à la majorité ou le dernier à avoir parlé. Nous les définirons comme les "Omegas Inaptes".
Fort heureusement il arrive aussi que parfois les gouvernants soient doux, cherchant purement et uniquement l’intérêt général, le consensus éclairé, souvent d'une moralité sans faille et d'une modération emprunte pourtant d'engagements, ils se remettent facilement en question et bien que parfois leurs prises de décisions ne soient pas des plus rapides elles sont souvent judicieuses, diplomates et pacifiques. Se sont les Omegas sains.

Dans la plupart des pays dit "démocratiques" les Alphas, très largement corrompus arrivent au pouvoir. L’intérêt général compte souvent peu, seul la démagogie et l'idéologisme obtus comptent. Le système électoral est simplement incompétent à remplir le rôle qu'on lui attribut. Dans la plupart des systèmes communistes il arrive majoritairement des Alphas, et trop souvent corrompus. Trop violents, trop obtus.

En Azude bien des choses sont faites pour favoriser implicitement les Omégas. A commencer par la culture politique ancestrale. Quand il arrive des Alphas dans les cercles des différents Administrateurs (polyvalents, qui sont tout aussi philosophes que gestionnaires, sociologues, économistes et autres selon leurs spécialités), ils sont généralement mal acceptés ou fortement modérés. Pour ma part je suis une Alpha, et j'ai toujours fortement ressentie cette forme de pression lors des mes accessions aux différents postes politiques. Je ne le critique pas, c'est un fait, et des évènements singuliers ont amené mes pairs à voter pour moi.
Mais mon adversaire philosophique, mon double inversé si j'ose dire, concernant certains points, est le successeur naturel à mon poste. En effet je parle bien, comme beaucoup de lecteurs l'auront deviné de Mattiew Fronch. Il est en effet tout autant Omega que je suis Alpha, et est bien plus conforme à ce poste que moi. Je ne parle pas de compétence, mais bien de conformité, nuance importante et relative au contexte social. Nous mettons les Omegas au pouvoir, pour la plus grande paix de la Nation ! Nous sommes une Nations d'Omegas qui renversons la tendance, place aux renversement hiérarchique. De manière globale un système gouverné par des Omegas donne de bien meilleurs résultats, tant sur le plan humain que politique. Certes je suis Alpha. Mais je suis entouré d'Omegas, et une fois que Mattiew Fronch aura terminé ses projets je lui céderai la place qui lui est due. Ma place n'est pas ici, elle est au Département de Recherche. J'ai déjà prouvé ma non-conformité à ce poste. Il est politiquement nécessaire d'inverser la hiérarchie, les plus hauts doivent être majoritairement des Omégas afin de prendre les décisions les plus douces et raisonnées, et le plus bas des Alphas, afin de prendre les initiatives nécessaires à la micro-administration.

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Sovana

Message par Sovana »

<center>Omegas et Alphas (suite).</center>

[quote="Justice Clavez"]Dans mes écrits précédant j'ai parlé en quantité du rôle classique des Omegas. Mais qu'en est-il précisément des Alphas ?

Les Alphas en effet sont tout aussi indispensable que les Omegas. Si les Omegas structurent la société de manière générale et sur le long terme, par des actions de grande ampleur, les Alphas structurent la société « par le bas ». Ils ne s'occupent pas simplement d'appliquer les directives administratives, ils les affinent et les rendes efficientes, par une gestion au cas par cas. Ils est indispensable dans une telle administration d'avoir des entrepreneurs au « bas » de l’échelle. De plus bien qu'étant en "bas" de l'administration, en tant que fonctionnaire azudéens le prestige est réel, ils font partit de squelette de toute la société azudéenne de part son Etat parfois tentaculaire et en tout cas investit dans la vie sociale et économique.
En effet par des prises d’initiatives les Alphas rendent non seulement la gestion administrative plus fluide mais n'hésitent pas à proposer des changements de directives, souvent bénéfique ! Ainsi les deux parties, le haut et le bas de la pyramide se complètent mutuellement, la « base » n'est plus simple exécutant morne mais un réel acteur de la gestion !
Si splendide gestion à la fois technocratique et soutenable, idéale et pragmatique à la fois, tendant vers l’efficience maximale, équilibre entre les différents facteurs pourtant contradictoires ! Par la complexité nous réussissons la où tous ont échoués car nous nous conformons au réel pour mieux le modifier, nous en saisissons les arcanes et les règles mieux que n'importe quel gouvernement, ce qui nous permet d'agir avec une efficience accrue et inégalée !

Vive la République Technocratique d'Azude !

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