Troubles au Nueva Esperanza (D12)

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Iskupitel

Message par Iskupitel »

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- Capitaine Cruz au rapport, mon général !
- Qu'y a-t-il, capitaine ?
- Les rebelles ont l'aire d'être prêts à en découdre, mon général.
- Que voulez-vous dire par là ?
- Les éclaireurs ont pu observer des armes à feu entre les mains de ces hommes, mon général.
- Uniquement des armes à feu ? nous le savons déjà !
- Non, mon général. Ils ont également des chars d'assaut et toutes sortes de missiles... Regardez cette photo, prise par les éclaireurs.


L'homme d'une trentaine d'années, jeune, fougueux, impétueux mais intelligent et capable donna au général une photo, développée rapidement. On voyait clairement, malgré qu'il soit recouvert de bâches, la formes d'un char d'assaut léger. À côté étaient posés un lance-missiles impossible à identifier et plusieurs missiles.

- Il est vrai que c'est inattendu... Qu'en pensez-vous, capitaine ?
- Je pense que c'est un revers difficile à gérer, mon général.
- Vous n'avez pas tort, capitaine. Pour autant, ce n'est pas quelque chose d'impossible. Je vais communiquer tout cela au Ministre, nous verrons ce qu'il en dit. Rompez, capitaine.
- À vos ordres, mon général !


Le capitaine sortit de la pièce mal éclairée par une unique lampe au plafond, blafarde de surcroît, et se rendit au mess des officiers. La porte était fermée, il l'ouvrit lentement. À l'intérieur, les officiers s'étaient tous réunis autour d'une carte, parlant tous ensemble. Cruz s'approcha d'un capitaine et lui demanda ce qu'il se passait. "Il paraît que des éclaireurs ont vu que les rebelles avaient des armes lourdes, alors on cherche un plan d'attaque à présenter au général." Jugeant cela inintéressant, le capitaine fraîchement entré se rendit au bar, se servit un verre d'alcool, qu'il sirota en observant ses collègues. "C'est impossible, se disait-il toujours ; il nous faudrait plus de moyens ! Que peuvent faire les loyalistes si les rebelles sont mieux armés qu'eux ?"

Le général composa le numéro du ministère de la défense rapidement et sans hésitations. Une femme décrocha, lui demandant son identification. Il la récita comme une poésie, et la femme lui demanda de sa douce voix de patienter quelques instants.

- Ici le ministre de la défense, général Dos. Que se passe-t-il ?
- Je vous appelle pour vous indiquer qu'il nous faudrait plus de moyens.
- Ne dites pas les choses si simplement, vous savez bien qu'il me faut des raisons d'augmenter vos moyens, voyons !
- Je ne peux vous les montrer, mais j'ai en ma possession deux photographies prises par des éclaireurs, qui montrent que les rebelles possèdent des chars d'assaut et des missiles en conséquence. Bien que leur équipement ne semble pas de toute jeunesse, il nous semble important de bénéficier de plus de moyens matériels afin de contrer cette force.
- Je vais en parler au Président, général. Mais je ne garantis rien. Avez-vous autre chose à dire ?
- Non, Monsieur.
- Bonne chance pour la suite, général.


Le ministre de la défense de Nueva Esperanza raccrocha, et se demanda s'il avait bien agi. "Oui, c'était assurément le mieux à faire. Quoi qu'il en soit, je vais en parler au président, même si je doute qu'il accepte..." L'homme d'une cinquantaine d'années passées quitta son moelleux siège de cuir et marcha quelques minutes le long des murs de son bureau. Après cet instant de réflexion, il était sûr de prendre la bonne décision. Il retourna derrière son bureau, s'assit, et prit le combiné téléphonique dans la main gauche, la main droite formant un numéro sur les touches du téléphone.

- Pedro ? Pourquoi tu nous appelles à cette heure ? Tu veux nous faire tuer ?
- Non, Ricardo, mais j'ai des choses importantes à te dire, et une autre à te demander.
- Bon, alors dis-moi ce qu'il se passe ! Et dépêche-toi, je n'ai pas que ça à faire, non plus !
- Bon. Les militaires que tu avais vu l'autre jour, c'étaient bien des loyalistes. Le truc, c'est qu'ils ont vu un de vos chars d'assaut et plusieurs de vos missiles. Ils m'ont contacté et m'ont demandé des moyens pour venir à bout de votre poche rebelle. J'ai dit que j'en parlerai au Président, et je le ferai, mais d'abord j'ai voulu t'en parler, Ricardo. Tu pourrais me rendre un service ?
- Lequel ?
- Je vous fournis discrètement une carcasse de char d'assaut qui ressemble aux vôtres, vous planquez les vôtres, et on met en scène l'explosion d'un de vos chars. Tu vois, ils n'en ont en fait repéré qu'un, mais il se doutent qu'il y en a plus. Si on fait semblant de réduire en cendres le seul qu'ils ont aperçu, alors ils voudront toujours vous attaquer, mais je n'aurai plus de raison de leur accorder des moyens supplémentaires !
- Hum... C'est d'accord, Pedro. Pas besoin de me renvoyer l'ascenseur une autre fois, tu as sauvé les rebelles et cela m'arrange autant que cela t'arrange. À la prochaine, Pedro.
- Oui.


Le ministre raccrocha, et expira fortement, puis il composa un autre numéro, sans lâcher le combiné.

- Monsieur le Président, c'est Pedro.
- Ah ! vous m'avez fait peur, Pedro. Qu'y a-t-il pour que vous m'appeliez ?
- Monsieur le Président, je ne fais que relayer l'information, mais il semblerait que les rebelles soient en possession d'au moins un char d'assaut léger et de plusieurs missiles de toute sorte. Le général Dos m'a appelé il y a quelques instants, il dit avoir des photographies de leur armement, me demandant plus de moyens pour mener une attaque envers leurs positions. Je lui ai répondu que je verrais cela avec vous.
- Effectivement, c'est embêtant. Hélas, je ne pense pas que déplacer nos blindés et section anti-chars de là où elles sont actuellement - et où elles sont très utiles - serait intéressant pour nous. Ainsi, je vais réfléchir à une solution, je vous en informerai plus tard. Prévenez le général de mon état de réflexion, et dites-lui bien que je n'ai pas envie de voir nos militaires perdre des rebelles. Pourtant, nos moyens ne sont pas suffisants.
- Bien, Monsieur le Président. Je lui dirai sans faute.
- Merci, Pedro. Bonne journée.
- Vous aussi, Monsieur."


Le ministre composa le numéro téléphonique du général Dos. "Encore une journée que je passe à passer des coups de fil." Le général décrocha personnellement.

- Général, j'ai des nouvelles pour vous.
- Allez-y.
- Pas de moyens supplémentaires au premier abord, général. Désolé. Le Président est actuellement en réflexion sur ce point, et peut-être changera-t-il d'avis, mais pour l'instant il ne considère pas cela utile, bien qu'il ne veuille pas voir nos militaires se faire battre par de simples rebelles.
- Je vois. Merci de l'avoir appelé.
- C'est mon travail, c'est normal, général ! Quoi qu'il en soit, si jamais il m'informe d'autre chose concernant cela, je vous appellerai sur-le-champ.
- Merci encore.
- Oh ! encore une chose : le Président vous demande de faxer vos photographies à mon bureau, je les lui enverrai par la suite.
- Bien, monsieur.


Les deux hommes raccrochèrent en même temps, et chacun rumina ses paroles.

Dans le mess des officiers d'une base militaire de l'est du pays, les officiers planchaient toujours sur un plan d'attaque, lorsque le général entra. Les hommes se mirent au garde-à-vous en l'apercevant, et il en profita pour leur demander ce qu'il se passait. En chœur, ils répondirent qu'ils élaboraient un plan d'attaque. Le général leur ordonna de ne pas faire cela, même sur leur temps libre, et il se rapprocha de la table où était posée une carte de la région, les position stratégiques notées par les officiers au stylo rouge. Il la plia, et l'emmena dans son bureau, dans lequel il l'étudierait - mais cela sans le dire à ses subordonnés.

En regardant le terrain, les unités en présence, en vérifiant et revérifiant tous les facteurs, il se rendit compte que sans soutien, la victoire leur échapperait, l'entraînement sans moyens de l'appliquer ne servant à rien. "Si l'Etat ne peut mettre à notre disposition les moyens nécessaires pour gagner cette guerre et conserver le pouvoir actuel, il nous faut de l'aide d'un autre Etat. Mais bien sûr ! J'ai entendu parler d'un pays nationaliste, pas si loin d'ici... Tel-Erib, je crois... Oui, ça doit être ça !" Il saisit le combiné téléphonique, et composa le numéro du ministre de la Défense.

- Ici le général Dos. J'aurais besoin de parler directement au Président, est-ce possible ?
- Hum... je pense que cela doit être possible, mais...
- Alors mettez-moi en relation avec le Président, immédiatement !
- Si vous insistez...
- Monsieur le Président ?
- Je vous écoute, général Dos. Qu'y a-t-il de si urgent pour que vous souhaitiez me parler directement ?
- Monsieur le Président, j'ai une solution pour le manque de moyens à déplacer vers notre base.
- Expliquez-vous !
- J'ai entendu parler de Tel-Erib, un pays nationaliste au sud du continent, qui semble être capable de nous soutenir ici !
- Je vois ce que vous voulez dire... C'est d'accord, je contacterai le Tel-Erib. Entre nationalistes, ils feront bien un petit effort pour nous, n'est-ce pas ?
- C'est ce dont je suis persuadé, Monsieur le Président.
- Bien. Je vous souhaite une bonne journée, général. Je vous avertirai dès que j'aurai terminé les discussions avec la Principauté de Tel-Erib.
- Merci de m'avoir écouté, Monsieur le Président. À toute à l'heure.


Après avoir raccroché, le Président de Nueva Esperanza composa un nouveau numéro, celui du ministère des affaires étrangères princières de Tel-Erib.

- Ici le ministère des affaires étrangères princières de Tel-Erib, que puis-je pour vous aider ?
- Bonjour, je souhaiterais parler au ministre.
- Je suis désolée, monsieur, mais il est actuellement en voyage professionnel. Préféreriez-vous parler à la conseillère tribale aux affaires étrangères princières de Tel-Erib, Madame Meital ROCH ?
- Est-elle en mesure de prendre des décisions ?
- Effectivement, monsieur.
- Alors passez-la-moi.
- Immédiatement, monsieur.
- Bonjour. Je suis Madame Meital ROCH, conseillère tribale aux affaires étrangères princières de Tel-Erib. Que puis-je faire pour vous être utile ?
- Bonjour. Je suis le Président de Nueva Esperanza, M. FRANCO. J'aimerais discuter avec vous d'une possible aide militaire. En effet, nous sommes en guerre contre des rebelles communistes, et nous voudrions un soutien militaire au plus vite, car il semblerait qu'ils bénéficient d'un soutien qui leur fournit de l'armement lourd en nombre. Pouvez-vous nous aider ?
- Je dois le pouvoir. Veuillez patienter quelques instants, je reviens de suite.
- J'attends.
- Excusez-moi, j'étais allée prévenir le Prince de votre demande. Il l'a acceptée, par ailleurs. Nous envoyons donc plusieurs divisions blindées à Nueva Esperanza, accompagnées de plusieurs compagnies d'infanterie, comme il se doit. Nous inciterons également la population confédérée de Tel-Erib à se rendre à Nueva Esperanza, si vous le permettez.
- Cela me convient. Quand arriveront les militaires ?
- En cas normal, dans deux jours grand maximum : nous nous étions préparés à venir aider votre pays.
- Merci infiniment, Madame ROCH, vous nous sauvez sûrement la vie !
- J'en suis également persuadée. Le Prince vous salue, et Il me demande de vous dire qu'Il aimerait vous parler plus tard, une fois la majorité des problèmes militaires de votre pays résolus.
- Je n'y manquerai pas.
- Bonne journée.
- Vous de même.


Le silence retomba sur le bureau présidentiel de Nueva Esperanza, et le Président sourit. "Quelle bonne nouvelle, enfin quelque chose qui se déroule bien ces derniers temps !"

[À suivre]
Amaski

Message par Amaski »

HJ : La Nueva Esperanza est une province de la Fédération d'Aquanox ce qui prevaut toujours quand elle est NNJ. La carte mise à jour confirme ceci donc merci bien de prendre ceci en compte. Envahir cette province reviendra à entrer en guerre contre la FA et je promets que je défends ardemment ce que j'ai conquis.
Johel3007

Message par Johel3007 »

HJ : La Fédération d'Aquanox est une nation membre de l'OTH, ce qui prevaut toujours quand elle est NNJ. La carte mise à jour confirme ceci donc merci bien de prendre ceci en compte. Envahir cette nation reviendra à entrer en guerre contre l'OTH et nous promettons de défendre ardemment ceux qui nous ont dit "Oui".

Désolé j'ai pas pu résister.
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