<center>HISTOIRE ET VIE AU DROGO
- Partie 1 : Le vieux roi -
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Baratheon fut la capitale du Royaume du Drogo. Fière elle trônait sur les sept îles aux bords de la mer de l'Altevum dans le delta de l'Argevin. Les tourelles orientales et le palais en brique rouge, siège du roi, se dressaient vers les cieux séparés par les coupoles dorées des églises et les ruelles. En ce jour, l'air fut lourd et chaud sur la capitale. Les avenues et rues étaient comblés de gens venant de tout par, vêtus des couleurs les plus différentes et amenant toute forme de marchandise dans la capitale, des plus sublimes mets aux plus belles femmes venant échanger le plaisir contre l'or des puissants. Les odeurs épicés de l'Orient se mélangeait à la sueur et les excréments dans une ville qui attirait le mieux et le pire dans une même enceinte. L'air puait, l'air sentait au parfum des femmes en chaleur, aux épices et des fois aussi à la mort mais ce fut un air libre de la pollution industrielle, un air sauvage dans un monde dominé par les machines et les ouvriers. Une capitale qui dans sa puanteur, dans son luxe et sa pauvreté était resté naturelle alors que le reste du Monde était couvert d'asphalte, électrifié et atomisé. Rare étaient les étrangers qui arrivaient dans ces terres exotiques du Zanyane, ces terres restées primitives et sauvages. Parfois des jésuites se promenaient dans les rues, étudiant avec attention les mœurs d'un empire vierge pour mieux lutter contre l'hérésie arianiste qui rongeait ce pays depuis deux millénaire. D'autre fois c'étaient des anthropologues saisissant mille notes dans l'espoir de découvrir la solution à l'évolution humaine ou encore trouver les structures des sociétés et leur pensée symbolique. A condition bien sûr de ne pas se faire voler par les centaine de brigands qui comme les rats infestaient les grandes villes de ce monde. Ce fut une ville qui avait peu de semblable, ni dans le Royaume du Drogo ni dans un autre pays, pour la plus part devenus des assemblage d'industrie et d'une faux culture qui se concentrait sur la conservation des acquis des générations passées sans réellement créer du nouveau.
Le soleil commence lentement d'abandonner le zénith et de rougir, non de honte mais de fatigue d'une longue journée de labeur. Offrant toute sa force sans rien demander en échange, le Soleil va se coucher dans l'océan pour se reposer à fin de donner le prochain jour à nouveau toute sa force pour que le Monde puisse prospérer. C'est ainsi que les briques rouges du palais reflètent les rayons écarlates sur ceux qui se promènent dans les jardins du palais, marchant sur les chemins en sable sous les palmiers. Il n'y a pas de surface verte mais des buissons, roses, tulipes et palmiers qui ornent ces lieux de passe-temps et surtout de discussion entre les fonctionnaires et nobles. Si les fonctionnaires servent le roi, les nobles passent leur temps à la cour soit pour conspirer soit pour gaspiller l'argent pris aux paysans exploités sur leurs domaines. En somme, dans leur conception, leur activité est la plus importante...pour eux et surtout leurs familles. Car oui, au Drogo la famille est aussi voir même plus importante que la vie de l'homme ou la femme solitaire. Les filles servent à nouer les alliances et les fils à étendre la richesse et la puissance de la famille par l'action politique ou militaire. On vit dans des clans, on lutte et on triomphe par la famille. Alors que dans le reste du pays les grandes familles se sont partagés les terres en des domaines, c'est au palais et dans la capitale que les grandes familles se heurtent inévitablement et par conséquence luttent pour ce territoire contesté de la plus grande valeur. Ceci ne peut qu'être renforcé si le roi sur le trône s'avère faible et incompétent. Et malheureusement, ceci fut le cas. Le vieux roi Robert avait cessé de gouverner depuis au moins vingt années. Les premiers dix ans d'inactivité sont à mettre sur le dos de la fainéantise et les dix autres sur la santé fragile du souverain qui a passé les dernières années à être victime des fièvres et de l'alcool bu en excès durant les banquets. Les grandes familles pouvaient donc lutter et conspirer pour étendre leur influence sur le conseil royal qui gérait les affaires courantes du royaume. Le résultat fut que le pays fut mal gouverné et ceci favorisait les nobles qui se voyaient renforcés dans leur ambition de s'assurer que le conseil restait sans pouvoir au détriment des grands hommes qui le composait mais qui manquait de puissance réelle.
Deux membres du conseil royal se promenaient pendant ce coucher de soleil dans les jardins du palais. Ce furent le chancelier, un certain Argen de la maison de Hudok, et Omar Salizin, le conseiller chargé des réseaux d'informations. Alors qu'Argen Hudok jouissait de la jeunesse et la force de travail, Omar Salizin, comptait presque septante ans et avait comme atout un vaste réseau d'informateur placés dans tout le royaume. On disait beaucoup de choses sur Salizin mais il était difficile de savoir ce qui fut rumeur et vérité. Connu pour avoir eu une jeunesse fugueuse, on lui disait de posséder dans son réseau d'informateurs un grand nombre de dames de plaisir, dont les dernières offraient, ainsi les dires, des fois d'avantage que des simples informations. Argen Hudok connaissait ses rumeurs mais suspectait que leur origine se trouvait pour la plus part parmi l'incriminé n'ignorant pas l'intelligence du maître des espions. Les deux hommes marchaient donc côte à côte et discutaient entre eux sur les événements en cours, tout particulièrement sur la situation politique autour du roi. Argen Hudok, après une conservation plutôt plate et de courtoisie, aborda la question de la succession, chose qui semblait chaque jour s’avérer inévitable vu la santé et l'âge du souverain.
« Qui pensez-vous succédera au roi quand il trépassera ? »
Salizin fut surpris. Quelle question se disait-il, le successeur fut connu depuis longtemps ! Mais il se rendit alors la seconde prochaine compte que ce fut une question rhétorique cachant les inquiétudes sur le successeur. Il répondit alors.
« Je suppose que vous doutez du frère de notre roi ? Je vous l'accorde, il est brutal, sauvage et a un goût pour le sang presque malsain mais le seigneur Karim est le successeur légitime. Notre bon roi n'a pas eu de fils légitime en vie et donc ce sera à lui que reviendra le trône. Ceci est inévitable, malheureusement le seul fils que notre roi eut est mort. »
Argen Hudok avait entendu de cette histoire. Ceci avait eu lieu quand il fut encore un enfant. Le roi Robert avait eu un fils qui soudainement était mort trois nuits plus tard mais beaucoup affirmaient de ne jamais avoir vu de corps mort. La nourrice pour sa part jure d'avoir vu que le berceau vide mais jamais de corps. Elle perdit sa tête à cause d'une hache deux semaines plus tard. On suspectait que le roi avait découvert que ce fut un bâtard mais selon la description qu'on faisait de l'enfant, il aurait eut les traits de son père désarmant ainsi cette théorie. Salizin semblait sentir les doutes du jeune Argent et ajouta.
« Écoutez, si vous pensez à ces histoires que le fils ne serait pas mort, je dois vous dire que vous devez arrêter de croire aux ragots. Les gens ont peur de Karim et inventent donc ces légendes du fils pas mort. C'est des rêveries rien d'autre. L'enfant est mort de la fièvre mais la nourrice n'a pas supporté le choc la faisant perdre la tête deux fois. Après l'histoire de la marque de naissance ne fait que nourrir la superstition déjà bien grasse dans les esprits des gens de ce pays. »
Hudok fut soudainement interrogé par le commentaire sur la marque de naissance. Il n'en savait pas de ceci. Il demanda alors.
« Quelle marque de naissance ? »
Salizin surpris que Hudok ignora ce détail, répondit.
« Vous ne le savez pas ? Il est vrai que ceci n'est pas un détail vraiment connu mais l'enfant du roi Robert avait sur la cuisse droite une marque de naissance en forme de lion. Un pur hasard de la nature mais qui fit que la nourrice crue que l'enfant fut béni par Dieu le tout-puissant. De la superstition tout simple et commune. Les marques de naissance ne veuillent rien dire mais dans ce pays, on croit à tout et n'importe quoi. De toute facon, nous avons d'autres soucis. Des sérieux soucis. Les hordes barbares ravagent l'extrême-est et la piraterie dégénère totalement. »
Hudok avait été informé sur ces évolutions. Surtout les pirates posaient des soucis car ils coupaient les routes commerciales entre les villes de la côte et osaient même s'attaquer à des petites villes mal fortifiées. Il répliqua.
« Oui, néanmoins pour les hordes barbares nous pouvons compter sur les seigneurs de l'est mais les pirates sont un vrai problème surtout depuis qu'ils sont unifiés sous un seul chef. C'est pas un certain Kazadem ? Espérons qu'il trépasse rapidement. »
Salizin le corrigea et commenta.
« Kaladôm pas Kazadem. Malheureusement nous ne devons pas compter sur sa mort prochaine. Il est jeune, très fort et malheureusement aussi très intelligent ce qui change des autres chefs de pirate. On dit qu'il terrorise tous les côtes zanyanaise jusqu'au Ravendel mais je pense qu'il y a aussi beaucoup de confusion et de peur. Il risque de nous donner encore beaucoup du fil à tordre et il faudra nous concentrer sur lui pour l'affaiblir. La capitale ne peut pas se permettre de perdre encore des navires de ravitaillement, nous ne risquons pas la famine ici mais c'est mauvais pour le moral des habitants et nous savons tous que la population panique rapidement des qu'un danger sur la sécurité alimentaire s'affiche. Pour les hordes de l'est, la guerre du Kosaria acroit leur nombre et donc nous devrons envisager de monter une expédition contre eux et rapidement mais je pense que nous pourrons discuter de ceci au conseil demain matin. Que diriez-vous entre temps que nous allons en ville, je connais une excellente taverne ou ils servent un excellent sanglier farci. »
Le chancelier acquisa et donc les deux hommes quittèrent les jardins pour descendre dans la ville. Entre temps la nuit entama d'envahir les rues de la capitale.
Histoire et vie au Drogo (Roleplay)
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Amaski
<center>HISTOIRE ET VIE AU DROGO
- Partie 2 : Le roi est mort, vive le roi -
[img]http://img191.imageshack.us/img191/3108/simonettipyke.jpg[/img]</center>
La mort est omniprésente, dormante en chaque être, attendant chacun à la fin du voyage. C'est elle qui cache le plus grand des mystères, celle qui n'a été vaincue qu'une fois dans les mémoires des hommes et dont le vainqueur ne fut même pas humain dans le sens classique. Elle touche chacun, riche ou pauvre, puissant ou esclave, et avec un égalitarisme effroyable elle destitue les rois et papes en une seule seconde. Personne peut échapper à la mort même le plus puissant des empereurs. Ainsi le roi Robert gisait sur son lit. Les paupières fermées, il semblait dormir mais le teint grisâtre de sa peau révélait que ceci fut un sommeil duquel il n'allait pas se réveiller. Il était allongé sur le lit, dans ses vêtements de soie et orné d'or, sa barbe et chevelure blanche donnant à ce vieux ivrogne une allure de majesté qu'il n'eut jamais dans sa vie. Autour du corps mort, la cour était rassemblée. Un air frais entra dans la chambre depuis la terrasse. Parmi les rassemblés, il avait surtout les grands nobles et membres du conseil. Parmi eux se trouvait pour citer des exemples Antonius de la maison de Redfort, celle qui domine à Westfort ; Abel du clan Tangente, l'homme le plus riche et puissant du royaume ainsi que bien évidemment Salizin et Hudok, tous deux présents en tant que membres du conseil royal. Ils observaient comment l'évêque donna des dernières bénédictions au défunt roi à fin de soutenir son voyage vers le royaume de Dieu ; pas rare furent ceux qui pensaient que ce voyage se terminerait au détriment des prières autre part que parmi les anges. Alors que tous se recueillaient et était ou faisait sembler d'être triste, la porte de la chambre s'ouvrit et un homme d'une cinquantaine d'années entra. Ce fut Karim Baratheon. Il portait comme à son habitude son armure et tenait sous son bras droit un casque près de son corps. Il était pas difficile de savoir que le seigneur Baratheon était allé participer à une partie de chasse. Il fut connu que Karim Baratheon avait attendu ce moment depuis longtemps à fin de monter sur le trône. Non par sens du devoir mais avant tout par goût du pouvoir, un nectar qui a empoissonné plus qu'un homme. Il ignora l'assemblée et se contenta de lancer dans la salle sur un ton sarcastique.
« Je suppose donc que c'est vrai qu'il est mort ? Enfin, ça a déjà assez longtemps duré. Qu'on l'enterre donc vite et qu'on m'apporte la couronne et aussi qu'on mette un cousin sur le trône, on se gèle le cul sur la pierre. »
Des regards choqués apparaissaient sur le visage des rassemblés. La barbarie réputée de Karim avait rarement été aussi publique. Même les plus cyniques des nobles ne pouvait pas croire leurs oreilles. Il était acceptable de penser ceci mais le dire fut une toute autre affaire. Quelle infraction à la romanita monstrueuse ! Seul Abel Tangente ne semblait pas surpris mais ceci fut tout simplement car Abel Tangente était que difficilement à impressionner. Il savait que le pouvoir forcera à ce roitelet de se plier face aux grandes familles comme l'ont fait tous les rois avant lui même les plus puissants. Ce ne fut pas un barbare comme Karim qui allait mettre en danger le pouvoir en place. Mais alors que tous gardaient un silence total, Hudok commit une erreur mortelle. Il dit alors au nouveau roi.
« Votre Grâce, ne devriez-vous pas user de mots plus appropriés ? Nous pensons que votre peuple aura du mal à entendre des tels propos. »
Karim tourna sa tête vers Hudok. Un éclair furieux traversa ses yeux. Salizin secoua la tête. Voila une grave erreur se disait-il. Ce fut une règle connue qu'il ne fallait jamais donner de leçon aux puissants car ils ne supportent pas qu'on leur dévoile leurs défauts. Le résultat ne se fit pas attendre et Karim aboya.
« Vous osez me donner des leçons ? Je suppose que vous devez être cette nullité de chancelier ? Oui, je vous reconnais. Ca tombe donc bien, j'avais l'intention de réaménager le conseil royal. Je vous libère donc de vos devoirs envers moi. »
Hudok fut choqué. Il ne s'était pas attendu à ceci. Il regarda vers Salizin qui avec son regard et un geste discret de main le conseilla de se taire. Karim ne vit pas le geste de Salizin mais son regard tomba quand même sur le vieux conseiller. Après avoir résolu le cas de Hudson, il s'adressa à Salizin.
« Salizin, vous tombez bien d'être ici. Ceci n'est pas surprenant de votre part. Vous êtes toujours entra de fouiner dans la merde. Je veux que vous envoyez un messager vers le seigneur Poda qui est actuellement sur les îles de l'Ouest pour lui informez de la fin de son exile et surtout aussi de sa nomination en tant que gouverneur de Baratheon. »
Les gens dans la salle murmuraient entre eux et le regard d'Abel Tangente se remplissait d'une haine aveugle envers le monarque. Jusqu'à là ce fut lui qui était le gouverneur de Baratheon, une fonction réservée au clan Tangente depuis un siècle, signe de leur puissance. Comment ce prétentieux pouvait-il oser de lui retirer cette fonction sans avoir le respect de lui le dire de face à face ? Le clan Tangente fut avec les Redforts le plus puissant clan du royaume. Karim venait de commettre une grande erreur politique. Mais le fait qu'en plus Karim osait révoquer l'exile de Poda, un seigneur ayant tenté de renverser le roi Robert, son frère, et le gratifia d'une des plus grandes fonctions du royaume choqua tout le Monde dans la salle. Salizin s'inclina sans montrer aucun signe de consternation. Il savait trop et avait vu tant de chose que le comportement tyrannique de Karim ne le surprenait pas. Bien au contraire, il sentait que si Karim continuait ainsi, il n'y avait pas le risque qu'il règne longtemps. Personne pouvait gouverner en se mettant à dos les grandes familles comme une tête ne peut pas survivre sans l'appui des autres membres du corps. Le maître des espions répondit au roi dans un ton de respect et soumission.
« Ceci sera un grand plaisir pour moi, Votre Grâce. Néanmoins vous devez savoir que ceci prendra un peu de temps car le voyage par les mers est devenu bien plus difficile ces derniers temps. Je me chargerai de trouver un message adapté pour cette mission de première importance. »
Le nouveau souverain avait entendu de la montée en puissance du piratage sur les côtes du royaume. Les détails ne l'intéressait pas, à vrai dire il s'enfichait même que les pirates pillent les navires tant que ceci ne mettent pas en question le luxe de la capitale ou mieux dit le sien. Soudainement une idée machiavélique traversa son esprit. Il répondit alors à Salizin dans un ton cachant à peine son sadisme.
« Ne vous inquiétez pas pour le messager. Je pense que nous avons déjà trouver le messager. Argen Hudok n'étant plus retenu par ses obligations envers nous pourra se charger d'informer notre cher ami de la fin de son exile et sa nomination. Après, si les pirates devrait apparaître, ceci nous évitera de perdre quelqu'un du conseil royal. »
Argen Hudok fut choqué mais alors qu'il tenta de répondre, Salizin sentant le danger répondit le roi en jetant un regard à Hudok le demandant de se taire.
« Ceci est une excellente idée, Votre Grâce. Je me chargerai donc de préparer tout pour que le seigneur Hudok puisse le plus rapidement quitter Baratheon et rejoindre les iles de l'Ouest. Permettez-nous donc de vous laisser, Votre Grâce. »
Salizin et Hudok quittèrent alors la pièce suivis par les seigneurs Redfort et Tagente, tous les deux furieux envers le nouveau monarque. Karim resta après quelques minutes seul dans la chambre avec comme seul compagnon le corps mort de son frère. Il sourit, après vingt ans c'était désormais à son tour de profiter des bienfaits du trône. Dommage qu'il ait fallu aider un peu, Karim s'était attendu à ce qu'il meurt plus rapidement et naturellement mais à la fin, le poison avait fait un bon travail. Tous croyaient qu'il était mort à cause d'une énième fièvre. Le plan avait à nouveau fonctionné. Dommage qu'il ait pas trouvé plus tôt un poison adapté à ce cher frère. Maintenant restait qu'à se débarrasser des Tagente et Redfort ainsi que du conseil royal, à quoi bon partager le pouvoir quand on pouvait l'avoir pour soi tout seul ?
- Partie 2 : Le roi est mort, vive le roi -
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La mort est omniprésente, dormante en chaque être, attendant chacun à la fin du voyage. C'est elle qui cache le plus grand des mystères, celle qui n'a été vaincue qu'une fois dans les mémoires des hommes et dont le vainqueur ne fut même pas humain dans le sens classique. Elle touche chacun, riche ou pauvre, puissant ou esclave, et avec un égalitarisme effroyable elle destitue les rois et papes en une seule seconde. Personne peut échapper à la mort même le plus puissant des empereurs. Ainsi le roi Robert gisait sur son lit. Les paupières fermées, il semblait dormir mais le teint grisâtre de sa peau révélait que ceci fut un sommeil duquel il n'allait pas se réveiller. Il était allongé sur le lit, dans ses vêtements de soie et orné d'or, sa barbe et chevelure blanche donnant à ce vieux ivrogne une allure de majesté qu'il n'eut jamais dans sa vie. Autour du corps mort, la cour était rassemblée. Un air frais entra dans la chambre depuis la terrasse. Parmi les rassemblés, il avait surtout les grands nobles et membres du conseil. Parmi eux se trouvait pour citer des exemples Antonius de la maison de Redfort, celle qui domine à Westfort ; Abel du clan Tangente, l'homme le plus riche et puissant du royaume ainsi que bien évidemment Salizin et Hudok, tous deux présents en tant que membres du conseil royal. Ils observaient comment l'évêque donna des dernières bénédictions au défunt roi à fin de soutenir son voyage vers le royaume de Dieu ; pas rare furent ceux qui pensaient que ce voyage se terminerait au détriment des prières autre part que parmi les anges. Alors que tous se recueillaient et était ou faisait sembler d'être triste, la porte de la chambre s'ouvrit et un homme d'une cinquantaine d'années entra. Ce fut Karim Baratheon. Il portait comme à son habitude son armure et tenait sous son bras droit un casque près de son corps. Il était pas difficile de savoir que le seigneur Baratheon était allé participer à une partie de chasse. Il fut connu que Karim Baratheon avait attendu ce moment depuis longtemps à fin de monter sur le trône. Non par sens du devoir mais avant tout par goût du pouvoir, un nectar qui a empoissonné plus qu'un homme. Il ignora l'assemblée et se contenta de lancer dans la salle sur un ton sarcastique.
« Je suppose donc que c'est vrai qu'il est mort ? Enfin, ça a déjà assez longtemps duré. Qu'on l'enterre donc vite et qu'on m'apporte la couronne et aussi qu'on mette un cousin sur le trône, on se gèle le cul sur la pierre. »
Des regards choqués apparaissaient sur le visage des rassemblés. La barbarie réputée de Karim avait rarement été aussi publique. Même les plus cyniques des nobles ne pouvait pas croire leurs oreilles. Il était acceptable de penser ceci mais le dire fut une toute autre affaire. Quelle infraction à la romanita monstrueuse ! Seul Abel Tangente ne semblait pas surpris mais ceci fut tout simplement car Abel Tangente était que difficilement à impressionner. Il savait que le pouvoir forcera à ce roitelet de se plier face aux grandes familles comme l'ont fait tous les rois avant lui même les plus puissants. Ce ne fut pas un barbare comme Karim qui allait mettre en danger le pouvoir en place. Mais alors que tous gardaient un silence total, Hudok commit une erreur mortelle. Il dit alors au nouveau roi.
« Votre Grâce, ne devriez-vous pas user de mots plus appropriés ? Nous pensons que votre peuple aura du mal à entendre des tels propos. »
Karim tourna sa tête vers Hudok. Un éclair furieux traversa ses yeux. Salizin secoua la tête. Voila une grave erreur se disait-il. Ce fut une règle connue qu'il ne fallait jamais donner de leçon aux puissants car ils ne supportent pas qu'on leur dévoile leurs défauts. Le résultat ne se fit pas attendre et Karim aboya.
« Vous osez me donner des leçons ? Je suppose que vous devez être cette nullité de chancelier ? Oui, je vous reconnais. Ca tombe donc bien, j'avais l'intention de réaménager le conseil royal. Je vous libère donc de vos devoirs envers moi. »
Hudok fut choqué. Il ne s'était pas attendu à ceci. Il regarda vers Salizin qui avec son regard et un geste discret de main le conseilla de se taire. Karim ne vit pas le geste de Salizin mais son regard tomba quand même sur le vieux conseiller. Après avoir résolu le cas de Hudson, il s'adressa à Salizin.
« Salizin, vous tombez bien d'être ici. Ceci n'est pas surprenant de votre part. Vous êtes toujours entra de fouiner dans la merde. Je veux que vous envoyez un messager vers le seigneur Poda qui est actuellement sur les îles de l'Ouest pour lui informez de la fin de son exile et surtout aussi de sa nomination en tant que gouverneur de Baratheon. »
Les gens dans la salle murmuraient entre eux et le regard d'Abel Tangente se remplissait d'une haine aveugle envers le monarque. Jusqu'à là ce fut lui qui était le gouverneur de Baratheon, une fonction réservée au clan Tangente depuis un siècle, signe de leur puissance. Comment ce prétentieux pouvait-il oser de lui retirer cette fonction sans avoir le respect de lui le dire de face à face ? Le clan Tangente fut avec les Redforts le plus puissant clan du royaume. Karim venait de commettre une grande erreur politique. Mais le fait qu'en plus Karim osait révoquer l'exile de Poda, un seigneur ayant tenté de renverser le roi Robert, son frère, et le gratifia d'une des plus grandes fonctions du royaume choqua tout le Monde dans la salle. Salizin s'inclina sans montrer aucun signe de consternation. Il savait trop et avait vu tant de chose que le comportement tyrannique de Karim ne le surprenait pas. Bien au contraire, il sentait que si Karim continuait ainsi, il n'y avait pas le risque qu'il règne longtemps. Personne pouvait gouverner en se mettant à dos les grandes familles comme une tête ne peut pas survivre sans l'appui des autres membres du corps. Le maître des espions répondit au roi dans un ton de respect et soumission.
« Ceci sera un grand plaisir pour moi, Votre Grâce. Néanmoins vous devez savoir que ceci prendra un peu de temps car le voyage par les mers est devenu bien plus difficile ces derniers temps. Je me chargerai de trouver un message adapté pour cette mission de première importance. »
Le nouveau souverain avait entendu de la montée en puissance du piratage sur les côtes du royaume. Les détails ne l'intéressait pas, à vrai dire il s'enfichait même que les pirates pillent les navires tant que ceci ne mettent pas en question le luxe de la capitale ou mieux dit le sien. Soudainement une idée machiavélique traversa son esprit. Il répondit alors à Salizin dans un ton cachant à peine son sadisme.
« Ne vous inquiétez pas pour le messager. Je pense que nous avons déjà trouver le messager. Argen Hudok n'étant plus retenu par ses obligations envers nous pourra se charger d'informer notre cher ami de la fin de son exile et sa nomination. Après, si les pirates devrait apparaître, ceci nous évitera de perdre quelqu'un du conseil royal. »
Argen Hudok fut choqué mais alors qu'il tenta de répondre, Salizin sentant le danger répondit le roi en jetant un regard à Hudok le demandant de se taire.
« Ceci est une excellente idée, Votre Grâce. Je me chargerai donc de préparer tout pour que le seigneur Hudok puisse le plus rapidement quitter Baratheon et rejoindre les iles de l'Ouest. Permettez-nous donc de vous laisser, Votre Grâce. »
Salizin et Hudok quittèrent alors la pièce suivis par les seigneurs Redfort et Tagente, tous les deux furieux envers le nouveau monarque. Karim resta après quelques minutes seul dans la chambre avec comme seul compagnon le corps mort de son frère. Il sourit, après vingt ans c'était désormais à son tour de profiter des bienfaits du trône. Dommage qu'il ait fallu aider un peu, Karim s'était attendu à ce qu'il meurt plus rapidement et naturellement mais à la fin, le poison avait fait un bon travail. Tous croyaient qu'il était mort à cause d'une énième fièvre. Le plan avait à nouveau fonctionné. Dommage qu'il ait pas trouvé plus tôt un poison adapté à ce cher frère. Maintenant restait qu'à se débarrasser des Tagente et Redfort ainsi que du conseil royal, à quoi bon partager le pouvoir quand on pouvait l'avoir pour soi tout seul ?
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Amaski
<center>HISTOIRE ET VIE AU DROGO
- Partie 3 : Le dernier voyage du "Auréole rouge" -
[img]http://img822.imageshack.us/img822/1236/empirearth.jpg[/img]</center>
Argen Hudok regretta toujours de ne pas avoir su se taire devant le roi Karim. Le voici donc déchu de son poste de chancelier pour lequel son clan avait tant œuvré. Tant de labeur détruit par sa faute. Comment allait-il expliquer ceci à son père qui avait consacré tant d'énergie à assurer à son fils l'entrée dans le conseil. Il le savait certainement déjà, en tant qu'un des plus grands marchands de Baratheon il ne lui manquait pas des réseaux d'informations mais jusqu'à là il ne l'avait pas encore contacté ce qui faisait craindre à Argen le pire. Il devra, sans aucun doute, à son retour le rendre visite et expliquer les raisons de sa chute. Il fut ainsi débout sur le pont d'un navire royal en direction des iles de l'Ouest. Le vent de la mer soufflait et le Soleil frappait les marins qui œuvrés sur les trois mats à fin de détacher les derniers voiles pour profiter du vent de la haute mer. Salizin avait procuré à Hudok le navire le plus rapide de la flotte royale en l'assurant que la route entre Baratheon et les Western Islands, comme avaient baptisés les adéliens, fut une des plus sûres et les moins affectés par les pirates. Selon les informations de Salizin, la flotte Kaladôm pillait actuellement les côtes du Zanyane occidental et les navires venant du Sud chargés de minéraux et de nourriture. Il fut donc impossible de rencontrer ses navires devant les côtes du Drogo selon le maître des espions. Le navire coupa ainsi les vagues vers l'Ouest. Hudok du avouer d'être surpris par la vitesse du navire portant le nom de «Auréole rouge». Le capitaine, un certain Thomas Cherkaoui, était débout tenant entre ses mains le gouvernail. Il avait traversé des centaines de fois ses eaux et les connaissait par cœur. Depuis trente ans il était dans la marine et on le disait d'être un des meilleurs marins de la flotte drogo. On racontait même qu'il aurait remonté l'Argevin vers les montagnes de l'Est et serait allé au-delà dans les plaines de la Kosaria.
Hudok regarda les voiles qui se gonflaient d'air, poussant le navire en avant. Le navire fut impressionnant par ses dimensions. Un chef d’œuvre en terme de technologie de navigation préindustrielle. Il détourna son regard des voiles et retourna ses yeux vers la mer ouverte en observant les vagues des eaux. De loin il pu voir deux navires venant du nord profitant du courant Nord-Sud. Probablement des navires marchands venant du Nord du royaume pour acheminer des biens vers le Westford. Très certainement des fourrures vu que les navires avançaient trop rapidement pour porter des minéraux. Entre temps les marins étaient tous sur le pont en jouant pour la plus part des jeux de chance ou en nettoyant avec de l'eau et du savon les planques. Hudok observa un groupe de marins entra de jouer aux cartes. Ils étaient assis sur des petits tonneaux utilisés pour le transport d’hydromel. Bien évidemment les tonneaux étaient vides depuis un moment, probablement vidés par ceux qui s'asseyaient actuellement dessus. Hudok n'avait jamais joué aux cartes, son père en bon marchand désapprouvait les jeux de chance et comptait fièrement sur le travail pour s'enrichir et non sur ce qu'il appelait la chance des idiots. Soudainement l'agitation se leva sur le navire. Hudok se retourna et vit que beaucoup de marins s'étaient mit au bord du pont pour observer les deux navires fonçant à toute vitesse vers eux. Même le capitaine Cherkaoui regarda vers les vaisseaux aux voiles noires et sans bannière. Hudok sentit ce que tous savaient. C'étaient des navires de Kaladôm et des cet instant la peur monta à bord depuis la profondeur des océans. Cherkaoui ordonna à tout le monde d'aller chercher les armes à fin de repousser les pirates. Tous courraient, la peur fut total et Hudok fut tétanisé sur le pont. Paniquant, il courra dans le navire sous le pont à fin d'aller se cacher. Il n'en fut pas un héros et ne l'avait jamais prétendu être sans parler qu'il avait jusqu'à là été un fonctionnaire. Il avait donc toutes les excuses pour être un lâche. Les marins l'ignoraient et cherchaient désespérément des sabres dans l’arsenal. Hudok entre temps se cacha dans un tonneau vide. Il n'en fut pas le premier à le faire et même des rois ont appliqués cette stratégie fort peu glorieuse mais d'un efficacité redoutable.
Sur le pont les marins piètrement armés affrontaient les pirates de Kaladôm. Les deux navires pirates prenaient le vaisseau en sandwich et attaquaient sur deux fronts submergeant la troupe royale. Rapidement le combat se termina en faveur des pirates qui jetaient les morts par dessus bord et attachaient les survivants autour des mats. Cette prise en tenaille fut une spécialité des pirates drogo et on disaient qu'elle avait été mise en place par Kaladôm rendant les attaques encore plus redoutables et rapides. L’utilisation des courants marins fut une autre « innovation » qui permit à la piraterie drogo de prendre des proportions encore jamais atteintes. Hudok toujours caché dans le tonneau entendit le bruit des pirates descendant dans les dépôts t fouinant le navire. Brusquement le couvercle de son tonneau fut enlevé et un visage rempli de cicatrices et souriant le regarda. On le sortit brutalement du tonneau et sans le dire un mot à part des ricanement, on l'attacha avec les autres. Après que les pirates aient vidés le navire de ses richesses, on transféra les prisonniers, et Hudok parmi eux vers les navires pirates et en les enfermant sous le pont. Après avoir rangé les prisonniers, les pirates s'éloignaient du navire royal pour tirer des flèches enflammés sur lui, offrant ainsi le vaisseau aux flammes. Les deux navires de pirate continuaient vers le sud pour contourner les iles de l'Ouest et remonter avec le courant Sud-Nord frôlant l'Astara vers les îles grises. Hudok ne remarqua pas ceci mais savait que le navire dans lequel il fut se dirigeait vers le Nord grâce à la position du Soleil qu'il apercu à travers un hublot. Il se demandait ce qu'il allait leur arriver. Il était certain qu'il ne pouvait pas compter sur l'aide du roi Karim, peut être Salizin ? Ou son père ? Probablement qu'on allait demander une rançon pour lui, au moins ceci l'éviterait de finir en nourriture pour poissons. Pendant trois jours les prisonniers restaient sous le pont avec juste un peu de pain dur et une eau malpropre pour les rafraîchir et satisfaire. Hudok, qui fut habitué à la bonne nourriture, préférait ne pas manger du pain le premier jour mais la faim du deuxième l'enleva toute manie, comme quoi rien n'est plus puissant qu'un estomac vide. Vers le soir du troisième jour, les deux navires accostaient dans le port de Trebes, la ville principale des iles grises et un des repaires de Kaladôm voir même son principal antre. La ville était depuis longtemps plus sous l'influence des rois du Drogo mais une ville libre servant de repère pour les pirates et la contrebande entre l'Astara, le Numancia et le Zanyane. Les pirates firent sortir la marchandise et les prisonniers en les attachant avec des cordes. La ville devait compter autour de dix mille âmes et étaient composé d'un mélange entre docks, entrepôts, tavernes et maisons. Il n'y avait aucune église ni maison de noble. Ce fut une ville sans foi ni loi, libre en tout sens refusant l'autorité de Dieu et de son paladin sur terre, le roi du Drogo. Elle était peuplé principalement par les familles des pirates et des marchands assurant la contrebande entre les royaumes almérans et zanyanais. Hudok avait entendu beaucoup sur cette ville mais la vision le surprit sur tous les points. Jamais il avait vu une cité sans églises, sans des gardes dans les rues ou des grandes maisons montrant la puissance de l'aristocratie locale. Elle fut toute le contraire de Baratheon, un antipode fascinant mais aussi effrayant.
Les prisonniers furent amenés au cœur de la cité dans une ancienne forteresse à moitie en ruine. Elle devait dater de l'époque ou les rois avaient encore un contrôle sur l'ile et tentaient de la fortifier. On les sépara dans des petits groupes pour les emprisonner dans les cachots. Hudok se retrouva donc à nouveau avec une dizaine d'autres dans une cellule. Une heure après leur emprisonnement un homme entra dans la cellule armé d'un livre et d'une plume. Il devait avoir une trentaine d'années, sa peau noire juvénile n'avait pas de cicatrice, rare pour un habitant de cette ville. Ses cheveux noirs coupés courts indiquaient qu'il ne devait pas avoir participé au dernier pillage. Pour conclure, son allure soignée indiquée qu'il ne devait pas être un pirate. Est-ce que cette ville sans loi et foi comptait aussi des bureaucrates? Décidément, cette race fut increvable, ainsi la pensée de Hudok. Le nom du scripte fut Medhi Kalboum et il prit note des noms de tous les prisonniers. Hudok donna à son tour son nom et aussi tôt l'homme de plume quitta la cellule et laissa les prisonniers à la solitude dans une cellule froide, humide et sombre. Par ici et par là des rats interrompaient leurs moments d'isolation mais les vaillants rongeurs passaient peu de temps avant de disparaître dans les murs creux et troués de la prison. Une odeur de sel et de poisson parvenait aux emprisonnés depuis la petite fenêtre barrée, très probablement que dans la rue il y avait un marchand entra de vendre des produits de mer.
Plusieurs heures étaient passés. Le soleil avait disparu et la nuit avait prit ses droits sur la mer de l'Altevum. Les rues s'étaient vidées et le silence régna dans la ville. Hudok entendit qu'au loin le bruit des vagues frappant les côtes. Aussi il lui semblait entendre des voix et de la musique au loin mais il ne savait pas si ceci fut le fruit de la réalité ou de son esprit affaiblie par des jours fatiguant sur le plan physique et psychique. Soudainement la porte de la cellule s'ouvrit et deux pirates entrèrent suivi par Medhi Kalboum. Le scribe regarda dans la salle et désigna avec sa main sur Hudok en disant.
« Nous commencerons par celui du clan Hudok. Les autres sont que des marins, personne payera une rançon pour eux. »
Hudok craignit le pire et quand les deux brutes le prirent par les bras, il tenta de se débattre mais ce fut vain. Lui, le chancelier qui avait la force de diriger les affaires d'un royaume échoua quand la force physique fut demandée. Il fut trainé hors de la cellule. Le groupe monta les escaliers en pierre humide pour arriver à une porte en fer qui fut ouverte depuis l’extérieur, la seule façon de le faire à fin d'empêcher toute possibilité de sortie sans assistance externe. Ils traversaient un vieux couloir avec des fenêtres dévoilant la cité et illuminée par des torches accrochés aux murs. Des drapeaux rouges ornés d'un kraken doré, bannière de Kaladôm, dévoilait que Hudok se trouvait dans ce qui fut connu comme le palais de Kaladôm, le siège d'un des plus féroces pirates de l'Altevum voir du Monde. Il entendit alors nettement des voix joyeuses et de la musique, sans aucun doute les bruits d'une fête en plein mouvement. Arrivant devant une grande porte à deux ailes en bois massif, les gardes de corps de Hudok attendaient quelques secondes. On ouvrit alors les portes et Hudok vit pour la première fois Kaladôm.
- Partie 3 : Le dernier voyage du "Auréole rouge" -
[img]http://img822.imageshack.us/img822/1236/empirearth.jpg[/img]</center>
Argen Hudok regretta toujours de ne pas avoir su se taire devant le roi Karim. Le voici donc déchu de son poste de chancelier pour lequel son clan avait tant œuvré. Tant de labeur détruit par sa faute. Comment allait-il expliquer ceci à son père qui avait consacré tant d'énergie à assurer à son fils l'entrée dans le conseil. Il le savait certainement déjà, en tant qu'un des plus grands marchands de Baratheon il ne lui manquait pas des réseaux d'informations mais jusqu'à là il ne l'avait pas encore contacté ce qui faisait craindre à Argen le pire. Il devra, sans aucun doute, à son retour le rendre visite et expliquer les raisons de sa chute. Il fut ainsi débout sur le pont d'un navire royal en direction des iles de l'Ouest. Le vent de la mer soufflait et le Soleil frappait les marins qui œuvrés sur les trois mats à fin de détacher les derniers voiles pour profiter du vent de la haute mer. Salizin avait procuré à Hudok le navire le plus rapide de la flotte royale en l'assurant que la route entre Baratheon et les Western Islands, comme avaient baptisés les adéliens, fut une des plus sûres et les moins affectés par les pirates. Selon les informations de Salizin, la flotte Kaladôm pillait actuellement les côtes du Zanyane occidental et les navires venant du Sud chargés de minéraux et de nourriture. Il fut donc impossible de rencontrer ses navires devant les côtes du Drogo selon le maître des espions. Le navire coupa ainsi les vagues vers l'Ouest. Hudok du avouer d'être surpris par la vitesse du navire portant le nom de «Auréole rouge». Le capitaine, un certain Thomas Cherkaoui, était débout tenant entre ses mains le gouvernail. Il avait traversé des centaines de fois ses eaux et les connaissait par cœur. Depuis trente ans il était dans la marine et on le disait d'être un des meilleurs marins de la flotte drogo. On racontait même qu'il aurait remonté l'Argevin vers les montagnes de l'Est et serait allé au-delà dans les plaines de la Kosaria.
Hudok regarda les voiles qui se gonflaient d'air, poussant le navire en avant. Le navire fut impressionnant par ses dimensions. Un chef d’œuvre en terme de technologie de navigation préindustrielle. Il détourna son regard des voiles et retourna ses yeux vers la mer ouverte en observant les vagues des eaux. De loin il pu voir deux navires venant du nord profitant du courant Nord-Sud. Probablement des navires marchands venant du Nord du royaume pour acheminer des biens vers le Westford. Très certainement des fourrures vu que les navires avançaient trop rapidement pour porter des minéraux. Entre temps les marins étaient tous sur le pont en jouant pour la plus part des jeux de chance ou en nettoyant avec de l'eau et du savon les planques. Hudok observa un groupe de marins entra de jouer aux cartes. Ils étaient assis sur des petits tonneaux utilisés pour le transport d’hydromel. Bien évidemment les tonneaux étaient vides depuis un moment, probablement vidés par ceux qui s'asseyaient actuellement dessus. Hudok n'avait jamais joué aux cartes, son père en bon marchand désapprouvait les jeux de chance et comptait fièrement sur le travail pour s'enrichir et non sur ce qu'il appelait la chance des idiots. Soudainement l'agitation se leva sur le navire. Hudok se retourna et vit que beaucoup de marins s'étaient mit au bord du pont pour observer les deux navires fonçant à toute vitesse vers eux. Même le capitaine Cherkaoui regarda vers les vaisseaux aux voiles noires et sans bannière. Hudok sentit ce que tous savaient. C'étaient des navires de Kaladôm et des cet instant la peur monta à bord depuis la profondeur des océans. Cherkaoui ordonna à tout le monde d'aller chercher les armes à fin de repousser les pirates. Tous courraient, la peur fut total et Hudok fut tétanisé sur le pont. Paniquant, il courra dans le navire sous le pont à fin d'aller se cacher. Il n'en fut pas un héros et ne l'avait jamais prétendu être sans parler qu'il avait jusqu'à là été un fonctionnaire. Il avait donc toutes les excuses pour être un lâche. Les marins l'ignoraient et cherchaient désespérément des sabres dans l’arsenal. Hudok entre temps se cacha dans un tonneau vide. Il n'en fut pas le premier à le faire et même des rois ont appliqués cette stratégie fort peu glorieuse mais d'un efficacité redoutable.
Sur le pont les marins piètrement armés affrontaient les pirates de Kaladôm. Les deux navires pirates prenaient le vaisseau en sandwich et attaquaient sur deux fronts submergeant la troupe royale. Rapidement le combat se termina en faveur des pirates qui jetaient les morts par dessus bord et attachaient les survivants autour des mats. Cette prise en tenaille fut une spécialité des pirates drogo et on disaient qu'elle avait été mise en place par Kaladôm rendant les attaques encore plus redoutables et rapides. L’utilisation des courants marins fut une autre « innovation » qui permit à la piraterie drogo de prendre des proportions encore jamais atteintes. Hudok toujours caché dans le tonneau entendit le bruit des pirates descendant dans les dépôts t fouinant le navire. Brusquement le couvercle de son tonneau fut enlevé et un visage rempli de cicatrices et souriant le regarda. On le sortit brutalement du tonneau et sans le dire un mot à part des ricanement, on l'attacha avec les autres. Après que les pirates aient vidés le navire de ses richesses, on transféra les prisonniers, et Hudok parmi eux vers les navires pirates et en les enfermant sous le pont. Après avoir rangé les prisonniers, les pirates s'éloignaient du navire royal pour tirer des flèches enflammés sur lui, offrant ainsi le vaisseau aux flammes. Les deux navires de pirate continuaient vers le sud pour contourner les iles de l'Ouest et remonter avec le courant Sud-Nord frôlant l'Astara vers les îles grises. Hudok ne remarqua pas ceci mais savait que le navire dans lequel il fut se dirigeait vers le Nord grâce à la position du Soleil qu'il apercu à travers un hublot. Il se demandait ce qu'il allait leur arriver. Il était certain qu'il ne pouvait pas compter sur l'aide du roi Karim, peut être Salizin ? Ou son père ? Probablement qu'on allait demander une rançon pour lui, au moins ceci l'éviterait de finir en nourriture pour poissons. Pendant trois jours les prisonniers restaient sous le pont avec juste un peu de pain dur et une eau malpropre pour les rafraîchir et satisfaire. Hudok, qui fut habitué à la bonne nourriture, préférait ne pas manger du pain le premier jour mais la faim du deuxième l'enleva toute manie, comme quoi rien n'est plus puissant qu'un estomac vide. Vers le soir du troisième jour, les deux navires accostaient dans le port de Trebes, la ville principale des iles grises et un des repaires de Kaladôm voir même son principal antre. La ville était depuis longtemps plus sous l'influence des rois du Drogo mais une ville libre servant de repère pour les pirates et la contrebande entre l'Astara, le Numancia et le Zanyane. Les pirates firent sortir la marchandise et les prisonniers en les attachant avec des cordes. La ville devait compter autour de dix mille âmes et étaient composé d'un mélange entre docks, entrepôts, tavernes et maisons. Il n'y avait aucune église ni maison de noble. Ce fut une ville sans foi ni loi, libre en tout sens refusant l'autorité de Dieu et de son paladin sur terre, le roi du Drogo. Elle était peuplé principalement par les familles des pirates et des marchands assurant la contrebande entre les royaumes almérans et zanyanais. Hudok avait entendu beaucoup sur cette ville mais la vision le surprit sur tous les points. Jamais il avait vu une cité sans églises, sans des gardes dans les rues ou des grandes maisons montrant la puissance de l'aristocratie locale. Elle fut toute le contraire de Baratheon, un antipode fascinant mais aussi effrayant.
Les prisonniers furent amenés au cœur de la cité dans une ancienne forteresse à moitie en ruine. Elle devait dater de l'époque ou les rois avaient encore un contrôle sur l'ile et tentaient de la fortifier. On les sépara dans des petits groupes pour les emprisonner dans les cachots. Hudok se retrouva donc à nouveau avec une dizaine d'autres dans une cellule. Une heure après leur emprisonnement un homme entra dans la cellule armé d'un livre et d'une plume. Il devait avoir une trentaine d'années, sa peau noire juvénile n'avait pas de cicatrice, rare pour un habitant de cette ville. Ses cheveux noirs coupés courts indiquaient qu'il ne devait pas avoir participé au dernier pillage. Pour conclure, son allure soignée indiquée qu'il ne devait pas être un pirate. Est-ce que cette ville sans loi et foi comptait aussi des bureaucrates? Décidément, cette race fut increvable, ainsi la pensée de Hudok. Le nom du scripte fut Medhi Kalboum et il prit note des noms de tous les prisonniers. Hudok donna à son tour son nom et aussi tôt l'homme de plume quitta la cellule et laissa les prisonniers à la solitude dans une cellule froide, humide et sombre. Par ici et par là des rats interrompaient leurs moments d'isolation mais les vaillants rongeurs passaient peu de temps avant de disparaître dans les murs creux et troués de la prison. Une odeur de sel et de poisson parvenait aux emprisonnés depuis la petite fenêtre barrée, très probablement que dans la rue il y avait un marchand entra de vendre des produits de mer.
Plusieurs heures étaient passés. Le soleil avait disparu et la nuit avait prit ses droits sur la mer de l'Altevum. Les rues s'étaient vidées et le silence régna dans la ville. Hudok entendit qu'au loin le bruit des vagues frappant les côtes. Aussi il lui semblait entendre des voix et de la musique au loin mais il ne savait pas si ceci fut le fruit de la réalité ou de son esprit affaiblie par des jours fatiguant sur le plan physique et psychique. Soudainement la porte de la cellule s'ouvrit et deux pirates entrèrent suivi par Medhi Kalboum. Le scribe regarda dans la salle et désigna avec sa main sur Hudok en disant.
« Nous commencerons par celui du clan Hudok. Les autres sont que des marins, personne payera une rançon pour eux. »
Hudok craignit le pire et quand les deux brutes le prirent par les bras, il tenta de se débattre mais ce fut vain. Lui, le chancelier qui avait la force de diriger les affaires d'un royaume échoua quand la force physique fut demandée. Il fut trainé hors de la cellule. Le groupe monta les escaliers en pierre humide pour arriver à une porte en fer qui fut ouverte depuis l’extérieur, la seule façon de le faire à fin d'empêcher toute possibilité de sortie sans assistance externe. Ils traversaient un vieux couloir avec des fenêtres dévoilant la cité et illuminée par des torches accrochés aux murs. Des drapeaux rouges ornés d'un kraken doré, bannière de Kaladôm, dévoilait que Hudok se trouvait dans ce qui fut connu comme le palais de Kaladôm, le siège d'un des plus féroces pirates de l'Altevum voir du Monde. Il entendit alors nettement des voix joyeuses et de la musique, sans aucun doute les bruits d'une fête en plein mouvement. Arrivant devant une grande porte à deux ailes en bois massif, les gardes de corps de Hudok attendaient quelques secondes. On ouvrit alors les portes et Hudok vit pour la première fois Kaladôm.
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Amaski
<center>HISTOIRE ET VIE AU DROGO
- Partie 4 : Une alliance inattendue -
[img]http://img269.imageshack.us/img269/9830/pirates07.jpg[/img]</center>
Les portes s'ouvrirent et une vaste salle noyée dans la lumière se présenta aux yeux d'Argen Hudok. Il devait y avoir une centaines de bougies de tout type et la pleine lune soutenait l'illumination depuis les fenêtres. Une grande table en forme de u avait été mise en place couvert par des peaux de bêtes. Sur les tables se trouvaient des bougies et dans des vaisselles en argent mille mets étaient présents que ce soient des fruits, des légumes ou des viandes de toute sorte. Une quantité inimaginable de poissons ainsi que de vins de toute sorte accompagnaient ceci. Autour de la table étaient assis sur des grands cousins les principaux pirates de l'océan de l'Altevum, avec leurs cicatrices, leurs visages sauvages et leurs vêtements sombres. Voici donc que Hudok se trouvait au cœur de la piraterie de l'Altevum, au centre d'une puissance qui faisait trembler les cités du Vicaskaran et les marins de tout l'océan occidental. Au plafond un grand lustre en fer pendait, froid et violent supportant une trentaine de bougies formant un anneau de lumière et de feu. Au milieu de la table centrale était assis personne d'autre que Kaladôm en personne. Voila que Hudok regarda dans les yeux de Kaladôm. Le roi des pirates était assis et observait le nouveau venu comme un lion observe sa future proie. Son torse nu dévoila une musculature puissante donnant au roi des pirates une allure de majesté sauvage renforcé par ses cheveux noirs tressés en rasta et une barbe noire puissante. Sous la table Hudok pouvait voir deux bottes noires et un pantalon en laine noircie offrant au seigneur des pirates de l'Altevum une allure digne d'un des plus grands brigands du Zanyane. Un sourire était présent sur les lèvres de Kaladôm, un sourire de plaisance. Ses deux bras reposaient sur ce qui semblait être des accoudoirs mais en jetant un regard plus attentif, Hudok comprit que c'étaient des lingots d'or entassés les uns sur les autres aux côtés de Kaladôm. De l'or numancien sans aucun doute. Il devait y avoir assez d'or pour financer une armée pendant deux années seulement auprès de Kaladôm. Décidément les Redfort et Tangente n'étaient pas les seuls à se vanter de leur fortune pécuniaire se disait Hudok. Il ne su pas quoi faire. Hudok ne put qu'admirer le spectacle qui se présenta devant lui. Aux côtes de Kaladôm siégeaient les plus proéminents membres de la haute classe des pirates. De chaque côté six hauts pirates étaient assit sur la table centrale. Tous tournant leur regard vers Kaladôm. Étrangement, cette scène lui semblait déjà connue mais il ne sut pas d’où. Un tableau d'un peintre inconnu ? Probable mais le nom l'échappa. Medhi Kalboum avança quelques pas et s'inclina face à Kaladôm qui avec sa tête le fit part d'un signe approbatoire. Kalboum prit alors la parole face à l'assemblée des voyous.
« Bien-aimé Kaladôm, comme nous savons tous, aujourd'hui est un grand jour pour nous tous car non seulement nous fêtons le jour de ton nom mais aussi les fiançailles très prochains entre toi et ta future épouse. Laisse-moi te dire que nous envions tous ton privilège de pouvoir bientôt libérer la magnifique Hawa du clan des Tangentes des chaînes de la virginité. Après avoir satisfait tous les femmes du Thorval au Ravendel, te voila donc bientôt accordé le droit de rendre heureuse cette femme qui est dite d'être une des plus belles du Zanyane voir même du Monde. A fin de glorifier ce jour, nos hommes ont capturés des nombreux prisonniers parmi eux celui qui fit jusqu'à très récemment chancelier et qui devra t'offrir une rançon des plus belles. Prend ceci en tant que cadeau pour ton mariage à venir. »
Hudok ne put pas croire ces oreilles. Le fait d'être offert à cette brute comme un vulgaire coquillage fut déjà suffisant pour le faire perdre sa patience mais en plus il devait entendre que cet animal allait prendre pour épouse la fameuse Hawa Tangente ? Ce fut impossible, Abel Tangente, refuserait d'offrir sa plus jeune fille à une brute comme lui. Il pouvait qu'avoir une explication à ce mariage. D'une façon qu'il lui fut inconnue, les pirates avaient du réussir a enlever la pauvre Hawa Tangente. Mais dans ce cas, son père devait déjà entra d'être armé ses navires pour aller chercher sa fille. Enivré par l'idée de voir les pirates écrasé par les Tangente il lança dans l'assemblée sans réflechir une seconde ce qu'il faisait.
« Comment avez-vous pu oser enlever la dame Tangente ! Sachez que le famille de Tangente s'assura de votre perte. »
Quand Hudok avait fait preuve d'un courage voir d'une stupidité rare, l'assemblée éclata de rire. Kaladôm rigola à son tour et prit une gorgée de vin qui se perdit à cause du rire coulant de ses lèvres vers sa poitrine dans un flot rouge foncé. Quand tous avaient enfin réussis d'arrêter de rire, Kaladôm prit en personne la parole, nettoyant avec sa main droite sa bouche du vin déversé. Il dirigea son regard et sa parole vers Kalboum, ignorant l'ancien chancelier comment on ignore un vieux chien envahi de puces.
« Je dois avouer que ce prisonnier m'amuse très fortement. Dieu le Père lui-même rirait bien des paroles de cet homme. Comme quoi les chanceliers ne sont pas toujours des vieillards sans humour. Je pense qu'il viendra avec moi à Bedan pour la rencontre avec les Tangentes. Je l'offrirai en tant que bouffon pour Abel Tangente. De toute façon, nous n'avons rien à attendre en terme de rançon de la part de son clan. Son probe père l'a renié d'une façon que toute la ville de Baratheon le sait. Mais je pense que nous ne devrions pas nous montrer plus cruel que notre réputation. Je te laisse le soin d'éclairer le bouffon de mon beau-père. De toute façon il ne risque pas de s'échapper aussi rapidement. »
Kalboum fit échapper un sourire machiavélique. Il se retourna vers Hudok, toujours retenu par les deux gardes. Dans un ton dédaigneux, digne d'un professeur sadique, il éclaira la lampe à huile de Hudok.
« Le seigneur Tangente a récemment prit contact avec Kaladôm offrant une alliance entre la famille des Tangentes et Kaladôm. Il s'avère que votre très cher roi a réussit de se mettre à dos les Tangentes et selon ce qu'on dit aussi les Redforts. Pour simplifier les détails que vous ne sauriez de toute évidence pas comprendre, les Tangente offre une de leur fille en tant qu'épouse à Kaladôm qui en échange assurera que les attaques contre les navires des Tangentes cesseront ainsi qu'un soutien naval en cas que les Tangentes décident de passer en rébellion ouverte contre la royauté. Baratheon s'avère être très mal défendue surtout depuis la mer. Comme vous pouvez constater, les choses ont changés. »
Kalboum se retourna à nouveau vers Kaladôm et lui parla alors sur un autre sujet, de bien plus grande importance que celle d'informer un ex-chancelier sur les grands événements politiques du pays. Hudok fut entre temps comme assommé par le choc. Comment les Tangentes avaient pu se décider à entrer en alliance avec le pire flibustier de l'Occident ? Mais en réfléchissant, il savait lui-même que les Tangentes avait fait un coup de maître en non seulement éliminant la menace pirate pour eux mais en plus en s'assurant du soutien naval indispensable pour prendre la ville de Baratheon si vraiment ils devaient être forcés de tenter de renverser Karim Baratheon. Entre temps la porte principale s'ouvrit à nouveau. Hudok ne crut pas ses yeux quand il vit un des fils d'Abel Tangente entrer dans la salle. Le jeune était vêtu dans des somptueux vêtements de parade de soie comme seul les Redforts et Tangentes savaient s'en procurer. On racontait que les Redfort possédaient des plantations de soie secrètes dans les montagnes du Sud mais ceci faisait probablement d'avantage partie des légendes qu'autre chose. Pendant que le Tangente entra dans la salle, Kalboum expliqua à Kaladôm la raison de la venue de l'émissaire des Tangentes.
« Mon bien-aimé ami, voici Uthman de la maison de Tangente venu ici pour non seulement te féliciter pour ton jour de nom mais aussi pour venir chercher l'offrande de sang. Les grandes familles du continent demandent avant chaque mariage un don de sang pour qu'il puisse être apporté à Cruxa pour que le concile des sages puisse décider si le sang convient d'être mélangé. C'est une simple formalité, soit assuré. »
Kaladôm ne fut pas vraiment surpris car il avait entendu parler de cette coutume mais il restait méfiant. Il n'aimait pas que des étrangers viennent interférer dans des contrats surtout pas quelques vieillards assit dans une grande basilique à Cruxa. Kalboum sentit l'hésitation de Kaladôm et n'aima pas du tout ceci. Il savait que quand Kaladôm hésitait, le non n'était pas loin de franchir ses lèvres et d'être suivi par des actions concrètes. Mais Kaladôm se résigna finalement et répondit.
« Très bien. Que ce soit ainsi. Je vais lui simplifier la tâche et m'occuper moi-même. Mais qu'il dit aux sages de Cruxa le suivant : s'ils refusent, je me chargerai que leur ville, leur basilique et eux-mêmes périssent dans les flammes. Monter l'Argevin n'est pas un problème pour ma flotte. Le Drogo n'est pas à une ville en plus ou en moins. »
Kaladôm plongea sa main vers sa ceinture et prit sa dague. C'était une vielle dague en acier et ivoire qu'il avait toujours eut avec lui. Personne s'en souvenait quand il l'avait acquis. Le griffe de la dague fut sculpté dans de l'ivoire et représentée la tête d'un loup à la gueule ouverte. Une fois sa dague dans la main, il la prit pour avec un coup sec s'ouvrir la paume de la main gauche. Il chercha alors une coupe en argent vide et ferma le poignée au-dessus pressant son sang dans le verre comme un citron. Après une demie minute il se leva tendit la coupe à Kalboum qui la prit et donna au jeune aristocrate dont le visage avait prit une pâleur étrange. Il semblait clair à tous que ce jeune n'avait probablement encore jamais vu de sang. Le jeune du clan des Tangente prit la coupe, s'inclina avec un peu de peine devant Kaladôm pour ensuite se retirer sans dire un mot. Quand la porte s'était renferrmé derrière lui, un rire éclata parmi les assemblé auquel Kaladôm et Kalboum se joignaient. Hudok pour sa part s'était discrètement mit de côté et avait suivi les événements. Il avait encore de la peine de croire que Kaladôm et les Tangentes s'étaient alliés. Le roi Karim avait du commettre des erreurs encore plus grandes pour réussir à pousser les Tangentes de s'allier avec les pirates. Il se posait ensuite la question quelle était la position des Redforts, les alliés de toujours des Tangentes dans cette affaire ? Etaient-ils au courant de ces événements ? Devait-il aller les avertir ? Soudainement il se rendit compte qu'il était actuellement prisonnier des pirates. Alors qu'il tenta de voir s'il pouvait filer discrètement de la salle, deux bras le prirent aux épaules. Ce furent les deux gardes qui le ramenaient par la force dans sa cellule. Après s'être retrouvé à nouveau dans la cellule parmi les marins, il se maudissait encore une fois pour ne pas avoir su se taire face au roi Karim. Si seulement il aurait rien dit. Il serait alors actuellement entra de dormir dans un lit confortable et en buvant du hydromel à volonté en commandant une des belles au bordel de Hamad le Riche. Mais non, il avait du ouvrir sa bouche et se retrouvait ainsi à des milliers de lieux de Baratheon dans une cellule humide dans une ville des îles grises. Pouvait-il tomber encore plus bas ?
- Partie 4 : Une alliance inattendue -
[img]http://img269.imageshack.us/img269/9830/pirates07.jpg[/img]</center>
Les portes s'ouvrirent et une vaste salle noyée dans la lumière se présenta aux yeux d'Argen Hudok. Il devait y avoir une centaines de bougies de tout type et la pleine lune soutenait l'illumination depuis les fenêtres. Une grande table en forme de u avait été mise en place couvert par des peaux de bêtes. Sur les tables se trouvaient des bougies et dans des vaisselles en argent mille mets étaient présents que ce soient des fruits, des légumes ou des viandes de toute sorte. Une quantité inimaginable de poissons ainsi que de vins de toute sorte accompagnaient ceci. Autour de la table étaient assis sur des grands cousins les principaux pirates de l'océan de l'Altevum, avec leurs cicatrices, leurs visages sauvages et leurs vêtements sombres. Voici donc que Hudok se trouvait au cœur de la piraterie de l'Altevum, au centre d'une puissance qui faisait trembler les cités du Vicaskaran et les marins de tout l'océan occidental. Au plafond un grand lustre en fer pendait, froid et violent supportant une trentaine de bougies formant un anneau de lumière et de feu. Au milieu de la table centrale était assis personne d'autre que Kaladôm en personne. Voila que Hudok regarda dans les yeux de Kaladôm. Le roi des pirates était assis et observait le nouveau venu comme un lion observe sa future proie. Son torse nu dévoila une musculature puissante donnant au roi des pirates une allure de majesté sauvage renforcé par ses cheveux noirs tressés en rasta et une barbe noire puissante. Sous la table Hudok pouvait voir deux bottes noires et un pantalon en laine noircie offrant au seigneur des pirates de l'Altevum une allure digne d'un des plus grands brigands du Zanyane. Un sourire était présent sur les lèvres de Kaladôm, un sourire de plaisance. Ses deux bras reposaient sur ce qui semblait être des accoudoirs mais en jetant un regard plus attentif, Hudok comprit que c'étaient des lingots d'or entassés les uns sur les autres aux côtés de Kaladôm. De l'or numancien sans aucun doute. Il devait y avoir assez d'or pour financer une armée pendant deux années seulement auprès de Kaladôm. Décidément les Redfort et Tangente n'étaient pas les seuls à se vanter de leur fortune pécuniaire se disait Hudok. Il ne su pas quoi faire. Hudok ne put qu'admirer le spectacle qui se présenta devant lui. Aux côtes de Kaladôm siégeaient les plus proéminents membres de la haute classe des pirates. De chaque côté six hauts pirates étaient assit sur la table centrale. Tous tournant leur regard vers Kaladôm. Étrangement, cette scène lui semblait déjà connue mais il ne sut pas d’où. Un tableau d'un peintre inconnu ? Probable mais le nom l'échappa. Medhi Kalboum avança quelques pas et s'inclina face à Kaladôm qui avec sa tête le fit part d'un signe approbatoire. Kalboum prit alors la parole face à l'assemblée des voyous.
« Bien-aimé Kaladôm, comme nous savons tous, aujourd'hui est un grand jour pour nous tous car non seulement nous fêtons le jour de ton nom mais aussi les fiançailles très prochains entre toi et ta future épouse. Laisse-moi te dire que nous envions tous ton privilège de pouvoir bientôt libérer la magnifique Hawa du clan des Tangentes des chaînes de la virginité. Après avoir satisfait tous les femmes du Thorval au Ravendel, te voila donc bientôt accordé le droit de rendre heureuse cette femme qui est dite d'être une des plus belles du Zanyane voir même du Monde. A fin de glorifier ce jour, nos hommes ont capturés des nombreux prisonniers parmi eux celui qui fit jusqu'à très récemment chancelier et qui devra t'offrir une rançon des plus belles. Prend ceci en tant que cadeau pour ton mariage à venir. »
Hudok ne put pas croire ces oreilles. Le fait d'être offert à cette brute comme un vulgaire coquillage fut déjà suffisant pour le faire perdre sa patience mais en plus il devait entendre que cet animal allait prendre pour épouse la fameuse Hawa Tangente ? Ce fut impossible, Abel Tangente, refuserait d'offrir sa plus jeune fille à une brute comme lui. Il pouvait qu'avoir une explication à ce mariage. D'une façon qu'il lui fut inconnue, les pirates avaient du réussir a enlever la pauvre Hawa Tangente. Mais dans ce cas, son père devait déjà entra d'être armé ses navires pour aller chercher sa fille. Enivré par l'idée de voir les pirates écrasé par les Tangente il lança dans l'assemblée sans réflechir une seconde ce qu'il faisait.
« Comment avez-vous pu oser enlever la dame Tangente ! Sachez que le famille de Tangente s'assura de votre perte. »
Quand Hudok avait fait preuve d'un courage voir d'une stupidité rare, l'assemblée éclata de rire. Kaladôm rigola à son tour et prit une gorgée de vin qui se perdit à cause du rire coulant de ses lèvres vers sa poitrine dans un flot rouge foncé. Quand tous avaient enfin réussis d'arrêter de rire, Kaladôm prit en personne la parole, nettoyant avec sa main droite sa bouche du vin déversé. Il dirigea son regard et sa parole vers Kalboum, ignorant l'ancien chancelier comment on ignore un vieux chien envahi de puces.
« Je dois avouer que ce prisonnier m'amuse très fortement. Dieu le Père lui-même rirait bien des paroles de cet homme. Comme quoi les chanceliers ne sont pas toujours des vieillards sans humour. Je pense qu'il viendra avec moi à Bedan pour la rencontre avec les Tangentes. Je l'offrirai en tant que bouffon pour Abel Tangente. De toute façon, nous n'avons rien à attendre en terme de rançon de la part de son clan. Son probe père l'a renié d'une façon que toute la ville de Baratheon le sait. Mais je pense que nous ne devrions pas nous montrer plus cruel que notre réputation. Je te laisse le soin d'éclairer le bouffon de mon beau-père. De toute façon il ne risque pas de s'échapper aussi rapidement. »
Kalboum fit échapper un sourire machiavélique. Il se retourna vers Hudok, toujours retenu par les deux gardes. Dans un ton dédaigneux, digne d'un professeur sadique, il éclaira la lampe à huile de Hudok.
« Le seigneur Tangente a récemment prit contact avec Kaladôm offrant une alliance entre la famille des Tangentes et Kaladôm. Il s'avère que votre très cher roi a réussit de se mettre à dos les Tangentes et selon ce qu'on dit aussi les Redforts. Pour simplifier les détails que vous ne sauriez de toute évidence pas comprendre, les Tangente offre une de leur fille en tant qu'épouse à Kaladôm qui en échange assurera que les attaques contre les navires des Tangentes cesseront ainsi qu'un soutien naval en cas que les Tangentes décident de passer en rébellion ouverte contre la royauté. Baratheon s'avère être très mal défendue surtout depuis la mer. Comme vous pouvez constater, les choses ont changés. »
Kalboum se retourna à nouveau vers Kaladôm et lui parla alors sur un autre sujet, de bien plus grande importance que celle d'informer un ex-chancelier sur les grands événements politiques du pays. Hudok fut entre temps comme assommé par le choc. Comment les Tangentes avaient pu se décider à entrer en alliance avec le pire flibustier de l'Occident ? Mais en réfléchissant, il savait lui-même que les Tangentes avait fait un coup de maître en non seulement éliminant la menace pirate pour eux mais en plus en s'assurant du soutien naval indispensable pour prendre la ville de Baratheon si vraiment ils devaient être forcés de tenter de renverser Karim Baratheon. Entre temps la porte principale s'ouvrit à nouveau. Hudok ne crut pas ses yeux quand il vit un des fils d'Abel Tangente entrer dans la salle. Le jeune était vêtu dans des somptueux vêtements de parade de soie comme seul les Redforts et Tangentes savaient s'en procurer. On racontait que les Redfort possédaient des plantations de soie secrètes dans les montagnes du Sud mais ceci faisait probablement d'avantage partie des légendes qu'autre chose. Pendant que le Tangente entra dans la salle, Kalboum expliqua à Kaladôm la raison de la venue de l'émissaire des Tangentes.
« Mon bien-aimé ami, voici Uthman de la maison de Tangente venu ici pour non seulement te féliciter pour ton jour de nom mais aussi pour venir chercher l'offrande de sang. Les grandes familles du continent demandent avant chaque mariage un don de sang pour qu'il puisse être apporté à Cruxa pour que le concile des sages puisse décider si le sang convient d'être mélangé. C'est une simple formalité, soit assuré. »
Kaladôm ne fut pas vraiment surpris car il avait entendu parler de cette coutume mais il restait méfiant. Il n'aimait pas que des étrangers viennent interférer dans des contrats surtout pas quelques vieillards assit dans une grande basilique à Cruxa. Kalboum sentit l'hésitation de Kaladôm et n'aima pas du tout ceci. Il savait que quand Kaladôm hésitait, le non n'était pas loin de franchir ses lèvres et d'être suivi par des actions concrètes. Mais Kaladôm se résigna finalement et répondit.
« Très bien. Que ce soit ainsi. Je vais lui simplifier la tâche et m'occuper moi-même. Mais qu'il dit aux sages de Cruxa le suivant : s'ils refusent, je me chargerai que leur ville, leur basilique et eux-mêmes périssent dans les flammes. Monter l'Argevin n'est pas un problème pour ma flotte. Le Drogo n'est pas à une ville en plus ou en moins. »
Kaladôm plongea sa main vers sa ceinture et prit sa dague. C'était une vielle dague en acier et ivoire qu'il avait toujours eut avec lui. Personne s'en souvenait quand il l'avait acquis. Le griffe de la dague fut sculpté dans de l'ivoire et représentée la tête d'un loup à la gueule ouverte. Une fois sa dague dans la main, il la prit pour avec un coup sec s'ouvrir la paume de la main gauche. Il chercha alors une coupe en argent vide et ferma le poignée au-dessus pressant son sang dans le verre comme un citron. Après une demie minute il se leva tendit la coupe à Kalboum qui la prit et donna au jeune aristocrate dont le visage avait prit une pâleur étrange. Il semblait clair à tous que ce jeune n'avait probablement encore jamais vu de sang. Le jeune du clan des Tangente prit la coupe, s'inclina avec un peu de peine devant Kaladôm pour ensuite se retirer sans dire un mot. Quand la porte s'était renferrmé derrière lui, un rire éclata parmi les assemblé auquel Kaladôm et Kalboum se joignaient. Hudok pour sa part s'était discrètement mit de côté et avait suivi les événements. Il avait encore de la peine de croire que Kaladôm et les Tangentes s'étaient alliés. Le roi Karim avait du commettre des erreurs encore plus grandes pour réussir à pousser les Tangentes de s'allier avec les pirates. Il se posait ensuite la question quelle était la position des Redforts, les alliés de toujours des Tangentes dans cette affaire ? Etaient-ils au courant de ces événements ? Devait-il aller les avertir ? Soudainement il se rendit compte qu'il était actuellement prisonnier des pirates. Alors qu'il tenta de voir s'il pouvait filer discrètement de la salle, deux bras le prirent aux épaules. Ce furent les deux gardes qui le ramenaient par la force dans sa cellule. Après s'être retrouvé à nouveau dans la cellule parmi les marins, il se maudissait encore une fois pour ne pas avoir su se taire face au roi Karim. Si seulement il aurait rien dit. Il serait alors actuellement entra de dormir dans un lit confortable et en buvant du hydromel à volonté en commandant une des belles au bordel de Hamad le Riche. Mais non, il avait du ouvrir sa bouche et se retrouvait ainsi à des milliers de lieux de Baratheon dans une cellule humide dans une ville des îles grises. Pouvait-il tomber encore plus bas ?
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Amaski
<center>HISTOIRE ET VIE AU DROGO
- Partie 5 : Une histoire de sang -
[img]http://img521.imageshack.us/img521/5416/throngalle.png[/img]</center>
Bedan fut une ville portuaire au Nord du Drogo. Elle comptait presque vingt mille habitants et même si loin de pouvoir concurrencer avec Baratheon, la cité des Tangente n'avait rien à envier à la capitale. Érigée dans le marbre blanc qu'on trouvait en surplus dans la région, la cité impressionnait les visiteurs par sa blancheur et surtout le luxe de ses habitations. Mais rien ne pouvait faire concurrence à la demeure des Tangentes. Sur une colline au centre de la ville de Bedan trônait un vaste palais en marbre blanc et à la toiture dorée. Des colonnades et vastes fenêtres aux vitraux donnait à ce palais un aspect d'un temple ou de la demeure d'une divinité des anciens temps. Toute le luxe et la puissance monétaire des Tangentes s'exprima par cet édifice érigé sur les fondements non de guerres victorieuses mais de commerce et prêt d'argent. Dans une des plus grandes et luxueuses chambres, Abel Tangente se trouva en compagnie de sa femme en l'attente d'un message très important. Il était débout, les mains enlacés au dos regardant vers la terrasse par ou entrait l'image d'un Soleil au zénith. Sa femme était assise sur un siège et brodait perdue dans ses pensées. Le message tant attendu fut la réponse du concile de Cruxa qui devait en analysant le sang donnait l'accord pour le mariage entre sa famille, Hawa, et Kaladôm duquel Abel avait besoin le soutien militaire et aussi une trêve en terme de piraterie. Normalement ceci fut qu'une formalité mais on savait jamais avec ces vieux prêtres. Bien évidemment il n'avait pas mentionné le nom de Kaladôm ni au concile ni à sa fille mais par malheur elle avait finie par au moins découvrir que son futur époux fut loin d'être un noble chevalier sans connaître d'avantage l'identité. Mais l'idée d'épouser un pirate avait provoqué auprès sa fille un choc brutal qui la fit tomber dans les pleurs et lamentations. Il suspectait sa femme d''avoir vendu la mèche mais il n'avait pas de preuve et préférait donc éviter un affrontement de type conjugal dont le résultat était incertain. Néanmoins ne supportant pas le silence de son épouse qui l'ignora depuis plusieurs heures en brodant avec un zèle renfprcé, il tenta de lancer un peu la conversation.
« Comment se porte Hawa ? »
Sa femme ne répondit pas, garda le silence en continuant à broder comme si rien n'était. Quand Abel abandonna l'idée d'une réponse, son épouse lui dit dans un ton sec.
« Elle passe ses journées dans la chapelle et prie. Je pense que ceci n'est pas le plus mauvais des choix vu que son père terrestre veut la vendre au premier brigand venu. Peut être que le père qui est dans les cieux pourra au moins la consoler. »
Abel sentit la flèche lancée par sa femme. Elle n'avait pas tort, lui-même il avoua que ce mariage le déplaisait mais il n'avait pas vraiment de choix. Le roi Karim était entra de tourner en un tyran et faisait plus de secret de son désir de se débarrasser des grandes familles, tout particulièrement des Tangentes. L'affrontement militaire avec la couronne semblait inévitable et donc il fallait recruter des alliés fiables. Il tenta alors de se justifier un peu auprès de sa femme.
« Si ce serait mon choix qui primerait, elle ne devrait certainement pas épouser cet homme mais les temps sont durs et demandent donc des mesures radicales. Le roi Karim a annoncé l'introduction de trois nouvelles taxes, la révolte gronde parmi la population et aussi il ne fait plus de secret de vouloir se prendre à notre famille surtout à nos terres et investissements à Baratheon. Bien évidemment tous ceux qui sont en dette envers nous le soutiennent dans son combat contre nous, tout particulièrement les Redforts qui nous ne nous aiderons pas le temps venu. On l'a bien vu dans le passé que les Redforts sont les premiers à se ranger du côte de la couronne quelque soient les circonstances. Les Redforts ne sont pas des rebelles car trop désireux de rester au pouvoir et leur dette envers nous leur est un poids. Leur amitié pour notre clan ne vient que de leur dépendance financière envers nous, rien d'autre. L'alliance avec Kaladôm nous offre non seulement une paix sur les mers mais en plus un soutien naval qui sera décisif contre le roi Karim. »
Soudainement quelqu'un frappa à la porte. Abel interrompit son discours et détourna son regard de son épouse pour fixer la porte. La porte s'ouvrit et un homme en vêtements de voyage et aux bottes sales entra dans la chambre. Il semblait épuisé et était mal rasé. Vu l'allure, il avait du galoper pendant plusieurs jours. Très probablement le messager tant attendu. Est-ce que ceci était la réponse du concile ? Sa femme se leva entre temps et quitta la chambre sans rien dire. Probablement qu'elle ne voulait pas assister au spectacle à venir donc l'annonce des résultats. Au profond d'elle-même elle savait quelle fut la réponse. Le pouvoir le remportait toujours sur la raison. Même si ce serait le mariage le plus consanguin de l'histoire, ainsi son opinion, les vieillards de Cruxa accepterait pour ne pas heurter les Tangentes qui finançait les rénovations de la basilique de Cruxa. Comme le disait le vieux dicton : with arms you fight wars, with gold you win them. Abel ignora sa conjointe. Il ne proposa pas au messager de l'eau, il n'avait pas le temps à perdre avec ces politesses. Alors qu'il voulait lui demander le contenu du message, il fut prit de court par le messager lui-même qui le dit.
« Votre Excellence, je vous apporte les nouvelles de Cruxa et je pense que vous allez être très surpris. Les sages ont pas seulement conclus que le mariage fut possible entre les deux sangs mais en plus vous félicite votre fille pour son mariage avec le fils du roi Robert. Je ne sais pas comment vous l'avez fait, mais vous avez réussit à marier votre fille à un prince de la maison de Baratheon. »
Abel Tangente ne pouvait pas croire ses oreilles. Ce fut impossible, totalement impossible, comment ce pouvait être ? Il exprima alors ses doutes.
« Les sages sont absolument sûrs de ceci ? Il n'y a pas la possibilité d'une confision ? »
Le messager comprit l'incertitude du seigneur Tangente mais ne fit que confirmer.
« Les sages eux-mêmes n'ont pas cru au résultat mais ils ont contrôlés sept fois et les rapports affirment que celui qui a donné son sang, l'a fait en public et le sang n'a pas pu être mélangé pendant le voyage. Non, aucun doute, vous avez réussit à retrouver non seulement un fils de Robert Baratheon mais en plus un fils légitime vu que le sang est le fruit du mélange de Robert Baratheon et son épouse. »
Abel fut totalement choqué. Jamais dans sa vie il aurait pu s'imager une chose pareille. Comment ceci avait-il pu arriver ? Le roi Robert et dame Serena n'avaient pas eu de fils...oui, un mais il était mort quelques heures après la naissance...ou pas ? Ca faisait tellement longtemps, tant d'années. Plus que vingt ans-cinq ans étaient passés. Soudainement il se rappela d'une chose. La nourrice, n'avait-elle pas parlée d'un enlèvement ? A l'époque il n'était qu'un jeune page au service du futur roi Robert mais il avait vu comment la nourrice avait accusé le prince Karim d'avoir fait disparaître l'enfant ce que le dernier nia en bloc. C'était dans un couloir du palais, l'aile de la dame Serena. Mais l'accusation ne tint pas longtemps et on finit par décréter la nourrice comme possédée par un démon et de l’exécuter à la hache. Étrangement, il ne vit jamais le corps mort de l'enfant et il lui semblait que personne dont il eut connaissance à l'époque le fit. Après tant d'années de recul, il du avouer que cet événement qu'on avait classé de tragique mais banal à l'époque contenait des points obscures. Quelque chose ne marchait pas et ceci le convainquit finalement que l'enfant avait du survivre mais comment ? Comment un enfant d'un membre de la famille royale pouvait disparaître sans laisser de trace et quelques décennies plus tard devenir un des plus redoutables pirates ? Quelle était l'histoire de Kaladôm ? Abel se jurait de s'assurer de découvrir ce qui était passé et comprendre comment l'histoire avait pu évoluer de manière aussi différente de ce qui aurait du être. Surtout, il voulait aussi savoir le rôle de Karim même si maintenant la nourrice morte, il semblait presque impossible de le découvrir sans interroger l'accusé.
Mais au détriment de toutes ces interrogations, il devait avant tout se concentrer sur la valeur politique de cette découverte qui était loin de le déplaire. Kaladôm désormais découvert comme le fils du roi Robert, allait inévitablement prendre le trône et donc le mariage jusqu'à la vu comme un sacrifice pourrait devenir la meilleure chose qui soit arrivé au clan de Tangente dans toute son histoire. Le mariage non seulement leur assurerait l'accès au cœur même du pouvoir royal mais en plus ils pourraient étendre leur influence sur Kaladôm qui avait besoin d'alliés et ainsi s'affirmer durablement comme une force politique dominante surtout par rapport aux Redforts. Abel Tangente conclut ainsi qu'il devait mêner son enquête sur l'affaire mais entre temps surtout s'assurer le profit de cette découverte qui allait changer le rapport de force dans le royaume. En plus, quelle magnifique triomphe sur Karim qui se verra perdre sa légitimité et donc son pouvoir. De toute façon maintenant qu'un autre héritier apparaissait, il était plus que probable que les seigneurs et surtout le peuple l'abandonne rapidement. Karim, trop sûr de son pouvoir avait insulté plus qu'un noble et maintenant ceci allait se retourner contre lui. Les nouvelles taxes était assez tyranniques pour que des la nouvelle en circulation, les gens se révolte contre Karim en faveur de Kaladôm. Il suffisait de leur promettre d'enlever ces nouvelles taxes une fois Kaladôm sur le trône. Mais avant de publier la nouvelle, il était nécessaire d'attendre la venue de Kaladôm pour discuter avec lui sur les prochains pas à entreprendre. Karim n'acceptera pas de lâcher le pouvoir aussi simplement et aussi il fallait qu'il s'assure de la main-mise sur Kaladôm à fin d'éviter qu'une autre famille en tire profit. Quel magnifique triomphe attendait le clan de Tangente, se disait Abel à lui-même. A ce sujet, il faudra qu'il annonce la nouvelle à sa fille, il sera très probable qu'elle reprendra assez rapidement quand elle saura qu'elle va bientôt être une reine quoique connaissant sa fille, il n'était pas sûr si cette perspective fut suffisante. Elle fut tellement pieuse, d'une façon presque maladive. Mais le principal point était qu'elle épouse Kaladôm, des cet instant, la maison de Tangente aura sa primauté parmi les familles aristocratiques assurée pour quelques générations.
- Partie 5 : Une histoire de sang -
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Bedan fut une ville portuaire au Nord du Drogo. Elle comptait presque vingt mille habitants et même si loin de pouvoir concurrencer avec Baratheon, la cité des Tangente n'avait rien à envier à la capitale. Érigée dans le marbre blanc qu'on trouvait en surplus dans la région, la cité impressionnait les visiteurs par sa blancheur et surtout le luxe de ses habitations. Mais rien ne pouvait faire concurrence à la demeure des Tangentes. Sur une colline au centre de la ville de Bedan trônait un vaste palais en marbre blanc et à la toiture dorée. Des colonnades et vastes fenêtres aux vitraux donnait à ce palais un aspect d'un temple ou de la demeure d'une divinité des anciens temps. Toute le luxe et la puissance monétaire des Tangentes s'exprima par cet édifice érigé sur les fondements non de guerres victorieuses mais de commerce et prêt d'argent. Dans une des plus grandes et luxueuses chambres, Abel Tangente se trouva en compagnie de sa femme en l'attente d'un message très important. Il était débout, les mains enlacés au dos regardant vers la terrasse par ou entrait l'image d'un Soleil au zénith. Sa femme était assise sur un siège et brodait perdue dans ses pensées. Le message tant attendu fut la réponse du concile de Cruxa qui devait en analysant le sang donnait l'accord pour le mariage entre sa famille, Hawa, et Kaladôm duquel Abel avait besoin le soutien militaire et aussi une trêve en terme de piraterie. Normalement ceci fut qu'une formalité mais on savait jamais avec ces vieux prêtres. Bien évidemment il n'avait pas mentionné le nom de Kaladôm ni au concile ni à sa fille mais par malheur elle avait finie par au moins découvrir que son futur époux fut loin d'être un noble chevalier sans connaître d'avantage l'identité. Mais l'idée d'épouser un pirate avait provoqué auprès sa fille un choc brutal qui la fit tomber dans les pleurs et lamentations. Il suspectait sa femme d''avoir vendu la mèche mais il n'avait pas de preuve et préférait donc éviter un affrontement de type conjugal dont le résultat était incertain. Néanmoins ne supportant pas le silence de son épouse qui l'ignora depuis plusieurs heures en brodant avec un zèle renfprcé, il tenta de lancer un peu la conversation.
« Comment se porte Hawa ? »
Sa femme ne répondit pas, garda le silence en continuant à broder comme si rien n'était. Quand Abel abandonna l'idée d'une réponse, son épouse lui dit dans un ton sec.
« Elle passe ses journées dans la chapelle et prie. Je pense que ceci n'est pas le plus mauvais des choix vu que son père terrestre veut la vendre au premier brigand venu. Peut être que le père qui est dans les cieux pourra au moins la consoler. »
Abel sentit la flèche lancée par sa femme. Elle n'avait pas tort, lui-même il avoua que ce mariage le déplaisait mais il n'avait pas vraiment de choix. Le roi Karim était entra de tourner en un tyran et faisait plus de secret de son désir de se débarrasser des grandes familles, tout particulièrement des Tangentes. L'affrontement militaire avec la couronne semblait inévitable et donc il fallait recruter des alliés fiables. Il tenta alors de se justifier un peu auprès de sa femme.
« Si ce serait mon choix qui primerait, elle ne devrait certainement pas épouser cet homme mais les temps sont durs et demandent donc des mesures radicales. Le roi Karim a annoncé l'introduction de trois nouvelles taxes, la révolte gronde parmi la population et aussi il ne fait plus de secret de vouloir se prendre à notre famille surtout à nos terres et investissements à Baratheon. Bien évidemment tous ceux qui sont en dette envers nous le soutiennent dans son combat contre nous, tout particulièrement les Redforts qui nous ne nous aiderons pas le temps venu. On l'a bien vu dans le passé que les Redforts sont les premiers à se ranger du côte de la couronne quelque soient les circonstances. Les Redforts ne sont pas des rebelles car trop désireux de rester au pouvoir et leur dette envers nous leur est un poids. Leur amitié pour notre clan ne vient que de leur dépendance financière envers nous, rien d'autre. L'alliance avec Kaladôm nous offre non seulement une paix sur les mers mais en plus un soutien naval qui sera décisif contre le roi Karim. »
Soudainement quelqu'un frappa à la porte. Abel interrompit son discours et détourna son regard de son épouse pour fixer la porte. La porte s'ouvrit et un homme en vêtements de voyage et aux bottes sales entra dans la chambre. Il semblait épuisé et était mal rasé. Vu l'allure, il avait du galoper pendant plusieurs jours. Très probablement le messager tant attendu. Est-ce que ceci était la réponse du concile ? Sa femme se leva entre temps et quitta la chambre sans rien dire. Probablement qu'elle ne voulait pas assister au spectacle à venir donc l'annonce des résultats. Au profond d'elle-même elle savait quelle fut la réponse. Le pouvoir le remportait toujours sur la raison. Même si ce serait le mariage le plus consanguin de l'histoire, ainsi son opinion, les vieillards de Cruxa accepterait pour ne pas heurter les Tangentes qui finançait les rénovations de la basilique de Cruxa. Comme le disait le vieux dicton : with arms you fight wars, with gold you win them. Abel ignora sa conjointe. Il ne proposa pas au messager de l'eau, il n'avait pas le temps à perdre avec ces politesses. Alors qu'il voulait lui demander le contenu du message, il fut prit de court par le messager lui-même qui le dit.
« Votre Excellence, je vous apporte les nouvelles de Cruxa et je pense que vous allez être très surpris. Les sages ont pas seulement conclus que le mariage fut possible entre les deux sangs mais en plus vous félicite votre fille pour son mariage avec le fils du roi Robert. Je ne sais pas comment vous l'avez fait, mais vous avez réussit à marier votre fille à un prince de la maison de Baratheon. »
Abel Tangente ne pouvait pas croire ses oreilles. Ce fut impossible, totalement impossible, comment ce pouvait être ? Il exprima alors ses doutes.
« Les sages sont absolument sûrs de ceci ? Il n'y a pas la possibilité d'une confision ? »
Le messager comprit l'incertitude du seigneur Tangente mais ne fit que confirmer.
« Les sages eux-mêmes n'ont pas cru au résultat mais ils ont contrôlés sept fois et les rapports affirment que celui qui a donné son sang, l'a fait en public et le sang n'a pas pu être mélangé pendant le voyage. Non, aucun doute, vous avez réussit à retrouver non seulement un fils de Robert Baratheon mais en plus un fils légitime vu que le sang est le fruit du mélange de Robert Baratheon et son épouse. »
Abel fut totalement choqué. Jamais dans sa vie il aurait pu s'imager une chose pareille. Comment ceci avait-il pu arriver ? Le roi Robert et dame Serena n'avaient pas eu de fils...oui, un mais il était mort quelques heures après la naissance...ou pas ? Ca faisait tellement longtemps, tant d'années. Plus que vingt ans-cinq ans étaient passés. Soudainement il se rappela d'une chose. La nourrice, n'avait-elle pas parlée d'un enlèvement ? A l'époque il n'était qu'un jeune page au service du futur roi Robert mais il avait vu comment la nourrice avait accusé le prince Karim d'avoir fait disparaître l'enfant ce que le dernier nia en bloc. C'était dans un couloir du palais, l'aile de la dame Serena. Mais l'accusation ne tint pas longtemps et on finit par décréter la nourrice comme possédée par un démon et de l’exécuter à la hache. Étrangement, il ne vit jamais le corps mort de l'enfant et il lui semblait que personne dont il eut connaissance à l'époque le fit. Après tant d'années de recul, il du avouer que cet événement qu'on avait classé de tragique mais banal à l'époque contenait des points obscures. Quelque chose ne marchait pas et ceci le convainquit finalement que l'enfant avait du survivre mais comment ? Comment un enfant d'un membre de la famille royale pouvait disparaître sans laisser de trace et quelques décennies plus tard devenir un des plus redoutables pirates ? Quelle était l'histoire de Kaladôm ? Abel se jurait de s'assurer de découvrir ce qui était passé et comprendre comment l'histoire avait pu évoluer de manière aussi différente de ce qui aurait du être. Surtout, il voulait aussi savoir le rôle de Karim même si maintenant la nourrice morte, il semblait presque impossible de le découvrir sans interroger l'accusé.
Mais au détriment de toutes ces interrogations, il devait avant tout se concentrer sur la valeur politique de cette découverte qui était loin de le déplaire. Kaladôm désormais découvert comme le fils du roi Robert, allait inévitablement prendre le trône et donc le mariage jusqu'à la vu comme un sacrifice pourrait devenir la meilleure chose qui soit arrivé au clan de Tangente dans toute son histoire. Le mariage non seulement leur assurerait l'accès au cœur même du pouvoir royal mais en plus ils pourraient étendre leur influence sur Kaladôm qui avait besoin d'alliés et ainsi s'affirmer durablement comme une force politique dominante surtout par rapport aux Redforts. Abel Tangente conclut ainsi qu'il devait mêner son enquête sur l'affaire mais entre temps surtout s'assurer le profit de cette découverte qui allait changer le rapport de force dans le royaume. En plus, quelle magnifique triomphe sur Karim qui se verra perdre sa légitimité et donc son pouvoir. De toute façon maintenant qu'un autre héritier apparaissait, il était plus que probable que les seigneurs et surtout le peuple l'abandonne rapidement. Karim, trop sûr de son pouvoir avait insulté plus qu'un noble et maintenant ceci allait se retourner contre lui. Les nouvelles taxes était assez tyranniques pour que des la nouvelle en circulation, les gens se révolte contre Karim en faveur de Kaladôm. Il suffisait de leur promettre d'enlever ces nouvelles taxes une fois Kaladôm sur le trône. Mais avant de publier la nouvelle, il était nécessaire d'attendre la venue de Kaladôm pour discuter avec lui sur les prochains pas à entreprendre. Karim n'acceptera pas de lâcher le pouvoir aussi simplement et aussi il fallait qu'il s'assure de la main-mise sur Kaladôm à fin d'éviter qu'une autre famille en tire profit. Quel magnifique triomphe attendait le clan de Tangente, se disait Abel à lui-même. A ce sujet, il faudra qu'il annonce la nouvelle à sa fille, il sera très probable qu'elle reprendra assez rapidement quand elle saura qu'elle va bientôt être une reine quoique connaissant sa fille, il n'était pas sûr si cette perspective fut suffisante. Elle fut tellement pieuse, d'une façon presque maladive. Mais le principal point était qu'elle épouse Kaladôm, des cet instant, la maison de Tangente aura sa primauté parmi les familles aristocratiques assurée pour quelques générations.
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Amaski
<center>HISTOIRE ET VIE AU DROGO
- Partie 6 : Régicide -
[img]http://img812.imageshack.us/img812/2323/modarticle38401321.jpg[/img]</center>
Antonius Redfort se trouvait dans un des nombreux couloirs secondaires du palais royal à Baratheon en compagnie de son fils, chef de la garde du palais depuis cinq ans. Le vieux Redfort fut connu pour sa prudence mais aujourd'hui il venait de recevoir un rapport de ses espions à Bedan des plus inquiétants voir même alarmant. Il s'était toujours méfié des Tangentes, voyant l'alliance avec eux comme un mal nécessaire mais les derniers événements commençaient à prendre le dessus. Le message affirmait que les Tangentes avait par dieu sait quel moyen pu mettre main sur le fils disparu de Robert Baratheon. Antonius Redfort ne pu pas croire ses yeux quand il lisait ces lignes. Lui-même avait aidé le prince Karim à enlever l'enfant et l'abandonner au bord de l'Argevin. C'était lui qui avait posé l'enfant au bord du fleuve dans l'espoir que les crocodiles le mangent. Il avait vu la créature innocente crier pour ensuite la quitter sans retourner son regard. Ensuite il avait également aidé à persuader la cour d'une mort par fièvre. Seule la nourrice n'avait pas cru l'histoire le forçant d'organisation son exécution. Tant de travail et de sang avait du être versé pour assurer au prince Karim le pouvoir qu'il convoitait tant. Alors que le sacre de Karim ouvrait à sa famille une ère de prospérité et de pouvoir, tout fut remis en question par le retour du fils de Robert Baratheon. Pire encore, les Tangentes était entra de marier leur plus jeune fille au prince. Antonius regrettait d'avoir abandonné l'enfant et pas l'avoir tué de sa main. Ils ne seraient pas dans cette situation. Mais ce qui avait été fait, était fait et il fallait maintenant éviter le désastre. Le patriarche des Redforts ne pouvait pas permettre que Karim soit capturé par le prince Baratheon et que le frère de Robert Baratheon dévoile la complicité de sa personne dans ses crimes. En plus, il devait d'une facon permettre que sa famille tombe dans les bonnes grâces du nouveau roi. Il était inévitable que dans la lutte à venir le roi Karim serait perdant. Le comportement toujours plus tyrannique du roi, son mépris pour le peuple et les nobles, ne lui avaient pas été fatal car on le considérait comme le successeur légitime de Robert Baratheon mais des que la nouvelle, et ceci fut inévitable, de l'existence du fils de Baratheon se répandrait, Karim perdra tout appui et se trouvera seul contra mundus. Que faire ? Antonius Redfort le savait. Il avait qu'une possibilité pour non seulement empêcher le dévoilement de son implication dans la disparition du fils de Baratheon mais en plus gagner les bonnes grâces du nouveau roi. Son fils le savait aussi mais fut rempli de scrupule. Le jeune Redfort avait environ trente ans et était le chef de la garde. Intelligent il avait su se faire aimer par ses hommes et se faire une place dans la cour et le monde de pouvoir. Antonius Redfort en fut très fier mais aujourd'hui il était temps qu'il se montre digne de la famille. Le père dit alors à son fils.
« Tu sais ce que j'attends de toi. Il n'y a pas de choix. Tu dois le faire. »
Le fils était rempli de dédain pour ce que son père lui demandait. Devait-il rompre ses serments en commettant le pire des crimes ? Il était tiraillé entre sa loyauté envers son clan et celui de son souverain. Redfort l'avait parlé sur l'apparition du prince Baratheon en cachant bien évidemment l'autre motif. Connaissant son fils, le père avait surtout appelé à la lutte contre l’usurpateur, un motif véridique mais pas vraiment celui d'Antonius Redfort qui comptait avant tout de conserver la puissance de sa famille. Mais le fils hésita toujours.
« Pensez-vous que ceci soit vraiment nécessaire ? Ceci sera commettre un des pires crimes possibles. »
Antonius Redfort sécoua la tête et dit avec un ton autoritaire.
« Ceci est la seule facon. Nous devons supprimer l’usurpateur pour montrer au vrai roi notre allégeance. Ceci est un devoir moral et en plus qui prouvera que notre famille est vraiment loyale à la couronne légitime et ne suit pas les faux rois. »
Le fils, après qu'Antoius Redfort ait épuisé toute sa puissance autoritaire, céda enfin et répondit de manière courte et simple, sans réellement de vraie motivation, à son père.
« Très bien. Je le ferais donc. »
Le jeune Redfort s'inclina devant son père et se retira pour aller préparer l'action à venir. Antonius, une fois assuré que son fils loin, sourit. Voila une chose de faite. Il suffisait d'attendre avant que le roi Karim trépasse sous les épées de sa garde. Dommage, se dit Antonius Redfort à lui-même, ce fut une association intéressante mais qui prenait aujourd'hui fin. Une fois le roi mort, ou mieux dit l'ursupateur, Antonius enverra un message vers Bedan pour apporter la bonne nouvelle au seigneur Baratheon. Certainement que ceci plaira au premier et enragera le vieux Abel Tangente. Tant mieux se dit Redfort. Le vieux renard se prélassait dans son génie comme un reptile sur les pierres chauffés par le soleil.
Pas très loin et à peine deux heures plus tard, le roi Karim traversait un couloir entouré par sa garde et accompagné par Salizin, le maître des espions. Le souverain ne savait rien sur les événements à Bedan. Le maître des espions avaient des rapports sur la situation mais il n'avait pas encore osé informer le roi. Le mépris du souverain pour tout le Monde n'en fut pas une aide. C'est ainsi que Karim marchait fier comme un paon, la couronne d'or des Baratheon sur la tête à travers les couloirs en tirant un manteau en hermine, une de ses innovations, qui fut secrètement la risée des nobles. Le bouffon des Trollets, une grande famille de l'Est, parlait même, loin dans le château de ses maîtres en sûreté de la colère souverain, d'un manteau de vermine en faisant référence à la cour. Le chef de la garde marchait à un mètre derrière le souverain, la main à l'épée comme à son habitude. La délégation arriva alors dans le hall de trône et marcha à travers les colonnes pour se diriger vers le trône du Drogo. Sur une plate-forme surélevée en pierre, le trône en bois massif servait depuis trois siècles les Baratheon avec une fidélité expliquée par la qualité du bois tiré d'une chaîne elle-même à l'époque de l'abattage millénaire. Le bois du Drogo fut connu pour être le meilleur bois au monde, certains racontaient même que les bois de l'est furent aussi durs qu'elles concurrençaient l'acier des peuples étrangers. Des légendes bien évidemment mais elle montrait la valeur d'une denrée qui dans le monde moderne semblait destinée à disparaître. Alors que les peuples étrangères anéantissaient les forêts du Monde, les profondes forêts du Drogo étaient sans inquiétude. Soudainement les gardes stoppaient net à quelques mètres du trône. Le roi furieux de cet arrêt net et fait sans sa permission aboya.
« Quelle est la raison de cet arrêt. Je vous ordonnes de continuer. Je ne tolérais pas une quelconque action faite sans ma permission ! »
Le chef de la garde s'avança vers le roi Karim. La main droite de Redfort, toujours auprès l'épée serra le poignée et tira alors l'épée hors le fourreau. Un son de glissement d'acier accompagna l'acte. Le roi se retourna vers lui, le regard rempli de fureur, il cria au jeune Redfort.
« Quelle est la raison de cet arrêt, Redfort ! »
Soudainement Karim sentit une douleur atroce percer son estomac. Il baissa son regard et vit l'épée du jeune Redfort enfoncée dans son corps. Il avait été trahi par sa probe garde. Soudainement d'autres épées s’enfonçaient dans son corps. Les autres gardes enfonçaient à leur tour leurs sabres dans la chair de l’usurpateur. Après tant de conspiration et trahison, voila donc Karim devenu victime de son art. Karim sentit une douleur atroce et finit par tomber sur ses genoux. Il était encore en vie, battant contre la mort dans un duel qu'il ne pouvait gagner. Alors que le sang sortit lentement de sa bouche, il jeta une dernière fois son regard sur le maître de la garde, le jeune Redfort fut surpris par la résistance du souverain et la peur se répandit sur son visage. Sept épées traversaient le corps de l’usurpateur mais la mort ne triompha pas encore. Prenant le peu d'énergie qui lui resta, Karim souffla à Redfort.
« Je...je vous maudis...vous et votre maison...quelle tombe en poussière avant...la fin de votre...vie. »
Karim s'écroula sur le sol et la vie quitta son corps. Son regard se vida de tout signe de vie et le sang entama d'envahir les dalles en pierre blanche et noire de la salle de trône. Le roi fut mort et une malédiction prononcé qui glaça le sang du jeune Redfort. Lui et la garde quittèrent les lieux. Le maître de la garde alla alors informer son père que l'acte avait été accompli. L’usurpateur fut mort et son sang s'étendit dans la salle de trône. Quand Antonius Redfort eut la nouvelle, la joie l'envahie. Voila ce qui fut fait. Karim et le secret furent morts. Il alla alors dans sa chambre pour entamer d'écrire la lettre au seigneur Baratheon. Il récita bien évidemment surtout l'acte héroïque de son fils à fin de s'assurer un rapport de dette envers sa famille de la part du nouveau roi. Une dizaine de minutes lui suffisait de finir la lettre et d'ordonner un messager de l'apporter à Bedan mais uniquement de la donner au seigneur Baratheon. Le jeune messager ne sut pas ce qu'il allait apporter comme nouvelle. Il, comme la plus part des gens du palais et la ville, en savaient pas encore ce qui était arrivé. C'est seulement quelques bonnes minutes après que le jeune ait franchit la porte principale du palais que les premiers cris et pleurs resonnaient dans les murs du palais. Antonius Redfort écouta avec délice ce son de désespoir. Le roi fut mort et un nouveau allait certainement bientôt prendra sa place au palais.
- Partie 6 : Régicide -
[img]http://img812.imageshack.us/img812/2323/modarticle38401321.jpg[/img]</center>
Antonius Redfort se trouvait dans un des nombreux couloirs secondaires du palais royal à Baratheon en compagnie de son fils, chef de la garde du palais depuis cinq ans. Le vieux Redfort fut connu pour sa prudence mais aujourd'hui il venait de recevoir un rapport de ses espions à Bedan des plus inquiétants voir même alarmant. Il s'était toujours méfié des Tangentes, voyant l'alliance avec eux comme un mal nécessaire mais les derniers événements commençaient à prendre le dessus. Le message affirmait que les Tangentes avait par dieu sait quel moyen pu mettre main sur le fils disparu de Robert Baratheon. Antonius Redfort ne pu pas croire ses yeux quand il lisait ces lignes. Lui-même avait aidé le prince Karim à enlever l'enfant et l'abandonner au bord de l'Argevin. C'était lui qui avait posé l'enfant au bord du fleuve dans l'espoir que les crocodiles le mangent. Il avait vu la créature innocente crier pour ensuite la quitter sans retourner son regard. Ensuite il avait également aidé à persuader la cour d'une mort par fièvre. Seule la nourrice n'avait pas cru l'histoire le forçant d'organisation son exécution. Tant de travail et de sang avait du être versé pour assurer au prince Karim le pouvoir qu'il convoitait tant. Alors que le sacre de Karim ouvrait à sa famille une ère de prospérité et de pouvoir, tout fut remis en question par le retour du fils de Robert Baratheon. Pire encore, les Tangentes était entra de marier leur plus jeune fille au prince. Antonius regrettait d'avoir abandonné l'enfant et pas l'avoir tué de sa main. Ils ne seraient pas dans cette situation. Mais ce qui avait été fait, était fait et il fallait maintenant éviter le désastre. Le patriarche des Redforts ne pouvait pas permettre que Karim soit capturé par le prince Baratheon et que le frère de Robert Baratheon dévoile la complicité de sa personne dans ses crimes. En plus, il devait d'une facon permettre que sa famille tombe dans les bonnes grâces du nouveau roi. Il était inévitable que dans la lutte à venir le roi Karim serait perdant. Le comportement toujours plus tyrannique du roi, son mépris pour le peuple et les nobles, ne lui avaient pas été fatal car on le considérait comme le successeur légitime de Robert Baratheon mais des que la nouvelle, et ceci fut inévitable, de l'existence du fils de Baratheon se répandrait, Karim perdra tout appui et se trouvera seul contra mundus. Que faire ? Antonius Redfort le savait. Il avait qu'une possibilité pour non seulement empêcher le dévoilement de son implication dans la disparition du fils de Baratheon mais en plus gagner les bonnes grâces du nouveau roi. Son fils le savait aussi mais fut rempli de scrupule. Le jeune Redfort avait environ trente ans et était le chef de la garde. Intelligent il avait su se faire aimer par ses hommes et se faire une place dans la cour et le monde de pouvoir. Antonius Redfort en fut très fier mais aujourd'hui il était temps qu'il se montre digne de la famille. Le père dit alors à son fils.
« Tu sais ce que j'attends de toi. Il n'y a pas de choix. Tu dois le faire. »
Le fils était rempli de dédain pour ce que son père lui demandait. Devait-il rompre ses serments en commettant le pire des crimes ? Il était tiraillé entre sa loyauté envers son clan et celui de son souverain. Redfort l'avait parlé sur l'apparition du prince Baratheon en cachant bien évidemment l'autre motif. Connaissant son fils, le père avait surtout appelé à la lutte contre l’usurpateur, un motif véridique mais pas vraiment celui d'Antonius Redfort qui comptait avant tout de conserver la puissance de sa famille. Mais le fils hésita toujours.
« Pensez-vous que ceci soit vraiment nécessaire ? Ceci sera commettre un des pires crimes possibles. »
Antonius Redfort sécoua la tête et dit avec un ton autoritaire.
« Ceci est la seule facon. Nous devons supprimer l’usurpateur pour montrer au vrai roi notre allégeance. Ceci est un devoir moral et en plus qui prouvera que notre famille est vraiment loyale à la couronne légitime et ne suit pas les faux rois. »
Le fils, après qu'Antoius Redfort ait épuisé toute sa puissance autoritaire, céda enfin et répondit de manière courte et simple, sans réellement de vraie motivation, à son père.
« Très bien. Je le ferais donc. »
Le jeune Redfort s'inclina devant son père et se retira pour aller préparer l'action à venir. Antonius, une fois assuré que son fils loin, sourit. Voila une chose de faite. Il suffisait d'attendre avant que le roi Karim trépasse sous les épées de sa garde. Dommage, se dit Antonius Redfort à lui-même, ce fut une association intéressante mais qui prenait aujourd'hui fin. Une fois le roi mort, ou mieux dit l'ursupateur, Antonius enverra un message vers Bedan pour apporter la bonne nouvelle au seigneur Baratheon. Certainement que ceci plaira au premier et enragera le vieux Abel Tangente. Tant mieux se dit Redfort. Le vieux renard se prélassait dans son génie comme un reptile sur les pierres chauffés par le soleil.
Pas très loin et à peine deux heures plus tard, le roi Karim traversait un couloir entouré par sa garde et accompagné par Salizin, le maître des espions. Le souverain ne savait rien sur les événements à Bedan. Le maître des espions avaient des rapports sur la situation mais il n'avait pas encore osé informer le roi. Le mépris du souverain pour tout le Monde n'en fut pas une aide. C'est ainsi que Karim marchait fier comme un paon, la couronne d'or des Baratheon sur la tête à travers les couloirs en tirant un manteau en hermine, une de ses innovations, qui fut secrètement la risée des nobles. Le bouffon des Trollets, une grande famille de l'Est, parlait même, loin dans le château de ses maîtres en sûreté de la colère souverain, d'un manteau de vermine en faisant référence à la cour. Le chef de la garde marchait à un mètre derrière le souverain, la main à l'épée comme à son habitude. La délégation arriva alors dans le hall de trône et marcha à travers les colonnes pour se diriger vers le trône du Drogo. Sur une plate-forme surélevée en pierre, le trône en bois massif servait depuis trois siècles les Baratheon avec une fidélité expliquée par la qualité du bois tiré d'une chaîne elle-même à l'époque de l'abattage millénaire. Le bois du Drogo fut connu pour être le meilleur bois au monde, certains racontaient même que les bois de l'est furent aussi durs qu'elles concurrençaient l'acier des peuples étrangers. Des légendes bien évidemment mais elle montrait la valeur d'une denrée qui dans le monde moderne semblait destinée à disparaître. Alors que les peuples étrangères anéantissaient les forêts du Monde, les profondes forêts du Drogo étaient sans inquiétude. Soudainement les gardes stoppaient net à quelques mètres du trône. Le roi furieux de cet arrêt net et fait sans sa permission aboya.
« Quelle est la raison de cet arrêt. Je vous ordonnes de continuer. Je ne tolérais pas une quelconque action faite sans ma permission ! »
Le chef de la garde s'avança vers le roi Karim. La main droite de Redfort, toujours auprès l'épée serra le poignée et tira alors l'épée hors le fourreau. Un son de glissement d'acier accompagna l'acte. Le roi se retourna vers lui, le regard rempli de fureur, il cria au jeune Redfort.
« Quelle est la raison de cet arrêt, Redfort ! »
Soudainement Karim sentit une douleur atroce percer son estomac. Il baissa son regard et vit l'épée du jeune Redfort enfoncée dans son corps. Il avait été trahi par sa probe garde. Soudainement d'autres épées s’enfonçaient dans son corps. Les autres gardes enfonçaient à leur tour leurs sabres dans la chair de l’usurpateur. Après tant de conspiration et trahison, voila donc Karim devenu victime de son art. Karim sentit une douleur atroce et finit par tomber sur ses genoux. Il était encore en vie, battant contre la mort dans un duel qu'il ne pouvait gagner. Alors que le sang sortit lentement de sa bouche, il jeta une dernière fois son regard sur le maître de la garde, le jeune Redfort fut surpris par la résistance du souverain et la peur se répandit sur son visage. Sept épées traversaient le corps de l’usurpateur mais la mort ne triompha pas encore. Prenant le peu d'énergie qui lui resta, Karim souffla à Redfort.
« Je...je vous maudis...vous et votre maison...quelle tombe en poussière avant...la fin de votre...vie. »
Karim s'écroula sur le sol et la vie quitta son corps. Son regard se vida de tout signe de vie et le sang entama d'envahir les dalles en pierre blanche et noire de la salle de trône. Le roi fut mort et une malédiction prononcé qui glaça le sang du jeune Redfort. Lui et la garde quittèrent les lieux. Le maître de la garde alla alors informer son père que l'acte avait été accompli. L’usurpateur fut mort et son sang s'étendit dans la salle de trône. Quand Antonius Redfort eut la nouvelle, la joie l'envahie. Voila ce qui fut fait. Karim et le secret furent morts. Il alla alors dans sa chambre pour entamer d'écrire la lettre au seigneur Baratheon. Il récita bien évidemment surtout l'acte héroïque de son fils à fin de s'assurer un rapport de dette envers sa famille de la part du nouveau roi. Une dizaine de minutes lui suffisait de finir la lettre et d'ordonner un messager de l'apporter à Bedan mais uniquement de la donner au seigneur Baratheon. Le jeune messager ne sut pas ce qu'il allait apporter comme nouvelle. Il, comme la plus part des gens du palais et la ville, en savaient pas encore ce qui était arrivé. C'est seulement quelques bonnes minutes après que le jeune ait franchit la porte principale du palais que les premiers cris et pleurs resonnaient dans les murs du palais. Antonius Redfort écouta avec délice ce son de désespoir. Le roi fut mort et un nouveau allait certainement bientôt prendra sa place au palais.
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Amaski
<center>HISTOIRE ET VIE AU DROGO
- Partie 7 : Regnum lupi -
[img]http://img838.imageshack.us/img838/1858/kinglanding1653187d9.jpg[/img]</center>
Antonius Redfort avait rarement vu un spectacle aussi fastueux que celui qui se présenta face à lui. Toute Baratheon était en mouvement pour voir l'entrée du seigneur Baratheon dans la capitale. Les rues étaient remplis de gens voulant jeter un regard sur le nouveau souverain. Les marchands avaient fermés leurs commerces et depuis les toits de leurs maisons au bord de la rue principale espéraient pouvoir avoir une vue privilégie. Les pères portaient leurs fils sur les épaules pour avoir une vue au-delà de la masse grouillante. Partout le drapeau blanc-vert à la tête de loup flottaient par la force du vent. La population fut excitée, elle attendu le jeune Baratheon comme un libérateur et le peuple n'était pas seul. Les nobles et le clerc n'avaient pas pleurés l’assassinat de Karim. Bien au contraire, le fils d'Antonius s'était vu félicité de tout part, jamais trop publiquement mais presque tout le monde était heureux que la violence et tyrannie de Karim avait prit fin. Le seul qui ne pouvait pas se réjouir fut l’assassin du roi qui était préoccupé à cause la malédiction lancée par l’usurpateur mais Antonius, trop soucieux de profiter de son triomphe, ne remarqua pas les inquiétudes de son héritier ni la présence d'un homme qu'il avait jadis côtoyé presque chaque jour. A côté des aristocrates et du clergé, se trouvait aussi Hudok. Comment avait-il réussit à s'y trouver en ce lieu ? Après être arrivé à Bedan, Abel Tangente avait prit en charge Hudok et l'avait aussi immédiatement libéré et en lui donnant le statut d'ambassadeur pour le clan Tangente. En vérité, ce poste fut avant tout celle d'un récolteur d'information, que le clan Tangente envoya à Baratheon pour s'informer sur les rumeurs concernant la mort du roi-ursupateur Karim. Hudok, heureux d'échapper à l’emprisonnement accepta et alla à Baratheon pour ouvrir les oreilles et en faisant des rapports à Abel Tangente. La captivité avait rendu Hudok beaucoup plus conscient de la discrétion, au moins une bonne chose en fin de compte. Abel Tangente fut très satisfaits des rapports même si les nouvelles le déplaisait. Savoir que Redfort avait organisé le régicide le convainquit que les Redforts voulaient concurrencer l'influence des Tangentes sur le nouveau souverain et que donc il fallait doubler l'attention et trouver un moyen d'affaiblir les Redforts. Rester à savoir comment mais Tangente fut convaincu de son avancé sur Redfort. N'avait-il pas sa fille promis au futur roi ?
L'entrée a Baratheon se fit sous les hourras et les signes d'allégresses populaires. Le voyage depuis Bedan avait été fait à cheval, le moyen le plus sûr et le plus rapide en cette époque. En premier place arrivait Kaladôm qui sous conseil d'Abel Tangente, et surtout à fin de compliquer toute mise en lien avec ses activités passées, politiquement désavantageux, avait changé son nom de pirate pour celui de Teheb qui voulait dire loup. A ses côtés était Kalboum auquel il avait promis de lui charger de la flotte pirate une fois certaines réformes faites ainsi qu'Hawa Tangente, la fille d'Abel et future épouse. Hawa avait dans un premier temps refusée de rencontrer Teheb mais sous la pression de son père, avait accepté de parler à porte close. A sa surprise, Teheb s'avéra moins sauvage qu'elle avait crainte et si on pouvait en aucun cas parler d'amour, elle ne méprisait plus celui qu'elle devra marier pour satisfaire les ambitions politiques de son père. Teheb, anciennement Kaladôm, avait conscience de ceci et au détriment de sa réputation tenta de traiter Hawa avec beaucoup de délicatesse ce qui surpris même Kalboum qui découvrit chez Kaladôm un côté plus calme et serein. Après Teheb, Hawa et Kalboum entra dans la capitale Abel Tangente, souriant et fier de son coup de maître. Il avait ensuite un grand nombre de soldats venus escorter la délégation pour la protéger de toute possible embuscade sur la route vers la cité. Hawa avait demandé son père d'aussi permettre à plusieurs prêtres de voyager avec mais il avait strictement refuser. Il n'avait aucune confiance en le clergé, même du bas et préférait ne pas voir ses plans politiques être mit en danger par des prêtres venant aussi à Baratheon. C'était un des moments ou la piété de sa fille l'insupportait. Étrangement elle avait rapidement accepté le refus du père.
La délégation traversa la capitale via l'avenue principale, le peuple toujours en liesse, et se dirigea vers le palais royal ou Redfort, Hoduk et les autres grands de la ville attendaient le nouveau roi. Le soleil brilla de toute sa force, comme s'il voulait à son tour célébrer l'entrée du loup dans sa tanière. La délégation passa à côté de la basilique Saint Arius, le fondateur de la communauté arianiste et principal théologien du christianisme arien. L’archevêque et pape de Baratheon était sur le parvis accompagné par plusieurs grands évêques du royaume en bénissant le roi entrant dans sa capitale. Au sommet de la basilique, sur la coupole en marbre, brilla de mille feux la croix en or forgé dans l'or capturé aux musulmans durant la première croisade du Drogo qui se solda en l'an 951 par la capture Baradan, cité perdue cinq années plus tard à nouveaux aux musulmans. La croix rappelait à une époque de triomphe du christianisme arien sur l'islam et aussi sur le reste de l'orthodoxie. La basilique fut un lieu de mémoire à côté du fait qu'elle abritait les restes matériels d'Arius. Hawa demanda à Teheb de pouvoir s'arrêter et prier dans la basilique. Teheb, s'il avait comprit quelque chose sur Hawa fut que sa piété devait être respecté s'il voulait espérer que le rapport entre eux puisse un jour conclure en une amitié. Il était rare voir même impossible d'espèrer que l'amour naissent dans un mariage politiquement organisé. Il consentit alors et la délégation, à la fureur d'Abel Tangente, s'arrête devant la basilique. Abel Tangente ne descendit pas du cheval laissant Teheb et Hawa saluer le clergé et entrer dans la basilique. Teheb fut impressionné par l'édifice. Ses vastes espaces séparées par les colonnes et la lumière blanche entrant par les fenêtres au sommet de la coupole. Le sol fut couvert d'une pierre blanche taillée. Hawa pour sa part leva légèrement la tête, marchant en avant envoûté dans une méditation religieuse. Arrivé à l'autel, Hawa descendit sur ses genoux, pliant les mains ensembles et baissant la tête. Teheb imita le geste mais alors que Hawa entra en communion avec dieu le père, Teheb profita de ce moment pour réfléchir sur l'avenir. En l'espace de quelques semaines, il était passé d'un chef de pirates vers l'héritier d'une couronne pour laquelle il avait jamais eu d'intérêt. Étrangement, il fut moins perturbé qu'attendu. Quelque chose semblait s'être réveillé en lui. Alors qu'il réfléchissait, il avait l'impression d'être envahie par une chaleur étrange, une chaleur douce, bienveillante venue d'en haut. Après une dizaine de minutes, il entendit comme Hawa se leva, il fit de même. Hawa le regarda et un sourire apparue sur ses lèvres. Teheb ignora ce qu'elle avait priée et il ne l'a demanda pas, respectant sa relation avec le seigneur. Les souverains quittèrent la basilique et remontèrent sur les chevaux pour continuer le chemin. Abel Tangente s'était entre temps calmé mais était toujours mécontent de cette perte de temps avec ce qu'il jugeait d'être que des sottises. La délégation continua la route, toujours salué par la masse tellement heureuse d'avoir pu échapper à la main-mise de Karim qui en que quelques mois avait attiré tant de haine sur lui.
Les chevaux arrivaient enfin aux pieds du palais ou Redfort, Hudok et les autres aristocrates attendaient. Redfort qui s'était impatienté en raison du retard de la délégation fut heureux d'enfin voir le souverain arriver. Hudok observa aussi l'entrée de la délégation. Il peinait à reconnaître celui qu'on connaissait jadis comme Kaladôm et aujourd'hui sous le nom de Teheb. Les rastas et la barbe sauvage avaient disparus en faveur d'une coupe de cheveux courte et une barbe soigne et taillée. Les vêtements n'avaient rien à envier ceux des aristocrates même si dépourvu d'or et autres superflus ornementaux. La dernière fois que Hudok avait vu Kaladôm, il avait rencontré un barbare et là il revoyait un souverain. Comme quoi rien ne peut changer plus rapidement les hommes que le pouvoir réel. Redfort n'ayant jamais vu auparavant le souverain n'avait pas de telles pensées. Au contraire, il pensa avant tout à la récompense en influence qu'il allait avoir dans l'avenir grâce à ses actions ayant contribué à la mort de Karim libérant ainsi rapidement le trône en faveur du nouveau souverain. Abel Tangente vit de loin Redfort et grinçait déjà les dents à la vue de son rival. Redfort vit aussi Abel mais l'ignora totalement. Résultat Abel Tangente fit de même, saluant chaleureusement les autres hauts dignitaires mais ne s'occupant pas d'un Redfort qui soudainement se vit insulté devant tout le monde. Mais de toute façon Redfort s'enfichait d'Abel. Ce qui comptait fut le roi. Mais Teheb se montra bien plus intelligent que prévu en saluant tous les dignitaires de la même manière, Redfort pas exclu. Soudainement le vieux conspirateur fut choqué. C'était grâce à lui que Karim fut mort, lui, il méritait donc d'être salué de manière plus élevé que ses confrères mais le souverain passa. Les autres aristocrates remarquaient la surprise de Redfort et certains ne purent contenir un sourire méchant envers le prétentieux Redfort. Hawa pour sa part salua toute le monde sauf Redfort n'ayant que du dédain pour ce meurtrier. Pour Hawa il fut inconcevable de légitimer la mort d'un homme au nom d'intérêts politiques aussi favorables ceux-ci pouvaient s’avérer pour elle et son futur époux. Une fois les salutations faites dans le respect, la délégation entra dans le palais. Voici donc que le Drogo avait enfin un nouveau souverain légitime. Est-ce que ceci était le début d'une nouvelle ère ?
- Partie 7 : Regnum lupi -
[img]http://img838.imageshack.us/img838/1858/kinglanding1653187d9.jpg[/img]</center>
Antonius Redfort avait rarement vu un spectacle aussi fastueux que celui qui se présenta face à lui. Toute Baratheon était en mouvement pour voir l'entrée du seigneur Baratheon dans la capitale. Les rues étaient remplis de gens voulant jeter un regard sur le nouveau souverain. Les marchands avaient fermés leurs commerces et depuis les toits de leurs maisons au bord de la rue principale espéraient pouvoir avoir une vue privilégie. Les pères portaient leurs fils sur les épaules pour avoir une vue au-delà de la masse grouillante. Partout le drapeau blanc-vert à la tête de loup flottaient par la force du vent. La population fut excitée, elle attendu le jeune Baratheon comme un libérateur et le peuple n'était pas seul. Les nobles et le clerc n'avaient pas pleurés l’assassinat de Karim. Bien au contraire, le fils d'Antonius s'était vu félicité de tout part, jamais trop publiquement mais presque tout le monde était heureux que la violence et tyrannie de Karim avait prit fin. Le seul qui ne pouvait pas se réjouir fut l’assassin du roi qui était préoccupé à cause la malédiction lancée par l’usurpateur mais Antonius, trop soucieux de profiter de son triomphe, ne remarqua pas les inquiétudes de son héritier ni la présence d'un homme qu'il avait jadis côtoyé presque chaque jour. A côté des aristocrates et du clergé, se trouvait aussi Hudok. Comment avait-il réussit à s'y trouver en ce lieu ? Après être arrivé à Bedan, Abel Tangente avait prit en charge Hudok et l'avait aussi immédiatement libéré et en lui donnant le statut d'ambassadeur pour le clan Tangente. En vérité, ce poste fut avant tout celle d'un récolteur d'information, que le clan Tangente envoya à Baratheon pour s'informer sur les rumeurs concernant la mort du roi-ursupateur Karim. Hudok, heureux d'échapper à l’emprisonnement accepta et alla à Baratheon pour ouvrir les oreilles et en faisant des rapports à Abel Tangente. La captivité avait rendu Hudok beaucoup plus conscient de la discrétion, au moins une bonne chose en fin de compte. Abel Tangente fut très satisfaits des rapports même si les nouvelles le déplaisait. Savoir que Redfort avait organisé le régicide le convainquit que les Redforts voulaient concurrencer l'influence des Tangentes sur le nouveau souverain et que donc il fallait doubler l'attention et trouver un moyen d'affaiblir les Redforts. Rester à savoir comment mais Tangente fut convaincu de son avancé sur Redfort. N'avait-il pas sa fille promis au futur roi ?
L'entrée a Baratheon se fit sous les hourras et les signes d'allégresses populaires. Le voyage depuis Bedan avait été fait à cheval, le moyen le plus sûr et le plus rapide en cette époque. En premier place arrivait Kaladôm qui sous conseil d'Abel Tangente, et surtout à fin de compliquer toute mise en lien avec ses activités passées, politiquement désavantageux, avait changé son nom de pirate pour celui de Teheb qui voulait dire loup. A ses côtés était Kalboum auquel il avait promis de lui charger de la flotte pirate une fois certaines réformes faites ainsi qu'Hawa Tangente, la fille d'Abel et future épouse. Hawa avait dans un premier temps refusée de rencontrer Teheb mais sous la pression de son père, avait accepté de parler à porte close. A sa surprise, Teheb s'avéra moins sauvage qu'elle avait crainte et si on pouvait en aucun cas parler d'amour, elle ne méprisait plus celui qu'elle devra marier pour satisfaire les ambitions politiques de son père. Teheb, anciennement Kaladôm, avait conscience de ceci et au détriment de sa réputation tenta de traiter Hawa avec beaucoup de délicatesse ce qui surpris même Kalboum qui découvrit chez Kaladôm un côté plus calme et serein. Après Teheb, Hawa et Kalboum entra dans la capitale Abel Tangente, souriant et fier de son coup de maître. Il avait ensuite un grand nombre de soldats venus escorter la délégation pour la protéger de toute possible embuscade sur la route vers la cité. Hawa avait demandé son père d'aussi permettre à plusieurs prêtres de voyager avec mais il avait strictement refuser. Il n'avait aucune confiance en le clergé, même du bas et préférait ne pas voir ses plans politiques être mit en danger par des prêtres venant aussi à Baratheon. C'était un des moments ou la piété de sa fille l'insupportait. Étrangement elle avait rapidement accepté le refus du père.
La délégation traversa la capitale via l'avenue principale, le peuple toujours en liesse, et se dirigea vers le palais royal ou Redfort, Hoduk et les autres grands de la ville attendaient le nouveau roi. Le soleil brilla de toute sa force, comme s'il voulait à son tour célébrer l'entrée du loup dans sa tanière. La délégation passa à côté de la basilique Saint Arius, le fondateur de la communauté arianiste et principal théologien du christianisme arien. L’archevêque et pape de Baratheon était sur le parvis accompagné par plusieurs grands évêques du royaume en bénissant le roi entrant dans sa capitale. Au sommet de la basilique, sur la coupole en marbre, brilla de mille feux la croix en or forgé dans l'or capturé aux musulmans durant la première croisade du Drogo qui se solda en l'an 951 par la capture Baradan, cité perdue cinq années plus tard à nouveaux aux musulmans. La croix rappelait à une époque de triomphe du christianisme arien sur l'islam et aussi sur le reste de l'orthodoxie. La basilique fut un lieu de mémoire à côté du fait qu'elle abritait les restes matériels d'Arius. Hawa demanda à Teheb de pouvoir s'arrêter et prier dans la basilique. Teheb, s'il avait comprit quelque chose sur Hawa fut que sa piété devait être respecté s'il voulait espérer que le rapport entre eux puisse un jour conclure en une amitié. Il était rare voir même impossible d'espèrer que l'amour naissent dans un mariage politiquement organisé. Il consentit alors et la délégation, à la fureur d'Abel Tangente, s'arrête devant la basilique. Abel Tangente ne descendit pas du cheval laissant Teheb et Hawa saluer le clergé et entrer dans la basilique. Teheb fut impressionné par l'édifice. Ses vastes espaces séparées par les colonnes et la lumière blanche entrant par les fenêtres au sommet de la coupole. Le sol fut couvert d'une pierre blanche taillée. Hawa pour sa part leva légèrement la tête, marchant en avant envoûté dans une méditation religieuse. Arrivé à l'autel, Hawa descendit sur ses genoux, pliant les mains ensembles et baissant la tête. Teheb imita le geste mais alors que Hawa entra en communion avec dieu le père, Teheb profita de ce moment pour réfléchir sur l'avenir. En l'espace de quelques semaines, il était passé d'un chef de pirates vers l'héritier d'une couronne pour laquelle il avait jamais eu d'intérêt. Étrangement, il fut moins perturbé qu'attendu. Quelque chose semblait s'être réveillé en lui. Alors qu'il réfléchissait, il avait l'impression d'être envahie par une chaleur étrange, une chaleur douce, bienveillante venue d'en haut. Après une dizaine de minutes, il entendit comme Hawa se leva, il fit de même. Hawa le regarda et un sourire apparue sur ses lèvres. Teheb ignora ce qu'elle avait priée et il ne l'a demanda pas, respectant sa relation avec le seigneur. Les souverains quittèrent la basilique et remontèrent sur les chevaux pour continuer le chemin. Abel Tangente s'était entre temps calmé mais était toujours mécontent de cette perte de temps avec ce qu'il jugeait d'être que des sottises. La délégation continua la route, toujours salué par la masse tellement heureuse d'avoir pu échapper à la main-mise de Karim qui en que quelques mois avait attiré tant de haine sur lui.
Les chevaux arrivaient enfin aux pieds du palais ou Redfort, Hudok et les autres aristocrates attendaient. Redfort qui s'était impatienté en raison du retard de la délégation fut heureux d'enfin voir le souverain arriver. Hudok observa aussi l'entrée de la délégation. Il peinait à reconnaître celui qu'on connaissait jadis comme Kaladôm et aujourd'hui sous le nom de Teheb. Les rastas et la barbe sauvage avaient disparus en faveur d'une coupe de cheveux courte et une barbe soigne et taillée. Les vêtements n'avaient rien à envier ceux des aristocrates même si dépourvu d'or et autres superflus ornementaux. La dernière fois que Hudok avait vu Kaladôm, il avait rencontré un barbare et là il revoyait un souverain. Comme quoi rien ne peut changer plus rapidement les hommes que le pouvoir réel. Redfort n'ayant jamais vu auparavant le souverain n'avait pas de telles pensées. Au contraire, il pensa avant tout à la récompense en influence qu'il allait avoir dans l'avenir grâce à ses actions ayant contribué à la mort de Karim libérant ainsi rapidement le trône en faveur du nouveau souverain. Abel Tangente vit de loin Redfort et grinçait déjà les dents à la vue de son rival. Redfort vit aussi Abel mais l'ignora totalement. Résultat Abel Tangente fit de même, saluant chaleureusement les autres hauts dignitaires mais ne s'occupant pas d'un Redfort qui soudainement se vit insulté devant tout le monde. Mais de toute façon Redfort s'enfichait d'Abel. Ce qui comptait fut le roi. Mais Teheb se montra bien plus intelligent que prévu en saluant tous les dignitaires de la même manière, Redfort pas exclu. Soudainement le vieux conspirateur fut choqué. C'était grâce à lui que Karim fut mort, lui, il méritait donc d'être salué de manière plus élevé que ses confrères mais le souverain passa. Les autres aristocrates remarquaient la surprise de Redfort et certains ne purent contenir un sourire méchant envers le prétentieux Redfort. Hawa pour sa part salua toute le monde sauf Redfort n'ayant que du dédain pour ce meurtrier. Pour Hawa il fut inconcevable de légitimer la mort d'un homme au nom d'intérêts politiques aussi favorables ceux-ci pouvaient s’avérer pour elle et son futur époux. Une fois les salutations faites dans le respect, la délégation entra dans le palais. Voici donc que le Drogo avait enfin un nouveau souverain légitime. Est-ce que ceci était le début d'une nouvelle ère ?
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Amaski
<center>HISTOIRE ET VIE AU DROGO
- Partie 8 : Unam Sanctam -
[img]http://img189.imageshack.us/img189/262/wwwsttaklaorgjesuschris.jpg[/img]</center>
Celsius, archevêque et patriarche de Baratheon, n'avait pas la coutume d'être reçu au palais royal. A vrai dire en ces cinquante ans d'activité il n'avait jamais mit le pied dans ce centre de pouvoir jusqu'à aujourd'hui. Pourquoi ? Par le simple désintérêt des monarques et grands pour le bien-être de l'Eglise et ses représentants. L'orthodoxie ne fut pas le loisir préféré des souverains. Le roi Robert n'en avait accordé aucun intérêt. Sa vie de débauche semblait être inconciliable avec la rigidité et la pudeur de l'Eglise orthodoxe arienne. Le roi Karim, n'avait que mépris pour le clergé et on l'accusait même d'avoir un jour osé lever la main contre un prêtre qui avait eu le malheur de lui demander s'il voulait offrir un don à l'église. Le nouveau souverain semblait être moins désintéressé pour les affaires de l'Eglise, beaucoup pensait que ceci fut grâce à sa femme très pieuse mais d'autres suggéraient que l'orthodoxie réveillait en réel intérêt de la part du monarque. Certes, le roi ne pouvait pas être accusé de piétisme mais au moins il semblait offrir son oreille aux soucis des serviteurs de Dieu. C'est ainsi qu'aujourd'hui sa demande d'audience avait été acceptée par le roi. La reine entre temps était arrivé en terre sainte selon les missives qu'apportaient les corbeaux. Elle racontait entre autre que les gens du Terdus avait récemment interdit les machines roulantes dans la cité sainte ce qui fut qu'une grande amélioration pour la plus grande des cités au Monde. La rencontre avait lieu dans l'office de travail du souverain. Quand le patriarche entra dans la chambre, le roi l'attendait déjà debout prêt à l'accueillir. Le clerc s'inclina devant le maître des terres du Drogo et le salua.
« Votre Grâce, je vous remercie pour m'avoir permis de venir auprès de vous. Il faut avouer qu'un tel privilège ne nous a pas été accordé depuis longtemps. Vos prédécesseurs semblaient être sourds à notre demande sans vouloir en quelconque façon insulter votre auguste père. »
Teheb accorda un léger sourire au patriarche. Après mûre réflexion, il était venu à la conclusion que la religion était inévitablement un des principaux points de la politique du royaume et que donc il fallait par nécessité terrestre et céleste rapprocher le trône et l'autel à nouveau comme ce fut le cas durant des très nombreux siècles. Ceci concordait aussi avec le renforcement de la mission catholique au Zanyane qui fut vu comme sur long terme dangereuse sur le plan religieux et politique. Les relations entre la papauté et l'orthodoxie arienne furent catastrophique depuis presque dix-sept siècles et malheureusement rien semblait indiquer que ceci allait rapidement changer. Le soutien de la couronne au patriarcat était donc inévitable car il était impossible de séparer le pouvoir religieux du pouvoir temporel sans mettre en péril la cohésion sociale. Le souverain répondit.
« C'est pour nous un grand honneur de pouvoir vous recevoir. Nous sommes conscients que la séparation du trône et l'autel est une chose navrante. Surtout en cette époque nous devons resserrer les liens entre les deux piliers du règne de dieu sur terre pour faire face aux incursions catholiques au Zanyane. »
Le patriarche aimait la réponse. La mission catholique fut certainement un des principaux sujets d'inquiétude mais le vieil homme fut confiant. Dieu avait montré que la doctrine trinitaire fut erronée et que la doctrine arienne la seule voie pour le salut du christianisme. Le prêtre répondit alors au monarque.
« C'est pour ceci que nous avons demandé une audience auprès de votre grâce. Mais nous sommes confiants dans la victoire de la vraie foi, orthodoxe et arienne, sur ceux qui veuillent la détruire. Dieu nous prouve que Saint Arius avait raison. Tous les patriarcats ayant soutenus la doctrine trinitaire radicale ont été balayés par l'histoire. Les premiers patriarcats ont disparus sous les sabres des musulmans et ce qui restait de nos confrères orthodoxes ont disparus par le communisme, devenant des simples serviteurs du mal. Et même le dernier et plus puissant patriarcat, celui d'Urba n'est plus car détruit et dissout par le libéralisme. Seul le patriarcat de Baratheon, siège de l'apôtre Saint Thomas, reste fier et fidèle à la parole de Dieu et de son fils Jésus-Christ. Le concile de Nicée, hérésie suprême envers la vraie nature de la Trinité, a été anéanti par Dieu lui-même. Il est ainsi notre devoir sacré d'apporter la parole du Christ à tous les peuples et à ceux qui ont été dupés par les patriarches hérétiques. Pour cette raison nous voudrions demander très humblement si votre grâce serait disposé de soutenir financièrement des missions vers le Kosaria, la terre sainte et le Dogaba. Nous sommes convaincus de non seulement freiner la mission catholique mais en plus d'apporter la bonne parole à ces pauvres âmes. »
Teheb écouta attentivement la demande du patriarche. Elle était justifiée et avait beaucoup de raison même si, à titre personnel, Teheb avait une vision moins « fanatique » de la mission mais de toute façon c'était un élément inévitable de toute religion. Il fallait simplement savoir le canaliser. Il n'était pas favorable à un cours de confrontation avec les catholiques mais à la fin, la mission concernera avant tout les gens qui n'ont pas encore embrassé le christianisme. Il était fort peu probable qu'il ait une vraie « course aux âmes ». Il offrit au patriarche la réponse suivante.
« Nous sommes disposés de financer ces missions pour permettre la diffusion de la bonne nouvelle. Néanmoins nous nous permettrons d'intervenir en cas d’excès quelconque mais nous sommes convaincus que rien aura lieu de ceci. Nous voudrions aussi être informé au sujet des avancés des missions pour savoir quelle est la situation exacte. Comme vous, nous sommes convaincus que l'orthodoxie arienne triomphera mais pour que ceci ait lieu, nous voudrions que la mission se fasse dans les meilleures conditions. Également nous pensons qu'il serait bien que les missionnaires en Roumélie tentent d'apporter aux gens qui sont opprimés dans leur culture une aide en ouvrant des écoles et centres de culture kosarien. Il n'est pas acceptable que les cultures traditionnelles soient détruites par des étrangers. »
Le patriarche fut très satisfait de la réponse du souverain. Voilà enfin un monarque plus ouvert et plus conscient de l'orthodoxie. Le prêtre était tout à fait en accord avec le monarque. Concernant la Roumélie, il fut un peu méfiant, craignant que ceci allait apporter des problèmes mais il était difficile de refuser cette demande sans risquer de perdre l'appui financier de la couronne. Le patriarche conclut donc qu'il était mieux d'approuver la dernière demande du roi Teheb. Le vieux prêtre était dans son cœur d'accord avec le roi, la destruction culturelle commise par la Roumalie fut inacceptable. Il répondit donc au souverain.
« Nous sommes tout à fait disposés à accepter vos demandes. Vous serez donc informé à intervalle régulier sur la situation et l'avancé de la mission. Nous pensons que votre demande n'est en rien exagérée et aussi légitime. Au sujet de la Roumélie, nous partageons vos craintes. Les actions de la Roumalie sont terriblement déshonorantes. Leur conviction d'imposer leur culture à une autre population ne peut que réveiller auprès de nous mépris et dégoût. Nous espérons qu'ils échoueront. Sachez votre grâce que nous vous remercions pour le temps que vous nous avez accordé et que nous ne désirons pas vous retenir d'avantage. »
Le patriarche s'inclina et quitta l'office, laissant le souverain seul. Teheb fut satisfait de la rencontre. Au moins désormais une politique religieuse plus ambitieuse allait voir le jour et aussi un renforcement de la politique régionale trop longtemps laissée en friche. Après cette rencontre, le monarque allait encore devoir assister au conseil royal pour discuter concernant la production de café. Le royaume produisait des larges excédents de café et il fallait maintenant savoir comment en tirer un maximum de profit. Une idée fut de vendre le café à l'extérieur en échange d'or et fer mais il fallait savoir comment concrètement et vers quel pays. Un autre sujet de préoccupation fut la question des mines d'or et de diamants mais Teheb ne préférait pas aborder cette question dans le conseil royal vu qu'Abel Tangente fut présent et que sa famille protégeait avec férocité les mines des montagnes du Nord qui contenaient des vastes gisements de diamants. C'était un sujet délicat pour lequel il n'avait pas encore trouvé de solution approprié mais ceci viendrait, il en était certain. Le principal soucis sera de limiter l'affrontement avec les Tangentes en tentant de compenser la perte des mines par quelques droits financiers.
- Partie 8 : Unam Sanctam -
[img]http://img189.imageshack.us/img189/262/wwwsttaklaorgjesuschris.jpg[/img]</center>
Celsius, archevêque et patriarche de Baratheon, n'avait pas la coutume d'être reçu au palais royal. A vrai dire en ces cinquante ans d'activité il n'avait jamais mit le pied dans ce centre de pouvoir jusqu'à aujourd'hui. Pourquoi ? Par le simple désintérêt des monarques et grands pour le bien-être de l'Eglise et ses représentants. L'orthodoxie ne fut pas le loisir préféré des souverains. Le roi Robert n'en avait accordé aucun intérêt. Sa vie de débauche semblait être inconciliable avec la rigidité et la pudeur de l'Eglise orthodoxe arienne. Le roi Karim, n'avait que mépris pour le clergé et on l'accusait même d'avoir un jour osé lever la main contre un prêtre qui avait eu le malheur de lui demander s'il voulait offrir un don à l'église. Le nouveau souverain semblait être moins désintéressé pour les affaires de l'Eglise, beaucoup pensait que ceci fut grâce à sa femme très pieuse mais d'autres suggéraient que l'orthodoxie réveillait en réel intérêt de la part du monarque. Certes, le roi ne pouvait pas être accusé de piétisme mais au moins il semblait offrir son oreille aux soucis des serviteurs de Dieu. C'est ainsi qu'aujourd'hui sa demande d'audience avait été acceptée par le roi. La reine entre temps était arrivé en terre sainte selon les missives qu'apportaient les corbeaux. Elle racontait entre autre que les gens du Terdus avait récemment interdit les machines roulantes dans la cité sainte ce qui fut qu'une grande amélioration pour la plus grande des cités au Monde. La rencontre avait lieu dans l'office de travail du souverain. Quand le patriarche entra dans la chambre, le roi l'attendait déjà debout prêt à l'accueillir. Le clerc s'inclina devant le maître des terres du Drogo et le salua.
« Votre Grâce, je vous remercie pour m'avoir permis de venir auprès de vous. Il faut avouer qu'un tel privilège ne nous a pas été accordé depuis longtemps. Vos prédécesseurs semblaient être sourds à notre demande sans vouloir en quelconque façon insulter votre auguste père. »
Teheb accorda un léger sourire au patriarche. Après mûre réflexion, il était venu à la conclusion que la religion était inévitablement un des principaux points de la politique du royaume et que donc il fallait par nécessité terrestre et céleste rapprocher le trône et l'autel à nouveau comme ce fut le cas durant des très nombreux siècles. Ceci concordait aussi avec le renforcement de la mission catholique au Zanyane qui fut vu comme sur long terme dangereuse sur le plan religieux et politique. Les relations entre la papauté et l'orthodoxie arienne furent catastrophique depuis presque dix-sept siècles et malheureusement rien semblait indiquer que ceci allait rapidement changer. Le soutien de la couronne au patriarcat était donc inévitable car il était impossible de séparer le pouvoir religieux du pouvoir temporel sans mettre en péril la cohésion sociale. Le souverain répondit.
« C'est pour nous un grand honneur de pouvoir vous recevoir. Nous sommes conscients que la séparation du trône et l'autel est une chose navrante. Surtout en cette époque nous devons resserrer les liens entre les deux piliers du règne de dieu sur terre pour faire face aux incursions catholiques au Zanyane. »
Le patriarche aimait la réponse. La mission catholique fut certainement un des principaux sujets d'inquiétude mais le vieil homme fut confiant. Dieu avait montré que la doctrine trinitaire fut erronée et que la doctrine arienne la seule voie pour le salut du christianisme. Le prêtre répondit alors au monarque.
« C'est pour ceci que nous avons demandé une audience auprès de votre grâce. Mais nous sommes confiants dans la victoire de la vraie foi, orthodoxe et arienne, sur ceux qui veuillent la détruire. Dieu nous prouve que Saint Arius avait raison. Tous les patriarcats ayant soutenus la doctrine trinitaire radicale ont été balayés par l'histoire. Les premiers patriarcats ont disparus sous les sabres des musulmans et ce qui restait de nos confrères orthodoxes ont disparus par le communisme, devenant des simples serviteurs du mal. Et même le dernier et plus puissant patriarcat, celui d'Urba n'est plus car détruit et dissout par le libéralisme. Seul le patriarcat de Baratheon, siège de l'apôtre Saint Thomas, reste fier et fidèle à la parole de Dieu et de son fils Jésus-Christ. Le concile de Nicée, hérésie suprême envers la vraie nature de la Trinité, a été anéanti par Dieu lui-même. Il est ainsi notre devoir sacré d'apporter la parole du Christ à tous les peuples et à ceux qui ont été dupés par les patriarches hérétiques. Pour cette raison nous voudrions demander très humblement si votre grâce serait disposé de soutenir financièrement des missions vers le Kosaria, la terre sainte et le Dogaba. Nous sommes convaincus de non seulement freiner la mission catholique mais en plus d'apporter la bonne parole à ces pauvres âmes. »
Teheb écouta attentivement la demande du patriarche. Elle était justifiée et avait beaucoup de raison même si, à titre personnel, Teheb avait une vision moins « fanatique » de la mission mais de toute façon c'était un élément inévitable de toute religion. Il fallait simplement savoir le canaliser. Il n'était pas favorable à un cours de confrontation avec les catholiques mais à la fin, la mission concernera avant tout les gens qui n'ont pas encore embrassé le christianisme. Il était fort peu probable qu'il ait une vraie « course aux âmes ». Il offrit au patriarche la réponse suivante.
« Nous sommes disposés de financer ces missions pour permettre la diffusion de la bonne nouvelle. Néanmoins nous nous permettrons d'intervenir en cas d’excès quelconque mais nous sommes convaincus que rien aura lieu de ceci. Nous voudrions aussi être informé au sujet des avancés des missions pour savoir quelle est la situation exacte. Comme vous, nous sommes convaincus que l'orthodoxie arienne triomphera mais pour que ceci ait lieu, nous voudrions que la mission se fasse dans les meilleures conditions. Également nous pensons qu'il serait bien que les missionnaires en Roumélie tentent d'apporter aux gens qui sont opprimés dans leur culture une aide en ouvrant des écoles et centres de culture kosarien. Il n'est pas acceptable que les cultures traditionnelles soient détruites par des étrangers. »
Le patriarche fut très satisfait de la réponse du souverain. Voilà enfin un monarque plus ouvert et plus conscient de l'orthodoxie. Le prêtre était tout à fait en accord avec le monarque. Concernant la Roumélie, il fut un peu méfiant, craignant que ceci allait apporter des problèmes mais il était difficile de refuser cette demande sans risquer de perdre l'appui financier de la couronne. Le patriarche conclut donc qu'il était mieux d'approuver la dernière demande du roi Teheb. Le vieux prêtre était dans son cœur d'accord avec le roi, la destruction culturelle commise par la Roumalie fut inacceptable. Il répondit donc au souverain.
« Nous sommes tout à fait disposés à accepter vos demandes. Vous serez donc informé à intervalle régulier sur la situation et l'avancé de la mission. Nous pensons que votre demande n'est en rien exagérée et aussi légitime. Au sujet de la Roumélie, nous partageons vos craintes. Les actions de la Roumalie sont terriblement déshonorantes. Leur conviction d'imposer leur culture à une autre population ne peut que réveiller auprès de nous mépris et dégoût. Nous espérons qu'ils échoueront. Sachez votre grâce que nous vous remercions pour le temps que vous nous avez accordé et que nous ne désirons pas vous retenir d'avantage. »
Le patriarche s'inclina et quitta l'office, laissant le souverain seul. Teheb fut satisfait de la rencontre. Au moins désormais une politique religieuse plus ambitieuse allait voir le jour et aussi un renforcement de la politique régionale trop longtemps laissée en friche. Après cette rencontre, le monarque allait encore devoir assister au conseil royal pour discuter concernant la production de café. Le royaume produisait des larges excédents de café et il fallait maintenant savoir comment en tirer un maximum de profit. Une idée fut de vendre le café à l'extérieur en échange d'or et fer mais il fallait savoir comment concrètement et vers quel pays. Un autre sujet de préoccupation fut la question des mines d'or et de diamants mais Teheb ne préférait pas aborder cette question dans le conseil royal vu qu'Abel Tangente fut présent et que sa famille protégeait avec férocité les mines des montagnes du Nord qui contenaient des vastes gisements de diamants. C'était un sujet délicat pour lequel il n'avait pas encore trouvé de solution approprié mais ceci viendrait, il en était certain. Le principal soucis sera de limiter l'affrontement avec les Tangentes en tentant de compenser la perte des mines par quelques droits financiers.
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Amaski
<center>HISTOIRE ET VIE AU DROGO
- Partie 9 : Fødselen av ond -
[img]http://img844.imageshack.us/img844/1657/vikingvampireericnorthm.jpg[/img]</center>
Erik Skaldgrad était assis dans un vieux fauteuil dans une des chambres du palais royal drogo. Le nordique avait prit soin d’aménager son bureau en fonction de ses goûts personnels. Il savait très bien que si tout se jouait comme planifié, qu'il n'y siégerait pas longtemps dans ce lieu. Il avait juste eu besoin de pouvoir profiter du réseau diplomatique de ce pays ainsi que d'une base sûre pour pouvoir opérer à fin de réussir le projet « phoenix ». Sur le bureau se trouvait des nombreux documents, journaux ainsi que deux livres. Le premier fut un exemplaire portant le nom de : De principate et un autre : ars bellum d'un vieux auteur connu sous le nom de Niccolo Machiavel. Ces deux lectures étaient indispensables pour celui qui aspirait au pouvoir même si leur but ne fut pas identique à celui de Skaldgrad. Alors que l'auteur de De principate aspirait à créer la république idéale, lui, il avait bien d'autres plans.
Il y avait aussi sur la table un journal affichant en grand titre la situation sanitaire et alimentaire du Lochlann. Il n'y avait rien à dire. Le Lochlann allait très mal et le gouvernement actuellement en place se montra encore plus incompétent que craint. Mais d'une certaine façon ces problèmes avaient aussi un aspect positif. Posé sur le journal se trouvait une lettre ouverte qu'Erik venait de lire. C'était une de trois lettres venues du Lochlann dotée d'une importance capitale. Bien de gens pourrait risquer la mort si au Lochlann on les attrapait avec des tels missives mais pas dans ce pays, pas dans ce royaume médiéval avec presque aucun contrôle étatique. Ces trois lettres pouvaient changer beaucoup de chose voir peut être même influencer radicalement le destin de l'Alméra occidentale. Ils portaient en eux la semence d'une tempête pouvant terrasser bien de choses. Erik Skaldgrad faisait partie d'une espèce d'humains qui avaient un avantage sur leurs congénères : il croyait en ce qu'il disait et avait aussi une vision d'avenir. Maintenant ce qu'il fallait c'était que Fortuna lui offre l'occasion à fin qu'il puisse la prendre par les cheveux et ériger sa vision de l'avenir. Ce moment semblait enfin être venu. Comme dans le cadre d'un orchestre, tous les instruments et outils furent prêts. Prêts à entamer la symphonie du renouveau. Prêts à faire trembler les peuples du Sud, de l'Est et de l'Ouest face à la magnitude et force du concert nordique. Erik se leva, sortit un vieux disque d'un des tiroir du bureau pour le poser sur le tourne-disque. Il posa alors délicatement l’aiguille sur le disque. Il alluma alors la machine et c'était alors la chevauchée des valykrie qui résonnait dans la chambre, commençant timidement pour ensuite se déchaîner dans l'ouragan connu par tous. Erik Skaldgrad observa la mur depuis les fenêtres. Un vent chaud souffla dehors. Décidément il préférait d'avantage le froid du Nord à la chaleur écrasante du Sud.
Erik se perdit alors dans ses pensées. Il se questionnait sur ce que Brown et Venternen devait être entra de faire. Se promenaient-elles dans un parc ? S'occupaient ces deux femmes de leur jardin ou de leur chien ? Certainement qu'elles dormaient très bien dans leurs lits de soie et entouré de leurs putes prêts à s'offrir à elles. Skaldgrad espérait qu'elles profitaient bien de leurs vies, qu'elles aspiraient le nectar de leur prospérité pour qu'ensuite sa perte soit plus grande, pour que la douleur des champs de ruines soit plus profond. Un jour, ceci était la certitude d'Erik, ces deux femmes allaient souffrir. Pas une souffrance atroce qui tue. Non, une douleur lente, très lente. Ne douleur qui ne tue pas, qui ronge le corps depuis l'intérieur sans offrir la mort salvatrice. Un mal qui avance lentement, qui pousse les nerfs au bout, qui rend fou et saccage tout sur son passage. Oui, il voulait voir ces deux femmes souffrir comme aucun humain avait souffert avant.
Les souvenirs remontaient dans sa mémoire. Il voyait encore les visages de sa femme, Eva, entra de l'embrasser avant le départ vers le front. Il se souvenait encore des yeux surpris de sa fille voyant son père dans l'uniforme, prêt à se sacrifier pour le hjemland. C'était la dernière image qu'il avaient d'elles vivantes. Ensuite il avait tourné le dos aux siens pour se tourner vers la nation, pour aller lutter pour elle contre ses ennemis. Quatre mois plus tard il était revenu. Les rues étaient vides et quand il était rentré chez lui, il avait retrouvé la mort laissé sur les champs de bataille. La guerre d'antan avait eu le respect des foyers. Elle frappait avec la pire violence sur les champs de bataille. C'était un massacre d'hommes mais elle n'osait jamais franchir le seuil de la maison du commun et lever la main sur les femmes, vieillards et enfants. C'était ça ce que différenciait la guerre de la maladie : elle ravageait que ceux qui portaient les armes. Mais le siècle de l'honneur était mort. Le libéralisme avait enlevé à la guerre sa rationalité. Avait transformé cette déesse admiré par tant en une féroce bête non-pensante. A la place des batailles, avaient lieu les génocides. A la place des drapeaux, c'étaient les intérêts d'entreprises qui primaient. Brown et Venternen avait empoisonnés la guerre, violés la paix, profaner la vertu et la pureté des races.
Erik Skaldgrad avait prêté un serment le jour ou des millions de vies furent sacrifiés sur l'autel du capitalisme. Jamais il ne reposerait avant que les bourreaux furent chacun noyés dans le sang de leur peuple. Il avait l'intention de tenir cette promesse. Le jour viendrait. Il le savait. Le Providence lui accordera cette dernière faveur avant que la mort du guerrier l'emporte. La musique s'arrêta et c'est alors le son de la mort de Siegfried qui remplaça la fureur des valkyries. Au début il avait rien. Soudainement le son d'une trompette. Encore du silence. Timidement l'orchestre entra en jeu. Un son lourd interrompu par le plus beau des instruments : le silence. C'était la plus belle pièce de la Götterdämmerung pour Erik. La force du silence, de la sobriété et de la timidité offrait à la musique la majesté du mourant, la gloire de la tristesse. Combien de fois n'avaient-il pas entendu cette musique depuis que le libéralisme avait tué sa famille. Mais comme dans cette musique, le son de l'espoir se trouva à la fin. L’apothéose du guerrier vainqueur de la terrible bête. Finalement l'histoire ne changeait jamais. C'était toujours la lutte entre le guerrier nordique et une bête monstrueuse sans cœur et pitié.
Le ciel s'obscurcit alors. Une tempête était en approche. Dans ce climat du sud, le temps fut aussi rapide que les vents au Nord. La pluie pouvait frapper à tout moment, sans prévenir, et ensuite repartir comme elle était venu. Erik était heureux de bientôt pouvoir revenir au Nord, quitter cette humidité et cette chaleur une fois pour toute. Il voulait ressentir le froid sur ses joues, la beauté de la neige et la glace. La rigueur des esprits, les gens vivant en formations. Le Sud ce fut pour lui un refuge forcé. L'Alméra fut trop instable. Les pays changeant d'idéologie de manière constante, les conservateurs, libéraux et communistes luttant entre eux pour les morceaux du grand gâteau de ce qui fut jadis le cœur de la civilisation avant que le libéralisme et le communisme viennent tout pourrir depuis l'intérieur. Le Drogo était devenu un choix de raison et non de cœur. Il n'avait aucune amour pour les gens au teint noir. Pour lui, on pouvait pas leur confiance et leurs esprits lui semblait aussi obscure que leur peau. Il supportait chaque jour moins la présence presque infectieuse des juifs dans ce pays. Ils étaient partout ou l'argent fut. Une vraie peste qui refusait de s'adapter et s’enrichissait sur le malheur de ceux qui avaient empruntés trop d'argent. Mais il y avait pire. Bien pire. Mieux valait vivre auprès des sauvages que parmi les soi-disant sociétés civilisées qui vénéraient des garces de quinze ans habillés en prostitué et accompagnés de chiens de la taille de rats.
Le ciel s'éclaircit à nouveau et le Soleil reprit sa place. Puissant astre dominant sans contestation. Lumière et chaleur, voila ce que le Soleil offrait, en étant invincible et inapprochable. Bientôt, ainsi la certitude d'Erik Skaldgrad, il reverra le Soleil nordique. Bientôt le son de la glaive résonnera pour taire le son de l’infamie et la perversion. Snart rike solen stige slik at verden brenner.
- Partie 9 : Fødselen av ond -
[img]http://img844.imageshack.us/img844/1657/vikingvampireericnorthm.jpg[/img]</center>
Erik Skaldgrad était assis dans un vieux fauteuil dans une des chambres du palais royal drogo. Le nordique avait prit soin d’aménager son bureau en fonction de ses goûts personnels. Il savait très bien que si tout se jouait comme planifié, qu'il n'y siégerait pas longtemps dans ce lieu. Il avait juste eu besoin de pouvoir profiter du réseau diplomatique de ce pays ainsi que d'une base sûre pour pouvoir opérer à fin de réussir le projet « phoenix ». Sur le bureau se trouvait des nombreux documents, journaux ainsi que deux livres. Le premier fut un exemplaire portant le nom de : De principate et un autre : ars bellum d'un vieux auteur connu sous le nom de Niccolo Machiavel. Ces deux lectures étaient indispensables pour celui qui aspirait au pouvoir même si leur but ne fut pas identique à celui de Skaldgrad. Alors que l'auteur de De principate aspirait à créer la république idéale, lui, il avait bien d'autres plans.
Il y avait aussi sur la table un journal affichant en grand titre la situation sanitaire et alimentaire du Lochlann. Il n'y avait rien à dire. Le Lochlann allait très mal et le gouvernement actuellement en place se montra encore plus incompétent que craint. Mais d'une certaine façon ces problèmes avaient aussi un aspect positif. Posé sur le journal se trouvait une lettre ouverte qu'Erik venait de lire. C'était une de trois lettres venues du Lochlann dotée d'une importance capitale. Bien de gens pourrait risquer la mort si au Lochlann on les attrapait avec des tels missives mais pas dans ce pays, pas dans ce royaume médiéval avec presque aucun contrôle étatique. Ces trois lettres pouvaient changer beaucoup de chose voir peut être même influencer radicalement le destin de l'Alméra occidentale. Ils portaient en eux la semence d'une tempête pouvant terrasser bien de choses. Erik Skaldgrad faisait partie d'une espèce d'humains qui avaient un avantage sur leurs congénères : il croyait en ce qu'il disait et avait aussi une vision d'avenir. Maintenant ce qu'il fallait c'était que Fortuna lui offre l'occasion à fin qu'il puisse la prendre par les cheveux et ériger sa vision de l'avenir. Ce moment semblait enfin être venu. Comme dans le cadre d'un orchestre, tous les instruments et outils furent prêts. Prêts à entamer la symphonie du renouveau. Prêts à faire trembler les peuples du Sud, de l'Est et de l'Ouest face à la magnitude et force du concert nordique. Erik se leva, sortit un vieux disque d'un des tiroir du bureau pour le poser sur le tourne-disque. Il posa alors délicatement l’aiguille sur le disque. Il alluma alors la machine et c'était alors la chevauchée des valykrie qui résonnait dans la chambre, commençant timidement pour ensuite se déchaîner dans l'ouragan connu par tous. Erik Skaldgrad observa la mur depuis les fenêtres. Un vent chaud souffla dehors. Décidément il préférait d'avantage le froid du Nord à la chaleur écrasante du Sud.
Erik se perdit alors dans ses pensées. Il se questionnait sur ce que Brown et Venternen devait être entra de faire. Se promenaient-elles dans un parc ? S'occupaient ces deux femmes de leur jardin ou de leur chien ? Certainement qu'elles dormaient très bien dans leurs lits de soie et entouré de leurs putes prêts à s'offrir à elles. Skaldgrad espérait qu'elles profitaient bien de leurs vies, qu'elles aspiraient le nectar de leur prospérité pour qu'ensuite sa perte soit plus grande, pour que la douleur des champs de ruines soit plus profond. Un jour, ceci était la certitude d'Erik, ces deux femmes allaient souffrir. Pas une souffrance atroce qui tue. Non, une douleur lente, très lente. Ne douleur qui ne tue pas, qui ronge le corps depuis l'intérieur sans offrir la mort salvatrice. Un mal qui avance lentement, qui pousse les nerfs au bout, qui rend fou et saccage tout sur son passage. Oui, il voulait voir ces deux femmes souffrir comme aucun humain avait souffert avant.
Les souvenirs remontaient dans sa mémoire. Il voyait encore les visages de sa femme, Eva, entra de l'embrasser avant le départ vers le front. Il se souvenait encore des yeux surpris de sa fille voyant son père dans l'uniforme, prêt à se sacrifier pour le hjemland. C'était la dernière image qu'il avaient d'elles vivantes. Ensuite il avait tourné le dos aux siens pour se tourner vers la nation, pour aller lutter pour elle contre ses ennemis. Quatre mois plus tard il était revenu. Les rues étaient vides et quand il était rentré chez lui, il avait retrouvé la mort laissé sur les champs de bataille. La guerre d'antan avait eu le respect des foyers. Elle frappait avec la pire violence sur les champs de bataille. C'était un massacre d'hommes mais elle n'osait jamais franchir le seuil de la maison du commun et lever la main sur les femmes, vieillards et enfants. C'était ça ce que différenciait la guerre de la maladie : elle ravageait que ceux qui portaient les armes. Mais le siècle de l'honneur était mort. Le libéralisme avait enlevé à la guerre sa rationalité. Avait transformé cette déesse admiré par tant en une féroce bête non-pensante. A la place des batailles, avaient lieu les génocides. A la place des drapeaux, c'étaient les intérêts d'entreprises qui primaient. Brown et Venternen avait empoisonnés la guerre, violés la paix, profaner la vertu et la pureté des races.
Erik Skaldgrad avait prêté un serment le jour ou des millions de vies furent sacrifiés sur l'autel du capitalisme. Jamais il ne reposerait avant que les bourreaux furent chacun noyés dans le sang de leur peuple. Il avait l'intention de tenir cette promesse. Le jour viendrait. Il le savait. Le Providence lui accordera cette dernière faveur avant que la mort du guerrier l'emporte. La musique s'arrêta et c'est alors le son de la mort de Siegfried qui remplaça la fureur des valkyries. Au début il avait rien. Soudainement le son d'une trompette. Encore du silence. Timidement l'orchestre entra en jeu. Un son lourd interrompu par le plus beau des instruments : le silence. C'était la plus belle pièce de la Götterdämmerung pour Erik. La force du silence, de la sobriété et de la timidité offrait à la musique la majesté du mourant, la gloire de la tristesse. Combien de fois n'avaient-il pas entendu cette musique depuis que le libéralisme avait tué sa famille. Mais comme dans cette musique, le son de l'espoir se trouva à la fin. L’apothéose du guerrier vainqueur de la terrible bête. Finalement l'histoire ne changeait jamais. C'était toujours la lutte entre le guerrier nordique et une bête monstrueuse sans cœur et pitié.
Le ciel s'obscurcit alors. Une tempête était en approche. Dans ce climat du sud, le temps fut aussi rapide que les vents au Nord. La pluie pouvait frapper à tout moment, sans prévenir, et ensuite repartir comme elle était venu. Erik était heureux de bientôt pouvoir revenir au Nord, quitter cette humidité et cette chaleur une fois pour toute. Il voulait ressentir le froid sur ses joues, la beauté de la neige et la glace. La rigueur des esprits, les gens vivant en formations. Le Sud ce fut pour lui un refuge forcé. L'Alméra fut trop instable. Les pays changeant d'idéologie de manière constante, les conservateurs, libéraux et communistes luttant entre eux pour les morceaux du grand gâteau de ce qui fut jadis le cœur de la civilisation avant que le libéralisme et le communisme viennent tout pourrir depuis l'intérieur. Le Drogo était devenu un choix de raison et non de cœur. Il n'avait aucune amour pour les gens au teint noir. Pour lui, on pouvait pas leur confiance et leurs esprits lui semblait aussi obscure que leur peau. Il supportait chaque jour moins la présence presque infectieuse des juifs dans ce pays. Ils étaient partout ou l'argent fut. Une vraie peste qui refusait de s'adapter et s’enrichissait sur le malheur de ceux qui avaient empruntés trop d'argent. Mais il y avait pire. Bien pire. Mieux valait vivre auprès des sauvages que parmi les soi-disant sociétés civilisées qui vénéraient des garces de quinze ans habillés en prostitué et accompagnés de chiens de la taille de rats.
Le ciel s'éclaircit à nouveau et le Soleil reprit sa place. Puissant astre dominant sans contestation. Lumière et chaleur, voila ce que le Soleil offrait, en étant invincible et inapprochable. Bientôt, ainsi la certitude d'Erik Skaldgrad, il reverra le Soleil nordique. Bientôt le son de la glaive résonnera pour taire le son de l’infamie et la perversion. Snart rike solen stige slik at verden brenner.