[CNSR] Centre National des Services de Renseignement

Vladimir Ivanov

Message par Vladimir Ivanov »

Top-Secret
1er Février

LE KIROVISME : PLUS FORT QUE KIROV

Au Bureau de Travail et Résidence officielle du Chef du NKRD, Joseph Markov, à Novgorod

[img]http://www.linternaute.com/actualite/magazine/lieux-interdits-et-secrets/image/loubianka-616617.jpg[/img]

Ivan Terienkov : Dobriï Vietcher, Tavarisch moï drouk !

Joseph Markov : Dobriï Vietcher, Tavarisch-Eksark !

Ivan Terienkov : Tu as vu les derniers évènements en Valacida ?

Joseph Markov : Oui... ces salopards profitent de l'absence de perversion capitaliste dans ce pays pour y faire passer leurs idéaux... chose totalement impossible en démocratie libérale occidentale.
Tu as du travail Camarade-Exarque.

Ivan Terienkov : Les monarchistes dominent les mers, mais sur terre ils seront écrasés.

Joseph Markov : Et si nous l'abandonnions ? Barka n'est qu'un incompétent et l'impérialisme de la SA menacera une fois de plus et peut-être même une fois de trop l'OTH... sur le continent, le Quantar sera encerclé... si vous voyez où je veux en venir.

Ivan Terienkov : Il ne faut pas prendre à la légère ce conflit. Le Valacida doit à tous prix gagner son combat contre la Sainte-Alliance. Pas seulement parce que son territoire nous offre l'opportunité d'une projection stratégique, pas seulement parce qu'il est socialiste et membre du Pacte. Car notez bien : si le Valacida réussi à se débarrasser de la révolte intérieure pilotée par Annabelle et Friedrich, alors... il se convertira au kirovisme.

Joseph Markov : Autrement dit, vous voulez dire que quel que soit le vainqueur, le nouveau régime sera bien différent de celui de Barka ?

Ivan Terienkov : Le socialisme valacide tel qu'on le connait actuellement est en retard. Il est vieux et bancal, archaïque et dégringolant. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle un tiers de son peuple a rejoint une idéologie cancérigène fondée sur le mensonge. Le christianisme est un piège à naïfs pour le compte des hypocrites manipulateurs. A l'origine, il s'infiltrait partout là où la pauvreté sévissait afin d'endiguer la contestation populaire anti-capitaliste. Aujourd'hui, il tend à être abandonné au profit de la pornographie comme arme du patronat contre ses ennemis : ce qui explique la déchristianisation et les persécutions "douces" contre les pratiquants dans les régimes occidentaux. Mais alors qu'une fois de plus la victime de cette rébellion est le régime socialiste, c'est bien les monarchistes conservateurs chrétiens qui se placent en porte-étendard de cette insurrection. Il faut dire qu'au Valacida les perversions du Capitalisme ne se sont que fort peu propagées, ce qui a ouvert les portes spirituelles de la population pauvre du Nord aux religieux qui ont pu y étendre leur influence. Le Valacida aurait été capitaliste, une rébellion monarchistes aurait été scientifiquement impossible comme vous l'avez dit.
Toutefois, la faute est notre, le problème est de notre côté puisque le peuple valacidien était jusqu'à maintenant sous la direction d'un régime autoritaire. Un régime autoritaire est à la fois liberticide, irrationnel, pesant, inefficace sur long terme et surtout, bien-sûr, très impopulaire. Cette révolte s'explique scientifiquement.
Barka est un vieux dictateur comme un autre qu'il convient de changer. Et lorsque les monarchistes seront vaincus, croyez-moi, le régime qui va lui succéder sera enfin digne d'un véritable totalitarisme. Le Valacida sera encore plus pure qu'avant.

Il vaut mieux une jolie fille intelligente qu'un gorille sans cervelle pour contrôler un groupe de révoltés. Avec un fusil, l'homme fort sera désobéit lorsqu'il tournera le dos à ses "sujets". Sans fusil, une belle femme sera violée et battue par ses mêmes "sujets". Mais une jolie fille avec un fusil, sera d'abord crainte avant d'être respectée, puis admirée et enfin, obéit.
Le régime politique kirovien n'est rien de plus qu'une gentille femme, fragile, magnifique, intelligente et... armée jusqu'aux dents.
Car tel est le redoutable objectif du totalitarisme : transformer le psychisme humain jusqu'à ce qu'il soit persuadé de la bonté de l’État qui le dirige, fusionner la beauté de la propagande et de l'idéal révolutionnaire avec la sur-puissance de l'armée et de la police.
Le principe du totalitarisme consiste à se doter d'un fusil sans jamais l'utiliser. Le totalitarisme c'est l'interrogateur qui vide lentement et progressivement sa valise de tous les instruments de torture qu'elle contient devant les yeux de l'interrogé terrorisé... et jouer au "gentil flic" à la minute qui suit.
Lorsque le régime de Barka s’essoufflera à la suite de cette guerre fratricide contre les monarchistes, un nouveau régime naîtra lentement. Un puissant guerrier valacide en cuirasse blanche tiendra dans ses mains un livre formateur et un marteau destructeur. Une sublime valacide en robe longue aux couleurs rouges-vives attrayantes s'avancera armée d'une faucille terriblement acérée. L'ouvrier et la kolkhozienne, la force, la beauté et l'intelligence, le Pouvoir, la Gloire et le Savoir aux services d'une cause qui les dépasse, seule à disposer de l'Avoir : l’État tout-puissant.

Joseph Markov : Je n'en doute pas, le Valacida se convertira, Camarade-Exarque !

Ivan Terienkov : Le CVK réalisera humblement son devoir dans ce pays. J'ai déjà beaucoup à faire avec la Main Noire au Zanyane, au Barebjal et en Juvna, sans parler du Viek Koing. J'ai donc décidé d'y envoyé mon second, le Commandant et Vicaire du Rovostran Vladimir Saraïev, pour commander les opérations anti-monarchistes.
Quant à toi Camarade-Markov, je me dois de te charger d'une mission de la plus haute importance.
Nous sommes en 2017, un an après la fin de la Terreur, et il est temps d'accomplir ton deuxième devoir : la Purge. Toi et tes agents nettoierez l’État et le Parti de tous les paresseux et profiteurs du système.
Sitôt repérés, sitôt accusés, sitôt condamnés, sitôt éliminés.
En premier lieu, le NKRD surveillera, espionnera et traquera tous les fonctionnaires rostovs, agents de l’État et membres du Parti. Vous avez suffisamment d'informateurs pour faire ce travail. Dans un deuxième temps, le NKRD dénoncera tous ceux qui doivent l'être : le quotas minimal à dépasser est de 500 000, le quotas-maximum est de un million. Dans un troisième temps, vous les livrerez à la Justice. L’Accusateur Public qui se chargera de discréditer les plus importants d'entre-eux sera le Grand-Confesseur Lavrenti Arkhanine : cet homme éliminera sans pitié tous ceux qui jouissent de leur poste au détriment des plus pauvres. Enfin, le dernier temps ne sera autre que la neutralisation pure et simple de tous les condamnés : 450 000 déportations en Juvna et 50 000 condamnations à mort pour les quotas minimum.
Cette nouvelle Grande Purge de 2017 concernera tous les agents de l’État, sans exception. L’État est puissant parce qu'il est impersonnel et inhumain.
Ce qui signifie que le Camarade-Kirov, non-pas son Esprit mais l'être organique qui l'abrite, sera compté dans la liste des personnes susceptibles d'être condamnées.
Comme tu le sais, le Camarade-Généralissime est encore absent : il est dans son laboratoire de travail de Krasnoïarsk-983. J'ai une confiance totale en Kirov, comme vous tous au NKRD j'en suis convaincu. Néanmoins, le totalitarisme rationaliste est universel et tout individu doit se soumettre à ses règles.
Tu sais ce qu'il te reste à faire, mon ami.

Joseph Markov : Je tuerai Kirov pour le Kirovisme !

Ivan Terienkov : Ainsi notre système étatique sera purifié de tous ses parasites profiteurs.
Ne l'oublions jamais et nous ne cesserons jamais de la répéter : en Rostovie, tout le monde se doit de travailler la sueur au front. Nous avons tous le devoir de souffrir pour la Patrie des Travailleurs, pour l’État-Parti Communiste et pour la Révolution scientifique permanente. Une souffrance collective et fraternelle mais bureaucratique et organisée, une souffrance volontaire et universelle mais rationnelle et insensible. Son intensité, parfois à la limite du supportable pour un simple humain, sera compensée par son utilité.
Vive l'U.R.K.R.,
Vive le Kirovisme,
Vive le Rovostran.

-les deux hommes : "HOURRA !"

[img]http://idata.over-blog.com/0/50/27/31/fouquier_accusateur.jpg[/img]
Vladimir Ivanov

Message par Vladimir Ivanov »

SECRET
début-2017

[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/03/7/1516511941-484194lightvirus1.jpg[/img]

Les armes virales et bactériologiques de l'U.R.K.R., ou le "bioterrorisme kirovien" (1)
Août 2016

[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/03/7/1516511941-674917blasondeiakoutsk8582.png[/img]
Blason du Centre Iakoutsk-858

[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/03/7/1516511941-767878terienkov72.png[/img]
Le GenSek et Exarque Ivan Terienkov, surnommé "l'Archange du Rovostran", est le grand planificateur de la recherche rostovique, et notamment en matière d'armes bactériologiques.

La ZATO de Iakousk-858 est un immense laboratoire souterrain renfermant le gros de l'arsenal d'armes biologiques de l'U.R.K.R..
19 000 biologistes, ingénieurs et techniciens y travaillent.

PS : mis à part une citation wiki et quelques rares paraphrases de documentaires vidéos et sites de médecine/santé, c'est 99% "made in Vlad".

INTRODUCTION

1) Qu'est-ce qu'une cellule ?
Une cellule (du latin cellula qui signifie "petite chambre") est une entité vivante de quelques micromètres (en général de 1 à 100 selon les types) qui compose tous les tissus organiques. Elle est l'unité structurelle et fonctionnelle de tous les organismes vivants et abrite leur matériel génétique (ADN). Grâce aux membranes plasmiques qui entourent le cytoplasme et les délimitent dans l'espace, elles interagissent de manière coordonnée dans l'organisme. Elles ont une durée de vie limitée, se reproduisent et après leur mort, transmettent aux nouvelles cellules le programme génétique de l'être pluricellulaire.
On distingue deux types de cellules :
_ Procaryote : être vivant unicellulaire (cellule sans noyau)
_ Eucaryote : cellule "normale"* avec noyau et mitochondries (organites récupérant l'énergie des autres molécules)
*"eu" signifiant "normal".

2) Qu'est-ce qu'un ADN ?
L'Acide désoxyribonucléique (ADN) est une molécule (assemblage chimique d'atomes électriquement neutres) qui contient tous les éléments biologiques nécessaires au fonctionnement de l'organisme dans l'espace et dans le temps. Il est appelé "génome" car son rôle est de stocker l'information génétique des êtres vivants. Il est différent dans chacun d'entre-eux. Transmit lors de la reproduction, il est le garant de l'hérédité. Soumis à la sélection naturelle, l'ADN assure l'évolution biologique des espèces depuis des centaines de millions d'années (il attire ainsi toute l'attention des recherches du Rovostran). Sa structure chimique se compose des quatre célèbres molécules organiques (nucléotide) dits "bases azotées" ou "bases nucléiques" : adénine, cytosine, guanine et thymine (ATGC ou TACG par ordre interactifs entre les deux premières et entre les deux dernières nucléobases).
Dans l'acide ribonucléique (ARN), une molécule apparentée à l'ADN ayant un rôle intermédiaire dans tout organisme vivant, l'uracile remplace la thymine.

3) Qu'est-ce qu'une bactérie ?
La bactérie est un procaryote, à savoir un organisme vivant unicellulaire sans noyau ni mitochondries (organites) et constituée d'une paroi externe rigide, contenant des molécules glucidiques. Leur taille ne dépasse pas 2 micromètres et peuvent passer en dessous des 0,1 micron (micromètre). Elles s'apparentent à de "petits invertébrés" prenant diverses formes, souvent très simples (allongées et cylindriques pour les bacilles ou sphériques pour les coques par exemple). N'ayant qu'un seul chromosome sans membrane et noyé dans le cytoplasme elle est donc une cellule procaryote.
Les bactéries sont réparties en deux grands domaines : les eubactéries (bactéries "normales") et les archées (organismes moins connus apparentés aux bactéries).
Omniprésentes dans n'importe quel biotope, les bactéries se scissionnent (multiplication bactérienne) toutes les trente minutes en milieu favorable, leur reproduction est végétative (asexuée). Elles sont dans l'organisme humain, largement plus nombreuses que les autres cellules (non-bactériennes). La plupart sont essentielles au bon fonctionnement des organismes vivants pluricellulaires, comme l'être humain (c'est le cas par exemple, de la flore intestinale).
[quote]"Il y a environ 40 millions de cellules bactériennes dans un gramme de sol et 1 million de cellules bactériennes dans un millilitre d’eau douce. On estime qu'il y aurait (à un instant donné) quatre à six quintillions (4 ×10^30 à 6×10^30), soit entre 4 et 6 mille milliards de milliards de milliards de bactéries dans le monde, représentant une grande partie de la biomasse de la Terre."
Source extérieure[/quote]
Les bactéries à endospore sont les plus résistances aux conditions environnementales, et certaines d'entre-elles dites "parasitaires" sont pathogènes (provoquent des maladies).
Pour se défendre, l'organisme humain utilise des globules blancs polynucléaires qui viennent phagocyter les intrus (bactéries-parasites). D'autres globules blancs, les lymphocytes, fabriquent des anticorps antibactériens. En médecine, l'antibiotique est une molécule qui a pour rôle de les éliminer ou de bloquer leur croissance (ils deviennent alors des bactériostatiques). Il existe également d'autres bactéricides comme les virus bactériophages.

4) Qu'est-ce qu'un virus ?
Un virus (terme latin ancien qui signifie "poison") est une particule et un micro-organisme acellulaire, une sorte de petite boule d'acide nucléique entourée de protéines. Il est une forme de vie biologique "incomplète" car il a besoin des cellules d'un organisme d'être vivant (cellules hôtes) pour se reproduire alors qu'il les détruit en cours de processus, lorsque le virus y puise l’énergie et la nourriture dont il a besoin pour se multiplier et ensuite infecter l'ensemble de l'organisme de la victime.
Ils sont en général plus petits que les bactéries : leur taille varie entre quelques dizaines et centaines de nanomètres.
La maladie la plus commune provoquée par le virus est l'épidémie de grippe.
Ils sont insensibles aux antibiotiques et peuvent contaminer toute sorte d'êtres vivants... y compris les bactéries !

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Liste et caractéristiques des principales maladies "naturelles" utilisées comme ADM biologiques pour l'ANR et le Rovostran :

à suivre...
Vladimir Ivanov

Message par Vladimir Ivanov »

Liste des principales maladies considérées comme des ADM biologiques :

I- La maladie du Charbon
Bactérie : Bacillus anthracis (bacille du charbon)

[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/03/7/1516511829-515293visageanthrax.jpg[/img]

A ne pas confondre avec "l'anthrax" (qui n'est son nom qu'en langue anglaise), cette maladie infectieuse peut toucher aussi bien les hommes que les animaux (anthropozoonose).

Moyens de transmission :
Cette maladie n'est pas contagieuse.
La transmission se réalise par exposition aux spores de la bactérie après une égratignure de la peau (charbon cutanée), une ingestion de viande infectée (charbon intestinal) ou une inhalation respiratoire via des particules infectées -aérosol (charbon pulmonaire).

Mécanisme d'action dans l'organisme infecté :
La bactérie, un bacille immobile, est sporulante : elle infecte l'organisme au moyen de spores extrêmement résistants, riches en protéines (acides aminées), en nucléotides et en glucose pour sa composition.

Chronologie des symptômes :
_ Ils sont quasi-immédiats pour le charbon dit "cutané" (le plus fréquent et le plus facilement traitable) : ils apparaissent dans la journée qui suit l'infection de l'organisme. Elles se manifestent par l'apparition sur la peau lésée et infectée d'une bosse provoquant de fortes démangeaisons. S'en suit l'apparition de nombreuses vésicules cutanées au centre asséché devenant rapidement une croûte noire. Mais le malade n'en souffre pratiquement pas et n'a aucun autre symptôme. Des complications (annoncées par une fièvre, des frissons et le gonflement des ganglions lymphatiques autour des plaies -formation d’œdème) peuvent surgir en cas d'absence de traitement. Avec un traitement rapide, 80% des cas sont rapidement guéris. Les autres qui subiront la complication n'auront toutefois qu'entre 5 à 20% de chances de mourir.
_ Pour le charbon gastro-intestinal, ils surviennent en général au bout d'une petite semaine : formation d'un ulcère œsophagien avec douleurs abdominales, nausées, vomissements, diarrhée et saignements des voies gastro-intestinales (estomac et intestins), parfois ascite (accumulation de liquides intra-abdominales) et septicémie. La mort survient dans 40% des cas.
_ Quand au charbon pulmonaire, le plus grave, la chronologie des symptomes est très irrégulière selon les personnes : elles peuvent apparaître de 2 jours à plus d'1 mois après l'infection. Premier stade (traitement obligatoire pour la survie) : symptômes grippaux, fièvre, maux de poitrine, fatigue, toux sèche et malaises.
[quote]"Les spores infectieuses qui se sont déposées dans les alvéoles pulmonaires sont phagocytées par les macrophages [cellule de défense immunitaire]. Ces derniers finissent par éclater et les spores ainsi libérées sont transportées par le système lymphatique [vaisseaux dans lesquels transitent le sang dépourvu de globules rouges, pauvre en nutriment et riche en déchets], aux ganglions trachéobronchiques. Les spores donnent naissance à des formes végétatives qui se multiplient et qui produisent des toxines jusqu’à 60 jours plus tard."
Source extérieure[/quote]
Autrement dit, son système de fonctionnement est simple : les spores inhalées par le malade collent les muqueuses des voies respiratoires et attendent d'être absorbées par les cellules immunitaires. Une fois à l'intérieur de ces cellules, les spores deviennent des bactéries actives et commencent à se multiplier. Elles prennent le dessus sur les cellules hôtes puis s'échappent et infiltrent tout l'organisme. En quelques jours, des milliards de bactéries produisent d'innombrables protéines toxiques qui détruisent les tissus dans tout l'organisme.
Deuxième stade : pneumonie (inflammation des poumons), soit une forte fièvre, des essoufflements ("insuffisance respiratoire" grave), une fréquence cardiaque élevée, une hypotension artérielle (fatigue, vertiges) et des sueurs abondantes. Lorsque ces symptomes apparaissent, le malade a peu de chance de s'en sortir. La phase terminale se manifeste par des douleurs abdominales, une méningite aigüe (inflammation des tissus cérébraux) avec hémorragies, et enfin, une septicémie, dite "charbonneuse".

Des traitements existent pour chacune d'elles et doivent être prescrit le plus rapidement possible. Un délais dépassé de tout au plus 2 semaines sans traitement entraine la mort à coup sûr, surtout pour le charbon pulmonaire, le plus difficile à traiter.
La forme respiratoire de cette maladie (la plus grave et donc la plus intéressante) peut être aisément provoquée par le bio-terrorisme mais par des frappes localisées, très réduites géographiquement. La mort après infection du charbon pulmonaire survient autour de 70% des cas.
Il peut être utilisé par courrier contenant de la poudre infectée afin d'assassiner des personnes clés comme des scientifiques de haut-niveau ou des hommes politiques.
Vladimir Ivanov

Message par Vladimir Ivanov »

II- La Peste
Bactérie : bacille Yersinia pestis

[img]http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/a/a4/Medico_peste.jpg[/img]
Surtout présente au Moyen-Âge, l'épidémie de peste noire aurait tué à l'époque prêt de 75 millions de personnes. Ici, la représentation d'un médecin de l'époque doté du célèbre masque à bec, devenu le symbole de la maladie.

La peste est une maladie contagieuse d'hommes à hommes et provoquée par une bactérie transmise par la puce du rat. Les rongeurs représentant le réservoir de la maladie.

Mécanisme d'action dans l'organisme infecté et chronologie des symptômes :
Il existe trois formes de contraction.
_ la Peste bubonique : l'incubation après la piqure d'une puce infectée ne dépasse pas 6 jours (entre 3 et 6). Le germe de la maladie bactérienne s'y développe sur place avant d'atteindre le premier ganglion lymphatique (centre de production des anticorps et autres acteurs du système immunitaire), le plus souvent situé dans le canal inguinal (cordon testiculaire chez l'homme et ligament rond de l'utérus chez la femme ; soit la partie la plus fragile de la paroi abdominale). C'est ici que la bactérie s'arrête -temporairement- pour provoquer un gonflement œdémateux et une suppuration du ganglion, avant de former un bubon en cours de fistulisation avec pus, caractéristique principale de la peste bubonique. S'en suit à ce moment là une forte fièvre accompagnée de vertiges et de frissons.
Bien qu'il existe un traitement efficace et que sa contagiosité soit plutôt faible, la mort survient dans 30% des cas en l'absence de traitement par déshydratation ou complication de la maladie par généralisation des symptomes (et notamment septicémie).
_ la Peste septicémique : bien plus mortelle que la première, la forme septicémique de la maladie peut survenir après la forme bubonique dans environ 20% des cas lorsque les bacilles envahissent la circulation sanguine une fois la barrière ganglionnaire franchie, soit après le campement du parasite sur les lieux du bubon fistulé.
Les traitements existent contre la forme septicémique de la peste, mais ils sont moins efficaces, tandis que sa contagiosité augmente considérablement.
_ la Peste pulmonaire (ou pneumonique) : elle se déclenche lorsque le bacille Yersinia pestis infiltre directement l'organisme par voie respiratoire. La maladie est extrêmement contagieuse puisque la transmission est réalisée par expectoration (rejet purulent par la toux riche en bacilles) et la personne contaminée par inhalation des particules contenant le germe contractera une peste directement sous sa forme pulmonaire. Après une période d'incubation de quelques heures, s’installe une infection pulmonaire gravissime (intoxication des alvéoles) à laquelle peut s'ajouter une septicémie.
Un traitement existe mais il est inefficace s'il n'est pas prescrit le plus tôt possible... sachant que la maladie survient brutalement, les chances d'être soignées à temps sont très réduites pour un contaminé non-prévenu du danger. La peste pneumonique est mortelle pour la grande majorité des cas, la victime s’étouffant en quelques jours après un œdème pulmonaire aigu.

La peste pulmonaire est la plus contagieuse et souvent mortelle si elle est suivie d'une septicémie ou d'une insuffisance respiratoire (en cas d'absence de traitement). Elle peut donc aisément être utilisée comme arme bactériologique.
Vladimir Ivanov

Message par Vladimir Ivanov »

III- La Tularémie
Bactérie : Francisella tularensis (bacille de Francis)

[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/03/7/1516511829-771266tularmie.jpg[/img]

Vieille maladie infectieuse provoquée par une minuscule bactérie, transmise principalement d'animal à animal par les tiques, et qui a la propriété de contaminer directement la peau saine en traversant les voies cutanées non-lésées. Elle représenta sans doute la toute première arme bactériologique utilisée dans l'Histoire humaine (un peu plus d'un millénaire avant J-C).
La maladie est connue pour provoquer dans sa forme la plus courante chez le contaminé, des enflures cutanées ulcéroganglionnaires d'abord indolores puis suintantes et douloureuses après infection aggravée. La phase terminale menant parfois à la mort est caractérisée par une forte fièvre consécutive à ces plaies sur-infectées.
Le bacille de Francis est un agent très résistant au froid et à la congélation.

Moyens de transmission :
Les petits insectes volants, dont les tiques, les moustiques et les taons sont les principaux porteurs et transmetteurs naturels à l'homme. D'autres petits mammifères comme les lièvres et les rats, notamment leur carcasse, peuvent également transmettre la maladie. Mais d'autres animaux, de l'eau ou même des objets infectés peuvent suffire à contaminer l'homme que se soit par voie cutanée, respiratoire, digestive ou conjonctivale. La forme principale de transmission est cutanée : la propriété exceptionnelle de ce petit bacille est justement de contaminer sa victime par simple contact avec la peau, peu importe son état.

Mécanisme d'action dans l'organisme infecté :
La bactérie pénètre dans l'organisme en traversant la peau. Elle est à développement à la fois intra et extracellulaire. Le bacille tularensis a déployé des propriétés de résistance à l'immunité en contournant ses mécanismes. Son échappement du phagosome (organite formé par la cellule anti-microbienne à la suite de la phagocytose) lui permet de pénétrer dans le cytoplasme, à l'abri des mécanismes bactéricides cellulaires. Puis elle se multiplie jusqu'à ce que la mort de la cellule hôte la dissémine vers d'autres cellules. C'est ainsi qu'elle se répand dans tout l'organisme.

Chronologie des symptômes :
La maladie survient brutalement de 3 à 15 jours d'incubation : forte fièvre, fatigue et grande faiblesse, céphalée (maux de tête), frissons, troubles articulaires et musculaires. Les symptomes suivant (de un à deux jours plus tard) varient selon la porte d'entrée de l'agent causal, soit les zones du corps responsables de l'infection de l'organisme : ganglions puis abcès, fistules et ulcères indolores (plaies ouvertes de la peau peu douloureuse, suintant ) pour la forme cutanée (la plus fréquente), conjonctivite aiguë pour la contamination oculaire, toux sèche puis détresse respiratoire pour la contamination pulmonaire, douleurs abdominales et diarrhées pour la contamination digestive. Dans sa forme septicémique enfin, la maladie provoque fièvre, céphalées, malaises, vomissements et même choc septique avec coma.
La mort survient dans plus de 30% des cas sans traitement approprié.

Les traitements antibiotiques existent, mais là encore, il doit absolument être prescrit avant l'abcédation des ganglions ou autres complications venant quelques jours après les premiers symptômes. Un traitement chirurgical peut s'ajouter aux antibiotiques en cas de nécessité face à une fistulisation grave.
En tant qu'arme biologique c'est par aérosol qu'elle serait sans nul doute la plus efficace : en effet, "selon un rapport de l'OMS en 1969, 50 kg de F tularensis dispersés sur une zone urbaine de 5 millions d'habitants pourraient entraîner 250 000 cas, dont 19 000 morts."
Les souches militarisées que nous possédons en laboratoire sont près de cent fois plus virulentes, ont une durée d'incubation de 5 jours tout au plus tandis que le diagnostique de la maladie y est particulièrement difficile.
Vladimir Ivanov

Message par Vladimir Ivanov »

IV- La Variole
Virus (Poxvirus)

[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/03/7/1516511829-722724variole.jpg[/img]

La Variole est une maladie virale ultra-contagieuse provoquée par un virus du genre Orthopoxvirus. Son seul réservoir est l'homme.
Au seul XXème siècle, elle aurait tué 300 millions de personnes.

Moyens de transmission :
Elle se transmet par la salive et les sécrétions respiratoires (gouttelettes dans l'air), ainsi que les lésions cutanées que le virus provoque.
Les cas sont particulièrement contagieux au cours de la première semaine de la maladie, mais la période de contagiosité s'étend de l'apparition de la fièvre -coïncidant avec l'apparition des premières lésions bucco-pharyngées, soit au carrefour aéro-digestif entre les voies aériennes (de la cavité nasale au larynx) et les voies digestives (de la cavité buccale à l'œsophage), jusqu'à la formation de croûtes sur toutes les lésions cutanées. En effet, les lésions cutanées représentent un facteur extrême de contagiosité via les textiles comme les vêtements ou draps.

Mécanisme d'action dans l'organisme infecté :
La variole a développé des défenses contre toutes les armes du système immunitaire, ce qui en fait l'un des virus les plus virulents.
Le virions se logent dans les cellules corporelles afin que le système immunitaire ne les découvre pas. Ils exploitent la machinerie cellulaire pour mettre sur pieds les armées de nouvelles particules virales. Celles-ci utilisent le mécanisme de transport cellulaire pour préparer leurs attaques. Elles se lancent alors à l'assaut de la paroi de la cellule enveloppée dans un morceau de membrane cellulaire. Le virus ne quitte la cellule que pour en infecter une autre.
Le système immunitaire est alors extrêmement sollicité dans sa lutte contre ces corps étrangers, provoquant ainsi une fièvre très élevée.

Chronologie des symptômes :
Après une incubation de 8 à 15 jours, des symptômes tels que la fièvre, des douleurs du dos et de l'abdomen, voire des vomissements apparaissent. Entre le deuxième et le troisième jour, une éruption de tâches rouges survient brutalement sur le visage, les membres et plus tard sur le reste du tronc alors que la température diminue. Elles deviennent rapidement des vésicules (cloques remplis de pus), puis des pustules, avant de sécher pour former des croutes. Ce processus dure en moyenne plus d'une semaine.
La mort apparaît chez environ un tiers des personnes contaminées, après l'invasion du virus dans tout l'organisme ou la surinfection des lésions cutanée.

Les traitements sont inefficaces, et sont souvent secondaires face à l'isolation totale du contaminé : les médecins et infirmiers sont tout autant susceptibles de contracter la maladie. En plus de sa résistance et de sa contagiosité, le virus tue en moyenne 35% des contaminés, et ce quel que soit le type de personne touché ou son habitat (pays riche/pauvre). Les survivants sont immunisés à vie mais conservent des traces indélébiles laissées par les pustules, caractéristique principale de la maladie.
La maladie a été éradiqué, à l’initiative de la Rostovie communiste dès les années 1980. Officiellement, les dernières souches restantes sont sous hautes surveillance dans deux laboratoires des USP et de l'URKR en vue de faire l'objet d'une recherche.
Vladimir Ivanov

Message par Vladimir Ivanov »

[url]http://www.youtube.com/watch?v=NnZAnB_QDT0[/url]
V- La fièvre Ebola
Virus : Ebola (Ebolavirus)

[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/03/7/1516511829-147377ebola.jpg[/img]

Ebola est un filovirus en forme de filament de 80 nanomètres de diamètre pour plus de 1000 nanomètres de longueur, apparu pour le première fois aux yeux des scientifiques au cœur du Zanyane dans les années 1970. Son réservoir naturel connu semble concerner les singes, mais avant eux, d'autres animaux plus petits des forêts équatoriales makaranes ou zanyanaises pourraient être à l'origine de la première transmission à l'homme. Il provoque, tout comme son cousin le virus de Marburg, une fièvre hémorragique virale d'une extrême gravité.
Pour simplifier, ce virus recèle un code génétique qui intime l'ordre au corps humain de s'autodétruire.

Mécanisme d'action dans l'organisme infecté :
Malgré des décennies de recherche, le fonctionnement exact de ce virus demeure une énigme.
On pense qu'il sape les défenses du corps en envahissant et en tuant les globules blancs. Il déjoue le système humanitaire en se cachant à l'intérieur des macrophages (qui luttent contre les infections bactériennes). Il n'en sortira que pour en contaminer d'autres. Il a pour effet connu de déchirer les capillaires, provoquant alors les hémorragies internes, caractéristique principale de la maladie.

Chronologie des symptômes :
La durée d'incubation est d'environ une semaine chez la plupart des cas.
Une sensation de fatigue (asthénie) précède une brève période de calme avant la tempête. Deux à cinq jours plus tard, apparaissent soudainement des symptomes similaires à celle d'une grippe géante : forte fièvre, céphalée aiguë, nausées et douleurs musculaires généralisées. Les éruptions cutanées, les conjonctivites, les maux de gorge avec hoquets, les dysphagies (difficulté à déglutir), mais aussi les vomissements et diarrhées sanglantes ne sont pas rares durant la première phase de la maladie. Puis survient quelques heures plus tard des hémorragies sur tous les orifices du corps, à la suite du déchirement des capillaires après la formation d'un nombre incalculable de petites lésions à l'intérieur de l'organisme. Le malade est alors comme "foudroyé" et la douleur devient rapidement insupportable : le virus broie littéralement sa victime de l'intérieur en réduisant son corps en un amas de sang et de tissus flasque. A une énorme fièvre grippale et gastro-intestinale succède une véritable "septicémie géante" qui prend la forme d'une hémorragie généralisée (d'abord superficielle puis viscérale), avec leucopénie (baisse du nombre de leucocytes/globules blancs) et atteinte du foie (et vaisseaux hépatiques), de la rate, des reins, du pancréas, voire du cœur et du système nerveux central. Les symptomes tels que l'hypotension artérielle (entrainant fatigue et malaises), la tachypnée (respiration anormalement accélérée par besoin accu d'oxygène), la tachycardie (hausse du rythme cardiaque) et l'anémie (manque de globules rouges) annoncent en général un décès inévitable.
En somme, l'Ebolavirus détruit l'organisme-hôte de l'intérieur par la désagrégation de ses organes vitaux. La mort est le plus souvent provoquée par embolie cérébrale (obstruction brutale d'une artère destinée à l'irrigation sanguine de l'encéphale), du sixième au dixième jour après l'apparition des premiers symptomes.

La maladie est en elle-même extrêmement contagieuse : la transmission est accomplie par les fluides corporels du malade (salive, sueurs, sang, urine, sperme...). Toutefois, non-seulement une cohabitation sans contact physique direct ne présente que peu de risque de contamination, mais sa virulence est telle que la contagiosité s'en trouve au final réduite à l'entourage proche de la première victime.

Il n'existe aucun traitement, ni aucun vaccin. La personne contaminée n'a que très peu de chance de survivre après la maladie et les services sanitaires sont impuissants ; ils n'ont qu'une chose à faire : s'assurer de l'isolement total du patient (de gré ou de force) pendant au moins cinq semaines, si possible avant l’apparition des symptomes.... Et ce, sachant que le virus est extrêmement résistant et peut survivre des semaines dans un organisme en putréfaction.
Les rares survivants sont atteints d'asthénie (et de douleurs musculaires après effort physique) toute leur vie.
Vladimir Ivanov

Message par Vladimir Ivanov »

Armes biologiques : les souches militaires

[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/03/7/1516512102-211152armebiologique2.png[/img]

L'arme biologique est par excellence, l'ADM du pauvre. Elle fut utilisée pour la première fois en tant qu'arme de guerre il y a plus de trois millénaires... et de simples écoliers peuvent se servir de leur propre état de santé comme acte de violence si leur infection est contagieuse.
Parmi les milliers de maladies naturelles existantes touchant l'être humain, seules cinq d'entre elles furent retenues comme probables et sérieuses armes biologiques. Trois bactéries et deux virus provoquant des maladies gravissimes plus ou moins létales mais suffisantes pour déstabiliser le système social d'un pays ou d'un ensemble de pays : le bacille Anthracis pour la maladie du charbon, le bacille Yersinia pestis pour la peste, le bacille de Francis (ou "Tularensis") pour la tularémie, un poxvirus pour la variole et un filovirus pour l'ebola. On y rajoute parfois la toxine botulique qui prend la forme d'un poison (souvent létal) provoquant une maladie virale aux propriétés paralysantes (la toxine botulique est la plus puissante des toxines naturelles).

En tant qu'ADM du pauvre, toutes ces maladies naturelles sont aisément employables et beaucoup de pays occidentaux craignent qu'un groupuscule terroriste n'en fasse usage. Il n'y a en effet rien de plus facile que de transporter de l'eau ou de la viande contaminée, ou encore de la célèbre et "inoffensive" poudre blanche envoyée par courrier (anthrax).
Cependant, toutes ces souches sont naturelles, elles sont connues des scientifiques et analysées en laboratoire depuis plusieurs années ou décennies. Ce qui signifie que pour plusieurs d'entre elles (maladie du charbon, peste et tularémie), il existe des traitements, efficaces s'ils sont prescrits dès l'apparition des premiers symptomes -ce qui nécessitera alors un diagnostique rapide. Malgré tout, les chances de survit demeurent grandes, même pour la variole, qui ne tue qu'un tiers des personnes contaminées. Seule l'Ebola peut être considérée comme réellement "génocidaire" (susceptible d'anéantir des populations entières). Néanmoins, la variole partage avec cette dernière l'absence de traitement efficace connu. Quand à la peste et au charbon pulmonaire et septicémique, ils ont une mortalité importante, mais il existe des vaccins et/ou des traitements.

[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/03/7/1516511941-484194lightvirus1.jpg[/img]

Résumé des principaux défauts de chacune des souches naturelles de ces maladies :
inconvénient majeur
inconvénient non-négligeable
inconvénient mineur
atout majeur
atout secondaire


I- Charbon pulmonaire :
_ non-contagieux
_ traitement à l'antibiotique (mais efficace qu'au cours du premier stade de la maladie)
_ les travaux de recherche contre la maladie progressent (très vite)
_ aucun vaccin existant
_ taux de mortalité élevé (60%)

II- Peste pneumonique :
_ maladie trop virulente -diminue la durée de contagiosité
_ traitement à l’antibiotique (mais efficace qu'au cours du premier stade de la maladie)
_ vaccin (mais très temporaire -piqures de rappel nécessaires avec effets secondaires...)
_ les travaux de recherche contre la maladie progressent (lentement)
_ extrêmement contagieuse
_ taux de mortalité élevé (75%)

III- Tularémie
_ traitements (mais complexes et variés, efficaces qu'au cours du premier stade de la maladie)
_ mortalité limitée (30%)
_ très contagieuse, via des animaux (tiques, rongeurs...) ou contact physique direct avec une personne contaminée
_ aucun vaccin existant

IV- Variole
_ vaccin efficace (quoique potentiellement dangereux)
_ mortalité limitée (35%)
_ extrêmement contagieuse
_ aucun traitement existant

V- Ebola
_ maladie trop virulente et durée d'incubation trop courte -peut diminuer la durée et l'aire géographique de contagiosité
_ extrêmement contagieuse
_ aucun vaccin existant
_ aucun traitement existant
_ taux de mortalité très élevée (90%)

En U.R.K.R. et aux USP, sont conservés en laboratoire des souches naturelles, à l'étude depuis plusieurs années. Mais alors que toutes les souches militaires devaient être détruites à la fin de la guerre froide, l'URKR en a conservé, et en développe même de nouvelles depuis quelques années...

"Mais pourquoi tant de haine et de souffrance ?"

Si, dans l'idéal, les objectifs sont variés :
_ tuer une ou plusieurs personnes influentes
_ paralyser la société d'un pays par la terreur sanitaire et l'angoisse populaire (crise sociale)
_ exterminer purement et simplement la population d'un pays

...dans les faits, le premier des objectifs n'est que dissuasif : faire peur, faire savoir à l'ennemi qu'on est capable de paralyser complètement le pays de son choix, de raser des populations entières, voire même d'anéantir l'espèce humaine.
Il s'agit donc bien d'une stratégie défensive car dissuasive.

Un autre problème, secondaire celui-ci, consiste à acheminer la substance sur les lieux géographiques de la cible et les moyens de la contamination.
_ par courriers
_ par intrusion commando en territoire ennemi (opération spéciale de terrorisme)
_ par lancement d'ICBM armés d'ogives "virales" ou "bactériologiques"

Et ce, à l'aide de nombreux vecteurs (ogives de missiles, empoisonnement de l'eau ou de la nourriture, ou transport via des animaux, souvent des insectes -arthropodes invertébrés).

[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/03/7/1516511681-899372chercheur.jpg[/img]
Chercheur-biologiste travaillant sur une souche d'agent biologique pathogène (vue d'un artiste)

La maladie qui a été retenue et travaillée en premier dans nos labos est la Tularémie : une contagiosité et une mortalité suffisantes pour paralyser une société par la terreur, et aucun vaccin existant à l'heure actuelle et dans les dix ou vingt prochaines années. Mais l'existence de traitements efficaces au début de la maladie réduit fortement la portée destructrice de la souche naturelle (8% des contaminés).
C'est pourquoi une fermentation, à savoir la culture des agents biologiques en laboratoire, s'est révélée nécessaire pour la réalisation d'expériences en vue d'une mutation génétique "artificielle" de l'agent de Francis. Ainsi les souches militarisées augmentent considérablement le taux de létalité ou de transmission inter-humaine de l'agent pathogène, il rend plus complexe le diagnostique alors que les traitements appropriés sont plus rares et difficiles à prescrire. Cultivées dans des substances liquides en laboratoire, la fermentation du bacille Tularensis aura été prometteur durant les années 1990. En effet, la tularémie a été l'arme biologique la plus travaillée par les chercheurs rostovs durant toute la guerre froide. Dans nos laboratoires secrets de Iakoutsk-858, l'ANR en détient plusieurs, aux propriétés et spécificités différentes, entre résistance, virulence ou contagiosité.

Cependant, pour une frappe biologique de qualité, le virus sera préféré à la bactérie. Cette dernière est en général bien plus facile à combattre étant donné son caractère autonome (la bactérie est en tant que tel un procaryote bien vivant)... contrairement au virus qui n'est qu'une forme de vie biologique incomplète. Alors qu'il a besoin des cellules de notre organisme pour survivre et se reproduire, le virus les détruit en cours de processus. Les buts inhérents à son ARN (acide ribonucléique, qui remplace l'ADN en tant que génome chez les virus) est la multiplication, la transmission et la mort de son hôte... et surtout, le virus est insensible aux antibiotiques : le contaminé ne peut faire l'objet d'un traitement.

Puis, en tant qu'objet de recherche majeur, c'est la variole qui a succédé à la "traditionnelle" tularémie.
Maladie qui a durement touchée le Camarade Ovskorine durant sa jeunesse, elle marque à vie les survivants, physiquement (cicatrices) et psychologiquement. Tuant 35% de ses victimes, elle est extrêmement contagieuse. Son poxvirus est particulièrement robuste, et ses manifestations symptomatiques génèrent dans l'esprit populaire une image absolument effroyable. Avec la peste et la tularémie, elle fut rapidement considérée après découverte comme une arme idéale en matière de guerre biologique. Sa propriété essentielle en tant que maladie virale est la facilité à laquelle elle peut être transmise : hormis le fait que le malade contamine tous les objets qu'il touche (notamment les draps et vêtements en contact avec les pustules), la transmission par expectoration est redoutablement aisée : un malade dans une chambre fermée d'un hôpital à trois étages est capable d'infecter un médecin du deuxième étage, un patient du premier ou un visiteur du rez de chaussée ! Bref, une petite ouverture suffit largement à répandre la maladie partout dans un espace fort peu délimité.
Elle présente toutefois des inconvénients non-négligeables : la létalité est trop réduite et surtout, il existe un vaccin efficace.
Tout en modifiant son ARN pour muter son génome et rendre le vaccin existant inefficace, les chercheurs rostoviques ont d'abord essayé d'augmenter le taux de mortalité de 35 à 100% en combinant les traits les plus mortelles dans un seul des organismes. Mais les résultats furent peu concluants.

Puis, alors que plusieurs de nos biochimistes chevronnés cherchaient comment pousser les défenses de l'organisme à s'autodétruire, est apparu dans les jungles zanyanaises, l'ebolavirus. Un agent pathogène extrêmement contagieux, très résistant et d'une virulence effroyable (tue 90% des malades), dont le principe d'action consiste justement à ordonner au corps humain de s'autodétruire. A l'état naturel, il va sans dire qu'il se suffirait à lui-même pour exterminer des populations entières, notamment s'il contaminait des personnes en zones géographiques à forte densité. Mais son principal défaut est suffisant pour qu'il nécessite un travail en fermentation : le virus est en somme, beaucoup trop virulent. Seules les personnes les plus exposées seront contaminées et la mort survient si vite que les victimes n'auront à peine le temps de transmettre la maladie, tandis que l’État aura de grandes chances d'intervenir à temps pour enrayer la progression de la maladie en isolant les malheureux condamnés.

Chose beaucoup plus complexe avec la variole, dont l'aire d'infection autour du foyer d'apparition est beaucoup plus étendue. L'objectif consistait donc à allier les facultés mortifères de l'ebola et les facultés infectieuses de la variole.
Un agent aussi létal et virulent que le virus Ebola, aussi contagieux et robuste que le virus de la Variole a été mise au point au centre souterrain de Yakoutsk-858 en 2013. Et c'est cette même année (en pleine guerre civile turriïe) qu'a été testée pour la première fois ce nouveau virus génétiquement modifié : le Kherovirus. Un filovirus ultrarésistant dont l'ARN a été modifié dans le but précis de lui octroyer les pouvoirs nécessaires à la formation d'une véritable endémie : à savoir un foyer de contamination durable, concentré et localisé.

Les chercheurs rostoviques ont ainsi exploité la nouvelle technologie génétique pour combiner des germes et créer des maladies inconnues. Certains virus, dont les génomes ont été modifiés à partir de ces mêmes souches et dans ce même laboratoire, sont devenues plus que de simples ADM : il s'agit bien fondamentalement d'armes apocalyptiques, destinées à exterminer plus de 90% de la population mondiale.
Mais ils n'ont bien-entendu qu'un rôle dissuasif. C'est la logique du fameux "au cas où" qui les a vu naître.
Le Kherovirus, par sa nature extrêmement virulente, a été conçue pour provoquer une endémie (épidémie durable locale), et non une pandémie : les personnes contaminées à des milliers de kilomètres du foyer d'infection via le transport ou les migrations internationales seront facilement identifiables, ainsi la maladie sera rapidement endiguée. Mais le foyer d'infection lui-même, peu importe son lieu, sera abominable à l'intérieur d'une certaine aire géographique.

[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/03/7/1516511681-221580souterrainrostov.jpg[/img]
Missiles dotés d'ogives biologiques à Yakoutsk-858

Stocks tularémiques à Yakoutsk-858

Après la fermentation vient la stabilisation. Et c'est là qu'un problème a été mis en avant : pourquoi les virus et bactéries ne pourraient-ils être employées avec une frappe nucléaire ?
En cas d'apocalypse, des R-40 pourrait abriter aussi bien de bonnes vieilles ogives fission-fusion-fission (bombe H), mais aussi des aérosols infectés par une arme biologique particulièrement résistante. L'objectif était donc de rendre l'agent invulnérable à la radioactivité... ! Et ce, afin que l'URKR puisse faire usage en même temps à la fois d'une frappe nucléaire et d'une frappe biologique.

Dans ce même centre de Yakoutsk-858, l'URKR s'est également équipé en matière de guerre entomologique (type de guerre biologique employant des insectes parasites comme vecteurs transportant des agents pathogènes).

[img]http://science.compulenta.ru/upload/iblock/177/feeding.jpg[/img]
L'insecte, une nouvelle arme de destruction massive en matière de guerre biologique

Aux cultures de microbes s'ajoutent les cultures d'insectes : d'abord des puces infectées par la peste bubonique, ensuite des moustiques infectées par la tularémie, et enfin des tiques infectées par la fièvre aphteuse.
Les premières contiennent des agents particulièrement virulent de peste à bubons, génétiquement modifiés pour rendre inefficace ou obsolète tout traitement et vaccin existant.
Les secondes servent de vecteurs pour l'arme biologique principale de notre arsenal, la tularémie, dont l'ADN des bacilles combinent les traits les plus virulents des génomes naturels.
Les troisièmes enfin, des tiques porteurs de la fièvre aphteuse. Cette maladie virale n'a pas été répertoriée dans la liste principale des maladies employées comme arme biologique, tout simplement parce qu'elle ne s'attaque pas à l'homme... mais au bétail et autres animaux d'élevage. Extrêmement contagieuse mais naturellement non-létale, la virulence de la maladie a été décuplé à la suite des expériences génétiques dont le virus originel fut l'objet dans le centre de Yakoutsk-858.
Stabilisée dans des fioles prêtes à l'emploi, la fièvre aphteuse est donc une arme tournée contre l'agriculture intensive et extensive de l'adversaire. Sa virulence est telle qu'une fiole suffirait pour anéantir tout le cheptel de bovins des États-Unis du Pelabssa.
Mais c'est surtout les insectes qui serviront de vecteur à la propagation de la maladie, qui aura la propriété d'être transmise directement (de ruminants à ruminants) et indirectement (via les vecteurs d'insectes-parasites).
C'est en ce sens que le laboratoire rostov détient tous les moyens nécessaires pour la culture d'insectes agressifs et extrêmement mobiles comme les puces ou les moustiques : nous sommes capable de produire des millions d'insectes infectés en quelques jours.

[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/03/7/1516511681-23cac6f5416e195d4dc9a0d798e81860.jpg[/img]
Équipe militaire spéciale avec équipement NRBC en mission aux îles Blanches.
Vladimir Ivanov

Message par Vladimir Ivanov »

SECRET
LES SATELLITES-ESPIONS PELABSSIENS DÉVOILENT L’EXISTENCE D'UN PROTOTYPE DE BOMBARDIER STRATÉGIQUE FURTIF ROSTOV

La photo-satellite suivante, d'excellente qualité*, parvient au bureau du Secrétaire d’État pelabssien Jack Marshall puis du Président Dan Payton. Elle provient de la base aérienne rostovique d'Ivanovgrad :
*(les satellites-espions pelabssiens resteront les meilleurs et pour longtemps)

[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/03/7/1516507136-135109bombardierfurtifrostov42.png[/img]

Hors Rostovie, seules les hautes autorités du Pelabssa connaissent ses informations.

Vulgaire copie du B-2 "Black Sentinel" pelabbssien ? ...ou prototype révolutionnaire de bombardier lourd équipé des technologies plasmas de la R-40 "Kirov" ?
...
Vladimir Ivanov

Message par Vladimir Ivanov »

SECRET
CHAR DE COMBAT ROSTOV "TR-99"

[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/03/7/1516507102-60400495t1.jpg[/img]
Croquis extérieur du nouveau char rostov

TR-99

Nom : TR-99
Type : Char d'assaut lourd
Mode de traction : chenilles
Vitesse : 70 km/h max (sur route) et 55 km/h (autres terrains)
Maniabilité : excellente
Autonomie : 700 km
Poids : 45 tonnes
Blindage : lourd => 550 mm (blindage composite à nanotubes de carbone + armure réactive semi-magnétique)
Capacité soldat : 3 équipages
Armes : 1 canon de 125 mm avec 50 munitions, 7 missiles perforants anti-blindage, 1 mitrailleuse lourde (type P-Gigak) de 7,62X54 mm, 1 canon AA de 40 mm
Équipements supplémentaires : système de vision nocturne / contremesure (fumigènes) / système de visée laser / système anti-incendie automatique / caméras thermiques
Particularité : grande capacité de résistance au froid ou à la chaleur, robustesse face à l'eau et aux terrains accidentés boueux ou enneigés, moteurs partiellement silencieux, système de protection contre les mines, système de stabilisation du canon lui autorisant le tir en mouvement et à vitesse normale.

Coût du développement : 9,450 milliards € (9 450 000 000 €)
Durée du développement : 20 ans
Coût de production unitaire : 3,5 millions € (3 500 000 €)
Prix unitaire : 7 millions € (7 000 000 €)
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