Dans la vie quotidienne fepuvo [RP]

Soiouz

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Esmarkiennes, esmarkiens,


aujourd'hui plus que jamais, l'Esmark doit s'affirmer comme la nation phare du continent vicaskaran. Trop longtemps notre pays a été exploité tout d'abord par les races alméranes numancienne puis rostove avant d'être dépassé par les sous-hommes du Java issus des peuples primitifs nord-vicaskarans et la vermine puante makarane de l'empire républicain tarnois. Ces peuples ont asservi notre race pour exploiter sans vergogne nos richesses, notre sol. Notre culture a été réduite à néant. Mais notre culture comme les mauvaises herbes ne put être détruite. En effet, ses racines profondément enfoncés dans le sol lui ont permis de rejaillir alors que tout semblait perdu. Il nous faut revendiquer notre culture comme seul élément purement esmarkien dans un monde rempli de cosmopolitisme et de multiculturalisme.

Ces deux valeurs nauséabondes pro-peuples inférieurs ont été depuis l'indépendance portées par tous les gouvernements esmarkiens, les capitalistes à la solde de la vermine jaune et les communistes vendus à n'importe qui. Ne croyons pas en leurs discours où transparaît leur volonté manifeste de faire disparaître l'esprit esmarkien pour le remplacer par le culte de l'argent ou le culte de l'internationalisme. L'argent corrompt les esprits et l'internationalisme est une idée creuse d'utopistes imbéciles juste bon à être envoyés en prison.

Je promet une nation esmarkienne forte qui ne se laisser marcher sur les pieds par aucun autre peuple, je promet que l'Esmark récupérera ce qui a toujours fait partie de son territoire. Oui, esmarkiens, nous récupérerons ce que les peuples inférieures nous ont dérobé et ce qui est à nous de toute éternité. Je promet qu'avec notre parti, seule véritable force populaire, nous ferons le nettoyage ethnique de tout le pays afin d'en chasser définitivement les cafards. Ensemble nous mènerons la Grande Révolution Patriotique qui aboutira à une Esmark libre.

A mort la Démocratie puante imposé par des oligarques étrangers ! A bas le socialisme le libéralisme qui ne font qu'asservir les peuples !

Vers une Esmark national-révolutionnaire ! Vers une Esmark populaire ! Ensemble !


Discours de Juan Sanchez, Président du Parti des Travailleurs National-Révolutionnaire, 10% de soutien dans la population
Soiouz

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<center>¿ Que pasa en Esmark ?</center>

Le siège du Parti des Libertés brûlé dans la nuit. Le siège du premier parti d'opposition a été la proie des flammes hier soir après un incendie criminel. Dans la foulée, le feu a également brûlé la quasi-totalité du pâté de maison. On ne dénombre heureusement aucun mort mais une trentaine de blessés dont cinq graves et plus d'une centaine de sans-abris. La Police Populaire Nationale mène son enquête mais pour l'instant personne n'a revendiqué cet acte. Cet incendie faisant suite aux évènements almérans, la piste s'axe sur des sympathisants communistes ou nationaux-socialistes. Le Parti des Libertés qui est la première victime sur l'ensemble de ce pays des actes des pays membres de l'OTH. De nombreuses sections locales ont elles aussi été saccagés et plus de 5000 militants auraient annoncé par protestation leur sortie du mouvement. Plus de 3 esmarkiens sur 4 se disent maintenant très sceptiques ou même franchement hostiles à l'idéologie libérale.
_____________________________________________________________

Au Palais de la Révolution est tombé un communiqué officiel :

«Le Conseil Suprême de la République Populaire Sociale d'Esmark et son peuple condamnent fortement les actes commis au Lochlann sous prétexte de liberté et de démocratie. Bien d'autres solutions étaient possibles et en choisissant la solution la plus radicale, le Pelabssa n'a fait que montrer son appartenance au camp impérialiste et anti-populaire.

Vous avez raté votre coup. Vous avez fait du Lochlann, une nation à la politique pourtant discutable, une nation martyre et le monde entier en est témoin aujourd'hui.

Les partenaires et les sympathisants de tels actes montrent également à quel point la volonté des peuples importe peu tant qu'il est possible d'étendre un système idéologique, politique et économique plus que perfectible et sans avenir.»

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Si il y a en tout cas un mouvement qui surfait déjà sur le succès, c'est bien le PTNR, le principal parti d'extrême-droite, dont le président, Juan Sanchez, s'est emporté sur la «barbarie des races blanches inférieures et méprisables» et l'entier soutien au «fier et pure Lochlann dont la première mission doit être de riposter autant qu'il lui est possible».
Soiouz

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<center>«Car l'objectif de tout dirigeant socialiste doit être de permettre au moment opportun la révolution dans les pays voisins après avoir construit le socialisme chez lui», Tayel Ferodia, numéro 2 du Combat Révolutionnaire Communiste, 1974</center>

nord-est du Nueva Hispalis (D13), territoire contrôlé par l'Armée Populaire de Libération du Nueva Hispalis.

L'Armée Populaire de Libération du Nueva Hispalis (APLNH) avait été fondé lors de la Guerre du Vicaskaran pour lutter contre les zoroken. Elle avait bénéficié de l'aide financière et matérielle de l'Armée Populaire Esmarkienne afin de pouvoir résister et se développer. Elle comptait aujourd'hui plus de 3000 membres et contrôlait un petit territoire dans le nord-est du pays à la frontière avec l'Esmark. Elle avait noyauté les quelques tribus présentes dans ce territoire et était ainsi devenu une force importante même nationalement parlant. C'était le mouvement politique non tribal qui comptait le plus de membres du Nueva Hispalis. L'APLNH était dirigé par le Général Diego Etch. En réalité Diego Etch n'était qu'un militant communiste qui avait pris la tête du mouvement par son charisme et ses convictions. Il n'avait jamais fait aucune école militaire et ce titre ne lui avait été donné que pour en imposer par rapport aux autres factions existantes dans le pays. Autre raison de sa présence à la tête du mouvement, il faisait partie des 15% de néo-hispaliens qui avaient une origine ethnique esmarkienne et pour les dirigeants de l'Armée Populaire Esmarkienne c'était un plus indéniable. La guerre finie, l'ALPNH ne s'était pas reconvertie dans la guérilla mais avait au contraire stabilisé ses positions. Elle avait également tenté en réunissant des représentants de toutes les tribus de pouvoir créer une république tribale démocratique afin d'éviter l'anarchie actuelle. Cette réunion avait été un échec, un grand nombre de tribus ne souhaitaient pas dépendre d'un gouvernement national malgré les arguments présentés. Cette république aurait permis d'avoir une voix commune et elle aurait évité dans l'avenir d'éviter la surprise d'une invasion car cette république serait dotée d'une force militaire. Cette réunion avait néanmoins permis l'émergence de partis nationaux de toutes les idéologies.

Diego Etch était anxieux en ce soir. Le soleil se couchait à travers la forêt qui recouvrait une partie importante du territoire du Nueva Hispalis. La scène aurait été superbe pour les touristes mais il y avait longtemps que ceux-ci ne venaient plus au pays. Celui-ci était classé dans tous les rapports officiels des pays almérans et nord-vicaskarans comme un «pays instable perpétuellement où le touriste avait de fortes chances de se retrouver dans une mauvaise situation». Faisant de plus partie de la zone surnommée la «poudrière du Vicaskaran», le Nueva Hispalis n'avait donc vraiment rien pour séduire les classes moyennes des pays favorisés. Mais ce n'était pas pour cela que Diego Etch était anxieux, ni pour le fait qu'il vivait depuis des mois dans un campement provisoire avec des baraquements préfabriqués très précaires en guise de logement et un modeste cours d'eau pour l'eau courante et la douche. Il attendait un visiteur important, Jorge Musquoz, Commandant Suprême de la Police Secrète de Défense des Travailleurs. Depuis quelque temps, les esmarkiens s'étaient de nouveau investis plus massivement dans la politique du Nueva Hispalis. C'était d'ailleurs pour parler entre autre de ça que l'esmarkien venait en personne rendre visite au Général. Diego Etch était inquiet, il dépendait encore totalement pour l'armement et l'approvisionnement de l'Esmark notamment grâce à l'Association d'Aide aux Peuples, une ONG esmarkienne qui dans les endroits jugés vitaux par le gouvernement esmarkien était sous contrôle du pouvoir notamment par le biais d'agents infiltrés de la PSDT ce qui était le cas au Nueva Hispalis.Il avait donc peur qu'ils ne profitent de leur position dominante pour imposer leurs conditions et permettre leur main-mise sur le mouvement.
Un soldat entra pour signaler l'arrivée au camp de l'esmarkien. Ce soldat était typique du membre moyen de l'ALPNH, mal rasé, habillé avec d'anciennes affaires de l'APE, il avait un air certes décidé mais un peu désabusé devant l'inaction qui touchait le mouvement depuis quelques temps.
Jorge Musquoz entra peu après. Etch se demanda comment un tel homme pouvait être à un poste si important. De petite taille, des yeux fouineurs, un air de faux-jeton naturel, l'actuel leader des services secrets esmarkiens n'avait rien pour attirer la confiance de ses interlocuteurs. Mais c'était mal le connaître. Au-delà des apparences, on trouvait un homme qui défendait ses valeurs et ses convictions avec une loyauté sans égal. Partisan et ami de Pedro Gassmen depuis des années, celui-ci l'avait récompensé lors de son accession au pouvoir en le nommant à son poste actuel. Avec son confrère Pedro de Quoloz il s'occupait de la protection de l'Esmark et de ses intérêts dans les pays étrangers. Il revenait dernièrement du Cotan où il avait du calmer certaines ardeurs. La PSDT avait de plus découvert la présence de personnes peut-être mal intentionnées sur le territoire esmarkien et ceci était actuellement le travail majeur de la PSDT.

L'esmarkien se dirigea avec un petit sourire et la main tendu vers Etch :


«Camarade Diego Etch, je suis ravi de pouvoir enfin vous rencontrer. J'ai bien sûr entendu parler de vous par l'intermédiaire de rapports et autres notes de nos agents mais j'apprécie toujours de pouvoir rencontrer nos contacts privilégiés chez eux.»

Diego Etch fut quelque peu surpris par cette entrée en matière auquel il ne s'était pas préparé.

«Euh, oui, merci... Je suis désolé mais le mobilier est plutôt précaire même pour moi. Prenez néanmoins cette chaise, dit-il en désignant une forme étrange ressemblant vaguement à un siège.»

L'esmarkien s'assit confortablement, du moins autant que la chaise lui permettait d'éprouver. Etch reprit la parole.

Diego Etch : Avez-vous fait bon voyage ? Vous désirez boire quelque chose ? Je suis désolé, nous n'avons pas grand chose mais il me semble qu'il me reste une bouteille de tord-boyaux local. C'est très fort et pas très bon mais ça peut soulager.

Jorge Musquoz : Je vous remercie. En effet, je veux bien goûter à votre breuvage et rassurez-vous j'ai l'habitude des boissons artisanales. Le voyage s'est en effet bien passé. Après tout je suis passé directement de l'Esmark jusque dans votre territoire donc il n'y avait aucune inquiétude à avoir. Tout cela incognito bien entendu.

Diego Etch : Je voulais vous poser une question. Pourquoi n'avoir justement pas installé votre base militaire sur notre territoire et de l'avoir placé en plein centre du pays.

Jorge Musquoz : Vous me décevez Diego. La raison est pourtant simple. En nous plaçant dans le centre du pays, nous pouvons intervenir vite sur tout le territoire en cas d'invasion. Une autre raison moins officielle, c'est que cela nous permet d'avoir des informations sur la population néo-hispalienne grâce à nos militaires.

Diego Etch : Mais nous pouvions vous donner ces informations.

Jorge Musquoz : Certes mais vous savez nous aimons bien également avoir de nous-même nos sources. Cela ne veut pas dire que nous méprisons ce que vous nous transmettez bien au contraire. Approximativement, vos notes représentent plus de 85% des informations en provenance du Nueva Hispalis. Cela notamment grâce à votre réseau bien implanté. Qu'en est-il aujourd'hui ?

Diego Etch : Et bien en plus de ce territoire dans le nord-est du Nueva Hispalis où sont massés environ les deux tiers de nos militants, nous en avons environ un millier d'autres qui continuent à recruter sur l'ensemble du pays. Nous avons notamment une belle section qui se forme sur la côte à la frontière avec le Nueva Esperanza.

Jorge Musquoz : Quelles sont selon vous les causes de cette formation importante dans cette partie de votre pays ?

Diego Etch : Oh je pense que vous le savez déjà mais pour nous nous analysons ça comme une réponse à ce qui s'est passé au Nueva Esperanza. Entre l'OTH qui représente le libéralisme et les tarnois qui agitaient des propos nationalistes, il ne restait plus qu'au final le socialisme qui n'avait rien tenté.

Jorge Musquoz : Mmh, intéressant. Mais votre mouvement est «nationaliste» lui aussi.

Diego Etch : Je ne pense pas. Nous sommes patriotes et sommes fiers de notre pays quoiqu'on en dise mais nous ne sommes pas des nationalistes. Nous défendons juste notre patrie et son territoire.

Jorge Musquoz : Bien, très bien. Nous voudrions savoir comment se passe la «purification» du Nueva Hispalis ? Tous ces étrangers au continent qui profitent de la faiblesse de votre peuple et du continent vicaskaran dans son ensemble pour imposer leur volonté. Je pense surtout aux paramilitaires ex-membres du GSI et des trafiquants de toute sorte, les deux étant souvent liés.

Diego Etch : Sur notre territoire, ces parasites comme vous les appelez ont disparu. Mais notre territoire est encore modeste et il est difficile de pouvoir contrôler au-delà. Là où nos forces sont importantes, nous réussissons à endiguer un peu cette vague mais dans la grande majorité du pays, les trafiquants almérans et makarans notamment s'en donnent à cœur joie.

Jorge Musquoz : Mmh, il va falloir donc remédier à cela. Comme vous le savez, l'Esmark s'est engagé il y a de cela quelque temps en coopération avec l'Aquanox à faire du Nueva Hispalis et du Nueva Esperanza des terres où les peuples pourraient vivre en harmonie et en paix sans dépendre du trafic d'armes et de la drogue. Selon des rapports tarnois, ceux-ci auraient quasiment terminé cette étape, mais ici nous avons subi des retards involontaires et parfois volontaires de la part de certaines autorités pour permettre la continuation de ces flux malsains. Franchement Diego, pensez-vous que l'Esmark a une politique dans la relation avec les pays dont elle doit assurer la protection trop faible ?

Diego Etch : Euh... je ne sais pas vraiment quoi dire. Qu'en pensez vous, vous-même ?

Jorge Musquoz : Et bien je pense que oui, l'Esmark est un pays aux dirigeants trop gentils. Le but est de contenter tout le monde mais à un moment il faut bien que les gens comprennent que nous n'allons pas nous laisser marcher sur les pieds éternellement.

Diego Etch : J'ai cru comprendre que les relations s'étaient tendus avec l'Aquanox. Est-ce vrai ? Et est-ce un exemple de ce durcissement dont vous parlez ?

Jorge Musquoz : Vous savez les relations avec l'Aquanox ont toujours été difficiles. Votre peuple a de plus la malchance d'être en plein milieu des sphères d'influence de trois puissances continentales, l'Aquanox, le Java et l'Esmark. Heureusement pour nous le Java stagne actuellement, ça en élimine déjà un. Donc finalement non, il faut montrer aux tarnois que nous ne sommes pas une nation passive, après le reste n'est que de la politique politicienne.

Diego Etch : Que préconisez-vous donc ?

Jorge Musquoz : Il est temps de passer à la vitesse supérieure. Votre groupe révolutionnaire doit amorcer son irrésistible ascension vers un contrôle actif du pays. Mais nous entendons que ce contrôle soit démocratique. N'ayez pas peur de discuter avec des membres d'autre groupes politiques notamment avec des membres de l'Union Nationale du Nueva Hispalis,un groupe social-nationaliste.

Diego Etch : Mais ce sont des ennemis de classe ?!

Jorge Musquoz : Ce seront des ennemis de classe le jour où la vermine aura disparu de votre pays. Au jour d'aujourd'hui ce sont des alliés potentiels. Comme vous, ils agitent la corruption, le trafic de drogue et d'armes comme les responsables de la pauvreté de votre pays, avec raison d'ailleurs. Et ils sont le deuxième groupe politique après le vôtre. Leur défaut est qu'ils ne sont soutenus par personne et arrivent à s'armer difficilement contrairement à vous qui allez bénéficier de l'aide matérielle et financière de l'Esmark. Vous serez donc dominants dans le rapport de discussion mais n'ayez pas peur de leur déléguer quelques menus responsabilités car sinon la méfiance reprendra le dessus.

Diego Etch : Et les autres groupes politiques ?

Jorge Musquoz : Les sociaux-démocrates comme les libéraux sont pourris jusqu'à la moelle par la corruption pour la plupart d'entre eux.

Diego Etch : Et imaginons que nous arrivions à contrôler le pays, qu'allons-nous faire après ?

Jorge Musquoz : Prendre le pouvoir.

Diego Etch : Ah mais carrément ?!

Jorge Musquoz : Ecoutez Diego, la raison qui fait que votre pays est considéré à l'étranger comme un pays faible, perpétuellement en guerre et peuplé de barbares, c'est que vous n'avez jamais réussi à unir vos forces pour un gouvernement central. Au fur et à mesure que vous remporterez des victoires sur vos adversaires et contrôlerez toujours plus de territoire, vous pourrez imposer l'idée que nous avions évoqué précédemment, celle d'une république démocratique tribale.

Diego Etch : Ne craignez-vous pas qu'en mettant en place un gouvernement central, nous allons nous attirer la haine des chefs de tribus ?

Jorge Musquoz : Non car premièrement vous aurez la puissance révolutionnaire avec vous. Deuxièmement n'ayez pas peur de confier des responsabilités républicaines, au moins au départ, à ces chefs. Ils sont chefs et ils seront ravis d'avoir encore plus de pouvoir. Troisièmement il ne faudra pas hésiter à imposer à la tête des tribus des personnes idéologiquement alliées à vos idéaux. Il est temps aujourd'hui que le Nueva Hispalis sorte de l'Antiquité et l'APLNH apparaîtra comme le mouvement sauveur, celui qui va assurer la paix et la stabilité dans le pays.

Diego Etch : Et l'UNNH dans tout ça ?

Jorge Musquoz : Laissez-les parler. L'important est que vous restiez en coalition ou non à la tête du pays.

Diego Etch : Et tout ça pour foutre à la porte des trafiquants de poudre blanche ? Ce n'est pas un peu beaucoup ?

Jorge Musquoz : Ecoutez Diego, vous voulez quoi ? Végéter tout votre vie dans votre baraquement minable sur un tout petit territoire alors que votre potentiel est énorme et que des gros lards s'enrichissent sur le dos de vos compatriotes ? Ou prendre en main les destinés de votre peuple afin de permettre à tous la liberté, l'égalité et la justice sociale ? Pourquoi êtes-vous communiste Diego si ce n'est pour ça ? Je vais être franc avec vous Diego, si vous avez peur de mener la révolution nous vous remplacerons par des personnes plus compétentes.

Diego Etch : Ce sont des menaces ?!

Jorge Musquoz : Des avertissements pour l'instant. Nous vous comprenons Diego. Nous aussi nous aimerions que tout se passe dans la paix, sans avoir à prendre les armes en comptant uniquement sur la bonne volonté majoritaire des néo-hispaliens. Mais il faut se rendre à l'évidence, une telle politique est un échec dans un pays où la survie passe par les armes. Croyez-moi Diego, nous avons toute confiance en vous et votre mouvement. Les néo-hispaliens n'attendent que ça, de ne plus subir le joug de porcs auto-proclamés chefs de tribus et qui profitent de tous les trafics gravitant par votre pays. Vous les sauverez et leur rendrez leur dignité en agissant comme nous vous le demandons. Ils n'attendent que vous Diego.

Diego Etch : Je comprends, excusez-moi d'avoir failli à mon devoir.

Jorge Musquoz : Vous n'avez pas à vous excuser. Votre vie n'a pas été facile jusque là en tant que révolutionnaire et elle ne sera pas plus facile jusqu'à la fin de votre vie. Le sacrifice perpétuel pour le peuple, cette image vous parle j'imagine ? C'est ce que vous êtes condamnés à faire. Mais vous vous êtes condamnés volontairement et c'est votre souhait dans le fond.

Diego Etch : En effet.

Jorge Musquoz : Bien je pense donc que tout est dit. Résumons-donc :
mise en place d'une propagande nationale et socialiste à l'échelle du pays
renforcement de l'APLNH pour pouvoir combattre efficacement ces trafiquants
discussion avec l'UNNH pour la création d'une union de combat
mise en place sur le moyen terme d'un pouvoir central, démocratique, populaire et tribal.
Et je pense qu'une fois cela fait, nous aurons fait le plus gros. Bien Diego, cela a été un réel plaisir de vous rencontrer enfin. Et n'oubliez pas que nous comptons sur vous. La patrie ou la mort, nous vaincrons !

Diego Etch : La patrie ou la mort, nous vaincrons !

Jorge Musquoz sortit du préfabriqué et repartit en direction d'Izigor. Diego Etch se but un verre cul-sec, il avait été sonné par le quasi-monologue de l'esmarkien qui lui avait imposé ses conditions. Il rebut un autre verre avant de l'envoyer s'éclater contre un mur. Il se frotta alors les mains. Il était maintenant temps de passer aux choses sérieuses.
Soiouz

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<center>Paroles de campagne

Géopolitique et alliances internationales</center>

Au diable les makarans, les libéraux et les rouges !
Pour une Esmark forte. Pour une Esmark fière. Pour une Esmark pleinement indépendante et populaire !
Vous êtes l'Esmark !
Non aux criminels de guerre de l'OTH !
Non aux bourreaux du Pacte de Novgorod !
Non aux bigots coincés de la Sainte-Alliance !
Indépendance nationale !

Juan Sanchez, Président du Parti des Travailleurs National-Révolutionnaire

Il est évident que l'Esmark se rapprochera des démocraties libérales et de l'OTH si nous gagnons ces élections. Cela ne veut pas dire que l'Esmark perdra sa souveraineté et même que nous y adhérerons.
Pedro Volnochia, porte-parole du Parti des Libertés

Le rôle de notre gouvernement a toujours été de garantir l'indépendance de l'Esmark et nous y sommes arrivés. Nous poursuivrons bien évidemment notre politique envers les nations qui nous sont amicales et nous continuerons à promouvoir la paix et la diplomatie là où nous aurons à intervenir.
Paulo Nesva, porte-parole du Parti du Peuple Esmarkien

Il nous faut continuer notre politique de promotion de la paix et du dialogue tout en conservant notre indépendance nationale vis-à-vis des blocs. Cela ne veut pas dire qu'il faut empêcher le dialogue avec les membres de ces blocs.
Luis Ziya, Représentant Suprême du Parti des Socialistes Esmarkiens

La Sainte-Alliance a toujours montré qu'elle était l'organisation la mieux organisée et celle qui respecte le plus les valeurs dont elle se réclame au contraire des autres. Je pense que nous nous devons d'effectuer un rapprochement avec cette organisation sans pour autant y adhérer ou renoncer à la laïcité esmarkienne actuelle.
Tito Zamena, Secrétaire National du Parti National Esmarkien

Les organisations internationales sont faites par des pays développés pour étouffer toute tentative de développement de pays comme le nôtre. Il serait dangereux et suicidaire d'adhérer à n'importe quelle organisation de ce type.
Daniela Wisnio, Secrétaire Générale de Vive l'Esmark !
Soiouz

Message par Soiouz »

<center>Paroles de campagne

Politique économique</center>

Il est évident que nous continuerons une politique qui contrairement à ce que raconte l'opposition a donné d'excellents résultats et a permis aux esmarkiens de gagner plus. Nous savons que les prix ont augmenté mais les salaires ont augmenté plus vite que les prix. Ce n'est pas pour rien que les esmarkiens ont maintenant accès plus facilement à l'automobile ou à l'informatique.
Paulo Nesva, porte-parole du Parti du Peuple Esmarkien

La politique actuelle du gouvernement a été depuis 1976 toujours un désastre. Nous sommes à 6-7% de croissance quand nous pourrions atteindre une croissance à deux chiffres si nous permettions la libre entreprise et la libéralisation au moins partielle de notre économie et industrie.
Pedro Volnochia, porte-parole du Parti des Libertés

Notre politique est de permettre davantage aux travailleurs de prendre le contrôle de leurs outils de travail. Il est maintenant temps de généraliser à l'ensemble des entreprises esmarkiennes les Comités de Direction d'Entreprise au lieu d'avancer lentement comme veut faire le Parti du Peuple.
Dunia Mineroza, Représentante Suprême du Parti Communiste Esmarkien

Il nous faut militariser la production et l'industrie esmarkienne. Militariser dans le sens de faire des entreprises esmarkiennes de véritables force de frappe capable de s'adapter aux marchés et de ne plus dépendre d'aucun pays. L'Esmark peut aujourd'hui être parfaitement auto-suffisante si nous nous en donnons les moyens et si nous ne nous vendons au mondialisme.
Juan Sanchez, Président du Parti des Travailleurs National-Révolutionnaire

Notre objectif. Libéraliser et privatiser, c'est aussi simple que cela.
Alberto Savia, porte-parole du Parti Nouveau Combat
Soiouz

Message par Soiouz »

<center>Esmarkiens, aux urnes !</center>
Soiouz

Message par Soiouz »

Affiche diffusée dans le pays à 2000 exemplaires (essentiellement dans le nord du pays)

[quote]En 1976 au nom de et avec le peuple avait lieu la Révolution Démocratique Populaire. Et aujourd'hui qu'avons-nous ?

Des militants d'extrême-droite qui paradent dans la rue
Des militants libéraux qui empoisonnent le développement du peuple
Une gauche aseptisée


<center>Nous disons NON !</center>

Le système actuel a été la plus grande erreur du Parti qui se devait d'incarner le peuple et non pas laisser le peuple s'éloigner de lui. L'adaptation du système démocratique libéral avec un système économique socialiste ne pouvait donner aucun résultat et de fait il n'en donne pas. Entre les manifestations de geigneurs professionnels qui ne font que réclamer toujours plus de consommation et des grèves (heureusement sans succès) animés par les quelques syndicats libéraux, l'économie esmarkienne contrairement aux chiffres gouvernementaux n'a pas augmenté. Le niveau de vie des esmarkiens malgré l'augmentation des salaires a régressé et la vie quotidienne devient de plus en plus difficile.

Cela nous le refusons ! Il faut ramener le prolétariat au travail grâce à l'action d'un syndicat unitaire populaire, ramener le prolétariat à la politique avec un parti socialiste-démocratique populaire unitaire.

Nationalisation totale des entreprises et gestion de celles-ci grâce à l'action syndicale !
Destruction de tous les groupuscules libéraux et nationalistes !
Retour à la Glorieuse République de Laïko Vatazy !


Que dirait notre bien-aimé camarade s'il voyait aujourd'hui l'état de scission permanent de notre pays quand il avait réussi à unifier quasi-parfaitement un pays qui était en guerre civile ? Ne comptons pas sur le Parti Vataziste, allié idiot du pouvoir, pour revendiquer nos valeurs.

Camarades, c'est ensemble et révolutionnairement qu'il faut agir ! Il est temps pour l'Esmark de reconnaître la valeur éternelle et nationale du socialisme démocratique populaire, prélude à l'idéal communiste qui nous anime ! Prenons les armes et luttons contre tous les opposants aux volontés populaires !


<center>Rejoignez, soutenez le Cercle des Révolutionnaires Esmarkiens - Nouveau Parti Communiste
L'avenir, c'est nous !</center>
[/quote]
Soiouz

Message par Soiouz »

Document interne et confidentiel

[quote]<center>Les «jeunes loups» du Parti du Peuple Esmarkien
ou le vivier rouge</center>


Ce document décrit de manière succincte les CV des sept jeunes tous militants au PPE qui font déjà parler d'eux au minimum en interne et qui sont appelés dans l'avenir à devenir peut-être les dirigeants du pays.
Pour chaque personne est noté son nom, sa date de naissance et les dates importantes de son parcours en politique ainsi qu'une photo permettant de pouvoir l'identifier. Si la personne a quitté une organisation, la date de sa sortie est indiquée entre parenthèses à la date de son entrée dans cette organisation.


[url=http://imageshack.us/photo/my-images/856/paulonesva.jpg/][img]http://img856.imageshack.us/img856/4807/paulonesva.jpg[/img][/url]
Paulo Nesva né en 1988
2002 : rentre aux Jeunesses Populaires Esmarkiennes (2016)
2004 : rentre au Comité Central des JPE
2006 : rentre à l'Association Etudiante Esmarkienne (2008)
2007 : rentre au Parti du Peuple Esmarkien
2010 : rentre au Bureau National des JPE
2013 : devient Représentant Suprême des JPE
2014 : rentre au Comité Central du PPE / élu député à l'Assemblée Socialiste Démocratique (PPE)
2016 : rend son poste de Représentant Suprême des JPE
2017 : devient le porte-parole officieux du PPE / réélu député à l'Assemblée Socialiste Démocratique
Employeur : Société Nationale de l'Energie
autre : en couple avec Isis Vatazy de 2010 à 2015

Dangerosité : très élevée. Paulo Nesva avait d'ailleurs fait partie des candidats possibles au nouveau Bureau de Direction du Parti lorsque Pedro Gassmen avait pris la tête du mouvement. Il a fait des études d'économie et maîtrise par conséquent les rouages politique et économique du pays. Son défaut est peut-être de n'avoir pas eu de poste local ce qui peut rebuter certains «anciens».


[url=http://imageshack.us/photo/my-images/41/isisvatazy2.jpg/][img]http://img41.imageshack.us/img41/853/isisvatazy2.jpg[/img][/url]
Isis Vatazy : née en 1989
2007 : rentre à l'Association Etudiante Esmarkienne (2013)
2011 : rentre au Congrès National de l'AEE
2015 : rentre aux Jeunesses Populaires Esmarkiennes
2016 : rentre au Parti du Peuple Esmarkien / rentre au Comité Central des JPE
2017 : élue députée à l'Assemblée Socialiste Démocratique (PPE)
Employeur : travaille pour une galerie d'arts à Izigor
autre : en couple avec Paulo Nesva de 2010 à 2015

Dangerosité : moyenne. Isis Vatazy s'est élevée dans le Parti surtout grâce à son ascendance et son patronyme. Elle a toujours refusé d'apparaître dans des conseils locaux ce qui a entraîné une certaine irritation chez certains cadres. Elle sait en revanche très bien s'exprimer.


[url=http://imageshack.us/photo/my-images/855/estelagassmenistequa2.jpg/][img]http://img855.imageshack.us/img855/6302/estelagassmenistequa2.jpg[/img][/url]
Estela Gassmen-Istequa : née en 1994
2011 : rentre aux Jeunesses Populaires Esmarkiennes
2012 : rentre à l'Association Etudiante Esmarkienne
2015 : rentre au Congrès National de l'AEE
2016 : élu Représentante Suprême de l'AEE / rentre au Comité Central des JPE
2017 : rentre au Parti du Peuple Esmarkien
Employeur : étudiante (présenti pour travailler au Bureau Chargé aux Relations Internationales)

Dangerosité : moyenne (pour l'instant). Actuellement Estela Gassmen-Istequa n'a aucune chance de pouvoir s'élever plus dans la hiérarchie mais cela dans l'avenir devrait changer. Voulant participer à la vie politique locale, elle devrait récolter un siège dans les prochaines élections. Elle bénéficie également elle aussi du nom, d'un charisme et d'un physique ainsi que d'un talent indéniable pour les discours engagés. Son «seul» point faible est son âge.


[url=http://imageshack.us/photo/my-images/193/cristodeniedameriaqui.jpg/][img]http://img193.imageshack.us/img193/3307/cristodeniedameriaqui.jpg[/img][/url]
Cristo Denieda Meriaqui : né en 1992
2009 : rentre à la Confédération Syndicale du Peuple Esmarkien
2012 : rentre aux Jeunesses Populaires Esmarkiennes
2013 : rentre au Parti du Peuple Esmarkien / rentre au Comité Central des JPE
2014 : rentre au Comité Syndical de la CSPE
2016 : élu Représentant Second des Jeunesses Populaires Esmarkiennes
2017 : rentre au Comité Central du PPE / élu député à l'Assemblée Socialiste Démocratique (PPE) / rentre au Bureau Syndical de la CSPE
Employeur : Nuztia Company

Dangerosité : élevée. S'est servi de la principale centrale syndicale pour s'élever par la suite. Cela lui a donné une reconnaissance dans les milieux ouvriers, une expérience concrète du terrain et une grande connaissance des enjeux socio-économiques de l'avenir. Retourne deux jours par semaine à l'usine pour développer sa popularité et se faire connaître.


[url=http://imageshack.us/photo/my-images/821/ricardodunezetchuviriar.jpg/][img]http://img821.imageshack.us/img821/3021/ricardodunezetchuviriar.jpg[/img][/url]
Ricardo Dune Etchuviriarti : né en 1986
1999 : rentre aux Jeunesses Populaires Esmarkiennes (2013)
2002 : rentre au Comité Central des JPE
2004 : rentre à l'Association Etudiante Esmarkienne (2009)
2005 : rentre au Congrès National de l'AEE
2006 : rentre au Bureau National des JPE
2007 : rentre au Parti du Peuple Esmarkien
2009 : élu député au Conseil Urbain Populaire d'Izigor – Arrondissement n°12 (PPE)
2011 : devient Représentant Suprême des JPE
2012 : élu député au Conseil de la Province d'Upenao
2013 : rend son poste de Représentant Suprême des JPE / rentre au Comité Central du PPE
2014 : élu député à l'Assemblée Socialiste Démocratique (PPE)
2015 : rend son poste de député du Conseil Urbain Populaire d'Izigor / réélu député au Conseil de la Province d'Upenao (PPE)
2017 : réélu député à l'Assemblée Socialiste Démocratique (PPE)
Employeur : Conglomérat Chimique Esmarkien

Dangerosité : très élevée. Ricardo Dune Etchuviriarti est le plus vieux, celui qui a le plus d'expérience en politique dans le Parti et sur le terrain. Est passé par tous les stades afin d'accroître son expérience et est considéré comme une source sûre et une personne promise à un grand avenir. Principal concurrent de Paulo Nesva.


[url=http://imageshack.us/photo/my-images/4/mariaglorialunaqquivito.jpg/][img]http://img4.imageshack.us/img4/5972/mariaglorialunaqquivito.jpg[/img][/url]
Maria Gloria Lunaq Quivito : née en 1990
2005 : rentre aux Jeunesses Populaires Esmarkiennes
2008 : rentre à l'Association Etudiante Esmarkienne (2015) / rentre au Parti du Peuple Esmarkien
2009 : rentre au Comité Central des JPE
2011 : rentre au Congrès National de l'AEE
2013 : rentre au Bureau National des JPE / élue députée au Conseil Local Socialiste d'Izigor – Ouest (PPE)
2015 : rentre au Comité Central du PPE / rend son poste de députée au Conseil Local Socialiste d'Izigor – Ouest
2017 : élue députée à l'Assemblée Socialiste Démocratique (PPE)
Employeur : Société Nationale d'Exploitation du Cuivre

Dangerosité : moyenne forte. A exercé des rôles locaux pour monter en puissance progressivement. Est relativement jeune mais est en train de devenir de plus en plus importante.


[url=http://imageshack.us/photo/my-images/808/taniarukema.jpg/][img]http://img808.imageshack.us/img808/1952/taniarukema.jpg[/img][/url]
Tania Rukema : née en 1988
2004 : rentre aux Jeunesses Populaires Esmarkiennes
2005 : rentre au Parti du Peuple Esmarkien
2006 : rentre à l'Association Etudiante Esmarkienne (2014)
2008 : rentre au Comité Central des JPE / rentre au Congrès National de l'AEE
2012 : élue députée au Conseil Local Socialiste de Vaciotz-Emana
2014 : rentre au Bureau National des JPE
2015 : réélue députée au Conseil Local Socialiste de Vaciotz-Emana
2016 : élue Représentante Seconde des JPE / rentre au Comité Central du PPE
2017 : nommée Représentante de la RPS d'Esmark à l'ADE avant de laisser sa place à Rosa de la Huerta / élue députée à l'Assemblée Socialiste Démocratique (PPE)
Employeur : Musée National d'Izigor

Dangerosité : très forte. A pris l'ascendant sur les autres en étant nommée par Pedro Gassmen représentante du pays dans une organisation internationale.[/quote]
Soiouz

Message par Soiouz »

Frontière esmarkio-javaïte

La nuit était tombée plus tôt qu'hier. Après tout on se dirigeait vers l'hiver austral, les jours raccourcissaient. La douzaine d'hommes avaient slalomé entre la jungle et les hauteurs qui constituaient le paysage esmarkien du nord. Ils avaient du faire de nombreux écarts pour éviter les soldats, les douaniers tous les agents gouvernementaux inévitables à l'approche d'une frontière avec un pays voisin. Certes l'Esmark et le Java se respectaient mutuellement et avaient même passé des accords commerciaux mais les deux pays étaient dans une bataille de suprématie régionale bien que l'inactivité javaïte permettait aux esmarkiens de reprendre le dessus.

Ils devaient passer la frontière et redescendre vers les grandes plaines qui constituaient l'essentiel du paysage du Java. Arrivés en bas ils devaient retrouver si tout allait bien leur contact. Ils étaient jeunes pour la plupart, le plus jeune n'avait même pas 18 ans tandis que le plus vieux, le chef de la petite troupe approchait de la quarantaine. Mais ils étaient unis par un même objectif. Ils allaient reprendre le pouvoir et redonner un vrai sens à leur yeux au terme de «socialisme».

Environ 1km avant la frontière, ils faillirent être interceptés par un douanier qui était bien dissimulé, ils avaient remarqué sa présence au dernier moment et avaient réussi à cacher leur présence. Ils comprirent la discrétion de l'homme quand ils le virent s'accroupir pour accomplir un besoin somme tout très naturel. Ils repartirent en essayant de faire le moindre bruit possible et en se dissimulant. Le bruit n'était d'ailleurs pas le pire problème vu le nombre d'espèces animales présents dans cette partie du pays. La nuit tombée, il faudrait notamment se méfier des gros prédateurs dont c'était l'heure pour la chasse.

Ils passèrent la frontière sans trop d'encombres et entamèrent la descente vers leur destination. Celle-ci était un petit village javaïte anonyme où on commençait seulement à voir les progrès effectués par le gouvernement fédéral. Ils évitèrent de passer dans les grand'rues car ils savaient qu'ils auraient attiré l'attention. Une douzaine d'hommes ethniquement esmarkiens et habillés en kaki auraient pu leur valoir quelques interrogatoires musclés de la part des autorités même si les rues étaient vides à l'heure où ils arrivèrent. Deux heures sonnèrent à l'église du village. Le chef toqua à une porte autant anonyme que les autres. Il ne se passa rien puis on entendit des bruits de pas et la porte s'entrouvrit.


- Qui est là ?

- C'est nous.

Cette simple réponse fit ouvrir plus largement la porte d'entrée. Le propriétaire les fit entrer dans un vestibule aussi noir qu'au dehors, il n'avait pas allumé les lumières.

On va descendre à la cave. Les soupirails sont bouchés, on pourra discuter tranquillement sans que cela ne surprenne personne de voir de la lumière allumé à cette heure-ci.

Ils connaissaient tous l'histoire du propriétaire. Il s'appelait Alan. Ses parents étaient des esmarkiens qui avaient fui à la fin des années 70 l'instauration brutale du socialisme dans la société. Ils s'étaient réfugié au Java. Leur fils avait été élevé dans l'anticommunisme parental mais lui bien au contraire éprouvait une grande admiration pour Laïko Vatazy et son régime. Il était aujourd'hui militant au CPJ (Communist Party of Java) car il avait la nationalité javaïte et non esmarkienne et était membre du conseil communal. Il faisait partie de la branche vataziste dure du parti.

Ils descendirent à la cave. Celle-ci était petite, relativement propre et était encombrée de caisses sans étiquettes ne laissant rien deviner de leur contenu. On trouvait également une table et un frigo. Les participants s'assirent sur les caisses autour de la table tandis que le maître des lieux ouvrait le frigo pour offrir à boire.


- Désolé les gars j'ai que du Coca je sais que c'est pas très socialiste mais après tout c'est une plante de chez nous à la base.

Certains sourirent à cette phrase mais la plupart étaient trop fatigués ou concentrés sur autre chose pour relever cette tentative avortée d'humour.

Alan distribua les verres puis la bouteille de soda tourna entre tous les membres de la petite réunion. Le chef de troupe prit la parole.


- Tu as pu récupérer ce qu'on t'avait commandé ?

- Bien sûr, le Java a une législation très souple en ce qui concerne ce genre de choses, peut-être la seule chose de positive dans ce système libéral. Par contre je vais être franc c'est souvent de l'usagé, un peu vieillot mais c'est du rostov, c'est du solide. Vous n'avez pas à vous en faire. J'ai même pu vous récupérer un petit stock en provenance du Pelabssa.

- Très bien, quelles sont nos caisses ?

- Vous êtes chacun assis sur l'une.

- Quel poids ?

- 40kg par caisse au minimum, ça sera très lourd vous devrez faire très gaffe au retour. Les pièces sont toutes anonymes, j'ai été les prendre dans le nord du pays dans un coin où on ne me connaît pas et sous une fausse identité. Au cas où.

- Ne t'inquiète pas, notre plan est parfaitement réglé, il n'y a pas de raison que ça ne fonctionne pas. Au pire on essaiera notre commande avant l'heure.

- J'aimerai autant pas.

Les esmarkiens s'accordèrent une journée de pause puis repartirent à la nuit tombé quand il n'y avait quasiment plus personne. Ils remontèrent les pentes qui allaient les amener dans leur pays, faire ce qu'ils avaient prévu.
Soiouz

Message par Soiouz »

[quote]<center>Le Parti des Travailleurs National-Révolutionnaire se bat pour le peuple, l'Esmark et le Vicaskaran !

Car l'égalité des races est un mythe capitalo-communiste !
</center>
Plusieurs races humaines peuplent la terre et il est bien évident que toutes ne peuvent êtres égales comme le prétendent les rouges et les libéraux.
Les races les plus grandes et les plus pures sont bien évidemment les races vicasakaranes originelles que ce soit les inuits d'Eftsland, les indigènes du Pelabssa ou bien évidemment les races sud-vicaskaranes. Parmi celles-ci la race esmarkienne, héritière du peuple saystaz tient bien une place de choix. Quand les autres peuples se divisaient et se querellaient, les saystaz puis les esmarkiens réussirent à unir et unifier.
Quelques autres grandes races se sont néanmoins développés ailleurs que sur le continent vicaskaran : la race nordique (thorvalien, lochlannais, eftslandais, etc) issue des pays du grand froid qui durent combattre les éléments qui a permis l'émergence d'une race fière et forte ; et la race hispanique (valacides et numanciens) qui a donné parmi les plus grands Hommes de l'histoire.
On trouve ensuite les autres races ouest-alméranes avec notamment les germaniques dont le rôle dans l'histoire est insignifiant. Elles sont à ranger dans le même sac que la race arabe dont le seul but dans le monde semble être d'approvisionner le monde en pétrole. A ce niveau on retrouve aussi la race juive.
Plus en-dessous on trouve l'inutile race slave qui est déjà une race bien inférieure. Une race qui n'a jamais pu construire d'unité, qui ne respecte rien et qui semble devoir rester à jamais une race de barbares ne pensant qu'à la guerre et la destruction.
Nous passerons très vite sur la race zanyanaise dont le rôle est tellement insignifiant au regard de l'histoire qu'on comprend facilement pourquoi elle fait partie des races inférieures.
La race la plus inférieure est bien évidemment la race makarane qui non seulement n'empoisonne pas seulement l'Esmark mais empoisonne le Vicaskaran dans son ensemble. Race de rats, race empoisonnée, chaque makaran ne pense qu'à lui et fait tout pour de façon fourbe et pernicieuse. Ils ont conquis l'ouest du Vicaskaran par la Grande Putain Fédérative d'Aquanox, ils ont conquéri l'archipel du Cotan qu'ils ont eu l'outrecuidance de rebaptiser Makiran Oriental en mémoire de leurs origines. Ils s'installent en Esmark et tout est fait pour leur faciliter la vie.

<center>Il est temps de s'unir pour résister !</center>

Les races vicaskaranes originelles doivent maintenant s'unir pour résister à la mondialisation ou à l'internationalisme. Il faut en finir avec la colonisation qui pour beaucoup de pays notamment dans le nord du Vicaskaran est toujours d'actualité.
Redonnons le pouvoir aux peuples !
Luttons contre la peste jaune, la peste rouge et la peste bleue !
Il faut prendre le pouvoir aux gouvernements pour le rendre au peuple, il est temps de construire une unité durable pour notre continent qui doit devenir la barrière contre le mélange des civilisations et des races qui toutes ne se valent pas. Il faut chasser les colons qui ont volé les terres des véritables propriétaires et redonner la fierté à toutes les véritables races vicaskaranes.

<center>En Esmark aussi il est temps d'agir !</center>

Cette année, vous aurez de nouvelles élections et votre choix devra être clair. C'est maintenant que tout se joue !
Donner le pouvoir au PTNR, c'est assurer un avenir à l'Esmark, à son peuple, à vos enfants. C'est refuser l'asservissement de notre pays aux grandes puissances. Aucun pays ne pourra plus jamais humilier notre pays en s'installant sans vergogne sur notre territoire.

<center>Demain il sera peut-être trop tard !

Le PTNR maintenant !
</center>[/quote]

Tract distribué dans tout le pays à plus de trois millions d'exemplaires (PTNR : 20% d'intentions de vote dans les premiers sondages)
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