Encyclopédie Mathémite et Mathémographique

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5/ 401 ap. J.-C. - 780 ap. J.-C. : Banque Mathémite

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6/ De 780 ap. J.-C. à nos jours : Université de Mathème

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<center>IV. L'Université : institution scientifique</center>

L'Université, outre le fait qu'elle gouverne l'île de Mathème, est également et avant tout un centre scientifique spécialisé de premier plan.

A - L'Université : un établissement ouvert à tous

Beaucoup considèrent, et les universitaires les premiers, que l'Université est un environnement élitiste et réservé à une mince caste de la société. Et c'est vrai. Cependant, et contrairement à beaucoup d'établissement d'éducation, l'Université de Mathème pratique une politique d'émancipation universelle, et ce depuis les débuts de la République de Mathème.
En clair, chaque enfant d’esclave ou de citoyen est prit en charge complètement par l’Université, depuis ses 5 ans jusqu’à ses 20 ans (âge de la majorité), voir plus s’il a la possibilité de choisir la voie universitaire.
Cette prise en charge était possible avant grâce aux aides dont bénéficiait l'Université, et ensuite car c'est elle qui réglait les coffres de l'Etat comme elle le voulait, les impôts servant essentiellement au financement de l'Université, cette dernière étant globalement l'unique organisme national.

Seul bémol dans cette acceptation globale : les femmes ne sont pas acceptées dans l'enceinte même de l'Université, ce qui peut rebuter quelques progressistes. Mais les règles sont les règles.
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B - Programme d'éducation pratiqué à l'Université

L'éducation pratiquée à l'Université se divise en deux étapes : la première partie, dite Voie Collégiale, est commune à chaque résident de l'île. La seconde, dite Voie Universitaire, est spécifique à ceux qui ont la possibilité de suivre cette voie.

1/ La Voie Collégiale

Avant l'Université proprement dite se trouve l'institution du Collège : une zone assez ambiguë, qui ne fait ni réellement partie de l'Université, ni réellement partie de la Cité.
Dans le collège, chaque individu reçoit un enseignement complet et intensif sur tous les domaines importants pour chaque individu : apprentissage de l'écriture et de la lecture, afin qu'il puisse manier les lettres à sa guise ; cours de latin, grec et français, afin que l'individu puisse s'exprimer correctement dans un bon langage ; étude de la géographie et de l'histoire mondiales, afin que l'élève se bâtisse une solide culture générale, et afin de lui permettre de voyager de par le vaste monde sans rencontrer trop de difficultés, renforcé avec des cours des langues vivantes étrangères, afin que la barrière de la langue disparaisse ; et enfin leçon de mathématiques, afin que l'individu puisse manier les chiffres avec facilité.
Il y a également, dans les dernières années, des cours de Sciences Célestes, afin de préparer les futurs étudiants à suivre la Voie Universitaire, s'ils ont cette chance.

2/ Les examens

Une fois le cursus collégial terminé, à 20 ans, il y a les examens qui se passent. Là, trois cas de figure se présentent :
  • 1. L'élève passe avec succès l'examen et obtient plus de 90% de bonnes réponses : il est donc admit en cursus universitaire ;
    2. L'élève passe avec succès l'examen et obtient entre 70% et 90% de bonnes réponses : il a réussit l'examen mais retourne dans sa condition initiale, soit citoyen, soit esclave.
    3. L'élève obtient moins de 70% de bonnes réponses : il a raté l'examen. Et comme dans l'Université de Mathème on accepte ni les imbéciles, ni les fainéants, ni les rebelles, tous ceux qui obtiennent moins de 70% à l'examen final est banni de l'île de Mathème.
3/ La Voie Universitaire

Tous ceux qui ont donc obtenu plus de 90% de bonnes réponses à l'examen final à la sortie du Collège sont automatiquement pré-admis à l'Université. Ils doivent cependant encore passer un dernier examen dans lequel on jauge leurs capacités à suivre des matières autrement différentes et plus poussées que celles suivies au Collège, ainsi que les motivations de chaque étudiant (ce qu'ils veulent doit être la connaissance et non pas la richesse).
Une fois l'examen passé et réussit s'ensuit les années de Licence, qui durent cinq ans : deux années générales et trois de spécialité. Ensuite, pour devenir docteur, ils doivent passer une thèse de doctorat ainsi qu'un examen doctoral. Les années doctorales durent neuf ans.
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C - Les Académies

L'Université de Mathème se divise en Sept Académies, chacune étudiant une science céleste bien particulière, chacune située dans sa propre tour.

1/ Académie d'Arithmétique

Elle se charge de tout ce qui a trait aux nombres et à leurs interactions. Elle se situe dans la plus ancienne des tours : un simple cylindre blanc, s'élevant modestement du sol. Aucune fenêtre, aucune issue : la tour est isolée du reste du monde. Les arithméticiens forment une communauté à part, vivant dans un monde personnel, de chiffres et de calculs. Ils n'ont aucun besoin de contact avec le reste de l'Univers.
Outre les divers traités d'arithmétique existant dans la bibliothèque, on raconte qu'au centre même de la Tour, au milieu d'un labyrinthe d'escaliers et de salles, gardé par les arithméticiens eux-mêmes et leur logique défiant toutes les lois du bon sens, se trouverait un livre, le Livre, qui regrouperait toutes les lois arithmétiques découvertes jusqu'ici. Bible sacrée des arithméticiens, il est le socle même de l'Arithmétique et des Sciences Célestes. Certains disent même que l'Université n'existe que pour protéger ce livre des convoitises extérieures.

2/ Académie de Géométrie

On y étudie toutes les formes possibles, afin d'arriver à un univers épuré. Les géomètres traquent sans relâche la moindre petite droite, le moindre petit point, afin d'essayer de se bâtir un univers tellement simple qu'un simple objet géométrique pourrait le représenter.
La tour de géométrie est un assemblage invraisemblable d'objets architecturaux de toutes sortes : ogives, arcanes, ponts, contreforts... Elle donne l'aspect le plus fragile de toutes les tours, tout en dentelles et frioritures ; mais c'est le résultat des plus précis dessins géométriques, et elle en est la plus solide. A chaque fois qu'un principe géométrique est découvert, un étage est rajouté en sa faveur à la tour. Elle offre donc un aspect hétéroclite mais très agréable à l'oeil.

3/ Académie d'Astronomie

On y étudie les étoiles, les astres, les objets célestes et leurs mouvements. Les astronomes dédaignent depuis toujours les travaux des autres discipline, car, pour eux, seul le ciel éternel nous donnera les réponses nécessaires à la compréhension parfaite de l'Univers.
La tour d'Astronomie se bat depuis toujours avec celle de Météorologie à "Qui c'est qui sera la plus haute". La tour d'Astronomie bat pour l'instant celle de Météorologie de quelques mètres. Mais ce n'est qu'un assemblage invraisemblable de pièces, annexes, salles toutes accrochées on ne sait comment au corps principal. Des tas d'ouvertures, fenêtres, télescopes, astrolabes, et autres engins mathématiques parsèment la tour, lui donnant un air hérissé. Le Dôme Supérieur en est le summum : c'est un dôme de cuivre d'où sort 127 téléscopes de toutes tailles, formant une image parfaite du ciel sur une mappemonde centrale.

4/ Académie de Météorologie

On y étudie les phénomènes atmosphériques. Leur prévision reste accessoire.
La météorologie est véritablement la science du chaos, car, pour l'instant, aucun traité de météorologie n'est convaincant sur ce qu'est un nuage, par exemple. L'esprit des météorologistes reflète cet état : ils sont chaotiques, et leur tour est en constant désordre. Le pire est dans son architecture : elle ne monte pas droite, agencée comme de la plomberie, et est de quelques mètres plus petite que la tour d'Astronomie. A tous les étages, des tas d'engins météorologiques sont accrochés, présentant l'aspect le plus hétéroclite jamais observé : des anémomètres en cuivre, des thermomètres suspendus, des bouts de tissus, des cordelettes, des timbales, des tuyaux, des siphons, des pompes, des ballons. Tout ceci dans un équilibre inprobable.

5/ Académie d'Optique

Les opticiens, dans leur tour bleutée, étudient la lumière et son comportement. Ils estiment qu'ils pratiquent l'art le plus dur car, tout en le voyant en permanence, leur objet d'étude est impossible à observer directement. Ils doivent donc faire appel à des artifices, des trucs pour comprendre comment elle se comporte et aussi ce qu'elle est.
Leur tour est assez simple, bien qu'elle possède de nombreuses fenêtres colorées, ainsi que quelques miroirs et lentilles réfractant et diffractant la lumière, lui donnant un aspect quelque peu irréel. Mais ce qui impressione le plus est le sommet de la tour : une gigantesque lentille soigneusement taillée, qui amène la lumière dans la salle juste en-dessous, haute d'une vingtaine de mètre. Cette lentille est le centre d'attention de tous les opticiens, car c'est leur outil principal. C'est également la seule fenêtre donnant sur l'extérieur : afin de mieux mener leurs expériences, les opticiens ont décidé de vivre constamment dans le noir.

6/ Académie d'Acoustique

Les acousticiens étudient le son et son comportement. Ils se sont toujours considérés très proches des opticiens, et réciproquement. C'est pourquoi leurs deux tours n'en forment qu'une à la base. Surtout que les deux sciences ne risquent pas de s'embêter : les opticiens passent leur temps avec du coton dans les oreilles, et les acousticiens les yeux bandés.
La tour d'Acoustique, sans posséder le capharnaum extérieur des météorologistes, possède quand même ses caractéristiques : quelques soufflets, des ventilateurs et d'ingénieuses machines sensées conduire le son. Quant à leurs couloirs, ce sont d'étranges tuyaux sensés conduire le son efficacement. A la base, quelques bureaux permettant un travail au calme, même si la plupart des acousticiens sont dans les couloirs, dans des niches spécialement étudiées pour ne pas influer sur la bonne marche du son.

7/ Académie de Chronologie

Les chronologistes sont les scientifiques qui étudient le temps. Un peu délaissée de nos jours car ressemblant beaucoup aux sciences bannies, comme la métaphysique, les chronologistes forment une secte un peu à part. Exclus, parias de l'Université, ils se réfugient dans leur tour décrépie, surmontée d'un étrange et inexplicable toit pointu en tuiles noires. C'est la tour la plus anxiogène du complexe de l'Université.
En son sein, de nombreuses machines servant à mesurer le temps sont à l'oeuvre, que ce soit le plus simple des gnomons à la plus complexe des horloges mécaniques, en passant par des clepsydres, sabliers, bougies. L'histoire de l'horométrie et toutes les méthodes connues et inimaginables sont recensées et étudiées ici. La tour possède sur sa face une horloge qui, malgré le manque de fonds, donne toujours l'heure exacte depuis bientôt mille ans.
Les professeurs de Chronologie se transmettent depuis leur fondateur une étrange canne, le Bâton d'Eulogue (du nom du premier chronologiste recensée), canne possédant dans son pommeau une clepsydre se remontant toute seule et indiquant l'heure exacte elle, depuis 2500 ans. Tant que cette canne existe, la tour de Chronologie restera debout.

8/ La Huitième Académie

Au centre de l'Université de Mathème se trouve un bassin gigantesque, faisant la superficie au sol du reste des institutions. Et une légende (une des rares qui subsiste encore à Mathème) explique parfaitement ce bassin donc personne, même les universitaires eux-mêmes, n'a réussi à mesurer la profondeur.
On raconte que vers la fin du Comptoir de Mathème, l'Université avait déjà atteint un niveau de sophitication exceptionnel, et les Sept Tours Actuelles avaient depuis longtemps évincé les autres prétendues tours célestes de l'Université (Théologie, Métaphysique, Philosophie...). Mais, au centre de ces sept tours, à l'endroit du bassin actuel (alors qu'à l'époque, il y avait un terrain tout ce qu'il y a de plus normal), quelques érudits avaient prétendu trouver un raccourci dans les sciences pour atteindre plus rapidement la Loi Universelle Céleste. Ils avaient baptisé leur science la Célestonomie, et se croyaient capable de construire une tour si grande qu'elle toucherait les étoiles et le Visage de Dieu, lui même à l'origine de la Loi Universelle Céleste. Un tel affront et orgueil fut vite blammé par la société bien pensante, mais, usant de fonds jusque là inconnus, ils se firent construire une tour plus haute et grande que n'importe quelle autre jamais construite. Et elle s'élevait rapidement, et très haut... Les sept autres tours voyaient le ciel masqué par elle.

La tour, cependant, usant de théorèmes géométriques parfaits, tenait bon, et les parieurs gageaient qu'elle pouvait atteindre les étoiles. Déjà, elle atteignait les plus hauts nuages. La Célestonomie trouvait chaque jour de nouveaux théorèmes universels se rapprochant de la Loi Universelle Céleste.

Mais les architectes avaient négligé un détail : la tour devenait de plus en plus lourde, le sol se fissurait à sa base. Et ce qui devait arriver arriva : la tour s'effondra sous son propre poids, victime de sa propre solidité. Sa base s'enfonça dans le sol, et le reste du bâtiment suivi verticalement, sans toucher aux alentours. La tour sombra dans le sol et disparu vers le centre de la terre... Et de l'eau jaillit, formant le bassin actuel.

Cette légende, outre le fait qu'elle prévient de se méfier de l'orgueil démesuré, est aussi une leçon pour les universitaires : il n'existe pas de raccourci vers le chemin de la connaissance, et il faut se plier aux obstacles que la Science a elle-même posé en travers du chemin de la Loi Universelle Céleste.
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D - Les autres bâtiments

L'Université n'est bien évidemment pas formée uniquement des Sept Tours Académiques et de leur bassin central. Il y a aussi une flopée d'autres bâtiments nécessaires à son bon fonctionnement.

1/ La Bibliothèque

La bibliothèque est probablement le bâtiment le plus important après les tours académiques. Il renferme tout le savoir céleste depuis deux millénaires, et possède des connaissances de pointe dans ces domaines, connaissances jusque là inégalées. Cependant, le bibliothécaire reste très farouchement contre tout partage de savoir, et aucune connaissance, ou très peu, ne sort de cette antre des livres...
Beaucoup de légendes désuètes règnent sur la bibliothèque, notamment celle disant qu'on ne connait pas la limite du rayon que forme le cercle du bâtiment. Des millions de rouleaux et de codex s'entassent selon un classement hermétique connu uniquement du bibliothécaire. Certains plaisantins disent que dans certaines parties de la bibliothèque vivent des tribus sauvages n'ayant jamais rencontré l'homme civilisé.
Elle est sous la charge du bibliothécaire.

2/ Les Coffres

Les coffres sont un bâtiment massif, aux murs épais, et en partie enfoncé sous terre. Toutes les économies du pays se trouvent enfermées dedans. Ils sont sous la charge du trésorier.

3/ L'Infirmerie

Bâtiment un peu à l'écart des autres, l'apothicaire y accueille tous les malades et blessés, et les soignent selon une médecine efficace mais pas forcément recommandée. L'apothicaire s'y livre également à d'étranges expériences horrifiques et peu recommandables, et d'inquiétantes furmerolles colorées sortent parfois de sa cheminée, au crépuscule.
Bref, il n'est pas recommandé de s'y rendre.
Elle est sous la charge de l'apothicaire.

4/ Le Bâtiment Administratif

Une dizaine de bureau croûlant sous la paperasse. Voilà comment on caractérise le Bâtiment Administratif. Plus il vit, et plus il génère de paperasse. Initialement, il y avait quarante-cinq bureaux utilisables. Aujourd'hui, trente-cinq croûle tellement sous la paperasse qu'il a fallu les condamner si on ne voulait pas que ça inonde les couloirs.
Toute transaction administrative, gouvernementale et diplomatique passe par ces bureaux.
Il est sous la charge du greffier.

5/ La Conciergerie

Par Conciergerie, on entend tous les bâtiments de vie, les appartements des universitaires et les dortoirs des étudiants. C'est également là que vit l'appariteur, faisant des rondes régulières dans les dortoirs. La Conciergerie est uniquement l'unique entrée du complexe universitaire, et seul l'Appariteur en possède la clef.
Elle est sous la charge de l'Appariteur.

6/ Les Cuisines

Immense complexe s'étendant dans les sous-sols de l'Université, il n'existe qu'un seul terminal à la surface : le réfectoire. Les cuisines regorgent de cuisiniers, et on n'y compte plus les réserves, selliers et autres endroits où l'on conserve la nourriture.
Elles sont sous la charge de l'Intendant.
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<center>V. L'Université : institution gouvernementale</center>

L'Université de Mathème a, depuis 780 ap. J.-C., prit les commandes de la petite île. Le pouvoir a donc été dans son entièreté confié à l'Archiprofesseur, le chef incontesté et muable de l'Université. Cependant, ce n'est pas une autocratie, et le chef de l'Etat possède de nombreux freins à l'exercice de son pouvoir.

A - L'Archiprofesseur

Le mode de désignation de l'Archiprofesseur est très simple : c'est celui qui a obtenu, en moyenne, la meilleure note à son examen de sortie de Collège, la meilleure mention pour sa Licence et la thèse de Doctorat la mieux menée. En clair, c'est l'homme le plus savant de l'Université.

Originellement, l'Archiprofesseur ne provenait que d'une unique académie. Cette dernière, durant toute la durée de gouvernance dudit Archiprofesseur, se voyait donc grandement favorisée.
Mais depuis l'Archiprofesseur Epistemê, les Archiprofesseurs prennent l'habitude d'avoir au moins deux doctorats en poche. Tout doctorat supplémentaire comptant comme bonus pour la nomination, il est logique que depuis Epistemê, quasiment tous les Archiprofesseurs sont pluridisciplinaires.
Ceci, bien entendu, permet d'éviter un favoritisme trop important envers telle ou telle académie, et donc une meilleure coopération entre les diverses académies, permettant une meilleure progression dans la Science.

Depuis quelques temps, quand un Archiprofesseur obtient sa charge, il le reste jusqu'à la fin de ses jours. Mais dans un cas où un docteur deviennen professeur et possède un niveau intellectuel supérieur à celui de l'Archiprofesseur en place, il se produit un échange de pouvoir. L'ancien Archiprofesseur perd donc tout privilège lié à sa charge et redevient, au mieux, Professeur et, au pire, Docteur.
Cependant, les échanges de pouvoir deviennent extrêmement rares par les temps qui courent.

Contrairement aux professeurs et aux docteurs qui participent activement à la vie des académies, chaque Archiprofesseur, dès qu'il obitent sa charge, s'enferme dans on bureau (une pièce isolée, telle une petite maison, située tout au bord de la mer). On raconte que dans cette pièce, des recherches dépassant l'entendement humain sont à l'oeuvre. Mais, bien évidemment, ce n'est que pure spéculation.
Toujours est-il que, malgré le fait que théoriquement l'Archiprofesseur possède tous les pouvoirs exécutifs, son isolement l'empêche de bien gérer le pays, et sa charge est de facto dévolue aux Maîtres.

L'Archiprofesseur actuel est l'Archiprofesseur Algiogone.

B - Les Professeurs

Le grade de professeur est le grade universitaire situé sous celui d'Archiprofesseur et au-dessus de celui de Docteur.

La charge de Professeur est intimement liée à celle des Académies. En effet, malgré l'existence d'un Archiprofesseur, son isolement lui empêche d'influer sur les Académies, et ne peut les empêcher de se faire une guerre tacite scientifique, du genre "Quelle est la meilleure discipline".
C'est pourquoi les Professeurs furent mis en place.
Dans chaque académie, le Docteur le plus gradé (ayant eu le plus de points en moyenne à tous ses examens) devient Professeur, et il administre alors l'Académie : programme de recherche, budget, logistique... Bien que seul le deuxième pouvoir soit réellement prit en charge par eux.
Les Professeurs, également, lorsqu'ils investissent leur fonction, font un serment selon lequel ils doivent faire leur maximum pour améliorer et encourager la coopération inter-académique. Ce serment est cependant rarement respecté.

Les professeurs portant la même toge universitaire que les docteurs, il existe un moyen très simple de les différencier du grade universitaire en-dessous : chacun possède un attribut informel lié à sa charge, et changeant en fonction de chaque académie.
Ainsi, le professeur chronologiste possède le Bâton d'Eulogue, canne contenant une clepsydre dans son pommeau ; le professeur opticien porte les Bésicles d'Archipède, lunettes possédant dix foyers différents ; et ainsi de suite.

C - Les Docteurs

Les docteurs sont des licenciés qui ont soutenu avec brio une thèse de doctorat.
Les docteurs forment le socle de l'Université : c'est autour d'eux, à cause d'eux, pour eux et par eux qu'elle s'est bâtie.
Ce grade universitaire remonte aux temps du Comptoir de Mathème. A cette époque, tout citoyen sachant lire et écrire, et ayant quelques connaissances basiques en sciences, arts et lettres, se nommait lui-même Licencié ès ceci, Maître ès cela, Savant de ci, Erudit de mi, et ainsi de suite. Chaque citoyen se faisait poser une plaque de cuivre devant sa porte afin d'annoncer sa valeur. L'industrie du cuivre connu d'ailleurs à cette époque un boom phénoménal.
Bref, tous ces titres finirent par ne plus rien dire, ce qui était préjudiciable aux véritables érudits.

C'est pourquoi le Bibliothécaire en Chef de la Bibliothèque aux Trente Rouleaux créa un titre d'érudition, celui de Docteur. Et il obtint de la métropole l'exclusivité du titre : en clair, tous ceux qui se faisaient appelés docteurs alors qu'ils ne l'étaient pas recevait une amende de l'ordre du membre.

Les docteurs, dans le système gouvernemental, sont ceux qui décident et votent les lois.

D - Les Licenciés

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E - Les Maîtres

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1/ Le Bibliothécaire

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2/ Le Trésorier

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3/ L'Apothicaire

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4/ Le Greffier

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5/ L'Appariteur

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6/ L'Intendant

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