Posté : dim. nov. 10, 2013 11:57 pm
<center>IIe rencontre entre le G.-R. de Roumalie et la S.R. de Stalagmanque
Port-Enyah, comptoir de Port-Enyah (appartenant à la S.R. de Stalagmanque, sis en la R.D.P.C.S.I. de Tel-Erib)
1er août 2022</center>
La situation géopolitique s'aggravait, tout le monde s'en était rendu compte. Si certains millénaristes et augures annonçaient que l'Apocalypse était à nos portes, des optimistes et rationnalistes annonçaient que, puisque le font avait été touché avec cette guerre stupide qui annonçait la ruine économique, et donc la fin de la prééminence, de l'URKR, la situation ne pouvait que s'améliorer.
Donc, comme d'habitude, les avis des experts divergeaient ; et, la seconde solution la plus sage, était de se préparer à l'éventualité la plus effrayent - la première solution étant bien sûr l'expectative contemplative.
L'une des méthodes de préparation que le Sénat de Stalagmanque avait choisi, entre autres projets plus ou moins secrets, était l'ébauche d'une alliance entre la Roumalie et Stalagmanque, qui pourrait, selon le bonheur que susciterait cette alliance, en une union multinationale.
Cette alliance ne serait pas conventionnelle, telle que l'on a pu en voir de nombreuses et qui conduisirent à la ruine que l'on put observer - le Pacte de Novgorod, le Traité d'Hellington et la Sainte Alliance - qui ont toutes finis par s'effondrer, soit par la non-viabilité de leur cef de file, soit par destruction spontanée. Le soutien mutuel militaire ne serait pas le point de mire de cette union, mais un soutien économique mais, surtout et principalement, intellectuel.
Face à l'avancée galopante de la technologie que les moeurs n'arrivaient pas à suivre, il fallait un garde-fou que les anciens membres de la Sainte Alliance, aveuglés par une foi exclusive et une course à l'hyperpuissance financière et militaire, n'arrivaient plus à former. Il fallait un pivot où les peuples perturbés sache se tourner, garants des Traditions et de la continuité, qui n'abordaient pas le changement comme une fatalité effrayante ou une abomination à éviter, mais comme un virage délicat, qu'il fallait aborder avec la plus grande circonspection et la plus grande prudence possible.
Stalagmanque et la Roumalie avaient compris qu'ils avaient beaucoup de chances de former de rempart, et qu'il fallait donc s'organiser efficacement.
Tacitement, le fondement de cette nouvelle union traditionaliste était le mot d'ordre de cette rencontre, bien qu'officiellement et textuellement, il ne s'agissait que d'une rencontre de courtoisie afin de raffermir les liens entre deux nations qui n'éprouvaient, l'une envers l'autre, que la plus profonde sympathie.
Pour des raisons géopolitiques et environnementales, la rencontre, qui devait avoir lieu à Stalagmanque même, se trouvait à Port-Enyah. On jugeait trop dangereux d'accueillir un éminent représentant roumalien en une terre qui avait sûrement reçu son lot de radiations. On avait choisi le comptoir de Port-Enyah car c'était celui qui présentait la plus forte stabilité politique. Il n'était presque pas touché par les velléités de Luigi Rapaccini.
Le seul souci était peut-être qu'en cette saison, les mers étaient prises par les glaces. Heureusement, les savants et érudits stalagmantins, en partenariat avec des autochtones, avaient établi en un an des cartes très précises de la formation des glaces, permettant de voir quelles voies, avec un brise-glace approprié, on pouvait former pour atteindre le port.
Myosotis Boraginacci n'était plus le simple diplomate d'il y a deux ans qui avait fait le voyage jusqu'en la lointaine Roumalie. Il avait gagné en grade et en expérience, devenant l'un des pontes et se voyant bientôt sûrement offrir un porte permanent au conseil consultatif du service de greffe du Sénat de Stalagmanque. C'était devenu une véritable pointure de la culture roumalienne, et il savait désormais le parler couramment avec, il devait le reconnaître, un accent assez prononcé qu'il s'efforçait, jour après jour, de corriger.
Bien entendu, le gouverneur de Port-Enyah présiderait la rencontre et toutes les balivernes officielles, mais ce sera Myosotis Boraginacci qui mènera les négociations directement.
<center>[url=http://www.casimages.com/img.php?i=121026052408414197.jpg][img]http://nsa31.casimages.com/img/2012/10/26/121026052408414197.jpg[/img][/url]
Myosotis Boraginacci, émissaire détenteur d'un diplôme de la part du Sénat de Stalagmanque, spécialiste de la Roumalie</center>
Sa santé également avait déclinée. On l'avait par ailleurs jugé inapte à cette rencontre, malgré la demande des instances roumaliennes ; c'était Boraginacci lui-même qui avait insisté, trop heureux qu'il était de pouvoir renouer contact avec cette culture qu'il ne savait qu'apprécier. Plus sensible au froid et à l'arthrite, il se tenait très sovuent enveloppé d'une couverture en fourrure chaude, et ne sortait jamais sans un manteau à plusieurs épaisseurs, surtout en cette cité polaire au-delà du cercle Antarctique. Peut-être mettait-il sa vie en danger, mais il était trop excité par cette rencontre pour s'en soucier.
Il attendait, patiemment, enveloppé de ses couches, au sommet de la tour du port d'Enyah, l'oeil rivé sur une lunette givrée, à observer, attentivement, les mouvements du vaisseau roumalien, magnifique jonque gigantesque, qui, guidée par un petit vaporetto aux couleurs de Stalagmanque, naviguait avec précautions à travers le chemin créé par les brises-glaces, selon les cartes nouvellement créées.
<center>[img]http://images4.wikia.nocookie.net/__cb20081225190746/avatar/images/2/28/Entrance.png[/img]
L'entrée du port du comptoir stalagmantin à Tel-Enyah
Port-Enyah, comptoir de Port-Enyah (appartenant à la S.R. de Stalagmanque, sis en la R.D.P.C.S.I. de Tel-Erib)
1er août 2022</center>
La situation géopolitique s'aggravait, tout le monde s'en était rendu compte. Si certains millénaristes et augures annonçaient que l'Apocalypse était à nos portes, des optimistes et rationnalistes annonçaient que, puisque le font avait été touché avec cette guerre stupide qui annonçait la ruine économique, et donc la fin de la prééminence, de l'URKR, la situation ne pouvait que s'améliorer.
Donc, comme d'habitude, les avis des experts divergeaient ; et, la seconde solution la plus sage, était de se préparer à l'éventualité la plus effrayent - la première solution étant bien sûr l'expectative contemplative.
L'une des méthodes de préparation que le Sénat de Stalagmanque avait choisi, entre autres projets plus ou moins secrets, était l'ébauche d'une alliance entre la Roumalie et Stalagmanque, qui pourrait, selon le bonheur que susciterait cette alliance, en une union multinationale.
Cette alliance ne serait pas conventionnelle, telle que l'on a pu en voir de nombreuses et qui conduisirent à la ruine que l'on put observer - le Pacte de Novgorod, le Traité d'Hellington et la Sainte Alliance - qui ont toutes finis par s'effondrer, soit par la non-viabilité de leur cef de file, soit par destruction spontanée. Le soutien mutuel militaire ne serait pas le point de mire de cette union, mais un soutien économique mais, surtout et principalement, intellectuel.
Face à l'avancée galopante de la technologie que les moeurs n'arrivaient pas à suivre, il fallait un garde-fou que les anciens membres de la Sainte Alliance, aveuglés par une foi exclusive et une course à l'hyperpuissance financière et militaire, n'arrivaient plus à former. Il fallait un pivot où les peuples perturbés sache se tourner, garants des Traditions et de la continuité, qui n'abordaient pas le changement comme une fatalité effrayante ou une abomination à éviter, mais comme un virage délicat, qu'il fallait aborder avec la plus grande circonspection et la plus grande prudence possible.
Stalagmanque et la Roumalie avaient compris qu'ils avaient beaucoup de chances de former de rempart, et qu'il fallait donc s'organiser efficacement.
Tacitement, le fondement de cette nouvelle union traditionaliste était le mot d'ordre de cette rencontre, bien qu'officiellement et textuellement, il ne s'agissait que d'une rencontre de courtoisie afin de raffermir les liens entre deux nations qui n'éprouvaient, l'une envers l'autre, que la plus profonde sympathie.
Pour des raisons géopolitiques et environnementales, la rencontre, qui devait avoir lieu à Stalagmanque même, se trouvait à Port-Enyah. On jugeait trop dangereux d'accueillir un éminent représentant roumalien en une terre qui avait sûrement reçu son lot de radiations. On avait choisi le comptoir de Port-Enyah car c'était celui qui présentait la plus forte stabilité politique. Il n'était presque pas touché par les velléités de Luigi Rapaccini.
Le seul souci était peut-être qu'en cette saison, les mers étaient prises par les glaces. Heureusement, les savants et érudits stalagmantins, en partenariat avec des autochtones, avaient établi en un an des cartes très précises de la formation des glaces, permettant de voir quelles voies, avec un brise-glace approprié, on pouvait former pour atteindre le port.
Myosotis Boraginacci n'était plus le simple diplomate d'il y a deux ans qui avait fait le voyage jusqu'en la lointaine Roumalie. Il avait gagné en grade et en expérience, devenant l'un des pontes et se voyant bientôt sûrement offrir un porte permanent au conseil consultatif du service de greffe du Sénat de Stalagmanque. C'était devenu une véritable pointure de la culture roumalienne, et il savait désormais le parler couramment avec, il devait le reconnaître, un accent assez prononcé qu'il s'efforçait, jour après jour, de corriger.
Bien entendu, le gouverneur de Port-Enyah présiderait la rencontre et toutes les balivernes officielles, mais ce sera Myosotis Boraginacci qui mènera les négociations directement.
<center>[url=http://www.casimages.com/img.php?i=121026052408414197.jpg][img]http://nsa31.casimages.com/img/2012/10/26/121026052408414197.jpg[/img][/url]
Myosotis Boraginacci, émissaire détenteur d'un diplôme de la part du Sénat de Stalagmanque, spécialiste de la Roumalie</center>
Sa santé également avait déclinée. On l'avait par ailleurs jugé inapte à cette rencontre, malgré la demande des instances roumaliennes ; c'était Boraginacci lui-même qui avait insisté, trop heureux qu'il était de pouvoir renouer contact avec cette culture qu'il ne savait qu'apprécier. Plus sensible au froid et à l'arthrite, il se tenait très sovuent enveloppé d'une couverture en fourrure chaude, et ne sortait jamais sans un manteau à plusieurs épaisseurs, surtout en cette cité polaire au-delà du cercle Antarctique. Peut-être mettait-il sa vie en danger, mais il était trop excité par cette rencontre pour s'en soucier.
Il attendait, patiemment, enveloppé de ses couches, au sommet de la tour du port d'Enyah, l'oeil rivé sur une lunette givrée, à observer, attentivement, les mouvements du vaisseau roumalien, magnifique jonque gigantesque, qui, guidée par un petit vaporetto aux couleurs de Stalagmanque, naviguait avec précautions à travers le chemin créé par les brises-glaces, selon les cartes nouvellement créées.
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L'entrée du port du comptoir stalagmantin à Tel-Enyah