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Posté : sam. août 24, 2013 9:34 am
par Joyan
[center] PALAIS BEAUBOURG - PREMIER MINISTÈRE
Royaume de Biturige
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Premier Ministère
Palais Beaubourg
1 place Beaubourg
01.002 Avaric CEDEX
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Charles d'Anchaut
Premier Ministre
Les couloirs et les salles du Palais Beaubourg sont muets et rien ne peut en sortir, sauf indication contraire.[/center]
Posté : sam. août 24, 2013 10:42 am
par Joyan
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Premier Conseil Gouvernemental depuis les élections législatives. Le Gouvernement, fraîchement remanié de quelques têtes - Denis Maréchal à l'éducation et Solange Ecussion à la justice - issues des bancs de l'Union des Démocrates du Centre, a du pain sur la planche. Arnaud Pelletier l'a appelé de ses voeux, la Biturige de l'avenir tirera ses forces dans son passé.
Pendant que les Ministres se saluent, échangent quelques paroles bienfaisantes, le Premier Ministre les invite à s'asseoir. Tous trouvent devant eux une bouteille d'eau issues des meilleures sources naturelles minérales des Mévennes, un bloc note et une tablette numérique. Le Premier Ministre occupe la place centrale, tandis qu'en face de lui se trouve Louis Gasté, Ministre des Affaires Extérieures. A sa droite, le Ministre de l'Intérieur, Monique Dulard et à sa gauche le Ministre des Armées, Jean-Guy Vallières. Les autres sont disposés autour de cette table de discussion.
Arnaud Pellletier: Bien, messieurs, comme vous le savez, nous avons du pain sur la planche. Je vous propose de commencer dès à présent.
Arnaud Pelletier n'aime pas tellement toutes ces mondanités et n'a jamais apprécier de parler de choses autres que la politique au Conseil Gouvernemental. L'ensemble de la salle se tait. Louis Gasté esquisse un sourire, habitué à cette réaction désormais habituelle de son supérieur.
Arnaud Pelletier: Nous avons à définir notre politique à venir, et les grandes lignes de nos actions. Tout un tas de réformes de grande ampleur nous attendent. Je vous propose de commencer par l'économie. Michèle, je crois que vous aviez déjà travaillé sur un plan ?
Michèle Drouault, Ministre de l'économie et des finances: Oui, tout à fait. Un vaste plan de dirigisme économique et d'optimisation des finances. Déjà, il va s'agir de nationaliser une grande frange de nos entreprises internationales, comme nationales d'ailleurs. Ensuite, il faut diversifier les impôts, les rendre progressifs, ce qui n'est à l'heure actuelle pas le cas. Et puis il faut d'importants plans de soutien à nos secteurs importants: sylviculture, agriculture, transports et j'en passe.
La discussion a tourné autour de l'économie pendant près d'une demi-heure. Plusieurs Ministres se sont littéralement tourné les pouces, tandis que d'autres ont participé activement. Denis Maréchal, nouveau venu, a tenté une fronde contre ce qu'il appelle "un système dépassé", mais s'est vite fait sermonner par Arnaud Pelletier qui l'a fait rentrer dans les rangs.
Arnaud Pelletier: Bien, maintenant, passons à l'éducation, autre chantier de notre politique. Monsieur Maréchal, enfin Denis, vous avez sans doute tout juste eu le temps de relire les travaux de votre prédécesseur. Qu'en pensez vous ?
Denis Maréchal, Ministre de l'éducation: Et bien, c'est fort intéressant. Spécialiser le lycée général pour les meilleurs élèves, pratiquer une sélection plus ardue, c'est je pense une bonne initiative. Former l'élite de demain doit être notre objectif. Cependant, voyez-vous, il ne faut pas abandonner les élèves les moins doués pour ces études. C'est pourquoi le deuxième point ne me convient pas. Je vais avoir besoin d'encore un peu de temps pour penser à un système qui formerait des ouvriers et des employés de qualité sans passer par le lycée.
Arnaud Pelletier: Bien, je vous laisse donc continuer sur cette lancée. Vous travaillerez de pair avec Perrine, qui prépare une réforme de l'enseignement supérieur. D'ailleurs, où en êtes vous Perrine ?
Perrine Sophiard,Minsitre de l'enseignement supérieur et de la recherche: Tout avance. Bien même. J'ai eu une réunion avec les représentants des professeurs universitaires la semaine dernière. Ils m'ont apporté d'importantes remarques. En tous cas, je me tiens prêt à travailler avec Denis. Tout devrait être bouclé d'ici six mois. Je vous transmettrai le dossier complet, mais voici les grandes lignes.
Perrine a transmis un dossier de quelques pages au Premier Ministre, et le même au Ministre de l'éducation.
Le Conseil s'est terminé par une discussion de près d'une heure sur la politique extérieure du Royaume.
Posté : lun. sept. 23, 2013 8:05 am
par Joyan
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Le Conseil Gouvernemental se déroule depuis maintenant une heure et demie, même un peu plus pour être exact. Plusieurs sujets ont été abordés, et pour beaucoup de ministres, l'heure est à l'apéritif. Mais pour Arnaud Pelletier, tout reste à faire, et le plus important est à venir.
Arnaud Pellletier, Premier Ministre: Messieurs, vous pouvez prendre congé, je crois que tout a été dit.
L'ensemble des ministres se lève, et déjà des éclats de rire apparaissent.
Arnaud Pelletier: Non, Jean-Guy et Louis, restez s'il vous plaît. On a deux trois choses à se dire. Michèle, vous voulez bien fermer la porte derrière vous s'il vous plaît ?
Bien, messieurs, je vous en prie, asseyez vous. Nous avons à parler de ce que j'ai pris pour habitude de qualifier d'infâme Rostovie auprès de ces représentants étrangers. Vous savez très bien qu'elle attaque en force les Etats-Unis. Ce qui veut dire qu'elle se vide de ses soldats de l'intérieur.
Jean-Guy Vallières, Ministre des Armées: Je ne vois pas bien où vous voulez en venir. Vous ne projetez quand même pas de... de... enfin vous comprenez quoi.
Arnaud Pelletier: C'est tout à fait ce que je projette.
Jean-Guy Vallières, Ministre des Armées: Vous n'y pensez quand même pas ! Nous sommes une des plus petites armées du monde, et vous voulez vous confronter à la Rostovie ?
Arnaud Pelletier: Calme-toi. J'ai pas dit que la Biturige irait seule.
Louis Gasté, Ministres des Affaires Extérieures: J'ai du mal à saisir moi aussi. Vous voulez faire quoi exactement ?
Arnaud Pelletier: Bah écoute, on a des alliés, la Rostovie est en plein guerre contre la deuxième puissance mondiale. C'est pas le moment rêvé pour lui couper les jambes ?
Posté : sam. nov. 09, 2013 1:16 pm
par Joyan
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Arnaud Pelletier a répondu sèchement à la Fiémance, mais l'a tout de même soutenu. Avec un politique incompréhensible pour une partie de son gouvernement, il perd en popularité. Ce conseil va servir à recadrer les choses avec ses ministres. Les négociations en Tcherkessie, la menace juvnienne, les réclamations internes, la place du Roi, tels sont les sujets à aborder. La place de la Biturige dans le monde est à redéfinir dans son ensemble.
Denis Maréchal:, ministre de l'éducation ... et c'est pourquoi nous pouvons être confiants: notre éducation est bel et bien performante.
Arnaud Pelletier, Premier Ministre: Très bien. Des questions ? Non ? Passons à la suite, le coeur de notre politique en ce moment: notre politique étrangère. Louis, expliquez la situation en Tcherkessie.
Louis Gasté, Ministre des Affaires Extérieures: Bien. Nous avons accepté, comme vous le savez, un cessez-le-feu, aux côtés de nos alliés, pour se présenter aux négociations. Il est clair qu'il n'est pas question que nous acceptions une paix sans conséquences, et nous espérons, au minimum, un remboursement de nos frais. Le général de Selfroy est un homme de confiance, et nous pouvons être certains qu'il ne relâchera pas l'affaire.
Jean-Guy Vallières, Ministre des Armées: Oui, d'autant plus que nos troupes sont prêtes à rentrer. Par ailleurs, d'après les derniers chiffres, nous avons récolté 1,45 milliards de livres avec la souscription nationale.
Arnaud Pelletier: Merci messieurs. Je crois que la situation en Tcherkkessie est claire. Nos hommes sont prêts à reprendre le combat si besoin est. Bien, maintenant j'aimerais reprendre le sujet délicat de la Fiémance. Elle nous enquiquine, c'est le moins que l'on puisse dire.
Jean-Guy Vallières: Doit-on se préparer à la soutenir ?
Arnaud Pelletier: Oui. Je crois qu'on a déjà parlé Jean-Guy. Quoi qu'il arrive, la Fiémance est notre meilleur allié. En cas d'attaque de sa part au Delphiné, nous serons là, évidemment.
Louis Gasté: Pourtant, ce que vous avez envoyé...
Arnaud Pelletier: Comment vous..?
Louis Gasté: Tout ce qui est destiné à l'extérieur passe par nos services, monsieur.
Arnaud Pelletier: Bon. Oui, le message que j'ai envoyé n'est pas franchement clair. Mais justement. Il faut aussi montrer à la Fiémance qu'elle est peut-être plus puissante, mais pas au-dessus de nous.
Jean-Guy Vallières: Un peu quand même...
Arnaud Pelletier: Non ! C'est si on adopte une telle position qu'elle se croira supérieure. Montrons que nous ne sommes pas d'accord avec elle. Si nous restons dans une indifférence, comment voulez vous être entendus ?
Jean-Guy Vallières: Dois-je comprendre que je dois préparer des plans d'attaque ?
Arnaud Pelletier: T'as tout compris. Ou de défense. Sois prêt, c'est tout ce que je demande.
Louis Gasté: Peut-être devrions nous parler avec sa Majesté...
Arnaud Pelletier: Oui, aussi, j'ai rendez-vous avec Alexandre cet après-midi. Je lui parlerai de ça.
Monique Dulard, Ministre de l'Intérieur: N'oubliez pas de lui parler du dernier sondage.
Arnaud Pelletier: J'y penserai, Monique. Au fait Jean-Guy, vous préparez aussi des plans de défense du territoire et de défense passive, évidemment. Des questions ? Non ? Bien, la séance est levée.
Le Premier Ministre range ses dossiers, éteint sa tablette et se lève. L'ensemble des ministres fait de même, certains parlent entre-eux, mais tous se dirigent vers la sortie.
Monique Dulard: Arnaud, au fait, pour le trafic...
Arnaud Pelletier: Foutez moi la paix avec ça. On en parlera une autre fois.
Posté : dim. déc. 29, 2013 11:32 am
par Joyan
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Dernier conseil des ministres ce matin du 26 décembre. A l'ordre du jour, les discussions sur la politique étrangère et sur le budget, adopté sans mal au parlement.
Arnaud Pelletier,Premier Ministre, Parti Conservateur: Passons donc maintenant au budget de l'Etat, voté sans trop de difficultés par le parlement. Il faut néanmoins noter une baisse du budget de la santé, par rapport à ce que nous prévoyions.
Philippe Delair,Ministre de la santé, Parti Conservateur: C'est dommage. Nous avons un besoin d'investissement. On m'a quand même amputé 500 millions. 500 millions bon sang ! Dans ce cas, pourquoi ne pas emprunter ?
Michèle Drouault,Ministre de l'économie et du budget, Union des Démocrates du Centre: Oui, je sais que c'est dommage, mais la Biturige ne peut pas se permettre d'emprunter. Nous sommes en guerre, les taux d'intérêt sont trop élevés. Le risque d'inflation par la création monétaire est trop grand, nous risquons d'étouffer une population déjà exsangue.
Arnaud Pelletier: D'ailleurs, combien d'hôpitaux vont encore être construits cette année ? Et combien de médecins recrutés ?
Philippe Delair: Nous prévoyons d'en construire encore 5. Et environ 2000 recrutements. Mais là n'est pas la question. Nous partions de très bas. Et avec ce budget, ce n'est pas la construction qui est amputée, mais l'équipement: moins d'IRM, moins de moyens... Tout ça au profit de la défense !
Arnaud Pelletier: Ecoutez, ça suffit maintenant. Soyez heureux d'avoir encore un budget en hausse, et conséquent en plus de cela, surtout en temps de guerre. Alors ne vous plaignez pas, le budget de la défense est peut être élevé, mais nous ne pouvons faire autrement.
Michèle Drouault: Je pense que ce que Phlippe veut surtout dire, c'est que nous nous autorisons un endettement sans précédent - 15 milliards de livres, un cinquième de notre budget - pour l'achat de matériel militaire, alors que nous n'autorisons aucun dépassement dans les autres ministères.
Arnaud Pelletier: Je comprends, mais nous sommes en guerre. Et cette fois, ce n'est pas la guerre du Valua. Non, nous avons envoyé 100 000 hommes en Tcherkessie ! Et nous en avons envoyé 100 000 en Fiémance. Et puis, combien avons nous récolté avec la souscription nationale ?
Michèle Drouault: Nous en sommes à 2 milliards et demi de livres. Ce qui équivaut au coût d'entretien de nos troupes en Fiémance pendant un an, ou alors au cinquième de nos dépenses en achat d'armement. Bien évidemment, nous allons continuer cette année.
Denis Maréchal:Ministre de l'éducation, Union des Démocrates du Centre: Mais cette guerre nous coûte énormément cher ! Il faut y mettre fin le plus rapidement possible. Comment voulez vous assurer la stabilité d'un Etat en guerre ?
Arnaud Pelletier: Par la guerre. Comment voulez vous assurer la stabilité d'un monde avec la Main Noire ? D'ailleurs, Denis, à vous de mettre en place pour l'année prochaine une politique scolaire ferme: nos enfants doivent contribuer à la conscience nationale.
Denis Maréchal: Non, je m'y refuse, monsieur le premier ministre. Je ne suis pas là pour instrumentaliser des gamins de 4 ans.
Arnaud Pelletier: Vous n'êtes pas là pour ça, mais vous allez le faire quand même, monsieur Maréchal, parce que le sort de la Biturige y est conditionné.
Solange Ecussion:Ministre de la justice, Union des Démocrates du Centre: Et sinon quoi ? Vous allez le virer ?
Arnaud Pelletier: Vous savez très bien que je ne peux pas. Non, sinon, il portera sur lui la défaite d'un pays tout entier. A lui de voir.
La discussion a continué, tournant autour du budget de la défense, expliqué par une grande majorité des membres du Parti Conservateur. Malgré les oppositions du départ, il semble que les rebelles de l'Union des Démocrates du Centre se soient rangés avec l'ensemble du gouvernement.
Arnaud Pelletier: Bien, j'aimerais maintenant savoir où en sont les projets ferroviaires financés en partie par le budget de l'Etat ?
Suzon Friternet,Ministre de la Gestion du territoire, Parti Conservateur: Plusieurs réalisations sont déjà faites. Nous avons créé l'année dernière 1250 kilomètres de voies, et 4800 depuis trois ans. Nous en prévoyons 1500 l'année prochaine, notamment entre Egrafine et Aigbourg, ainsi que l'électrification de 1800 kilomètres.
Arnaud Pelletier: Et où en sont les projets de lignes de ferroutage ?
Suzon Friternet: 3 plateformes ont été réalisée l'année dernière. Cette année, avec la nouvelle taxe, nous comptons en réaliser environ 50, et subventionner l'achat de matériel pour BRF.
Arnaud Pelletier: Très bien, très bien. N'oubliez pas: nous devons aussi favoriser les axes routiers secondaires. Des questions ?
Posté : dim. janv. 26, 2014 2:25 pm
par Joyan
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Le Conseil des Ministres du 16 mars tombe à pic. Un tout nouveau sondage vient d'être réalisé, et il donne encore une fois le Parti Conservateur en tête, malgré la guerre, malgré les oppositions, malgré une légère baisse de la stabilité économique.
Arnaud Pelletier,Premier Ministre, Parti Conservateur: Pour commencer, j'aimerais tous vous féliciter. Ce dernier sondage, là, dans le journal ce matin, nous donne encore une fois une longueur d'avance. C'est grâce à vous. D'autant plus que ces enfoirés de républicains sont encore une fois relégués loin derrière.
Monique Dulard, Ministre de l'Intérieur, Parti Conservateur: J'ai bien analysé le sondage, et il est vrai que nous sommes encore une fois vainqueurs. La coalition gouvernementale est à 58% d'opinions favorables, un record. Et moi qui pensait que cette foutue guerre allait nous pénaliser...
Arnaud Pelletier: Je crois qu'elle nous avantage, au contraire. Nous sommes présents, mais peu actifs. Et puis je crois que nous sommes en guerre, mais faisons tout pour qu'en Biturige, cela ne se voie pas. Regardez le rapport sur les chemins de fer. Qui dirait que nous sommes en guerre ?
Jean-Guy Vallières, Ministre des Armées, Parti Conservateur: D'ailleurs, en parlant de cela, nos hommes en Fiémance commencent à trouver le temps long. Je connais vos plans, mais peut être serait-il bon d'organiser des plans de permissions. Disons, 2 semaines par groupe de 2000 soldats, cela me semble un bon plan.
Arnaud Pelletier: Oui, c'est un bon plan. Faites comme cela. Continuez aussi la campagne pour la souscription nationale.
Jean-Guy Vallières: Nous sommes en cours avec M. Goulé pour réaliser une nouvelle campagne, qui sera aussi télévisée. Par ailleurs, Monsieur Pelletier, j'aimerais vous soumettre notre nouveau plan d'achat d'armement pour ce premier semestre, ainsi que les projets de développement, qui continueront à être axés sur le logistique et le soutien aux armées. Tenez, le bon de commande.
Arnaud Pelletier: Oui, merci. J'examinerai cela et vous le ferai transmettre signé. Tant qu'on y est, Monique, avez-vous un rapport concernant les manifestants de la Place de la Liberté ?
Monique Dulard: Pas grand-chose, Monsieur le Premier Ministre. Je sais qu'ils sont, au dernier recensement par mes services, environ 450. Ils réclament, entre autres, le retour des soldats sur le territoire, mais les plus radicaux demandent une libéralisation des médias, une couverture maladie, voire chômage, mais ce ne sont là qu'une petite cinquantaine.
Arnaud Pelletier: Il faudra voir à démonter le mouvement. Les journaux ne parlent que de cela en ce moment, ce n'est pas bon.
Monique Dulard: Justement, monsieur, nous ne pouvons pas charger avec les forces de l'ordre. Nous pouvons seulement les infiltrer, et leur faire changer d'avis.
Arnaud Pelletier: Voilà, faites cela. Je veux que d'ici deux semaines, le mouvement s'interrompe. Mais gardez des forces de l'ordre à proximité, on ne sait jamais.
Monique Dulard: Je n'avais nullement l'intention de les faire retirer.
Arnaud Pelletier: Très bien. Bon, j'aimerais maintenant aborder la question de l'Assurance Maladie Universelle. Le Valacida vient de franchir le pas. Pourquoi pas nous ? Je sais que nous réfléchissons depuis plusieurs mois à un système similaire, mais il nous faut le concrétiser.
Philippe Delair, Ministre de la Santé et des Affaires Sociales, Parti Conservateur: Oui, je crois que c'est quelque-chose à quoi nous devons nous attaquer pour l'année prochaine. Cela sous-entend donc une couverture maladie à 100% pour les classes les plus défavorisées, suivant un niveau de revenu. Nous pourrons descendre à 70% voire 50% pour les milieux favorisés.
Perrine Sophiard, Ministre de la recherche et de l'Enseignement Supérieur, Parti Conservateur: Et pourquoi pas 0% ?
Philippe Delair: Par principe: ils cotisent, ils ont le droit à une indemnité en cas de coup dur. Je propose aussi que tous les soins "accessoires" et non utiles pour l'état de santé en lui-même du patient ne soient pas pris en charge, et, mieux, qu'une taxe soit imposée sur tous ces soins.
Louis Gasté, Ministre des Affaires Extérieures, Parti Conservateur: Et pour les étrangers, qu'appliquera-t-on ?
Philippe Delair: Je ne sais pas encore. Je pense que ce système ne doit pas s'appliquer aux résidents en situation irrégulière, ni aux touristes, sans accord avec les pays d'origine bien-sûr.
Arnaud Pelletier: Avez-vous une estimation du coût ?
Philippe Delair: Au moins le double, voire surement le triple du budget actuel de la santé et de la sécurité sociale que nous avons aujourd'hui, si nous considérons la meilleure hypothèse de remboursement comme nécessaire. Je dirais donc entre 40 et 55 milliards de livres.
Arnaud Pelletier: Avez-vous des hypothèses de financement ?
Philippe Delair: Plusieurs scénaris. Soit nous faisons tout reposer sur le travail, et dans ce cas nous imputons l'ensemble aux charges sociales - 3 à 6 points sur les patronales, 6 à 12 points sur les salariales, 2 à 5 points sur l'impôt sur le revenu, 2 à 3 points sur les sociétés, voire un nouvel impôt sur les transactions financières qui pourrait rapporter gros. Soit, deuxième hypothèse, nous faisons reposer aussi sur la consommation, avec, d'une part, les taxes spécifiques - tabac, véhicules, alcool et j'en passe - ou alors carrément la taxe sur la consommation, qui pourrait gagner 2 à 4 points pour financer tout cela, réduisant d'autant les taxes sur les entreprises.
Arnaud Pelletier: Je vois. Imposer cela en une année va être difficile. Quelle hypothèse privilégiez vous ?
Philippe Delair: Je pense que faire reposer un financement sur la consommation est une bonne chose, et permettra de combler, en période creuse de l'économie, une baisse de la production et donc des taxes.
Arnaud Pelletier: Bien, je prends note, et nous en rediscuterons. Continuez d'avancer sur le projet.
La réunion s'est poursuivie de manière plus détendue par la suite pendant une bonne heure.
Posté : ven. mars 07, 2014 10:26 am
par Joyan
<center>BUREAU PRIMOMINISTERIEL</center>
Les manifestations mettent à mal le gouvernement. Lancée par le mouvement de la jeunesse républicaine, elles on saccagé le centre-ville de Thuret et ont fait grimper le Parti Républicain dans les sondages. Le Premier Ministre est en visio-conférence avec les Services de Renseignement Intérieurs, et la ministre de l'intérieur Monique Dulard
Arnaud Pellletier, Premier Ministre: Ouais. Bon, C'est bien ce que vous avez trouvé n'est-ce pas?
Henri Froret, Directeur du CRI: Oui Monsieur. On fait quoi ?
Arnaud Pelletier: J'en sais rien. Vous avez repéré des individus ? Vous avez des preuves ?
Henri Froret: En montrant une facture à la fois en Yen hokkaidiens et en Livres biturigeoises C'est tout ce qu'on a réussi à chopper pour le moment.
Arnaud Pelletier: Bon, continuez votre boulot. Apportez des preuves. N'oubliez pas, rien ne doit filtrer.
Henir Froret,Comme vous voudrez monsieur.
Monique Dulard: Monsieur, on fait quoi pour le Parti Républicain ?
Arnaud Pelletier: Vous proposez quoi ?
Monique Dulard: Une pénalité ? Un scandale ?
Arnaud Pelletier: Et après, la censure. Pourquoi pas.
Posté : mer. mai 07, 2014 3:09 pm
par Joyan
<center>BUREAU PRIMOMINISTERIEL</center>
Jean-Guy Vallières, ministre des armées : Nous voilà bien emm... euh embêtés, Arnaud.
Arnaud Pelletier, Premier Ministre : Tu l'as dit. La Fiémance est vraiment une fouteuse de merde. Elle fait tout pour défendre ses foutus paysans perdus sans un pouvoir autoritaire et illégitime. C'est impressionnant.
Jean-Guy Vallières : Je suppose qu'on arrête la mobilisation alors ?
Arnaud Pelletier : Et pourquoi donc ? On a si peu de courage que cela ? On va s'arrêter juste parce que la Fiémance nous informe de la présence de troupes dans ce territoire perdu ? Non. On ne va pas s'arrêter là.
Jean-Guy Vallières : Mais... on ne va tout de même pas risquer le conflit ouvert contre la Fiémance ? Ce serait du suicide !
Arnaud Pelletier : J'ai dit qu'on n'allait pas s'arrêter là, pas que nous allons nous confronter à la Fiémance. De toute façon, vous savez aussi bien que moi que la pseudo indépendance du Parcan du Sud nous intéresse autant que la soupe aux artichauts de tante Ginette.
Jean-Guy Vallières : Oui, je sais que notre but n'est pas celui affiché. Mais je ne vois pas où vous voulez en venir.
Arnaud Pelletier : Écoutez, j'y ai réfléchi toute la matinée. La caféine aidant, je n'ai vu qu'une solution. Nous allons entrer en territoire espérançais, comme le pouvoir légitime nous y invite. Nos troupes vont en profiter pour répandre des messages d'indépendance, et pourquoi pas de rattachement au Royaume. Promettons leur une large autonomie et un détachement du pouvoir central, un enrichissement rapide et le tour est joué. Une fois nos troupes massées à la frontière de ces indépendantistes arriérés aidés par les chorocrates dégénérés, on attend que l'Espérance bouge. Et là, nous, les « sauveurs de la République », on ne bouge plus. On reste plantés. On les laisse se faire massacrer, sans bouger. De toute façon, ils se feront massacrer, c'est un fait. Vous imaginez le retentissement ? Imaginez un peu tout ce qui peut se passer si une armée officielle n'arrive pas à reprendre des éleveurs de vaches dissidents ?
Jean-Guy Vallières : Ce n'est pas mauvais, monsieur. Mais il manque un point : nous sommes gagnants où ? A part dans les régions traversées, je ne vois pas ce que nous gagnons.
Arnaud Pelletier : Ce n'est pas fini. Pendant ce temps là on se débrouille pour rencontrer un représentant des indépendantistes. On gagne leur confiance, et si tout va bien, on peut concurrencer la Fiémance sur ce terrain. Regardez le beau jeu que nous menons. D'un côté, nous annonçons soutenir une république de déséquilibrés, de l'autre nous faisons pression sur les autorités sudistes pour avoir leur soutien. Si tout se passe bien, nous pouvons marcher sur Espérita et renverser le pouvoir sans avoir à tirer un coup de feu. Tout aura été joué par nos tractations et notre chantage. On va jouer tout dans le dos de l'Espérance.
Jean-Guy Vallières : Mais en quoi cela nous arrange-t-il ? D'accord, on obtient le soutien des sudistes, on peut concurrencer la Fiémance, ou alors l'amadouer, tout dépend des résultats.
Arnaud Pelletier : C'est simple, d'une part on s'affirme un peu. Ensuite, on se débarrasse de cette République de couilles molles attardées. Et pour finir, on a des chances de gagner se fameux Haut-Roussique que nous choyons depuis tant d'années.
Posté : mer. août 20, 2014 5:59 pm
par Joyan
[center]BUREAU PRIMOMINISTERIEL[/center]
Charles d'Anchaut,Premier Ministre: Oui, donc vous appelez les Affaires Etrangères Franconiennes, vous leur demandez une rencontre. Il faut remettre à plat quelques accords, et tirer au clair cette affaire.
Lysandre Maladier,Ministre des Affaires Extérieures: Evidemment. Je suis d'ailleurs étonné qu'ils ne nous aient pas contactés avant.
Charles d'Anchaut: Tu sais, ils prennent sans doute la température. Ils ne sont pas habitués à la gauche chez eux.
Lysandre Maladier: Ouais, ça va leur faire un choc. Bon, je leur envoie un message dans la journée. Tu voulais autre chose ?
Charles d'Anchaut: Oui. Tu m'accompagneras à cette rencontre. J'ai assez peu d'expérience dans les affaires internationales. Toi, tu as été secrétaire à l'ambassade d'Albion, ça peut aider. Tu n'y vois aucun inconvénient ?
Lysandre Maladier: Ah ? Comme tu veux.
Charles d'Anchaut: Parfait. C'est tout alors. Passe un bon réveillon, Lysandre.
Lysandre Maladier: Merci. Toi aussi, Charles. Ne travaille pas trop tard, quand même.
Charles d'Anchaut: Ne t'inquiètes pas pour moi, ma femme attendra. Va donc rejoindre ton Pierre. Je sais que c'est pas le mieux entre vous en ce moment. Profite de la soirée.
Charles d'Anchaut: Oui... merci. Bon réveillon.
Posté : mer. janv. 14, 2015 6:35 pm
par Joyan
[center]BUREAU PRIMOMINISTERIEL[/center]
Lysandre Maladier entendait patiemment ces débats entre Paul Tomaeau et Charles d'Anchaut sur la nouvelle carte des enseignements à adopter pour les universités, notamment le régime problématique des double-licence à dominante juridique. Il pensait à ses problèmes de couple, en faisant tournoyer son stylo-plume du Sancerrois entre ses doigts. Il revient à la raison quand le Premier Ministre évoque son nom. C'est vrai qu'il est au Conseil des Ministres, et que certaines questions épineuses doivent être abordées.
Charles d'Anchaut, Premier Ministre: Monsieur Maladier, que pensez-vous de la reconnaissance de la République Chorocrate d'Aste-Rivea ?
Lysandre Maladier, Ministre des Affaires Extérieures: Hum ? J'y suis personnellement opposé. Ce n'est qu'une Fiémance miniature.
Charles d'Anchaut: Merci, M. Maladier. Vous résumez parfaitement mon opinion, et pour moi il est inconcevable de reconnaître cet Etat fantoche.
Henri Topiau, Ministre de l'Environnement et des Territoires: Excusez-moi, monsieur le Premier Ministre, mais j'y suis opposé. Nous avons le devoir d'apaiser les tensions et de reconnaître nos erreurs passées. La Fiémance n'est peut-être pas un régime idéal, loin de là, mais elle est à nos porte et l'Aste-Rivéa est un Etat voisin indépendant. Nous devons le reconnaître.
Les ministres républicains hochent la tête en signe d'approbation, tandis que les solidaires restent de marbre.
Charles d'Anchaut: Monsieur Topiau, vous n'êtes ni Ministre des Affaires Extérieures, ni Premier Ministre. Je prends en compte votre avis, mais il semble qu'ici, les ministres concernés ne soient pas d'accord avec votre avis.
Emmanuelle Crossire, Ministre de la Santé: Monsieur le Premier Ministre, sur une question aussi épineuse, je vous prie de faire un choix raisonné. En tant que membre du parti républicain, je ne conçois pas la non-reconnaissance de cet Etat. Si vous entamez cette politique, cela se fera sans moi.
Charles d'Anchaut: Du calme, s'il vous plaît. Ne nous disputons pas pour cela.
Henri Topiau: Et bien si, justement, faisons-le. J'engage ma fonction ministérielle à cette reconnaissance. Si vous ne le faites pas, je m'en vais.
Lysandre Maladier: Enfin, c'est ridicule. Vous n'allez pas jouer la chute d'un gouvernement pour cela. Grandissez un peu, les républicains !
Emmanuelle Crossire: On n'a pas de leçons à recevoir d'un ancien secrétaire d'ambassade. Je me range avec Henri. Reconnaissez cet Etat ou je démissionne.
Lyandre Maladier: Monsieur D'Anchaut, que faisons nous ?
Charles d'Anchaut: Nous n'avons pas le choix. Nous n'allons pas perdre ce gouvernement pour cette raison.