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Posté : mar. juil. 23, 2013 6:13 pm
par Arios
Passées les vicissitudes des affaires de couloirs, c'était un homme nommé exceptionnellement émissaire qui devait négocier la paix avec le Valua.
Si négocier n'était pas le terme, car l'Impératrice de Valua avait finalement fait savoir qu'elle était prête à accepter les conditions posées depuis bien en amont dans le conflit, les envoyés valuans découvriraient vite qu'il y avait encore des choses à attendre des capacités de compromis de l'administration fiémançaise, en dehors du discours légitime "d'aucune pitié envers les païens".
Fulgence Couchardy était de cette génération d'hommes de lettres brestangeais qui avaient été amenés à jouer un rôle politique au hasard des choses, comme lorsque cet individu avait accompagné lors d'une visite officielle en Terdus un ministre, et discuter de l'avenir de la langue fiémançaise oppressée par la latinisation.
Il s'agissait donc d'un homme attentif, aux affaires néanmoins pressées par la fonction, et il ne tardait pas d'engager les discussions.
Au beau milieu d'une terrasse de café.
Couchardy : Bien, y a-t'il selon ce tracé.
Le voilà : http://nsa34.casimages.com/img/2013/07/03/130703092012684149.png
... des modifications à entreprendre pour des raisons de ressources. Pouvons-nous arranger cette frontière selon les convenances de votre État afin qu'il maintienne une main-mise optimale sur les régions à fort intérêt dans le sol ?
Ensuite je vous demanderai de m'éclairer, ou plutôt de me permettre de revoir mes notes, fiches, et diverses informations glanées sur votre pays depuis ma jeunesse, car je m'y étais intéressé comme à un autre, je vous demanderai de m'indiquer en toute franchise l'état de répartition régionale d'identités. Je sais que votre population est très multiculturelle lorsqu'il s'agit de s'exprimer. A quoi l’attribueriez-vous ?
Posté : mer. juil. 24, 2013 3:00 pm
par Din Redfire
<center>Seul, l’émissaire fiémançais attendait patiemment l’ouverture officielle des « pourparlers », qui, supposément, allait conclure à un traité de paix peu équitable entre l’Empire de Valua et le Royaume de Fiémance. Une paix peut-être inégale et précaire, mais tout de même un acte déclaré de réconciliation et d’apaisement. Dans le pire des cas, la guerre poursuivra son enflamment, et dans le meilleur, le conflit prendra fin.
[img]http://imageshack.us/a/img197/6721/9tox.jpg[/img]
Pendant que l’homme de Fiémance observait les alentours, l’émissaire spontanément nommé pour l’occasion, s’entrevoyait à l’horizon, faute du style de vêtements exhibés, et par sa démarche droite et soutenue, qui semblait démontrer une certaine confiance personnelle, mais sans saisir le tempérament hautain, caractéristique de plusieurs aristocrates.
C’est donc l’homme valuan qui arriva jusqu’au plénipotentiaire fiémançais, pour exécuter une révérence digne des protocoles du XVIIème siècle, tout en se présentant comme étant l’émissaire nommé pour l’évènement : «Monsieur, je suis Felipe Juan Froilan de Valu, émissaire par intérimaire à la Cour de Sa Majesté.». S’affirma-t-il, de plus, élégamment, tout en se redressant. « Quant à vos questionnements, elles dénotent une certaine pertinence de propos. Les configurations de cette scission apparaissent-elles importantes pour votre monarque, car à titre national, Valua supporte mal ces concessions, ainsi que ces démantèlements agricoles ? Qui plus est, la Couronne fiémançaise réclame des lopins dispersés…Pourquoi ?»
Posté : mer. juil. 24, 2013 6:50 pm
par Arios
Couchardy : Justement je n'ai aucune consigne de réponse à cette interrogation, je ne peux donc que supposer à un intérêt stratégique voulu en haut. Dans le cadre de nos négociations je me dois de vous informer, puisque vous en faisiez état dans votre lettre, que les concessions territoriales exigées n'iront en aucun cas à la Fiémance ou sa couronne. Le Roi se réserve le droit d'annexer un port, qui constituera l'unique butin de guerre de cette triste affaire. Pour le reste le statut de pays catholique oblige la Fiémance à vous demander de telles concessions, néanmoins je suis là pour arrondir les ongles alors il faudra me faciliter ce travail dans l'intérêt de nos nations.
Posté : jeu. juil. 25, 2013 4:35 am
par Din Redfire
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Felipe Juan Froilan de Valu
L’émissaire impérial valuan resta paisible, sans pour autant être totalement insensible aux propos du négociateur fiémançais. Cela se voyait que la question territoriale restait tendue, mais l’officiel de Valua n’osait rien ajouter aux paramètres des terres conquises, hormis quelques détails purement fonciers : « Excellence, je saisie bien ce que vous dites. Les configurations techniques des terres sont à discuter, à l’évidence. Par exemple, la petite administration, dite, gouvernementale, des territoires sous l'Occupation nouvellement nommée, aussi valuans, qu’arrivera-t-il avec elle ? Votre monarque désire comme concession un port commercial ouvert ? Si nous voulons arriver à une entente équitable, nous devons, et là, j’entends, Valua, savoir ce qui adviendra des terres confisquées. Ce que votre gouvernement veut, est de nouveaux paramétrages des terres, car, d'après ce que j'ai compris, le roi de Fiémance ne réclame qu'un port comme concession de guerre, avec, bien entendu, les dédommagements matériels substantiels de rigueur ? Auriez-vous la gentillesse de me redéfinir le tout ? »
Posté : jeu. juil. 25, 2013 5:16 pm
par Arios
Couchardy : Notre Souverain n'a aucune vue en dehors de ce port. Néanmoins, de votre défaite doit naître dans son esprit et nous y contribuerons la progression du christianisme comme foi, méthode de raisonner et pensée, vers le centre-sud de l'Alméra. C'est pourquoi que le Valua traditionnel retrouve une autorité sur les territoires que vous daignerez céder n'est pas envisageable.
Nous savons très bien que la christianisation ne sera que de surface, et que les personnes ayant décidé de collaborer à l'entreprise fiémançaise de la Marca reiale sont des traitres à leur patrie et de piètres compatriotes que vous avez-là. Néanmoins par leur action, volontaire ou intéressée, ils permetteront à des générations futures d'être proches du Christ, et donc sauvées.
Je ne suis pas ici pour faire de la théologie et à titre personnel je ne crois pas en Dieu. Je dois régler une affaire urgente, aux dires des hommes qui se battent dans les deux camps là-bas, conclure au plus vite la paix.
Si vous jugez approximativement ce tracé acceptable, cela est parfait. Les terres de l'ouest seront sous commandement militaire fiémançais, à l'échelle locale les valuans resteront maîtres d'eux et aucune pression religieuse n'aura lieu. Après, nous nous réservons le droit d'en disposer selon notre gré mais toujours dans le respect des populations et leurs ancrages. Nous ne toucherons ni à leur liberté, ni à leurs coutumes.
L'état valuan de la Marca Reiale ne concernera que les territoires de l'est. Il y aura une monarchie, car nous chrétiens ne considéront qu'il n'y a pas de dignité impériale valable en dehors de celle reconnue par le Vatican, et c'est le Roi des Schlessois qui la possède de nos jours, et ce régime sera le seul à pouvoir ancrer le christianisme sur plusieurs générations avec constance dans le terroir valuan.
Pour les dédommagements financiers, notre Souverain vous demande 110 milliards de $ pour rembourser les dégats de SpaceDream, contenter ainsi les vautours de l'OTH.
Les dégats sur Shish vis à vis des infrastructures civiles ne vous sont plus réclamées. La loi de la guerre n'est pas au remboursement systématique civils, juge-t'on, surtout lorsqu'il s'agit d'une bande de juifs pillards, pirates et prêts à se vendre au plus offrant.
Posté : jeu. juil. 25, 2013 7:04 pm
par Din Redfire
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Felipe Juan Froilan de Valu
Le Valuan s'arrêta momentanément afin de réfléchir sur ce qui était des frontières, et des affirmations théologiques de l'ambassadeur, car c'était tout justement là que le Valua traditionnel ne pouvait pas tolérer le prosélytisme chrétien, qui allait compromettre, à long terme, les valeurs coutumières valuanes. Il fallait, à son avis, définir clairement, sans être injurieux, que Valua n'était pas un grotesque épouvantail.
Autrefois, lors de la période historiquement connue du Despotat de Madera, le catéchisme urbain, qui régissait l'ex-Empire de Néopolis (Empire romain d'Occident de SimPolitique) vacillait déjà dans l'oubli et le déni, au profit des druides qui prônaient un culte à la nature, et à le Wicca. Le catholicisme n'avait aujourd'hui plus sa place dans le cœur des Valuans, qui l'avaient déjà délaissés auparavant, mais les espoirs fiémançais demeuraient aussi compréhensifs, qu'un dompteur qui ne désirait que dresser un animal sauvage, d'un point purement métaphorique. Néanmoins, la Couronne de Fiémance ne pouvait pas comprendre ce que c'était de ne pas être un chrétien.
L'émissaire valuan rompit son silence, et s'exprima rapidement, toujours avec fluidité: « Attendez...Je ne voulais pas dire que j'étais totalement en accord avec les paramètres territoriaux actuels, mais qu'il, au contraire, fallait en débattre un peu ! Pouvons-nous faire en sorte qu'il y est, contrairement à vos configurations actuelles des changements moins chaotiques ? Si nous n'avons pas le choix de tolérer le petit État voisin nouvellement déclaré, pouvons-nous faire en sorte qu'il y est une scission inégale pour celui-ci entre l'Ouest et l'Est, plutôt que des lopins d'un bout à l'autre...De plus, l'île qui prédomine dans la baie valuane n'est pas un endroit que nous désirons céder, monsieur. Alors, selon vous, qu'est-ce qui est possible à faire ? Si nous n'avons évidemment pas le choix de nous plier aux réclamations, alors, je ne pourrai pas ajouter quoi que ce soit, mais si vous me disiez qu'il m'était possible de discuter de ça, alors, je m'exprime au nom de la Couronne impériale. Quant à l'avis religieux de votre monarque, il ne concerne que ses sujets, pas les nôtres. Les Valuans ne sont pas traditionnellement des chrétiens, même si, aux origines de l'antiquité tardive, jadis, le pays était techniquement chrétien, mais cela fait plus d'un millénaire déjà. Les Valuans ne sont pas des Catholiques, ou encore, des Réformistes chrétiens. Mon gouvernement n'est assurément pas d'accord pour ce qui est du prosélytisme jésuite, mais ce qui n'est pas sous la gouverne de l'Empire ne peut être contrôlé...Nous désirons demeurer entièrement souverain de nos actions et agissements. Par conséquent, nous espérons, honnêtement, réunifier l'Empire, en entièreté, dans le futur...Le dédommagement se fera, comme il en convient. Tant que l'OTH libère nos territoires maritimes et que cette effroyable guerre cesse. Vous avez, vous aussi, sans doute un avis sur tout ça, mais je ne m'égarerai pas sur l'élaboration de ces avis, car notre travail est de négocier l'avenir de nos nations, et de leur intégrité. »
Posté : jeu. juil. 25, 2013 7:35 pm
par Arios
Couchardy : Vous devez comprendre Monsieur, et je suis persuadé qu'à titre personnel c'est le cas, comme à titre personnel l'issue de ces négociations ne me touchent guère si ce n'est dans mon âme humaniste de ne pas laisser se perpétrer les violences, et de tout faire pour que le plus fantoche des États n'en demeurent pas moins fidèle à l'identité de ses administrés, vous devez comprendre Monsieur que la Fiémance est catholique, que le catholicisme n'est pas un droit mais un devoir, ce n'est pas une croyance mais la Vérité, celle que Jésus-Christ s'est donné aux hommes et qu'il est du devoir des hommes de propager son message, qu'il n'y a de salut que dans Jésus-Christ. Ainsi, il n'existe aux yeux de la Fiémance aucun droit des peuples païens à disposer d'eux-mêmes, et nulle culture non-chrétienne ne peut se perpétrer sans connaître la Parole, par le gré ou les armes.
Il n'y a de recevable pour s'opposer au monstre de bien, Fiémance, car je demeure persuadé malgré son prosélytisme et ce qui apparaît comme une conquête qu'elle est des camps le moins sanguinaire, que des arguments d'intérêts lorsqu'on est un païen. Aux yeux de la Couronne de Fiémance, et aux yeux du monde véritablement catholique, la négociation avec le paganisme ne peut pas exister, comme la négociation avec la secte mahométane n'est pas envisageable et ne relève toujours que de l'intérêt d'État. Je suis ici en laïque agnostique, porteur d'un bagage intellectuel assez construit, comme une chance qui est donnée à ces négociations pour qu'elles aboutissent alors que tout porte mon pays à ne sortir de chez vous qu'une foi l'intégralité de vos temples réduits en cendres, de vos livres brûlés et de vos noms oubliés.
Je vous cède bien volontier l'île en question, comme un message purement personnel de compréhension de vos rites, et en assumerait les conséquences une fois rentré chez moi. Mais par pitié pour l'avenir de la région, il faut faire un pas de plus vers la conclusion de ces accords.
Posté : jeu. juil. 25, 2013 8:33 pm
par Din Redfire
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Felipe Juan Froilan de Valu
Surpris, le Valuan inspira, pour mieux expirer par la suite, avant de hocher tranquillement de la tête, en léger signe de désaccord moral, mais sans dire quoi que ce soit à ce sujet, sur l'instant. Il prit quelques secondes, pour répondre à l'émissaire fiémançais, diligemment: « Décidément, les institutions que nous servons n'ont pas du tout les mêmes valeurs morales, mais, à titre seulement personnel, je respecte vos dires, Excellence, mais ne suis pas tout à fait d'accord sur ce qui est de l'état d'obéissance arbitraire envers les cultes professant religieusement le christianisme...Administrativement, il est du ressort du gouvernement de décider ou non d'entreprendre ce qu'il considère positif ou négatif pour ses gouvernés. Théologiquement, vous avez entièrement le droit légitime d'avoir une culture, comme les Valuans en ont le droit. Nous vous remercions néanmoins pour votre acte de bonté, quant à l'île. Cependant, ne nous en tenez nulle rigueur si les Valuans ne possèdent pas ce patriotisme inné envers Dieu, le Saint-Esprit et Jésus-Christ. Nous, Valuans, pensons que Jésus de Nazareth n'a été qu'un prophète, et libre aux individus d'interpréter ses paroles, mais tout de même, il incarnait légalement un récidiviste au cœur de l'Empire de Néopolis pré-chrétien. En plus, Jésus était juif, avant d'être le messager de Dieu. Même si Jésus était le fruit de la semence de Dieu et des entrailles de Marie, selon la Bible, sa chaire demeurait charnelle, bien humaine et mortelle. Nous en avons tous eu la preuve, lorsqu'il succomba sur le crucifix, là où il fut déclaré martyr...Enfin, je ne suis pas là pour remettre en cause les...devoirs apostoliques des fidèles de votre Église, mais pour afficher diplomatiquement que Valua est son propre chef d'orchestre, et que de dire le contraire, est de remettre sciemment en cause les questions d'indépendance d'une nation. Respectons-nous pour ce que nous sommes, et tolérons-nous mutuellement dans nos différences. Ne dit-on pas que ce sont les différences culturelles et ces diversités qui font de ce monde un endroit si attrayant, comme la Nature. La biodiversité est nécessaire à la survie de l'écosystème, dont de la faune et flore, mais aussi, à l’occurrence, nous, les Hommes. Le même climat doit résider sur Terre, afin d'assurer la survie des espèces. Si cette diversité devait être mise en danger, ce serait tout le système qui deviendrait mourant. La Nature et l'Humanité ont plusieurs ressemblances, même si nous nous sommes, comme dises certains, civilisés, contrairement aux rythmes naturels, si chaotiques...Enfin, comme vous le dites, hâtons-nous de régler ce qui nous concerne, afin de mettre immédiatement un frein aux souffrances des gens qui sont exposés aux dommages, dits, collatéraux, comme les civils, et leurs domaines. Avez-vous d'autres points à mettre sur la table, car si les interrogations foncières sont réglées, nous devons maintenant exposer tout ce qui doit l'être, pour ensuite signer et apposer nos estampes respectives. Le dernier point que j'ai à dire est que Valua restera souveraine sur ses terres encore sous son contrôle, contrairement aux seigneuries sous l'Occupation. »
Posté : jeu. juil. 25, 2013 9:21 pm
par Arios
Couchardy : C'est bien tout le compromis que nous faisons par rapport à la vision apostolique que je vous détaillai laborieusement : oui, le Valua demeure souverain sur les terres conservées.
Les territoires que vous jugez à bonne raison occupés trouveront vite les acteurs nécessaires pour que la présence fiémançaise ne soit plus justifiée.
Par ailleurs je tiens à vous informer que si le christianisme est encouragé par le gouvernement de la Marca Reial, les anciens cultes sont tolérés car jugés comme culturels. Ce ne sont pas, il me semble d'un point de vue législatif, des phénomènes de dévotion, mais des supersticions culturelles très proches de celles en Fiémance certaines fois.
Mais cessons de parler de théologie, je vous ai déja dit que cela n'était pas de mon ressort.
Posté : jeu. juil. 25, 2013 9:56 pm
par Din Redfire
<center>[img]http://imageshack.us/a/img197/6721/9tox.jpg[/img]
Felipe Juan Froilan de Valu
« Bien ! Nous pouvons alors enchaîner sur un autre point. Quels sont les autres dilemmes que nous avions ? Avez-vous un point précis à discuter, avant que nous ne conclusions cet accord qui se soldera par la paix ? », répondit-il rapidement, le Valuan, avant de commander un cappuccino avec deux carrés de sucre et un peu de crème, tout en ajoutant respectueusement à son homologue: « Ne commandez-vous donc rien comme boisson, monsieur, pour vous désaltérer ? »