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Posté : mar. juil. 02, 2013 11:57 pm
par Alexei
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~ La Réalité en Tcherkessie ~
Ici seront postés les RP sur l'intérieur de ma nation, pour toute utilisation de l'un de ces RP, veuillez me contacter.</center>
Posté : mer. juil. 03, 2013 1:01 pm
par Alexei
Hold-up [Acte I]
Juillet 2021
<center>[img]http://www.regard-est.com/img/upload/articles/imgarticle_20071115114908.jpg[/img]</center>
"Vous êtes prêts ?
- Ouais" répondirent les trois autres à l'unisson à l'unisson.
Le moteur de la voiture ronronna. Outre le bruit des chargeurs qu'on introduisait dans les kalachnikov, il n'y avait rien.
Sineïavo était calme en ce soir de juin chaud, les stigmates de la révolution ornaient encore cette vieille ville ; des impacts de balles dans un mur, des briques abandonnées ça-et-là, il y avait même un bâtiment éventré par une grenade.
Les Brigades Rouges étaient très présentes, ces milices communistes traquaient impitoyablement les capitalo-fascistes pour les emmener dans les forêts et les abattre. Un couvre-feu avait été instauré par le nouveau maire de la ville, quiconque le violait était abattu sur place.
Les trois hommes dans la voitures s'appelaient par leurs surnoms respectifs : "Drakon" (dragon) était le chef, "Vigo" le plus jeune paraissait avoir seize ans, "Ivan", l'ancien de l'armée tsariste était le plus carré du groupe et enfin, "Tsar" était le plus orthodoxe de tous, comme son surnom l'indiquait, c'était un royaliste. Ces quatre hommes mystérieux étaient membres du groupuscule fasciste local " Cвятой Черкесия" (Tcherkessie Sainte).
Ce groupe, issu du Parti Nationaliste Tcherkessien et du Nouveau Mouvement Chrétien, était pour la fin de la dictature communiste, sans pour autant être pour la démocratie, ils faisaient parti des "survivants de Sineïavo", ceux qui n'avaient pas été encore retrouvés après les combats.
La voiture roulait donc, arpentant les rues calmes de Sineïavo, les armes sous les sièges. "Drakon" était stressé, il se mordait les lèvres nerveusement et ses mains semblaient vouloir broyer le volant. Les trois autres ne décrochaient pas un mot. La pression monta encore lorsque, à un feu, une patrouille des Brigades Rouges traversa la route. Reconnaissables à leur cagoule (pour certains) et à leur brassard rouge sang au bras droit, les Brigades Rouges n'étaient pas à proprement parlé des groupes de combattants, ils étaient des miliciens, mal équipés, faisant office de police secondaire. Dans Sineïavo, la misère régnait, les premières queues commençaient à se former devant les boulangeries et autres épiceries de quartier, les courageuses mères de famille semblaient être habituées à ce quotidien dénué de surprise. Le maire avait promis que cela était temporaire et que la prospérité viendrait, peut-être s'accrochaient-elles à cet espoir.
L'objectif du groupe se rapprochait, à mesure que les secondes passaient, la tension était palpable, si bien qu'il semblait faire au moins 40° pour les nationalistes dans la voiture.
La "narodnyï bank", c'était cela qu'ils visaient, la nouvelle "banque du peuple" était encore ouverte, il ne restait que peu de monde à l'intérieur et les gardes étaient déjà partis.
C'était le moment, Drakon gara la voiture devant la banque dans un crissement de pneus, les trois hommes enfilèrent leurs cagoules, et prirent leurs armes.
"Dieu vous garde", lança simplement le chef qui restait au volant.
Les trois assaillants sortirent de la voiture en claquant la porte, s'élançant vers la banque, une caissière les vit se précipiter à l'intérieur, horrifiée, elle hurla. Ivan tira une rafale en l'air en criant "Tout le monde au sol, ceci est un braquage !"
Ses deux collègues se déployant, vidant les caisses et demandant la clef du coffre aux caissières, "nous ne l'avons pas !", disaient-elles en implorant les hommes.
"Bordel, nous faut des explosifs ! dit Vigo, avec une voix tremblante, ne pouvant masquer son stress.
- Si on en avait, on s'rait déjà dans cette foutue salle des coffres, répliqua Tsar d'une voix cassante.
- Putain, putain, je vous l'avais dit ! répétait-il en tournant autour des otages pendant qu'Ivan cherchait machinalement les clefs du coffre.
- Eh, ferme ta gueule ! Tu veux pas alerter tout le pays à gesticuler et gueuler comme ça ?! répondit Tsar, Ivan, on a plus le temps, les rouges vont s'amener !"
Ivan était toujours de l'autre côté, mais il trouva tout aussi précieux que la somme contenue dans la salle des coffres.
Les trois hommes ressortirent, des sirènes de police troublaient le calme, au loin, cinq miliciens couraient vers la banque, arme à la main. Attendant que ses compagnons entrent dans la voiture, Drakon démarra et fit demi-tour à pleine vitesse. Après un trajet mouvementé, ils durent abandonner le véhicule dans une ruelle et se cachèrent dans la cave de "Drakon".
Assis autour de la table de billard, Ivan jeta le sac plein sur la table.
"Je croyais que t'avais pas réussit à ouvrir la salle des coffres.. dit Vigo de sa voix de simplet.
- J'ai mieux que de la maille."
Ivan sortit du sac deux tableaux, ils représentaient la cathédrale orthodoxe de Sovieteva et le Tsar. Considérés comme des joyaux de la nation, cela pourrait avoir un magnifique impact psychologique sur la population, cela pourrait même peut-être inverser la donne.
"On va s'en faire des thunes avec ça ! déclara Ivan d'un ton fier.
- T'es con ou quoi ? répondit Drakon, ces trucs ont une valeur psychologique plus haute que quelques malheureux Tchern, on va s'en servir pour notre mouvement.."
Le Hold-Up avait été fait, toute la ville était aux abois, les nationalistes avaient désormais une longueur d'avance dans le domaine psychologique, longueur d'avance qu'ils paieraient chère.
Posté : dim. juil. 14, 2013 11:38 pm
par Alexei
<center>~ Zaporodnà - Otdeli du Vysoký Izmený ~
[img]http://us.cdn1.123rf.com/168nwm/mch67/mch670808/mch67080800047/3471643-journee-d-39-ete-dans-le-village-slovaque.jpg[/img]</center>
Un camion bâché s'arrêta vers une ferme dans la nuit du 16 au 17 aout.
Nous étions dans le village plus que reculé de Zaporodnà, en Haute-Isménie. Depuis le passage de la Réforme Paysanne, les Jednotky arpentaient les campagnes à la recherche des "bohaté roľníkov" ("bokov" en abrégé) "ou riches paysans". Les bokov régnaient encore en maître par endroits comme l'avait souligné l'instigateur de la Réforme, c'était le cas à Zaporodnà.
Cette "escarmouche" campagnarde avait été baptisée "Opération Faucille", car elle devait "décapiter" les derniers bokov vivant en Haute-Isménie et plus généralement en Tcherkessie.
Les Jednotky touchèrent terre dans un murmure de "Ìst, ìst (allez, allez)". La maison qu'ils visaient était une grande ferme de plusieurs hectares, les propriétaires ; une famille, s'apprêtaient à fuir en direction du Coorland, les valises étaient prêtes, un camion de déménagement attendait près du garage. Les chasseurs, équipés de fusils d'assauts et mitraillettes légères, se déployèrent tout autour de la maison principale tandis que l'opération se répétait dans d'autres villages. Cagoulés, tout de noir vêtus, trois hommes se précipitèrent à la porte en sonnant. Dans la maison, le "driiing" strident retentit, ce qui réveilla le père de famille dévoué qui se leva. Une fois à la porte, il ne se doutait de rien. Le père regarda dans le judas : personne. Il pensait à une blague donc il ouvrit la porte.
Instantanément, il fut lourdement projeté au sol par les assaillants qui s'infiltraient par les porte-fenêtres en hurlant. A l'étage, les premiers Jednotky avaient déjà investis les chambres et firent descendre le reste de la famille avec des hurlements et des coups de crosse dans les reins, même aux enfants.
Lorsqu'ils furent menottés, on les sortit et on les aligna devant la maison. Un officier, reconnaissable à son béret, enregistra les noms pendant que les assaillants profitaient de leur victoire en volant les bijoux dans les placards de madame. C'était la fille de 16 ans qui était le plus inquiète, inquiétude partagée par sa famille. Déjà bien faite pour son jeune âge, le pire se produit lorsque l'officier l'emmena jusque dans la grange pour soi-disant "compter les bêtes". "Aucune pitié pour les bokov" était leur devise. La terreur devait s'installer par tous les moyens.
Après cette arrestation musclée, la pauvre famille fut emmenée dans un commissariat insalubre où elle devait croupir en cellule dans l'attente de son procès.
Les réformes tcherkessiennes avaient ce petit côté... implacable.
Posté : lun. juil. 15, 2013 6:41 pm
par Alexei
<center>~ Environs de Hriňovà - Otdeli du Východnà Vladislý ~
[img]http://img4.hostingpics.net/pics/41409566rp.png[/img]</center>
"Il n'y a rien de pire pour un homme d'être traité comme un fou alors qu'il est parfaitement sain d'esprit".
Cette phrase prenait tout son sens en Tcherkessie.
On ouvrit la lourde port du couloir dans un grincement sinistre, le brancard passa avant que celle-ci se soit rabattue.
Le couloir était long, sale, les murs carrelés de blanc, comme le sol. Tout autour, des médecins allaient et venait, certains avec du sang sur leur uniforme. Le "patient" tenta d'ouvrir les yeux, mais la lumière nue et froide lui brûla la rétine puis il s'y accoutuma. Il clignait des yeux frénétiquement et se mettait à tourner la tête partout, une sourde angoisse montait en lui, accentuée par les bandes de cuires enroulées autour de lui et le :
"Calme-toi, camarade, tout va bien se passer", du médecin-chef. Il portait l'habituelle blouse blanche, une peau de femme, des yeux pervers cerclés de lunettes. Les autres médecins hochèrent la tête en forçant le "patient" à rester allongé.
Ce dernier se prénommait Mirek, il était jeune, une barbe de trois jours et des cocards ornaient son visage de jeune homme.
Il ne savait pas où cela le mènerait, le couloir défilait, interminable. Quelque chose tapait quelque part, le bruit long et répétitif était de plus en plus stressant à mesure qu'ils se rapprochaient.
Mirek recommença à s'agiter lorsque les médecins se remirent à parler, mais ce n'était que de sourds murmures. Le bruit des roues sur le carrelage était à glacer le sang, la fin du couloir se rapprochait, toutefois. Le groupe franchit une autre porte surplombée d'un panneau annonçant "Operačná sála", salle d'opération.
Deux hommes en tenue de chirurgien ouvrirent la porte, révélant une salle d'attente avec une fenêtre sale donnant sur la fameuse salle d'opération, séparée d'une épaisse cloison. On abandonna le patient au milieu de la salle d'attente, le chirurgien se préparait à l'accueillir.
On détacha partiellement le prisonnier qui put observer plus en détail la fameuse "salle d'opération".
Il y avait un siège qui trônait au milieu de la pièce, un siège qu'on avait même pas pris la peine de nettoyer, orné de sang et de traces d'excrément. Au mur se dressait un poster sur l'anatomie humaine. Près du siège, une table où étaient posés divers outils dont un scalpel, des ciseaux.. et autres outils chirurgicaux. Sur une autre table se trouvait des outils plus rudimentaires avec un marteau, un tournevis, une scie, un chalumeau et un couperet.
La terreur s'empara de Mirek, il se mit à hurler et s'agiter dans tous les sens, pendant que les médecins se précipitaient sur lui et lui injectèrent un puissant tranquillisant "qu'on donne aux chevaux", paraissait-il. Mais ce n'était pas un tranquillisant ordinaire, c'était du "roofy", la drogue du violeur, sélectionnée car elle permettait d'immobiliser et de calmer les "patients" tout en les faisant ressentir la douleur des expériences prochaines...
Soudain, tout s'accélèra, on tira le brancard jusque dans la salle, d'opération, Mirek essaya d'hurler mais rien ne se produit, il se sentait horriblement mal, rongé par la peur. Le jeune homme fut soulevé et posé sur le siège sur lequel on l'attacha pour être certain qu'il ne s'échappe pas.
"Le docteur arrivera bientôt", déclara une infirmière comme si c'était une simple visite médicale.
Cette-dernière préparait les instruments, dont des électrochocs que l'on installa à côté du détenu.
Enfin, une autre porte s'ouvrit, le docteur apparu. Il était grand, des cheveux poivre et sel bien peignés, des lunettes et une barbe clairsemée. Sa blouse blanche immaculée était ouverte, laissant découverte une chemise bleue. Un badge sur sa blouse indiquait "Docteur Josef Baroš". Mirek essaya de bouger la tête, en vain, il avait le regard d'un boeuf. L'infirmière tendit un papier au docteur qui en apprit plus sur son patient, la machination sinistre ne faisait que commencer.
"Mirek Svobodà, né à Polietsevo en, 1996, étudiant en droit, reconnu coupable d'actes de sabotages, membre du Mouvement Nationaliste Tcherkessien."
Mirek ne savait pas comment il était arrivé là, il ne se souvenait de rien, ces mots ravivèrent tout de même sa mémoire, maintenant il comprenait là où finissait les prisonniers politiques, et c'est le Grand Président Zemko, calculateur et fin connaisseur de l'esprit humain, qui avait eu l'idée d'entasser les "politiques" dans les asiles de fou plutôt que de construire des prisons spéciales.
De toute évidence, il n'était pas le premier patient du docteur Baroš, ce-dernier, avec une grande confiance en lui enfilait une paire de gants en latex, tandis que l'infirmière se positionnait sur la gauche du jeune prisonnier. Le docteur avait un ordre très précis d'opération, il aimait commencer par provoquer une hémorragie, qui permettrait d'affaiblir considérablement le patient, ensuite, il la bloquerait et profiterait de la brèche pour faire passer des infections dans le corps du sujet avant de passer aux électrochocs. Un traitement terrible dénué de coeur.
Le médecin se saisit du scalpel et descendit le siège pour qu'il devienne une table d'opération à part entière, il dirigea sa main vers la cuisse de la victime et dit simplement avec un sourire :
"Ca va piquer un peu".
Posté : mar. juil. 16, 2013 7:25 am
par Alexei
<center>[img]http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/7/7b/Czechoslovakia_COA_1961-1989.svg/168px-Czechoslovakia_COA_1961-1989.svg.png[/img]
ORDRE DU GOUVERNEMENT ADRESSE AUX Stíhacie Jednotky et Brigades Rouges</center>
[quote] TOP SECRET
En ce 16 aout 2021, le gouvernement de la République Populaire de Tcherkessie, avec l'aval du Comité Central du Parti Communiste Tcherkessien, la déportation vers les asiles spéciaux, de tous les bokov, opposants politiques et de toute personne liée à l'ex-Royaume de Tcherkessie.
Un rapport sur les chiffres de la déportation devra être fournie.[/quote]
Posté : dim. juil. 28, 2013 9:08 am
par Alexei
<center>~ Preškovo - Otdeli de Prešk ~
[img]http://balkans.blog.lemonde.fr/files/2011/06/800px-Monument_to_the_Soviet_Army_bas-relief_at_the_column_foot._3.jpg[/img]</center>
Tout se produisit un soir calme du 22 septembre.
"Allez, allez !", dit une voix dans la pénombre de la nuit. Un calme plat régnait, il était déjà 3h du matin, Preškovo dormait profondément, à part de rares patrouilles de la police, rien ne bougeait. Ils étaient quatre, quatre jeunes hommes, ils se préparaient à commettre un attentat très ambitieux et un grand signe face au pouvoir communiste.
Ces quatre hommes étaient tous des étudiants en droit, dans leur PV 1300, la première voiture produite par l'entreprise Praktické vozidiel, dont ils rêvaient qu'elle soit privatiser lorsque les rouges seraient chassés.
Mais il y avait encore beaucoup de chemin à faire pour ça, et leur projet audacieux devait accélérer les choses ; montrer qu'une certaine opposition subsistait encore. Après être descendus, tous se dirigèrent vers le Monument de la Première Révolution. Construit en 1980 en hommage aux communistes ayant tenté un putsch (mis en échec par le Tsar), cette sculpture, pur produit du Réalisme Socialiste, faisait 4 mètres de hauteur pour 10 de longueur. Un jeune cracha sur la sculpture en rigolant tandis que son ami posait un lourd sac au sol. L'opération s'appellerait "Alerte à la bombe... à tag.", pour une raison évidente : ils comptaient refaire une beauté aux soldats communistes présents sur la sculpture.
"Marek, passe-moi la rouge !", chuchota l'un d'eux, il était de taille moyenne, brun, une écharpe noire lui cachait le visage surmonté d'un bonnet sur la tête. "Marek" s'exécuta, il lança une bombe à tag rouge à l'étudiant qui la secoua.
"Bordel, si on nous chope, on est dans la merde !
- T'inquiètes, y a personne, les cocos verront rien"
Leur petit manège dura toute la nuit filmé par la caméra de surveillance du Commissariat de l'Intérieur. A l'aube, enfin ils eurent fini, exténués, ils remontèrent dans leur PV 1300 et quittèrent la rue.
<center>[img]http://www.lepoint.fr/images/2012/03/19/532507-282911-jpg_363229_434x276.jpg[/img]</center>
Preškovo se réveillait vers 6 heures du matin, les pères de famille se préparant à aller à l'usine ou dans leurs bureaux pour les fonctionnaires. Preškovo était une ville très variée, dénombrant une vingtaine de communautés différentes (la communauté kirepienne étant la plus nombreuse), il n'était pas rare de croiser des Makirans ou même des Zanyanais dans les rues, ces-derniers bénéficiant d'une aide à l'emploi de l'Etat.
On ne découvrit le forfait des étudiants qu'à 7 heures du matin par un fonctionnaire du Commissariat de l'Intérieur, qui n'en cru pas ses yeux ; les soldats composant la statue il y a à peine 24 heures la police furent "remplacés" par des super-héros, directement issus de comics pelabssiens. A part les super-héros, il y avait des symboles du libéralisme incontournable. La dégradation était donc l'oeuvre de capitlalistes. Instantanément alertée et, paradoxalement, on prit soin de photographier le "crime" pour montrer l'irrespect envers l'Histoire et la culture tcherkessienne des opposants, à l'inverse, les opposants présents photographièrent le monument pour démontrer que l'opposition existait. Mais le Parti avait une longueur d'avance sur eux, à midi, les premières affiches de propagande étaient prêtes, "les lâches ayant commis ce forfait doivent être retrouvés et jugés pour ce crime odieux". Puis, vers 13 heures, on nettoya tout, avec le plus grand soin pour ne pas esquinter le monument, quelques heures après tout était redevenu normal, à part que la voiture des étudiants était désormais recherchée (grâce à la caméra de vidéo-surveillance), le Président Zemko promis que leur acte ne serait impuni.
Posté : lun. juil. 29, 2013 10:02 am
par Alexei
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~ Štiavnik - Otdeli de Prešk ~
[img]http://img11.hostingpics.net/pics/180201skr1n.png[/img]</center>
Losej se débarassa des bombes-à-tag dans la rivière Žína, près de chez lui.
Ses mais étaient encore pleines de peinture, les bombes étant de mauvaise qualité, mais on le trouverait pas, personne ne les avait vu, lui et ses compagnons, du moins c'est ce qu'il espérait. Depuis "l'attentat", tous restaient chez eux, cela faisait trois jours qu'ils ne s'étaient pas téléphonés, rongés par l'angoisse mais aussi par le conseil de Mirek : "Le plus crucial, c'est les premiers jours. Si l'un de nous se fait arrêter, il devra être seul pour pas faire tomber la bande". Restait un élément crucial : la voiture.
- "D'ailleurs, tu te charges de la caisse ?, un silence se fit sentir, puis Mirek prit la parole.
- Ouais, je vais la rendre à la concession de Rošice pour pas qu'on ne trouve, et puis y en a pas à Štiavnik de concession auto'...
- Ca marche, fit-il en raccrochant."
Tout roulait, c'était le cas de le dire. Les bombes-à-tag n'étaient plus, les habits dans la vieille machine-à-laver, la voiture à la concession. Aucune preuve contre le groupe de jeunes.
Enfin, pas tout à fait...
La caméra du Commissariat de l'Intérieur avait parlée, la plaque de la voiture fut ressortie et identifier le lendemain. Milan Zemko prenant cette affaire très à coeur avait mobilisé tout le district militaire de Preškovo pour retrouver les petits inconscients qui voulaient le défier. Après des recherches intensives, parfois dans des endroits inattendus... ils parvinrent à mettre la main sur la concession automobile où se trouvait la PV 1300 incriminée.
- "D'où vient cette voiture ? questionna l'agent Lĺubek.
- Je sais pas, c'est un gamin qui m'l'a filé, flambant neuve en plus ! répondit le gros mécanicien de sa voix d'alcoolique.
- Pouvons-nous la voir ?
- Bien sûr ! Elle est derrière, j'vous accompagne."
Lorsqu'ils firent dans le garage, les agents inspectèrent la voiture, la plaque était la même qu'indiquée sur la caméra, aucune trace de peinture, les étudiants l'avaient minutieusement nettoyée.
- "Pouvez-vous nous donner le nom du "gamin" ? reprit Lĺubek.
- 'sûr ! -il s'approcha du registre de clientèle posé sur son bureau- un certain Mirek Lušnös, il est pas d'ici vue son nom, m'haha."
Les deux agents restèrent impassibles tandis que le concessionnaire, ou du moins garagiste, se racla la gorge et redevint sérieux.
- "Vous pensez que c'est lui qui a repeint la statue... ? ajouta-t'il à voix basse comme si ils étaient écoutés.
Les deux inspecteurs se regardèrent.
- Vous le saurez bien assez tôt monsieur Lišenkov."
Posté : ven. août 09, 2013 8:37 am
par Alexei
<center>~ Banlieue sud de Tcherkovo - Otdeli du Mesto Tcherkià ~
[img]http://img15.hostingpics.net/pics/441217press.png[/img]</center>
Tcherkovo était la plus grande agglomération de Tcherkessie et sa banlieue n'en était donc pas moins conséquente...
Ses banlieues étaient aussi le berceau du multiculturalisme figurant en Tcherkessie avec une banlieue regroupant tous les Almérans de l'est (Danmayens, kirkstanais, kasoviens plus rarement), une banlieue regroupant une hypothétique communauté juive et une autre regroupant 1/3 des Kirepiens de Tcherkovo, c'était la banlieue sud. La banlieue sud était très souvent calme, c'était véritablement un petit bout de Kirep avec ses enseignes écrites en cyrriliques, et ses traditions, c'était la seule des trois banlieue où le tcherkesse n'était pas imposé, les policiers donc, qui parlaient le kirepien comme une seconde langue maternelle, s'adressaient en kirepien une fois dans cette banlieue qui, malgré sa pauvreté, avait tout pour être magique avec sa verdure, ses drapeaux du Kirep communiste (accrochés en signe de de contestation vers le nouveau régime du Kirep). D'ailleurs, la banlieue kirepienne avait bien changée ; avant l'arrivée de Milan Zemko au pouvoir, il n'y avait que des pauvres monarchistes fuyant le Kirep communiste. Cette fois-ci, c'était l'inverse, les monarchistes poussés à aller s'exiler ailleurs par les autorités socialistes avait été succédé par des socialistes kirepiens, c'était simple et amusant à la fois : les "exileurs" sont devenus les exilés.
Dans cette banlieue kirepienne, tout avait été fait pour que les migrants fraîchement arrivés se sentent bien : un logement était très souvent réservé, bien qu'il y ait des exceptions... les plus riches, faisant preuve d'une certaine hypocrisie, donnaient une petite compensations aux délégués au logement dans le but d'avoir une meilleure résidence, qui plus proche du fleuve, qui plus proche de l'école, etc...
Mais depuis un certain temps, la banlieue kirepienne (ou "Malé Ophrone", petite Ophrone) était victime d'un marché noir grandissant qui créait un cercle vicieux de pauvreté qui tendait même à se répandre dans les autres "predmestia" (banlieues), il fallait agir pour lutter contre ce fléau de plus en plus grand qui rongeait l'économie nationale.
Le commissaire Milovič (d'origine pesakienne) était surement le plus ingénieux de tous ses collègues qui préconisaient de toujours tirer dans le tas, d'utiliser les Jednotky et les Brigades Rouges comme milices de terreur pour ne pas que cela se reproduise... pour Milovič, c'était impensable, non seulement c'était contre-productif, mais de plus, cela attirait la haine plus que la confiance dans les autorités compétentes. Les Brigades Rouges étaient relativement connues pour leurs débordements, bien que le gouvernement ou le PCT ne les sanctionnent jamais, néanmoins elles apparaissaient moins en ville, c'était encourageant pour l'ingénieux commissaire, celui-ci était petit, robuste avec une coupe "à la schlessoise" et portait son képi à merveille, il se plaisait à intervenir en personne avec ses hommes, car lui, misait sur le sentiment de sécurité des prolétariens.
L'intervention aurait donc lieue de nuit, Milovič était persuadé que son plan marcherait. Le marché noir était situé sous un pont surplombant la Iénà, beaucoup d'hommes avaient déjà afflué depuis le matin, Milovič regardait tout ça à l'aide de ses jumelles car il s'était positionné loin pour plus de discrétion. Son talkie-walkie était dans sa main droite, ses hommes, déjà en position attendaient le signal. Dans ses jumelles, des vendeurs proposaient divers objets illégaux, la drogue et les armes étaient les plus prisés, Milovič était sûr de son coup, il prit son talkie-walkie et lança : "Jít, jít !".
Aussitôt, la moitié des "clients" présents dans "l'antre des trafiquants" se saisirent de leur arme et de leur plaque dans la main gauche, tandis qu'un autre groupe de policier arriva des deux côtés du pont pour interpeller les clients qui tentaient de s'enfuir. Personne ne pouvait s'échapper, les policiers qui avaient infiltré le marché menottèrent les trafiquants et prirent des photos de leurs produits en guise de preuve, les clients, eux, étaient jetés dans les fourgons de police et emmener au commissariat de quartier. Tous seront jugés par le tribunal du peuple dans les prochains jours, les trafiquants écoperont d'une peine de 20 ans de prison pour "vente et encouragement à l'usage de produits illégaux", les acheteurs eux seraient jugés avec plus de clémence : une amende conséquente et 5 ans de prison avec sur ci. Milovič était satisfait de son coup et la justice avait une fois de plus démontrée son impartialité.
Posté : sam. août 24, 2013 7:41 pm
par Alexei
- "Kukučka, nous sommes à Preškovo !"
Acte I
<center>
~ Preškovo - Otdeli de Prešk ~
[img]http://img15.hostingpics.net/pics/183323rp2.png[/img]
Etudiants thalibossiens photographiés par leur guide</center>
"Kukučka, nous sommes à Preškovo !" lança Michail (en bleu) à la caméra qui le filmait.
Les six étudiants thalibossiens sortaient de l'avion de Thali'Air qui venait de les amener à l'aéroport "Praha" de Preškovo, en Tcherkessie. Héléna (en haut à droite sur la photo) se dégourdit les jambes dans le hall où ils attendaient que leurs bagages leur soient rendus. Le mot d'ordre était "détente", ces étudiants thalibossiens terminaient leur premier trimestre de faculté de fallait évacuer le stress accumulé, ils avaient donc choisi la Tcherkessie qui intriguait beaucoup. Ils n'étaient pas les seuls, l'avion était plein à craquer, tellement que le commandant de bord lança à l'hotesse de l'air, en plaisantant bien sûr, "tu devrais leur rappeler une troisième fois les gestes de sécurité.."
<center>[img]http://img15.hostingpics.net/pics/117941rp3.png[/img]</center>
"Les bagages sont là, Micha'" dit Anton (à côté d'Héléna sur la photo) de sa voix désinvolte.
Michail baissa la caméra, les bagages étaient effectivement là. Héléna fut la première à attraper son sac, en manquant de trébucher ce qui lui valut les moqueries des autres. Les bagages sortant petit à petit, Micha' filma l'intérieur de l'aéroport de son caméscope acheté à Thalìboz, sous l'oeil quelque peu inquisiteur des vigiles, toutefois, ils ne dirent rien. Quelques minutes plus tard ils étaient dehors, Michail reprit le caméscope, filmant Héléna posant devant la statue de Milan Zemko trônant devant l'entrée de l'aéroport.
"Le taxi ne devrait pas tarder", reprit Pavel entre deux fous rires provoqués par l'excitation du voyage et la fatigue du vol. En effet, il ne tarda pas, un vieux taxi d'une marque de voiture dont ils n'avaient jamais entendu parler se gara en face d'eux, le chauffeur descendit et chargea les bagages dans le coffre, aidé par les jeunes touristes, visiblement il ne savait pas trop quoi dire. Il lança simplement dans un thalibossien approximatif, "Bienvenue en Tcherkessie, mon nom Vaclav, si vous avoir besoin moi, je suis là". Le chauffeur de taxi, impressionnant de par sa taille et sa musculature serra la main des étudiants, et les invita à monter, ces-derniers s'exécutèrent.
"- Alors, vous venir de Thalìboz ?
- C'est bien ça, répondit Micha' de sa voix confiante, articulant pour que le chauffeur comprenne, ce-dernier hocha la tête.
- Ah, très beau pays d'après commissariat tourisme, j'espère pouvoir aller un jour
- Oh, vous verrez c'est magnifique, les églises ortho... -il se stoppa net voyant la croix catholique autour du cou du pilote d'un âge plutôt avancé, ce-dernier éclata tout simplement de rire devant la gêne de son interlocuteur :
- M'hahaha, n'ai peur, cher ami, ici on a de tout ! Ici, orthodoxes et catholiques vivre ensemble, toi comprendre ? Moi pas être dérangé par religion orthodoxe !"
Michail se détendit, il observait le paysage des faubourgs de la belle Preškovo. Il n'y avait pas de neige à cause de la proximité avec la mer de Carû et le temps ensoleillé depuis déjà une semaine. Les vestiges de la guerre civile étaient encore présents, les routes étaient craquelées et des grafitis ornaient les murs des immeubles des quartiers de banlieue, des tas de gravats se discernaient encore.
"À quand remonte votre Révolution, déjà ?.. demanda Anton, intrigué.
- Ah, bonne question ! Peuple s'être révolté il y a 9 mois contre tsar, depuis, la vie est meilleure, je vous assure !"
Les jeunes étaient tous focalisés sur l'extérieur sous l'oeil quelque peu amusé du chauffeur qui se concentrait sur la route, la voiture ralentissa, il n'y avait pas de chauffage, ils entraient dans Preškovo.
La ville leur apparaissait sous un jour presque identique que les autorités thalibossiennes leur avait montré, toutefois, ils ne s'attendaient pas à voir des militaires armés jusqu'aux dents patrouiller dans les rues. Ces-derniers étaient habillés en tenue noire, une marinière pouvait se voir sous leur chemise, les militaires marchaient équipés de fusils d'assauts kirepiens récemment livrés.
"Eux être marins, reprit le chauffeur, Preškovo est la ville qui accueille Flotte tcherkesse depuis toujours, eux patrouillent juste ici car nous être près du port".
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Les passages acquiescèrent, après avoir passé un autre immeuble ils purent voir les grands navires de guerre de la flotte tcherkesse, ceux-ci étaient impressionnants, ornés de leur pavillon bleu et rouge avec la faucille et le marteau en or.
"Et voici Première Flotte Populaire Tcherkesse, vous n'en voyez qu'une partie car plupart de navires être sur Sankt-Vladislav à Nova Revucà, ils sont grands n'est-ce pas ?"
Encore une fois ils hochèrent la tête en se regardant, ils n'avaient jamais vu de navires de guerre en vrai.
"Combien vous avez de navires comme ça ? demanda Michail qui se saisit de la caméra pour vite filmer ça.
- Oh, ça être les plus gros, nous avoir bientôt nouveaux bâtiments, mais ça être encore petit, je suis sûr que Thalìboz avoir plus grosse flotte que nous."
Ils profitèrent une dernière fois de la vue avant de passer dans un tunnel, ils seraient logés dans un hôtel proche du front de mer mais n'ayant pas la vue sur le port militaire, malheureusement.
"Voila, nous être arrivé, voila hôtel. Si vous avoir besoin, vous m'appeler, je vous ferais visiter la ville si vous le voulez.
- Merci beaucoup, Vaclav, dit Michail, vous connaissez des endroits où nous pourrions aller le soir ?
- Ah bien sûr, ricanna-t'il, Preškovo avoir beaucoup bars et restaurants, vous pourrez rencontrer jolies dames !"
Michail ricana légèrement à la dernière remarque de Vaclav sous l'oeil de Héléna qui rigola aussi nerveusement.
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"Bonjour, vous désirez ? demanda l'hôtesse d'accueil de l'hôtel Venceslav.
- Nous avons réservés deux chambres, répliqua Anton dans un tcherkesse qui surprit ses camarades, au nom de Nikosphilas."
L'hôtelière observa sa liste de réservation, lorsqu'elle vit le nom elle se retourna et attrapa deux clefs.
"Vous serez voisins de chambre, bon séjour en Tcherkessie, camarades." finit l'hôtesse avec un sourire pendant qu'ils remercièrent.
Arrivés dans leurs chambres, ils trouvèrent des lits, une salle de bain et des toilettes le tout avec une vieille télé, ne captant que deux chaînes, dans le salon, ce n'était pas le grand luxe mais c'était mieux que rien. Tous défirent leurs bagages pendant que Michail filmait la vue sur Preškovo.
Posté : mar. août 27, 2013 8:21 am
par Alexei
<center>~ Čerkovo - Otdeli du Mesto Tcherkiá ~
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Libena Kirilenka, compagne de Milan Zemko</center>
Les chefs d'Etat-major pénétrèrent dans la salle de réunion du Renesančný palác.
Libena Kirilenka regardait sa belle capitale par la grande fenêtre à l'autre bout de la pièce. Il neigeait, les gros flocons se posaient délicatement sur le sol de Čerkovo pendant que les passants se précipitaient dans les magasins. Nous étions le 21 décembre, Noël arrivait à grand pas, les chocolatiers enregistraient des ventes records pour la toute première fois. L'émergence du communisme et l'enrichissement de l'Etat qui aspirait tout et redistribuait bien les richesses entraînait une hausse du niveau de vie. L'extraction et l'exportation de l'or rapportait énormément, le régime pouvait se permettre des hausses considérables du salaire des ouvriers. Partout on essayait d'oublier la menace qui planait sur le pays, à Preškovo, l'apparition au loin d'une flotte de navires de guerre étrangère avait provoqué de l'effroi, toutefois, le moral restait bon. En cas de guerre avec le Jeekim et ses alliés, il y avait toujours le Pacte qui ne laisserait pas tomber la République Populaire. Il y avait aussi le Kirep qui ne cautionnerait pas de voir ses "descendants" se faire écraser, d'autant que les relations entre les deux pays étaient très clémentes. Néanmoins, le peuple essayait d'oublier, les mères et petites amies des soldats priaient pour que ces-derniers aient une permission pour Noël et que Milan Zemko revienne à la raison.
Ici, au Palais de la Renaissance, on l'espérait aussi. Libena Kirilenka, la compagne du Grand Représentant du Peuple, avait organisé une réunion secrète avec les dirigeants de l'armée qui étaient tous là.
On connaissait peu cette jolie femme qui semblait sortir de nulle part. Elle ne souriait peu, l'ambiance était glaciale dans la pièce. La compagne du camarade-leader savait imposer le respect sans même lever le petit doigt. Lorsque les chefs de l'Armée Populaire de Révolution furent tous présents, elle dit d'une voix calme et froide "asseyez-vous". Aussitôt, tous l'écoutèrent. Les généraux dans la pièce étaient des novices pour la plupart, nominés car ils étaient bien placés dans les Brigades Rouges ou le Parti, un terrain de nomination qui favorisait l'incompétence, certes, toutefois, il y avait des généraux de métier ayant servis dans l'armée tsariste et s'étant ralliés aux révolutionnaires. Il y avait aussi de jeunes généraux très talentueux qui avaient tout compris à la guerre, jouant sur l'audace.
Libena Kirilenka : Si je vous ai fait venir ici c'est pour discuter de la situation de notre patrie -elle vient s'installer en bout de table, toisant tout les participants d'un regard dénué de sensibilité- comme vous le savez, le camarade-leader a rassemblé les 3/4 de l'armée à la frontière coore sans même prendre l'avis de l'Assemblée du Peuple, je crains qu'il ne s'enferme dans la dictature. Sa politique isolationniste va nous nuire, messieurs. À la nation, comme à moi et comme à vous.
Général Toukhatchevski [Général d'origine kirkstanaise] : que voulez-vous dire, camarade ?
Libena Kirilenka : Je veux vous dire que si nous nous refermons entièrement, notre réputation à l'internationale va être ruinée (si elle ne l'est pas déjà assez comme ça), en s'aliénant le Jeekim tout entier, nous nous mettons nous même des bâtons dans les roues et nous risquons même la guerre, ce qui n'est pas envisageable une seconde.
Général Masaryk : C'est exactement cela, notre armée n'est tout simplement pas assez puissante pour se battre contre le Jeekim entier, cela risque de détruire tout le pays et de faire des millions de mort.
Libena Kirilenka : Vous avez tout compris, camarade, maintenant il va falloir prendre des mesures.
Général Toukhatchevski : Mais, camarade, c'est votre compagnon, pourquoi faire ça, vous ?
Libena Kirilenka : J'ai choisi entre lui et mon pays. Je préfère mon pays. Si vous n'avez pas d'autres questions, j'ai quelque chose à vous proposer.
Les généraux écoutaient, la voix froide de la camarade Kirilenka, qui n'était pourtant rien, témoignait d'une autorité naturelle, et son amour pour sa nation et le socialisme n'était pas un défaut bien au contraire. Les responsables de l'armée se regardèrent ; si il fallait marcher avec quelqu'un ce serait avec elle.
Libena Kirilenka : Le mettre en prison ne servirait à rien et il y aurait toujours une chance qu'il s'échappe, ce qui serait extrêmement dommageable. Il va donc falloir lui arranger un léger accident si vous voyez ce que je veux dire.
Les hommes étaient intérieurement horrifiés, comment pouvait-on parler si tranquillement d'un être que l'on est censé aimer ?
Général Čalfa : Certains poisons entraînent une mort indétectable et rapide, le venin de serpent cause un arrêt cardiaque, nous pouvons l'utiliser à cette tâche.
Libena Kirilenka : Non, ses fidèles ne le croiront pas, il est trop jeune pour être victime d'un arrêt cardiaque naturel.
Général Masaryk : Et un accident d'avion ? Il veut se rendre sur Sankt-Vladislav, son avion s'écrase à cause du mauvais temps. Classique.
Libena Kirilenka (qui réfléchit) : Hum.. j'avoue que ce serait intéressant. Je vais m'arranger pour qu'il aille à Nova Revucà le plus tôt possible.
Général Sudruhov : Mais vous voulez dire que vous faites un.. un coup d'Etat ?
Libena Kirilenka : C'est exactement ça, camarade-général. Lorsque l'avion se sera écraser vous devrez retirer la 1ère Armée de choc et la 5ème armée de la frontière, pendant que je prendrais les commandes de l'Etat et arrangerai les choses.
Général Toukhatchevski : Et qu'est-ce que nous y gagnons ?
Libena Kirilenka : Plus d'argent, de publicité, de matériel. Egalement des postes au sein de l'Etat, je sais remercier dignement mes alliés.
Général Sudruhov (le plus vieux) : Dans ce cas nous acceptons -dit-il en se levant- mais si les choses tournent mal, l'armée n'y est pour rien.
Libena Kirilenka : Bien entendu.
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Soldats de la 1ère Armée de choc à la frontière Coorland-Tcherkessie.</center>