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Posté : ven. avr. 05, 2013 6:25 pm
par Arios
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L'Edravie est un pays ondulant où se répondent en échos aux dessus des vallons de grandes haies bocagères et d'antiques murets. Sûres d'elles-même, les rivières du pays s'aventurent lancinant jusqu'à la pourpre des vignobles et dans la glaise des marais. Haricots et escargots se partagent les landes humides tabassées chaque jour par un vent venu du large, et qui s'engouffre dans ce pays pour ne jamais en sortir qu'en pesant de toute une masse fraîche et lourde sur ses gens dont l'esprit, depuis au moins douze siècles, n'a jamais changé. De réputation de traîtres, comme les chantaient les trouvères adéliens du temps où la rose bataillait dans ces prés, farouches sont les maraîchers et les hommes des bois, comme pour trop dissimuler l'éternel printemps de cœur des habitants. De leurs hameaux et de leurs fermes, déposés sur la terre comme par enchantement, le même génie marie les enfants et sépare les dus, crée les familles et en perpétue d'autres, ne meurt que pour revivre dans la masure d'en face. Et si jamais la nouvelle d'un malheur pénètre jusque dans ce refuge de la paix et des mœurs tranquilles, aux oreilles d'un chien griffon ou dans la pièce familiale à l'heure du repas, le canotier brave sa mer et s'aventure sous le feuillage tantôt sombre et tantôt lumineux des frênes et peupliers arborant le galbe d'un cours d'eau de marbre, pour porter son annonce jusqu'au feu suivant, et ainsi depuis Numance, et ainsi jusqu'à la fin de tout.
Et comme toutes les races, et comme toutes les terres, l'idée nouvelle et invasive put trouver ses chantres dans ce pays pour y aigrir les âmes et y tuer les sols, ce pays est en partie détruit. Il est gangrené, souriant et malade, inconscient et vendu, et s'y développe comme une maladie les prisons d'acier et de pierre forte, les villes galopantes asséchant les canaux, ruinant les marchés, dont les idoles de hauteur humilient les sommets et détrônent les clochers.
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Il y a donc deux Edravies, l'une porte la coiffe maraîchine des filles du pays, qui laides ou belles ont leur trimardier, souffrantes ou gâtées ont leur feu et leur pain, nobles ou vulgaires font leur pâques et leurs enfants. L'autre trimbale un sac, teint ses mèches de rouge, prend le transport hautaine où s'entassent les haineux, qui pauvres et anonymes n'admirent qu'eux-mêmes, se croient la mesure de toute existence, accumulent pour mieux être et achètent pour devenir. Et les moins méritantes trottent noctambules là où les déshérités les harponnent. Et les moins originales plagient leur réussite, et toujours plus laides, toujours plus grossières, toujours plus plates de tout intérêt humain elles s'enfoncent dans la débilité, dans le malaise, condamnent les nations et détruisent les repères. Et les plus chanceuses font du réel un folklore, dans leur appartement doré, au milieux de l'absurdie et des amours numérisés, un cadre à peu près là, dans un coin sur un faux marbre, rappelle le sang mourant qui leur glisse de veine en veine. Arrogante amazone, frêle et tapissée comme un sapin de plastique un 28 novembre dans un studio de banlieue.
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Dans les villes, dans ce fameux lieu désormais bien ancien, érigé pour les affaires du marchand sédentaire et du clérical bedonnant, récupéré par l'intelligent de salon et le parolier voleur fiscal, la plèbe hybridé d'électronique et de poisson congelé, aliénée par un travail improductif et un productivisme idéologique, il n'y a guère de monde pour soutenir, en dehors d'une certaine presse, l'intégration à la Sainte Alliance réactionnaire de "leur" "pays" d'Édravie.
Dans les campagnes, le curé et le bon Monsieur de quelque chose s'accordent sur l'idée que c'est une bonne chose, et leurs ouailles les suivent volontiers dans ces considérations. Protection, chrétienté, tranquilité, la Sainte Alliance fait recette dans les veillées, quand on parle de cette grand'nef des peuples qui disent non à l'outrage, non à la fausse "modernité", non aux dérives contemporaines, mais avec des mots plus simples, bien entendu.
Et pourtant...
Posté : sam. avr. 06, 2013 4:37 pm
par Joyan
[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=138976ConfidentielDfense.png][img]http://img11.hostingpics.net/pics/138976ConfidentielDfense.png[/img][/url]
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« C’est un conseil de guerre, Arnaud ?
‒ Non, pas aujourd’hui. Pas encore…
‒ Bah alors pourquoi tu nous as réunis ?
‒ Tu vas voir. C’est simplement pour remettre tout à plat. Quelqu’un veut du whisky ?
‒ Bon, dans ce cas, je veux bien un verre. »
<center>~~~~~~~~~~
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« Arnaud, je peux te parler ?
‒ Vas-y, Jean-Guy. Mais attends que tout le monde ait quitté la salle, c’est plus prudent. »
Les deux hommes se rapprochèrent, et s’installèrent dans un coin de la salle. Tout le monde sort, un par un, en silence. La réunion a été longue, et les informations ont été précisées. Tout est maintenant prêt.
« Donc tout a marché ? Tu crois qu’ils sont tombés dans le panneau ?
‒ Ecoute, à vrai dire, j’en sais rien. A première vue, ils semblent tout mettre sur le dos de la République, et pensent que nous n’y sommes pour rien. Mais la première vue est souvent trompeuse, et les lunettes indispensables dans ce cas.
‒ En tous cas, je tiens à te féliciter. T’as réussi à sortir le pays d’une mauvaise passe. Et à le guider vers un chemin meilleur.
‒ Merci, mais le plus dur reste à faire. Réussir toutes ces missions risque d’être compliqué. »
Le premier ministre n’avait jamais lâché l’affaire. Jamais. Depuis le début des troubles, il soutenait le pays, même sous la République. Et depuis que la Sainte Alliance l’avait investi pour la contrôler, ce n’était pas la peine d’invoquer le rapprochement cordial. Ce n’était qu’un masque. Un masque ridicule, qui masquait une forêt gigantesque, faite de velléités expansionnistes. Tout est prévu. Et cette fois-ci, rien ne doit bloquer. Les agents sont parmi les meilleurs qui soient, les hommes impliqués – malgré eux – sont tout ce qu’il y a de plus banal comme Biturigeois. L’ensemble des opérations avait été réfléchi depuis des mois. Les services secrets sont sur le pied de guerre. Et pour éviter les fuites, aucun ministre, secrétaire d’Etat, et même pas la famille du Premier Ministre, n’avaient été mis au courant.
L’Edravie était une terre qui se devait d’être moderne, moderne et Biturigeoise. Car la Sainte Alliance n’est pas moderne. Et la Sainte Alliance n’est pas démocratique, et encore moins cordiale. Mais l’Edravie, ce pays qui avait longtemps appartenu à la Biturige, qui était depuis longtemps un partenaire, mais qui aujourd’hui n’était plus dirigé que par un souverain vieillissant à la solde des dictateurs catholiques et autres seigneurs réactionnaires. Il est temps d’agir.
Posté : sam. avr. 06, 2013 5:40 pm
par MJ Coordinateur
Hrp : Le texte d'Arios sent le préjugé fiémancais
Simon était accoudé à la rambarde de l'une des terrasses du Palais Royal. Il songeait en regardant la ville en contrebas de la butte sur laquelle était située le Palais, que la modernisation du Pays n'avait pas que du bon.
Ses relations avec la Couronne Thorvalienne lui avait donné une belle image du lien intelligent qu'il pouvait être fait entre Modernité et Tradition.
Si il voulait assurer à sa descendance une continuité dans le temps, Simon reflechissait à la possibilité d'engager son pays sur la Voie du Thorval.
Posté : sam. avr. 06, 2013 7:14 pm
par Arios
Alors sur l'océan de merde où se mêlent phtalates et excédents biologiques, au-dessus encore de la couche de goudron, il y a des vers qui gigotent. Ils gigotent et ils parlotent. Ils philosophent. Ils ne sont pas intéressant, mais il faut en parler.
<center> 18 octobre 2020
Brigades Edraves : journal des résistants à l'Ordre Mondial.
Qui sommes-nous ?
Les Brigades Edraves sont dirigées par M. Yves et Mme Lumy. Des personnalités bien avancées en âge qui derrière leurs pseudonymes n'hésitent pas à dénoncer le régime de Simon II pour l'avoir vu en exercice durant leur longue vie !
M. Yves et Mme Lumy veulent former un réseau de résistance assez grand, toujours civique et pacifiste, par la connexion des gens entre eux afin que NUL ne reste spectateur de ce qui se passe sous nos yeux.
Mais que se passe-t'il ? Il ne faudrait pas croire que la forme d'un régime le met à l'abris des forces d'une superpuissance, hors le monde d'aujourd'hui reste et demeure celui de l'OTH, malgré les revers que subit l'organisation.
Brigades Edraves, nous ne sommes ni nationalistes ni anti-mondialistes, nous sommes pour une autre mondialisation des pouvoirs où l'égalité primerait dans les rapports entre les nations. Ce n'est pas pour autant que nous acceptons de voir notre pays soumis à la dictature des autres nations !
La vérité est que c'est le cas. La Sainte Alliance fait le jeu de l'OTH.
Elle est officiellement l'arrière-garde du Saint Empire, hors nos amis religieux devront remarquer que la religion n'est nullement à lier à une organisation de partisans comme la Sainte Alliance, un Saint Empire qui trahit son rôle. Historiquement, le Saint Empire est une organisation transnationale qui vise à défendre les intérêts des pays chrétiens.
Avec qui s'est battu le Schlessien ? Le Lochlann.
Contre qui s'est-il battu ? Les États-Unis, le Quantar, l'Albion, des nations certes libérales mais ancrées dans le monde chrétien.
En divisant l'Alméra à l'heure de la menace communiste, l'OTH se réjouit d'avoir un prochain champs de bataille sur lequel ramasser une victoire, le travail mâché. Une Alméra unie, de nations souveraines, empècherait toute action de la Rostovie dans les années à venir.
Brigades Edraves, nous croyons que seule une sortie de la Sainte Alliance permettra à notre pays d'être respecté par ses voisins, car n'étant pas le chien de garde régional d'une institution nous dépassant tous, elle-même servant les intérêts d'autres pays.
Posté : sam. avr. 06, 2013 7:56 pm
par Braunschweig
Le Vrai Edrave*
16 octobre 2020
Le vrai Edrave est catholique ou il n'est pas ! Et c'est au sein de la Sainte Alliance que l'Edravie continue de survivre. C'est grâce à la Sainte Alliance que l'Edravie n'a pas été phagocytée par la Biturige, le grand allié régional de la Fiémance. Ainsi, le roi Charles-Philippe de Fiémance a indirectement soutenu les opérations biturigeoises qui prévoyaient notre disparition. Jamais les Fiémançais n'ont dit mots pour dénoncer la Biturige lorsqu'elle a inlassablement tenté de renverser le régime légitime, celui voulu par le Seigneur ! Ce même roi aujourd'hui ne dit mot lorsque son gouvernement, dans des diatribes dangereuses pour la paix, attaque, jour après jour, ceux qui hier se sont portés, sans contrepartie, à notre secours. Ce sont bien Thorvaliens et Schlessois qui nous permettent en ce jour d'écrire librement, sans entrave biturigeoises en s'étant dressés pour notre souveraineté et notre indépendance. Edrave, n'oublie pas ! Souviens toi toujours que Charles-Philippe et Alexandre ont noué un pacte tacite pour organiser notre disparition. On te parle de culture pour te faire renoncer à ton bien le plus précieux : ta liberté. Cette liberté pour laquelle tu t'es battue, pour laquelle tes parents sont morts. Et c'est pour honorer ces morts que nos alliés, nos si chers amis de la Sainte Alliance ont dressé devant nos ennemis jurés les barrières qui ont sauvé notre bon souverain. Dans nos campagnes et dans nos villes, partout nous chantons les louanges de cette belle et sincère, parfaitement désintéressée amitié. Notre lien du sang avec les pays chrétiens de la Sainte Alliance est à la hauteur de notre profonde haine de la perte de souveraineté. Nulle question de la perdre. Plutôt mourir que de vivre asservis. Et cette esclavage la Fiémance l'ourdi. Combien de fois la Biturige a-t-elle tenté de faire tomber nos institutions ? Combien de fois a-t-elle tenté de nous faire déclarer une guerre dont nous ne voulions point ? Et cela, c'est la Fiémance qui le permet ! Qui arme la Biturige en s'associant dans des partenariats militaires ? Qui aide à la conception d'arme de la mort qui devront servir à nous porter le coup de grâce ? Derrière nos frontières, dans les couloirs des palais du sud et de l'est, des bonshommes ronds, poudrés et à l'accent français immonde d'hypocrisie préparent notre chute, notre asservissement. Bats toi, Edrave ! Refuse la propagande immonde de tes ennemis héréditaires ! Fais confiance à ton bon roi Simon. Lui saura sauvegarder notre fierté, notre indépendance, dans le plus grand respect du Seigneur.
Des ennemis de l'intérieur accusent le Saint-Empire de travailler contre la Foi. Quelle mensonge. Qui de tout temps s'est engagé contre l'oppression des Chrétiens ? C'est l'Empereur ! Qui aujourd'hui redresse dans la plus grande charité du Christ le Lochlann sur les chemins de la Foi ? C'est l'Empereur ! Qui a toujours été le plus grand défenseur de la Chrétienté et du Saint-Père ? C'est encore l'Empereur ! Edrave, ne crois pas les mensonges des traîtres. De leurs trahisons il ne sera rien. Il nous faut continuer d'avoir une foi inébranlable. Jamais le faux frère de l'est n'a souhaité voir un état francophone ailleurs que sous sa coupe. A présent il se préparer. Il aiguise ses couteaux. Il charge ses fusils. Ses blindés attendent le signal pour rouler sur nos plaines. Sa culture n'est pas notre culture ! Une langue commune ne fait pas de nous des frères. Au contraire. Ensemble, nous rejetons l'assimilation. Ensemble, nous nous battrons contre l'acculturation programmée. Nous ne sommes pas la Fiémance. Notre culture est profondément différente. Notre culture est infiniment plus riche et diverses. Hier le Delphiné, la Savoia. Aujourd'hui nous. Et demain ? La Fivardie ? Notre réponse est claire. Fiémançais et Biturigeois, nous ne voulons pas de vous chez nous ! Restez dans vos chaumières. Notre place, nous la voulons dans la Sainte Alliance. Auprès de nos vrais alliés, qui sans contreparties forment nos jeunes, apportent des fonds pour le développement, propagent la Foi selon notre volonté. L'OTH ne domine plus rien du tout et rien ne justifiera un rapprochement avec nos ennemis frontaliers ! Plus que jamais elle est faible, plus que jamais le communisme se meurt, plus que jamais l'avenir c'est la Sainte Alliance ! Charles-Philippe, note le ! Et quand bien même l'OTH nous attaquerait, le Schlessien est celui qui jadis l'affronta. Quid de la Brestange ? Quid de nos "frères" ? Ils se terraient ! Notre confiance, elle va à nos vrais amis, ceux de l'ouest ! Voilà notre réponse aux avances que l'on fait à une prostitué. L'Edravie ne sera pas la catin d'Opemont, elle ne sera pas la pute d'Averic ! Tenez le vous pour dit !
*Le Vrai Edrave est un quotidien parfaitement indépendant à tendance nationaliste, souverainiste rejetant tout acoquinement avec la Fiémance et la Biturige. Farouchement chrétien il prône un encrage profond des vrais valeurs édraves dans la société : foi, souveraineté, famille et grandeur. Ses diatribes en faveur e la Sainte Alliance rencontrent un franc soutien parmi la population. Il est le journal le plus lu du pays.
Posté : sam. avr. 06, 2013 8:24 pm
par Arios
Et sur la terre solide, il y a la fine fleur vulgaire, loin des périphériques.
Il était petit. Tapi dans la bruyère, couché contre le talus, son rond visage clair contrastait avec la pénombre du lieu, la plaine immense et éclairée sporadiquement, au loin, comme une mer en vaguelettes au clair de lune.
Derrière lui, une poignée d'hommes, jeunes, échangeaient des boutades, en essayant de respecter le silence.
Il rangeait derrière son oreille les mèches brunes qui encombraient son visage, et vérifiait qu'ils ne fussent pas suivis. Le vent d'octobre glaçait son corps maigre mais puissant et travaillé par le labeur, en s’engouffrant dans la chemise de lin qu'il tenait de son frère.
On rigola à gorge déployée derrière lui.
"- T'es bin jouasse. Cesse de berdasser, tu parles trop, dit un des jeunes gens à celui qui s'était esclaffé.
- On se tait. Il n'y a personne, mais on se tait quand même. Allez, en avant, dit notre guetteur.
- Reçu, Caberlot."
Caberlot, c'était le nom du bonhomme d'environ 20 ans qui menait ses copains au travers des haies, malgré le froid, jusqu'à une rivière calme recouverte de lentilles d'eau douce.
L'un d'eux cherchait dans l'ombre, en contre-bas et sous des branches disposées là, leur barque. Il jura lorsqu'un de ses pied s'engouffra dans l'eau déjà glacée.
"- Veye-lo quequi ! lui lança en se marrant l'un de ses amis.
- Cesse don, allez les gars on embarque."
Ils montèrent dans la barque, et avec une longue perche, Caberlot les fit avancer sur la douce eau de leurs marais.
Après une vingtaine de minutes, un feu se dessina à l'horizon. C'était la lumière d'une veillée, là où les paysans ne dormaient plus. Ils y étaient attendu.
Ils descendirent de la barque une fois celle-ci attachée à un ponton de fortune. Caberlot se dirigea le premier vers la porte de la maison, où une chouette chaude encore était clouée.
" C'est dégueulasse " pensa-t'il.
Puis les jeunes entrèrent dans la maison. Il y avait un buffet en face d'eux, et des chaises et des vieux. Il y avait aussi beaucoup de jeunes, de beaux jeunes bien neufs, les garçons au corps travaillé, et les femmes si couvertes de tissus que Caberlot à cet instant les trouvaient plus belles que dans les magasines de la ville, et plus attirante, ou différemment, que les prostituées qu'il avait pu connaître dans sa courte vie. Et il y en avait une qui était particulièrement belle, mais déjà à la vue des arrivants, l'assistance avait commencé une chanson. La fille avait entonné le premier couplet, rejointe rapidement par les jeunes de l'assemblée, et quelques vieux qui ne ronchonnaient pas.
Ah Ah Ah,
les voilà qu'ils passent,
Les beaux garçons des bois,
Les brigands edravois.
Ah Ah Ah,
Va chercher la besace,
Nous viennent leurs victuailles,
Se termine la braille.
Et puis les vagabonds, rejoints par quelques voies fortes de mâles bien dans la loi, présents ce soir, continuèrent la chanson.
Pendant que le bourgeois
Est bien tranquille au chaud
Qu'il compte ce qu'on lui doit
Et veut nous faire la peau
Accoquiné sournois
Avec les aristos
Dans les jupons du roi
Veut nous mettre au cachot
Nous fillatrie vengeresse
On court par les chemins
Dispense nos largesses
Au paysan du coin
On ne veut guère s'en faire
d'un Simon, d'un Judas,
Aux portes de l'enfer,
On ne se r'niera pas.
Et puis maintenant qu'elles dansaient, au milieu des marais et devant le grand feu de la cheminée, les filles reprirent... Elles "chantirent" :
Ah Ah Ah,
les voilà qu'ils passent,
Les beaux garçons des bois,
Les brigands edravois.
Ah Ah Ah,
Va chercher la besace,
Nous viennent leurs victuailles,
Se termine la braille. . . .
Posté : dim. avr. 07, 2013 9:20 am
par Arios
Et puis y'a les concons, qui grignotent par-ci par-là les opinions de "Vrais Édraves". Privent le bourgeois tradi amaisonné du porte-flingue utile juste pubère. C'est beau ce que produit la ville. Lire c'est bien, mais ça n'aide que soi. Militer, c'est autre chose.
JEUNE EDRAVE
Qui était Simon ?
Un petit roi communautaire enchaîné aux puissances de l'argent et n'ayant oeuvré que pour le lucre d'un peuple.
Qui était Alexandre ?
Un grand conquérant ayant apporté la lumière et les connaissances modernes sur toutes les contrées qu'il a traversé avec ses hommes, et où les gens de bonne volonté étaient près à l'accueillir !
Toi jeune Edrave tu ne veux pas de la médiocrité, tu es fils de la grandeur et tu veux la grandeur! Ton avenir est dans les rangs d'Alexandre, non les jupons de Simon.
Edravie, Jeunesse, Révolution.
JEUNE EDRAVE
Connecte-toi sur internet à la page JeuneEdrave pour suivre en continu nos activités. Collage, tractage, conférences, on ne laisse personne continuer à soutenir une monarchie corrompue par l'argent de la Sainte Alliance.
http://nsa34.casimages.com/img/2013/04/07/130407112059635272.png
Posté : dim. avr. 07, 2013 9:28 am
par Joyan
8h03, Rue des Chênes, Bèrlayon. Cette petite maison bourgeoise était d’ordinaire calme, et inhabitée. Mais depuis peu, ses occupants étaient revenus, mais cela ne les empêchait pas de rester très discrets. Une berline noire de temps en temps, une moto, une porte qui claque, mais rien de plus que cela. Il faut dire que personne ne devait savoir ce qui se passait vraiment, au risque d’ameuter les soupçons. Jean Baullet était sur le perron. Dans la cour, une berline noire attendait, un chauffeur à côté de la portière passager. Juste en face de Jean Baullet, François Clazey et Maurice Delpoix, qui se connaissaient bien, portaient chacun une valise. C’était le moment des embrassades.
<center>[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=502033maisonMID.jpg][img]http://img15.hostingpics.net/pics/502033maisonMID.jpg[/img][/url]</center>
« Bon, vous oubliez pas. Notre cellule est là-bas, et vous attend. Vous avez juste…
‒ … à dire le mot de passe, Lucifer, et à entrer. On sait, répond sèchement Maurice Delpoix, que ces embrassades commençaient à impatienter.
‒ Et après ? Vous faites quoi après ?
‒ Ben c’est simple, se défend François. On se présente. On dit qu’on vient de ta part, on donne l’argent et on dit ce qu’il faut faire.
‒ Et ?
‒ Ben on installe le truc là. Il montre en même temps sa valise.
‒ Bon, vous avez l’air d’avoir compris. Au moindre pépin, vous revenez. Vous cherchez pas à vous défendre, sinon on se fait gauler. Et puis vous attendez, j’aurai des crédits.
[…]
Posté : dim. avr. 07, 2013 10:40 am
par MJ Coordinateur
Note du MJ :
- Contre espionnage renforcé.
- Des vagues d'arrestations discrètes ont été menées, contre des sympathisants pronant la fin de la monarchie.
- Des Lois ont été votées à une large majorité pour renforcer le pouvoir du Roi.
- Des lois ont été votées pour :
-- limiter la taille des immeubles en ville à 3 étages maximum
-- limiter les surfaces de ventes des grandes enseignes à 200m²
-- abolir les grands centres de grandes surfaces
-- favoriser le monde agricole
-- la censure est pratiquée à une plus grande échelle, les infos qui paraissent ne doivent en aucun cas nuire à la Royauté ou à la famille royale.
Posté : dim. avr. 07, 2013 11:31 am
par Arios
<center> 20 octobre 2020
Brigades Edraves : journal des résistants à l'Ordre Mondial.
Vive le Roi et la presse !
C'est notre dernier moyen de nous faire entendre : parler

Si on se contente d'écouter, alors notre message ne circule pas : il faut le divulguer, sortir dans la rue, aller chez ses voisins, crier en pleine réunion : j'aime la liberté d'expression.
Il faut s'inviter sur les plateaux télé, dans les colloques, les conférences, brandir partout notre slogan : j'aime la liberté d'expression.
Etre uniquement réceptif, c'est mauvais, cela crée l'idée que nous sommes organisés et au final, personne ne fait vivre notre pensée.
Devons-nous la rappeler ?
Une Edravie respectable, hors de la Sainte Alliance, et une liberté des Edraves, sans intervention étrangère sur notre territoire.
Nouveaux T-Shirts
[img]http://nsa33.casimages.com/img/2013/04/07/130407013326266265.png[/img]