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Posté : dim. mars 24, 2013 10:38 am
par Joyan
<center> SACRE DU ROI DES BITURIGEOIS, ALEXANDRE Ier
10 septembre 2020
Avaric, Biturige

[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=178709CathedraleBourges03.jpg][img]http://img15.hostingpics.net/pics/178709CathedraleBourges03.jpg[/img][/url]</center>

J-2. Enfin, J-1,75. La Cathédrale Saint Etienne d’Avaric n’avait jamais été aussi agitée depuis près de 50 ans. Les grands portails ne fermaient maintenant plus que la nuit tombée, et les visites ont été interrompues. En fait, tout le monde s’impatiente presque, à en voir la foule qui observe ce fameux manège d’échafaudages, d’échelles et de cordes. Les décorateurs, quelques centaines, étaient mobilisés depuis près de deux mois pour concevoir l’intérieur de la Cathédrale, mais aussi toutes les décorations de la salle de réception du Palais Royal. La nef de la Cathédrale se vêtit de tapisseries bleues et dorées, avec quelques touches de blanc, et il faut bien ces grands artisans trapus pour les hisser en haut de ces colonnes d’une trentaine mètres. Le travail était dur, mais le salaire était élevé, à la hauteur de charge, et le résultat magnifique : en plus de la lumière habituelle de cet ensemble gothique, les rayons lumineux réfléchissaient sur les motifs dorés pour illuminer tout l’ensemble. Le rendu était simplement sublime.
Dans les rues, tout était prêt : les bannières bleues, or et blanches maculaient les rues, malgré le fait que le fort vent de ces derniers jours avait obligé les agents communaux à s’attarder pour les remettre en place. Des écrans géants avaient été installés dans les principaux parcs d’Avaric et du pays, et notamment sous la Tour Fredel. La scène géante, où devront se produire plusieurs artistes nationaux, devrait être installée d’ici la soirée, et des forces de maintien de l’ordre avaient été mobilisées, pendant toute la durée de la fête.
Il faut dire que ce n’est pas si souvent que des fêtes comme celles-ci ont lieu en Biturige : elles étaient toutes censurées sous l’Empire. Mais le Roi avait tenu à faire de cette fête une fête nationale, et même internationale. Le Samedi et de le Dimanche seraient donc fériés et chômés, et bien sûr payés, par décret, et toutes les communes avaient pour ordre d’organiser des « festivités » dignes d’une fête nationale. L’Eglise avait elle aussi reçu la demande de faire sonner toutes les cloches du Royaume à l’heure fatidique de 16h, heure prévue du Sacre, tandis que des messes doivent être assurées dans tout le pays.


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14 h, 10 septembre 2020. Les premiers invités commencent à arriver. Le Roi Charles-Philippe Ier de Fiémance est le premier, et est d'ailleurs installé au premier rang. Il est suivi de peu par Sa Majesté le Grand Roi Tarnois Arkos IV et Son épouse Margrethe de Stavanger, qui sont installés au second rang, à gauche. C'est Simon II, roi d'Edravie, qui arrive derrière, avec sa délégation et un service de sécurité important. Il est lui installé au premier rang, à gauche. Suivent Sa majesté l’Empereur Thomas II du Danmaya et sa délégation, puis Jan Paktk, Premier Ministre du Hondias, Monsieur Clark Johnson, Premier Ministre du Commonwealth, et enfin Cyprius Dante Yularen, Chancelier Suprême de la République Confédérale d'Hylè.


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14h28. La Cathédrale est pleine. La foule, bien que bruyante, attend avec impatience le début de la cérémonie. Dans les jardins publics de tout le pays, une population nombreuse s'est déplacée devant les écrans géants. Les églises sont remplies et le peuple est prêt à célébrer ce sacre, qui, bien plus qu'une simple reconnaissance du Roi par Dieu en personne, est la célébration de la Monarchie Biturigeoise dans son ensemble.

15h00. Les cloches sonnent, à toute volée. Le bourdon de la Cathédrale résonne dans toute la ville. Le pays entier s'emplit de ce raisonnement sourd et plaintif. Le début de la célébration pouvait enfin commencer. Le Pape, entouré du clergé renommé de Biturige et des pays voisins, entre, crucifix en main, en priant. Son étole dorée était magnifiquement brodée, et sa mitre semblait rayonner dans toute la cathédrale, qui bénéficiait de l'ensoleillement parfait pour le début de cette messe. Le Roi suivait de peu. En costume de sacre bleu, blanc et d'or, il avait les mains jointes, en signe de prière. Il parcourent les quelques dizaines de mètres qui les séparaient du choeur, puis le Pape se rend derrière l'autel, tandis que le roi reste agenouillé, environ deux mètres devant.

La messe pouvait commencer. Après plusieurs prières et lectures d'évangiles, de psaumes et de l'Ancien Testament, le temps de la communion fut venu. Plusieurs dizaines de prêtres se répartirent dans toute l'assemblée réunie afin de donner le Corps du Christ, alors que le Pape tendait à Alexandre Ier l’hostie.

15h55. Le Pape, après avoir fait un sermon de plusieurs minutes, se tourne alors vers le Roi, qui s'agenouille solennellement. Le Pape ouvre alors l'ampoule que l'archevêque d'Avaric lui avait apporté, et y plonge son index et majeur. Il donne alors le signe de croix sur le front du Roi, en prononçant ces paroles:
"Alexandre de Berry, par la Grâce de Dieu est en son nom, je te fais Roi de Biturige sous le nom d'Alexandre Premier. Puisse-tu protéger la foi et la paix, suivant les conseils de Notre Seigneur Jésus-Christ."

Le Roi se relève, baise la main du Pape Alexandre IX et se tourne vers l'Assemblée. Après d'amples gestes en direction de l'auditoire, il descend les marches du choeur, pour se diriger lentement à l'extérieur. Le peuple l'attendait avec impatience, et l'acclame à vive voix. La Garde Royale forme une haie d'honneur, et le Clergé se disposant en arc de cercle, le Roi pu saluer la foule venue en nombre. On entendait les coups de canon tirés par la garde depuis le Palais Royal, et l'orchestre commence à jouer des musiques douces et gaies.

La fête allait bientôt se terminer en Biturige, mais restera sans doute mémorable pour longtemps.

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Les personnalités invités, et autres qui souhaitent participer, peuvent répondre ci-dessous.

Posté : dim. mars 24, 2013 11:46 am
par Arios
Le Roi de Fiémance avait été convié au premier rang de la Cathédrale afin de suivre le sacre d'Alexandre de Berry.

Cet événement, loin d'être la mascarade grotesque d'un anoblissement bancal qu'avaient pu professé les médias conservateurs notamment en Fiémance lors de la courte période impériale en Biturige, n'était que l'appel d'une nouvelle dynastie sur le trône de Biturige et dont les formes se rapprochaient toujours davantage d'un fond auquel tenait la famille d'Ardun, c'est à dire catholique et honnête.

Si les Arduns imposaient le dynastie en Fiémance, les Berry le fesaient en Biturige, et cela ne pouvait qu'augurer d'une réelle revitalisation de la région afin qu'elle soit maîtresse de son destin, et non poupée de chiffon au bout de ficelles étiolées.

Pour autant, la Royauté fiémançaise s'était entourée de membres forts d'un conservatisme dans de nombreux domaines, mais également de modernistes qui se placaient eux-même en avance sur leur temps, et lui proposait la réponse de ce qu'on jugeait de loin un retour en arrière économique. Il resterait à la dynastie de Berry à choisir entre capitalisme et catholiscisme, Royaume et républicanisme, OTH et Fiémance.
Mais après ce sacre, il resterait également à la Sainte Alliance à choisir entre repli sur ses membres fondateurs, et ouverture aux royaumes du sud dont le nom sentait encore la poudre, 2 siècles après.

Charles Philippe, conscient que la magnifique Cathédrale d'Avaric serait la cible de tentatives d'attentat en ce jour qu'il espérait joyeux pour les peuples de Biturige, n'y avaient pas amené son fils M. le Dauphin, dont la maudite perte eût renforcé le camps de ses adversaires toujours nombreux : le camps des contre-réformistes s'ajoutaient maintenant à ceux qui avaient senti la transition depuis le Terdus catholisciste à la liberté leur échapper.

Cela ne l'empêcha pas de concentrer ses prières à la réussite du règne d'Alexandre, afin que ses choix dont il était libre n'aboutissent qu'à la reconnaissance et au bonheur de la race de ses sujets.

À l'issu de la messe, le souverain fiémançais échangea de chaleureux mots avec Sa Majesté Arkos IV et son épouse Margrethe dont les sourires furent plus retenus, après les tensions entre Fiémançais et Schlessois des dernières semaines.

Ce ne fut qu'une froide et regrettée poignée de main qu'il eut à donner au Roi d'Edravie, en raison de querelles familiales lointaines, à laquelle il ne put détacher un sourire de circonstance quand on est monarque en face de monarque. Mais la main frêle, humide et froide du petit Simon glissa comme une morue dans la poigne présentement si sûre d'un souverain qu'on n'osait connaître.

Cyprius Dante Yularen et le Roi firent mine, après leurs bonjours, d'avoir d'autres affaires à traiter que de discuter davantage.
Étonemment les discussions furent longues avec Jan Paktk, en dépit d'un échec regrettable d'établissement il y a deux ans d'entreprises fiémançaises d'avenir au Hondias, pour des raisons "d'absence de liens diplomatiques".