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Posté : lun. févr. 11, 2013 3:29 pm
par Arios
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Dans le port sommeillant de la ville de Rivea, où se saluaient par leur grandeur silencieuse de rares navires voguant au ralenti, le soleil était insolemment chaud pour l'encore jeune mois d'Avril.
Et pourtant sa lumière percer l'horizon des Albes de l'Aste, et comme une ombre de poussière au loin, l'on supposait la Fiémance derrière la dentelle de ses monts.
Un avion passait au dessus des têtes des ouvriers du port, qui à la pause de leurs onze heures ne se doutaient pas que l'oiseau de fer apportait, peut-être, la solution à leur oisiveté. Au moins l'argent qui les préserveraient d'être un peu plus soumis aux arrogants Fiémançais pleins d'une superbe imbue.
Le territoire, sa ville et la nation traversaient une crise d'identité. Le Président Gioxeppe Mameli avait hérité de la responsabilité de chef d'une nation libre, libérée de la Savoia et grandie par son opposition à la Fiémance, mais c'était dans les bras de cette dernière qu'il avait placé l'économie en la faisant dépendre de la bourgeoisie de ce pays. On lui avait confié un pays, il avait construit un bijou de seconde main, un joyau maigre d'une couronne étrangère.
Depuis la remise de la civilisation de loisir en Fiémance, Rivea était abandonnée à elle-même, à ses gens qui ne prenaient pas de vacances, et certains à droite n'hésitaient pas à regretter le temps du Grand-Duché en oubliant que l'entité de Chevinay s'était construite par l'asservissement, lors des derniers siècles, de cette côte désormais trop développée pour être pauvre, et trop précaire pour être riche.
Plus que les drapeaux où s'afficheraient mollement, dans cette journée sans vent, deux à peu près esprits des peuples, triomphait tout en finesse et silence la communauté d'âme et l'intérêt commun des deux pays qui se rencontraient au Palais Présidentiel ce jour-là, dans ces murs renaissants d'une beauté endormie.
[img]http://www.nozio.fr/img/Genova_Palazzi_storici.jpg[/img]
Où était la Rivea de la puissante République ? À l'éclairée phrygienne, catholique mais vaillante, succédait dans la moiteur d'Avril 2020 où les illusions pourrissaient, une Vénus de Milo sans moyens ni promesse autre que d'être un musée vide à ciel ouvert.
Gioxeppe Mameli recevait dans une salle de discussion où quelques bustes romanisants rappelaient les résistants politiques et artistiques aux vieux envahisseurs de la montagne, le Comte Luigi Rapaccini. Ils échangeraient en italien, bien que Gioxeppe était intransigeant sur la question identitaire de son territoire, et sans le savoir, l'idiot utile de la Fiémance, peut-être jusqu'à cet instant où il proposait de la citronnade à son invité, avant de lui demander quelles étaient les attentes de Stalagmanque quant à ses comptoirs en essor.
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Posté : mar. févr. 12, 2013 5:52 pm
par Rezzacci
L'avion survolait la ville de Rivea, seul trouble dans le calme placide de la cité côtière.
Les liens rivéens-stalagmantins ont souvent été tendus, les deux pays s'étant engagés autrefois en une véritable guerre pour le contrôle des comptoirs, points stratégiques marchands et lignes commerciales, deux thalassocraties bataillant au coude à coude en tant que commissionnaire privilégié des monarchies flamboyantes de l'Alméra médiévo-moderne. Stalagmanque battit Rivea à l'usure, et c'est en ancienne maîtresse des mers et puissance économique qu'elle vient à Rivea pour offrir ses services à celle qui fut, autrefois, son ennemie et sa rivale.
Dans l'avion, ce n'était pas le comte Luigi Rapaccini qui regardait la ville, mais son frère, le signor Saravillo Rapaccini, le comte et chancelier des comptoirs étant indisponible en raison d'une récente, froudoyante et paralysante crise de goutte. La goutte, songea Saravillo Rapaccini. Il n'y a qu'en un pays aussi attardé que Stalagmanque que l'on peut encore être victime de ce fléau.
C'était donc son frère, animé des mêmes sentiments et travaillant pour la charge familiale, qui allait mener les négociations.
Il savait que les discussions allaient se dérouler en italien, seulement il avait révisé son rivéen, voulant être sur de pouvoir comprendre même les messes basses que ses homologues pourraient échanger entre eux.
Enfin, l'avion atterit. Ce ne fut pas trop tôt. Le voyage en soi ne fut pas long - les deux républiques maritimes sont assez proches l'une de l'autre - mais les tracasseries administratives pour utiliser l'aéroport de la Stalgmanque sunniste avaient épuisé l'émissaire. Il fut ravi alors de fouler de son pied le sol rivéen et d'être accueilli par le président rivéen en persone, Gioxeppe Mameli.
Posté : mer. févr. 13, 2013 6:19 pm
par Arios
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Gioxeppe Mameli : Signor Rapaccini, si je précipite mon pays dans vos bras, je veux le faire ouvertement. Si je suis prêt à pactiser avec l'ennemi d'hier, c'est que les affres des temps modernes pèsent désormais plus lourd dans le coeur des Rivéens que nos vieilles querelles.
Mais ne précipitons pas les choses, j'ai deux questions pour vous.
Un vent féminin faisait flotter les minces rideaux dont dans la couleur ocre contrastait avec le vert pomme des persiennes. Le soleil s'engouffrait dans la pièce, venant brûler une table-basse où attendait de la citronnade.
Gioxeppe Mameli : Premièrement, comment se porte votre politique de comptoirs, secondement, désirez-vous une boisson plus forte que cette citronnade ?
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Posté : lun. févr. 18, 2013 5:55 pm
par Rezzacci
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Saravillo Rapaccini</center>
Nous sommes ravis de voir que votre nation a su faire un pas en direction de la nôtre. Ce que certains décrivent comme une folie frénétique de la recherche permanente du profit n'est que l'émanation d'une volonté pacifique dans le monde entier. Si tout le monde commerce avec tout le monde, les guerres deviennent plus ardues. Il est toujours plus difficile de vouloir tuer un honnête camarade de marchandage.
Pour la boisson, je dois dire que je suis un grand amateur de vins, mais, malheureusement, les vins rivéens ne courent pas les caves stalagmantines - en partie parce que les caves sont rares. Goûter un vin rivéen serait pour moi non seulement un plaisir oenologique mais également un breuvage de circonstances.
La politique des comptoirs se porte assez mal, il faut se le dire. Stalagmanque, depuis le Deuxième Risorgimento de 1850, s'est délaissée de ses comptoirs et n'a tenté de les récupérer après la guerre civile de 1807. Le Sénat se contentait, dans sa douce folie, de ses terres continentales, lui assurant richesse et prospérité, mais non diversité.
Mais depuis que la République est devenue divisée, que nous ne sommes plus qu'une cité-Etat, il nous faut nous poser ailleurs. Depuis le début de l'année, nous essayons donc de retrouver des comptoirs et retrouver une gloire d'antan. Stalagmanque a toujours été, comme Rivea, une thalassocratie, et si bon nombre d'Etats et de nations jugent qu'aujourd'hui le principe d'empire transocéanique est superflu, désuet et désastreux, nous restons convaincu qu'il reste le meilleur système de gouvernement pour notre peuple.
Mais notre politique avance bien : nous avons déjà un comptoir au Tarnosia, un autre à Tel-Erib et un dernier, tout récent, en Azude. Ces trois pays, avouons-le, ne faisaient pas partie des habituels hôtes de nos comptoirs, mais ceci prouve que nous sommes et restons ouverts d'esprits. Nous pensons que d'ici peu, si nous ne retournerons jamais à notre âge d'or, nous saurons retrouver une assise commerciale d'importance.
Mais, en soit, nos comptoirs restent, individuellement et au cas par cas, de réelles réussites. Le comptoir de Port-Arkos, au Tarnosia, nous fournit quelques pierres précieuses sans générer trop de dépenses ; le comptoir de Tel-Enyah, à Tel-Erib, est une importante base scientifique et relance l'économie de la petite île pauvre et isolée. Enfin, le comptoir de San Atorium, en Azude, est une expérimentation à grande échelle pour guérir, ou tout du moins gérer de la manière la plus humaine et chrétienne possible, des cas sociaux déviants psychologiquement et sociologiquement.
Posté : mar. févr. 19, 2013 4:17 pm
par Arios
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Le chef d'État retourna au buffet d'où il sortit d'un petit placard une des quelques bouteilles de vin qui restaient sur l'étagère.
Gioxeppe Mameli : Ce sera malheureusement du 2008, donc du savoiasien. Il est de Rivea, mais pas de la côte : on n'y fait plus de vin depuis longtemps. Celui la vient des hauteurs.
Et tout en versant le breuvage, il narrait son histoire, alors que d'un mouvement du poignet, tel un garçon d'hôtel, il coupait la pourpre brunie en faisant tourner la bouteille, avant de la poser sur la table et de se ré-asseoir.
Gioxeppe Mameli : Ce sera toujours mieux que du vin astien, ou même fiémançais. Là-bas, le gouvernement s'essaye à combler l'estomac des humbles avec l'orgueil du terroir, et gonfle l'orgueil du terroir en creusant l'estomac des humbles, mais c'est mon avis.
Vos choix très extra-marins pour la politique comptoriale de votre République ne nous a pas échappé ici, bien que la situation de mon pays m'exempt de trop m'intéresser à ce qui se passe dans le monde.
Il passait maintenant ses gros doigts dans sa barbe grisonnante.
Mais c'est vrai que les traditions maintenant font qu'ouvrir des comptoirs sur des rivages almérans est délicat, les populations se sentiraient offensées.
Il but.
Enfin, des fois c'est la meilleure des solutions pour elles ! La situation à Rivea empire, vous savez, en fait ça va mal. Et si j'ai pensé qu'une rencontre entre nous serait bénéfique pour nos deux pays, c'est que je réclame votre aide, celle de vos conseillers, afin d'engager l'indépendance monétaire de Rivea par rapport à l'Aste et la Savoia. Nous sommes dans une situation ridicule aujourd'hui où l'union douanière officieuse, de facto en réalité, ne profite guère qu'à l'Aste et encore. Absurde, enfin ridicule, j'ai dis ridicule, car nous n'avons même pas de frontière communes avec la Savoia, qui constitue un îlot où le Ducat ( d'ici ) est utilisé.
Si vos conseillers sont aptes à régler notre problème financier et à nous faire transiter, en douceur mais rapidement, vers l'autonomie monétaire basée sur nos ressources réelles, alors nous pourrons inaugurer une phase de grande collaboration entre notre deux États et nos deux peuples, quitte à vous ouvrir des portes d'entrées côtières le long de notre pays.
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Posté : jeu. févr. 21, 2013 1:28 pm
par Rezzacci
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Saravillo Rapaccini</center>
Notre politique de comptoirs vise non pas à permettre directement une autnomie financière, mais une autonomie économique. Nous préférons envisager les apports en avantages naturels - production, bâtiments, développement des infrastructures - plutôt que purement financier. Nous ne parviendrons pas à démultiplier les lires ou les ducats, mais nous améliorerons votre économie jusqu'à ce qu'elle soit suffisamment forte pour faire trembler l'Aste et la Savoia.
Notre technique se base sur la thèse trop peu considérée du micro-développement. Développée par le schlessois Leopold Kohr, elle postule que la plupart des problèmes que subit un pays proviennent, en majeure partie, de sa taille. En étendant l'idée, nous en déduisons également que, même pour un pays globalement riche, s'il est trop grand, il y aura nécessairement des écarts de richesses importants entre les zones capitales et les régions périphériques souvent délaissées par le gouvernement. C'est une des conséquences d'un pays trop grand. La taille optimale pour éviter ce problème de rapports disproportionnés est sans aucun doute la cité-Etat elle-même, mais cela demanderait une remise en cause des mentalités et de la géopolitique qui pourraient générer trop de problèmes si l'on veut des résultats positifs à long terme.
D'où la politique de comptoirs de Stalagmanque. Nos comptoirs se comportent, en effet, comme des sortes de cités-Etats relativement indépendantes, mais fonctionnant également sous un système proche du paréage. Un gouverneur stalagmantin, un abbé nommé soit par l'archévêque de Stalagmanque ou le Pape lui-même, un vice-roi nommé par le pays hôte, qui forment un triumvirat apte à dirigé la petite communauté avec un certain degré d'autonomie.
De par cette mise en situation, vous comprendrez que nous préférons nous installer sur des zones côtières faiblement développées, à côté de petits villages de pêcheurs généralement à l'écart du pouvoir. Grâce à l'aide de la guilde des architectes, nous commençons à bâtir une cité qui concentrera les populations et les industries locales. La population stalagmantine sera anecdotique, et ce seront les autochtones qui formeront, véritablement, le peuple. Et si la majorité travaillera aux plantations et mines pour y extraire les ressources que nous convoitons, l'émergence d'une économie locale et l'érection de bâtiments culturels verra très rapidement apparaître une population très diversifiée en matière d'intellectuels, artisans et parasites : médecins, avocats, horlogers, prêtres, professeurs, tailleurs, ébenistes, etc... De cette manière, le comptoir se développera, et comme nous "achèterons" nous les ressources luxueuses produites sur le territoire, nous entretiendrons nous-même le secteur primaire local. L'économie explosera et aura, par voie de conséquence, des retombées économiques favorables sur la région proche.
Néanmoins, s'il s'agit de vouloir remonter l'économie de toute votre république, il va falloir aller plus loin. L'effet de l'établissement d'un seul comptoir aura un effet trop peu important pour que notre action soit effectivement efficiente. Multiplier les comptoirs semblerait une bonne idée, à savoir quatre ou cinq pour commencer, équirépartis sur la côte rivéenne, et toujours, je tiens à le préciser, loin des grands axes et zones peuplées. De cette manière, notre influence bénéfique sur l'économie se fera mieux ressentir, et, qui sait, peut-être que des initiatives locales verront le jour et que de petits villages se développeront sur le même modèle, apportant prospérité et richesse à toute Rivea, lui permettant ainsi d'assoir sa prééminence économique sur l'Aste et la Savoia.
C'est ce que nous pouvons proposer de mieux. Nous ne sommes pas dotés de pouvoirs magiques, mais cela a déjà fait ses preuves.
Posté : jeu. févr. 21, 2013 2:56 pm
par Arios
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Gioxeppe Mameli : Les Vices-rois auraient des titres plus républicains ! Vous n'y verriez pas d’inconvénients ?
Mais vous investissez beaucoup lors de la création d'un comptoir, si ce dernier se fait sur l'emplacement d'un simple village. Étes-vous certains de pouvoir rembourser les investisseurs, rentrer dans votre budget, par la simple exportation à bas coûts de biens vers votre capitale ?
Il retourna au buffet pour se saisir d'un calendrier où il y avait une carte du pays. À l'aide d'un feutre noir, il fit des croix sur les emplacements littoraux qu'il savait déshérités.
La venue de votre administration en des zones peu développées du littoral,
Et il se tourna vers Rapaccini, dont le nom lui rappelait le "rapace" fiémançais.
ne se fait pas dans une logique de développement du littoral, mais bien d’irrigation des zones alentours en capacités de développement économique.
http://nsa31.casimages.com/img/2013/02/21/130221034529522447.png
( de droite à gauche Batagiâ, Zerbia, Sànta-Maiétta, Sànta-Gioâna )
Votre venue serait une aubaine pour l'économie rivéenne, un deuxième cheval sur lequel parier pour faire de notre belle indépendance quelque chose de viable.
C'est à vous de me dire les surfaces nécessaires à l'établissement de vos architectes, et également quels seraient les barrières douanières entre les cités, et la République.
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Posté : jeu. févr. 21, 2013 7:57 pm
par Rezzacci
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Saravillo Rapaccini</center>
Le titre de "vice-roi" n'est que générique, héritage du temps où nos partenaires commerciaux étaient majoritairement et essentiellement des royaumes. Mais le titre formel est laissé à l'appréciation du gouvernement hôte. Nous avons presque de tout : chancelier, ministre du comptoir, commissaire général, préfet, conseiller administratif, grand sorcier, secrétaire perpétuel et j'en passe...
Sachez, monsieur, que Stalagmanque fait partie des pays les plus riches du monde, qualitativement parlant. Nous avons des rentrées énormes d'argent avec des citoyens payant des impôts quantitativement énormes, nos parts dans la compagnie marchande nous rapporte de grands fonds, sans compter les taxes douanières qui renflouent généreusement les caisses et les dons spontanés restant assez généralisés. De l'autre côté, nos dépenses sont minimes, étant une république minarchiste, et laissant aux citoyens le soin de nombreux domaines - éducation, santé, culte, industrie, culture... - tant de dépenses inutiles gérées admirablement bien par la société civile. De ce fait, nous avons, chaque année un excédent budgétaire faramineux qu'il nous faut compenser quelque part. Les comptoirs nous paraissent une forme honorable et charitable d'équilibrer notre budget, sans compter que la guilde des architectes nous doit une faveur et nous construit les villes à des coûts moindres. De plus, ces plates-formes commerciales nous sont des moyens efficaces et honnêtes de devenir indépendants du point de vue de ressources luxueuses.
En effet, je ne crois pas l'avoir mentionné, mais nous exigeons un payement pour toutes ces actions, mais un payement minime, vous verrez bien : nous souhaitons que certaines ressources, généralement assez fines et de grande valeur - tissus précieux, gemmes, et, particulièrement pour Rivea, le vin - soient exemptes de taxes d'importation vers notre territoire. En échange, nous assurons tout le développement de la région, en payant honorablement les travailleurs autochtones qui travaillent dans les champs, les mines, les plantations et les vignobles. Ce marché nous paraît tout à fait honorable.
Ainsi, nous vous assurons que nous n'avons aucun risque financier de notre côté au sujet du comptoir.
Nous nous occuperons, aussi, du développement du littoral tant que le développement des zones plus ou moins éloignées. Développement du tourisme et de l'économie balnéaire, pêche et pisciculture, stations thermales, commerce intra et extra-rivéen, autant de points que nous développerons en parrallèle avec le secteur primaire. Ceci devra créer une synergie qui entraînera les populations vers une prospérité croissante.
Les surfaces n'ont pas nécessairement besoin d'être gigantesques : aux alentours de la vingtaine de kilomètres carrés environ, pouvant monter jusqu'à trente.
Les modalités douanières seront, évidemment, moins élevées, puisque le comptoir peut être considéré comme une zone de transition entre Rivea et Stalagmanque. Habituellement, les taxes sont même nulles. Si un contrôle douanier est toujours présent afin d'éviter l'entrée d'articles ou d'individus frauduleux, il n'y a généralement plus de taxes. Vous pourrez peut-être considérer ceci comme un frein à votre développement, mais n'en croyez rien : un gouvernement et un Etat sain financièrement et économiquement repose sur un peuple sain financièrement et économiquement. Si votre peuple devient prospère, alors le pays le sera automatiquement, par simple synergie citoyens-République.
Posté : ven. févr. 22, 2013 7:26 pm
par Arios
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Gioxeppe Mameli : Je suis désolé de vous apprendre que le tourisme, en Rivea, est mort. Il s'agit d'un secteur endormi pour longtemps : les touristes extérieurs ne viennent pas, et les Rivéens vivent sur place...
Ce que vous faîtes, en terme d'urbanisation et de développement, à l'intérieur du comptoir ne nous regarde pas, bien qu'en vertu de notre amitié vous deviez y agir en bonne intelligence et en étant conscient qu'il s'agit d'une terre rivéenne qui n'a pas à être saccagée, enfin vous me comprenez.
Par ailleurs, nous n'auriez aucune possibilité d'action à l'extérieur de ces comptoirs, ni dans les terres ni dans le littoral. Sinon, l'opinion penserez à une perte de souveraineté et à une colonisation par vos institutions.
Nous préférons penser qu'il s'agit là d'un partenariat commercial audacieux pour redonner à notre République des réserves financières, d'une façon légitime, par l'intérêt que Stalagmanque porte à nos produits et nos campagnes, tout en profitant évidemment du commerce généré par son empire.
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Posté : jeu. févr. 28, 2013 6:10 pm
par Rezzacci
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Saravillo Rapaccini</center>
Nous ne désespérons pas pour le tourisme. L'économie est un domaine fort fantasque, et il arrive que des domaines que l'on croyait morts renaissent de leur cendre. On tentera tout de même, même si cela doit se solder par un échec. Nous tenons quand même compte de vos remarques.
Je vois que nos idées et idéaux se rejoignent en tous points. Ceci est véritablement formidable, tant pour vous que pour nous. Nous saurons gérer le comptoir avec intelligence, et s'il y aura toujours de mauvaises langues pour nous accuser d'impérialistes, nos rapports avec les autochtones se sont toujours, dans la majeure partie des cas, révélée fort calmes et fructueuses.
Si vous n'avez pas d'autres questions, je crois qu'il ne me reste plus qu'à apporter la bonne nouvelle à l'entreprise familiale et au Sénat stalagmantin. D'ici quelques jours, vous verrez quelques arpenteurs venir aux comptoirs pour prendre des mesures, et dans le courant du mois prochain, les travaux débuteront normalement.
Je suis positivement ravi d'avoir fait affaire avec vous. Ceci est un grand jour pour les deux républiques maritimes de Rivea et Stalagmanque.