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Posté : ven. janv. 04, 2013 9:05 pm
par Eckwan
[hrp : ici je mettrais tous les rp se déroulant dans le pays ]
- SECRET -
Jang Hee Wan, le commissaire-général de la police politique du Yasue, était dans son bureau à Shengfaï lorsqu'on toqua à la porte. Jang Hee Wan donna son approbation et la porte s'ouvrit. Un agent entra.
- Qui y a-t-il ? Des nouvelles du prisonnier ? demanda le chef de la police politique.
L'agent acquiesça d'un hochement de tête et déclara :
- Le prisonnier a fini par révéler qu'il faisait partie d'une ... il hésita. d'une "organisation".
Jang Hee Wan releva la tête. Lorsqu'on lui avait annoncer qu'on avait tenter d'assassiner le premier ministre lors de l'inauguration du musée de l'Histoire Yasuinoise, il n'en avait déjà pas cru ses oreilles. Mais de là à imaginer que l'assassin faisait partie d'une organisation ...
- Un organisation ? Apprenez en plus, je veux savoir quel type d'organisation est-ce, où se trouve son "QG", quels sont ses agissements, le nombre de ses partisans, qui est le leader. Tout ! Jusqu'à savoir combien de chiens et chats possède le chef du groupe et s'il est allergique aux arachides. Tout vous dis-je !
L'agent hocha la tête et sortit de la pièce.
Le commissaire-général mit les coudes sur la table et se prit la tête dans ses deux mains, les sourcils froncés. Il risquait que certains problèmes viennent troubler la tranquillité relative de la nation ...
[A suivre ...]
Posté : mer. janv. 09, 2013 5:54 pm
par Eckwan
- SECRET -
La nuit tombait sur la ville de Shengfaï.
Le téléphone sonna dans le bureau du commissaire-général de la police politique du Yasue. Jang Hee Wan décrocha :
- Allô ? Eun Mo ? Des nouvelles ?
*** Oui, Camarade. Le prisonnier a révélé que l'organisation siège à Shengfaï même. La Garde Populaire a suspecté 5 lieux possibles où l'organisation aurait put s'établir à Shengfaï, et nos informateurs de Xengong, Gening et Chengqang ont estimés que le réseau s'étend partout à travers le pays. ***
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Dans les rues de Shengfaï un homme s'esquiva dans une ruelle, il traversa la moitié de la ville à travers les petits chemins qui séparaient nombre de bâtiments. Arrivée dans la banlieue, l'homme finit par entrer dans une maison qui ressemblait en tout point aux autres bâtiments à côté. Il referma la porte vivement derrière lui. Deux personnes étaient assis autour d'une table, une forte odeur de cigarette planait dans l'air. Il y avait également un bar derrière eux.
L'un deux aborde l'arrivant :
- Hey, Jin ! On croyait que tu t'étais fait prendre.
- Moi non, mais Park lui s'est fait prendre. Il est détenu par la police politique, vous avez lu le journal ? répond l’intéressé.
- On a lu, on a lu. comme pour marquer sa phrase, il pose un doigt sur le journal posé sur la table. Pas de nouvelles de nos gars postés à Xengong ? Manquerait plus que ces s*lauds de communistes les aient cueillis !
Il cracha par terre. Jin hocha négativement la tête. L'homme qui l'avait abordé reprit la parole :
- On verra ça demain. Aujourd'hui nous avons d'autres problèmes. Viens avec moi.
L'homme se leva, et se dirigea derrière le comptoir où il ouvrit une trappe et descendit les escaliers. Jin le suivit. En bas il y avait une grande salle, des tables et plusieurs chaises. Sur l'une des tables il y avait un poste radio. Une quinzaine d'hommes étaient là, assis, à fumer. L'homme qui l'avait conduit déclara à l'assemblée :
- Maintenant que nous sommes au complet, voilà le résumé de la situation : Park a été fait prisonnier, il a loupé son fichu assassinat. Tout porte à croire qu'il a révélé plus que ce que nous redoutions. Les forces armées vont pas tarder à découvrir où nous sommes. Peut-être le savent-ils déjà, comme le témoigne l'absence de contact avec nos gars à Xengong. Tout ce que nous avons à faire c'est foutre le camp d'ici. Deux gars resteront là, des fois qu'on sur-estime trop ces s*lopards de communistes. En tous cas faut déplacer le QG à Khunhuang. Prévenez les gars du hangar, et dites leur de ramener les bagnoles ici. Empaquetez tout, et prêt à décoller dès que les voitures arrivent !
Un homme assis à la table plaisanta :
- On emmène les putes aussi ?
- Cela va de soit... répondit le chef du groupe avec un sourire.
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*** 150 soldats sont déjà prêts pour l'assaut, Camarade. ***
- Alors vous attendez quoi pour lancer l'assaut ! explosa le chef de la police politique. Qu'est-ce que vous attendez ? L'accord par écrit en 6 exemplaires du Ministre de la Défense ?!
*** Camarade, peut être serait-il plus sage d'attendre d'en savoir plus, de savoir quels sont leurs postes et de démanteler tout le réseau en entier.***
- Foutaises ! Eun Mo, vous êtes sous mes ordres, oui ou non ?
*** Bien sûr, Camarade. ***
- Alors ordonnez l'assaut ! Je les veux vivants, derrière les barreaux, prêts pour l'interrogatoire. Prévenez moi dès que c'est fait.
*** A vos ordres, Camarade ! ***
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6 voitures arrivèrent devant la maison. Un homme sortit de celle-ci et transmit les ordres aux conducteurs ;
- Montez tous dans une voiture et retournez au hangar, prenez le camion et chargez y tout le matos. Rendez vous à Kunhuang !
5 des conducteurs sortirent et se dirigèrent vers la plus grosse voiture, ils y grimpèrent et repartirent.
Des hommes sortirent de la maison et montèrent dans les voitures, transportant de nombreuses caisses. 3 jeunes femmes les suivirent. Jin qui avait été désigné pour rester, regarda les évènements se dérouler. Lorsque le dernier homme disparu dans une voiture, il referma la porte et s'assit à la table. Dehors les voitures démarrèrent et partirent dans la nuit.
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Les camions de l'Armée Populaire roulaient bon train dans les rues de Shengfaï. Les 10 camions se séparèrent par groupe de deux dans 5 directions différentes. Eun Mo qui dirigeait l'opération avait planifié l'assaut de la manière suivante. 5 lieux suspectés, pour 150 soldats. La division est vite faite, 30 hommes pour chaque bâtiments.
Les 5 convois arrivèrent rapidement à destination.
Dans la caserne centrale de Shengfaï, Eun Mo attendait des nouvelles des convois. Bientôt le téléphone sonna. L'agent de la police politique décrocha :
- Allô ? Rapport ?
*** Ici C - 02, le bâtiment est vide, rien à signaler, pas de traces de passage humain depuis au moins un mois. ***
- Bien reçu. Revenez à la caserne.
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Le quatrième convoi s'arrêta devant un hangar, visiblement abandonné à l'exception d'une voiture qui était garée devant. Les trente soldats Yasuinois mirent pied à terre et forcèrent la grande porte. Lorsqu'ils l'ouvrirent, des rafales de fusils-mitrailleurs les accueillirent. Trois soldats tombèrent sous les balles. Les autres se mirent à couvert. Le capitaine du détachement cria des ordres, à ces mots une dizaine de soldats firent le tour du hangar et entrèrent par une porte rouillée. A l'intérieur, les soldats ouvrirent le feu sur les huit hommes qui avaient tirés plus avant. A ce signal les soldats postés à l'entrée principale entrèrent et encerclèrent les rebelles qui levèrent les mains et déposèrent leurs armes.
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Eun Mo était assis dans un bureau de la caserne centrale. Trois des convois avaient donnés des nouvelles et aucun n'avait trouvé quoique se soit. Soudain il fut sortit de ses pensées, il décrocha le téléphone qui sonnait :
- Rapport ?
*** Ici C- 03, nous avons découvert dans la maison deux individus armés qui ont blessés l'un de mes hommes. Ils sont sous contrôle, nous vous les amenons. ***
- Parfait, quoi d'autre ? Des documents ?
*** Effectivement, Camarade. Nous avons découvert des documents parlant d'une livraison d'armes à Xengong. ***
- Reçu, revenez à la caserne avec les prisonniers et les documents.
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Dans le bureau du commissaire-général de la police politique, Jang Hee Wan attendait impatiemment les nouvelles de Eun Mo lorsqu'on toqua à la porte. Celle-ci s'ouvrit et l'agent Eun Mo entra.
- Ah ! Vous voilà ! Alors ? Vous les avez attrapés ? s'enquit Jang Hee Wan.
- Oui et non, Camarade.
- Oui et non ? Comment ça ? Expliquez vous.
- Sur les cinq équipes envoyées, deux ont trouvés quelque chose. L'une d'elle est arrivée sur place et a investi la maison. Deux hommes armés de 9mm s'y trouvaient et ont ouvert le feu. Nous avons un blessé, Camarade. Nos soldats ont faits prisonniers les deux hommes et ont fouillés et ont découvert sous la maison une salle où se trouvaient nombre de chaises et de tables. Il y avait également un poste radio et ces documents.
Eun Mo lui tendit un dossier. Le commissaire-général le prit et l'ouvrit.
- Bien, et l'autre équipe ? Qu'ont-ils trouvés ?
- L'autre équipe a investi un hangar, où se trouvaient huit hommes armés de fusil-mitrailleurs. Nous déplorons la perte d'un soldat et avons deux blessés. Dans le hangar se trouvaient également un camion que les rebelles étaient en train de charger de nombreuses caisses d'armes, de nourriture et de matériel radio. Nous avons découvert la trace de nombreuses voitures. Cependant le leader du groupe n'a pas put être trouvé. Sans doute s'est-il enfui avec la plupart de ses hommes avec les voitures, et le camion devait-il les rejoindre.
Le commissaire-général plongea son regard dans les documents trouvés dans la maison.
- Ces documents parlent d'une livraison d'armes à Xengong... Apprenez en plus, il est possible que le leader soit parti rejoindre ses hommes à Xengong. Une question reste en suspend, où sont-ils aller chercher toutes ces armes ? Si nous pouvons par la même occasion démanteler un trafic d'armes, autant faire d'une pierre deux coups.
[A suivre ... ]
Posté : jeu. janv. 24, 2013 9:01 am
par Eckwan
- SECRET -
- M*rde ! Ces enfo*rés ont eu nos gars du hangar ! Adieu nos armes.
Le leader du groupe, Min Woo Jin, claqua sa main sur la table. Il était arrivé à Kunhuang avec ses hommes et avait rejoins leur poste situé dans la banlieue proche de la ville.
Min Woo se leva de sa chaise et dit à l'attention de ses hommes :
- Bien, il semblerait que la machine est en marche, à présent il s'agit d'aller voir ce qui se passe à Xengong. Faudrait pas qu'on perde notre approvisionnement. Trois gars vont y aller, prenez une des bagnoles. Vous allez d'abord voir nos gars, une fois là bas, vous nous contactez. Je vous dirais la suite des opérations.
[A suivre ... ]
Posté : jeu. févr. 07, 2013 11:40 am
par Eckwan
- SECRET -
Sur le ville de Shengfaï une brume matinale planait dans les rues presque vides. L'agent Eun Mo arriva devant le QG de la police politique. Les quatre gardes postés à l'entrée, à moitiés somnolents, se redressèrent à l'approche de l'agent.
Eun Mo fronçant des sourcils s'arrêta et leur adressa un regard noir. Il finit par entrer dans le bâtiment sans avoir prononcé un seul mot.
Une fois entré, il put voir le vigile affalé sur sa chaise complètement endormi, à moitié ronflant. L'agent sentit la colère monter en lui. Il se dirigea vers le vigile et le réveilla d'un revers de main sur la figure. Le vigile cria :
- Mais qu'est-ce que ... Il s'interrompit lorsqu'il identifia son interlocuteur.
Eun Mo haussa le ton :
- Vous n'avez rien de mieux à faire que dormir ? Vous irez faire un séjour à la caserne, je peux vous le garantir, et avec les recrues je vous prie. Peut-être avez vous déjà oublié votre rôle ? Ne vous en faîtes pas, vous serez accompagné de ces quatre abrutis qui sont postés là dehors.
L'agent prit le 9mm du vigile ainsi désarmé et s'en alla. Il se dirigea vers le bureau du capitaine des gardes tout en espérant.
" Si celui-là dort lui aussi, je les fais tous fusillés ! "
Il fut soulagé de découvrir le capitaine des gardes bel et bien éveillé. Eun Mo commença :
- Envoyez les gardes à l'entrée ainsi que le vigile à la caserne, ils ... Il s'interrompit, voyant la bouteille d'alcool à moitié vide sur le bureau. De l'alcool à présent ?! Alors que la Patrie est en danger, Messieurs s'enivrent et somnolent ! Vous irez faire un séjour dans le grade du dessous, capitaine !
Il balança la bouteille qui se fracassa au sol et finit par sortir et partir vers le bureau de Jang Hee Wan, le commissaire-général de la police politique. Il entra sans frapper.
Jang Hee Wan se leva d'un bond et, les poings fermés sur la table, déclara :
- Et bien ! Qu'y a-t-il donc de si important pour que vous entriez sans frapper ? A mon propre bureau, Eun Mo ?
Le ton prit penchait du coté de la réprimande. Aussi l'agent répondit du tac au tac :
- Et qui y a-t-il donc de si important dans votre bureau pour que nous ayons besoin de frapper ?
Jang Hee Wan leva un sourcil :
- Plusieurs années que j'attendais que quelqu'un me réponde de cette manière. Il s'assied et poursuivit d'un ton calme et posé. Allons, expliquez vous à présent.
L'agent ne comprit pas l'attitude de son supérieur, il lui avait après tout manqué de respect. Lui-même, si un rang inférieur lui avait adressé ainsi la parole il l'aurait envoyé de suite à la caserne. Aussi ce n'est pas sans hésiter qu'il commença :
- Camarade, il y a que, pendant que la Nation est en danger, nous avons des ivrognes et des fainéants dans nos rangs. N'importe qui aurait put entrer ici. Entre les gardes somnolant, le vigile ronflant et le capitaine des gardes cuvant son vin, pas un seul pour relever l'autre.
Le commissaire-général fronça des sourcils :
- Je suppose que vous vous êtes chargés de ces poltrons.
Sans attendre la réponse il continua :
- Passons, quelles sont les nouvelles à propos de cette "organisation" dont nous ignorons toujours le nom ?
- Justement non, il semblerait que ce groupe se fasse appelé : MARKA. Nous ignorons cependant ce que ces lettres signifient, si on admet qu'elles soient des initiales. Nous supposons que l'organisation serait un groupe révolutionnaire libéral. La Garde Populaire ainsi que nos informateurs tentent toujours de localiser leur poste à Xengong, Camarade.
Jang Hee Wan fixa le vide, d'un air pensif. Il finit par déclarer :
- Bien. Vous pouvez disposer. Vous devriez réviser la garde et la reconstituer, si vous en avez le temps. Pour ma part, j'ai une réunion avec le Président.
L'agent salua et sortit.
[A suivre ...]
Posté : sam. févr. 09, 2013 10:43 am
par Eckwan
- SECRET -
Dans les longs couloirs du palais présidentiel Jang Hee Wan marchait d'un pas pressé. Il tourna au coin du couloir et s'arrêta devant une porte gardée. Il s'annonça et l'un des deux gardes entra dans la pièce et en ressortit peu de temps après, faisant signe au commissaire-général de la police politique d'entrer.
La pièce était spacieuse et simple. Une longue table avec nombre de chaises étaient le seul ameublement. Au fond une fenêtre donnait sur l'allée principale qui menait au palais.
Le Président Shin Young Hye faisait face à la fenêtre, les mains croisés dans son dos. Assise à la table, Cha Hyun Young, la ministre de la défense du Yasue, observa l'arrivant.
Le Président se retourna et déclara :
- Bien, nous sommes au complet. Il présenta de la main une chaise, s'assied et s'adressa au commissaire-général. Je ne vous cache pas que la situation est plus que floue. Nous attendons de vous des explications et des précisions sur ce qui se déroule au sein de notre pays.
Jang Hee Wan prit place à la table, et raconta les évènements dans l'ordre. Quand il eut fini, la ministre de la défense déclara :
- En résumé : Le groupe MARKA, soupçonné de fomenter un complot révolutionnaire, a tenté l'assassinat du premier ministre. A l'issue d'une fusillade, nous avons pu saisir de nombreuses caisses d'armes ainsi que des documents faisant mention d'une livraison d'armes en provenance de Xengong. Le leader du groupe ainsi que nombre de ses hommes ont fui pour une destination inconnue, seule piste : Xengong.
Le Président Shin Young Hye resta silencieux, le poing fermé sous son nez, comme pour soutenir sa tête trop lourde. La ministre et le commissaire-général attendait qu'il prenne la parole, lorsqu'enfin, il l'a prit :
- Nous n'avons qu'une chose à faire. C'est de démanteler ce réseau, au plus vite.
- Camarade. Commença le commissaire-général. Ne devrions nous pas contacter l'Union ? Leur demander un appui militaire ? Au moins les prévenir ?
Ce fut la ministre de la défense qui répondit :
- L'Union a d'autres chats à fouetter. Vous n'êtes pas sans savoir que la situation au Viek Koing est tendue. Si l'U.R.C.M. venait à être en conflit avec la Rostovie, elle aura besoin de toute sa force militaire. Nous devons donc nous charger du groupe MARKA nous même et ce, sans aucune aide extérieure.
Le Président déclara :
- Je ne suis pas de cet avis. L'Union nous fournira certainement une aide, même si elle est indirecte.
[...]
Bien. Vous pouvez disposer. Conclut Shin Young Hye.
Le commissaire-général et la ministre de la défense sortirent de la salle.
[A suivre ...]