Posté : dim. juil. 29, 2012 12:39 am
25 septembre 2018, rencontre d'Aurélien Assinon, Ministre délégué auprès de la Ministre des Affaires étrangères, chargé des affaires Jeekimiennes, avec Grigor Nikolev, ministre des Affaires étrangères de Varlovie, à Essla, Genfin.
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Aurélien Assinon, le ministre délégué aux Affaires Jeekimiennes, vivait un peu comme une punition d'être obligé d'attendre sur le tarmac de l'aéroport national que le ministre des Affaires étrangères varlovien, Grigor Nikolev, se pose sur le territoire genifinien. Tout comme il avait vu comme une punition de devoir contacter, quelques jours plus tôt, le même Grigor Nikolev. Il essayait désespérément de se faire une raison, se répétait en boucle dans les nuits sans sommeil qu'il passait le nez dans ses dossiers que la Varlovie restait une démocratie, avec des élections et des libertés, mais rien à faire, le malaise persistait. Au point où il en était, il était bien obligé de faire son devoir et d'accueillir aussi chaleureusement que possible le varlovien. On lui avait bien fait comprendre (et ce "on" faissait référence à pas moins que la présidente de la République, le président du Conseil et sa ministre de tutelle) que sa tâche de ministre délégué aux affaires jeekimiennes impliquait qu'il gère les relations de la République de Genfin avec TOUS les pays du continent, à fortiori avec ceux qui pouvaient se révéler les moins prévisibles. Les plus étonnants. Les plus lourdement armées. Les plus dangereux ? Un peu de tout ça sans doute s'appliquait à la Varlovie actuelle, et il savait qu'une république bipartite nationalo-communiste n'allait pas être une chose facile à gérer du point de vue diplomatique. En tant que démocrate et jeekimien convaincu, il était persuadé qu'il fallait établir un dialogue avec tous les pays du continent, même ceux plus antipathiques pour un républicain que la Varlovie. Sa tache n'allait pas être facile, il le savait. Développer les relations d'entraide entre des pays aussi différents que ceux de continent n'était pas donné. Mais c'était l'une des raisons pour lesquelles il s'était engagé, d'abord dans une association militante, puis dans un parti. Il espérait seulement que le temps, plutôt nuageux, n'allait pas tourner à l'orage. La fin septembre n'était pas le plus belle saison de l'année pour faire découvrir le Genfin sous son plus beau jour, mais c'était toujours mieux que les plus froides heures de janvier, quand certaines rues d'Essla finissaient bouchées par des chutes de neiges trop importantes pour un pays si au sud. Pour l'instant, il faisait beau, et la garde républicaine qui l'accompagnait était en grande tenue, prête à saluer l'invité de marque et à entonner l'hymne varlovien, appris dans une précipitation qui n'aurait (on le lui avait assuré) aucune incidence sur la musicalité finale. Écorcher son hymne n'apparaissait pas comme l'avant-propos le plus approprié lorsqu'on rencontrait un nationaliste. On lui apporta un téléphone, qu'il décrocha nerveusement. Parfait. L'avion arrivait. Restait à se trouver et à conserver une contenance pendant tout le temps que durerait l'entrevue...
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Aurélien Assinon, le ministre délégué aux Affaires Jeekimiennes, vivait un peu comme une punition d'être obligé d'attendre sur le tarmac de l'aéroport national que le ministre des Affaires étrangères varlovien, Grigor Nikolev, se pose sur le territoire genifinien. Tout comme il avait vu comme une punition de devoir contacter, quelques jours plus tôt, le même Grigor Nikolev. Il essayait désespérément de se faire une raison, se répétait en boucle dans les nuits sans sommeil qu'il passait le nez dans ses dossiers que la Varlovie restait une démocratie, avec des élections et des libertés, mais rien à faire, le malaise persistait. Au point où il en était, il était bien obligé de faire son devoir et d'accueillir aussi chaleureusement que possible le varlovien. On lui avait bien fait comprendre (et ce "on" faissait référence à pas moins que la présidente de la République, le président du Conseil et sa ministre de tutelle) que sa tâche de ministre délégué aux affaires jeekimiennes impliquait qu'il gère les relations de la République de Genfin avec TOUS les pays du continent, à fortiori avec ceux qui pouvaient se révéler les moins prévisibles. Les plus étonnants. Les plus lourdement armées. Les plus dangereux ? Un peu de tout ça sans doute s'appliquait à la Varlovie actuelle, et il savait qu'une république bipartite nationalo-communiste n'allait pas être une chose facile à gérer du point de vue diplomatique. En tant que démocrate et jeekimien convaincu, il était persuadé qu'il fallait établir un dialogue avec tous les pays du continent, même ceux plus antipathiques pour un républicain que la Varlovie. Sa tache n'allait pas être facile, il le savait. Développer les relations d'entraide entre des pays aussi différents que ceux de continent n'était pas donné. Mais c'était l'une des raisons pour lesquelles il s'était engagé, d'abord dans une association militante, puis dans un parti. Il espérait seulement que le temps, plutôt nuageux, n'allait pas tourner à l'orage. La fin septembre n'était pas le plus belle saison de l'année pour faire découvrir le Genfin sous son plus beau jour, mais c'était toujours mieux que les plus froides heures de janvier, quand certaines rues d'Essla finissaient bouchées par des chutes de neiges trop importantes pour un pays si au sud. Pour l'instant, il faisait beau, et la garde républicaine qui l'accompagnait était en grande tenue, prête à saluer l'invité de marque et à entonner l'hymne varlovien, appris dans une précipitation qui n'aurait (on le lui avait assuré) aucune incidence sur la musicalité finale. Écorcher son hymne n'apparaissait pas comme l'avant-propos le plus approprié lorsqu'on rencontrait un nationaliste. On lui apporta un téléphone, qu'il décrocha nerveusement. Parfait. L'avion arrivait. Restait à se trouver et à conserver une contenance pendant tout le temps que durerait l'entrevue...