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Posté : mer. juin 06, 2012 12:10 pm
par Jacinto
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RENCONTRE ENTRE LE VALACIDA ET LE KIREP


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Au bruit des moteur chauds et bouillonnants de l'avion kirepien, qui s'éteignent, Guillermo Zamoda en personne
s'avança vers le tapis rouge qui avait été déroulé pour l'occasion. Vliduj Gak était le premier leader étranger re-
çu en personne par le président valacide kiroviste. Si leurs différences au sujet de la foi pouvait les diviser, leur
ferveur pour le communisme, elle, était ardente. Tous deux voyaient grand pour le socialisme. Tous deux étaient
convaincus que le socialisme était la seule alternative à un monde libéral, qui creuse le fossé des classes sociales
et qui exploite les plus faibles, les victimes de ce modèle consumériste. Tous deux ont une profonde amertume
pour les ennemis des travailleurs, pour les véreux capitalistes qui, assis sur leur fortune, sont prêts à tout pour
s'enrichir d'avantage. Ces deux hommes, que beaucoup semblaient croire rivaux ou concurrents, étaient en fait
bien plus proches, bien plus complices qu'il n'y paraissait. Des discussions secrètes par téléphone, ou par lettres
diplomatiques, dont tout le monde ignorait l'existence, les avaient rapprochés. C'est pourquoi Zamoda décida d'en
faire le symbolique premier leader étranger accueilli à Hornoz. Il voulait marquer le coup avec une cérémonie de
bienvenue exceptionnelle, magistrale, qu'aucun autre dirigeant n'avait pu avoir le privilège de recevoir auparavant.
Il s'avança, donc, impatient de pouvoir serrer la main à un allié stratégique et essentiel pour le Valacida et le Pacte.
Quand le camarade Vliduj Gak sorti la tête de son avion, il s'arrêta quelques secondes, regardant flotter majestueu-
sement les drapeaux kirepiens et valacides, côte à côte, sous la pulsion de la brise marine, éclairés par un fugace
lever de soleil. La matinée s'annonçait particulièrement agréable, propice à une rencontre d'excellence. L'hymne ki-
repien fut joué par un orchestre. Un chœur constitué de soldats chantait les paroles, après des heures d'entraîne-
ment, tentant d'effacer leur accent. Et sous la musique glorieuse de l'hymne kirepien, Vliduj Gak descendit rejoin-
dre son hôte, pour le saluer. Tous deux affichait une mine amicale et sincère, digne de l'amitié valacido-kirepienne.



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GUILLERMO ZAMODA : Salutation et bienvenue en terre valacide, monsieur Gak. Je suis ravi de vous accueillir, ici, à Hornoz, terre historiquement socialiste. [il tend sa main et affiche un admirable sourire - à noter qu'il est rare de voir sourire le président Zamoda, si ce n'est lorsqu'il s'agit d'un rictus nerveux]

Posté : jeu. juin 07, 2012 6:35 pm
par Vliduj Gak
L'avion kirepien s'était posé sans encombre sur l'aéroport d'Hornoz, et en descendirent, en plus du secrétaire du peuple kirepien Vliduj Gak, une petite dizaine d'assistants portant avec eux valises et documents préparés à distance avec les diplomates valacides.
Le chef de l'Etat, quant à lui, avait les mains totalement libres, qui lui permirent d'accueillir la poignée de main chaleureuse que lui offrait son homologue, Guillermo Zamoda.
Il s'était auparavant arrêté brièvement, souriant, comme à son habitude, de façon affable, devant l'orchestre qui jouait les deux hymnes nationaux, leur adressant un salut amical.

Le leader kirepien était à vrai dire davantage idéologue que diplomate, et les rencontres interminables avec les nations lointaines, ainsi que la négociation de contrats économiques le fatiguaient. Cependant, il accourait systématiquement à chaque occasion de pouvoir sentir de lui-même la fibre révolutionnaire de chacune des nations récemment tournées, et de leur plein gré, vers le progressisme et le renouveau.
Et tout, dans cette terre valacide, exhumait le lyrisme révolutionnaire et néanmoins vigoureux des premières années exaltantes du socialisme.

Les dirigeants kirepiens, au premier rang desquels Gak, considéraient avec beaucoup d'attention les premières heures de chaque régime socialiste, où un savant mélange des principaux facteurs nécessaires à la Révolution était toujours de mise : une pointe de patriotisme, beaucoup d'internationalisme, le tout enrobé d'un populisme innocent et revendiqué, qui participerait à faire, selon l'expression, des masses les véritables créateurs de l'histoire.


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Vliduj Gak : Nous vous remercions, camarade Zamoda, de votre accueil, qui surpasse de loin nos espérances.
Ce sommet entre nos deux pays sera, à n'en pas douter, le point de départ de relations solides, fructueuses et bénéfiques pour nos deux peuples autant que pour le socialisme de par le monde. Nous voyons le Valacida comme une chance indéniable pour l'extension des idées que nous défendons tous ici de par le monde.

Permettez-moi également, camarade, de vous témoigner de ma profonde admiration quant au chemin que vous avez parcouru, dans la juste ligne du socialisme, pour faire de votre pays ce qu'il est aujourd'hui, et de vous adresser mes plus sincères voeux de réussite en ce qui concerne le chemin qu'il vous reste à parcourir pour atteindre le communisme et ériger la société d'harmonie entre les peuples que nous désirons tous et pour laquelle nous allons travailler, humblement, aujourd'hui.
Notre respect est total envers votre entreprise de démocratisation de votre nation, dans une région longtemps obscurcie majoritairement par l'hégémonie libérale et la pensée unique capitaliste, mondialiste et anti-socialiste qui considère toute volonté d'émancipation des masses comme un danger.

Posté : dim. juin 10, 2012 9:23 am
par Jacinto


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GUILLERMO ZAMODA : Je vous en prie Monsieur Gak, suivez moi. Le journal d'état souhaite faire une ou deux photos pour immortaliser ce moment historique. Le photographe s'est installé dans l'aéroport. C'est par ici.

Ils entrèrent dans l'aéroport, Zamoda guidait le président kirepien à travers le grand bâtiment. Dans un petit coin isolé de l'aéroport, un photographe avait tendu une toile de fond et ajusté les paramètres de son appareil. Guillermo Zamoda salua le photographe, avant d'inviter monsieur Gak à se placer derrière l'objectif. Les instructions étaient claires : un beau sourire de façade, une poignée de main amicale et le buste bombé. Sur la toile de fond : le palais présidentiel et ses jardins. Le trompe-l'œil était très réussi, on les aurait vraiment cru en train de se balader tranquillement dans les sentiers des jardins présidentiels. 3... 2... 1... Ouistiti ! [Bruit de flash] La photo était très réussie. Elle ferait la une du journal La Nation, le seul journal quotidien qui ne subit pas la censure. Mais il ne fallait pas trop traîner, la cérémonie d'accueil du président kirepien était longue, et la journée, trop courte. On se pressa de sortir de l'aéroport et de rejoindre le convoi présidentiel. Mais, une petite surprise attendait Vliduj Gak au Centre-Ville d'Hornoz. Entre la petite balade touristique, la parade militaire et le bain de foule qui attendaient les deux dirigeants, le président valacide avait mis le paquet pour épater son homologue, souhaitant prouver la renaissance, l'émergence et la réussite de son pays, un pays en crise et récemment frappé par des conflits idéologiques. Ils entrèrent dans la voiture présidentielle, escortée de dizaines de motos, voitures blindées et surveillée, dans les hauteurs, par un hélicoptère armé. Ils s'assirent face à face, et purent enfin savourer le calme. Guillermo Zamoda entama la discussion.


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GUILLERMO ZAMODA : Bon, le programme est chargé aujourd'hui monsieur Gak, j'espère que vous êtes en forme, car nous n'allons pas avoir de répit. Je souhaite profiter de votre historique venue pour faire de cette journée un moment exceptionnel de la vie politique du Valacida. D'abord, je vous propose un petit tour, pour vous familiariser avec la capitale. Puis, nous irons dans la principale avenue de la ville, où nous attendent beaucoup de valacides.

En vérité, tout avait été organisé de manière à séduire entièrement le président kirepien. Tout devait être parfait. Seulement, la chose qui pouvait surprendre voire décevoir le président Gak, c'était l'héritage très bourgeois de l'ex-Royaume du Valacida, qui a marqué les villes, les monuments, les quartiers et même parfois les mœurs. Si l'on devait qualifier le communisme valacide, ce serait comme étant un communisme très alméran, assez faste et tape-à-l'œil, surtout dans l'architecture. Cette facette "bling-bling" avait largement été alimentée par l'ex-président Jacinto Barka, qui adorait le confort. Même si l'actuel président tentait d'effacer cet héritage de la monarchie, rien ne pouvait le masquer totalement, pas après des siècles de faste et de noblesse royale.

Posté : sam. juin 23, 2012 11:11 am
par Vliduj Gak
Le N°1 kirepien se prêta bien volontiers aux jeux des photographes, auprès de son homologue valacide.
Il se réjouissait toujours à l'idée de découvrir plus en profondeur les pays qu'il visitait, et le Valacida était loin de constituer une exception, la proposition de Guillermo Zamoda de "faire un petit tour" fut donc accueillir avec grand plaisir par Vliduj Gak, qui connaissait en réalité très mal ce pays dont il comptait pourtant faire l'un des principaux alliés de la nation yougoslave.


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Vliduj Gak : C'est une excellente idée, camarade !
Il est toujours très enrichissant de plonger au coeur de la vie quotidienne des populations, et je serais extrêmement intéressé par la connaissance accrue des espaces principaux de la vie publique et culturelle d'Hornoz.