- Plus assez d’eau au nord !
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Ça n’est pas la première fois que la population traversera une grande sécheresse.
Cet été, plus d’un tiers de la population de Tenkayü n’aura pas assez d’eau pour vivre « normalement » au quotidien.
Cette année aura été la plus froide de la décennie. Ce phénomène est du comme vous le savez sans doute, à notre place géographique dans le monde.
En effet, notre pays est divisé en trois environnements climatiques : le climat tropical au nord, la bande aride tropicale un peu plus au sud et le climat subtropical/tempéré chaud qui occupe presque tout le territoire de la bande tropicale au frontières du sud. Cette caractéristique permet a Tenkayü d’être l’un des pays les plus diversifié au niveau de son paysage au monde ! Chaque année, plus de 2,15 millions de touristes visite notre territoire et ces chiffres ne font qu’augmenter. Cependant, ce qu’ils ignorent, c’est la condition de vie que mènent certains tenkayïtes, en manque considérable d’eau potable.
Au nord du pays, nous avons pu faire la rencontre de familles et de jeunes qui ont eu l’extrême gentillesse de bien vouloir nous partager leur sentiment sur la politique nationale du pays à propos de l’eau. Voici leurs réactions :
« Ici, à Tunkaï, nous sommes obligés de parcourir plus de deux kilomètres chaque matin pour aller puiser de l’eau. Cela fait plus de cinquante ans que l’état nous ignore. Il ne veut pas admettre qu’une partie des tenkayïtes est en manque considérable d’eau potable. » déclare un jeune tenkayïte.
« Nous n’attendons plus rien de l’état. Depuis tout le temps où nous devons nous débrouiller, nous avons fini par prendre l’habitude de nous laver avec peu d’eau et de boire quelques gorgées par jour. La seule chose que nous espérons, c’est d’être entendu par le reste de la population et par les pays du monde. » nous confie une femme âgée.
En voyant ces témoignages, tout porte à croire que l’état ne fait rien pour résoudre le problème du stress hydrique, excessif en Tenkayü. Cependant, nous avons pu retrouver sur le Net, les confidences d’un ancien ministre chargé de l’environnement de 2000 à 2016, Nao Jitzu. Celui-ci raconte que « plus de 1.325.000.000 de wăngs ont été versés pour la construction d’entreprises de dessalement au bord des côtes de l’Est ». Si ce qu’il dit est vrai (et nous n’en doutons pas), que sont devenus ces entreprises ?
Nous sommes alors partis sur ces côtes, près de la ville de Tzuto. Nous avons remarqué plusieurs affiches qui prouvent que ces projets ont bien eu lieux mais qu’un « manque de budget » a contraint les établissements à mettre la clef sous la porte.
Nous avons donc décidé de prendre contact avec Nao Jitzu. Après plusieurs dizaines de minutes à essayer de le contacter, monsieur Jitzu se présente. Nous lui parlons donc de cette étrange affaire et voici ce que celui-ci nous répond :
« En 2015, année où ce projet a été envisagé, la crise économique n’avait pas encore touché le continent. Par conséquent, l’espérance de pouvoir venir en aide à la population en construisant des usines de dessalement pouvait être envisagé. Cependant, deux ans plus tard, le nouveau premier ministre, et je n’ose prononcer son nom, décide d’annuler tous les chantiers du jour au lendemain, par manque d’argent. »
Deux jours plus tard, nous avons essayé de contacter Unjing Tao afin d’obtenir des informations à propos de cet arrêt brutal de ce qui aurait pu être la solution d’une terrible épidémie pour le nord de Tenkayü. Malheureusement, nous ne sommes pas parvenu à lui parler.
Pour finir, nous avons terminé notre enquête auprès de l’actuel ministre de l’Environnement et du Travail. Après quelques minutes d’échanges à propos de la condition des Tenkayïtes, nous lui avons posé cette question : qu’envisagez-vous à l’avenir contre le stress hydrique au nord du pays ? Celui nous informe en exclusivité que
« des négociations avec divers états sont envisagées pour l’importation d’eau en Tenkayü. L’appel à une aide internationale, se fera peu de temps avant l’été. » Une aubaine pour les habitants de la ville de Tunkaï et pour toutes les autres régions qui souffrent actuellement d’un stress hydrique élevé.
Nous vous laissons maintenant sur ces déclarations encourageantes et espérons que M. Atazu tiendra ses promesses pendant les mois qui viennent.
- "Plus assez d'eau au Nord !" - Ju Kilao - TenkReport, le 19 Mars 2018.