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Posté : sam. mars 17, 2012 8:47 pm
par Sovana
Tout avait été soigneusement préparé. L'aéroport était fermé, les trajets jusqu'au centre ville fermements controlés. Paix et sécurité étaient les mots d'ordre, comme d'habitude. La délégation de Rostovie était la première à entrer sur le territoire Azduien, rien ne devait se produire d'autre que ce qui avait été décidé.

[img]http://s4.noelshack.com/uploads/images/7179177090492_mattiew_fronch.jpg[/img]

L'Administrateur National Mattiew Fronch, en ses compétences de gestionnaire économique du pays, attendait patiemment l'atterissage de l'avion contenant la délégation. La chaleur se réverbérait sur le bitume,aussi des brumisateurs avaient été distribués. L'Administrateur n'était pas inquiet, mais ne savait qu'attendre de cette rencontre.

Posté : dim. mars 18, 2012 11:53 pm
par Vladimir Ivanov
Une fois descendu de l'avion, Terienkov s'avança en direction de là où l'attendait son homologue azudien. Les deux hommes se fixèrent droit dans les yeux malgré l’obscurité de leurs lunettes, d'une manière bien étrange, comme s'ils se connaissaient déjà.

[img]http://9f.img.v4.skyrock.net/9f3/matrix46/pics/3065072061_1_3_oFtDuv1f.jpg[/img]

Ivan Terienkov : Bonjour, Monsieur Anderson.... euh Monsieur Fronch excusez moi.

Posté : mar. mars 20, 2012 4:04 pm
par Sovana
Les deux hymnes nationaux furent joués.
L'Administrateur National regarda l'exarque pendant quelques secondes sans dire mot, pensant que la chaleur estivale devait les désorienter.


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[quote]Mattiew Fronch : Bonjour Exarque Terienkov, j'éspère que votre voyage a été agréable malgré sa longueur. [Un assistant proposa un brumisateur à Ivan Terienkov.] Je suis Mattiew Fronch, Administrateur National d'Azude. Nous sommes soulagés que votre pays ait accepté de nous faire part de son experience économique, et vous en sommes reconnaissant. [/quote]

Mattiew Fronch invita M. Terienkov à monter dans un des berlines noires aux vitres teintées. Le cortège diplomatique traversa la capitale grise, entouré de voitures de police et de motars. Les rues adjacentes étaient bordés de CRS. Puis il arriva en centre ville, glacial agencement de batiments administratifs metaliques ou bétonnés. Le cortège se gara dans un parking sous-terrain à accés restreint, avant de remonter plusieurs étages par assenceur. Mattiew Fronch invita son homologue à le suivre jusqu'au salon diplomatique. Ceui ci était sobre mais plus chaleureux que le reste du batiment grace à une légère moquette colorée et des murs de couleur claire.

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[quote]Mattiew Fronch : Excusez-nous pour tout le trajet, nous mettons un point d'honneur sur la sécurité. Avant de commencer la séance puis-je vous proposer un rafraichissement, et vous demander votre fonction exacte dans l'Etat Rostovien en tant qu'exarque ?[/quote]

Posté : ven. mars 23, 2012 10:20 pm
par Vladimir Ivanov
Ivan Terienkov : Aucun rafraîchissement ne me sera nécessaire, je vous remercie.

Au sein de l'Etat rostovien, j'occupe deux fonctions :
_ d'abord une fonction formelle : "Secrétaire-Général du Parti Communiste".
_ ensuite une fonction réelle : "Exarque du Rovostran".

La Rostovie est un pays marxiste-léniniste il est vrai, mais le pouvoir réel n'est pas détenu par le Parti, qui n'est lui-même qu'un "puissant organe gestionnaire". Le véritable organe directeur, "spirituel" au sens pur du terme, se nomme le Comité National-Révolutionnaire (connu également sous le nom de "Rovostran").
Et je suis son "second". Le n°1 est temporairement indisponible pour le moment [HRP -secret : il a été déporté pour un an en camp de travail].
Mon rôle d'Exarque est donc de remplacer le Chef-Suprême en cas d'absence, ou de l'aider dans sa tâche qui consiste à guider le peuple vers le Salut, chose que lui apportera le progrès technologique auquel nous croyons.

C'est d'ailleurs le sommet de notre philosophie religieuse qu'on appelle le "kirovisme" : la dignité de l'Homme provient de son Cerveau, et sa puissance viendra du progrès technique indéfini.

Et je vous poserais la même question, mon frère. Parlez-moi de votre pays. Votre fascination pour le progrès scientifique intéresse le Rovostran.

Posté : ven. mars 23, 2012 11:22 pm
par Sovana
On pouvait voir par la baie vitrée au loin, un des hélicoptères de surveillance aérienne patrouiller, en constante vigilence dans le centre de la Citée Administrative.

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[quote]
Mattiew Fronch : Je vous remercie de vos précisions et comprend l'absence regrétée de votre chef d'Etat. Je suis l'Administrateur National. Mon rôle est de gérer Azude sur les plans économiques, sociaux et politiques, sous forte surveillance democratique et institutionelle, ainsi qu'avec l'aide de scientifiques sociétaux (sociologues, économistes, politologues). Notre philosophie est trés éloignée du communisme, même si certains buts peuvent paraitres semblables. Notre système est une sorte d'aristocratie scientifique et égalitaire, à forte surveillance démocratique. Nous nous basons sur l'humanisme et le positivisme. Aussi, des actions sanguinaires de la part de l'Etat ne peuvent être tolérés, et nous préférons bien plus gérer les populations par les valeurs que la peur, en posant des objectifs réalistes. Nous pensons que la science permettra à l'homme une vie plus libre de la nécéssitée, afin de pouvoir mener une vie non plus mener au labeur physique ou d'ingrates petites taches pseudo-intellectuelles, mais à terme la recherche, l'associatif, ou le lien social. Notre société refuse toute corruption par l'argent ou les drogues diverses. Aussi l'accumulation individuelle est faible, et égale pour chaque citoyen. Le but principal de l'Etat est d'assurer la sécurité de chacun, et de fournir des services publics puissants. malheuresement nous avons souffert de notre isolationisme et avons eu du mal à développer les technologies. Aussi, ayant une économie planifiée (bien qu'à plusieurs niveaux) j'ai voulu faire appel à votre savoir faire en la matière.
Par ailleurs, je me demandais : quelles sont les différences entre le kirovisme et un régime communiste classique, stalinien, ou léniniste par exemple ? (Quoique Staline étant un élève de Lénine). Mais avant de continuer j'aimerai vous proposer une ambassadeur, et récirpoquement si vous acceptez, et la signature d'un traité de reconnaissance mutuelle des Etats et de non agression. Nous tenons aux protocoles et aux formulaires, et il serai bien dommage d'engager la conversation sans assurance solide d'une paix. [/quote]

Posté : sam. mars 24, 2012 4:48 pm
par Vladimir Ivanov
[img]http://1.bp.blogspot.com/-SmOrgJJeplw/T2axlUn9JmI/AAAAAAAAAzA/9oaqWmCwBhY/s1600/tumblr_m02l5wSEdP1qbxzbv.jpg[/img]

Ivan Terienkov : Nous acceptons naturellement l'échange d'ambassades entre nos deux capitales. Ce sera fait dès la fin de cette rencontre : nous y dépêcherons un de nos diplomates spécialisés et vous réserverons un immeuble. Nous approuvons également la signature entre nos deux pays d'un traité de reconnaissance mutuelle et de non-agression. Il va sans dire que nous n'avons jamais lorgnez sur vos terres dans notre Histoire vu la distance qui nous sépare.

Votre système n'est semble-t-il pas si éloigné du notre.

Nous condamnons le capitalisme, la corruption, le règne de l'argent et de l'égoïsme, nous méprisons la décadence (comme l'usage de drogues) en tant que manifestation suprême de la faiblesse naturelle.
Nous appliquons techniquement une sorte d'aristocratie, nous nous revendiquons de la démocratie (unipartite et non-libérale/capitaliste), et nous oeuvrons de notre mieux pour garantir une société juste et égalitaire : dans notre pays, la nomenklatura n'existe pas. Le superflu matériel et le luxe ne sont présent que dans les musées, les lieux de cultes surveillés et les bâtiments officiels ou bureaux de travail qui n’appartiennent à personne, si ce n'est l'Etat tout-puissant car impersonnel.

La différence entre le communisme kirovien et le communisme classique (dit "marxiste") est notre attachement à la Nation en tant qu'instrument social unificateur (nous méprisons le trotskisme pour cette raison, qui n'est qu'une passion idéalisée et immorale au service du Grand Capital mondialiste), l'absence totale d'élite profiteuse (nomenklatura), le maintien de certaines traditions culturelles considérées comme "non-arriérées" (j'y suis personnellement opposé, contrairement à Kirov, le N°1), notre opposition à certaines revendications féministes (l'avortement est un abject égoïsme) et enfin, un refus discret de l'athéïsme, ce qui donne un caractère "religieux" au kirovisme.
On peut néanmoins préciser qu'il faut bien faire une différence entre le communisme maoïste d'ultra-gauche et le communisme marxiste-léniniste "stalinien".
Le premier, que certains appellent "trotsko-maoïste", est trop "populaire", instable et désorganisé. Il a une fâcheuse tendance à tomber dans l'anarchisme et le désordre. L'athéïsme, la destruction des nations et l'existentialisme les poussent à leur autodestruction. L'histoire l'a maintes fois démontré par son caractère aisément manipulable depuis les puissants financiers askhénazes et protestants occidentaux.
Le second est infiniment plus proche du kirovisme. Son caractère totalitaire est paradoxalement très méconnu en Occident à partir duquel les historiens se livrent à des déchaînements de haine maniaco-hystérique et passionnelle.
Contrairement à ce que l'on dit, le totalitarisme n'a rien à voir avec la tyrannie. Les deux termes s'opposent en tous points.
La tyrannie est un autoritarisme personnel où le dirigeant gouverne un peuple uniquement pour ses intérêts privés : sa richesse, sa gloire, sa force... pendant que le peuple, divisé et désordonné, se trouve comme "abandonné" voire réduit en esclavage pour la seule cause du petit égo du tyran.
Le totalitarisme se veut un régime certes très autoritaire, implacable et impitoyable. Mais il travaille pour la justice et ne fait exception à personne. Un homme suivit d'un groupe de coopérants expérimentés dirigent le pays avec une poigne de fer mais eux-même pourtant, sont des esclaves. Des esclaves qui travaillent durs pour l'Etat. Ils sont donc naturellement des esclaves de la démocratie elle-même puisque l'Etat, c'est le Peuple dans son ensemble, minorités comprises. C'est pourquoi il ne peut y avoir aucun apparatchik ni aucun privilégié, même si vous êtes membres du Parti. Tous, le N°1 compris, sont susceptibles d'être condamnés en cas de manquement en leur devoir. C'est là précisément que réside la beauté, l'ordre et la puissance d'un tel système.

Par contre à nos yeux, la peur est une valeur tout à fait honorable -lorsqu'elle est saine et purificatrice. C'est elle qui, bien souvent, replace l'Homme sur le droit chemin. Une peur passionnelle, non-raisonnable ou d'origine tyrannique est au contraire parasitaire et égoïste, je vous rejoins sur ce point. Mais il ne faut pas négliger toutes les peurs. Certaines d'entre-elles sont salvatrices et apprennent à être plus fort.

Il est bien-entendu évident que nous ne partageons pas tout à fait la même doctrine en ce qui concerne l'être humain en tant qu'entité individuelle. Mais... la science pour le progrès, comme piliers structurels du positivisme, font également partie de nos valeurs fondamentales.
Nous sommes positivistes comme vous, mais pas de la même manière. Car, peut-être que... là où vous prônez "l'humanisme" nous nous réclamons plutôt du "post-humanisme".
C'est à dire que pour nous l'humain est encore trop proche de l'animal pour être pleinement digne et respectable. C'est pourquoi nous visons, par la recherche scientifique et le progrès technologique, à accélérer son évolution naturelle pour en faire un Être Nouveau, supérieur.

Le kirovisme est une philosophie très peu partagée pour le commun des mortels. Une idéologie qui fait bien souvent très peur. Mais l'homme est par essence un être faible et perpétuellement apeuré. Il a les capacités pour devenir puissant mais ne sait pas les utiliser et préfère souvent se complaire dans l'égoïsme lâche et sa conséquence directe : la dépravation pulsionnelle... comme les animaux.

Je suppose que vous divergez de nous sur ce point mais votre avis nous intéresse.
Et nous ne refusons pas de vous apportez notre aide et nos conseils à partir des nombreux points communs que nous partageons.

Posté : sam. mars 24, 2012 5:57 pm
par Sovana
Un secrétaire apportat un formulaire que l'Administrateur signa, avant de le soummettre à son homologue.

[quote]Traité de non-agression entre République Technocratique-Démocratique d’Azude et l'Union des Républiques Kirovistes de Rostovie :

Par la présente, les nations de la République d'Azude , ci-après désignée comme Azude, et de la l'Union des Républiques Kirovistes de Rostovie, ci-après désignée comme la Rostovie, reconnaissent leurs frontières mutuelles et s'engagent à respecter la souveraineté de chacun.
  • Azude reconnait la Rostovie comme une nation souveraine et indépendante. Azude s'engage à respecter cette souveraineté.
  • Les agents et représentants d'Azude se soumettront dès lors aux lois de la Rostovie lorsqu'ils se rendront sur le territoire de la Rostovie .
  • Azude s'engage à ne pas contribuer à l'affaiblissement de l'autorité de la Rostovie sur son territoire et à ne pas envoyer de troupes en Rostovie sans l'accord préalable de ce dernier.
  • Azude s'engage à ne pas s'en prendre, de quelque manière que ce soit, aux ressortissants de la Rostovie et à leurs biens, que ceux-ci se trouvent à Azude ou à l'étranger.
  • Azude s'engage à ne pas s'en prendre au ressortissants de la Rostovie et à leurs biens lorsque ceux-ci se trouvent à Azude, ceci dans la mesure où les dits ressortissants respectent les lois d'Azude.
  • La Rostovie reconnait Azude comme une nation souveraine et indépendante. La Rostovie s'engage à respecter cette souveraineté.
  • Les agents et représentants de la Rostovie se soumettront dès lors aux lois d'Azude lorsqu'ils se rendront sur le territoire d'Azude.
  • La Rostovie s'engage à ne pas contribuer à l'affaiblissement de l'autorité d'Azude sur son territoire et à ne pas envoyer de troupes en Azude sans l'accord préalable de ce dernier.
  • La Rostovie s'engage à ne pas s'en prendre, de quelque manière que ce soit, aux ressortissants d'Azude et à leurs biens, que ceux-ci se trouvent en Rostovie ou à l'étranger.
  • La Rostovie s'engage à ne pas s'en prendre au ressortissants d'Azude et à leurs biens lorsque ceux-ci se trouvent en Rostovie, ceci dans la mesure où les dits ressortissants respectent les lois de Rostovie.


Lu et signé ce 20/08/2017 par
L'Administrateur National de la République Technocratique-Démocratique d’Azude
[/quote]


<center>[img]http://www.empireonline.com/images/features/100greatestcharacters/photos/16.jpg[/img]</center>
[quote]
Mattiew Fronch :
Je vous remercie de toutes vos précisions et de votre coopération. Nous ne divergeons qu'à moitié. Nous n'ignorons pas les faiblesses de la condition humaine, qui tend à choisir la facilité, mais nous pensons que l'education, la philosophie, et le rappel constant des règles peuvent contre-balancer cette tendance. Quant au post-humanisme, sans pour autant le promouvoir (du moins pour le moment) nous n'y sommes pas fondamentalement opposés, mais nous aimerions en savoir plus : quelle est votre vision du surhomme, si vous me permettez l'expression ?[/quote]

Posté : mar. mars 27, 2012 9:24 am
par Vladimir Ivanov
[img]http://1.bp.blogspot.com/-SmOrgJJeplw/T2axlUn9JmI/AAAAAAAAAzA/9oaqWmCwBhY/s1600/tumblr_m02l5wSEdP1qbxzbv.jpg[/img]

Ivan Terienkov : Selon nous, le "surhomme" est celui qui s'attache le plus à l'idée même du progrès, tant dans son comportement que dans sa mentalité, sa politique et sa philosophie.
En Occident, certains s'imaginent que le progrès consiste à avorter, à organiser des défilés nudistes et à tolérer l'autodestruction de son prochain par les futilités perverses du capitalisme.
Pour nous, c'est exactement le contraire : le progrès c'est se contrôler soi-même, se plier à la Raison avec une sagesse d'esprit aboutissant à un comportement vertueux : amour, chasteté, respect, altruisme, don de soi pour l'Etat et la collectivité.
Pour faire simple, le surhomme est un enfant qui refuse de manger le bonbon parce que cela donne des caries. C'est difficile au début, mais très facile voire systématique après. Et il n'y a que par cette voie là qu'on puisse atteindre le bonheur spirituel.
C'est un être fort puisqu'il maîtrise ses pulsions animales, c'est un être intelligent car il se sait assoiffé de travail et de vérités scientifiques, c'est un être heureux car cohérent mentalement, stable et structuré psychiquement, c'est un être digne car bon par essence et vertueux dans son existence.
Le surhomme n'existe pas, il faut donc profiter de nos avancées technologiques pour procéder à la vitesse supérieure en le fabricant nous-même. Utilisons la dernière arme digne dont notre corps dispose pour réaliser la Rédemption : le cerveau. Nous le mettrons plus que jamais en marche en vue de concevoir notre propre avenir, l'héritier de l'Humanité après son inévitable déclin : l'I.A.

Posté : mar. mars 27, 2012 3:54 pm
par Sovana
<center>[img]http://www.empireonline.com/images/features/100greatestcharacters/photos/16.jpg[/img]</center>

[quote]Mattiew Fronch : (Nous attendons votre signature). C'est une vision ma foi fort intéréssante. Il est vrai qu'un jour les IA deviendront indispensable pour traiter les flux de données bien plus rapidement que ne le feras jamais l'humain et nous envisageons de nombreuses applications. Néanmoins notre niveau technique ne nous permet aucune réalisation concrète. Peut être un jour un partenaria scientifique serait bénéfique à nos deux pays ? En attendant nous requiérons votre savoir faire en matière de planification. De base nous n'aimons pas l'idée de devoir nous insérer dans un système de compétition, nous préférons la coopération, mais n'étant pas autarcique pour nombre de mantières premières et de savoir technologiques nous y sommes obligés par la force des choses. Aussi nous aimerions connaitre les objectifs économiques généraux de la Rostovie, les moyens utilisés, les problèmes rencontrés et leur résolution, afin ensuite de l'adapter à notre territoire pour d'établir des plans économiques les plus efficients possibles et développer notre niveau productif et technologique pour assurer des services publics puissants. [/quote]

Posté : jeu. mars 29, 2012 4:01 am
par Vladimir Ivanov
[img]http://1.bp.blogspot.com/-SmOrgJJeplw/T2axlUn9JmI/AAAAAAAAAzA/9oaqWmCwBhY/s1600/tumblr_m02l5wSEdP1qbxzbv.jpg[/img]

Ivan Terienkov : Vous avez mal regardé, voyez, j'ai signé -il lui montra le document signé.
Concernant le partenariat scientifique lorsque vous serez au niveau, se sera un plaisir.

La planification est le premier pas d'une civilisation vers sa grandeur, et le premier de chacun de ses membres vers la dignité. Nous sommes heureux d'apprendre que votre volonté soit tournée vers la coopération universelle.
En Rostovie, nous pensons qu'en cas de crise grave ou de situation économique désespérée, la mise en place d'une économie de marché que "partiellement" gérée par l'Etat est obligatoire [HRP : NEP ordonnée par Lénine après la terrible guerre civile russe].
Mais sitôt le moteur rallumé, la collectivisation doit être imposée le plus vite possible : l'individualisme compétitif agit comme une drogue dans le psychisme humain il faut donc à tous prix le préservé de cette faiblesse au moyen si nécessaire de la coercition.
Dans notre monde, des morts pleuvent tous les jours. Pour être efficace en politique, il faut savoir sacrifier l'individu sur l'autel du Bien Commun, aboutissant de manière inévitable à la mort pour nombre des profiteurs du système économique qui a précédé la collectivisation. N'oubliez jamais : "quand l'acte accuse, le résultat excuse".
Nous insistons sur ce point très social et humain car il est indispensable. L'économie nous affecte tous en tant "qu'animaux sociaux". Il faut donc toujours considérer les thèmes biologique et éthique lorsque l'on aborde la science économique.
Lorsque les classes bourgeoises et leurs idiots utiles auront cessés de résister, viendra donc les choses sérieuses : la mise en commun de tous les moyens de production. Afin que tous les biens produits puissent bénéficier de manière juste -voire égalitaire- à tous.
L'absence de ressource naturelle n'est en soi pas un problème majeur. Car la vraie richesse potentielle d'un pays réside dans le cerveau de ses habitants. Je suis donc certains que vous réussirez votre développement sans nécessairement disposer sous vos terres telles ou telles réserves d'or ou de pétrole.

Le kirovisme en Rostoovie est étatiste... pour ne pas dire ultra-étatiste : puisque l'Etat est le peuple, puisqu'il est le pays, son origine, sa terre, son histoire et sa culture, puisque l'Etat est tout, alors il doit tout contrôler. Et c'est cette masse, celle d'une multitude de cerveaux en coopération qui a mené la Rostovie au rang de [url=http://img18.imageshack.us/img18/3314/economy2016big0033.png]première[/url] puissance économique mondiale.
L'étatisme est le seul garant du fonctionnement et de la survie du collectivisme économique et social. Tout vient de lui, et tout marche avec son soutien.

L'étatisme est exclu par beaucoup de pays du fait de certains de ses effets pervers : la déresponsabilisation individuelle qui conduit à la paresse ou au travail médiocre, l'absence d'efficacité et de flexibilité du fait de la lourdeur de la bureaucratie, l'absence d'innovations et de progrès quel qu'il soit en raison des monopoles et du manque d'esprit de compétition, le chômage déguisé et l'essor du travail au noir et bien-sûr l'absence de "libertés" individuelles.

_ La déresponsabilisation individuelle ne peut être provoquée que si l'étatisme survient dans une société culturellement déjà imprégnée de capitalisme. L'individu est paresseux parce qu'il ne voit pas où est son intérêt (égoïste) à faire un travail bien-fait.
En Rostovie, la culture est de notre côté : l'esprit de coopération n'empêche absolument pas le travail individuel de qualité puisque l'individu n'est pas perché sur son entre-cuisse ou son petit coeur sentimental, mais sur son cerveau : le seul organe véritablement raisonnable du corps humain. C'est d'ailleurs lui qui est rendu malade par les drogues administrées par la société individualiste occidentale.
L'éducation et la "justice préventive" se sont occupés de cette construction culturelle et psychologique pour la société. Ce qu'en Occident ils appellent "propagande" ou "bourrage de crâne", nous le désignons par "informations morales" et "savoirs constructifs".
Si vous voulez une collectivisation bien-faite, l'individu ne doit pas être forcé à s'y soumettre : il doit la vouloir de son énergie intérieure, de sa propre pensée.
_ la lenteur des décisions, alourdies par une bureaucratie aveuglément obstiné ne peut être considérée comme telle que dans des sociétés d'hypocrites où l'on suit des dogmes, mutées en quasi-superstitions idéologiques. Ces problèmes sont le plus souvent engendrés par l'intermédiaire d'une élite soucieuse de préserver ses intérêts propres. Là furent les conséquences inévitables suite à la fin du totalitarisme en URSR [HRP : régime communiste rostov de jadis, inspiré à la lettre de l'ex-URSS dans la vie réelle].
Une bureaucratie efficace pour un système économique à la fois souple et étatisé nécessite une élite pleinement soumise et contrôlée par ce même Etat tout-puissant. Une soumission totale à la fois physique (crainte) et spirituelle (amour).
Techniquement, la preuve de la réussite du modèle collectiviste rostov (où les hauts-fonctionnaires et membres du Parti sont tous fidèles et volontairement dévoués à l'Etat) est la mise en place de la "déconcentration" : l'Etat n'est pas un éléphant, grand, fort, viril et orgueilleux mais lent, lourd, paresseux et... peu ingénieux. L'Etat est une pieuvre géante : intelligence, puissance et ruse. Les tentacules de la pieuvre étatiste gèrent l'économie rostove dans sa quasi-totalité, mais s'amincissent au fur et à mesure qu'elles s'éloignent du corps central. Ainsi, tout en restant liées au cerveau de ce membre névralgique et commandeur qu'est la tête de la pieuvre, les tentacules, images des "sous-traitants" de l'Etat et petits gestionnaires régionaux, s'occupent d'une région éloignée au niveau d'une grande échelle (petite zone) avec une plus grande clairvoyance : la pieuvre connait les enjeux régionaux et leurs changements, elle s'adapte plus vite aux conditions locales. C'est une application modérée du principe de subsidiarité.
_ "l'immobilité" du progrès technique est un signe annonçant la présence des deux précédents problèmes. L'individu est paresseux et n'a pas envie d'apporter plus pour son peuple, et la bureaucratie est "éléphantesque". Il suffit de remédier à ces deux problèmes en bouleversant la mentalité populaire par la force (crainte) et surtout l'éducation (connaissance) -les deux ne vont jamais l'un sans l'autre, et en adaptant le système étatique en déconcentrant ses activités.
Plus concrètement, en Rostovie, nous avons des comités de surveillance et des agences de soutien au progrès technique. Ce dernier est une véritable priorité pour notre gouvernement et naturellement, le refus d'un de nos directeurs à apporter une touche d'innovation matérielle dans son établissement de production est sévèrement puni si l'enquête judiciaire réalisée par le NKRD prouve la responsabilité du directeur en question. L'agence de soutien est la concrétisation même de l'idée de coopération. Elle est chargée de répartir les progrès à tous les établissements qui n'en n'ont pas encore bénéficié. Malgré tout cela n'empêche pas les établissements accusés de retard d'être sanctionnés.
Nous prouvons alors que les monopoles peuvent soutenir efficacement le progrès technique lorsque leur gestion est dirigée raisonnablement par un Etat puissant, malin et clairvoyant.
_ le travail au noir existe en Rostovie mais d'une mesure infiniment moindre à celle des années 1990. L'URSR s'est effondrée sur ses contradictions, là où l'URKR a émergé sur ses cohérences. Le travail au noir a commencé à décliner dès l'accession au pouvoir de Vladimir Kirov, et s'est littéralement effondré ces dernières années. Le rostov lambda ne voit absolument pas l'intérêt de se mettre à gagner de l'argent illégalement : il risque tout simplement la déportation à vie pour des compensations trop réduites par rapport aux risques encourus. C'est ce qu'on appelle en langage économique : "la désutilité marginale" du travail au noir.
Bien-sûr, l'âme et l'esprit de ce même individu sont orientés de telle façon qu'il arrive par lui-même à distinguer ce qui est Grand et juste, de ce qui est bas et sale.

[url=http://www.simpolitique.com/post144541.html#144541]Le collectivisme rostov[/url] est spécifique à notre pays. Mais vous avez des remodelages circonstanciels à faire pour un "collectivisme à l'azudienne".
Il est important que vous sachiez également que le travail en Rostovie, lorsqu'il est physiquement possible pour le citoyen, est obligatoire. Les agences et comités d'Etat s'occupent de l'individu du berceau au cercueil : s'il est au chômage après ses études, il sera conseillé, soutenu et envoyé dans les secteurs demandeurs. A ce titre, notre collectivisme peut être considéré comme plus "flexible" que le capitalisme ultra-libéral. Une efficacité à faire rougir les plus grands et honnêtes intellectuels du Liethuviska ou du Wapong.

Voulez-vous plus de précisions sur des sujets plus précis concernant notre système économique ?