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Posté : mar. juin 07, 2011 7:23 pm
par Siman
<center>SOMMET DIPLOMATIQUE
POUR
L’AMITIE COTO-MAKIRANE
Il était un peu de plus de 9h30 à l’aéroport international d’Onutaga quand l’avion des délégations esmarkiennes et cotonaises foula le tarmac de la capitale de la Principauté Makirane. Une délégation de plusieurs dizaines de membres était entrain de descendre les escaliers de l’avion avant de prendre des véhicules et de partir en direction du Palais princier du Makiran Oriental. La sécurité était au maximum tout au long du trajet afin de s’assurer à ce qu’aucuns débordements ne puissent arriver, ce qui pourrait sérieusement nuire aux futures relations entre les deux peuples : cotonais et makirans. L’initiative de cette réunion était raksasane, mais au final, cela importer peu, l’urgence était autre : garantir une pacification des relations entre les deux territoires. Qu’il s’agisse des raksasans ou des esmarkiens, il n’était pas question de permettre la création d’une nouvelle zone de conflit dans la région, à la frontière entre le Makiran Oriental et le Cotan, devenu indépendant depuis le référendum du 8 Avril. La délégation était donc aux portes du Palais princier, une foule non négligeable était présente, tenue avec attention à distance par les forces de l’ordre. Le Ministre des Finances de l’Empire du Raksasa était présent, et assurer la fonction de représentant de l’Empereur pour ce sommet diplomatique d’une grande importance. Il allait être notamment question de la mise en place de plusieurs programmes communs aux deux peuples. Le Ministre s’avança, salua ses homologues, prit le temps de s’exposer en serrant la main des dirigeants esmarkiens et cotonais avant de s’engouffrer dans les couloirs du Palais. Une fois installée dans la salle de réception du bâtiment, il était venu l’heure d’entamer les discussions.
S.E Gamawan Fauzi :
Ce premier sommet pour la réconciliation entre le peuple cotonais et le peuple makiran est d’une importance cruciale, et il est pour nous révélateur d’une chose : ni l’Esmark, ni le Raksasa n’ont la volonté de laisser cette région du Monde en proie à des conflits ethniques, économiques, militaires, sociaux ou humanitaires. L’Esmark apportera une contribution financière pour la reconstruction et le développement de la région, mais j’aimerais que l’on discute ensemble de la possibilité de faire des projets communs entre nos pays afin de permettre le tissage d’un lien fort et indestructible à l’avenir entre ces deux peuples.
Posté : mar. juin 07, 2011 7:40 pm
par Soiouz
Les deux délégations semblaient crispés dans un milieu où elles ne se sentaient pas à l'aise. La délégation esmarkienne semblait néanmoins plus sûre d'elle pour ces négociations. Elle était menée par Rosa de la Huerta, Conseillère aux Relations Internationales. Se trouvait également présent le Conseiller aux Finances Républicaines car ce sommet allait encore être une histoire d'argents, "comme d'habitude".
La délégation cotanaise n'était menée par Luis Demoka-Perez en raison de sa candidature à la présidentielle. C'était une femme, totalement inconnue, qui était chargé de représenter la jeune république; son nom, Sonia Talavi.
Rosa de la Huerta prit la parole :
Rosa de la Huerta : vous avez raison sur le point que un nouveau conflit ne serait guère profitable à la nouvelle république du Cotan et à la principauté du Makiran. Cela parfois pour de simples raisons matérielles : le développement de ces deux nations va coûter suffisamment cher à l'Esmark et à son peuple même si celui-ci l'accepte sans problèmes pour qu'on évite une nouvelle guerre.
Nous ne savons pas comment est la situation pour les cotanais qui ont décidé de rester au Makiran mais sachez par avance que les makis sont parfaitement respectés au Cotan, ils présentent même un candidat à la présidentielle.
Je laisse maintenant s'exprimer ma collègue cotanaise.
Sonia Talavi : nous ne sommes pas opposés en soit à travailler sur des projets communs. Nous voudrions juste savoir quels sont les projets qui vous viennent à l'esprit.
Posté : mar. juin 07, 2011 7:48 pm
par Siman
<center>S.E Gamawan Fauzi :
Il n’y a aucune statistique ethnique au Makiran Oriental, il s’agit là d’une volonté profonde du Gouvernement métropolitain afin de ne pas permettre une stigmatisation des individus membres d’une communauté minoritaire dans la Principauté. Je crois donc que le respect auquel chaque être humain à droit est parfaitement respecté.
Il serait judicieux d’axer nos efforts sur de la symbolique plus qu’autre chose. Dans le fond, l’utilité du bien n’est pas ce que nous recherchons, ni vous, ni moi. Il faut permettre à ces deux peuples de se raccrocher à des valeurs communes, à des « choses » qui peuvent être un facteur de rassemblement. Ces deux peuples ont vécus ensemble, en plus ou moins harmonie pendant des siècles, je ne crois pas que cette amitié ait pu s’évanouir l’espace de quelques semaines, on n’efface pas des siècles d’histoire en un seul vote au cours d’une seule journée. Pour cela, pour permettre l’édification de valeurs et de symboles communs, il n’y a rien de plus évident que l’argent. Je propose donc pour commencer la constitution d’un Fond d’Investissement Souverain pour l’Amitié Coto-makirane (F.I.S.A.C.M). L’Empire du Raksasa y apportera une dotation annuelle de 250 millions d’euros. Ce Fond servira à la création d’activité culturelle, de manifestations culturelles ayant pour but le rapprochement et la sauvegarde de l’amitié entre nos peuples. Je propose également que ce fond permette le financement de plusieurs institutions, du type : Musée d’Arts Coto-makiran, Académie des Sciences Coto-makirane, Festival du Cinéma Coto-makiran etc.
Posté : mar. juin 07, 2011 8:14 pm
par Soiouz
Tandis que Sonia Talavi tiquait et manquait d'éclater de rire sur le mythe de l'harmonie entre les deux peuples et leur profonde amitié au cours de l'histoire, Rosa de la Huerta prit la parole :
Rosa de la Huerta : l'Esmark mettra dans ce fond 200 millions d'euros à travers notre bureau d'investissement au Cotan. Ces 200 millions seront prélevés sur les 4 milliards que nous donnons au Cotan jusqu'à ce que son développement ait rejoint le nôtre ce qui ne devrait pas prendre trop de temps relativement parlant.
Nous acceptons ces différentes formes de culture tant que dans le cas des musées, il y en ait un de permanent dans chaque pays; et dans le cadre des festivals, il y ait une alternance.
Cela pourrait également servir à des manifestations sportives. Dans ce cas-ci, nous ne savons pas encore si il vaut mieux faire des derbys entre les meilleures équipes ou bien même des championnats communs. Nous préférons pour notre part la solution des derbys qui nous semble la plus simple.
Posté : mar. juin 07, 2011 8:22 pm
par Siman
<center>S.E Gamawan Fauzi :
Vous pouvez prendre cet argent où vous le souhaitez, l’important pour nous c’est de permettre la concrétisation de ces projets. Avec un peu plus de 450 millions d’euros par an de dotations, je pense que ce Fond connaitra un réel succès et une réelle utilité. Il se doit de devenir un intermédiaire entre les deux peuples. Pour ce qui est de l’harmonie, oui je le confirme, je maintien le terme. Et pas plus tard que lors de l’invasion esmarkienne, j’ai eu connaissance d’un grand nombre de cotonais qui n’étaient du tout en accord avec cette intervention, ce qui était le cas de 100% des Makis. Donc oui, même si la représentante du parti cotonais peut éclater de rire face à cela, les faits sont là. Et au contraire, je ne crois pas qu’une telle attitude aidera nos pays dans l’effort de réconciliation qu’ils souhaitent faire. Donc s’il s’agit pour les cotonais d’être sur cette ligne politique là, il est inutile d’aller plus loin. Nous avons mis un point d’honneur à ce que cette transition se passe dans d’excellentes conditions avec la meilleure volonté possible, nous attendons des retours pour récompenser, oui je le répète, récompenser cette attitude. Peu de pays dans le Monde auraient eu l’honnêteté et le courage d’organiser un vote qui était, à l’origine, voué à l’échec pour eux. Si Madame Talavi s’amuse de cela, nous nous en souviendrons à l’avenir.
Posté : mar. juin 07, 2011 9:06 pm
par Soiouz
Sonia Talavi : bien je pense que c'est à moi de répondre.
Déjà je serais ravi de voir vos 100% de makis contre vu que certains makis ont souhaité rester au Cotan plutôt que d'émigrer au Makiran. Nous ne nions pas en revanche le fait que tous les cotanais n'étaient pas pour l'intervention esmarkienne, même si une grande majorité (un peu moins de 3 sur 4) la soutenait. Même nous ne la soutenons pas dans sa forme, mais dans son fond.
Ensuite, oui je tique sur "l'harmonie et l'amitié qui a toujours lié nos peuples", propos que je considère quasiment comme de la négation de l'histoire. Notre peuple a été opprimé par le peuple maki sous la régime de la principauté, nous étions destinés à n'être que des bêtes de travail. Notre mouvement a toujours été clandestin, nous avons été poursuivi alors que nous ne demandions qu'à discuter, j'ai de nombreux amis qui sont morts pour la cause cotanaise, je continue ? Donc, non, ne venez pas nous la jouer sur le couplet d'un archipel constitué de peuples qui se tiennent par la main pour aller vers un monde meilleur. Le référendum n'a été accepté que parce que notre cause, avec l'invasion esmarkienne, est devenu un problème international et que ceci était la solution la plus simple.
Maintenant que la parenthèse historique est terminé, oui nous souhaitons en revanche pouvoir dans l'avenir, compter sur nos voisins makirans comme ils peuvent compter sur nous. Dans l'avenir, nous pouvons j'espère pouvoir parler d'harmonie et d'amitié entre nos peuples mais pas dans le passé. Le Cotan ne souhaite pas être l'ennemi du Makiran et son rival, bien au contraire. Rien que le fait que nous soyons ici montre bien nos intentions pour le futur de nos nations.
Posté : mar. juin 07, 2011 9:14 pm
par Siman
<center>S.E Gamawan Fauzi :
Certains n’ont pas souhaités quitter le Cotan parce que ce territoire était partie prenante du Makiran oriental, et qu’il serait, d’après eux, socialement déplorable de quitter ce territoire. Il n’est pas interdit de se plaire dans un territoire historiquement hostile vous savez Madame. Pour ce qui est de la question de l’invasion esmarkienne, il est vrai que 45 000 soldats raksasans morts pour votre liberté, pour votre souveraineté, c’est en effet une invasion juste et efficace. Si votre pays est libre à l’heure actuelle, l’intervention esmarkienne n’y est pour rien du tout, et vous le savez autant que moi. Notre Armée est la troisième armée mondiale, notre pays dispose d’une capacité de population 100 fois supérieures à celle de votre région, croyez vous vraiment que nous avons autorisé ce referendum suite à votre révolte ? Vous plaisantez j’espère ? Nous avons agis en dirigeants responsables, qui n’avaient comme soucis que de préserver la paix dans la région, ce qui n’est pas le cas de tout le Monde. Mais votre mouvement était clandestin, oui je suis au courant, il l’était encore il y a 2 semaines, et désormais, il est autorisé et vous êtes au pouvoir, de quoi oseriez vous vous plaindre ? Ensuite, le referendum, 1 cotonais sur 2 à voté pour, il en reste donc encore la moitié à convaincre, donc pour l’unanimité, on repassera vous voulez bien. Je garde néanmoins espoir que cette réunion ne se termine pas en queue de poisson par votre manque de reconnaissance à l’égard de mon pays, sans qui, avouez le en toute honnêteté, vous ne seriez pas là à profaner de tels propos à notre encontre.
Posté : mar. juin 07, 2011 9:28 pm
par Soiouz
Sonia Talavi : c'est amusant, dans mes souvenirs tous les makirans avaient accès à ce référendum et non pas seulement les cotanais. Vous savez aussi bien que moi que nombre de makis sont allés voter contre pour éviter une séparation de l'archipel. Les cotanais, et ici je parle du peuple, ont voté leur indépendance à une grande majorité.
Ensuite, je suis désolé, mais si certains makis n'ont pas quitté le Cotan, c'est car ils se sentent plus proches de nos sensibilités politiques, quel mal y a-t-il à reconnaître ça ? Certains cotanais ont préféré rester au Makiran car ils se sentent plus proches de la principauté. Les makis qui ne voulaient pas devenir cotanais sont partis, peu leur importait que le pays leur semble plaise ou non.
Nous ne disons pas que l'invasion esmarkienne nous a libéré, nous vous remercions une nouvelle fois pour avoir accepter cela. Nous disons que l'invasion esmarkienne a montré aux yeux du monde comment les cotanais vivaient et ce qu'ils subissaient. Et oui, je pense que le fait que les cotanais, passés si près de l'indépendance, ne se taisent pas et continuent la lutte en plus de vos difficultés internationales à ce moment-là vous ont fait plier. Vous savez aussi bien que moi les difficultés à détruire un mouvement clandestin qu'on soit la troisième armée du monde.
Posté : jeu. juin 09, 2011 4:05 pm
par Siman
<center>S.E Gamawan Fauzi :
La démocratie implique u vote secret Madame, je n’ai moi-même aucune idée du vote des cotonais, ni aucune idée du vote des makirans qui se sont rendus sur place. Si vous avez des informations sur le sujet, je serais le premier heureux à connaître le vote des communautés tout en sachant que pour nous le vote est secret et que nous n’avons aucune manière ni aucune tactique pour connaître le vote d’individu libre. Mais peut être que le terme d’individu libre et de vote secret n’a pas encore fait totalement son apparition dans le Cotan « indépendant ».
Madame, Madame, je vous en prie, n’entrez pas plus longtemps dans le discours démagogue de vos collègues du parti unioniste cotonais. Je vais donc être dans l’obligation d’effectuer encore une fois une explication pédagogique pour me faire comprendre. Dans un pays libre, avec des élections libres et une bonne cohésion nationale, connaissez-vous le mode de fonctionnement des individus qui vivent dans ces pays là ? Généralement, ils respectent le résultat d’un vote, ils n’ont donc pas besoin de s’enfuir à l’étranger. Donc oui, si le Cotan est « libre », votre parti politique n’est en rien dans la décision de rester de certains makirans, comme dans celle de partir de certains cotonais. Ne nous lançons pas dans une bataille de chiffre, le Soviet suprême à toujours tendance à exagérer encore un peu plus une minorité afin d’en faire une majorité.
Pour ce qui est du refrain sur votre force et votre capacité à faire craquer l’Empire, je ne vais pas m’y arrêter, beaucoup ici ont déjà eu un fou rire à l’évocation de vos propos. Mais je vous en prie, revenons à la réunion qui fait que nous nous rencontrons aujourd’hui. Je note l’envie des dirigeants cotonais de se rendre à cette réunion en envoyant une militante rencontrer le Ministre des Finances du pays qui va recevoir dans quelques mois le Sommet du G8, si cela n’est pas une provocation, j’attends d’en voir plus.
Que proposez vous, en dehors de ces querelles intestines qui nuisent à tout le monde, pour conforter les relations pacifistes entre les peuples car jusqu’à présent, c’est l’argent du Raksasa et les neurones du Raksasa qui permettent à cette réunion de survivre, et surement pas un grand effort d’écoute de votre part madame.
Posté : jeu. juin 09, 2011 4:15 pm
par Soiouz
Sonia Talavi : vous savez les sondages après coup, cela existe mais apparemment pas chez vous. Votre pays me paraissait pourtant assez développé. Quand on a un certain nombre de résultats qu'on estime être représentatifs, il n'y a aucune difficulté à pouvoir en tirer des chiffres.
Que vient faire le Parti Unioniste dans cette histoire alors que nous ne l'avons pas évoqué ? Et que vient faire la réunion du G8 à laquelle vous partcipez ? Peu nous importe.
Sachez pour information que j'ai été choisi à la quasi-unanimité par le Gouvernement d'Union Nationale Cotanais donc si vous estimez que je n'ai pas ma place ici, vous estimez donc que notre gouvernement n'a pas sa place ici. Tout comme vous, nous pourrions très bien repartir, nous n'allons pas nous laisser insulter par quelque pays que ce soit, soit-il un des pays les plus puissants du monde.
Vous avez proposé la culture, nous avons proposé le sport, un partout niveau propositions. Vous n'avez d'ailleurs pas répondu à notre proposition.
Nous sommes déçus de votre attitude. Vous appelez au pacifisme mais pour l'instant vous avez tout fait pour que ce sommet échoue en nous provoquant consciemment et inconsciemment.
Si vous voulez d'autres propositions, nous pouvons maintenant partir sur la question des passages des frontières pour nos citoyens respectifs. Nous pouvons partir sur une coopération possible de nos forces de sécurité afin d'éliminer la vermine mafieuse qui s'installe dans toutes les zones post-conflits. Nous pouvons parler d'échanges commerciaux. Ce ne sont pas les sujets qui manquent.
Pour le passage des frontières, nous sommes pour un passage libre. Tant qu'un citoyen a ses papiers en bonne et dû forme, il peut sans soucis passer de l'autre côté. Cela permettra de pouvoir réunifier régulièrement les quelques familles présentes des deux côtés.
Au niveau de la traques des réseaux mafieux, puisque nous en évoquons l'idée, c'est que nous y sommes favorables.
Et enfin, les échanges commerciaux dépendent plus de notre développement futur donc il est peut-être encore un peu tôt pour évoquer ce point, nous le reconnaissons.