Page 1 sur 1

Posté : lun. juin 06, 2011 8:08 am
par Amaski
<center>UNE SECONDE DE PAIX POUR UN MILLENAIRE DE GUERRE

[img]http://img803.imageshack.us/img803/6218/schwerinapollon.jpg[/img]</center>

Peut-on sauver l'humanité? Peut-on la libérer de sa nature destructrice et guerrière? En presque cinquante mille ans, l'Humanité n'avait jamais su sortir de sa passion pour la guerre et la destruction, pour sa volonté d’anéantir tous ce qui l'entourait au nom de quelques idées vagues, au nom de rois et de droits naturels sur des choses qui appartenaient à tous. Le Viek Kong fut un de ces lieux au Monde ou la paix et la prospérité étaient des souvenirs d'un temps passé et ou on pouvait gagner la conviction que l'homme fut par nature mauvaise et que rien au Monde pouvait durablement l'éloigner de sa nature destructrice. La guerre, toujours la guerre et pour quoi ? Pour un territoire. L'Eran dans son aveuglement idéologique avait envahi ce territoire alors qu'il fut évident que le socialisme, oui même le libéralisme du Wapong furent que des vulgaires mensonges visant à justifier la mise en place d'une structure répressive contre la réelle liberté des humains.

Gorun Sun savait que le Viek Kong fut par définition dans une situation de statut quo. Quelque soit le gagnant de cette guerre, le pays serait dévasté et dominé par une élite incompétente ce qui pour des décennies à venir n'améliora pas la situation du pays. Le Wapong croyait réellement qu'il suffisait de mettre en place un mouvement de résistance national pour sauver un pays alors qu'il fallait voir bien plus en avant et en profondeur. Il ne suffisait pas de libérer le territoire, il fallait aussi libérer les esprits des humains pour leur permettre de construire un vrai avenir digne de ce nom. Le Wapong voyait trop dans le proche avenir, il lui manquait la vision sur un siècle voir un millénaire. Sun décida donc qu'il fut temps d'apporter un peu de lumière dans cette obscurité barbare entretenue par l'Eran et le Wapong au détriment du peuple viek. Ce furent plusieurs centaines de tarnois qui furent envoyés au Viek Kong avec une mission très simple : offrir de l'aide. Les paysans qui acceptaient l'aide, seraient instruits dans l'agriculture moderne pour permettre d'augmenter leur rendement agricole pour mieux nourrir leurs familles. Il avait également des tarnois prêt à aider à construire des irrigations et à créer de nouveaux champs. Le but fut que les paysans viek puissent progresser dans un pays martyrisé par la destruction et la guerre. On envoyait également des philosophes qui devaient offrir aux chefs locaux leurs services pour leur donner des conseils dans l'art de gouverner et d'administrer pour permettre à ce que les régions et vallées soient mieux gérés. La rénovation spirituelle de ce pays ne pouvait pas avoir lieu tant que les gens avait faim et que leurs dirigeants ignoraient tout sur l'art de la gouvernance et de l'administration.

La délégation fut aussi composée par des nombreux musiciens. Ce pays meurtri par les guerres et les souffrances avait besoin d'un moment de plaisir et donc ce furent des joueurs de lyres qui avait le devoir de parcourir le pays pour jouer dans les villages et ainsi réjouir les humains dans ces villages pour quelques heures et leur ouvrir le Monde de la musique. Dans un pays ou seule la violence pouvait être entendue, ou le seul son fut celui des balles, il fut temps qu'un son plus simple, noble et donnant du bonheur fasse son chemin dans ce pays ravagé. Ce sont les chants antiques qui devaient résonner dans cette contrée qui fut le jouet des grandes puissants et qui servait aux yeux des grands uniquement comme un champ de bataille. Une seconde de musique pour un millénaire de guerre, ce fut peu mais au moins quelque chose.

Est-ce que l'Humanité peut être sauvée ? Probablement que pas car la nature des humains les encline à haïr le beau et suivre la guerre et misère. C'est une race auto-destructive mais dans cette mer de force de destruction, il avait des îles de paix, de musique et aussi de compréhension entre humains. Des lueurs d'espoirs qu'une autre humanité fut possible en dehors des guerres et de la haine. Un petit espoir face à la dure réalité de la guerre.