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Posté : mar. mai 03, 2011 7:05 pm
par Sir_Ulric
[f25][center]Le Codex de Roumalie
Non-exhaustif[/center][/f25]
Posté : mar. mai 03, 2011 7:24 pm
par Sir_Ulric
[center][f25]Grimoire encyclopédique
Résumé
Étendard national
[img]http://img15.hostingpics.net/pics/367067tandarddeRoumalie.png[/img]
Positions géographiques
A-19 (Roumalie métropolitaine)
A-17 (Mokrekyovie)
A-22 B (Simbokie-Est)
A-10 C (Jiyi)
Nom du pays
Roumalie
Appellation officielle
Grand-Royaume de Roumalie
Forme d’État
Monarchie absolue sous Mandat du Ciel
Chef de l’État (2023)
Sa Sage et Céleste Majesté Cheng Tsu-Tao le Grand
Gentilité
Roumalien, Roumalienne
Idéologie politique
Traditionalisme/Patriotisme
Fête nationale
26 mai
Démographie (2023)
146 691 243 habitants
Répartitions ethniques (2023)
Kiyu (Mandchou) : 83%
Kai (Han) : 11%
Nûkuda (Nippon) : 5%
Dakan (Zhuang) : 1%
Langue(s) officielle(s) (2023)
Mandarin littéraire : 100%
Langue(s) non-officielle(s) (2023)
Mokre (Japonais) : 4%
Dakan Khmer (Khmer) : 1%
Devise
Fidélité, Discipline, Tradition
Capitale
Rouziwu
Monnaie
Roumis d’argent
Ru : Piécette en argent
Roum : 10 Ru=1 Roum; pièce moyenne
Roumis : 10 Roum=1 Roumis; grosse pièce
Lingot : 10 Roumis=1 lingot
*Après, il y a des lingots exceptionnels, qui sont d’une grosseur hors norme, et qui peuvent valoir plus de 10 Roumis. Ceci est pesé à la balance et soumis à des contrôles rigoureux pour certifier l’authenticité de l’argent.
Taux de change (2023)
1€=50¥
Unité de mesure
1 Li=0.4158 Km
(0.25837 Miles)
Chant national (hymne)
https://www.youtube.com/watch?v=qe6i53_dM1g
Paroles :
C’est consolidés, fortifiés, que nous guerroyons à l’unisson,
nous pourfendons, que nous parons, et préservons;
avec droiture et discipline, nous suivons, adversité comme bonté,
notre Père qui est Nation, notre royaume qui est bastion.
Unis en Frères, nous triompherons, ou périrons, sans autre condition.
Réglementation des croyances (2023)
Religion(s) d’État
Confucianisme : 90.1%
Religion(s) libre(s)
Dongba: 4.2%
Bouddhisme : 3.1%
Bön : 1.1%
Taoïsme : 0.7%
Shintoïsme : 0.5%
Qing-jing : 0.3%
*Toutes les autres formes de religions sont prohibées et fermement condamnables*[/center]
[quote] Abrégé législatif
Droits fondamentaux
Liberté d’expression : Garantie (Excepté sur la personne du souverain)
Liberté de presse : Encadrée
Liberté de rassemblement : Garantie
Liberté d’association : Encadrée
Liberté de culte : Non garantie
Droit de grève : Non garantie
Droit d’entreprendre : Non garantie
Droits des femmes : Garantie
Droits des enfants : Garantie
Droits des animaux : Garantie
Législation sur les mœurs
Majorité : 18 ans
Divorce : Toléré
Relations sexuelles hors-majorité : Interdites (sauf cas de mariage prononcé)
Relations sexuelles hors-mariage : Tolérées
Relations extra-conjugales : Interdites
Relations et mariage consanguins : Interdits
Polygamie : Interdite
Contraception : Tolérée
Avortement : Interdit (sauf cas de viol)
Homosexualité : Tolérée uniquement dans la sphère privée, mais illégale dans celle publique
Mariage et adoption homosexuels : Interdits
Transsexualisme : Interdit
Exhibitionnisme : Interdit
Prostitution : Interdite
Métissage : Tolérée (Moralement désapprouvé)
Pornographie : Interdite
Jeux de hasard : Autorisés
Sectarisme : Interdit
Port du la natte royale : Obligatoire
Législation sécuritaire
Armes à feu : Vente, possession et port interdits
Torture : Autorisée (sous jugement d’une autorité magistrale)
Peine capitale : En vigueur
Offense au Souverain : Interdite
Espionnage domestique : Interdit
Autres législations
Clonage : Interdit
Recherches génétiques : Interdites
Organismes génétiquement modifiés : Interdits
Consommation d’alcool : Autorisée; alcool fort interdit
Consommation de drogue : Interdite
Consommation de tabac : Interdite
Esclavagisme : Interdit
Examens mandarinaux : Obligatoires pour accéder aux fonctions administratives
*Droits garantis dans les limites fixées par la loi*[/f25]
[/quote]
[center]Compendium(s)[/center]
Portail sur la religion
Néoconfucianisme
Historique et description:
À l’origine, le Dongba et ses chamans appelés Hommes-sages guidaient le peuple dans ses choix moraux centrés sur la préservation et le respect de la Nature. Par la suite, le Dongba a laissé sa place à des prophètes, dont un seul correspondait à la description des Hommes-sages, soit Confucius « Kong Kiu » qui formèrent en cohésion une nouvelle philosophie baptisée Néoconfucianisme.
Déité :
Un être divin portant le nom de Harmonisateur cosmique (Yuzhou Fanying), considéré neutre-bon, surnommé Puits de sagesse, créa l’univers, l’Homme et les éléments (Eau, Feu, Terre, Air et Éther). Dans les anciens écrits, Il endosse le titre de Ciel, voire Cieux, en référence à sa perpétuelle omniprésence.
Symbole :
Le Taijitu (sphère du Yin et Yang) représentant l’Équilibre et la place de chacun dans la société au sein de l’unité cosmique. Il est l’emblème de la dualité de l’Homme, de sa capacité à choisir en bien ou en mal.
Dans les coutumes, les clercs, quels qu’ils soient, revêtent un costume identifiable aux teintes représentatives de leur rang. Le niveau du porteur est d’abord défini par la pureté de sa couleur (du foncé au clair), puis par le Rite de Consécration qui commémore la passation d’un grade à l’autre et octroie une attestation officielle, signée par le maître d’un monastère et par le fonctionnaire de la communauté civile à portée. Ce costume est spécifiquement religieux et les profanes ne peuvent l’enfiler.
Ce vêtement conjugue à la fois le kesa bouddhiste et la toga praetexta urbaine.
Tolérance :
Religion monothéiste «néoconfucéenne» (90,1% de la population roumalienne en 2028)
Pour les néoconfucéens, il n’existe, contrairement à la majorité des peuples makarans, qu’une divinité suprême. La multitude de dieux païens représentés par les autres civilisations sont en fait, selon le dogme, des tentatives perceptives (erronées) d’humanisations et de personnifications du démiurge par des esprits naïfs. Grâce à cette perspective, les Roumaliens tolèrent davantage une coexistence avec ceux qui morcellent involontairement leur divinité en domaines de prédilection aux mille visages et sagas. De plus, les fidèles néoconfucéens préfèrent convertir pacifiquement les confus par le dialogue…
Ouvrage sacré, conception du monde :
Les enseignements de Confucius et les annales sur lamelles de bois (Préceptes originels) de l’Harmonisateur cosmique (démiurge) s’unissent sous un ouvrage que l’on nomme coutumièrement Le Codex de la Voie, qui compile tous les textes de référence à la fois du Fondateur et de Confucius. C’est toutefois plus particulièrement dans le Recueil des Origines que les théologiens apprennent la manière dont l’Univers est conceptuellement imbriqué et divisé par leur divinité. Ça se résume comme ceci par trois couches : Le Monde astral, le Monde éthéré et le Monde vivant. Ces «dimensions» se définissent par un alignement : Bon, neutre et mauvais.
Ce livre est l’équivalent de la Bible ou du Coran pour les Roumaliens, et incarne l’héritage compilé de tous les tomes dogmatiques du courant philosophique et religieux du pays.
Cérémonies et festivités :
Rite de l’encens
La méditation (l'équivalent de la prière)
Fêtes religieuses:
- Commémoration des ancêtres (honorer leur mémoire)
- Nouvel an ...
Bâtiments religieux :
Temple (situé dans la capitale à Rouziwu) : Lieu national de culte et de cérémonie dédié à la déité. Également réputé comme conservatoire, lieu d’étude et destination principale des pèlerinages en sa qualité de première construction sacrée symbolique du néoconfucianisme. Les Initiés peuvent aussi apporter leurs offrandes de vivres, mensuelles et volontaires, en guise de remerciement au créateur pour ses bénédictions et pour assister ceux qui enseignent et travaillent à l’édification des fidèles qui portent le titre d’Homme-sage, ou de clerc.
Sanctuaire (dans chaque communauté situé face à l’intendance) : Lieu local de culte et de cérémonies sous l’égide d’un Maître, à l’instar des philosophes. Telles les cloches occidentales, le gong retentit pour l’appel des fidèles une fois par phase lunaire1 (dernier quartier, premier, pleine, nouvelle lune), soit approximativement une fois tous les sept jours.
1 La nature a une importance capitale dans la mentalité grâce à l’influence du Dongba. La nuit représente le repos (pas seulement la mort qui est une forme de repos), le calme, la contemplation, c’est aussi une source d’inspiration. La lune rappelle le symbole du Néoconfucianisme, le Yin et le Yang.
Monastère (parsemé dans la Roumalie entière, en retrait des centres urbains) : Refuge cénobitique où de petites communautés fermées accueillent les désireux d’approfondir l’enseignement de Confucius dans l’apprentissage des Voies de l’Harmonisateur cosmique. Les moines y vivent et travaillent dans le perfectionnement et la compréhension des traditions anciennes ainsi que le maintien de la communication spirituelle. Les monastères font également état de séminaires pour les futurs clercs des sanctuaires après un minimum de cinq ans d’études. On reconnaît la hiérarchie disciplinaire par les couleurs du foncé au clair des porteurs. Les moniales sont quant à elle réunies dans des monastères féminins, de l’initiée à la sage. Un grade spécifique est octroyé à la moniale responsable de l’établissement et du cheminement des disciples à sa charge, elle est appelée simplement la Matriarche. Même si les femmes peuvent devenir maîtresses d’un monastère féminin, les fonctions cléricales hors systèmes monastiques sont réservées aux hommes en corrélation avec l’ordre social.
Hiérarchie :
Ancien : Au sommet de la hiérarchie, le roi est le chef du culte.
Sage : Érudits, ou particuliers enrichis d’expériences servant d’exemple aux autres (Clerc, Maître, Moine, nonnain etc.).
- Pèlerin(e) (Moine, nonnain)
- Éveillé(e) (Moine, nonnain)
Initié(e) : Novice, toute la population roumalienne
Confus(e) : Incroyants ou déviants à la doctrine.
Philosophie et principes:
Valeurs :
Il existe cinq valeurs prioritaires associées à chacun des éléments dont les initiés doivent faire preuve tout au long de leur apprentissage et mettre en pratique dans leur vie afin d’être un individu accompli dans la société:
- TERRE : Tempérance
- AIR : Prudence
- EAU : Loyauté
- FEU : Bravoure
- ÉTHER : Charité
Cosmogonie :
Le créationnisme selon le Codex de la Voie se relate comme suit : Yuzhou Fanying n’a ni commencement ni fin, indéfinissable matériellement et temporellement, essence vitale de toutes substances, incarnation de l’universelle sagesse. Il créa l’univers dans la tridimensionnalité, inventa les éléments, procéda à leur extraction et les façonna. Sculptant le monde de par-delà d’imperceptibles limites, il éparpilla poussière et débris (météores et comètes), donna naissance aux flambeaux (étoiles) lumineux et délivra de son emprise des habitats (planètes) variés, dont l’un destiné à établir son accomplissement. Puis le Fondateur s’interrompit et contempla son chef-d’œuvre inachevé, avant d’insuffler de toute part sur sa favorite (La Terre) les semences de la vie. Constatant l’intégralité des richesses qu’Il modela, il remarqua encore un manquement, le parachèvement de son œuvre, la cime de son Équilibre. C’est alors que Yuzhou réfléchit, et martela finalement un nouvel être doté de suffisamment de conscience pour capter, apprendre et comprendre. Un catalyseur (réceptacle) de la sagesse pourvu de la capacité à décrypter et sauvegarder le système naturel et divin de la balance élémentaire…
Conceptualisation de l'Univers
La Tridimensionnalité du Ciel est divisée en trois plans :
1-Monde astral : Plan d’existence originelle du Fondateur, là où l'Éclosion cosmique (Big Bang laïc) se projeta des seules volontés de Yuzhou.
C'est l'équivalent du Paradis chrétien, résidence céleste du démiurge à l'infinie sagesse, position que les croyants décrivent comme la Source suprême du Discernement, accessible que par l’Ascension (un vécu sincère dans le développement des préceptes de Yuzhou Faying et Kong Qiu).
2-Monde éthéré : Plan transitoire dans lequel la déité absorbe et redistribue les énergies sous les apparences d'une créature reptilienne puissante, élancée et résolue : le Dragon de l'Éther (communément représenté sous l'aspect de tous les éléments).
C'est dans cette dimension inviolable que les esprits se scindent en deux fragments qui se nomment Entité et Substance. L'un est la conscience qui subsiste au corps et l'autre est la sève énergique qui se réattribue à l'Équilibre. Lors de ce voyage, ceux qui s'accomplissent
indistinctement de leur niveau de perfectionnement (tant qu'ils sont sincères) dans les enseignements (et dans la suzeraineté de Yuzhou) obtiennent la complétude de leur Ascension et rejoignent leur dieu, tandis que ceux qui ignorent les leçons, parjurent ou abjurent se rendent sciemment coupables de mécréance et errent dans les abîmes, impuissants et liés, dans l’impossibilité d’interagir avec quiconque, forcés à réfléchir éternellement sur leur condition.
3-Monde vivant : Ce plan incarne la totalité de l'univers matériel dans lequel la Terre se localise
Superstitions et spiritualité :
Même si les âmes en peine et autres esprits se distillent du corps et s’imprègnent au Socle de l’Équilibre (énergie essentielle ou vitale), remaniés par le démiurge, et qu’il n’existe pas véritablement de notions occultes ou exotériques sur les phénomènes de l’au-delà, des instruments répulsifs sensés contrecarrer les manœuvres maléfiques des Résiduels (Esprits malveillants) incorporent la vie du profane et permettent le maintien d’une superstition malvenue. Ce sont de telles controverses qui ont cautionnées l’apparition d’amulettes, talismans et autres présumés outils supposément efficaces contre les intrusions spectrales. Il est à spécifier que les contes de légendes et les fables mythiques, d’une génération à l’autre, affublèrent ces croyances d’une crédibilité suffisante pour convaincre les consciences les plus crédules.
Principe de l’équilibre :
Originaire du Monde éthéré (neutre), l’Homme naît dans le Monde vivant (alignement mauvais) ce qui a une influence directe sur son axe neutre. Les enseignements néoconfucéens valorisent une ligne de conduite bonne et honorable, comme le suggère au moins cinq des six éléments universels, afin de trouver l’équilibre parfait dans la recherche de la sagesse divine. L’on pourrait croire que l’équilibre est 50% bon, 50% mauvais, mais le mal est chaotique et indomptable, alors qu’un esprit apaisé et bienveillant est plus avantagé à comprendre la sagesse.
Dans ce même principe de balance, le démiurge ne s’immisce que rarement dans les activités humaines, car à l’exemple de bon père, il laisse ses enfants arpentés, être éprouvés faire des erreurs et vivre des succès dans leur cheminement en surveillant de loin. Il choisit plutôt d’intervenir rarement, discrètement, à des moments clés de l’histoire. Il enseigne donc qu’il y a des moments pour attendre, d’autres pour agir.
Posté : mer. oct. 05, 2011 1:08 am
par Sir_Ulric
[center]Histoire
[f25]Extrait de l'histoire de la Mokrekyovie (incomplète)
Un boyard rostov voyagea par voie maritime vers le Makara avec un contingent expéditionnaire.
Celui-ci atteignit les côtes du Grand Taishogunat Yamashido, près de trois mois plus tard, où il
s'accomplit dans des desseins d'expansion coloniale face aux hommes d'armes de Yamashido. Il
y fonda d'ailleurs, après une série de victoires stratégiques largement gagnées grâce, premièrement à
ses talents de coordinateur d'hommes, et dernièrement, par son apport technologique en armes à poudre,
une colonie qu'il nomma Slavonika, communément rebaptisée Sphère slavonne orthodoxe du Makara,
par les latins.
Plus tard, cette jeune colonie profita des conflits féodaux qui rongèrent les clans du shogun pour s'établir
durablement en plate-forme de peuplement pour les Rostovs qui rêvaient de fuir les persécutions reliées à
l'occidentalisation progressive de la société de la Rostovie. Dès lors, des décennies plus tard, elle obtint
son indépendance totale après des rébellions sanguinaires contre l'autorité coloniale. Elle se renomma Saktokiev,
et s'unifia entièrement en déposant les derniers chefs militaires makarans.
Quelques décennies après la Grande Guerre qui frappa durement les empires du monde, Saktokiev
tomba dans une léthargie qui s'avéra fatale. Le marxisme, théorie répandue par des voyageurs au sein du pays,
obtint des disciples. C'est lors d'une révolution surestimée par ses créateurs que les marxistes rencontrèrent une
opposition féroce qui plongea la nation dans une guerre civile meurtrière de trois ans, avant d'en ressortir vainqueurs.
Les événements se poursuivirent, et les Makarans désormais en marge des affaires sociales conservaient une place dans
la ségrégation raciale des Slaves qui bénéficiaient des pouvoirs. Essentiellement dans les zones rurales, ceux que les
autorités affublaient du sobriquet d’autochtones s'indignaient de leur condition et des traitements inégaux envers leurs
coutumes, qui disparaissaient lentement. Une fois le statu-quo réalisé par les locaux d'origine, des volontaires s'empressèrent
de remettre leur destiné entre les mains de leurs ancêtres, et de fuir la zone afin de quérir de l'aide auprès d'un peuple qu'ils
considéraient comme frère, et sa tradition comme sienne : La Roumalie.
Les volontaires parvinrent à rejoindre les frontières où ils trouvèrent des autorités prêtes à les assister pour défendre leur
cause. Ainsi, des années de lutte interne minèrent l'influence du communisme, des défaillances financières et politiques
affligèrent le Saktokiev, et des migrations croissantes de Makarans débanalisèrent la structure sociale du pays.
Le combat s'acheva par une victoire de l'influence roumalienne sur le Saktokiev, où tous les descendants rostovs
se firent expulser pacifiquement vers des destinations favorables à leur réinsertion, et la terre libérée rejoignit le giron
du royaume kiyu en se rappropriant son nom : La Mokrekyovie.[/f25][/center]
(En cours de rédaction)
Histoire militaire
Posté : mer. oct. 05, 2011 1:09 am
par Sir_Ulric
<center>Forces armées
Confrérie Jinlong (Dragon d'or)
Services secrets
(En cours de rédaction)
Posté : mer. oct. 05, 2011 1:10 am
par Sir_Ulric
<center>Détails généraux complémentaires
[quote]Carrés mandarins:
Un Carré mandarin est un large insigne brodé cousu sur le vêtement des mandarins de la Roumalie royale. Cet insigne est brodé de représentations d'animaux ou d'oiseaux brillamment colorés indiquant le rang du dignitaire qui le porte. Bien qu'anciens, les statuts hiérarchiques traditionnels, aussi bien que la royauté dynastique millénaire, perdurent.
Rangs des fonctionnaires militaires
Différentes espèces d'animaux sont utilisées pour indiquer le rang des fonctionnaires militaires
Premier rang : le qilin ;
Deuxième rang : le lion ;
Troisième rang : le léopard ;
Quatrième rang : le tigre ;
Cinquième rang : l'ours ;
Sixième rang : le chat tigré ;
Septième et huitième rang : le rhinocéros
Neuvième rang : l’hippocampe.
Rang des fonctionnaires civils
Premier rang : la grue ;
Deuxième rang : le faisan doré ;
Troisième rang : le paon ;
Quatrième rang : l'oie ;
Cinquième rang : le faisan argenté ;
Sixième rang : l'aigrette ;
Septième rang : le canard mandarin
Huitième rang : la caille
Neuvième rang : le monarque de paradis.
Enfin, les musiciens de la Cour royale arborent le loriot.
[/quote]
Unité de mesure utilisée: le Li: 1 li = 0.4158 km (0.25837 miles).
Économie: Économie duale
Carte de la densité de la population:
[img]http://img62.imageshack.us/img62/3729/carteroumaliedensit.png[/img]
Carte de la Roumalie, en reliefs:
[img]http://img545.imageshack.us/img545/3962/carteroumalierelief.png[/img]
Cosmologie
Culte des ancêtres
Religion sans divinité
Divinités antiques respectés dans les fables légendaires: Nuwa; fondatrice de l'Univers dans les contes, mais réalité distincte, relevant davantage du Yin et Yang.
La notion du ''Ciel'' divinisé
La philosophie de l'humain: Confucianisme, taoïsme, bouddhisme, dongba,
La superstition: Fantômes et démons, dans l'Antiquité, puis les arches, la muraille.
Cycle sexagésimal: Calendrier ou calendrier luni-solaire
Astrologie et astronomie: Influence des astres sur l'humain, comme les saisons sur le moral.
Médecine traditionnelle/moderne
Concoctions, massage thérapeutique, huiles essentielle, encens, pharmacopée, acupuncture, moxibustion, Qi Gong, diététique
Présence de sanctuaires et pagodes, pas de temples
Prophétie
(En cours de rédaction)
Posté : jeu. juil. 25, 2013 4:09 am
par Sir_Ulric
<center>Démarches de réévaluations encyclopédiques en cours
Le compendium de la Roumalie sera bientôt posté, veuillez patienter pendant les mises à jour consécutives que subira ce dossier, au cours du mois.
Merci de votre compréhension.
Posté : mer. janv. 20, 2016 8:17 pm
par Johel3007
[center]Détails généraux complémentaires
[img]http://s32.postimg.org/rdp4bp839/6850429_Old_brass_compass_lying_on_a_very_old_ma.jpg[/img]
Histoire et Géographie (1)[/center]
Carte du relief
http://img11.hostingpics.net/pics/662688Cartographie.png
Carte administrative des Shengs
http://s10.postimg.org/g53e8ecx5/Provinces_Roumalie.png
Posté : lun. janv. 25, 2016 6:22 pm
par Johel3007
[center]Détails généraux complémentaires
[img]http://s9.postimg.org/hnwcw876n/t_l_chargement.png[/img]
Le Calendrier Roumalien[/center]
Le cycle sexagésimal
Le calendrier Roumalien est organisé fort différemment du calendrier utilisé par le reste de la planète et lui-même hérité de l'organisation du temps par l'Église Catholique d'Urba voici plusieurs siècles. Il s'agit d'un calendrier lunisolaire basé sur un cycle sexagésimal : il utilise une base 60 plutôt qu'une base 12 comme le système grégorien. Un cycle est composé de 60 Lunes, elles-mêmes divisées en 3 périodes de 8 à 10 jours, l'ensemble s’étalant donc sur environ cinq années, bien que cela ne soit pas toujours vrai : certains cycles durent un peu moins, d'autres un peu plus. Ce calendrier a évolué au fil du temps, les mesures de calcul des cycles se précisant à mesure que les connaissances astronomiques augmentaient.
Il suit le principe traditionnel et chargé de nombreuses symboliques des Tiges Célestes et Branches Terrestres, où chacune des 12 branches est associées à un animal tandis que chacune des cinq tiges est associée à un aspect de la nature. Chaque branche principale est également parfois divisée en deux pour ce qui touche à l'astrologie, les fêtes traditionnelles et autres éléments mystiques mais, pour des raisons pratiques, cette division n'est pas appliquée en pour les calculs astronomiques liés au calendrier.
La Lune et ses périodes
Une lune correspond au cycle de lunaison tel qu'observable, avec une division entre trois périodes de 8 à 10 jours nommées l'Ascension, l'Apogée et le Déclin. Chacune de ces périodes correspond à un division du mois similaire à la fonction de la semaine utilisée dans le calendrier grégorien. La différence principale vient du fait que là où les Almérans mesuraient les lunaisons en quarts, selon la portion de lune révélée, les Roumaliens la mesure par tiers. L'Apogée correspond aux trois jours de "pleine lune" apparente. Le Déclin suit pendant 2 à 4 jours, jusqu'à la nouvelle lune où l'Ascension commence pendant 2 à 4 jours.
Si les calculs se sont affinés avec les siècles et que le passage du temps effectif est aujourd'hui mesuré par les scientifiques Roumaliens sur base du calendrier grégorien par facilité et précision, le calendrier traditionnel utilisé par l'écrasante majorité de la population reste basé sur les 3 périodes au sein d'un Lune, telle qu'observable. Les nuits de "nouvelle lune" où celle-ci n'est plus du tout visible sont considérés tantôt comme des nuits chanceuses à célébrer ou des nuits malheureuses durant lesquels on ne sort pas de chez soit.
Le jour
Une journée débute traditionnellement aux premières lueurs du jour et s'achève avec la disparition du soleil. Considérant le caractère peu précis de cette définition et l'évolution des connaissances, il a peu à peu codifié et accepté qu'une journée correspond à une période de 60 dian. Chaque dian est divisé en 100 fen, lequel vaut environ 15 secondes. Une journée est donc composée de 6000 fen.
L'An actuel et la difficulté des sources
L'année ne correspond pas à un cycle solaire mais bien à un cycle sexagésimal complet. Si une bonne part de mystique compose le calendrier Roumalien et que certaines périodes de l'Histoire ont vu la précision des mesures diminuer, il semblerait que le système ait été en place et mesuré avec une régularité plus ou moins constante depuis plus de 23.600 années grégoriennes.
L'avis des érudits sur la question est partagé :
Certains affirment que les différentes dynasties et communautés de la péninsule Roumalienne ont bel et bien réaliser ces mesures lunaires depuis autant de temps, bien qu'avec une précision variable qui pourrait très bien amputé quelques siècles mais sans remettre en cause l'accomplissement de voir une civilisation humaine être parvenu à transmettre et maintenir un système de comptage du temps selon une même référence dont chaque cycle s'étend sur 3 à 4 générations.
Ainsi, selon le calendrier Roumalien, nous sommes en l'An 4727
D'autres font remarqué que quantité de raisons, notamment politiques, ont pu motivé certaines dynasties à exagérer ce chiffre en leur propre temps, jouant en partie sur l'ignorance collective de la majorité de la population et sa dépendance dans les prêtres et érudits, eux-mêmes souvent inféodés au gouvernement dont les représentants suprêmes avaient tout intérêt à se peindre comme les descendants ou héritiers d'une très longue tradition.
Hélas, ce type de mesure du passage du temps étant bien antérieur à l'écriture elle-même, la réponse à ce mystère restera sans doute à jamais irrésolue.
Des tablettes vieilles de plus de 11.000 ans confirment que les anciens habitants de la région mesuraient bien sur une base sexagésimal mais sans qu'on ne sache s'il s'agissait là de jours, demi-jours, fractions du jour, semaines, phases lunaires ou même s'il s'agissait bien d'un calendrier et non d'une comptabilité rudimentaire.
La lune figure de manière proéminente dans les peintures rupestres les plus anciennes retrouvées. Mais il est impossible de garantir que, à l'image des statues Valuannes aujourd'hui, les peintures n'aient pas subies d'altération au cours du temps par les nouvelles cultures dominantes du moment.
Pour compliquer les choses, il faut ajouté qu'un second calendrier, d'avantage séculier et à vocation effectivement avant tout politique, mesurait pour sa part les années non pas en cycle de 60 lunes mais en nombre de jours et de lunes d'un règne ou de la vie d'un monarque précis, sans qu'une cohérence soit maintenu entre deux règnes ou qu'une distinction claire soit faite parfois entre le début du règne et la naissance du souverain. Hors, pour la majorité des monarques, le nombre précis d'années de règne est inconnu. Parfois, l'information est juste manquante, parfois les sources sont contradictoires, peu claires ou simplement douteuses (un Roi du 3ème siècle après JC fit noté sur un document qu'il s'agissait de sa "1752ème Lune de règne", donnant à l'homme l'age douteux de 146 ans au minimum). D'autres fois, les souverains continuent d'utiliser une référence au règne ou à la naissance d'un souverain antérieur, soit par respect, par soucis administratif ou par volonté politique de sous-entendre un lien de continuité avec une dynastie ancienne.
Posté : sam. févr. 27, 2016 1:31 pm
par Johel3007
[center]Détails généraux complémentaires
[img]http://s8.postimg.org/nrlc7olfp/8798418.png[/img]
Philosophie, spiritualité, religion et valeurs (1)[/center]
Harmonie de la Terre et du Ciel
La définition des critères d'une bonne vie reste une des préoccupations philosophiques centrales pour toute civilisation. Pour certains, comme les Pelabssiens à leurs dernières heures, la philosophie de l'hédonisme a triomphé, encourageant la recherche du bonheur à travers l'excellence individuelle et l'exaltation des sens. Pour d'autres, comme les Rostovs sous l'ultrakirovisme, une bonne vie est une vie frugale passée entièrement à accomplir des devoirs envers l'État, le Temple ou autre autorité supérieure. Beaucoup de voies médianes existent, chacune définie par un panel plus ou moins complexe de règles morales visant à évaluer et hiérarchiser chaque acte et situation.
Pour les Roumaliens, le monde forme un tout bien ordonné qui, telle une symphonie, ne saurait souffrir les dissonances. Pourtant, celles-ci sont inévitables mais peuvent être limitées et c'est là précisément l'objectif de chacun que de jouer à la perfection son rôle dans ce grand tout, notamment en assumant ses devoirs à l'égard de chacun : le fils envers le père, la femme envers son mari, le serviteur envers le maître, le Roi envers le Ciel... Il n'est pas un seul aspect de la vie d'un Roumalien où ses actions ne soient pas au service de quelqu'un d'autre et si les petits plaisirs personnels font partie intégrante de l'équilibre, la clé demeure dans la modération et la droiture. Une discipline de chaque instant est attendue du sujet Roumalien et ceci sur tous les plans, y compris lors de ses moments de détente où d'autres cultures estimeraient que la "face publique" peut partiellement tombée : un Roumalien assume simplement une autre face, toujours dans un rapport dual à l'autre et à leurs devoirs réciproques. Loin d'être vu comme un poids ou une corvée, ces devoirs (ou en tout cas leur accomplissement) sont vu comme la marque du succès et donc d'une vie bien remplie.
Cette vision du monde a été rationnalisée puis mystifiée sous la forme du Yuzhou Fanying (Harmonisateur Cosmique en Fiémançais), entité omnipotente en comparaison des êtres humains, aux motifs et préoccupations incompréhensibles. Le Yuzhou Fanying est le créateur de toute chose et il garde un œil distant sur le monde, les êtres qui le peuple et les forces qui l’animent. À la manière d’un chef d’orchestre guidant ses musiciens, il n’intervient pas directement mais exerce sa volonté par des directives subtiles, faisant de chaque être et chose une extension imparfaite de lui-même. Il ne demande pas de vénération et n’écoute pas les prières, pas plus qu’un jardinier n’attend d’être aimé, reconnu ou obéi par les vers de terre de son potager, leur existence même n’étant qu’un heureux accident de son œuvre. Mais de la même manière, si les vers de terre causent nuisance au potager, il n’aura aucun scrupule à agir à leur détriment pour rétablir l’harmonie. Il n’y a dans cette action aucune malice ou même désir d’interaction car, s’il est conscient de l’existence de l’Humanité, celle-ci n’est qu’une force mineure dans le grand tout qu’est la création. Elle en fait partie et a sa place mais il n’est rien attendu d’elle sinon qu’elle existe et joue son rôle.
Sur cette logique, les Roumaliens ont bâti leur culte d’avantage sur un modèle visant à embrasser le mode de vie qui leur permettra de contribuer à exister en préservant l’harmonie céleste plutôt que sur un modèle de vénération retrouvé dans nombre d’autres religions monothéistes. Cela n’a pas empêché une certaine anthropomorphisation du Yuzhou Fanying par les clercs, souvent en vue de faciliter la transmission de leurs enseignements mais aussi pour des raisons politiques. Ainsi, on assiste à des dépôts d’offrandes sur des autels dans le temple et les sanctuaires. Si la coutume voulait initialement que celles-ci servent à aider les clercs, elles sont souvent interprétées par certains fidèles comme un don direct avec l’Harmonisateur en vue de s’attirer ses bonnes grâces. Un geste futile car Yuzhou Fanying est au-dessus des considérations matérielles et des sentiments humains : on ne peut ni le corrompre, l’attendrir pour le persuader de changer le grand plan céleste au profit d’une poignée de créatures insignifiantes.
Quand le Ciel (autre nom référençant à Yuzhou Fanying) et la Terre (référence au monde matériel et donc au domaine de l’Homme) ne sont pas en harmonie, c’est la Terre qui souffre tandis que le Ciel tente d’écarter la source du mal. Il appartient aux croyants d’être attentifs aux signes du Ciel et d’en déchiffrer correctement les significations en vue d’identifier le problème et de le corriger à leur propre échelle s’ils le peuvent. Concernant les incompréhensions du dogme ou même concernant les autres dogmes, l’attitude du clergé est une tolérance paternaliste et légèrement condescendante, où les croyances des « confus » sont simplement considérées comme des erreurs de perception ou le fruit d’erreur d’apprentissage éventuellement mystifiée au fil du temps. Les dieux d’une religion polythéiste seront considérés comme une incompréhension des phénomènes naturels ou comme la vénération d’aspects précis de Yuzhou Fanying. Le dieu des religions monothéistes est considéré de manière similaire ou, s’il est aussi décrit comme une entité omnipotente, alors il est considéré comme analogue à Yuzhou Fanying. Il convient de les éduquer sur la vérité et de corriger les erreurs de leurs actes afin que l’Harmonie ne soit pas perturbée d’avantage. Mais une réaction trop soudaine du clergé à l’encontre de confus pourrait perturber encore plus l’Harmonie que les actes des confus ne le faisaient. Il convient donc d’agir avec tempérance et prudence, de manière progressive.
Mandat Céleste et vertus
Si le terme de Yuzhou Fanying est propre à la Roumalie, l’idée d’une relation étroite entre le monde matériel et le monde spirituel en vue de maintenir un équilibre délicat et complexe se retrouve à travers tout le Makara, que ce soit dans le shintoïsme, le bouddhisme, le taoisme ou le shamanisme. La notion que les dirigeants humains tirent la source de leur pouvoir non seulement de leurs capacités mais aussi d’une sorte de soutien surnaturel du Ciel est aussi profondément ancrée, allant jusqu’à affirmer que la santé d’un domaine est lié à la droiture de son maître et à son état de grâce auprès du Ciel. Chez les Roumaliens, cela veut avant tout dire que si un Roi s’écarte de la droiture morale exigée pour être un exemple et maintenir l’Harmonie, le Ciel cherchera à l’écarter du trône afin de limiter les dégâts que ses commandements pourraient provoquer. Toujours en chef d’orchestre distant, Yuzhou Fanying enverra des signes que le royaume va mal et que les sujets doivent considérés des actions rapides non seulement pour contrer les signes eux-mêmes mais aussi, parce qu’ils ne sont que des symptômes d’un mal plus grand, pour rétablir le respect des rites et l’observation des devoirs par tous, y compris le Roi. Le souverain n’étant qu’un homme et donc le représentant d’un trône plutôt que le trône lui-même, il peut être changé si besoin mais cela doit se faire sans pour autant trahir les vertus encouragées pour maintenir l’Harmonie.
Ces vertus, au nombre de cinq, sont considérées comme des qualités personnelles qui doivent être présentes chez chacun mais en particulier chez ceux dont la position inclut une autorité ou une responsabilité. Leur absence chez un Roi est donc vue comme catastrophique mais leur absence chez un servant est tout aussi grave car son maître dépend de lui pour exercer sa volonté.
Tempérance :
En direct relation avec l’idée d’équilibre, de balance et d’harmonie, la valeur de tempérance est peut-être la plus importante de toutes ou au moins la plus représentative et encouragée. On la retrouve dans le bouddhisme, où elle est la clé d’une vie accomplie, par oppositions aux vies d’excès qui ne font que semer la misère chez les autres ou aux vies ascétiques qui ne créent rien et donc contribuent tout autant à la misère d’autrui. Le taoisme l’élève au rang d’art de vivre à travers le concept de « Wu Wei » (« non-action »). Les shamanistes et animistes de tout bord encourage une existence modeste qui ne dérangerait ainsi pas les forces de la nature. Pour les Roumaliens, cela veut avant tout dire ne jamais virer dans l’excès, que ce soit en action, parole, sentiment ou pensée afin de garder la maîtrise de soi-même. Si les plaisirs du corps et de l’esprit ne sont pas découragés car le désir est expressions naturelles d’un besoin sous-jacent, leur abus est vu avec mépris car ils rendent l’homme esclave de ses désirs plutôt que de ses devoirs, lesquels restent la priorité et la mesure d’un homme. Comme les autres vertus, la tempérance aide donc un homme à accomplir ses devoirs, notamment en lui garantissant un esprit clair et en évitant de l’impliquer trop loin et trop vite sur une voie potentiellement ruineuse où il encourrait les foudres du Ciel. Faire preuve de tempérance, c’est avoir un impact faible sur la destinée du monde et donc ne pas en perturber l’Harmonie. Mais c’est aussi rester flexible et prêt à tout.
Prudence :
Si la tempérance revient à se modérer en toute action sans qu’il y ait besoin de réflexion, la prudence revient à faire preuve de réflexion avant toute action afin que la nécessité de l’action elle-même soit éprouvée. C’est la vertu menant à la sagesse, une qualité révérée. Si elle n’est pas attendue chez les jeunes gens, pouvant même devenir une entrave à leur bravoure, loyauté ou charité, elle est louée lorsque présente chez eux en dose sage et utilisée à bon escient. La prudence est l’art de n’agir qu’avec l’assurance de bien agir. Elle est donc aussi très attendue chez les anciens, supposés avoir précisément appris de nombreuses erreurs faites par manque de prudence au cours d’une longue vie. Un homme âgé et trop téméraire ou impulsif sera mal considéré car preuve d’une certaine immaturité ou d’un manque de sagesse et de connaissances du monde, ce qui le rendra prompt à commettre des erreurs et donc à s’attirer les foudres du Ciel.
Loyauté :
Comme expliqué, la vie d’un Roumalien s’oriente autour d’une série de devoirs envers son entourage. Il a de multiples loyautés, chacune hiérarchisée de manière complexe et parfois conflictuelle. La manière dont il honore ces loyautés, accomplissant ses devoirs envers chacun, est la mesure d’un homme en Roumalie. Cela implique aussi parfois accepter qu’il est impossible de demeurer loyal à deux parties dont l’accomplissement des devoirs s’opposent. La manière dont un Roumalien choisit dans quels devoirs échouer et dans quel mesure révèle beaucoup quant à son caractère et sa valeur. Il est même possible d’être loyal à son maître en lui étant déloyal sur certains aspects. Le sujet est souvent l’objet de vifs débats et ceci depuis toujours, sans qu’un consensus clair n’existe. On distingue, parmi les plus importants devoirs, l’obéissance du fils au père et l’obéissance du sujet au trône. Le premier est voulu car le père est celui qui a donné la vie et élever l’enfant, ce qui en fait une figure méritant la déférence demandée. Plus âgé, il est aussi assumé être plus avancé sur la voie des vertus et donc moins susceptible d’être dans le tort. Le second est voulu car le Roi est le maillon hiérarchique connectant la Terre et le Ciel, ce qui le rend aussi le plus à même d’interpréter la volonté du Ciel et de gouverner avec succès la Terre. Entouré et conseillé d’individus tout aussi favorisés par le Ciel, on attend donc de lui qu’il possède de grandes vertus ou puisse au moins s’appuyer sur celles de son entourage. Toutefois, l’obéissance ne doit pas être aveugle, sans quoi elle se transforme en vénération : un père ou un Roi peut être dans le tort et si s’opposer à ses commandements est découragé, lui faire voir son erreur et lui conseiller une autre route est vivement encouragé. De même, le père doit loyauté envers son fils et le Roi loyauté à son sujet, à travers une écoute bienveillante quant à leurs besoins, désirs, craintes et conseils. La loyauté n’est donc pas que l’obéissance mais bien une série de respect d’obligations sociales et morales variées d’un individu envers de très nombreux autres.
Bravoure :
Indispensable à la loyauté, la bravoure est la capacité d’un homme à agir en dépit de la prudence lorsque son action aura plus que probablement des conséquences négatives pour lui-même mais contribuera à créer beaucoup de biens ou éviter beaucoup de mal à autrui. C’est la force de volonté d’un serviteur critiquant son maître en privé pour lui éviter le ridicule ou la ruine. C’est le courage d’un soldat qui accepte résigner un ordre suicidaire mais qu’il sait contribuera à la victoire. C’est le mépris du danger et de la peur malgré qu’on en a pleinement conscience. C’est la prise de risque personnel en vue d’honorer ses devoirs. La bravoure est typiquement l’apanage de la jeunesse, en partie car elle est moins consciente du danger personnel et a aussi bien moins à perdre. Un jeune homme sans bravoure est vu comme faible d’esprit, indécis et déjà usé avant même d’avoir servis, pétrifié par la peur avant même d’avoir eu de vraies raisons d’être prudent. Moins présente chez les anciens, elle est toutefois source de fierté pour leurs familles lorsque visible malgré une vie rude propre à enseigner la prudence. Si bravoure et prudence semblent contradictoires, il faut les mettre en relation triangulaire avec la tempérance qui, en toute chose modère les excès.
Charité :
Là où la loyauté est l’accomplissement de devoirs exigés de l’homme par la société et ses coutumes et donc une question d’expectation sociale logique, la charité est l’expression de sentiments et une attitude naturelle d’avantage qu’une discipline allant à l’encontre de l’instinct comme la loyauté. L’un comme l’autre encourage l’homme à donner de lui-même au profit des autres mais la charité a un caractère volontaire et inattendu. Loin de demander de se sacrifier pour autrui, la charité demande de souhaiter à autrui autant de bien que l’on souhaite à soi-même et, avant de penser à son propre avancement, de faire son possible pour que chacun atteigne une situation similaire à la sienne propre. Vertu admirable, elle entre souvent en conflit avec la loyauté, forçant un homme à choisir, lorsque les ressources sont limitées, entre aider librement son prochain selon les élans de son cœur ou donner la priorité à son devoir envers des personnes spécifiques. Là où les loyautés opposées créent un vif débat, l’opposition entre charité et loyauté est nettement moins l’objet de débats et plutôt d’opinions convaincus : d’un côté les ritualistes, pour qui le devoir et notamment l’obéissance prime sur les sentiments car ces derniers sont subjectifs et inspirés avant tout par les pulsions dont l’homme doit se rendre maître s’il veut pouvoir activement préserver l’Harmonie. De l’autre, les naturalistes, pour qui les devoirs sont surtout une construction sociale destinée à guider les sentiments chez ceux dont l’esprit est confus et qui peuvent donc être ignorés si une nécessité naturelle flagrante s’impose, signe évident du Ciel et donc supérieur à tout rituel social. Si les légalistes et certains confucéens se retrouveront parmi les ritualistes, les taoïstes et bouddhistes auront plutôt tendance à adopter l’attitude des naturalistes. Ici aussi, la clé pour les Roumaliens réside dans la tempérance, avec le bon usage de la prudence pour réfléchir au problème, le respect des devoirs autant que possible mais l’écoute de la bravoure lorsque la charité est nécessaire en dépit des risques personnels.
L’opposition et coopération des vertus entre elles permettent aux Roumaliens de se forger un caractère et une identité sociale solide qui, sans garantir une vie harmonieuse, facilite grandement la stabilité de la société et le bonheur de ses membres. Dans cette perspective, le Mandat Céleste est la manifesté par la réussite de ceux qui présentent le mieux les cinq vertus. D’une part, parce qu’ils sont vertueux, le Ciel ne s’oppose pas à eux et tout leur réussit, ce qui leur permet de gagner en prospérité et autorité formelle, atteignant des positions de pouvoir à travers leurs qualités et compétences. D’autre part, parce qu’ils sont vu comme compétents et vertueux, ils sont des exemples respectés et admirés gagnant une autorité morale qui confortent leur position de pouvoir. Le Mandat Céleste est là visible par l’absence d’opposition du Ciel à l’ascension sociale d’un homme puis au maintien de sa dynastie au sommet de cette position. Il est important de noter que les vertus ne suffisent pas : elles ne sont qu’une preuve de capacités de caractère mais en rien une preuve de compétences techniques, physiques ou intellectuelles. Comme partout ailleurs, un individu dépourvu de ces dernières sera moins bien considéré qu’un autre mais le caractère reçoit une place plus prononcée dans la société Roumalienne que dans les sociétés utilitaristes matérialistes où l’individu est jugé sur ce qu’il peut apporter à l’Humanité plutôt qu’à la Création.
Posté : dim. févr. 28, 2016 2:51 pm
par Johel3007
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Philosophie, spiritualité, religion et valeurs (2)[/center]
Philosophies et politiques du Makara
Le Makara a été le berceau de plusieurs grandes écoles de pensée et a vu le fleurissement de quantité de modèles cosmologiques. Mais paradoxalement, l’Île-Continent présente peu de religions structurées et imperméables comme on en trouve en Alméra, au Jeekim, au Zanyane, au Barejbal ou au Vicaskaran. De même, le monothéisme, s’il est présent, reste une affaire de perception plutôt qu’une conviction certaine : beaucoup acceptent qu’il doit exister une entité supérieure à toutes les autres mais peu se formalisent quant à son identité exacte ou ses desseins précis.
De même, l’existence ou non de « divinités intermédiaires » est un sujet peu débattu : ceux qui pensent que c’est le cas font avec et paient tout de même hommage à la divinité supérieure, sans que la question d’une concurrence n’entre même en ligne de compte. Ceux qui pensent que ce n’est pas le cas considèrent les vénérations adressées par leurs frères comme dirigées vers des entités qui, sans être des dieux, peuvent effectivement être des créatures ou forces de grande puissance. Que les prières servent ou non importent alors peu : si vous y croyez, elles VOUS sont utiles. Si vous n’y croyez pas, elles n’offensent en rien votre dieu et donc vous-même. Cela va jusqu’à un fait simple et pourtant peu connu : aucune religion du Makara n’a jamais réellement cherché à se trouver un nom ou à se distinguer des autres par une désignation spécifique. Taoisme, confucianisme, bouddhisme, shamanisme et shintoisme sont avant tout des formes de vision du monde, non-exclusives dans leurs prétentions à détenir la vérité et souvent d’ailleurs mélangés sans trop de difficultés.
Mais cette apparente grande tolérance spirituelle n’empêche pas de sérieuses tensions politiques : chaque vision cosmique s’accompagne de ses rites, valeurs et tenants moraux qui peuvent venir en opposition avec les intérêts du pouvoir politique local. De même, les différents clergés peuvent se retrouver en compétition pour les donations des fidèles et donc en conflit si un clergé se retrouve dans une situation financière difficile. De plus, la mentalité de groupe et les réseaux d’entraides qui émergent naturellement entre coreligionnaires peuvent entrainer des situations où les adeptes d’une religion précise sont favorisés politiquement ou économiquement comparés à d’autres, de sorte qu’une jalousie ou des tensions apparaissent. Enfin, la simple xénophobie, le bigotisme et le phénomène classique de bouc émissaire sont aussi en jeu contre les religions minoritaires et leurs adeptes, perçus comme des étrangers mal assimilés et donc forcément source de maux.
On citera les flambées occasionnelles de violence entre bouddhistes et shintoïstes au Levantin, en Hokkaido et en Eran, les luttes entre taoïstes et confucéens sur les questions politiques, la vive opposition entre légalisme et traditionalisme qui a toujours agité les gouvernements sous un nom ou l’autre,… et plus récemment (environ 12 siècles à peine) les divers conflits nés des interactions avec les religions monothéistes exclusivistes que son l’Islam, le Judaïsme et le Christianisme.
En Roumalie, la religion d’État officielle est désignée comme « Néoconfucianisme ». Il s’agit en fait d’une appellation donnée par des érudits étrangers car les clercs et moines de Roumalie ne donnent pas de nom à leur foi. Pour eux, il s’agit simplement de la religion, la seule qui existe et qui accommode et englobe aisément toutes les autres religions en désignant leurs dieux comme des entités secondaires ou comme des aspects de Yuzhou Fanying. Le terme de néoconfucianisme fut en fait adopté par les missionnaires chrétiens qui interprétèrent initialement le confucianisme du Kaiyuan comme une religion en raison de ses références au culte des ancêtres. Voir cette même philosophie présente en Roumalie mais existant en parallèle avec la vénération d’un dieu unique les poussa à assumer que les deux étaient liés et formaient un culte unique homogène. Sans être faux, l’interprétation n’en restait pas moins erronée. Cela n’a pas empêché le terme de s’imposer petit à petit jusque parmi les Roumaliens eux-mêmes.
Mais à côté de la religion, on distingue plusieurs courants philosophiques largement acceptés au sein des foyers Roumaliens, chacun avec leur vision cosmologique mais aussi morale et politique. La coexistence de ces courants a forgé la structure de la société Roumalienne et continue de l’influencer dans des directions variées, même si l’ouverture progressive au reste du monde, entamée depuis deux décennies, expose également le Grand-Royaume à d’autres influences, notamment Alméranne, Zanyanaise et Vicaskaranne. Le présent article vise à présenter brièvement chacun de ses courants et, surtout, d’illustrer leurs différences et leurs impacts sur la pensée politique en Roumalie.
Confucianisme
Le confucianisme est avant tout une philosophie dont le tenant de base pourrait être résumé par « l’harmonie par l’exemple ». Avec une vision largement optimiste quant à la nature humaine, la philosophie encourage chacun à s’améliorer soi-même avant de chercher à améliorer le monde. L’homme doit dompter sa propre nature avant de vouloir changer celles des autres. Il est même conseillé de ne PAS chercher à changer la nature des autres, assumant que l’exemple que l’on expose à travers ses propres actions suffira à influencer autrui et à pousser les autres à émuler ces actions.
Lorsque chacun se comporte convenablement, alors la société est harmonieuse. Bonheur et prospérité s’en suivent. Plusieurs vertus sont encouragées, guidées par cinq constantes que l’adepte se doit d’observer pour correctement encadrer quatre vertus cardinales et une série d’autres vertus mineures mais tout aussi importantes à la grandeur d’un homme et donc à une société harmonieuse. Développer chacun des termes utilisés pour désigner ces concepts n’est pas l’objet de cet article et divers essais philosophiques séparés par divers auteurs l’ont déjà mieux fait. Les aspects les plus importants sont sans doute l’honnêteté, la politesse et le sens des responsabilités envers chacun.
Le confucianisme, s’il n’encourage pas un égalitarisme forcené et est le produit de son temps concernant la place de la femme, l’esclavage et quantité de sujets aujourd’hui délicats, se veut une méritocratie en ce qui concerne l’accès à l’éducation et aux connaissances, estimant qu’un homme instruit aura plus de chances de se comporter correctement car il aura une meilleure compréhension des effets de son comportement sur les autres et donc de l’impact de ce comportement sur lui-même à terme. L’origine et l’ascendance, si elles peuvent donner quelque avantage à un homme, sont insignifiantes comparées à l’éducation et aux possibilités qu’elle offre.
Il encourage une société où chacun connait et respecte sa place, ne cherchant à en changer que par nécessité ou lorsque la volonté collective semble le lui permettre. Dans une telle société, les rituels sociaux bien établis et connus limitent les frictions et assurent que chacun mène une existence heureuse et relativement prospère, bien que des différences importantes de statut soit inévitables.
Plusieurs analystes blâment le confucianisme, avec son obsession pour la stabilité de la société par le maintien des traditions propres à une société largement rurale et agricole, pour le retard dans le développement technologique et économique de la Roumalie. S’ils n’ont pas tort en soit, il faut se rappeler que l’objectif du confucianisme n’a justement jamais été le progrès technique au service du renforcement de l’État-Nation mais bien la paix et la prospérité pour la société civile à travers la bonne gouvernance personnel comme publique.
En Roumalie, le confucianisme a engendré la mise en place des examens nationaux pour le recrutement au sein de la bureaucratie. Il a aussi été une des clés de la disparition progressive de l’aristocratie héréditaire, rendue obsolète par la bureaucratie méritocratique. Seule en a survécu la branche ainée de la Maison Cheng pour des raisons avant tout religieuse et traditionnelle. La logique aurait voulu que même la fonction de Roi soit remplacée par la logique bureaucratique et certains analystes ont vu dans l’usurpation du Conseil des Cinq une tentative de réaliser précisément cela. Les réactions largement négatives du peuple, de l’armée et des mandarins face à l’usurpation illustre toutefois que la Roumalie tient encore et a besoin d’une famille royale héréditaire, incarnant une continuité dans l’exercice du pouvoir suprême.
Taoïsme
Le taoïsme est un mouvement philosophique qui émergea voici plus de 25 siècles, peu après la formalisation des enseignements du confucianisme. Il prêche une philosophie différente où une grande emphase est placée sur les sens, le ressenti, les émotions et l’action spontanée, en évitant d’entrer en résistance, opposition ou conflit avec les choses telles qu’elles sont déjà agencées. Fataliste dans sa vision du monde dont le fonctionnement est vu à l’image d’une rivière dont l’homme ne peut changer le cours déjà décider par des forces bien au-dessus de lui, le taoïsme décourage l’ambition et l’attachement en général tant aux choses matérielles, au prestige ou aux personnes, encourageant le pratiquant à s’intéresser d’avantage à son état présent qu’à son futur ou au reste du monde sinon pour sentir comment y évoluer harmonieusement.
D’avantage encore que le confucianisme, la philosophie taoïste est emprunte de très nombreux termes spécifiques qui englobent en un seul mot des notions souvent complexes. Si les écrits et leur style sont plaisants, leur interprétation exacte est souvent plus problématique et expliquer cette philosophie de manière structurée est un exercice délicat. S’y ajoute une bonne dose de concepts mystiques relativement opaques. Mais pour faire simple, l’idée est que chacun doit vivre en équilibre et trouver sa voie non pas en fonction de comment il aimerait que les choses et lui-même soient mais en fonction de comment les choses et lui-même sont. Cela implique d’accepter ses défauts et qualités, ses compétences comme ses lacunes, ainsi que les dures réalités de la vie, même lorsqu’elles paraissent injustes.
Les valeurs de compassion, modération, humilité sont encouragées tout comme la patience et la politesse tandis que le courage, la générosité et le charisme naturel sont admirés lorsqu’ils sont spontanés. Le taoïsme encourage une vie relativement ascétique, où l’individu de se détache des artifices et du superflu tout en limitant ses attachements matériels et sentimentaux afin de pouvoir mieux accepter les inévitables pertes. L’action est motivée par le besoin et l’existence principalement dédiée à la contemplation des merveilles de la création.
Le taoïsme n’encourage en rien un modèle de société précis car il voit l’univers comme cyclique plutôt que figé et chaque cycle comme unique. Par conséquent, aucun modèle ne peut être idéal indéfiniment et dépend donc du contexte présent. Les concepts d’égalité ou de justice sont aussi peu important au taoïsme et en rien formalisés, remplacer par un certain sens « naturel » de générosité et de compassion. L’informel, le naturel, le spontané remplace ici les règles, ce qui place les adeptes du taoïsme en conflit direct avec les adeptes du confucianisme, pour qui une société ne peut être harmonieuse que si chacun s’attèle à suivre des codes sociaux clairs et remplit ses devoirs.
Tout comme le confucianisme est critiqué pour son caractère conservateur et rigidifiant des mœurs et coutumes, ralentissant le progrès de la société, le taoïsme est parfois attaqué pour l’apathie fataliste qu’il semble promouvoir. Loin de se faire l’avocat d’une absence d’actions, le taoïsme encourage plutôt une méthode d’actions qui, effectivement, tend à éviter les obstacles, ce qui peut souvent considérablement ralentir un projet et, dans le cadre d’une nation, peut cruellement limiter le développement car donnant la priorité aux nécessités sans forcément considérer les possibilités. L’ascétisme et le détachement d’ambitions encouragés par le taoïsme sont aussi des causes supposées du retard de la Roumalie.
En Roumalie, le taoïsme est relativement peu populaire bien que présent. Son influence sur le pays est mineure, en partie car il s’agit avant tout d’une philosophie qui se marie mal avec les ambitions politiques souvent importantes des hommes de pouvoir. Son influence peut toutefois être visible parmi certaines communautés rurales où l’agriculture de subsistance demeure malgré plusieurs tentatives de modernisation, tout simplement car la population préfère la vie parfois dure mais simple dont elle dispose à une possible abondance qu’elle voit comme superflue. Certains dirigeants, sans souscrire eux-mêmes au taoïsme, ont encouragé sa diffusion parmi les classes populaires et la bureaucratie car, si le taoïsme n’encourage pas activement la servilité, il décourage l’ambition et sert donc parfaitement les desseins d’un monarque ayant à compter sur l’intégrité de ses mandarins et le bonheur de ses sujets malgré une abondance parfois réduite.
Bouddhisme
Le bouddhisme est une philosophie visant à identifier la source de la souffrance des hommes et à y mettre un terme non par des changements sociétaux mais à travers une discipline de vie personnelle. Ou du moins c’est là une des interprétations possibles, le courant ayant donné naissance à de très nombreuses écoles de pensée. Tout comme le taoïsme, le bouddhisme est un courant de pensée ascétique à sa base : il encourage ses adeptes à faire preuve de détachement par rapport aux plaisirs terrestres afin de ne pas en ressentir fortement le manque et donc pouvoir plus facilement endurer les souffrances, libérant ainsi l’esprit et les sens pour accroitre une perception supérieure du monde jusqu’à atteindre un état de révélation quant à la véritable nature du monde. Selon les bouddhistes, ce n’est qu’en atteignant cet état d’éveil que l’homme peut mettre fin au cycle de naissances, morts et réincarnations dans lequel chaque être vivant est enfermé. À défaut d’atteindre l’éveil dans cette vie-ci, le bouddhiste cherchera à faciliter sa prochaine tentative dans la vie suivante.
Pour y parvenir, les adeptes se concentrent sur l’acquisition de plusieurs qualités, parmi lesquels la clarté d’esprit occupe un rôle central, et sur le respect d’un mode de vie relativement stricte. Ce mode de vie inclut ne pas tuer, ne pas voler, ne pas s’adonner à la luxure, ne pas mentir, ne pas s’intoxiquer, ne pas manger après-midi ou avant le lever du soleil, ne pas danser, ne pas jouer de musique, ne pas porter d’ornements et artifices, ne pas s’autoriser un confort superflu,… bref, un ensemble de règles qui visent à encourager une existence simple et surtout une existence dénuée de distraction pour l’esprit et les sens.
Le bouddhisme encourage un système éthique assez similaire au taoïsme bien qu’il ait d’avantage recours à des règles strictes et fixe un objectif théologique là où le taoïsme se contente de vagues avis quant à comment être heureux dans cette vie-ci. Le bouddhisme est aussi proche du confucianisme en ce sens où il cherche à codifier sa pratique pour l’uniformiser mais là où cette uniformisation vise une récompense postmortem dans le bouddhisme, la codification dans le confucianisme vise simplement à créer une société harmonieuse.
En Roumalie, le bouddhisme est peu présent de manière formelle mais il existe quelques monastères sanctionnés par la Cité-Soleil dans le Sud-Ouest. L’influence culturelle du bouddhisme est restée relativement mineure, souvent supplantée ou mélangée avec le taoïsme, lequel eut l’avantage de ne pas nécessité d’enseignements aussi formel. On notera toutefois que, au cours de son histoire, la Roumalie s’est étendue sur des territoires à forte majorité bouddhiste, comme l’Austrobeysin. L’absence de succès du bouddhisme en Roumalie peut venir du fait que le clergé de la Cité-Soleil avait déjà bien cimenté sa relation avec la monarchie quand les premiers moines arrivèrent dans la région. On retrouve toutefois l’idée de réincarnation dans la théologie Roumalienne : à leur mort, les défunts voient leurs âmes rejoindre le monde éthéré où leurs pulsions étendent l’âme jusqu’à la déchirer en fragment qui sont ensuite renvoyer vers le monde matériel pour former de nouvelles âmes chez des créatures nouvellement nées. Le processus est long et douloureux mais peut être empêché par une existence passée à apprendre à devenir maître de soi-même. Ceux qui y parviennent conservent leur âme entière et leur conscience, rejoigne le monde astral, lequel est entièrement occupé par Yuzhou Fanying avec qui ils s’unissent, conservant leur individualité mais fusionnant leur conscience avec celles de toutes les autres âmes précédemment admises dans le monde astral. Les similitudes avec le bouddhisme sont évidentes mais la question de savoir s’il s’agit d’une influence du bouddhisme sur le néoconfucianisme, du néoconfucianisme sur le bouddhisme ou d’une évolution parallèle reste ouverte.
Shintoïsme et animisme
L’animisme est la vénération de la nature, tant dans sa globalité qu’à travers des aspects plus spécifiques, caractérisés comme des esprits, des dieux, des entités ou créatures surnaturelles disposant de pouvoirs mystérieux. Très présent au Choson, en Endo, en Eran et au Levantin (prenant le nom de shintoïsme chez ces deux derniers), ce genre de pratiques trouvent aussi un écho global mais plus discret à travers tout le Makara.
Bien qu’il n’y ait pas de dévotion shintoïste à proprement parler en Roumalie, des traditions et superstitions animistes subsistent même au sein du clergé. Le culte des ancêtres, des esprits des bois, rivières et montagnes, des animaux sacrés et autres entités nés du folklore local sont pratiqués de manière ouverte dans les campagnes, à l’agacement des clercs les plus instruits qui se sentent obligés d’expliquer à leurs ouilles qu’ils sont « confus ». D’autres prêtres moins zélés et ouverts d’esprit se contentent d’accepter l’idée que quelque chose d’inconnu et puissant puisse vivre au côté des hommes, sans pour autant mériter une vénération mais sans pour autant exclure que cette chose demande à être vénérer.
Le culte des ancêtres est pratiqué autant par besoin de recueillement que par respect et déférence envers les défunts, ainsi qu’avec l’espoir que ceux-ci aient pu conserver leurs âmes et rejoindre le monde astral, d’où ils veillent à l’harmonie de la création. Son influence est visible sous la forme des nombreuses stèles et autels honorant les anciens rois ainsi que plusieurs personnalités influentes mais aussi présents de manière moins ostensible dans les villages. En règle général, toutefois, le culte des ancêtres est limité à un petit autel discret à l’intérieur même du foyer des pratiquants. On peut parfois aussi voir dans les campagnes, posés sur une souche ou une pierre, des bols emplis d’offrandes destinés aux esprits errants.
Judaïsme, christianisme et islam
Pour ainsi dire inexistant et sans grande influence en Roumalie.
Tolérés avec indifférence.