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Posté : mar. déc. 21, 2010 10:36 pm
par Ramiro de Maeztu
<center>RP - Le pétrole et la junte</center>


Le Kapasane (D24). Petit île perdue en plein Océan Makira, à quelques centaines de kilomètres des côtés de Shawiricie, du Ranekika et de Morowake.
Cette ancienne colonie numancienne, jadis connue sous le nom de "Puerto Rico" ("Riche Port") pour ses comptoirs à épices, avait connu de nombreuses vicissitudes depuis son indépendance, en 1985. D'abord république éphémère, le pays avait rapidement sombré dans l'anarchie avant qu'une junte de militaire, connue sous le nom de "Grupo de los Leopardos" ("Groupe des Léopards") n'y prenne le pouvoir, suite à un des coups d'État les moins sanglants du pays. L'indifférence de la population, surtout préoccupée par ses moyens de subsistance concrets, était totale face à ce régime qui ne faisait couler le sang que pour ses plus farouches opposants.
Sans chercher l'enrichissement de tous leurs concitoyens (tant s'en fallait !), les généraux qui composaient la junte voulaient se maintenir au pouvoir et avaient rapidement appris des erreurs de leurs homologues dans d'autres dictatures sud-vicaskaranes. Il leur fallait donc mener une politique habile et intelligente qui permettrait au Kapasane d'accroître sa richesse globale et d'élever son niveau de vie moyen tout en évitant une occidentalisation redoutée pour son affaiblissement des mœurs et ses envies de liberté et de démocratie. Une gageure ? Peut-être pas pour ses généraux aussi avides de pouvoir que malins. Et qui comptaient bien s'enrichir aussi un peu au passage, déposant leur fortune espérée dans un compte en banque bien gardé au Grand Duché de Savoia.
Conscients de se trouver sur une véritable mine d'or (leurs champs pétrolifères, surtout en haute mer, étaient immenses, mais inexploitables sans d'importants investissements étrangers et un savoir-faire industriel dont ils ne disposaient pas), les généraux du Groupe des Léopards avaient d'abord contacté, sans succès, les États-Unis de Pelabssa, qui avaient d'autres chats à fouetter et craignaient la réaction de leur opinion publique. A contre-cœur, ils avaient alors envoyé une missive à l'ancienne métropole, le Royaume Canoviste de Numancia, qui leur avait renvoyé une dépêche diplomatique incendiaire dans laquelle, entre un flot d'insultes polies, Hispalis affirmait ne pas reconnaître le régime en place.
Il était bien évidemment hors de question de compter sur les autorités shawiricoises, qui préféraient faire la sourde oreille à leurs demandes de rencontre officielle, tandis que le Ranekika était embourbé dans une démocratie mollassonne qui empêchait tout dialogue.

Le Généralissime Rafael Viola Chamorros, qui jouait le rôle de dirigeant de cette junte et venait de démanteler une cellule de résistants anarchistes dans la capitale, accueillit donc avec incertitude la missive diplomatique cosignée par les autorités de Tarnosia et du Kirep. Assis dans son confortable fauteuil du Palais Présidentiel de Honduras, capitale du pays (à peine trois cent cinquante mille habitants, mais un tiers de la population totale du pays !), il la lisait encore et encore. Bien entendu, aucun militaire en poste dans la junte n'aimait les "rouges" ("los rojos"), bien au contraire. Le Pacte de Novgorod était vu comme l'ennemi suprême du pays, un ennemi qui ne faisait d'ailleurs pas grand cas de cette île minuscule à peine armée.
Malgré tout, Viola Chamorros avait compris tout le potentiel que pouvait avoir cette réunion. La Tarnosia était riche en ressources naturelles et le Kirep était un pays à l'industrialisation rapide. En échange de concessions pétrolières, l'on pouvait obtenir beaucoup de leurs représentants diplomatiques.

En quelques jours, le Généralissime acheva de convaincre ses coreligionnaires de l'opportunité qui s'offrait à eux et qu'ils devaient saisir. Il n'eut recours à l'empoisonnement qu'une seul fois, les autres officiers s'étant rapidement rangés de son côté.

Le jour dit, il accueillit au Palais Présidentiel ("Palacio Presidencial") Boris Novak, Président du Gouvernement kirepien, et le représentant tarnoisien, qui devait être le chef de la Fédération d'Aquanox, Gorun Sun. En chemin, les deux hommes politiques avaient remarqué, alors qu'ils étaient lourdement escortés dans leur limousine gracieusement prêtée, le caractère bigarré de ce petit pays hispanophone en pleine mutation. Dans la capitale, Honduras, l'immense majorité des métis croisait la minorité blanche et zanyanaise (de nombreux esclaves avaient été amenés depuis le continent noir entre le XVIIème et le XIXème siècles pour exploiter les champs de coton), entre les vieilles automobiles, les bicyclettes rouillées, les bâtisses coloniales en pleine décrépitude et les superbes organismes gouvernementaux. Quelques affiches de propagande en espagnol ("Los rojos quieren vuestra muerte", "Les rouges veulent votre mort") à moitié déchirées, une ou deux cabines téléphoniques et quelques chats de gouttière : on se serait cru en plein film misérabiliste.

Le tout contrastait bien évidemment avec les armes (sans doute d'origine lochlannaise) et les costumes flambant neuf des soldats du convoi, mais également avec la splendeur du Palais Présidentiel, qui regorgeait de dorures, marbres, sculptures, toiles de maître achetées avec de l'argent sale (Novak et Sun avaient remarqué des champs de coca en pleine ville, dans ce qui ressemblait à des ceintures maraîchères improvisées), mais aussi de mets et de vins raffinés à profusion.
Une fois installés dans un salon privé, les trois hommes prirent un rafraîchissement local et le Généralissime se mit à parler.
Il décida de feindre une hospitalité outrée et une grande candeur, sachant que, si ses hôtes étaient en situation de demandeurs, ils avaient aussi beaucoup à lui apporter. Mieux valait la jouer prudente.



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Rafael Viola Chamorros : Bienvenue à vous, Vuestras Excelencias ! J'espère que vous avez fait bon voyage et que vous êtes à votre aise !
Avez-vous eu le temps d'admirer les sublimes paysages de notre merveilleux pays ?</center>

Posté : mer. déc. 22, 2010 4:51 pm
par Vliduj Gak
Quel vilain pays, s'écriait intérieurement le camarade Boris ! Où le camarade leader m'a-t-il donc envoyé ? Les intérêts du Kirep se défendent aux quatre coins de la planète disait-il. Mais à voir ces décors de misère en plein atmosphère post-coloniale, se croyait-on sur terre, et au 21ème siècle, qui plus est !
Novak et Gorun Sun étaient arrivés au Palais présidentiel, en vue d'entamer des discussions avec les autorités du Kapasane.

[img]http://www.haguejusticeportal.net/Images/ICTY/Accused/Milosevic%20dead%20250.jpg[/img]

Boris Novak : Le pays est magnifique ! Regardez ces passants dans les rues, leurs mines réjouies, ces airs fins, ces visages revigorés ! Je ne m'imaginais point cela ici, vous m'épatez Généralissime !
Votre régime, malgré toutes nos divergences sur tous les plans, je suis bien forcé de le reconnaître, possède de forts beaux avantages. Et votre pays possède de forts beaux atouts.
Quelles sont vos relations avec vos voisins ? Mauvaises, à coup sûr ! Et ils ne veulent que votre perte. Ne connaissez vous point les véritables visées des Etats Unis, et de leurs frêles voisins ? Vous faire chuter, vous remplacer, et se goinfrer gentiment de vos mannes pétrolières innombrables.
Il serait catastrophique, pour nous premièrement de voir chuter votre régime.
Les numanciens, embourbés dans leur idéologie chrétienne et bien pensante, ne pensent qu'à vous voir déserter le pouvoir, pour vous faire laisser place à un sympathique monarque démocrate qui effaçerait bien vite toutes les traces de votre oeuvre civilisatrice !
Eh bien, nous, nous vous proposons de garder de façon durable, à moyen, long voire très long terme, la main mise sur votre territoire insulaire, et de ne plus être inquiété par les visées financières de vos voisins.

Pour cela, il vous faut deux uniques choses, soyons clairs : des armes et de l'argent.
Des armes seront nécessaires afin d'être assurés de pouvoir tenir en respect l'ennemi, à l'extérieur, autant qu'à l'intérieur. Contre les infiltrations des services secrets de vos rivaux, et contre les pressions que fait peser le rapport de force militaire... très largement en votre défaveur. On m'a d'ailleurs rapporté que vous aviez de fréquents problèmes quant à des éléments anarchistes dans votre pays. Les anarchistes, dans les autoritarismes militaires, ont toujours été les meilleurs chevaux de troie du capitalisme.
Il y a peu quelques éléments anarchistes vous résistaient. Si vous n'agissez pas drastiquement, ce seront de nouveaux ennemis qui se présenteront, tous prêts à se liguer pour vous voir partir.

Le Kirep a des amis, beaucoup d'amis, parfois intéressés, parfois désinteressés, pour la majorité puissants et grands exportateurs d'armes. Le Kirep n'est pas très regardant sur votre régime, du fait que le leader Gak ne tient absolument pas à s'immiscer dans vos affaires internes, d'autant qu'il n'en a aucun intérêt logique...

Nous proposons purement et simplement que notre pays favorise comment dire... secrètement évidemment, car cette discussion est secrète n'oublions pas... la revente d'armes diverses et variées, de technologies diverses et variées, à votre armée et votre régime, ceci à des prix frôlant le dérisoire... et qui vous assurerait, comment dire, un contrôle inouï sur vos administrés, un contrôle qui vous donnerait l'assurance de durer, et de perdurer très longtemps. Voyez vous, cher Général Chamorros ?
Le prix serait négociable, mais astronomiquement bas concernant les armes individuelles. Votre bras armée disposerait ainsi d'une avance colossale sur les possibles éléments armés dissidents présents dans votre pays, et une main mise incontestable sur votre territoire.

Bien sûr, vous pouvez envoyer notre offre par la fenêtre, et aller vous en retourner négocier avec d'autres pays. Le problème, c'est que nos amis, réunis, produisent infiniment plus que n'importe quel autre sur la surface de la terre, en infiniment plus grande quantité...
...et à plus bas prix. Cela va de soi, général !

Voilà notre offre concernant le volet militaire. Le tout, bien sûr, avec des fonds secrets, et via des accords secrets.
Nous proposons ensuite une aide substantielle, et désintéressée, au développement de votre régime.
Tout ce qu'il vous plaira, nous pouvons vous l'offrir : nous fermerons les yeux sur ce qu'il adviendra de cet argent. Sous couvert d'une prétendue aide humanitaire à votre régime, vous pourrez bénéficier de fonds importants et intéressants.
Aide au développement de l'agriculture, fonds versés secrètement pour la croissance de votre économie, rénovation des infrastructures que vous désirerez, soutien secret à votre régime contre les dissidents qui pourraient s'y manifester, et de toute sorte qu'ils soient.
Nous n'avons pas, en de telles affaires, à être regardants de l'idéologie respective des deux parties. Chacun doit y trouver son compte, nous vous proposons un accord gagnant-gagnant.
De la corruption ? Non, simplement de l'aide intéressée de part et d'autre.

Nous venons aussi à vous aujourd'hui, car le Kapasane possède des mannes pétrolières immenses, dont vous n'avez délibérément, pour le moment, pas grande utilité : ni les moyens, ni le temps, ni le loisir.
Nous demandons à, en échange de nos aides précieuses qui sauront, il n'y a aucun doute, porter grâce à vos oreilles, obtenir des concessions pétrolières à bail, qui permettraient au Kirep et au Novaya Tarnosia de subsister énergiquement. Leur nombre est à discuter, mais nous souhaiterions que votre régime ne soit pas pour rien dans l'alimentation énergétique de nos deux états.
Nous saurons les exploiter, et une fois que nous nous serons mis d'accord sur la durée du bail (qui ne saura aller en deça de quelques décennies cela va de soi) vous pourrez considérer que le Kapasane et le Groupe des Léopards pourront encore très longtemps régner sur cette partie du monde.

Général, je crois avoir fait une offre qui ne se refuse pas ! J'écoute vos remarques, vos objections, et le cas échéant, votre refus qui nous peinerait beaucoup, et ferait du tort à nos deux parties.

Posté : mer. déc. 22, 2010 10:31 pm
par Ramiro de Maeztu
Le Généralissime continua à siroter son verre d'alcool en écoutant le long discours du représentant kirepien.
A plusieurs reprises, alors que son interlocuteur parlait, il se gratta le menton d'un air à la fois intéressé et dubitatif.
Malgré son aspect rustre et mal dégrossi, Rafael Viola Chamorros était loin d'être stupide. Il suivait parfaitement toutes les circonvolutions de la pensée de Boris Novak, ne perdant jamais le fil rouge de son argumentation et percevant très bien l'endroit où il voulait en venir.
Une fois que le chef du gouvernement kirepien eut fini sa longue allocution, le Généralissime toisa les deux représentants diplomatiques du regard, se racla la gorge et prit enfin la parole.



<center>[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/51/2/5/5/videla-prn-23b9d4c.jpg.htm][img]http://img51.xooimage.com/files/2/5/5/videla-prn-23b9d4c.jpg[/img][/url]

Rafael Viola Chamorros : Votre offre est très alléchante, Monsieur Novak, vraiment très alléchante.
Nous apprécions à sa juste valeur le fait que vous ne jugiez pas notre régime intérieur qui est pour le moment le seul qui convient à ce pays. Je suis aussi très sensible à votre analyse judicieuse du problème anarchiste dans notre belle île.
Néanmoins, je me dis que dans votre offre, il y a forcément un "mais". Pourquoi un pays anarchiste comme le vôtre accepte-t-il une telle aide "désintéressée" envers un pays ouvertement hostile aux communistes comme le nôtre ? D'autres pays que nous fournissent du pétrole, et sans doute même en plus grande abondance. Alors pourquoi nous ?

Comprenez-moi bien : je ne mets pas votre parole en doute, loin de là. Néanmoins, je parle non seulement en mon nom propre mais aussi au nom de toute une junte et de toute une nation. Je ne puis prendre aucune décision à la légère.</center>

Posté : jeu. déc. 23, 2010 11:15 pm
par Amaski
Le Kapasane ou mieux connu sous le nom d’Ile d’Oskilin fut une ile près des côtes de la Fédération d’Aquanox et de la République du Ranekika. L’ile en soi ne fut pas particulièrement attrayante ou au moins n’avait jamais su attirer la convoitise des anciennes civilisations vicaskarannes sauf celles du Premier Empire tarnois qui y avait tenté il y a des siècles, bien avant l’arrivé des almérans, de conquérir cette ile sans succès provoquant un enchainement d’évenements menant à la chute du Premier Empire. Aujourd’hui, à l’aube du Troisième Empire connu sous le nom de la Fédération d’Aquanox, l’ile regagnait un intérêt pour les tarnois. Ce ne fut pas l’envie de conquête et de domination qui les dominait mais bien autre chose.

Les choses étaient entra de radicalement changer dans l’ancien empire tarnois. La Fédération d’Aquanox se renforça chaque jour d’avantage, mettant la mainmise sur les régions les plus isolées pour les inclure dans un système de gouvernance direct et efficace. L’ancien empire au noyau dirigeant de manière souple la périphérie ne fut plus. Ce fut un vaste état territorial qui avait fait place sous forme de la Fédération d’Aquanox avec des ambitions bien plus précises que l’Empire. La Fédération fut entra de préparer lentement mais sûrement un plan de construction comme le pays n’eut connu auparavant. Un vaste réseau routier, deux vastes canaux, plusieurs aciéries, des ateliers de tissage et peut être même un chantier naval furent sur le programme pour l’année 2014. Ce furent des vastes projets pour lesquels des centaines de milliers voir des millions de gens seront mobilisés ainsi qu’une grande partie des ressources financières gagnées en plus avec la réforme administrative qui permettait de percevoir de chaque citoyen les impôts. Mais, comme dans toute chose, il avait un obstacle. La Fédération n’avait pas de ressources fossiles et donc manquait d’énergie pour les projets. La Fédération avait donc deux choix. Soit trouver une source d’approvisionnement en pétrole moins coûteuse ou soit envisager de transformer une partie des récoltes en bioéthanol et de lancer le Plan Vert donc changer radicalement de doctrine énergétique. La construction du barrage Kongo Pover fut en plein marche mais sa construction prendrait encore du temps, temps qui dans cette crise de ressource grave manqua. Avoir une source d’approvisionnement en pétrole permettrait donc de gagner un temps précieux pour pouvoir organiser une alternative moins coûteuse. Ceci fut la raison pourquoi Gorun Sun était venu avec Boris Nova vers l’ile d’Oskilin.

Le voyage vers l’Oskilin fut des moins agréables mais de courte durée. Gorun Sun avait simplement prit un navire vers Oskilin. La crise pétrolière força d’utiliser des moyens moins coûteux en carburant et finallement ils avaient eu de la chance vu qu’il n’avait pas eu de tempête jusqu’à Oskilin. Il avait décidé de venir lui-même voulant s’assurer du succès de cette rencontre qui fut d’une grande importance. Les origines de ce projet de rencontre avaient été faite pendant un des nombreux téléphonas entre le Kirep et la Fédération d’Aquanox ou les deux chefs d’état avaient conclus que s’assurer une source de ravitaillement pétrolière fut un projet clé pour les deux pays et donc l’idée de collaborer ensemble avait prit forme. Les discussions avaient déjà eut lieu avant la crise pétrolière mais la crise n’avait que fait accélérer le processus et surtout avait grandit le besoin de réussir cette rencontre. On avait donc contacté les autorités de l’ile d’Oskilin pour organiser une rencontre, chose qui en une semaine avait été finalement acceptée et donc on avait pu fixer un rendez-vous sur les agendas des trois pays.

On été confiant pour cette mission même si des rapports des services secrets informaient que les roderken furent entra de tenter de saboter la rencontre avec des pots de vin. On savait ce peuple pitoyable dans ses actions et ceci bientôt mille cinq cent ans et donc on ne fut pas surpris par ce geste. De toute façon Gorun Sun n’avait pas une seule carte en main, il avait déjà en tête d’autres projets pour contourner le problème énergétique. L’ouverture de la Fédération avait permit d’accéder au marché technologique de l’Occident surtout aux technologies renouvelables en concluant des accords avec des entreprises du Quantar et donc au besoin, on pouvait faire appel à eux pour réaliser certains projets. Egalement, Gorun Sun recevaient les rapports des ambassadeurs en Alméra qui avaient des contacts réguliers avec les tarnois de deuxième génération vivant en Alméra, surtout ceux qui travaillent dans les universités spécialisés dans l’ingénierie. Il avait par exemple un certain professeur Aslin Hoffmann au Savoia qui avait récemment trouvée une méthode efficace et peu coûteuse pour permettre de faciliter le stockage de l’hydrogène mais ceci fut surtotu de la musique d’avenir mais il fut bien de mettre main sur les plans et les idées pour les avoir le jour ou ces technologies viendront plus effaces et intéressantes.

Gorun Sun se trouva donc avec son homologue en discussion avec le chef de l’ile d’Oskilin. Gorun Sun laissa au camarade Boris Novak pour lui permettre d’exposer la situation et aussi de commencer à convaincre Rafael Chamorros des bienfaits d’une collaboration entre les trois états. Le but fut simple, les deux pays voulait acquérir certaines concessions pétrolières. Au contraire de certains d’autres états dont on taira le nom aussi grand est leur nombre, le but ne fut pas d’annexer le territoire mais de faire du commerce chose que certains états devraient apprendre à faire d’avantage surtout pour soulager un peu leur budget de défense. Gorun Sun écouta donc la discussion prêt à intervenir des que le moment sera opportun pour lui de faire son rentrée. Il pensait que le meiux fut de laisser le camarade du Kirep répondre à la question posée par Chamorros.

Posté : dim. janv. 09, 2011 2:08 pm
par Vliduj Gak
Boris Novak : La raison est simple : toutes les alliances (économiques s'entend) que nous avons contracté avec des pays, surtout en ce qui concerne les ressources stratégiques (pétrole, fer, gaz, uranium) sont fluctuantes. La Rostovie a coupé son approvisionnement en pétrole pour alimenter son industrie lourde, le Wapong a coupé son approvisionnement en fer, et n'a jamais accepté de nous vendre de l'Uranium, l'Aman vendait quant à lui son pétrole à des prix exorbitants, nous n'avons pas les moyens directs d'investir de l'argent pour obtenir des concessions pétrolières en Cisplatine, ou en Irank, ni dans aucun autre pays, tout simplement car ceci supposerait un assouplissement de notre économie, ou bien car les pays en question ne souhaitent absolument pas dialoguer avec nous, car ce sont des pays capitalistes, islamistes...

Vous, Général Viola Chamorros, vous nous avez acceptés dans votre capitale, vous nous avez ouvert les portes de votre magnifique patrie et nous avez accueillis en grande pompe. Votre pays n'est pas soumis aux fluctuations diverses du marché capitaliste. Le nôtre non plus, et nous vous proposons par ailleurs une aide parfaitement désintéressée.

Nous pensons avant tout aux intérêts de notre peuple, et cherchons en nos partenaires des états qui ne remettraient en rien en cause ni notre régime, ni notre système ni rien de tout cela, car l'isolement diplomatique est très fâcheux en ces temps troublés. C'est exactement le cas de votre pays, en toute honnêteté : vous cherchez un partenaire capable de vous offrir sûreté et prospérité, l'assurance de rester au pouvoir durant de nombreuses années, la garantie de faire perdurer vos idées dans le temps et de développer votre pays.

Voyez vous la nature de ce partenariat ? Trois pays qui n'ont rien à perdre de se trahir, et dont le soutien de l'un envers l'autre, et vice et versa, n'entraînerait aucune ingérence dans nos affaires respectives, et aucune pression quelle qu'elle soit de part et d'autre de notre accord.

Quand à l'importance et à l'abondance de vos gisements pétroliers, ils sont très importants, et largement suffisants à une société pré-industrielle comme l'empire tarnois, le leader de la Fédération d'Aquanox Gorun Sun ici présent le confirmera, et largement suffisants également à une société en voie d'industrialisation comme le Kirep. En somme, un accord équitable et profitable à tous.

Posté : dim. janv. 09, 2011 5:47 pm
par Ramiro de Maeztu
Le Généralissime leva un instant les yeux au ciel, le visage impassible et concentré.
Il était en vérité très inquiet : s'il n'avait pas a priori de raison de douter de la parole des deux envoyés qu'il avait en face de lui, il avait peur de la réaction des principaux alliés de leurs deux nations, et notamment du grand méchant loup rostov, qui verrouillait d'une main de fer le Pacte de Novgorod...



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Rafael Viola Chamorros : Messieurs, si je n'écoutais que mon intuition, je signerais avec vous sans plus tarder. J'ai une totale confiance en les interlocuteurs que vous êtes, malgré nos fortes divergences idéologiques, non pas car vous êtes désintéressés mais précisément car nous sommes tous trois intéressés dans l'affaire.

Mais voilà, je suis un homme de raison et de bon sens. Vous savez pertinemment que le régime que je dirige aujourd'hui n'est pas ami du Pacte de Novgorod, pour rester dans l'euphémisme. Nous ne voudrions pas provoquer une grave crise diplomatique entre le Kirep et la Rostovie, sachant que cette crise finirait par nous retomber sur le coin du museau, si vous me permettez l'expression.
Qu'est-ce qui nous garantit que nous n'aurons pas, deux jours après la signature d'un traité, les soldats de l'Armée Nationale Rostove à nos portes ?</center>

Posté : dim. janv. 09, 2011 6:02 pm
par Amaski
Gorun Sun observa le Général. Il ne tenait pas vraiment en estime cet homme mais il se taisait, observait et prennait note des mots du latin. C'est alors que le Généralissime, comme cet homme aimait se nommer, fit part de ses craintes de la Rostovie. Ne savait-t-il donc pas que la Rostovie fut en pleine crise, incapable d'intervenir à l'extérieur? Il laissa donc parler Chamorros pour alors lui répondre à ses inquietudes infondées.

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Gorun Sun : Très vénérable Chamorros, je peux que vous assurer que vous n'avez pas à craindre la Rostovie. Elle sait bien que les membres du Pacte pratiquent chacun leur politique personelle et elle respecte ce choix et n'interveniendra pas. Jamais la Rostovie a agit contre un membre du Pacte et jamais elle le fera car ceci irait totallement contre ses principes. En plus, votre proximité avec les Etats-Unis transforme une attaque de sa part en une pure folie diplomatique. Les Etats-unis ne vous aiment pas? Certes, mais ils détestent encore d'avantage les rostoves et ils n'accepteront pas leur prèsence sur votre magnifique ile.

Posté : dim. janv. 09, 2011 6:27 pm
par Ramiro de Maeztu
Rafael Viola Chamorros ne voyait en Gorun Sun qu'un sbire de Vliuj Gak, une sorte de roquet prétendument communiste (mais sans doute très capitaliste lorsque cela l'arrangeait) avec qui il aurait préféré ne pas avoir à traiter. Lorsque l'on peut parler à Dieu, pourquoi parler à ses saints ? Lorsque l'on peut parler à l'instigateur, pourquoi ne parler qu'aux acolytes, aux sous-fifres ?
Il tâcha toutefois de faire bonne figure...



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Rafael Viola Chamorros : Vuestra Excelencia, si nous craignons la Rostovie, malgré la grave crise interne qu'elle traverse actuellement, c'est parce ses moyens d'action sont multiples.
Je vous parlais de cavalerie lourde il y a quelques instants, mais elle pourrait tout aussi bien agir tapie dans l'ombre, par la voie d'une diplomatie cachée, de terrorisme...
Qu'est-ce qui nous garantit sa neutralité, même malveillante, dans l'affaire ?</center>

Posté : dim. janv. 16, 2011 5:06 pm
par Vliduj Gak
[img]http://www.haguejusticeportal.net/Images/ICTY/Accused/Milosevic%20dead%20250.jpg[/img]

Boris Novak :
Eh bien, général, en effet, vos craintes peuvent être vues comme légitime.

Cependant, la Rostovie n'a absolument aucun intérêt à venir vous chercher des noises. Que ce soit par le biais de leur armée conventionnelle ou de leurs forces secrètes.

Je sillonne le monde au service du Kirep depuis près de 15 ans, et maintenant je suis bien plus roué que vous ne semblez le penser aux dessous de la diplomatie internationale.

Je connais surtout et par dessus tout le projets de notre camarade leader. Il compte s'éloigner de plus en plus justement, de cette Rostovie que vous trouvez menaçante. En fait, il compte -sa voix se fait plus légère- rompre ses liens avec le Pacte de Novgorod. Voyez vous général ? Afin de retourner sa valise diplomatique en direction du Tiers Monde et d'une politique totalement non alignée.

Votre pays est l'exemple type du partenariat que nous recherchons. Désormais, nous ne voyons plus les rapports entre états présentés de façon simplifiée comme "Ton système politique est le mien, aidons nous", mais comme "Aidons nous, j'ai ce que tu veux et tu as ce que je veux".
En somme, la Rostovie est en pleine reconstruction : l'argent lui manque cruellement.

Avez vous, général, la moindre idée de ce que représente le déploiement d'agents d'infiltration dans un pays gouverné par une junte militaire, à l'autre bout du monde, à quelques dizaines de miles des côtes de certains de ses pires ennemis ?
Ce prix est tout simplement exhorbitant, et le jeu n'en vaut pas la chandelle pour les rostovs.

Ils perdraient des sommes démesurées dans des missions périlleuses, qui risqueraient, si nous en avons vent, de réellement déteriorer nos relations avec nos voisins septentrionaux.
La Rostovie a toujours eu intérêt à garder des relations, au cours de son histoire, tout du moins correctes avec le Kirep, pour la simple et bonne raison que celui-ci possède le droit de vie et de mort sur son économie en ayant le pouvoir de bloquer à tout moment le détroit qui ravitaille les ports rostovs et sans qui ces derniers ne seraient que des villages primitifs vivant encore du commerce des fourures et de graisse de baleine.

Et même, si vous le souhaitez, la Surigimi -services de renseignement kirepiens- pourra envoyer quelques agents suppléer à la tâche des vôtres.

Nos accords stratégiques ne doivent évidemment pas être présentés comme tels aux yeux du monde, cela va de noter crédibilité, et ceci reisquerait d'attirer de nombreux soupçons sur nos politiques respectives.

L'Union du Tiers Monde renaîtra d'ici quelques jours, et le Kirep en sera la figure de proue. De nombreux pays participeront à cette organisation.
Cette organisation ne remet en aucun cas en cause, de par sa charte fondatrice (que le camarade leader est en train de rédiger) les fondements de votre régime. Elle est une organisation alignée avec aucune puissance, qui met en place des liens étroits entre ses membres, sans leur faire pour autant ni s'adorer de part leurs grandes différences idéologiques la plupart du temps, ni se détester par les dépendances qu'ils créent entre eux.

Et si votre pays rejoignait notre organisme ? Nous signerons, pour la forme bien entendu, des accords culturels qui en vérité ne serviront à rien, et mettrons en place un commerce tout à fait symbolique de quelques substances alimentaires qui ferait entendre à nos confrères que nos relations sont purement commerciales et culturelles.

Et pendant ce temps, par dessous le traité officiel, nous mettrons en place nos vrais accords de concessions pétrolières, de ventes d'armes et de garanties multiples comme je vous les ai présentés il y a de cela quelques minutes à peine !

Posté : dim. janv. 30, 2011 8:15 pm
par Ramiro de Maeztu
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Rafael Viola Chamorros : Nous serions tout à fait enchantés de rejoindre votre organisation, qui m'a l'air tout à fait prometteuse. La gloire de notre belle nation ne saurait que rajouter du lustre au blason de l'Union du Tiers-Monde, c'est une évidence.

Mais... que diront les États-Unis de Pelabssa de la présence d'un pays communiste dans une nation insulaire aussi proche de leurs côtes ? Ne s'approcherait-on pas alors d'une crise à la cubalivienne ?</center>