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Posté : dim. nov. 14, 2010 6:48 pm
par Siman
<center>[RP] Les Deux Royaumes

C’est un projet fou, un projet ambitieux, un projet exceptionnel que Siman II avait dans sa tête depuis quelques mois. Il est vrai que l’idée pouvait paraître impossible du temps d’un Sionving écrasant tout sur son passage, étant le plus pire des impérialistes existant dans le Monde. Mais tout cela, c’était avant le changement total de direction du Royaume.

Le Royaume s’est engagé dans la voie de la démocratie, de la tolérance, chose que le Sionving ne connaissait plus des décennies et des décennies. Mais c’était sans compter sur la volonté de Sa Majesté Sérénissime Siman II, le Roi du Sionving pour faire renaitre des espoirs longtemps enfouis au cours des années précédentes. Le récent décès de la Princesse Liu, devenue Reine éphémère avait beaucoup marqué le Roi et la Cour du Palais Royal de Jiyuan. Mais la problématique restait la même, le problème d’un héritier au Sionving.

Du côté du Bokchow (A25 - 100 millions d'habitants), c’est la crise politique. Crise majeure depuis que le Roi Quing III a annoncé au peuple le fait que la descendance du Royaume n’était plus assuré. Il consulte et consulte tous les jours un peu plus dans le but de trouver un époux, un héritier homme à son Royaume. Car, oui, sa fille, la Princesse Shaba n’a pas eu la chance, ou la détermination de se trouver un époux à la hauteur de l’espérance de son père. Le Roi Quing III s’efforce donc de trouver un héritier solide, de confiance, et ambitieux pour son Royaume. Le Roi avait beau chercher et chercher, il ne trouvait pas. Puis il a fallu qu’un de ses conseillers politique lui parle du Roi du géant voisin, le Sionving, pour enfin se voir offert la possibilité d’avoir un héritier, et un Roi pour son pays.

Lorsque Siman II appris l’intérêt du vieux Roi Quing III du Bokchow, celui-ci n’eu aucune réaction particulière, il ne prenait pas tellement cette possibilité au sérieux. Mais les jours passèrent, la situation politique se dégrada, une crise politique avec les pays communistes s’est déroulé, et finalement, avec beaucoup de tergiversation, il eu pris toute la mesure d’une telle possibilité pour lui d’accepter un mariage avec la Prince Shaba et de devenir le Roi hériter du Bokchow. De multiples réunions avaient lieux presque tous les jours depuis plusieurs semaines. Et c’est la crise politique internationale entre le Royaume du Sionving et le Pacte de Novgorod qui a précipité les événements.

En effet, une fois le Sionving exclu comme un ingrat du Pacte de Novgorod, le pays était isolé politiquement, et il lui fallait rapidement retrouver des Alliés franc et solide. C’est pourquoi la politique économique et étrangère du Royaume s’est accélérer à la demande de l’exécutif et du Palais Royal. On constate peu à peu que le Sionving retrouve de son prestige et de la crédibilité sur la scène internationale. Des rencontres avec le Numancia, le Shmorod, le Wapong, la Callanda, des accords commerciaux avec les hispaniques du Numancia, des accords énergétiques avec ses voisins sud-makarans. Le Sionving est bel et bien de retour sur la scène politique internationale, sans étiquette politique, indépendant des deux blocs, pais farouchement opposé désormais au Bloc de l’Est. Rassemblement d’hypcorite et de petits chiens malades obéissant au vieux et dépérissant maitre Rostovien. Mais stop, c’était fini, l’histoire d’amour éphémère entre le Sionving et les pays communistes était terminées.

Mais ce qui pouvait être le plus choquant pour le sionving et pour le peuple du sionving, c’était sans doutes la trahison des ses frères éranéens qui ont votés sans étant d’âmes pour l’expulsion, l’exclusion du Royaume du Sionving du Pacte de Novgorod. Comment faire comprendre à son peuple que le pays frère, enfin, qui est sensé être son frère politique, culturel, économique et historique prenne ouvertement position contre lui, contre son peuple, contre son passé commun, c’est incompréhensible, et aucun des sionvingiens n’a vraiment eu le temps de se demander pourquoi l’Eran avait il choisit de courir à sa perte plutôt de relever la tête au coté de son frères sionvingien. Mais c’était fini, il fallait désormais faire sans l’Eran, et cette possibilité là, le Bokchow devait lui aussi l’imaginer.

Car le pays était coincé entre les deux géants makarans. Au sud le géant capitaliste, le Sionving, au nord le géant communiste, il fallait faire un choix pour se rapprocher de l’un ou l’autre, c’était une condition essentielle pour envisager des rapports plus approfondis entre le Sionving et le Bochow. La décision du Roi Quing III s’est donc portée vers l’axe Bokchow-Sionving, c’est pourquoi, un émissaire spécial s’était rendu dans la capitale politique du Sionving, à Jiyuan, pour faire parvenir une lettre personnelle du Roi Quing III à remettre en main propre à Sa Majesté Sérénissime Siman II. L’émissaire spécial du Bokchow quitta le Palais pour repartir en direction de son pays et du Palais Royal de Quing III.

Il indique dans cette lettre son envie de rencontre avec Siman II, et ses projets communs qu’il a avec le Royaume du Sionving, voici quelques extraits de cette lettre :</center>

[quote]Votre Majesté,

[…] Vous le savez, mon Royaume traverse une crise sans précédent, je me dois, en ma qualité de Roi de faire le maximum pour assurer la continuité du pays. Je n’ai aucun héritier homme, ma fille n’a pas trouvé un homme à la hauteur de la tâche qui pourrait l’attendre en cas de disparition prématurée de ma personne. […]

[…] Après discussions, et de nombreuses réunions avec des conseillers politiques de mon Royaume, après des débats sous tensions avec des historiens et des spécialistes des relations entre nos deux Royaumes, nous avons eu tous la même conclusion : le Sionving est le seul pays capable de fournir un héritier solvable et compétent pour assurer la continuité du pouvoir royal constitutionnel du Royaume du Bokchow. […]

[…] C’est donc à Votre Majesté Sérénissime Siman II, que je propose une rencontre officielle entre nos deux pays dans la capitale de mon Royaume. Le Palais Royal du Bokchow serait honoré de recevoir votre visite afin de discuter des modalités d’un rapprochement total entre nos deux pays. Car telle est ma volonté, mais il va falloir faire passer ma volonté comme la solution au problème que rencontre mon Royaume. […]

[…] Je reste un opposant connu et reconnu du Pacte de Novgorod. Votre récente expulsion du Pacte de Novgorod nous pousse à vous faire confiance pour assurer la sécurité de mon Royaume. L’Eran, au nord de mon pays représente une menace sérieuse pour les 100 millions habitants du Bokchow. J’ai cependant la certitude que les 270 millions de Sionvingiens pourraient venir en aide à mes sujets, et faire de nos deux Royaume un grand et puissant Royaume apte à lutter contre le fléau communiste. […]

[…] Les liens historiques entre le Bokchow et le Sionving ne sont une surprise pour personne. Nous avons toujours eu des liens amicaux, et chacun de nous est venu en aide, par le passé, à l’autre afin d’assurer la continuité des institutions et de la paix interne de nos deux pays. La seule solution, c’est vous et le Sionving. Nos peuples sont proches et frères de sang et de pensée, c’est une chance dans le Monde en guerre et sous tensions que nous connaissons actuellement. Je vous attends pour une rencontre officielle, ici, au Bokchow.

Cordialement,
Quing III, Roi du Royaume du Bokchow.
[/quote]

<center>Le Roi du Sionving s’est véritablement montré enthousiaste à l’idée de rencontre le Roi du Bochow pour négocier véritablement les conditions d’une refonte des deux Royaume pour en faire un seul et unique puissant Royaume. Siman II a déclaré à tous ses collaborateurs de préparer des dossiers complets sur cette visite future évidemment cruciale pour l’avenir des deux royaumes.

Une date était prévue pour cette rencontre, le 12 Août 2013. Le matin même, Siman II prit un vol direct en direction de la capitale du Bokchow, le temps était au beau fixe, et la tension était palpable parmi la nombreuse délégation du Royaume convoqué par le Roi pour l’accompagner lors de cette visite exceptionnelle dans le Royaume voisin. L’avion se posa sur le tarmac de l’aéroport international de la capitale du Bokchow, la piste était vide pour l’occasion. 28°C à 10h30 du matin. Un important dispositif de sécurité était disposé tout autour de la piste et de l’aéroport. Siman II descendit les marches de l’avion Royal pour frôler le sol du Bokchow. </center>

[quote]Plusieurs ministres et haut fonctionnaires étaient du déplacement afin de montrer l’importance que le Sionving accorde à ce déplacement, en voici la liste officielle :

- Le Premier ministre, S.E Wong Luang
- Le Ministre des Finances, S.E Xu Shaoshi
- Le Ministre de l’Education et de la Culture, S.E Hin Zhi
- Le Ministre du Territoire, des Infrasctrutures et du Transport, S.E Hong Phuc
- Le Directeur des Affaires délégué au Makara, Cai Cheng[/quote]

<center>Le Ministre des Affaires Etrangères du Bokchow était présent sur le tarmac de l’aéroport, il salua le Roi et l’ensemble des personnalités qui étaient avec lui.

L’hymne du Sionving était joué par la Garde Royale du Palais Royal de Bokchow. Le Roi passa en revue l’ensemble des soldats des trois corps de l’armée Royale du Royaume. Puis il entra dans une berline noire, ainsi que l’ensemble de la délégation qui était avec lui, un cortège de plus de 60 véhicules haut de gamme était en route pour le Palais Royal du Roi Quing III.

[img]http://media.rtl.fr/online/image/2010/1104/7634412282_cortege-sarkozy-hu-jintao.JPG[/img]

Les rues de la capitale se trouvant sur le passage de la délégation du Sionving étaient toutes interdites de circulations, des policiers se trouvaient sur le long du parcours. Siman II pouvait s’imprégnait de l’ambiance de la capitale du bon Roi Quing III. L’architecture exceptionnelle de la ville rendait fou de joie le Roi du Sionving tant il était passionné par l’art et les traditions millénaires des peuplades du sud-makara. L’escorte de la gendarmerie mobile et de la garde royale à cheval était splendide, le Roi Quing III s’était donné les moyens de séduire le Roi sionvingien pour lui faire accepter peut être mieux ces conditions. Le véhicule de Siman II entra dans la Cour du palais Royal, un valet était de service pour s’approcher du véhicule et ouvrir les portes du véhicule à Sa Majesté Sérénissime.

[img]http://media-cdn.tripadvisor.com/media/photo-s/00/14/01/d3/real-madrid-s-cup-celebration.jpg[/img]

Le Roi du Bokchow était sur le perron du Palais Royal pour accueillir Sa Majesté Sérénissime Siman II, Roi du Sionving.</center>

Posté : mar. nov. 16, 2010 6:32 pm
par MJ Coordinateur
HRP : Tout le jeu est là, merci à Johel de rendre un RP d'annexion barbare intéressant et confrontant plusieurs intérêts.

Le Roi Quing III sourit en écartant largement les bras à la vue de Siman II, avançant d'un pas lent qui se veut régal.

[img]http://img573.imageshack.us/img573/5435/curseofthegoldenflower8g.jpg[/img]

"-Votre Majesté Sérénissime !! Quel joie de vous accueillir en mon humble demeure !!
Je vous serrerais volontiers sur mon cœur si le protocole ne me l'interdisait pas."

Très légère inclinaison de la tête. Une marque de respect mais sans signe direct de déférence.
Après tout, le vieil homme était encore dans SON royaume et comptait bien profiter de ses privilèges jusqu'au bout.

Il marque une pause, laissant au Roi du Sionving l'occasion de répondre, avant d'inviter son hôte à l'intérieur


"-Ma fille est, comme il se doit, impatiente de vous rencontrer.
Être votre épouse... Plus d'une jeune Makirane tuerait pour en avoir la chance !!
Enfin, ce n'est pas encore jouer... mais j'ai bon espoir que nous trouvions un arrangement acceptable."


Clin d'oeil complice.
Face à l'avancée du maître des lieux, des serviteurs et gardes poussent une succession de lourdes portes en bronze.
Siman II et Quing III arrivent finalement sur un grand salon, où on invite le monarque Sionvingien à prendre place sur des coussins de soie.
Devant lui, une "modeste collation" a été disposée.


"-Ma chère fille ne devrait pas tardé.
Une visite imprévue d'un vieil ami.
La nostalgie lui fait sans doute oublié ses devoirs mais rassurez-vous : les domestiques ont été la chercher.

En attendant, même si l'affaire est, disons-le, entendue, il me tient à coeur d'éluder quelques détails.
Principalement en ce qui concerne votre vision pour nos peuples...et pour ceux de nos voisins.
Le Bokchow et le Sionving se ressemblent mais nous savons tout deux les raisons qui ont empêché un rapprochement depuis des siècles.
Nos peuples le savent aussi et certains y accordent encore une grande importance.
Comment espérez-vous, après avoir gagner le coeur de ma fille, gagner celui de mon peuple sans vous aliéner la foi du vôtre ?
Quelle avenir réservez-vous au Bokchow ?"

Posté : mer. nov. 17, 2010 2:43 am
par Siman
<center>[img]http://img832.imageshack.us/img832/268/simanii.jpg[/img]
S.M.S Siman II :

Votre Majesté, avec tous le respect que j’ai pour vous et pour votre peuple, je vous prie de considérer le Sionving et son peuple comme un peuple frère et extrêmement proche du Bokchow. Le retard de votre fille n’est pas une offense pour moi, c’est du devoir d’une femme de se faire désirer. La votre semble effectivement une des plus désirables et une des plus demandées du continent, vous avez de quoi être fier et heureux d’une telle descendance. Mais n’ignorons pas la raison de cette entrevue exceptionnelle entre vous et moi.

Votre Royaume traverse une crise politique. Vous n’avez pas encore une descendance, ni même un héritier indirect car votre fille n’a pas eu la chance et le bonheur de trouver un mari et un homme digne de sa confiance et de son statut. Le souci de votre personne ne doit as être de réfléchir bien trop de temps à l’avenir et à la vie sentimentale de votre fille, je m’en occuperais désormais. Votre fille est une des femmes les plus désirables qu’un homme puisse rencontrer dans sa vie, au-delà du fait qu’elle soit votre fille et l’héritière de votre Royaume. J’ai de plus, le même âge à quelques petites années près que celui de votre fille. Il en va de l’intérêt du Bokchow et du votre de mettre tout en place pour que mon union avec la Princesse Shaba soit une réussite totale. L’influence d’un père sur sa fille n’est pas une légende, vous êtes en mesure de savoir ce qui est bien ou mal pour elle, je n’en doute pas une seule seconde. Mais au delà de l’attirance mutuelle entre votre fille et moi, c’est à l’avenir du Bokchow, et donc de celui du Sionving auquel je pense.

Les candidats pour prendre la main de votre fille se sont succéder, jusqu’à aujourd’hui, sans aucune réussite. Désormais, avec ma venue, votre fille est d’accord pour unir le Bokchow au Sionving, c’est une nécessité urgente pour nos deux pays. Nécessité urgente pour de multiples raisons.

Tout d’abord, le Bokchow n’a aucune descendance mâle à offrir à son peuple. Le Sionving par ma personne peut offrir un héritier à Votre Majesté. Le problème est le même de mon côté et du côté du peuple sionvingien, il n’y a aucune descendance mâle pour le Royaume du Sionving, Royaume de 270 millions d’habitants qui ne pourrait s’imaginer une seule seconde sans un Roi digne et fort, toutes les qualités qui sont les vôtres Votre Majesté. Faites le rêve fou que le fruit de l’union entre la Princesse Shaba et Siman II soit un fils, beau come sa mère et fort comme son père. Imaginez une seule seconde ce que votre descendance directe pourrait accomplir à la tête de nos deux Royaumes. Car oui, je le répète devant vous, l’héritier du trône du Bokchow deviendra systématiquement l’héritier du trône du Sionving, il en va de soi et c’est avec plaisir que nous pouvons envisager sereinement cette possibilité. C’est une promesse que je tiens ici devant vous aujourd’hui dans votre Palais. Faites le rêves fou une seconde fois d’imaginer ce que votre petit fils pourra gouverner tout au long de sa vie : un Royaume démocratique, transparent, puissant à tous les niveaux, que ce soit culturellement, économiquement, militairement, diplomatiquement. C’est une chance, une offre qui ne se refuse pas. Tout cela, vous le savez, nous en avons déjà parlé.

Le Roi fit une pause en buvant un thé...

[img]http://elssy.com/tea.img/the_verse.jpg[/img]

Mais c’est ce que votre peuple va comprendre et comprendra aisément, oui aisément. Quand vous avez une hyper puissance à vos portes, l’Eran. On pourrait s’en satisfaire et se dire que c’est un gage de sécurité, de stabilité de la zone, or ca n’est pas le cas, et vous le savez autant que moi. L’Eran communiste est un Etat qui fait peur, un Etat qui fait trembler le Monde. Nous pouvons vous défendre, non que dis je, pas vous défendre, mais nous défendre, ensemble sous un même drapeau, sous un même pavillon, sous les mêmes parachutes, ceux de nos deux royaumes qui ne formeront plus qu’un désormais. Souhaitez-vous voir la maladie communiste et socialiste entrer dans votre Royaume ? Voire pire, qu’il vous envahisse et au final, vous fasse perdre toute votre souveraineté ? Allons Mon bon Roi, la raison est là pour vous faire faire les bons choix. Votre peuple lui aussi est totalement capable de faire le choix de la sécurité, de l’union et de la fraternité avec le peuple sionvingien.

Vous savez pourquoi j’ai cette certitude que cela ne peut que marcher entre nos deux peuples ? La haine du communisme et l’histoire millénaire qui nous pousse, presque involontairement à nous unir pour réaliser de grands projets de société, de civilisation, d’humanité même. Le Sionving n’est rien sans le Bokchow à ses côtés, et le Bokchow peut se féliciter d’avoir un Royaume qui ne désire que se fondre dans le sien pour ne former plus qu’un royaume unique : notre Royaume Votre Majesté. Nous allons convaincre votre peuple par une action haute en symbolique : un mariage royal entre moi et votre fille. Quand les 100 millions de sujets qui sont sous votre aile se rendront compte de la chance qu’ils sont, comme les 270 millions de sionvingiens, de la chance qu’ils ont de ne faire plus qu’un et d’avancer ensemble vers un avenir radieux, ils n’hésiteront plus. Pour ceux qui vous diront que vous n’avez plus de souveraineté, vous répondrez que le Sionving n’en a plus non plus. Ce qui est à vous et à nous, ce qui est à nous est à vous, et vous savez pourquoi votre Majesté ? Parce que nous ne formerons plus qu’un.

Je lis dans votre dernière question, pour ce qui est de l’avenir du Bokchow une certaine retenue, mais ca ne doit pas être le cas. Le Bokchow sera l’égal du Sionving, je nourris moi et la Princesse Shaba dans le futur des projets à la hauteur de nos deux peuples qui sont appelés par le destin à ne faire plus qu’un. Vous êtes croyant mon bon Roi ? Moi aussi. Gardons foi dans l’avenir et dans l’alliance totale entre le peuple sionvingien et le peuple du Bokchow. Mais là ou vous devez être sur d’une chose Votre Majesté Quing III, c’est dans le futur de votre Royaume. Car le futur de votre Royaume s’écrit avec le futur du Royaume du Sionving. J’ai la foi que mon peuple, frère du votre n’aura absolument aucune restrictions dans notre projet commun. Il nous faut parler d’un avenir commun, d’un avenir commun à nos deux Royaumes qu’un mariage entre la Princesse Shaba et le Roi du Sionving pourrait résoudre et en même temps, pérenniser pour les siècles à venir.</center>

Posté : jeu. nov. 18, 2010 9:17 pm
par MJ Coordinateur
"-Hum... d'intéressantes paroles.
Quoique complexes.
Les meilleures idées sont celles qui s'exposent le plus simplement.
Mais j'ai confiance en vous et..."


"-La Princesse Shaba, Gracieuse Héritière du Bokchow, Fille de Sa Royale Majesté, demande audience !!
Quing III, soleil de ce pays, accepte-t-il ?"


Le Roi s'excuse auprès de Siman II d'un geste rapide.

"-Le protocole... Nous vivons tous dans l'ombre de nos ancêtres.
LE SOLEIL ACCEPTE !! AUDIENCE ACCORDÉE !!"


Deux larges portes s'ouvrent pour laisser la Princesse entrer, suivie d'une petite armée de serviteurs.
La tenue de cérémonie qu'elle porte est sans doute la véritable raison du retard, au vu des difficultés qu'elle a à marcher normalement.


[img]http://img691.imageshack.us/img691/2273/curseofthegoldenflowerp.jpg[/img]

Elle a une mine triste qui, en dépit d'efforts visibles, refuse de s'effacer.
Son père la rappelle à l'ordre.


"-Vous voilà donc, ma fille.
Allons !! Saluez donc Sa Majesté Sérénissime, qui a fait pour vous le déplacement depuis Jiyang et à qui vous faites l'affront d'un retard."


La jeune femme s'incline poliment, fixant le sol avant de lâcher quelques mots dans un souffle.

"-Je vous salue, Siman II du Sionving. Votre présence est un grand honneur pour notre Maison.
Puis-je être indiscrète au point de connaitre la raison de votre présence ?"


Le ton est extrêmement formel.
Presque froid mais porte une politesse typique des manières de cette région qui, ailleurs, paraitrait excessive.

Posté : jeu. nov. 18, 2010 11:17 pm
par Siman
<center>[img]http://img832.imageshack.us/img832/268/simanii.jpg[/img]
S.M.S Siman II :

Votre Altesse, permettez moi de vous dire que vous êtes d’une beauté et d’une grâce que le commun des mortels aurait bien du mal à égaler.
Votre présence aujourd’hui est de la plus haute importance Votre Altesse. Pour tout vous dire, je n’ai pas hésité une seule seconde pour me rendre ici, me rendre devant votre père afin de lui demander la main de sa plus belle réussite : vous Princesse Shaba.

J’ai eu l’occasion de discuter avec votre père de l’avenir du Bokchow ainsi que de celui du Sionving, car oui, nos avenirs sont intimement liés, lui comme moi en avons la certitude. Vous connaissez sans doute le problème de nos deux pays pour donner un héritier à ces deux couronnes. Je suis donc ici pour proposer à Sa Majesté et à vous Princesse Shaba, un mariage Royal entre nos deux Royaumes qui aboutirait sur la création d’un nouveau Royaume, équilibré entre la minorité de votre Royaume et la minorité du Sionving. Un Royaume au service de la paix et au service de nos deux peuples qui ne formeront plus qu’un. Je suis conscient que la tradition et les us et coutumes de nos deux pays sont quelques peu bousculé, mais au vu de la situation politique de nos deux pays, puis internationale, et face au voisin communiste Erannéen, nous en avons conclus qu’un mariage royal entre la Princesse héritière du Bokchow et le Roi du Sionving serait la meilleure des solutions et des réponses. Le peuple du Sionving et ses 270 millions d’habitants seraient heureux de voir une Reine, une véritable Reine, avec la grâce, l’élégance et la beauté que vous avez. Personne au Sionving n’oserait remettre en cause votre légitimité, et tout l’amour du peuple sionvingien serait envers sa Reine. Ma mère, de plus accepte cette union, et elle souhaiterait vous rencontrez afin de vous garantir le soutien plein et entier de la famille Royale, héritière de la Dynatsie Xiang.

Votre père à toutes les garanties nécessaires, les formalités institutionnelles et administratives sont convenues, il vous reste, vous Princesse Shaba a offrir votre main à la mienne afin d’unir, sous tout rapport, le Royaume du Sionving et le Royaume du Bokchow. Il en va de l'unité nationale, et de la survie de presque 400 millions d'hommes, de femmes et d'enfants.
</center>

Posté : sam. nov. 20, 2010 11:57 am
par MJ Coordinateur
La princesse semble hésité un moment avant de parler, les yeux fixées sur le sol d'une manière humble propre à certaines traditions orientales.

"-Pardonnez mon insolence, Votre Majesté. Mes paroles toucheront je le crains un sujet sensible à votre âme.
Et je vous demande de m'excuser pour raviver la plaie à votre cœur.
Mais j'ai cru comprendre que vous aviez, il y a peu, eu à subir la perte de deux êtres chers.
Votre père, d'abord, qui a eu une vie longue, prospère et glorieuse.
Mais surtout votre femme, morte dans la fleure de l'age, voici moins de 3 mois à cause d'un tragique accident.

Malgré le chagrin qui doit saisir votre cœur, je comprend qu'un monarque place ses sentiments personnels après les intérêts de son peuple.
Mais j'aurais cru qu'un homme sensible tel que vous aurait observé une période de deuil plus longue par respect pour la défunte...

L'amitié du Sionving honore mon peuple, soyez-en certain.
Mais si Votre Majesté désire à ce point forger une union sincère et solide avec le Bokchow, un mariage est-il indispensable à ce projet ?
Nos nations ne pourraient-elles simplement vivre en bonne amitié ?
Cela respecterait nos coutumes, la mémoire de votre femme et ma dignité.
Nulle femme ne veut n'être que la remplaçante d'une morte.
Pour aimer le Bokchow, le Sionving doit apprendre à le connaitre. Il en va de même pour nous deux.
N'êtes-vous pas d'accord ?"


Le Roi Quing III resta sans voix, son teint hésitant entre blème d'horreur, rouge de fureur et finalement une mine déconfite quand il s'adressa à Siman II.

"-Je... C'est... Votre Sérénissime Majesté doit comprendre que... Enfin... ma fille a la langue plus vive que l'esprit.
Et la tête pleine de romances.
Elle soulève toutefois un point :
Dans l'intérêt de cet union, nos peuples ne doivent pas penser que ma fille n'est qu'un lot de consolation par rapport à la Reine Fan.
Mais il ne sera pas dit que j'offenserai un hôte !! Quel est votre sentiment en la matière ?"


par Johel

Posté : sam. nov. 20, 2010 10:03 pm
par Siman
<center>[img]http://img832.imageshack.us/img832/268/simanii.jpg[/img]
S.M.S Siman II :

Votre Altesse, je vous remercie de vous joindre à la peine qui est la mienne, celle de la Famille Royale du Sionving ainsi que de l’ensemble des hommes et des femmes du Royaume. Comme vous le dites si bien, un homme au pouvoir, un homme à la tête de son peuple, un guide pour l’avenir n’a pas le droit de se laisser dépasser par des sentiments personnels, aussi puissant soient-ils, l’intérêt du peuple, l’intérêt de la Nation est l’intérêt suprême de mon existence. Un Roi est dévoué pour ses sujets, c’est une moindre des choses quand on connait la côte de popularité d’un monarque et de la famille Royale au Sionving. Le peuple vous donne sa confiance plein et entière pour faire tout notre maximum pour améliorer leur existence, leur conditions de vie, nous n’avons pas le droit de les décevoir, je n’ai pas le droit de les décevoir. C’est peut être une conception qui me fait perdre le sens de l’affection, de l’amour, de l’amitié ou tout simplement, des sentiments, mais c’est une responsabilité qui mérite le soutien total de ma conscience et de ma personne pour cela. Le Sionving n’aurait pas d’avenir sans un Roi inflexible et volontaire.

La perte de mon père, un des plus grands rois que le Sionving, que le Makara, que le Monde a pu connaitre. Je ne suis pas là pour me poster en profiteur des glorieuses années de mon père. Mais la situation change, les temps changent. Un pays se doit d’évoluer, de prendre des décisions indépendantes, des décisions ambitieuses mêmes, pour sa stabilité et son avenir. Et c’est à son dirigeant d’assumer cette politique là, c’est ce que je fais. Si vous observez bien la situation, l’opinion n’était pas franchement de mon côté après mon accession au trône, mais force est de constater que j’ai su, après des heures de travails, des réformes dures mais ambitieuses, des prises de positions non négligeable, emmener le Royaume vers un idéal nouveau. Le Sionving compte dans le Monde aujourd’hui, c’est mon père qui en est le créateur, et je ne suis que l’élément de continuité à tout cela.

Pour ce qui est de la Princesse Fan, c’est une bien malheureuse histoire. Un coup de foudre dans tous les sens. Mais là où vous faites erreur, c’est que ma future épouse, qu’elle le soit aujourd’hui, demain ou dans 2 ans ne sera jamais la remplaçante d’une morte. Pourquoi ? Prenez cette phrase si célèbre dans le Monde : le cœur à ses raisons que la raison ignore. Et bien vous voyez, quand je vous vois votre Altesse, quand vous venez à mon encontre, quand vous approcher que vous montrer une force de caractère Royale et typique de votre Famille, et bien je me rends compte que non, je ne me suis pas trompé. Je n’ai pas eu un coup de foudre, c’est plus qu’un coup de foudre, c’est un véritable coup de cœur. Un coup de cœur pour vous, et un coup de cœur pour ce que vous représenter, la beauté, l’élégance et l’intelligence d’un grand Royaume qui se doit de sceller son avenir avec le Sionving qui fera avec plaisir la même action. Le peuple du Sionving a besoin d’une Reine, à besoin d’une Reine forte, intelligente, fière et honnête, valeureuse et méritante, comme lui, et qui d’autres que vous peut symboliser toutes ces valeurs millénaires au Sionving ? Personne, pourtant, j’ai eu beaucoup de demandes, de jeunes Princesse de Royaumes voisins au makara, mais non, mon choix est fait, mon choix personnel s’est porté sur vous, Princesse Shaba. Ma discussion avec votre père n’a fait que confirmer cela !

Un mariage peut être rapide, mais finalement, quand l’attirance est là, quand un pays veut par-dessus tout, tout donner pour un autre, veut faire son maximum pour que les qualités de l’un profite à l’autre et vise versa, pourquoi attendre ? Pourquoi refusez un mariage entre deux grands Royaumes ? Il en va simplement de la crédibilité de notre projet d’union entre le Bokchow et le Sionving. J’ai eu plaisir à en parler avec votre père des heures durant. L’avenir d’un Royaume demande des prises de décisions, c’est ce que je viens de vous dire il y a peu, la politique n’est pas un sport que l’on pratique une fois de temps en temps pour garder la forme, non, la politique, c’est tous les jours, à grande dose. Un peu comme l’amour que peu porter un jeune Roi à une princesse splendide.

Posté : mar. nov. 23, 2010 6:09 pm
par MJ Coordinateur
La jeune princesse est prise au dépourvu par une telle avalanche de compliments.
Son père, lui, se marre doucement, heureux que l'impétueux Siman II n'ait pas pris ombrage des réserves de Shaba.


"-Ah !! La pureté des sentiments d'un jeune homme, allié au pragmatisme d'un véritable monarque !!
Cela me rappelle ma propre jeunesse.
En ce qui concerne les fiancailles, elles pourront être arrangées d'ici une semaine, je suppose.
Pour le marriage en lui-même, il faudra encore nous accorder sur quelques détails mais laissons cela à nos ministres."


La princesse semble reprendre ses esprits quand son père aborde les étapes de l'union à venir.
Sur un ton alarmé, elle s'exclama :


"-Père, je vous en prie, ne précipitez pas les choses.
Sa Majesté ne verra sans doute pas d'inconvénient à me laisser un délai de réfléxion.
Je découvre en Sa Majesté un être d'une grande profondeur et il me tarde d'en apprendre plus sur vous.
Mais un délai serait appréciable pour méditer sur ce que je sais déjà."


Regard plein d'espoir de la jeune femme vers Siman II.

Posté : jeu. nov. 25, 2010 4:24 pm
par Siman
<center>[img]http://img832.imageshack.us/img832/268/simanii.jpg[/img]
S.M.S Siman II :

Je suis satisfait de voir que l’honorable Quing III se reconnaisse dans mes propos, c’est un véritable bonheur pour moi que de vous avoir en face de moi et à mes côtés. Les sentiments existent, les sentiments sont éternels le plus souvent, mais ils n’empêchent pas à qui que ce soit d’exercer un quelconque pouvoir, qu’il soit politique, économique, militaire ou culturel. N’oubliez que d’après les récentes modifications constitutionnelles du Royaume, le Souverain n’a plus autant de pouvoir que depuis des dynasties et des centaines d’années. C’est le peuple qui décide, il décide de tout et c’est au pouvoir politique de se plier à sa volonté, voilà ma conception des évènements.

Pour ce qui est des fiançailles, elles devraient être organisées d’ici 1 semaine au maximum, ca n’est pas une priorité exceptionnelle, mais cela va ravir de joie le peuple sionvingien comme le peuple du Bokchow. Souvenez-vous qu’en plus, l’annonce de fiançailles et de noces royales sont généralement d’excellent stimulateur pour l’économie et la popularité des dirigeants. Mais je tiens, comme convenu avec le vénérable Quing III que les fiançailles soient rapidement programmées. Mais ceci dit, j’accepte avec une grande joie de laisser du temps à la Princesse Shaba. Deux semaines en plus, puis à partir de cette date là, nous irons annoncer, ensemble, devant les peuples de nos deux pays, et aux yeux du Monde les plus belles noces qui puissent exister au monde. Vous en avez la volonté, je l’ai également, tout ceci doit être à la hauteur de notre projet merveilleux. Quand vous connaissez la situation internationale, et les opérations de l’Eran en ce moment même, aux portes du Bokchow, je crois qu’il est impératif d’envoyer un signe plus que significatif. Votre père ne me donnera pas tort la dessus, j’en suis sur. Mais je peux comprendre que Son Altesse Royale la Princesse Shaba puisse réclamer quelques jours de plus afin de se préparer pour cette échéance de la plus haute importance.

D’ici 1 semaine nous annoncerons nos fiançailles, et d’ici 3 semaines nous annoncerons notre union. En espérant que votre réflexion ne soit pas perturbée par l’agression de l’Eran qui est, plus que jamais, un grand danger. Et je me répète, la précipitation n’est pas utile, mais la perte de temps et l’incertitude n’est pas, en diplomatie comme en politique, une bonne chose. L’essentiel pour nos peuples et nos pays, c’est que nous parvenions à ressouder nos liens et à faire naître un pays à la hauteur des espérances de votre père.

Posté : dim. nov. 28, 2010 10:20 am
par MJ Coordinateur
Quing III parait plus embarassé que jamais. Il se sert du thé nerveusement.
La princesse, d'abord paniquée, semble reprendre un certain aplomb.
Le teint légèrement empourpré, elle s'apprête à donner à Siman II une réponse pour le moins direct.
Elle n'en a toutefois pas l'occasion.

Les portes s'ouvrent, laissant place à un étrange cortège derrière lequel un serviteur peine à courir tout en annonçant :


"-Son... Sa Majesté Pui Yu, Héritier légitime du Trône de Lokfol, Fils de feux Sa Royale Majesté Lee Yu, Éternel Monarque du Lokfol et... heu... Protecteur du Wapong, demande... audience !!
Quing III... heu... soleil de ce pays, accepte-t-il ?"


Le cortège est composé de cinq personnes.

Quatre individus à la mine patibulaire, certains portant diverses cicatrices au visage et tatouages sur les mains et dans le cou.
Sous leurs costumes Armani en soie noire, l'empreinte d'armes de poing est clairement visible.
L'un d'eux porte même une machette à sa ceinture.
Des brutes épaisses qui accompagnent le cinquième larron :


[img]http://img80.imageshack.us/img80/8903/yakuza4.jpg[/img]

Pui Yu :
"-Votre Majesté !! Désolé pour cette entrée cavalière mais, comme on dit chez moi... Il faut qu'on cause."

Il s'arrête net en voyant Siman II.
Cela laisse le temps aux gardes royaux d'entrer dans la pièce, prêts à intervenir face à cette intrusion si Quing III en donne l'ordre.
Le monarque est debout, les points serrés de fureur


Pui !! Que signifie ces familiarités !!
Mon hospitalité à votre égard à d'étroites limites et plus d'un roturier croupit dans les geoles pour moins que ça !!


Pui Yu :
"-Oh... Milles excuses.
J'ignorais que vous étiez en pleine affaires d'état.
Mes respects, Votre Sérénissime Majesté.
Je suis... ravi de vous rencontrer.
Prince Pui Yu..."


Le ton est en effet respectueux mais laisse clairement comprendre que le "prince" n'était ni ignorant de la présence de Siman II, ni ravi de le rencontrer.
Il s'avance pour tendre une main, traitant le monarque comme s'ils étaient égaux.