Page 1 sur 3

Posté : dim. oct. 17, 2010 8:02 pm
par Braunschweig
Campagnes de Rostovie, 21 Mai 2013


Les agents de l'Empire de Schlessien s'étaient faits recruter par les forces de l'ordre. Une couverture idéale pour passer inaperçu dans un pays où la police politique et l'armée étaient très présentes, sinon omniprésentes. Ils utilisaient un véhicules légers mais rapide. Un modèle on ne peu plus banal dans la police rostove. Elle était équipée de quatre roues motrices. Idéale pour la campagne de ce pays encore assez rural. Elle avait aussi l'immense avantage de pouvoir atteindre des pics de vitesse impressionnant. Cela allait surement leur être utile...
Le soleil frappait le véhicule de face. C'était une beau début d'après midi de printemps. Derrière eux, le sable se soulevait en un immense nuage de poussière. A mesure que les deux agents approchaient de leur cible, la campagne devenait de plus en plus rase. Il y avait de moins en moins d'intersections, les routes de plus en plus chaotiques et les habitations étaient de plus en plus espacées.
A mesure que le paysage défilait, ils étaient de plus en plus concentré sur leur mission qui à terme changerait surement la face du monde. Cela faisait à présent deux heures qu'ils étaient en chemin pour ce petit bourg.
Tout à coup un panneau indiqua l'entrée du village. Il était en bois et rongé par la mousse et la moisissure. On se trouvait dans la Rostovie la plus pauvre et la plus touchée par la folie de celui qu'on nommai communément "Youri". Il était exactement comme dans le rapport de mission : ravagé par des tirs de mortiers et quasiment entièrement dévasté par les incendies organisés pour terroriser les chrétiens.
Heinz entama la conversation.


Heinz : Incroyable ! C'est exactement comme ils nous l'ont expliqué dans le briefing. Tout est rasé, détruit, brûlé. Ces kherovistes sont de grands cinglés. Ils est temps qu'on se les farcissent. Cette vermine rouge me répugne. J'en ai des hauts le coeur.

Ralf : On arrive prépare toi. Ils vont se mettre à trembler comme desfueilles. Ne fais preuve d'aucune sympathie. N'oublie pas, on est la police politique de Rostovie. Ils nous craignent et voila pourquoi on aura aucun mal à les faire parler. Et au pire deux ou trois giffles ne leur feront pas de mal, vu ce qu'ils prennaient avec Kirov et prennent avec ce fou de écervelé de Youri.

Heinz : Tu me prends pour un débutant ou quoi ? J'ai déjà été en mission.

Ralf : ce n'est plus pareil. On est pas en Schlessien. Ici c'est la jungle, on est en Rostovie.

Une fois sur la place du village, ils s'arrêtèrent et descendirent de la voiture. Personne à l'horizon. Tout semblait désert. Pas même un chat à signaler.

Ralf : Maintenant plus un mot en allemand. tes cours de russes et de langues slaves vont te servir.

Ils allèrent tocquer à la porte de la maison qu'on leur avait indiqué. Après avoir frappé, la porte s'ouvrit et les deux agents entrèrent brutalement à la manière des forces de police et des militaires rostovs. Ils n'eurent aucun mal à neutraliser gardes qui n'étaient autre que des paysans armées de massue. Ils s'approchèrent alors de l'homme qui se cachait derrière son bar miteux.

Heinz : Alors papy tu vas nous dire ce que tu sais sur cette petite puclle de chrétienne. Je veux des informations. Je sais que tu en connais plus sur elle que tu ne le dis.

Le vieillard ne parla pas. Il resta muet comme une tombe. ralf sortit son arme et s'approcha calmememnt du vieux. Il pointa son modèle rostovs sur la tempe du papy.

Ralf : Tu ne veux pas parler ? Et bien tu ne nous ert à rien. Adieu. c'est dommage, ta petite fille, celle que l'on nomme la Jeanne d'Arc de Rostovie ne te verra plus. Sauf peut être dans un cimetière.

Devant le calme et la froideur de l'agent le papy se mit à balbutier quelques mots tout en bégayant du fait de son grand âge.

Papy : si...si je pa...parle, vous me pro...vous me promettez de ne pas lui fai...faire de mal. Elle est dans Nord du...du pays.

Ralf : et bien tu vois. Tu viens "Sergueï" on s'en va. N'oublie pas de fermer la porte derrière toi.

Heinz suivit Ralf. Mais juste avant de sortir, il brisa la nuque aux trois hommes présnets dans la maison et y mit le feu.Il ne fallait laisser aucune trace de leur passage. Personne ne devait pouvoir lesreconnaître ou bien informer qui que ce soit de leur mission.

Posté : lun. oct. 18, 2010 3:09 pm
par Ramiro de Maeztu
Les autorités de Bavajov avaient accepté de façon ponctuelle, à la fois après une généreuse dotation numancienne et par solidarité avec leurs frères socialistes orientaux, de donner un sauf-conduit aux deux espions hispaniques qui étaient partis du Thorval et avaient traversé incognito la Bolchavie.
Les douaniers rostovs, imposés par le nouveau président, le très libéral Sobtchak, s'étaient facilement laissés convaincre de lever la barrière au poste de contrôle : leur stupidité n'avait d'égal que leur vénalité. Corpus et Sepulcro roulaient dans une conduite intérieure noire censée passer inaperçu dans un pays qui, même devenu capitaliste, n'avait guère l'habitude des gros véhicules clinquants. Il n'y avait qu'une heure de route jusqu'à leur première étape, la ville de Severomorsk, à l'embouchure du Mir, où ils devaient se ravitailler et tâcher de prendre discrètement contact avec les espions du Saint Empire de Schlessien, dont ils ne connaissaient que les noms de code : Heinz et Ralf.
Corpus et Sepulcro avaient été sélectionnés à la fois pour leur connaissance parfaite de la langue russe mais également leur physique passe-partout dans un pays slave : ils étaient tous les deux blonds aux yeux bleus, ce qui n'était pas forcément le type le plus courant au Numancia.

Dans la voiture, ils n'échangeaient que quelques mots, trop préoccupés par leur mission dans un territoire hostile où ils redoutaient de se faire repérer par la police de Sobtchak ou les milices de Kherovitch. Sur leur chemin, ils constatèrent les désastres et les ravages causés par la folie d'un seul homme : plusieurs lieux saints étaient brûlés ou rasés et, de temps à autre, l'on distinguait dans la neige encore drue en ce mois de mai des cadavres encore frais. Sans nul doute des chrétiens ou des résistants kirovistes.
Les deux agents ne purent s'empêcher de se signer au passage de chaque carcasse d'église, dont les cendres étaient souvent encore fumantes. Tous les villages et toutes les bourgades que traversait la voiture des deux espions étaient ou bien ravagés, ou bien dépeuplés. A moins que leurs habitants ne se gardassent tout simplement bien de se montrer, effrayés qu'ils étaient désormais par le monde extérieur.

Arrivés à Severomorsk, Corpus et Sepulcro se dirigèrent vers la zone industrialoportuaire, là où ils étaient à peu près sûrs de n'être inquiétés par personne. Corpus, qui conduisait, arrêta le véhicule derrière un hangar visiblement désaffecté ou que les dockers et ouvriers avaient abandonnés depuis bien longtemps. Sepulcro, à la place du mort, sortit son téléphone satellital pour contact les deux agents du Schlessien. Petit bijou de technologie moderne, il ne laissait presqu'aucune trace et ne permettait que bien rarement la localisation.
Après quelques brefs mots échangés à la fois en allemand, en espagnol et en russe, Sepulcro donna les coordonnées des espions germaniques à Corpus, qui redémarra la voiture et partit en trombe vers les steppes du grand Nord rostov.

En chemin, les deux agents hispaniques finirent par se débrider et converser un peu.



Sepulcro : D'où te vient ta connaissance du russe, toi ?

Corpus : J'ai passé quatre ans à Kirovgrad, dans ma jeunesse. J'y ai fait mes études doctorales.

Sepulcro : Ah, tu as un doctorat, toi ? Je ne vois pas à quoi ça peut te servir dans ton boulot, mais bon...

Corpus : Étant donné que ce doctorat portait sur le communisme rostov et ses fondements idéologiques et pragmatiques, crois-moi, ça me sert souvent. Et toi, comment sais-tu parler aussi bien allemand ? Je t'ai entendu avec les gars du Schlessien, tu te débrouilles très bien.

Sepulcro : Ma mère est d'origine quantarienne, ça aide.


Malgré tous leurs efforts, leurs vaines paroles ne masquaient pas le profond et inquiétant silence de la steppe rostove septentrionale. Devant eux s'étendait à perte de vue la route qui menait vers Kirovgrad puis, plus loin encore, vers Novy Port. Mais les deux espions se gardaient bien d'emprunter les grands itinéraires, préférant passer inaperçu, quitte à perdre un peu de temps dans des chemins rendus boueux par la "perestroïka", le fameux dégel rostov. Leur destination se trouvait au-delà du fleuve Obirtych, quelque part dans la campagne rostove...

Posté : lun. oct. 18, 2010 4:35 pm
par Braunschweig
Heinz et Ralf étaient en chemin depuis la veille au soir. Ils devaient parcourir plusieurs centainesw de kilomètres et avaient décidés de rouler de nuit pour être plus discret. Ils déclarèrent aux commissariat dont ils dépendaient qu'ils feraient des patrouilles de nuit. Une fois arrivés près de leur déstination, les deux agents schlessois prirent la décision de se changer et de prendre une chambre d'hôtel pour y dormir quelques heures.

Après cinq heures de sommeil, ils payèrent et remir leur uniforme de police. Ils se rendirent sur les lieux du rendez vous. Là ils se postèrent, comme convenu, sur la place centrale. Le meilleur moyen de passer inaperçu était encore de ne rien chnager aux habitudes des rostovs et de leur police. Normalement les agents numanciens ne devaient plus tarder.

Bientôt une conduite intérieure noires s'arrêta à une coinquantaine de mètres. Deux hommes en sortirent et s'approchèrent de leur véhicule.

Ralf : range ce flingue, Heinz, ce sont surement les Numanciens. Mais tiens toi prêts à les refroidir s'ils sont hostiles.

Heinz mit sa main sur la poignée de l'arme et attendit.

Posté : lun. oct. 18, 2010 4:55 pm
par Ramiro de Maeztu
A leur arrivée dans la bourgade de Kazan, où ils devaient retrouver les deux agents schlessois, Corpus et Sepulcro décidèrent de garer leur berline peu avant la grand'place, lieu théorique du rendez-vous. Tout devait paraître le plus naturel possible; le conducteur coupa le moteur et sortit de la voiture rapidement. Il fut suivi par le passager, qui s'assura simplement que personne ne les avait remarqué ou ne les regardait d'un drôle d'air.

Voyant que l'un des deux espions germaniques - sans nul doute Heinz, d'après les descriptions fournies par le Corps d'Intelligence Royal - tenait dans sa main un revolver armé, Corpus fit mine de mettre ses mains dans les poches, où il avait en fait rangé son pistolet. Sepulcro, pour sa part, préféra jouer la prudence et la bonne entente et sourit, sans être trop ostensible toutefois, à Ralf, qui semblait plus amène.

La maigre distance qui séparait les quatre hommes parut interminable aux deux espions hispaniques, qui marchaient pourtant à vive allure, un peu transis par la fraîcheur du mois de mai en Rostovie. Ils entendaient leur cœur battre à vitesse normale (on leur avait patiemment appris à maîtriser leurs pulsations pour gérer la panique et les situations extrêmes) mais tous les bruits autour d'eux étaient comme inhibés, arrêtés avant d'entrer dans leur conduit auditif.
Sepulcro et Corpus arrivèrent enfin au niveau des deux "policiers rostovs". Une rapide procédure codifiée devait leur permettre de s'identifier.



Corpus : Bonjour à vous. Notre véhicule n'est-il pas mal stationné ? Ne risquons-nous pas une amende ?

Posté : lun. oct. 18, 2010 4:59 pm
par Braunschweig
Ralf jetta un oeil à une photo qu'il avait accroché près de la radion. Les deux hommes étaient bien les Numanciens recherchés. Ils fit un signe à Heinz qui lâcha son arme. Ralf sentait la tension et ne voulait pas envenimer les choses. Ils regarda l'agent et se mit à parler en russe.

Ralf : Испанский язык* ?
* numanciens ?

Posté : lun. oct. 18, 2010 5:04 pm
par Ramiro de Maeztu
C'était Corpus qui maîtrisait le mieux le russe entre les deux espions numanciens et il se jeta donc à l'eau.


Corpus : Да, конечно.
(Oui, bien sûr.)


Voyant que c'était la réponse attendue, Sepulcro poursuivit sur cette lancée et continua à parler en langage codé.


Sepulcro : Les brillants policiers que vous êtes ont-ils réussi à établir le portrait-robot du dangereux malfaiteur et à le localiser ?

Posté : lun. oct. 18, 2010 5:18 pm
par Braunschweig
Ralf et Heinz comprirent qu'ils avaient face à eux les agents recherchés. Voyant que personne ne les regardait, il leur dit de monter et ils allèrent se garer dans un garage souterrain où ils seraint plus tranquille pour discuter librement et sans codage.

Heinz : Ravi de faire votre connaissance. Nous avons entendu parler de votre renommée. Mais revenons en à nos affaires. Nous avons pu extirper des informations au grand père de la fillette. Selon lui elle se cacherait près de cette ville dans une forêt un peu plus à l'Est. Le plus dur sera de la retrouver dans une fôret mais notre uniforme nous offre quelques avantages. Nous pouvons récupérer un chien pisteur et ensuite nous partons la chercher. Voici une photo d'elle. Elle date d'il y a deux mois mais devrait encore être assez récentes.

Ralf leur tendit la photographie.

[img]http://img11.hostingpics.net/pics/198749Chretienne_rostov.jpg[/img]

Posté : lun. oct. 18, 2010 5:22 pm
par Ramiro de Maeztu
Corpus et Sepulcro étaient rassurés de pouvoir enfin s'exprimer sans avoir à vérifier s'ils n'étaient pas épiés ou pistés.
Ils examinèrent tous deux la photographie que leur avait donnée Heinz puis réfléchirent un instant.
Ils se parlèrent brièvement en espagnol puis se retournèrent vers les deux espions du Schlessien.



Sepulcro : Ce plan nous semble parfait; pourquoi, par exemple, ne prétexteriez-vous pas d'une battue en forêt pour retrouver un dangereux groupe de kirovistes dissidents ?

Posté : lun. oct. 18, 2010 5:25 pm
par Braunschweig
Ralf : Nous allons éviter de mêler d'autres policiers à cette opéaration. La fillette est recherchée par les services de Youri. Je crois que nous devrions donc faire cela de manière discrète et solitaire. Nous prendrons deux chiens et partiront à sa recherche. Une fois localiser, nous la transfèerreont vers Ademtown où nous l'interrogerons avec les services de la Sainte Alliance. Je crois que cela est plus sur.

Posté : lun. oct. 18, 2010 5:30 pm
par Ramiro de Maeztu
Sepulcro regarda rapidement son collègue, l'air stupéfait, puis reprit la parole.


Sepulcro : N'était-il pas convenu de la ramener aux services centraux du Corps d'Intelligence Royal, à Hispalis ?
Dans tous les cas, j'espère que vous avez une bonne carte topographique de la région, les forêts rostoves ne sont pas réputées pour leur éclatante lumière et leur facilité à être traversées...