Page 1 sur 1

Posté : dim. janv. 19, 2020 11:21 pm
par Alexei
[center][img]https://ivisa.s3.amazonaws.com/website-assets/blog/moldovapix.jpg[/img]

Ici seront postées tous les RPs relatifs aux activités intérieures de Nistrovie, utilisables sur demande ou si indiqué expressément.[/center]

Posté : lun. janv. 20, 2020 12:49 am
par Alexei
[justify](Faible) résistance
Palais présidentiel, Tighinău, Nistrovie

27 februarie 2041

[center][img]https://i.simpalsmedia.com/point.md/news/600x315/f3db9364fbde970c1bef9395b1b9090d.jpg[/img][/center]

« Enculés de romanos ! », un gros boom se fit entendre dans le bureau de Pavel Timofti, le très impotent président de la République de Nistrovie. Nadejda, sa secrétaire, comprit que les nouvelles n'étaient pas bonnes lorsqu'elle entendit le journal, qui venait de lui être apporté, s'écraser sur la porte en bois qui les séparait. La jeune femme, récemment entrée au service du chef d'Etat, avait vu ces crises de rage devenir de plus en plus fréquentes au cours de ces derniers mois, si bien qu'elle n'y prêtait plus attention désormais. Nonobstant, celle-ci semblait beaucoup plus violente que d'habitude, et Nadejda le comprit - à ses dépends - lorsque la porte s'ouvrit violemment, laissant apparaître son patron en furie, qui se mit à lui vociférer.


[center][img]http://a-tv.md/md/uploads/posts/2018-06/1528878439_000020_968084_big.jpg[/img]

Pavel Timofti, président de la République de Nistrovie[/center]
Pavel Timofti
Président de la République
« Nadejda ?! Convoquez immédiatement messieurs Voronin et Ureche... vous m'avez entendu ?! Maintenant ! »

Terrifiée, la jeune secrétaire s'était saisi du téléphone alors que le chef d'Etat avait claqué la porte. Quelques minutes plus tard, les deux hommes en question arrivèrent quasi-simultanément, visiblement angoissés par cette convocation imprévue. Toquant timidement à la porte, Victor Voronin et Ion Luca Ureche obtinrent un « ENTREZ ! » aussi exaspéré qu'inquiétant.


[center][img]https://media.radiochisinau.md/image/201401/640x360/radiochisinau_558790693bbeead00c9bfc3cc25980af.jpg[/img]

Ion Luca Ureche, conseiller spécial de Pavel Timofti[/center]
Ion Luca Ureche
Conseiller spécial de Pavel Timofti
« Avez-vous besoin de quelque chose monsieur le président ? »

Souriant d'un air bonhomme, le vieux politicien fut surpris de se prendre la [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1349&t=17527&p=361567#p361567]dernière édition du Timpul[/url] en pleine face, sous le regard inquiet, quoique amusé, de Victor Voronin.

Pavel Timofti
Président de la République
« Oui ! J'ai besoin de savoir POURQUOI je suis toujours le dernier à être au courant de tout. Figurez-vous que le tas de merde de youpin qui me sert de premier-ministre n'a même pas pris la peine de me prévenir... monsieur Voronin, par pitié, dites quelque chose. »

Visiblement épuisé par son coup de colère, le président se laissa tomber dans son fauteuil tout en se passant machinalement la main sur le front, en sueur. Ion Luca Ureche accourut immédiatement servir un verre d'eau au chef d'Etat.


[center][img]https://media.radiochisinau.md/image/201909/640x360/4b462fecb7f63989882bb7ac0befb51b.jpg[/img]

Victor Voronin, directeur du Serviciul de Informații și Securitate (SIS)[/center]
Victor Voronin
Directeur du Serviciul de Informații și Securitate (SIS)
« A ma connaissance, monsieur le président, le général Stoian n'a subi aucune pression, que ce soit des Valdaques ou d'Avram Șor. Néanmoins, nous continuons à creuser. Il est vrai que sa lettre de démission est assez étrange, et qu'elle semble préparer le terrain pour la nomination de Valeriu Pasat et donc, par extension, pour l'installation de troupes valdaques ici. »

Pavel Timofti, qui avait bu d'un trait le verre d'eau apporté par son conseiller spécial, se releva, toujours aussi furibond.

Pavel Timofti
Président de la République
« Vous avez sérieusement besoin de "continuer à creuser" pour comprendre ce qu'il se passe ? C'est limpide pourtant ! Une fois que cet empaffé d'Ursachi aura foutu ses petits soldats ici, nous perdrons totalement notre indépendance. Nous sommes à deux doigts d'être annexés, et on dirait que je suis le seul connard qui s'en rende compte ! »

Ion Luca Ureche
Conseiller spécial de Pavel Timofti
« Mais nous le savons autant que vous, monsieur le président. C'est juste que nous n'avons pas les moyens institutionnels et juridiques pour remettre en cause la politique de Șor... »

Pavel Timofti se tourna vers le chef de ses services de renseignements, qui restait droit comme un "i".

Pavel Timofti
Président de la République
« Justement... et si nous usions d'autres moyens ? Des moyens moins... "prévisibles", disons. Monsieur Voronin, est-ce envisageable ? »

Victor Voronin
Directeur du Serviciul de Informații și Securitate (SIS)
« Croyez-moi, je rêve autant que vous de botter le cul du Yiddish et de foutre les romanos dehors. Mais je ne peux pas vous garantir que ça marche, ou que cela ne sera pas sans conséquence. »

Pris d'un éclair de génie, le président jeta un regard sournois à son maître-espion.

Pavel Timofti
Président de la République
« Vous croyez que vous pourriez le faire tuer ? »

Les deux invités furent surpris par la demande du chef d'Etat. Soudain, Ion Luca Ureche éclata grassement de rire.

Ion Luca Ureche
Conseiller spécial de Pavel Timofti
« Hahahahaha, très drôle ! Et après on ferait disparaître son corps dans un bain d'acide, hahaha ! »

Pavel Timofti lança un regard noir à son conseiller "spécial".

Pavel Timofti
Président de la République
« Ce n'était pas une blague, Ion. »

Victor Voronin
Directeur du Serviciul de Informații și Securitate (SIS)
« C'est faisable, mais nous devons maquiller ça en accident, et nous assurer que quelqu'un de plus "fidèle" le remplace. Mais, encore une fois, je crains que les Valdaques le comprennent et réagissent mal. »

Pavel Timofti
Président de la République
« Alors faites-le, et faites-le bien. Cela fait des mois, voire des années, que je suis réduit au silence. Je n'en peux plus de voir ce trouduc d'Ursachi venir ici comme bon lui semble pour se comporter comme si il était chez lui. On doit leur envoyer un message clair : si vous nous faites chier chez nous, on vous flingue. C'est pas plus compliqué que ça. Il est temps de lutter pour notre liberté et notre indépendance. »

Sceptique, le chef du SIS opina toutefois de la tête, fidèle à son président, avant de tourner les talons et d'exécuter ses ordres. Ion Luca Ureche était resté au milieu de la pièce, la bouche à moitié ouverte, ne revenant toujours pas de ce qu'il venait d'entendre.

Ion Luca Ureche
Conseiller spécial de Pavel Timofti
« Je... vous... vous n'êtes pas séri-... »

Pavel Timofti
Président de la République
« Si vous dites encore un mot, vous êtes viré, c'est clair ? Sortez maintenant. »