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Posté : mer. janv. 08, 2020 6:48 pm
par Arios
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[right]20/01/2041[/right]
Aris Agopian réitère qu'il ne se rendra pas à la cinquième convocation des juges
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À l'aise sur les questions militaires, énervé suite aux questions touchant les "affaires"[/center]
Le Président du pays l'a répété ce matin en conférence de presse, alors qu'il se trouvait aux côtés des soldats gégavéniens qui sécurisent la plaine de Gabarak, dans le Massif du Garnanik. "Je ne respecte pas la convocation des juges car je ne respecte pas les juges. Je ne respecte pas des gens politisés qui ne font pas leur travail, sauf quand il s'agit d'abattre les dirigeants aimés de leur peuple" a assuré Aris Agopian avant de réclamer aux journalistes qui comptaient l'interroger sur cette affaire de baisser les bras. Élu depuis 2035, le Président Agopian entend poursuivre sa campagne en vue d'une réélection dans deux ans, sans être contraint au calendrier d'une Justice dont il ne cesse de remettre en cause la neutralité.
Le Président gégavénien est inquiété depuis juin 2040 dans la rocambolesque affaire des détournements de fonds touchant l'argent de plusieurs ONG chargées à l'époque de collecter des dons privés, mais aussi publics, au profit de la communauté arménienne d'Ölan. Les accusations de plusieurs médias portaient les sommes qu'auraient personnellement touché le Président à quelques 35 millions de Dragmes, de l'argent liquide dont une partie du blanchiment aurait également pu alimenter le trafic d'armes à destination des conflits privés entre Lurs et Hellènes dans le Dzoranaghgyugh. "Folies !" clame régulièrement le chef de l'État, dédaignant répondre la plupart du temps aux questions des journalistes, en appelant sans faiblir au soutien sans faille et à "l'amour" des Gégavéniens pour sa personne.
Aris Agopian souhaite donner lui-même le rythme de la campagne et surtout les thèmes qui seront abordés. De base militaire en base militaire, il met l'accent sur la priorité sécuritaire, multiplie les insultes à l'égard de supposées prétentions de l'Atransahr sur les confins gégavéniens, et promet de remettre à plat les relations au sein de l'alliance régionale de la Ligue d'Apamée. Les élections ne sont que dans deux ans, mais Agopian ne veut pas laisser passer ses chances... autrement dit, il ne veut pas lui laisser échapper la Gégavénie.
Posté : ven. janv. 10, 2020 5:45 pm
par Arios
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[right]25/01/2041[/right]
Une ONG accuse Aris Agopian de couvrir le trafic de femmes réméennes à destination de la Valdaquie
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Le chef de l'État en fait-il volontairement pas assez pour lutter contre le trafic des émigrantes issues de certaines minorités ?[/center]
Business et nettoyage ethnique : Aris Agopian voudrait-il faire d'une pierre deux coups ? Il faut être prudent avec ce genre d'allégations, mais une ONG n'hésite pas à accuser directement le chef de l'État gégavène d'appuyer les réseaux de proxénétisme et d'émigration conditionnée des jeunes femmes vers la Valdaquie. Depuis son siège régional d'Idjedegh, l'ONG Egar Paprischian met en cause une police gégavène qui fermerait les yeux, sur demande du pouvoir, vis-à-vis des campagnes de prospection et de recrutement de jeunes femmes, dont de nombreuses mineures, menées par différents groupes liés à la Mafia et réseaux criminels organisés et internationaux. Pourquoi le problème semble-t'il plus important dans la région d'Idjedegh qu'ailleurs ?
Car le nord du Massif du Tsagahkn comporte les dernières communautés réméennes de Gégavénie, trois aires de peuplement montagneux regroupant une dizaine de villages (dont certains ne sont que des hameaux rattachés à des bourgs plus grands). Les Réméens de Gégavénie parlent une langue romane, décomposée en trois grands dialectes, dont la plupart des formes villageoises sont inter-compréhensibles avec celles de locuteurs valdaques. Le Réméen, également présent de façon plus importante en Éleunie, est une langue cousine du Valdaque, héritière comme elle du Roman oriental du début de notre ère. Le Réméen gégavène comporte de nombreux mots voisins de la langue italique, en plus de sa structure grammaticale, mais les locuteurs italiques et locuteurs du réméen, surtout campagnard, ne sont pas inter-compréhensibles.
En Éleunie, les aires réméennes, culturelles et dialectales, sont plus étendues, et une vaste vallée du Xanthion éleunien est entièrement peuplée de Réméens, à l'échelle d'une cinquantaine de localités rurales. Si l'on parle de culture réméenne et de langage réméen, les différences d'une vallée à l'autre sont très importantes, de mêmes que les coutumes - influencées en divers endroits par des traits particuliers, des migrations différentes au cours de l'histoire et des aléas politiques historiques divers. Les Réméens du Xanthion ne sont pas les Réméens de Dorykéianée éleunienne, de même que les Réméens du Tsagahkn gégavène ont une culture propre, à une échelle plus petite aujourd'hui largement menacée par la fuite massive des jeunes femmes.
Dans le village d'Antonie, à deux heures de pistes d'Idjedegh, on comptait encore 28 familles en 2030, et 300 habitants. En 2040, on ne comptait plus que 140 âmes, dont 80 hommes, et 40 femmes de plus de 60 ans. Les jeunes femmes ont disparu, beaucoup son parties vers l'Éleunie, où vit une importante communauté réméenne, mais l'Éleunie voisine n'est souvent bien qu'une étape. On dit, à Antonie, que 25 filles, enfants du pays, vivent aujourd'hui en Cybistrie, que beaucoup d'entre elles ont épousé un Cybistrien, ou un Italique de Cybistrie. Certaines, c'est avéré, ont émigré vers la Valdaquie, parfois directement, attirés par ce qui parait aux yeux des Réméens être sans doute l'accomplissement à l'échelle étatique de leur culture. La fuite des femmes pousse les hommes à partir, quand ils sont encore assez jeunes. Certains tentent de résister, mettant en cause ces réseaux de ramasseurs qui séduisent les filles de 14 à 30 ans avec des promesses de nouvelle vie à Héraclée, Albarea ou Cartagina. Il y a dix jours, dans le village de Calicolle, à une heure d'Antonie, un touriste aventureux pris pour un rabatteur était passé à tabac.
L'absence de réponse policière et pénale à cette propagande en faveur de l'émigration, qui dissimule tout simplement un trafic d'être humains car les candidates sont prises en main jusqu'à leur arrivée dans le pays ciblé, et même au-delà bien souvent car elles doivent rembourser par leur travail une somme mirobolante, condamne à terme la survie de la communauté réméenne du Tsagahkn. Installés dans ces montagnes depuis le Ier siècle de notre ère, ayant vu leur zone dialectale se réduire au fil des deux millénaires, ayant survécu à tant de changements, de régimes et d'invasions, cette communauté pourrait bien disparaitre avec la complicité de négligence des autorités.
Posté : lun. janv. 13, 2020 6:20 pm
par Arios
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[right]09/02/2041[/right]
"Je pensais que ce serait une opération de tarlouzes" ; Aris Agopian regrette l'absence d'envoi de troupes en Arovaquie
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Sans s'excuser, le chef de l'État prononce des regrets[/center]
Il promet de faire le nécessaire pour que des soldats gégavènes rejoignent le corps expéditionnaire apaméen en Arovaquie. Seules la Cybistrie, l'Éleunie et l'Assarénie ont participé aux opérations de terrain en Arovaquie, la Gégavénie ayant concédé à soutenir l'idée d'une intervention d'urgence à l'issue du Sommet d'Héraclée du 27 janvier dernier, mais l'exécutif gégavène avait renoncé à envoyer des soldats dans ce qu'il considérait comme une opération humanitaire indue envers Cartagina. Aris Agopian, qui surfe depuis des années lui-même sur le sentiment nationaliste et dénigre en permanence l'organisation apaméenne, voyait dans l'absence de participation gégavène directe un moyen de signifier cette parfaite autonomie, notamment diplomatique.
Mais la position du chef de l'État a changé, alors que les contingents nationaux issus de la Ligue d'Apamée rencontrent un franc succès auprès de la population arovaque et de l'armée lébirienne, insurgée contre Cartagina. Surtout, des accords négociés avec la nouvelle autorité militaire lébirienne en Arovaquie octroient un droit de préemption très avantageux aux États apaméens participant pour l'achat de bâtiments et biens publics arovaques, la seule valeur encore capable à cette heure de concéder l'Arovaquie en dédommagement des milliards déjà envoyés et promis en dons alimentaires et autres biens de premier secours et de confort à la population arovaque.
"Je pensais que ce serait une opération de tarlouzes" a déclaré Aris Agopian, qui n'imaginait pas, selon lui, que la Cybistrie et les États métaxériens pourraient être dédommagés de la sorte. Sans accuser directement ses alliés de ne pas lui avoir dévoilé l'intégralité du plan de l'opération humanitaire en amont des phases d'action, Agopian essaye de faire passer la responsabilité du manque à gagner pour le blason gégavène sur les Hellènes et les Assaréniens. La Gégavénie pourtant n'a pas les moyens de ses voisins en ce qui concerne la production alimentaire et les biens manufacturés, ou encore la logistique nécessaire pour organiser une grande opération humanitaire, qui reste à ce stade pilotée à plus de 50% par la Cybistrie.
Posté : ven. janv. 17, 2020 5:10 pm
par Arios
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[right]20/02/2041[/right]
Démétrios Zorvalès arrêté en Gégavénie
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La famille d'origine thorvalienne contrôle la filière du cuivre en Gégavénie et Assarénie[/center]
Demetrios Zorvalès a été arrêté ce jeudi matin à la gare routière de Nikopartea. L'homme d'affaires revenait d'un voyage de trois semaines entamé fin janvier afin d'effectuer une tournée des mines de cuivre exploitées par sa société dans le Tsaghakn et le Katnaghakn. Une voiture devait l'emmener à l'aéroport de Césarée-d'Éleunie. Les explications apportées par la police gégavène à ce qui constitue un affront fait à l'illustre famille d'origine thorvalienne sont peu fournies, pour ne pas dire contradictoires. Le procureur d'Arak évoque lui une source anonyme qui relierait, sur la base d'éléments solides tenus secrets, l'héritier du formidable empire du cuivre métaxérien au trafic d'enfants turciques à destination des réseaux pédophiles céruléens.
L'épouse du milliardaire de 63 ans, Yestéra Zorvalès, a décidé de quitter l'Éleunie, où elle attendait son mari, pour rejoindre Héraclée-de-Cybistrie, d'où elle entend organiser la défense de son époux et plaider, auprès des autorités cybistriennes, la cause d'un homme selon elle victime d'un complot. Pour Yestéra Zorvalès, elle-même Gégavène, son mari était menacé depuis des années par les jalousies d'autres membres de la famille Zorvalès, mais aussi par d'autres branches de la petite communauté des Thorvaliens de Métaxérie. Ceux-ci, arrivés dès le XVIIIème siècle d'abord à la cour de Sultans éclairés puis installés directement au sein des communautés helléniques ou réméennes, apportaient alors avec eux un savoir-faire nordique dans l'exploitation minière, que certains comme les Zorvalès surent faire croître avec brillo jusqu'à nos jours.
Les Zorvalès devaient se rendre au Jernland puis au Thorval dans les jours qui suivent, où Démétrios laisse le château familial et son domaine de la Cité de Valborg en gestion à un de ses fils qui y réside. Depuis l'incendie de leurs trois villas cartaginienne et nazaliennes, et la disparition d'une partie de leur fortune avec l'évaporation de la Lire électronique, la famille se trouvait dans l'embarras, et les prospections prévues dans le Mosavan à la recherche du connu mais complexe sixième grand filon de cuivre métaxérien devait remettre la société Zorvalès sur les chemins de la confiance.
Posté : ven. janv. 17, 2020 8:48 pm
par Arios
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21/02/2041[/right]
"Le co-protecteur de Hiérosolyme doit sauver la Dranavie chrétienne !"
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Le Patriarche de Gégavénie, chef des Catholiques gégavènes, Nersès XV Geghouni[/center]
Alors que la Dranavie chrétienne menace de s'éteindre dans une relative indifférence des pays catholiques, ou gagnés au laïcisme au sein d'État sécularisés, ou soumis à des intérêts géopolitiques et marchands qu'ils privilégient, le primat de l'Église catholique gégavène lance un cri d'alarme en appelant directement les États orthodoxes à intervenir, si la Papauté se décide à ignorer l'appel à l'aide des Dranaviens.
- "La Dranavie est un lieu d'injustices et de conflits, où l'esprit chrétien même se perd au nom de principes coloniaux ethniques et d'intérêts de castes. Mais la Dranavie est chrétienne, et son gouvernement assurait jusqu'ici le maintien et la protection des catholiques non loin de la Terre Sainte. Le triomphe du djihad islamique, écrasant les villes dranaviennes les unes après les autres, n'est pas une situation dont un Chrétien peut se satisfaire. Une réaction défensive de la Chrétienté doit avoir lieu, et puisqu'il n'y a plus, apparemment, de puissance catholique capable de défendre les siens, j'en appelle donc aux puissances de l'Orthodoxie. La Valdaquie, qui a cherché à obtenir le titre de protecteur de Hiérosolyme, doit assumer désormais ses responsabilités" a insisté le Patriarche Nersès.
L'Église catholique gégavène est en concurrence en Gégavénie avec l'Église orthodoxe miaphysite de Gégavénie. Cette dernière gagne du terrain à mesure de l'effacement du poids de la Papauté sur la scène internationale et particulièrement en Occident, où la pratique chrétienne s'effondre au profit des nouveaux modes de vie offerts par la croissance économique. Nersès XV, primat très engagé jusqu'ici dans la résistance rituelle et dogmatique de l'Église catholique gégavène, donne par ses engagements connus un poids d'autant plus important à cette prise de position.
Posté : ven. févr. 21, 2020 12:48 pm
par Arios
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[right]30/05/2041[/right]
"Si Khristoforos tient son pouvoir de Dieu, alors Dieu suffira à l'aider"
Le Président Aris Agopian a utilisé le sarcasme pour répondre de manière non-officielle au Sébastocrate d'Éleunie, Khristoforos, dont le cabinet personnel avait fait parvenir une demande d'aide officielle il a dix jours dans le cadre de la Guerre d'Alilée. Début mai, les troupes spéciales valdaques parvenaient déja à semer le trouble avec la complicité frontalière de la Grande-Basilogne. Une partie des Amarantins, qui vivent au nord de l'île, conservent en mémoire les actions de la Ligue de Montalvo contre la Spongorie, disparue, qui avaient causé de nombreuses destructions et beaucoup de victimes.
Prises en étau entre des commandos débarqués et des colonnes de militaires infiltrés depuis l'Amarantie aliléenne, les soldats éleuniens comme lébiriens perdent le moral, alors même que Dovernico et ses alliés apaméens peinent à s'entendre sur de nombreux points, à commencer par le soutien de l'Éleunie aux forces du nouvellement proclamé Duché de Miljavon, entité mafieuse adoubée par Apamée dans sa stratégie d'utiliser les forces et les réseaux des Mafias amarantines pour contrôler l'Alilée et repousser les Valdaques.
Aris Agopian avait refusé de faire participer la Gégavénie aux opérations humanitaires puis militaires en Ligue de Lébira orientale. Puis le Président, devant le succès du déploiement et les fortes contre-parties concédées par les Lébiriens en échange du plan humanitaire massif, de fait rémunéré par l'octroi d'un capital immeuble subsistant, avait regretté officiellement ce refus de participation. Enfin, la guerre éclatant, le Gouvernement s'était fait discret et Agopian avait repris sa rhétorique de condamnation é l'encontre d'Apamée, de l'Éleunie et de la Cybistrie, jusqu'à condamner là-bas le déploiement de troupes sarkhoves à l'appel du Premier ministre Iérakopoulos.
Posté : jeu. avr. 09, 2020 7:01 pm
par Arios
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[right]27/10/2041[/right]
L'envahisseur éleunien proclame la réussite de l'Opération Aristippe dans le Kasaran occupé
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Le piémont kasaranéen reverdit avant un bref hiver[/center]
L'opération armée violente et radicale de la dictature d'Éleunie contre son partenaire historique au sein de la Ligue, la Gégavénie, a passé un cap avec l'occupation totale, après deux mois de combats, du Kasaran. C'est le Général turc Oslan Dalya, proche du dictateur éleunien, et principal artisan de l'occupation rapide de l'Arovaquie par l'Éleunie au printemps dernier, qui mène les opérations d'invasion éleunienne dans le Kasaran - répétant sans vergogne les manœuvres spoliatrices réussies en Arovaquie il y a 8 mois, cette fois sans la crainte de voir une puissance supérieure mettre fin au rêve hégémonique de son maître. Le Général Dalya, musulman d'opérette comme l'ensemble de sa caste au service du souverain chrétien absolu Khristoforos, juge comme ses pairs avoir été lésé par les accords de paix entre la Valdaquie et l'Alilée-Arovaquie.
Outre le plan de domination ethnique de la Métaxérie par la réunion des 300 000 Grecs du Kasaran gégavénien à l'Éleunie, c'est bien la volonté de ne pas renvoyer l'image arrêtée d'un échec diplomatique éleunien en Mer céruléenne orientale (avec une défaite militaire et politique en Alilée-Arovaquie) qui motive l'ogre Khristoforos et ses sbires oligarques à continuer de porter le fer, cette fois contre un ennemi enclavé et sans possibilité de secours extérieur prévisible, qui plus est un ex-allié sur lequel Apamée conserve beaucoup de renseignements utiles dans son combat perfide. Honte sur les responsables.
L'Opération Aristippe de l'Éleunie est incontestablement à ce jour un succès au Kasaran. La population locale hellénophone collabore activement, probablement majoritairement, avec ces troupes considérées comme libératrices même quand celles-ci sont en partie musulmanes. Il faut aussi évoquer que le Kasaran compte 200 000 membres de l'ethnie turc-oghouz, dont certains sont effectivement séduits par la place de nombreux turcs au sein de l'appareil d'état militaire, et ses hiérarchies dépendantes, de l'Éleunie - et ce en dépit du caractère chrétien du régime dictatorial. Les chefs de guerre musulmans au service d'Apamée et provenant des quatre coins du territoire éleunien promettent contre la collaboration aux turcs musulmans de Gégavénie une ascension sociale et économique pour leurs familles... le clientélisme bien plus que la Foi motive évidemment les chiens de Khristoforos, toutes ethnies confondues.
En Epemeagh (Épémégie), les forces de la République gégavène poursuivent à succès leur résistance à cette heure. Là aussi, 200 000 Grecs sur les quelques 325 000 habitants de la région apportent un concours éhonté aux forces éleuniennes, mais les soldats loyaux au Gouvernement gégavène d'Arak font honneur au drapeau de la Gégavénie, et à l'ensemble de la population gégavène qui refuse de se résigner à l'humiliante défaite que lui promet Apamée.