Page 1 sur 1
Posté : mer. janv. 08, 2020 6:47 pm
par Arios
[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2020/01/07/200107081611843221.png[/img][/center]
[right]24/01/2041[/right]
À deux ans de son intronisation, la Princesse Ninsun se veut optimiste pour la paix et la prospérité de l'Assarénie
[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2020/01/07/200107081612683066.png[/img]
En 2043, Ninsun deviendra la première femme à régner sur l'Assarénie depuis 475 av. J-C.[/center]
Peurs eschatologiques et intérêts clientélistes d'un certain clergé convergent pour redouter une catastrophe dans l'accession au trône de Ninsun d'Assarénie, d'ici deux ans, alors que Sa Majesté Ankidu III, son père, devrait abdiquer en sa faveur, à seulement 63 ans. Une Reine en plein cœur du Marquaz, alors que les hordes rouges menacent en Ölan, que l'Atransahr se réveille avec ses sempiternelles prétentions territoriales en Métaxérie, que la Gégavénie voisine semble entamer un chemin sans retour dans la démagogie et la corruption. Si les soutiens, nombreux, de la Princesse veulent voir dans l'accession d'une femme au trône la promesse d'un renouveau brillant pour l'Assarénie et un gage de paix pour un pays déjà prospère, d'autres craignent que la monarchie se fragilise à ces jeux de féminisation du pouvoir, et entraine avec elle la très bonne santé économique du pays.
L'aînée des trois filles d'Ankidu s'essaye aux premiers exercices de communication pour rassurer les franges hostiles de la population, que l'on rencontre principalement dans les zones montagnardes et arriérées du pays. La semaine dernière à Kiglib, dans les montagnes du Kashkabgirkur, le maire lui-même de la petite ville de l'Est se prononçait publiquement contre l'abdication d'Ankidu, et contre l'accession d'une femme au pouvoir en Assarénie, qui menacerait selon lui "la crédibilité du Royaume, la force de l'Assarénie au sein de la Ligue d'Apamée, et la survie de notre civilisation chrétienne". L'influence des monastères orthodoxes sur ce genre de déclarations, pas rares parmi le personnel politique local ces derniers mois, n'est pas négligeable dans les régions reculées.
Le peuple de la plaine, qu'il soit agricole ou citadin, est plutôt favorable au scénario qui se dessine. La Princesse, comme le reste de la Cour, y sont plus visibles, en sont plus proches. L'air de la montagne, et le sentiment de liberté de ton qu'il offre, est ici-bas inaccessible - mais surtout, les progrès spectaculaires réalisés sous le règne d'Ankidu (la liaison ferrée nord-sud intégrale, le développement des voies routières rapides en Fallijaya et Baakjieh, l'assainissement des villes et l'installation de l'eau courante dans nombre de bourgs, etc...) mettent la population dans de bonnes dispositions pour accepter les plans du monarque pour sa fille et pour le devenir de l'Assarénie.
Posté : jeu. janv. 09, 2020 7:28 pm
par Arios
[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2020/01/07/200107081611843221.png[/img][/center]
[right]27/01/2041[/right]
Vers de nouvelles Routes de la Soie ?
[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2020/01/09/200109075918871099.png[/img]
L'Assarénie espère placer le Kashkabgirkur sur le tracé des nouvelles Routes de la Soie[/center]
Loin des arrangements de salon et des calculs idéologiques de blocs, le récent réveil de l'Atransahr sonne comme un pied dans la fourmilière des chancelleries et des ministères du commerce de tout le super-continent ventélo-marquésien. Il existe désormais une continuité territoriale plausible et sécurisée, et quasiment droite, entre l'Océan néchinésien et la Mer céruléenne. Ce tracé, le plus court possible à l'échelle du continent, n'est encore que théorique, tant les relations peuvent être compliquées entre l'Atransahr et l'Assarénie, tant le Liang (qui a récemment annexé le Xilinhar) est lié par certains traités avec des pays qui pourraient voir dans la route de l'Atransahr une concurrence inadmissible, tant les troubles politiques intérieurs à la Gégavénie obscurcissent le tableau du pan occidental de la route, et tant les relations entre les États métaxériens et la Cybistrie demeurent froides.
C'est sur la faiblesse actuelle de la Gégavénie que veut parier la monarchie assarénienne. La petite ville gégavénienne d'Ardavan est plus proche de la frontière atransahrienne que ne l'est Kilruk, et le passage des futures voies agrandies sur lesquelles travaillent les différentes chancelleries serait plus directe en passant au nord. Mais la voie rapide reliant Ardavan à la plaine traverse bien des reliefs compliqués pour atteindre la ville grecque de Bagraphartes, d'où part une voie ferrée vétuste pour Avan, en plaine. Le Katnaghakn gégavénien ne s'impose pas de soit, donc. Kilruk, en Assarénie, est plus éloignée de l'Atransahr et surtout se voit barrer la route par l'avancée du territoire gégavénien vers le sud au niveau des massifs frontaliers, mais la voie rapide reliant Kilruk à la capitale assarénienne Babel-Sur est plus moderne. La construction d'une voie routière entre Kilruk (Assarénie) et Farshejan (Gégavénie) serait nécessaire, dans des conditions très difficiles, ou une liaison entre Kilruk, Pharatoupoli et Antigonea, la ville disposant des cols les plus ouverts sur l'Atransahr, et siège d'une importante colonie hellénique.
Un autre obstacle s'impose sur le tracé des nouvelles routes. Certes, il est moins encombrant que ceux que d'autres ont rencontré, mais il n'est pas négligeable : le Désert du Xiros, dont les conditions environnementales et les caractéristiques propres ont empêché jusqu'ici l'aménagement d'une voie terrestre, routière ou ferrée, reliant les villes éleuniennes à la côte cybistrienne. La Ligue d'Apamée, lorsqu'elle fonctionnait, s'appuyait principalement sur les échanges aériens entre les deux côtés du désert, alors que les voies ferrées existantes dans le Xiros cybistrien pour la desserte des gisements pétroliers sont régulièrement ensablées, de même côté éleunien.
Enfin, il sera nécessaire de dépasser les contradictions et les frictions entre les différents États sur le tracé des nouvelles routes Ouest-Est. Mais le jeu en vaut véritablement la chandelle. Au-delà d'une simple réminiscence nostalgique des parcours caravaniers du lointain passé, en cas d'investissements lourds dans des infrastructures solides cette voie continentale terrestre, et en ligne droite, pourrait sérieusement concurrencer la route d'Ashurdabad, évidemment celle du Cap de Janubie, et capter dans l’œuf une bonne partie du fret promis à la voie arctique (si les scénarios de refroidissement climatique étudiés actuellement n'avaient pas lieu).
[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2020/01/09/200109080355139032.png[/img]
Le projet international n'a jamais été aussi crédible[/center]
Posté : mar. janv. 14, 2020 6:52 pm
par Arios
[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2020/01/07/200107081611843221.png[/img][/center]
[right]10/02/2041[/right]
"Il faut sauver les Chrétiens d'Occident", clame le Catholicos-Patriarche d'Orient
[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2020/01/14/200114064750732892.png[/img]
Paulos XXV Shimun, Chef de l'Église nestorienne d'Assarénie[/center]
L'Église nestorienne d'Assarénie peut compter sur une communauté de quelques [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=361228#p361228]sept millions de fidèles[/url], quand l'Église jacobite monophysite ou Église assarénienne orthodoxe (à ne pas confondre avec l'Église orthodoxe en Assarénie) réunit environ 2 millions d'Assaréniens. La coexistence de deux principales Églises en Assarénie s'articule autour d'un conflit théologique durant depuis plus de quinze siècle. Les Nestoriens reconnaissent deux natures (hypostases) distinctes au Christ, une partie humaine souffrante et enfantée par Marie, et une partie divine insufflée par le Saint Esprit - formant l'Église nestorienne d'Assarénie, qui ne reconnait que les deux premiers conciles œcuméniques de 325 et 381.
Les Monophysites considèrent que la nature divine de Jésus l'a totalement emporté sur une nature humaine absorbée par cette dernière - ils reconnaissent le troisième concile œcuménique, de 431.
Alors que la Ligue d'Apamée, sous le patronage décisionnaire de la République de Cybistrie, mène une large opération de prise de contrôle des territoires dytoliens de la Ligue de Lébira en voie d'implosion, une guerre de communication s'organise au sein même des Églises métaxériennes et orientales, menée par des personnalités haut-placées (pas toutes, heureusement) qui soient ont une lecture religieuse, voire eschatologique, de l'effondrement lébirien et de l'inexplicable bug informatique qui le cause, soient en appellent clairement à la re-christianisation de cet Occident latin en perte de Foi. La main-mise du dogme et de la culture chrétienne, en premier lieu catholique, sur les principaux territoires de la Ligue de Lébira a certes considérablement décru ces dernières décennies, [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=345862#p345862]mais l'activité spirituelle et la quête de religieux demeurent vivaces[/url]. Certains pensent même que la disparition de l'argent et la crise qui s'en suit seront des facteurs déterminant d'un retour des Lébiriens vers les valeurs prônées par l'Église, a minima, et d'un retour d'état d'esprit réceptif à la possibilité de Dieu.
Alors que l'Église catholique souffre d'un troisième pontificat d'affilée sans réelle dynamique insufflée par son Saint Père, et que les pays catholiques sont le principal théâtre (Slézanie à part ?) de la déchristianisation, certains chez nous seraient tentés de voir l'Occident comme une possible terre de missions au profit d'autres patriarcats, et d'autres Églises. C'est un peu le cas du Vénérable Paulos XXV, Catholicos-Patriarche d'Orient. Paulos XXV est de ceux qui croient en la disparition de l'Église dite catholique, comme la conséquence à la fois d'erreurs et fautes théologiques et dogmatiques, et de l'affaissement des schémas hiérarchiques en Occident. Pour le chef de l'Église nestorienne d'Assarénie, la pacification des territoires lébiriens devra conduire à un important concile œcuménique, pour solder les comptes du recul chrétien en terre catholique et éviter l'essor des sectes et de l'Islam en Occident. En arrière-pensée, Paulos XXV voudrait voir l'influence du Nestorianisme croître en Cérulée. Mais l'Église nestorienne n'est pas la seule à lorgner sur la Cérulée, et les Orthodoxes pourraient prendre également leur revanche sur la perte des âmes cybistriennes au profit du Catholicisme au XXème siècle.
Posté : lun. janv. 20, 2020 5:47 pm
par Arios
[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2020/01/07/200107081611843221.png[/img][/center]
[right]28/02/2041[/right]
À quoi a voulu jouer la Cybistrie ?
[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2020/01/20/200120062742866148.png[/img]
Un militaire assarénien recevant le mystère de l'Eucharistie[/center]
Se fendant d'un communiqué commun avec la jeune Union des Républiques Populaires d'Ölan, la République hellénique tenue par l'extrême-droite plutôt hostile par le passé aux États musulmans voisins se retrouve de fait du côté des pays anti-occidentaux réfutant à la Slézanie son droit de défense des minorités catholiques de Marquésie issues des croisades. Quelques jours auparavant, le Sébastocrate éleunien invitait quant à lui la Slézanie à venir en aide à ses cousins de langue et de Foi, renonçant en creux au devoir historique de l'Éleunie qui consiste à garantir la sécurité de la Chrétienté orientale.
La Cybistrie a payé sa jizya critiquent certains observateurs engagés dans les médias assaréniens et plus largement en Métaxérie. Construits dans une opposition courageuse aux invasions islamiques au fil des siècles, les États métaxériens sont dubitatifs quant à la stratégie cybistrienne qui consiste aujourd'hui à se couper de tous liens avec l'Occident au nom d'une souveraineté marquésienne qui demain se refermera sur la Cybistrie chrétienne, étouffée sous le poids de la Ligue Islamique Mondiale et de l'alliance entre Islamistes et Communistes qu'elle représente lance un important évêque de Babel-Sur.
Se rapprocher de l'Ölan pour avoir la paix, et laisser le soin à la CND et à la LIM de s'affronter en Dranavie, telle était sans doute l'idée de Héraclée. Mais c'était sans prendre en compte le drame humain qui s'opère sur le terrain, le nihilisme animant un JTA décidé à mettre hors du continent les fameux "blancs et chrétiens" dont les médias du Marquaz musulman dressent métaphoriquement les têtes sur des piques à chaque ligne ces jours-ci. Des groupes terroriste sur-armés, des groupes musulmans renouant avec la tradition séculière de leur religion qui consiste à combattre la Croix jusqu'au jour où ils la briseront, épousent le discours anti-impérialiste préconçu et absurde dans le contexte de la Marquésie que leur ont bien vendu les mouvances révolutionnaires qui ont triomphé en Ölan.
La Cybistrie a apporté sa caution morale, par son action ratée, à la suite des évènements, qui risquent d'être par-là plus terribles. Tombée sur des États occidentaux pour qui le Christianisme n'est plus une priorité, ni même un sujet, elle a par sa maladresse fait le jeu d'un retournement d'attention et c'est désormais avec l'intervention humanitaire apaméenne en Ligue de Lébira que les Occidentaux pourront distraire leur opinion publique déçue forcément par l'abandon des Catholiques dranaviens par ces gouvernements de la CND, soucieux d'économiser leurs traités économiques et technologiques avec leurs partenaires musulmans.
L'Occident préfèrera encore attaquer Lébira, déjà à terre, sans armée conséquente et sans alliés autre que la Ligue apaméenne (au demeurant très intéressée), plutôt que de soutenir la Dranavie chrétienne, sinon en proposant à ses familles catholiques la rocambolesque traversée du retour, 800 ans après l'installation de leurs aïeuls sur un sol où les Musulmans ne se trouvaient que depuis 4 siècles, afin de libérer à la place des libérateurs musulmans la fameuse Terre d'Islam qu'ils cautionnent et qui leur rapporte tant en partenariats et traités de tous ordres.
Posté : lun. janv. 27, 2020 8:43 am
par Arios
[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2020/01/07/200107081611843221.png[/img][/center]
[right]15/03/2041[/right]
L'agriculture dopée par la guerre en Cérulée
[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2020/01/27/200127081246744976.png[/img]
Paysage de vallée en Assarénie[/center]
L'hydrographie généreuse de l'Assarénie ainsi que le caractère montagneux du relief qui la borde en favorisant les retombées de pluies en font une terre fertile depuis la nuit des temps. Si au fil des siècles, au gré des modifications du climat de la terre, des variations ont pu s'opérer, l'Assarénie demeure aujourd'hui encore un pays agricole prospère, dont l'économie rurale repose sur l'exploitation des arbres fruitiers, poiriers, pêchés, abricotiers, pommiers, et agrumiers, dattiers, oliviers, arbousiers, l'emblavement de nombreuses terres alluviales bordant les grandes rivières, et un pastoralisme prolifique aidé par la douceur du climat et l'élimination des grands prédateurs dans l'ouest (lions, loups,...).
Alors que la Ligue de Lébira a été gratuitement attaquée par plusieurs membres de la CND, d'autres apportant leur caution morale publique à cette agression, le commerce en Cérulée se trouve perturbé et en particuliers entre les Provinces lébiriennes. La difficultés accrue des échanges entre l'Algarbe et la Dytolie complique l'approvisionnement alimentaire d'une population déjà très sévèrement bouleversée par la disparition de sa monnaie électronique. En Nazalie, la viande bovine et les containers de fruits arovaques n'arrivent plus, les foins aliléens non plus, seule l'Illythie continue d'approvisionner la Province capitale sans grandes perturbations. L'inverse est aussi vrai : la Dytolie lébirienne se retrouve sans l'afflux important des produits agro-alimentaires algarbiens, et dans la maigre économie fiduciaire qui renait cela pousse à la hausse des prix (qu'ils soient encore en nature).
Selon Babel-Sur (capitale de l'Assarénie), cette situation peut profiter à l'essor économique du secteur agricole. Bien qu'elle soit la cible officielle et pratique de l'attentat dytolien en Cérulée, la Ligue d'Apamée n'est encore pas directement attaquée sur son territoire. Les États métaxériens se sentent à l'abri, derrière une Cybistrie plus riche qui parait au plus grand nombre être en mesure d'arrêter l'assaut des barbares occidentaux. Alors que la Cybistrie elle-même se retrouve en partie coupée de ses réseaux d'approvisionnement extérieurs, c'est vers la Métaxérie que les regards se tournent pour trouver de quoi compenser les pertes d'importations céruléennes.
La Cybistrie, terre essentiellement coloniale, ne dispose pas de filière de production de viande traditionnelle, apanage du pastoralisme turcique réduit aujourd'hui à peau de chagrin. De même, les aléas guerriers entre Héraclée et Güzel ont fortement réduit la capacité agricole dans un pays y étant déja peu propice. Seuls secteurs portant : l'arboriculture, l'oléiculture, la viticulture, et la production fourragère. Mais il s'agit pour l'essentiel de production dominées par l'export, les habitudes de consommation des Cybistriens ne se limitant certainement pas aux productions autochtones.
Relativement à l'abri, l'Assarénie peut espérer profiter du renchérissement des denrées alimentaires pour accroître les exportations et le capital de ses producteurs, en faisant rentrer des devises céruléennes et davantage de dragmes pour soutenir l'investissement, qui consiste surtout dans le secteur agricole en l'entretien des canaux d'irrigation parsemant la plaine, l'élargissement des sentiers pour le désenclavement des fermes, la plantation de nouveaux arbres fruitiers et les travaux de restauration des terrains en pente. La mécanisation reste elle limitée, par rapport au total des surfaces exploitées dans le pays.
Posté : mar. févr. 04, 2020 5:19 pm
par Arios
[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2020/01/07/200107081611843221.png[/img][/center]
[right]10/04/2041[/right]
Babel-Sur réfléchit-elle à retirer ses troupes de Lébira ?
[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2020/02/04/200204061036886776.png[/img]
Place Azudra III de Babel-Sur, siège du Gouvernement royal assarénien en fond[/center]
[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=362483#p362483]Le récent et express rapprochement entre la Ligue de Lébira et la Sarkhovie[/url] fait craindre à l'Assarénie une expansion du conflit en cours dans les territoires orientaux de la Ligue de Lébira. En vérité, si Sarkhgorod se positionne comme en secours théorique de la première puissance économique mondiale, c'est seulement en Nazalie que certaines des troupes slaves devraient être projetées, à l'appel du Gouvernement militaire de Nazalie - l'émanation principale de l'ex-Ligue, alors que l'influence de l'Éleunie semble toujours croissante en Alilée et en Arovaquie. Ce n'est pas tant le géant natolicain que craint l'Assarénie, que l'Ölan révolutionnaire voisin. Si la guerre civile est officiellement terminée, le récent engagement de l'Ölan aux côtés du Kars et de son agenda panarabe en Dranavie, montre que l'URPÖ conserve des cadres désireux de faire la guerre, et une population qui à ce stade ne remet pas encore en cause ces travers.
Si la Sarkhovie venait à prendre part plus avant dans le conflit en Cérulée, celui-ci pourrait se doter d'enjeux jusque-là plus minimes, et prendre une dimension mondiale entre différents blocs. La très probable intervention dytolienne avortée de la Slézanie ces dernières semaines, qui a mobilisé une flotte très importante au large de la Dranavie, a participé à augmenter terriblement les tensions dans la région. Si retirer ses troupes d'Alilée et d'Arovaquie serait pour l'Assarénie un moyen de faire retomber la pression et de se tenir à l'abri d'un potentiel conflit plus large, cela pourrait être vu par Cartagina, par Dovernico, par Apamée et Héraclée (toujours sans gouvernement), mais aussi par Sarkhgorod désormais, comme un acte de renoncement et l'obéissance à une partie des exigences des agresseurs de Cartagina : le retrait apaméen.
Cartagina, déjà abandonnée par Lanfair, le sera-t'elle par Babel-Sur ? Ces dernières heures, les communicants soutenant le Gouvernement royal multiplient les rappels sur l'absence de véritables relations entre l'Assarénie et la Ligue de Lébira, et mettent en évidence l'échec de l'intervention apaméenne qui n'avait pas pour but de provoquer un conflit régional. "L'Éleunie et la Cybistrie nous ont précipité dans le conflit. La première n'hésite aujourd'hui devant rien pour tenir tête aux Valdaques et aux Dytoliens, la seconde est décapitée à l'heure actuelle. Il faut sortir du conflit rapidement !" déclarait notamment ce matin à la radio Mikayil Asag, le chef du Parti Communiste Assarénien.
Posté : ven. févr. 21, 2020 1:29 pm
par Arios
[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2020/01/07/200107081611843221.png[/img][/center]
[right]10/05/2041[/right]
Babel-Sur annonce se retirer d'Alilée et d'Arovaquie
Quelques jours après de nouveaux combats sanglants, au cours desquels plus d'une centaine d'Assaréniens a été tuée, le Gouvernement du Roi Ankidu III cède à la grogne populaire. Le monarque, à deux ans de son abdication, a chargé le Ministre des Armes, Gabayil Saraf, de réclamer à la Valdaquie l'établissement d'un couloir militaire pour permettre le retrait des troupes et du matériel assaréniens du théâtre de guerre aliléen, mais également d'Arovaquie. La nouvelle n'a pas tardé à faire réagir Héraclée et Apamée qui ont condamné cet abandon et "l'éclatement de l'alliance apaméenne". Apamée, siège de l'alliance mais d'abord capitale de l'Éleunie, a quant à elle déclarer "ne pas exclure la rétention forcée de matériel assarénien, qui ne pourrait pas être décemment évacué dans le contexte du terrain à cette heure", un moyen dénoncé par la Gégavénie cette fois de justifier le rapt par l'Éleunie de machines de guerre payées par le riche royaume assarénien.
Deux ans avant une importante passation de pouvoir au profit de la Princesse Ninsun, que d'aucuns décrivent comme la Mamta chrétienne de la Touranie, l'Assarénie veut surtout éviter l'enlisement diplomatique avec la Ligue Islamique Mondiale, qui la cerne, les ETT, et plus largement les Musulmans alliés de la toute puissante Valdaquie... qu'ils relèvent du panarabisme nationaliste le plus brut, comme du communisme révolutionnaire le plus affidé aux logiques ethniques.
Résistants millénaires au rouleau-compresseur arabo-musulman en Marquésie, les Assaréniens ne voudraient pas offrir, après l'affaire dranavienne, un prétexte aux ennemis héréditaires pour ruiner le fruit des efforts de tant de générations, qui s'évertuèrent notamment par la neutralité à conserver vivante la civilisation de Babel-Sur.
Posté : sam. févr. 22, 2020 12:06 pm
par Arios
[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2020/01/07/200107081611843221.png[/img][/center]
[right]30/05/2041[/right]
Le site antique de Dilruk rouvrira le 30 juin au public
[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2020/02/22/200222102505390743.png[/img]
Porte de Dilruk, dont la restauration est terminée ce mois-ci[/center]
Trésor inestimable du passé antique de l'Assarénie, la forteresse de Dilruk et les restes du complexe urbain du VIème siècle seront de nouveau accessibles au public, après 12 ans d'une campagne de restauration et de fouilles qui s'achèvent sur l'essentiel des 8 hectares du domaine ces prochains jours. Au 30 juin, les vestiges de la cité phare du Second Empire de Babel seront ouverts à la foule curieuse, moyennant un péage modique dont les recettes permettront l'entretien, la sauvegarde des lieux, et la poursuite du travail muséographique mené par le Ministère de la Culture, qui s'est rendu au nom de la Couronne propriétaire du site en 2026.
Le complexe se situe à 20 minutes de l'actuelle ville de Dilruk, qui s'est déplacée de quelques kilomètres au fil des siècles, probablement pour des raisons liées aux invasions, et aux catastrophes naturelles dont les contours sont encore mal définis. La forteresse, dont il ne restait plus en 1900 que le haut de trois tours, le reste ayant été englouti par les alluvions des crues de la Favaz, et la reconstitution naturelle des sols au fil du temps, comporte six pièces, dont trois seront visitables, accueillant de multiples médiation autour de l'histoire de la civilisation assarénienne pré-chrétienne. Deux autres bâtiments aux fonctions non identifiables, ainsi qu'un temple à une déesse de la fertilité, ouvriront à la visite d'ici 2042. Dilruk (l'actuelle) espère capitaliser sur son héritage, bien que les circonscriptions locales ne soient pas gérantes du site, pour favoriser son image et attirer davantage de visiteurs étrangers sur le parcours des antiques routes de la soie.
Le plus remarquable dans l'héritage monumental du site consiste en les trois portes des supposées murailles antiques de la vieille ville, aujourd'hui pour l'essentiel un champ de pierres entre lesquelles s'épanouissent les fleurs de prairie à la belle saison. Trois portes restantes sur 5, voire 7 selon les témoignages écrits, entièrement recouvertes à l'origine de mosaïque en l'honneur des figures de la mythologie, très animalière, des Babéliens. De 30% à 70% des reliefs mosaïques ont été reconstitués selon les portes, alors que les raids arabes et turcs du moyen-âge ont beaucoup contribué à abîmer des sites utilisés d'ailleurs par les premiers Chrétiens des 3ème au 7ème siècles comme des carrières de pierre et de matériaux ornementaux. Il aura fallu attendre les Lumières marquésiennes, au XIXème siècle, pour que débute une longue excavation, à des fins de remise en valeur et d'études qui se poursuivent aujourd'hui, des bâtiments redonnés aujourd'hui à la vue des Assaréniens.
Posté : dim. avr. 19, 2020 1:14 pm
par Arios
[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2020/01/07/200107081611843221.png[/img][/center]
[right]20/11/2041[/right]
Échapper aux violeurs éleuniens - la Princesse Ninsun confirme sa grossesse de trois mois
[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2020/04/09/200409093146862859.png[/img]
L'héritière désignée du Royaume lors d'une inauguration d'un salon d'exposition en septembre[/center]
À bientôt un an de son entrée en fonction, la future monarque de l'Assarénie est au centre de la stratégie diplomatique du Très Vieux Royaume. Alors que la junte militaire éleunienne semble inarrêtable et que la Gégavénie voisine s'effondre sous ses offensives, Babel-Sur entend ne pas flancher et renvoyer l'image d'un pays solide, tenu par un régime fort et capable de répondre à une potentielle agression de l'Éleunie. Le rapprochement acté cet automne entre Babel-Sur et Arak (capitale de la Gégavénie), à qui l'Assarénie était venue en soutien diplomatique pour condamner l'agression éleunienne, après dix années de relations qui n'étaient plus démontrées qu'au travers de l'appartenance très théorique à la Ligue d'Apamée, n'avait pas été du goût de l'Éleunie. Le régime sébastocratique en était arrivé à menacer l'Assarénie de représailles militaires sur son sol si celle-ci apporter son soutien à la défense des Gégavènes.
L'Éleunie est lancée dans une double offensive militaire et médiatique pour ce qu'elle appelle sa guerre de libération des populations greco-turques, très nombreuses sur le territoire de la Gégavénie et en particulier dans ses marges occidentales. Aujourd'hui le Kasaran et l'Epemeagh gégavène ont été de fait pour partie annexés par l'appareil d'État militaire de l'Éleunie, avec un soutien partiel des populations. Le Sasugyugh du nord, très majoritairement oghouz, est lui déjà directement géré par les chefs de guerre musulmans qui servent le dictateur orthodoxe, et les commandos éleuniens dans cette région capitale de la Gégavénie se trouveraient à quelques cinquante kilomètres d'Arak.
L'Assarénie, historiquement plus proche de l'Éleunie notamment en ce qu'elle utilise l'alphabet grec et partage avec elle certaines similitudes économiques, ne peut cautionner le bellicisme d'Apamée et ce retournement des armes contre un membre de la Ligue que l'Éleunie prétendait entrainer dans une victoire en Cérulée. La Princesse Ninsun est aujourd'hui au cœur du dispositif de propagande de la Royauté qui veut montrer la promesse de continuité pour le pouvoir, en en faisant une femme d'État déjà porteuse de la vie et donc de la continuité désignée du régime. Par sa fécondité en cours, la Princesse Ninsun se met a priori à l'abri d'un scénario dans lequel, par un mariage forcé avec un dignitaire éleunien, celle-ci serait faite complice de la domination des étrangers sur le Royaume.
Posté : mer. août 26, 2020 1:19 pm
par Arios
[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2020/01/07/200107081611843221.png[/img][/center]
[right]17/12/2042[/right]
L'Assarénie n'acceptera pas de colonisation d'Oghouzs
[center][img]https://s2.qwant.com/thumbr/0x0/e/8/452d9126b6bce3d7298e4f04a9bc520b0c21b39645118de75969db88c42cfe/hqdefault.jpg?u=https%3A%2F%2Fi.ytimg.com%2Fvi%2FGcrbSSS7p_c%2Fhqdefault.jpg&q=0&b=1&p=0&a=1[/img]
Babel-Sur la Très Chrétienne - Les Éleuniens auraient voulu envoyer quelques 60 000 turcs en Assarénie[/center]
Alors que les balles continuent de fuser entre Gégavènes et Éleuniens, les négociations de paix avançent et l'Assarénie veille à ce que le calme revienne le plus vite possible. Le pacifisme de Babel-Sur, rassurée par le symbole fort de la naissance d'un prince héritier il y a quelques mois, avait pu faire croire à Apamée que le Royaume se résignerait à participer à l'effort d'accueil de populations oghouz musulmanes en provenance des régions éleuniennes sous la trop grande pression démographique musulmane.
Un tiers de la population d'Éleunie est turc, et musulman, bien que la junte au pouvoir constitue un régime dictatorial découlant de l'Église Orthodoxe. Apamée voudrait profiter de la paix future avec une Gégavénie en passe d'être vaincue pour imposer des transfert de populations. La communauté oghouz d'Éleunie est par ailleurs demandeuse d'espace vital, et Apamée assure que quelques 300 000 turcs pourraient vouloir s'installer au sein de la République gégavène, si leurs droits étaient assurés. Si Babel-Sur participait à cet effort, qui rassurerait l'opinion hellénique dans certaines régions éleuniennes en voie de basculement ethnique, cela crédibiliserait l'organisation de ces migrations. Mais l'Assarénie ne veut pas accueillir de populations musulmanes, et beaucoup y assimileraient cette immigration imposée au signe d'une défaite militaire face à l'Éleunie.
Avec la probable annexion prochaine de deux régions gégavènes par l'Éleunie, celle-ci gagnerait quelques 600 à 900 000 habitants hellénophones, grecs et orthodoxes, mais également des centaines de milliers de musulmans oghouz, par ailleurs mieux représentés et respectés en Éleunie que sous la République gégavène. La Sébastocratie éleunienne doit veiller à limiter l'influence grandissante de ses commis musulmans, dont nombre de Généraux, tout en ne paraissant pas céder au discours nationaliste grec qui l'entraine vers les tensions ethniques. La piste de la création, au détriment du territoire gégavène, d'un État autonome turc est de plus en plus plébiscitée par les différents partis, mais la République voisine de Cybistrie en a peur, tandis que les populations et minorités de Gégavénie s'y opposeraient violemment en bien des endroits - de quoi alimenter la poursuite infinie des affrontements en Métaxérie.