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Posté : mer. janv. 08, 2020 6:47 pm
par Arios
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[right]20/01/2041[/right]


La Lorthon Energy reconduite pour 12 ans sur les deux gisements pétroliers éleuniens du Xiros

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De nouveaux forages étaient promis par la LE pour doper ses extractions

Ils sont la richesse de l'Éleunie. Les deux sites pétroliers majeurs de la partie éleunienne du Xiros continueront d'être exploités au moins pendant douze ans par la société lorthonienne Lorthon Energy, géant pétrolier influent qui a gagné en importance dans la région en obtenant il y a deux ans l'exploitation des trois gisements cybistriens, eux aussi situés dans le Xiros, les ravissant à l'appétit du Kars et mettant un terme à l'aventure du britonnien Gazprod en Marquésie.

Avec la production cybistrienne estimée à hauteur de 210 millions de barils de brut par an, et la production éleunienne de 140 millions de barils/an, la région produit 350 millions de barils de pétrole brut annuellement, dont à peine 10% est raffiné dans les deux pays, Cybistrie et Éleunie. Cette manne n'est cependant permise que grâce à la présence de la Lorthon Energy, dont le savoir-faire technologique dépasse de loin les capacités d'extraction des firmes concurrentes, occidentales ou marquésiennes. La rente du pétrole assure à l'Éleunie le maintient de son influence et de son rang en Métaxérie, face à la Gégavénie et les difficultés de corruption et d'insécurité qui minent son industrie minière, ou face à l'Assarénie et sa florissante production agricole, ses mines de cuivre et ses gisements d'or.

Mais face à la Cybistrie, qui produit davantage de pétrole, l'Éleunie manque d'arguments sur ce terrain-là. Apamée a vu d'un mauvais œil l'installation de LE chez sa rivale occidentale, dont le savoir-faire a permis de faire passer la Cybistrie devant l'Éleunie en terme d'extraction de brut et donc de rente pétrolière. Si certains voyaient là un motif de non-renouvellement des concessions à la LE, la raison d'État et la nécessité de maintenir une rente confortable pour le pays l'ont évidemment emporté sur la volonté de rappeler à l'ordre une firme occidentale désireuse de manger à tous les râteliers.

Posté : ven. janv. 10, 2020 6:12 pm
par Arios
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[right]23/01/2041[/right]


La police saisit 47 fusils d'assaut lors d'un mariage ossète à Theodoroupoli

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La fête était pourtant bien lancée, puis les hommes se mirent à tirer en l'air

Ils avaient prévu d'intervenir. Les forces de l'ordre ont dû anticiper leur arrivée, ce qui les empêcha probablement de mettre la main sur leurs cibles tel que le plan pré-établi le prévoyait. Belan Morgo, un des tenants supposés du trafic de téléphones portables en Achridée, mariait ce samedi son neveu Tsomak Dzioyo, avec sa nièce Agasha Dzioyo. Les deux hommes étaient dans la viseur de la police pour divers enquêtes et c'est à l'occasion de ces retrouvailles familiales qu'un coup de filet était en préparation. Mais peu après les apéritifs, à trois heures de l'après-midi, une vingtaine de personnes se mirent à tirer en l'air avec des fusils d'assaut de grande facture, dans une intensité peu habituelle lors de ce genre de cérémonies, même lorsqu'elles touchent à des familles importantes. Le quartier, aux alentours, fut alerté et inquiété par cette démonstration de joie un peu bruyante, alors que la plupart des habitants des environs ne sont pas membres de la communauté. Les forces de l'ordre furent obligées d'intervenir, dans le désordre par rapport à ce qui était prévu, et en prenant en compte le haut degré d'armement de la foule participante à la célébration.

La vexation volontairement exagérée des participants au mariage fut à la hauteur du manquement de savoir-vivre des policiers qui se permirent d'interrompre la noce, chose que même les plus zélés des agents évitent de faire. Mais tout ça relevait probablement d'un coup monté, et le spectacle des fusils tirant en l'air avait probablement pour objectif de semer la pagaille dans les plans d'une police attendue, redoutée sans doute, par le clan Morgo. Belan Morgo ne fut pas interpellé, étant parti au tout début de l'intervention policière, et Tsomak Dzioyo put trouver une trentaine de témoins expliquant qu'il était aux toilettes, en train d'honorer sa promise et cousine germaine, lors des tirs. Des personnages sans grande importance, dont de nombreux mineurs de moins de 15 ans, furent donc interpellés et gardés à vue quelques heures pour tirs et usage illégal d'armes à feu dans un contexte urbain, mais aucun gros bonnet ne fut pêché par la police lors de ce coup de filet raté.

Posté : jeu. janv. 16, 2020 5:52 pm
par Arios
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[right]18/02/2041[/right]


Le Sébastocrate juge que la situation en Dranavie "ne regarde que la Slézanie et ses alliés"

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Khristóforos veut que l'Éleunie et Apamée passent leur tour sur la question du désastre en cours en Dranavie[/center]

Le sébaste Khristóforos a décidé de prendre la parole sur la question de la Dranavie, alors que nombre de journalistes s'interrogent sur la réaction officielle qui doit être celle de la Ligue d'Apamée, qui plus est de la Cybistrie catholique, sur la prise imminente [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=361334#p361334]de Rajgród, sur le littoral dranavien[/url]. La ville tenue jusque-là par le Gouvernement catholique de Dranavie, cité portuaire majeure aujourd'hui réduite quasiment aux trois quarts en tas de poussière de béton, est le fruit d'un siège intense depuis deux semaines menée par les milices arabo-musulmanes unies de Dranavie, organisées désormais au sein du mouvement Jabhat Tahrir Almuslimin, probablement financé à grands tonneaux d'argent frais par plusieurs pays membres de la Ligue Islamique Mondiale.

Pour Khristóforos troisième du nom, chef d'un État autocratique construit par et pour l'Église orthodoxe en Marquésie comme l'héritier direct de l'Empire Rémien, la guerre civile en Slézanie entre catholiques et musulmans ne regarde que la Slézanie et ses alliés. Le chef de l'Éleunie botte en touche, mais sa réponse en dit plus long que ce qu'elle parait. Il ne fait aucun doute que Apamée (comme capitale de l'Éleunie) constate avec amertume les concessions faites année après année par la Papauté et les pays occidentaux catholiques au règne d'intérêts économiques mettant parfois directement en péril le christianisme de par ces provinces. Surtout, l'Éleunie ayant constaté depuis des années les investissements massifs co-réalisés entre les alliés de la Slézanie et les principales puissances musulmanes, prenant soin d'éviter territorialement la Métaxérie, pour développer le commerce Ouest-Est, Apamée ne se considère pas redevable des puissances catholiques dytoliennes, avec qui le contentieux historique perdure depuis huit siècles.

Mais le Sébastocrate parle-t'il de lui-même ou après avoir longuement assimilé des conseils extérieurs ? Projetée en Arovaquie et en Alilée, demain peut-être en Algarbe, pour sécuriser la Ligue de Lébira et récupérer à son profit d'importantes positions immobilières et industrielles, la Ligue d'Apamée ne peut se permettre de se positionner comme un soutien potentiel du régime dranavien. Mais tant que la CND sera l'alliée de la LIM, difficile d'imaginer qu'Apamée se risque à venir en aide du premier au détriment du second, surtout si les deux prévoient dès à l'avance de s'en servir de prétexte pour châtier le rival étatique qu'elle constitue pour les uns, culturel et religieux qu'elle demeure pour les autres.

Posté : lun. janv. 20, 2020 7:33 pm
par Arios
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[right]29/02/2041[/right]


Khristóforos en tournée chez les chefs turcs

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Le Sébastocrate veut s'assurer du soutien des Turcs en cas de défense de la Cybistrie face à la CND[/center]

Apamée a beau expliquer que la tournée du Sébastocrate en Achridée était prévue de longue date, il ne fait aucun doute que c'est le contexte régional tendu qui pousse le chef auguste de l'État à précipiter ses habituelles traversées des territoires turciques à la rencontre des chefs de tribus, de villages, et des Imams des communautés turciques d'Éleunie. Celles-ci reprochent par ailleurs au pouvoir éleunien la très récente reprise de relations cordiales avec la Cybistrie, dominée par l'extrême-droite ségrégationniste à l'égard des Guzéliques.

À Kürkgöz, Khristóforos a rencontré un succès important en pouvant se targuer de déclarations enthousiastes des édiles musulmans de la ville. "Nous soutiendrons le Sébaste jusqu'à la mort et donneront nos fils pour qu'ils saignent les Occidentaux. Le Lébira sera le tombeau de la CND ! Allahu akbar !". C'est aussi la tradition de vanter quoiqu'il arrive les succès d'une visite du Sébaste.

Pour obtenir ces belles paroles que le pouvoir espère entendre à chaque visite dans les marges de l'Éleunie (le Sébaste sera demain dans le Massif du Xanthion), le Sébastocrate a dû jouer sur la corde sensible des chefs de communautés et faire miroiter aux jeunes miliciens et leurs leaders les richesses dont semblent déjà se couvrir les soldats musulmans accompagnant, entre autres, [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=360919#p360919]l'illustre Général musulman Oslan Dalya[/url] en Arovaquie, fidèle et très proche du Sébaste.

"En plus des hôtels et des fortunes, vous aurez encore les femmes et les jeunes hommes que les incroyants envoient pour défendre leur empire mercantile. Ce ne sont pas des Chrétiens, ce ne sont pas des Musulmans, ce sont des mercenaires sans Foi. S'ils réclament le pardon au moment où vous les mettrez à mort, alors accordez-leur. S'ils gardent la fierté et l'orgueil de leurs chefs fous, alors vous les saignerez comme des chevreaux tremblants." a notamment déclaré le chef de l'État éleunien.

Le Sébastocrate et ses hommes jouent un jeu particulièrement tortueux dans un contexte où la Cybistrie est en grandes difficultés. Si des Éleuniens sont bien présents en Alilée et en Arovaquie, Apamée n'espère probablement pas envoyer de renforts en cas de conflit dans les Provinces lébiriennes, mais plutôt profiter de la situation difficile de la Cybistrie pour permettre l'arrivée, au sein du gouvernement qui succèdera à celui de Ioanna Kone à la première défaite, de partis politiques cybistriens favorables à l'Éleunie... et le Sébastocrate, en creux, fait miroiter à ses combattants turcs l'émancipation de la Guzélie et l'adhésion de celle-ci au statut des territoires turcs d'Éleunie, largement intégrés dans l'économie et la société éleunienne.

Posté : lun. janv. 27, 2020 8:36 pm
par Arios
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[right]19/03/2041[/right]


L'Église orthodoxe d'Éleunie s'inquiète des conséquences de l'enseignement monastique

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Moines hésychastes responsable d'enseignement[/center]

Le succès persistant des écoles tenues par les moines en Éleunie n'est pas sans conséquences sur la vision du monde des Éleuniens, qui y effectuent parfois une grande partie de leur scolarité, de 6 à 14 ans. Ce sont ces conséquences que l'Église autocéphale d'Éleunie voudrait mesurer, surtout à l'aune de nouveaux périls régionaux et mondiaux. En ligne de mire des grands docteurs proches du pouvoir politique : la diffusion des idées hésychastes aux enfants, d'un certain état d'esprit de dédain envers les choses matérielles qui serait trop poussé pour des laïcs. Si la plupart des écoles tenues par les Moines semblent respecter le principe d'un enseignement clair, civil, visant à former les contribuables de demain, certains pourraient fermer les yeux sur le zèle de certains éducateurs qui cherchent à insuffler aux enfants de véritables tendances au mépris de la civilisation matérielle... et derrière ça, de mépris de la société, et de l’échafaudage politique éleunien lui-même.

Le programme délivré par les moines-enseignant suit, malgré les emprunts aux sciences modernes, le schéma traditionnel qui partage le temps d'apprentissage entre la matière classique, philosophie née des écrits pré-chrétiens, le catéchisme permettant d'accéder aux valeurs chrétiennes, et les sciences usuelles qui permettent aux élèves de se constituer un bagage commun avec les filières d'apprentissage laïc. Car confier ses enfants aux Moines-enseignants n'est pas obligatoire, mais reste plébiscité par une majorité de ménages éleuniens hellènes. De son côté, depuis plusieurs années, le pouvoir politique cherche à encourager le développement des écoles religieuses tenues par des enseignants clercs issus de la prêtrise classique. La raison de cette méfiance grandissante envers l'enseignement monastique est tout simplement historique : les Moines éleuniens et plus largement marquésiens, fidèles aux traditions de l'hésychasme, pensent pour nombre d'entre eux que la soumission totale à Dieu invite au respect placide des aléas apportés par la Providence, quand bien même ces évènements survenant seraient contradictoires avec la vie de l'Église, et la survie de la Cité.

De nombreux penseurs orthodoxes hostiles au trop grand pouvoir d'influence des Moines pointent dans celui-ci les effets de cette vision du monde sur les jeunes âmes, avec parfois des conséquences pratiques comme l'affaiblissement de la démographie sous le maintien d'un haut degré de célibat, le manque d'engagement dans la vie publique, l'effritement du tissu économique dans des campagnes où les Monastères tendent à accaparer des terres, souvent plus qu'ils n'en peuvent exploiter, sans pour autant participer à la vie locale, ou encore la montée du désir de démocratie au prétexte que celle-ci ne saurait être "plus mauvaise" que l'autocratie du Sébaste, serviteur du Christ élu pour l'Église et selon elle.

Posté : ven. mai 22, 2020 12:10 pm
par Arios
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[right]05/03/2042[/right]


Gégavénie, zone occupée : de la guerre au conflit d'usage des terres

La Sasogiogée occupée par les forces éleuniennes devient le douloureux théâtre de nouvelles rivalités. À la guerre succèdent les conflits d'usage entre des autochtones lésés et des minoritées portées aux nues. Sous couvert d'écraser l'État gégavène corrompu et tireur au flanc dans la précédente guerre d'Alilée et d'Arovaquie, le Sébastocrate offre un terrain de jeu et des marches de manœuvre inédites aux grands pontes turcs de son administration. Les libertés acquises par ces chefs de guerre musulmans ont de quoi faire jalouser jusqu'au plus grand aparachik de la Fédération d'Ölan, et rêver jusqu'à la plus grosse brute du Thorval.

Dans la simple vallée d'Êvragh, qui coure à quelques kilomètres du chef-lieu, la ville hellène de Kotonos, ce sont quelques 15 hectares de cultures en planches, vergers et champs habituellement travaillés par les villageois, Gégavènes, qui sont ce printemps librement pâturés par les troupeaux de plusieurs éleveurs oghouz, musulmans, dont certains ont directement transhumé depuis le nord de la région pour profiter de nouvezux emplacements... À l'échelle du nord du Sasugyugh, du Kasaran et d'Épémêée, les passes droits accordés à la minorité oghouz sous l'égide des officiers musulmans du Sébastocrate pèsent lourd, et irritent jusqu'aux minorités helléniques bien que leur émancipation soit une des principales causes avancées de l'invasion.

Si Aris Agopian a abandonné la lutte politique au profit des partis nationalistes gégavènes qui ont récupérer la tâche du pouvoir et de la résistance, les militaires continuent d'opposer une lutte farrouche à la domination éleunienne. Le Parpivan et le sud du Sasugyugh restent incontrôlables à Apamée, et la route des montagnes inatteignable pour un dirigeant éleunien dont l'aura demeure affaiblie par la simili-défaite militaire et géopolitique face à la Valdaquie en Cérulée.