Posté : mer. oct. 23, 2019 1:52 pm
par Juyando
[center]MINISTÈRE DE LA JUSTICE, DE L'ÉGALITÉ ET DE LA RELIGION
[img]https://i.imgur.com/MdevZXm.png[/img]
Madame Samia Abderaim, ministre de la justice, de l'égalité et de la religion
Posté : mer. oct. 30, 2019 9:37 pm
par Juyando
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RAPPORT - ADULTERES, MEURTRES ET MALTRAITANCE : LES FEMMES DU SAOG
Rapport rendu au ministère de la justice par la commission d'enquête mandatée en urgence - 29 juin 2040
Après mandature dès l'arrivée d'un nouveau ministre de la justice, nos services ayant, lors de la précédente mandature, fait de nombreux signalements sur la situation alarmante pour un pays censé être démocratique, nous avons rendu un rapport après un mois d'enquête et de travail à plein temps, sur les conditions de vie générale des femmes. Ce rapport présente les inégalités entre femmes et hommes dans la société en général, les violences exercées quotidiennement et surtout les chiffres alarmants du nombre de femmes battues, maltraitées ou tuées par leurs conjoints notamment. L'islam bannit également l'adultère, pas assez sanctionné pour les hommes à notre goût.
Tout d'abord, nous constatons des chiffres alarmants en ce qui concerne le nombre de femmes battues, environ 20 % des femmes mariées ou en couple seraient battues quotidiennement par leurs maris, selon nos données recueillies notamment dans des associations ayant pour but de pointer les inégalité entre femmes et hommes, on peut citer l'association "Elle", qui nous a donné la plupart des chiffres qu'elle recueille depuis de nombreuses années désormais. Depuis le recueil des chiffres démarré en 2031, une augmentation de 79 % de femmes battues est constatée, ce qui est une explosion inqualifiable, ayant trainé pendant de trop nombreuses années sans traitement ni même sans préoccupation des gouvernements en fonction sous les précédentes mandatures. S'attaquer au problème et déjà le souligner serait donc une avancer, réformer pour avancer en serait une autre qui devient très urgente sur ce pays : la maltraitance n'a pas de place dans notre société. La moitié des femmes sondés se disent battues quotidiennement, plus de cinq fois par semaines, et se considèrent comme des esclaves : la plupart n'ont pas d'emploi et sont mères au foyer, soumises de leurs maris et de leurs familles. L'installation de ces violences et de ce type de vie se fait surtout dans les foyers pauvres, notamment dans les régions de l'Est du pays ou la religion est importante et appliquée à la lettre. Ces régions vont donc devoir être contrôlées plus souvent, et des aides d'urgences doivent être mises en place pour prendre réellement la température et avoir des chiffres et des idées claires, nettes et arrêtées sur le sujet.
Un des sujets tabous est également les meurtres des femmes par leurs maris : pour l'année 2039, on estime le nombre de femmes tuées par leurs maris dans le cadre des maltraitantes à environ 800 (chiffres connus, il y'en a surement plus mais les faits sont rarement relatés dans la presse et rarement connus). Sur ces 800 maris tueurs, seuls 130 sont actuellement sous les verrous ou condamnés à des peines. Aucun n'a été condamné à la peine capitale, applicable dans le pays pour meurtre et qui n'est aujourd'hui pas rarement prononcée, au contraire. Une campagne afin d'aider ses femmes pourrait ici solutionner une partie du problème, en alertant l'opinion publique sur la question et en sensibilisant grandement. Pour mettre un terme aux maltraitantes et aux féminicides, car on peut parler ici de féminicide, les inégalités concernant l'emploi doivent être également stoppées, trop de femmes ne travaillent pas car elles ne le peuvent pas et sont contraintes à ne pas le faire. Le marché du travail doit s'ouvrir aux femmes, c'est une obligation pour évoluer.
Mais on constate aussi des inégalités flagrantes dans la vie de tous les jours : 79 % des femmes Saogiennes sont voilées, donc 56 % portent le voile intégral. Ces femmes ne choisissent pas leur sort, comme le disent la plupart des médias et des ragots, la religion n'est pas la cause de tout ça, au contraire, l'islam ne prône pas l'inégalité, la violence quotidienne, mais bien la paix et la pratique de la religion librement, tout en suivant les textes religieux, rien d'autre. Les inégalités sont marquées tous les jours : peu de femmes conduisent, peu de femmes travaillent, celles qui travaillent ont des salaires bien misérables comparés aux hommes, le marché du travail très difficile. Les femmes sont discriminées, trop de clichés persistent, dès le plus jeune âge : l'école est toujours réservé majoritairement aux garçons, les chiffres du ministère de l'éducation témoignent de ce problème, sans que personne ne s'en alerte jusqu'à là : comment peut-on avoir 78 % des élèves en études supérieurs qui sont de sexe masculin; alors que le Saog est un pays ou il y'a une différence entre nombre d'hommes et de femmes qui reste faible à comparer d'autres pays. L'islam ne doit pas être un frein à l'évolution et il est important de le faire comprendre à l'opinion publique, aux enfants, aux adolescents, la société Saogienne est gravement en retard sur certains autres pays Dytoliens ou dans le monde.
Dans un premier temps, il est important que l'opinion publique soit alertée par la presse tout d'abord, par une importante campagne de sensibilisation, et ensuite par des éventuelles lois afin de réformer le système, d'aider les femmes à s'intégrer dans la société. Le rapport est alarmant, la situation est critique, il faut des moyens, et nous soulignons que certaines régions, les plus pauvres, sont beaucoup plus touchées que d'autres.