Page 1 sur 1
Posté : sam. août 03, 2019 8:18 pm
par Gwenael
[center]
Культурний Путівник Сарховії
Культурный Гид Сарховии
Культурны Даведнік Сарховіі
[img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/08/03/19080310154443781.png[/img][/center]
SOCIÉTÉ
- [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1373&t=18004&p=354939#p354939]L'éducation en Sarkhovie[/url]
- [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1373&t=18004&p=355258#p355258]La santé en Sarkhovie[/url]
- [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1373&t=18004&p=354879#p354879]L'antisémitisme en Sarkhovie[/url]
HABILLEMENT
- [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1373&t=18004#p354738]Le vinok (вінок)[/url]
- [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1373&t=18004&p=354744#p354744]La broderie sarkhovite[/url]
- [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1373&t=18004&p=362375#p362375]Le kalfak (калфак)[/url]
TRADITIONS
- [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1373&t=18004&p=361077#p361077]Une expression idiomatique : le Coup d'Andreï (Андрейский выстрел)[/url]
Posté : sam. août 03, 2019 10:48 pm
par Gwenael
[center]
LE VINOK
[img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/08/03/190803102450471906.png[/img]
Trois jeunes femmes hotsaliennes portant le vinok[/center]
[justify]Le
vinok (вінок) est une couronne de fleurs traditionnellement portée par les jeunes filles et femmes célibataires en Hotsaline. Bien que ses origines historiques demeurent assez floues, il est communément admis qu'elles remontent à l'ère païenne pré-chrétienne tardive, entre le VIIIème et IXème siècle. Si l'essentiel de la tradition s'est perpétué depuis cette période, elle s'est toutefois considérablement enrichie et codifiée, acquérant des formes diverses dans les différentes régions d'Hotsaline. Cependant, les variations interrégionales tendent à s'estomper du fait de la centralisation croissante et de la diffusion, via les nouveaux moyens de communication, d'une codification « standardisée ».
Il est d'usage que les jeunes femmes célibataires en âge de se marier confectionnent leur propre couronne, en sélectionnant soigneusement les fleurs qu'elles utiliseront en fonction des valeurs qu'elles souhaitent exprimer. À chaque plante est en effet associée certaines vertus liées au futur ménage de la demoiselle. À ces fleurs, qui sont communément disposées au nombre de douze, s'ajoutent parfois des plantes aux vertus réputées magiques, comme les feuilles d'absinthe, de chêne ou de trèfle, ou encore les épis de blé.
Les fleurs et leurs vertus :
- L'achillée exprime la liberté et la fougue.
- Le coquelicot exprime la jeunesse et la fertilité.
- La camomille exprime l'amour et la tendresse.
- Le tournesol exprime la fidélité et la loyauté.
- Le bleuet exprime la bienveillance.
- La rose exprime l'espoir et la foi.
- La menthe promet la santé aux futurs enfants.
- L'origan exprime l'amour maternel.
- Le lys exprime la pureté et la vertu.
- La carline exprime la force.
- L'immortel exprime la santé.
- Les viornes expriment la beauté.
- Le houblon exprime l'intelligence.
Si le vinok est porté de manière quotidienne par les jeunes femmes de la plupart des communautés rurales d'Hotsaline, il se trouve également au cœur de plusieurs fêtes populaires destinées à apparier les jeunes hommes et les jeunes femmes célibataires du village. L'une de ces pratiques consiste, pour les femmes, à déposer leur couronne sur un étang, un lac ou un fleuve, et d'en observer la trajectoire afin de déterminer son propre avenir. Si le vinok coule, cela signifie qu'il n'est pas encore temps pour la demoiselle de se marier. En revanche, s'il flotte, il appartient aux prétendants de la jeune femme de se jeter à l'eau pour le rattraper. Le premier qui parviendra à s'en saisir sera alors celui qui épousera sa dulcinée. Les communautés ne disposant pas de cours d'eau pratiquent un rite similaire dans les forêts. Les femmes célibataires s'y cachent alors, et accrochent leur couronne sur la branche d'un arbre. Puis les hommes se lancent à leur recherche, et celui qui parviendra à retrouver un vinok pourra épouser sa propriétaire.[/justify]
[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/08/04/190804124933602261.png[/img]
Tableau représentant le rite de divination par le dépôt des vinoks sur un cours d'eau[/center]
Posté : dim. août 04, 2019 10:43 am
par Gwenael
[center]LA BRODERIE SARKHOVITE
[img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/08/04/190804115427733340.png[/img]
Rushnyk hotsalien[/center]
[justify]La broderie sur tissu est un art décoratif très pratiqué parmi les peuples slaves de Sarkhovie, particulièrement dans ses régions occidentales (Hotsaline et Divchyonie). Son origine remonte au paganisme slave. Pendant la période pré-chrétienne, la broderie était traditionnellement pratiquée sur des serviettes en toile, nommées rushnyk (рушник). La signification de ces objets et leur utilisation variait selon les motifs brodés, qui pouvaient accorder au rushnyk une valeur de talisman protecteur contre le mauvais œil, de présent de mariage apportant stabilité et prospérité au futur foyer, ou encore de suaire mortuaire accompagnant le défunt dans le monde des morts. Malgré la christianisation du pays, la pérennité des croyances et superstitions issues du paganisme ont continué d'accorder au rushnyk un important rôle ornemental et religieux en Sarkhovie. Il reste couramment présent lors de cérémonies sacrées telles que les enterrements, les baptêmes et les mariages, et continue d'orner les façades des habitations en milieu rural, afin d'éloigner du foyer les esprits malfaisants. La broderie sarkhovite constitue également un fort marqueur identitaire chez les Slaves orientaux, et est à ce titre couramment arboré à titre décoratif en milieu urbain, tant pour orner les appartements qu'en tant que motif sur les vêtements. Le drapeau de la Fédération de Sarkhovie, conçu en 1997, arbore deux lignes de motifs traditionnels slaves.
La broderie sarkhovite est couramment pratiquée avec du fil rouge ou rose sur des pièces de toile blanche en lin, en suivant la technique du point de croix. Elle compte une grande variété de motifs, constitués de lignes droites ou brisées, de points ou de croix aux formes diverses. Ces motifs abstraits au premier regard revêtent une signification religieuse et symbolique très forte dans la tradition païenne, faisant référence aux dieux de la mythologie slave ou aux principaux éléments de la nature (soleil, eau, terre, blé...). La broderie peut également prendre des formes animales ou florales, suivant une codification similaire à celle des [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1373&t=18004#p354738]vinoks hotsaliens[/url].
Traditionnellement pratiquée par les femmes au foyer et les babouchkas, la broderie sur tissu a connu une petite révolution avec l'arrivée des outils informatiques, permettant une modélisation mathématique des motifs de broderie les plus complexes. La démocratisation de l'informatique et d'internet en Sarkhovie dans les années 2010 a permis à chacun de s'équiper de ces nouveaux outils pour les utiliser à des fins artistiques. La Sarkhovie compte également une industrie textile spécialisée dans la fabrication de vêtements et tissus brodés selon des motifs traditionnels. Cependant, le caractère non manuel de leur production est réputé dénuer les pièces de leur caractère rituel et magique, si bien que les Sarkhovites continuent de leur préférer les tissus brodés à la main dans le milieu familial, ou conçus par les artisans spécialisés.[/justify]
Posté : mer. août 07, 2019 11:21 pm
par Gwenael
[center]L'ANTISÉMITISME EN SARKHOVIE
[img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/08/07/190807033223783722.png[/img]
Caricature antisémite tirée d'un journal naruscovite de 1963[/center]
[justify]La Sarkhovie est habitée par une longue tradition d'antisémitisme, revêtant un caractère tant culturel que structurel, dont les origines connues remontent au moyen-âge tardif. À partir du XIVème siècle, le territoire sarkhovite compte une communauté juive assez importante, du fait des expulsions imposées dans les royaumes catholiques de Dytolie occidentale. Comme ailleurs sur le vieux continent, l'intelligence supérieure (quotient intellectuel moyen de 110, le plus élevé au monde) des Juifs ashkénazes et leur fraternité communautaire leur permettent d'obtenir un rôle économique important, principalement dans le milieu commercial. Cette montée en influence des israélites est rapidement perçue comme une menace par l’Église Orthodoxe, assurant alors l'ordre social en Sarkhovie. Officiellement tenus pour responsable de la mort du Christ, les Juifs subissent une véritable campagne de dégradation de la part de l’Église, et sont fréquemment désignés comme bouc émissaires en vue d'expliquer tous les malheurs passagers dont souffre la communauté.
Le premier pogrom connu de Sarkhovie survient le 14 août 1487 près de Bransk, en actuelle Divchyonie, suite à des récoltes de blé particulièrement mauvaises. Les Juifs de la région, accusés d'avoir délibérément empoisonné les champs, subissent alors la vindicte populaire. On estime, d'après les écrits transmis depuis cette époque, à environ trois cent le nombre de Juifs massacrés ou expropriés des suites de cet épisode. Le phénomène des pogroms devient alors de plus en plus récurrent, tant en Divchyonie que dans les régions d'Hotsaline et de Naruscovie, où les événements les plus violents survenus en 1756, 1813 et 1831 ont fait plusieurs milliers de victimes. Au fil des siècles, l'antijudaïsme primaire né, sur fond de conflit religieux, du ressentiment envers les riches communautés de marchands juifs médiévales, perd son caractère épisodique et emporté pour laisser place à un antisémitisme théorisé, en lien avec les premiers vrais travaux de classification raciale entrepris au XIXème siècle. L'abandon progressif du despotisme au profit de régimes plus modernes et institutionnellement définis permet également d'ancrer durablement cet antisémitisme dans la législation.
Le dernier grand pogrom de Sarkhovie, baptisé le Pogrom de Mydolvsk, a lieu le 14 janvier 1978 dans la ville divchyonienne du même nom. Suite à un important krach boursier survenu quelques jours auparavant, la populace et la presse pointent unanimement du doigt la responsabilité des banquiers et financiers juifs, sous le regard bienveillant des pouvoirs publics. Dans la nuit du 13 au 14 janvier, le quartier de Saldarsk, abritant la plus importante communauté juive de la ville de Mydolvsk, est mis à sac par des milices panslaves. Au cours de la nuit qui aura fait un total de seize mille victimes, plusieurs immeubles sont incendiés et des familles entières lynchées, expulsées, voir exécutées. Plusieurs événements similaires de moindre ampleur surviennent au même moment dans d'autres villes slaves, ce qui conduit les autorités à publier un arrêté d'expulsion à l'encontre des Juifs de Divchyonie. La propagande antisémite continue toutefois d'être alimentée par la presse des pays slaves voisins, amenant la population juive à fuir massivement le territoire de l'actuelle Sarkhovie. Le nombre de Juifs ayant quitté les terres slaves au cours de cette période, surnommée le « Grand Exode », est estimé entre un et deux millions d'individus, parmi lesquels une grande partie s'exile en Olgarie ou en Dytolie occidentale.
Malgré la disparition de la population juive de Sarkhovie et sa perte d'influence à l'échelle fédérale, l'antisémitisme reste profondément ancré dans le contexte culturel sarkhovite. Associé tantôt à la malfaisance, tantôt à la cupidité, le Juif a toujours aussi mauvaise presse en Sarkhovie, où les pays abritant une importante communauté juive sont fréquemment perçus comme serviles à l'égard de celle-ci, voir secrètement contrôlés par elle. Bien que le Grand Exode précède la fondation de la Fédération, la législation locale reste marquée par cette antisémitisme latent. La Région Autonome de Divchyonie compte en effet toujours des lois interdisant aux Juifs l'accès à certaines professions, notamment dans la fonction publique et les milieux financiers. De même, la Bourse Fédérale de Troitsev, détenue par l’État d'Hotsaline avant d'être intégrée aux institutions de Sarkhgorod, reste interdite aux Juifs d'après son règlement intérieur amendé en 1979. La Ville Autonome de Sarkhgorod, devenue capitale fédérale, est la seule de Sarkhovie a accueillir aujourd'hui une communauté juive d'importance notable, comptant environ vingt-cinq mille personnes.[/justify]
Posté : jeu. août 08, 2019 10:18 pm
par Gwenael
[center]L'ÉDUCATION EN SARKHOVIE
[img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/08/08/190808093130817992.png[/img]
Classe d'élèves de sept ans dans une école de la [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1373&t=18010#p354883]firme Obrazov[/url][/center]
[justify]La Sarkhovie est marquée par une nette distinction, à la fois légale et culturelle, entre éducation et instruction. Les articles constitutionnels relatifs à la protection de la liberté d'opinion garantissent la non-intervention de l’État fédéral dans l'éducation des enfants, et les paragraphes concernant la protection de la famille sarkhovite affirment que cette éducation doit être le seul fait des parents. L'éducation est ici définie comme la mise en oeuvre de moyens destinés à assurer le développement de l'enfant en tant que personne et la transmission de valeurs. Empêchant que les écoles soient employées comme outil par le pouvoir central afin d'imposer une vision unique à la population, les articles constitutionnels garantissant l'indépendance de l'éducation sont destinés à éviter l'émergence d'un régime totalitaire en Sarkhovie. La législation fédérale empêche la création d'un réseau d'établissements d'enseignement public comparable à ceux que l'on peut trouver en Dytolie occidentale, plaçant ainsi de fait la mission de l'instruction entre les mains du secteur privé, afin de permettre aux parents de scolariser leurs enfants dans des établissements conformes aux valeurs qu'ils souhaitent leur voir transmises.
Le gouvernement fédéral n'en est pas moins doté d'un Ministère de l'Instruction, destiné à garantir et mettre en cohérence la transmission des savoirs au sein de la Fédération. Il accorde pour ce faire un label aux établissements enseignant le programme scolaire émis par le Ministère, garantissant ainsi la valeur des enseignements transmis par l'établissement, et permettant à celui-ci de devenir un centre d'examen officiel pour les Certificats d’Études Primaire ou Secondaire. Cette labellisation officielle est un enjeu capital pour les établissements scolaires, rares étant les familles prêtes à scolariser leurs enfants dans des écoles ne débouchant pas sur l'obtention d'un diplôme reconnu par l’État. Sur les 25 000 établissements se revendiquant comme « école primaire », 20 381 sont ainsi labellisés, ce qui représente un taux de près de 91%.
Malgré ses avantages apparents, le caractère privé de l'enseignement sarkhovite n'est pas sans creuser davantage les inégalités sociales, déjà très fortes au sein de la Fédération. Les différences de moyen entre les différentes couches de la population, et donc de coût à l'inscription dans les écoles, entraîne une hiérarchisation naturelle des établissements en terme de réputation et de qualité de l'enseignement. Les écoles considérées comme supérieures attirent donc davantage les classes fortunées, augmentant ainsi leur moyen et, par effet boule de neige, renforçant l'entrisme au sein des couches supérieures de la population. À l'inverse, les établissements les moins attractifs n'ont que peu de moyens et concentrent les élèves les plus pauvres. Bien que le caractère payant de l'instruction empêche que celle-ci soit rendue obligatoire par la loi, des bourses sont versées par les administrations provinciales afin de permettre la scolarisation des enfants défavorisés. Cela ne suffit toutefois pas à ce que l'ensemble des jeunes soit scolarisé, impliquant un taux d'alphabétisation relativement bas à l'échelle fédérale, à hauteur de 93%.
Les écoles de Sarkhovie sont, du fait du manque d'investissement et de la pauvreté ambiante, dans un état général assez mauvais. En effet, les établissements scolaires sont généralement installés dans des locaux à l'état de délabrement assez avancé, et équipés d'un matériel vétuste, voir manquant. Les écoles de la chaîne Obrazov, qui sont les plus nombreuses de la Fédération, sont par exemple généralement dépourvues de tables et de bureaux, forçant ainsi les élèves à prendre note sur des planches de bois tenues manuellement. Les établissements situés dans les centre-villes des grandes métropoles disposent toutefois d'équipement éducatif avancé (tableaux interactifs, ordinateurs, etc...), du fait de leur fréquentation par des familles issues de la haute bourgeoisie.[/justify]
Posté : dim. août 18, 2019 12:13 am
par Gwenael
[center]LA SANTÉ EN SARKHOVIE
[img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/08/18/190818122128426995.png[/img]
Illustration non contractuelle[/center]
[justify]La santé publique est, comme la plupart des secteurs d'activité, soumise à de très fortes inégalités en Sarkhovie. À l'instar de l'éducation, la santé relève intégralement du secteur privé. À l'exception des hôpitaux militaires, majoritairement détenus par l’État mais interdits à la population civile, l'intégralité des établissements de santé appartiennent à des entreprises enregistrées auprès de la Chambre Fédérale de Commerce. À ces cliniques privées vient s'ajouter le marché très concurrentiel des assurances santé, promulguant, moyennant une cotisation mensuelle d'importance variable, un remboursement partiel ou total des soins (consultations, opérations chirurgicales, convalescences...) et des produits médicaux (médicaments, prothèses...).
Bien que les entreprises sarkhovites se situent en très bonne position au niveau mondial en terme de technologie médicale, l'accès à ce savoir-faire est marqué par d'importantes inégalités sociales et géographiques. Les cliniques les mieux équipées sont en effet généralement situées dans les quartiers les mieux favorisés des centres urbains, ainsi que dans les zones touristiques. A contrario, les zones rurales sont très peu pourvues en infrastructures médicales. La Fédération compte de vastes déserts médicaux, dans lesquels l'accès à la médecine moderne est très fortement limité, voir inexistant. Faute de marché au pouvoir d'achat suffisant pour s'octroyer leurs services, les prestataires préfèrent s'installer dans les villes dotées d'un niveau de vie minimal, laissant la population des campagnes se soigner par des moyens alternatifs. Dans les régions les moins favorisées, les hôpitaux sont généralement installés dans des locaux vétustes, et dotés d'un matériel issu du siècle dernier. Les temps d'attente dans les établissements situés dans les zones les moins densément pourvues en centres médicaux excèdent parfois plusieurs heures, pour des prestations souvent médiocres et expéditives. Il n'est pas rare que les cliniques proposent des tickets coupe-file payants, afin de permettre aux patients les plus aisés d'être traités en priorité.
Aux hôpitaux modernes et aux médecins très onéreux et peu disponibles sont souvent préférés, en milieu rural, les médecines dites traditionnelles. Relevant davantage de la religion que de la médecine, celles-ci sont fondées sur les rites et croyance hérités du paganisme slave, ainsi que de certains emprunts au christianisme, comme la vénération des saints. Dans les villages de campagne où les pharmacies modernes sont absentes, il reste courant de trouver des « apothicaireries » vendant des remèdes naturels à base de plante, à des prix bien moins élevés que les médicaments produits par l'industrie pharmaceutique.
Posté : dim. janv. 12, 2020 10:39 pm
par Gwenael
[center]LE COUP D'ANDREÏ
[img]https://nsa40.casimages.com/img/2020/01/12/200112105347906680.png[/img]
Andreï Olsky, Prince de Mydolvsk de 1237 à 1243, a donné son nom à l'expression[/center]
[justify]Faire un « coup d'Andreï » (Андрейский выстрел en russe) est une expression idiomatique très répandue en Sarkhovie, particulièrement en Hotsaline. Utilisée pour décrire un acte de trahison commis de manière peu honorable, elle qualifie en des termes particulièrement péjoratifs celui qui se trouve accusé d'avoir fomenté le fameux « coup ». La plupart des Sarkhovites utilisant l'expression au quotidien ont, toutefois, oublié quelle était son origine historique.
Le fameux Andreï auquel il est fait référence n'est autre qu'Andreï Olsky (Андрей Ольский), qui régna sur la Principauté de Mydolvsk entre les années 1237 et 1243. En ces temps troublés, la Rus de Troitsev se trouvait occupée par les hordes de cavaliers venus des steppes, plaçant les principautés slaves sous la tutelle d'un empereur régnant sur un territoire s'étendant de la Dytolie orientale à la Ventélie. Après la défaite des princes slaves ayant cherché à s'opposer à l'envahisseur oriental, Andreï Olsky fit le choix de collaborer activement avec l'occupant, allant jusqu'à offrir à ses suzerains de la Horde Dorée le soutien de sa droujina (ses troupes armées) en vue de réprimer les seigneurs slaves récalcitrants. Parallèlement, il s'opposa activement à l'expansion de l'influence des ordres de chevaliers catholiques venus de l'ouest, que son armée affronta à plusieurs reprises. Cette soumission à l'occupant oriental lui valut de recevoir de la main de celui-ci, en l'an 1243, le yarlik le nommant Prince de Troitsev, et lui conférant autorité sur tout le territoire de la Rus.
Parallèlement, Daniel (Даниил), dit le Brave, Prince de Piazol, se chargea d'organiser la résistance contre l'envahisseur des steppes. Cherchant à obtenir le soutien du Pape et des souverains catholiques occidentaux dans son combat, Daniel parvint à s'allier au Roi Jarosław Ier de Slézanie. À la tête d'une armée slave composée de troupes hotsaliennes et slézanes, la Prince de Piazol prit d'assaut la capitale de la Rus, qu'il parvint à prendre en l'an 1248, après un siège long de plusieurs mois. Cette victoire mit un terme définitif à l'oppression des hordes orientales, qui ne parvinrent à reprendre les territoires slaves avant l'effondrement de leur propre empire. Daniel de Piazol fut à cette occasion nommé Prince de Troitsev et, canonisé à titre posthume par l’Église Orthodoxe de Sarkhovie, reste à ce jour l'un des personnages les plus estimés de l'histoire du pays.
Andreï Olsky, pour sa part, parvint à fuir la ville peu avant qu'elle soit prise par les troupes de son rival hotsalien. Il s'enfuit vers la capitale de l'Empire des Steppes où, devenu inutile, il fut tué de manière bien peu honorable par les hommes de main de l'empereur. De part sa soumission aux occupants païens orientaux et sa lutte active contre les frères chrétiens du peuple slave, Andreï Olsky reste perçu comme l'un des traitres les plus vils de l'histoire de Sarkhovie. Sans nul doute accentué par la victoire de Saint-Daniel, ce jugement donna ainsi naissance à l'expression, désormais bien connue, du « coup d'Andreï ».
[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2020/01/12/200112114738399001.png[/img]
Saint-Daniel de Piazol, « l'anti-Andreï », fut canonisé après sa victoire contre les envahisseurs venus des steppes[/center]
Posté : sam. févr. 01, 2020 12:18 pm
par Gwenael
[center]LЕ KALFAK
[img]https://pics.simpolitique.net/images/2020/02/01/kalfak.png[/img]
Femme en tenue traditionnelle bednie[/center]
[justify]Le kalfak (калфак dans les langues slaves de Sarkhovie) est un bonnet faisant partie de la tenue traditionnelle des femmes au Bednistan. Sa taille et son aspect varient beaucoup selon les époques et les milieux sociaux. Du moyen-âge jusqu'à l'aube de l'ère industrielle, les Bednies portaient des bonnets imposants, dont la bordure recouvrait toute la surface du crâne, et qui étaient surplombés par une masse de tissu assez lourde qui retombait sur le côté. L'embourgeoisement et l'influence culturelle croissante des Slaves ont peu à peu amené les Bednis à abandonner leurs costumes traditionnels, notamment dans les grandes villes. Toutefois, le port du kalfak chez les femmes a subsisté, continuant de constituer un marqueur culturel important. Son apparence s'est toutefois adaptée aux évolutions de la société, diminuant significativement en taille dans les milieux urbains, pour devenir plus discret. L'apparence du kalfak constitue également un indicateur social, tant elle peut différer selon les milieux. Les bonnets des femmes appartenant aux classes les moins favorisées (paysannes et ouvrières) arborent généralement des couleurs plus sobres, des ornements moins nombreux, voire absents, et sont fabriqués dans des tissus peu nobles. Les kalfaks rencontrés parmi les classes aisées sont, au contraire, plus colorés, souvent faits de velours et décorés de perles ou de broderies de fil d'or.
La tradition du port du kalfak est aujourd'hui remise en question par l'emprise des milices islamiques sur les villes du Bednistan. En effet, bien que cette obligation ne soit pas encore inscrite dans la loi de la Région Autonome, les femmes refusant de se couvrir entièrement les cheveux sont parfois réprimées par les milices dans les régions où celles-ci sont le mieux implantées, au mépris de la loi locale. En conséquence, il est courant que les femmes portent un voile en tissu sous leur bonnet afin de masquer leur chevelure. Dans les cas les plus extrêmes, le port du kalfak lui-même est évité, car ses couleurs trop vives sont considérées comme attirant trop facilement le regard des hommes, constituant ainsi un appel tacite à l'entreprise sexuelle.
Posté : lun. juin 08, 2020 7:18 pm
par Gwenael
[center]LA SARKHOVIE À LA CROISÉE DES CONTINENTS[/center]
[justify]Dytolie ? Marquésie ? Natolique ? Autant de noms qui résonnent tels un bourdonnement inaudible dans les débats qui enflamment parfois la Sarkhovie et le milieu historiographique quant à l'appartenance continentale de la Fédération. Encore considérée par certains comme non résolue, la question a fait l'objet de nombreuses querelles d'écrivains, historiens et politiciens au fil des âges qui forment l'histoire du pays. Si l'on en croit [url=https://nsa39.casimages.com/img/2018/09/19/18091903290484231.png]les éléments cartographiques les plus couramment repris[/url] concernant le découpage des aires continentales qui quadrillent notre monde, la Sarkhovie se trouve en effet à un carrefour entre trois « continents », si l'on peut toutefois les nommer comme tels, considérant l'ensemble géographique unique que forment la Dytolie, la Marquésie, le Natolique, la Janubie et la Ventélie. L'historiographie moderne a voulu que l'on sépare ce super-continent en cinq compartiments, en avançant des arguments d'ordre culturel et religieux, prétextant que les abrahamistes au regard tourné vers la Mecque étaient immiscibles avec ceux qui adoraient la Croix, ou bien qu'un Jaune ne pouvaient appartenir au même monde qu'un Brun.
S'il est certes possible que ces galéjades soient considérées avec sérieux par les corps les moins doués d'esprit, l'idée de contester les différences ethno-culturelles fondamentales qui font à la fois la singularité et la diversité des civilisations nous est bien lointaine, en conséquence de quoi l'hypothèse d'une telle distinction ne peut qu'attirer notre validation. Tout porte en revanche à en contester, non pas le principe même, mais le fond. Malgré cette citation quasi universelle qui lui confèrerait presque le statut de consensus, le découpage classique des sous-ensembles du super-continent dytolo-ventélien est-il juste dans sa précision ?
D'après la fameuse carte, la Sarkhovie serait située à cheval sur deux continents, les quatre cinquièmes de son territoire se trouvant en Natolique, tandis que la partie la plus au sud appartiendrait à la Dytolie. Qu'est-ce au juste que la Dytolie ? La définition la plus vulgaire que l'on pourrait lui trouver ; mais qui n'en est pas moins juste ; est celle de « continent des blancs ». Toutefois, l'ensemble dytolien, constituant une réalité ethno-culturelle incontestable pour tout esprit sain, se démarque de son voisin marquésien par bien davantage que l'éclat de son teint. Magnifiée par la cohabitation de l'esprit latin avec la rigueur germanique, sublimée par le subtil mariage de la sensibilité mériodionale avec l'industriosité des peuples nordiques, la Dytolie est une union sacrée dont la fraternité de sang se trouve concrétisée par la ferveur commune qui rassemble les peuples blancs natifs autour de la Croix. Toutes ces qualités qui firent de l'Occident - car c'est bien de lui qu'il s'agit ici - le phare du monde, n'auraient été que peu de chose sans l'apport essentiel du grand oublié de la fresque que nous venons de peindre.
Les Slaves, dont les peuples de Sarkhovie sont, a minima démographiquement, les premiers représentants, ne communient-ils pas avec leurs cousins autour de la Croix ? Surtout, ne furent-ils pas, des siècles durant, les gardiens de la civilisation dytolienne face aux invasions pagano-islamiques tentées par les hordes tartaro-mongoles venues des steppes orientales ? Les historiens et géographes occidentaux ont bien tort de vouloir mépriser leurs frères en les reléguant sur un continent « à part ». Qu'est-ce donc au juste que ce Natolique, dont la Sarkhovie constituerait l'appendice occidental ? Considérant les vastes steppes, peu hospitalières, qui le parcourent, les peuples qui en sont natifs et ayant survécu au fil des âges ne sont guère nombreux à ce jour. Subsistent principalement les Mongols, au monde desquels les Sarkhovites ont déjà exprimé, [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1373&t=18004#p361077]par la main ferme et triomphante de Saint-Daniel[/url], leur refus absolu d'appartenir. En défaisant Andreï Olsky pour prendre la couronne de Grand-Prince de la Rus de Troitsev, avec le soutien du Saint-Père, le Prince de Piazol a définitivement dit non à l'Orient. Aujourd'hui, les Mongols ne sont plus que l'ombre de leur empire passé, les steppes natolicaines étant peuplées, non pas de ventéliens islamiques ou bouddhistes... mais d'orthodoxes slaves. Ces héritiers des anciens colons naruscovites ne sont autres que les descendants de ces mêmes tribus slaves qui, jadis, mutèrent en principautés multiples pour former [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1373&t=18009#p362941]la Rus de Troitsev, mère spirituelle de la Sarkhovie actuelle[/url].
Le Natolique, dont les frontières ne correspondent à aucune réalité géographique concrète, n'est également, en tant qu'entité ethno-culturelle singulière, qu'une chimère. La Sarkhovie n'appartient en réalité qu'à un unique continent : la Dytolie, dont l'étendue s'étire depuis les îles gaéliques boréales pour atteindre le plus oriental des littoraux bykovs.