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Posté : mar. avr. 16, 2019 4:05 am
par Steve
[center]Fenêtre sur la Katherina

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[right]Personnalités RP (IRL)
Hannah Gardner (Valérie Plante)
Elizabeth Cavendish (Pauline Marois)
Nicholas Brundidge (Maurice Duplessis)
Joseph Holmes (Pierre Eliott Trudeau)[/right]

Culture et patrimoine

Municipalités

Personnalités
[url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=350381#p350381]Cavendish, Elizabeth[/url], ministre des Affaires étrangères (2038 à actuel)
[url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=350210#p350210]Gardner, Hannah[/url], 28e première ministre (2038 à actuel)
À venir - David Edwards, 27e premier ministre (2022 à 2038)
À venir - Nicholas Brundidge, 16e premier ministre (1950 à 1960)

Univers politique
L'indépendance de la Katherina, [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=353327#p353327]les origines de la montée du sentiment indépendantiste[/url]
L'indépendance de la Katherina, [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=353463#p353463]les Jours de Septembre et la montée fulgurante du mouvement indépendantiste katherinois[/url]
L'indépendance de la Katherina, [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=353506#p353506]l'Acte de Katherina de 1956[/url]

Vie quotidienne

Posté : mar. avr. 16, 2019 4:38 am
par Steve
[center]Hannah Gardner

[img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/04/16/190416061107735955.png[/img][/center]


[justify]Principales fonctions
  • 28e première ministre (2038 à actuel)
  • Cheffe du Parti Katherinois (2035 à actuel)
  • Députée du 8e district (2033 à actuel)
  • Enseignante (2021 à 2033)
Hannah Gardner, née le 17 mars 1996 (42 ans) à Kitaskino, est une femme politique katherinoise et l'actuelle première ministre de la Katherina depuis le 24 mai 2038. Depuis 2033, elle représente le 8e district électoral pour la bannière du Parti Katherinois, parti politique dont elle est la cheffe depuis 2035. Enseignante dans le système éducatif public, Hannah Gardner quitte son métier pour faire le saut en politique en 2033, lors d'une élection partielle. Élue avec une majorité confortable, elle devient porte-parole de l'Opposition officielle en matière d'éducation, et rapidement, les médias katherinois en font leur préférée. À la réélection du Parti conservateur en 2034, le Parti Katherinois montre la porte à son chef, et nombre de Katherinois apportent publiquement leur soutien à Gardner, qui refuse dans un premier temps d'entrer dans la course au leadership de la jeune formation politique. Quatre fois avant la fin de la clôture des dépôts de candidature, Hannah Gardner annonce qu'elle se lance dans la course à la direction du Parti Katherinois. En 2035, elle remporte la course dès le premier tour avec près de 86% des voix des membres de sa formation politique.

Le 03 mai 2038, Hannah Gardner remporte l'élection générale face au premier ministre sortant David Edwards, en fonction depuis seize ans. Son gouvernement et elle sont assermentés le 24 mai suivant. La victoire du Parti Katherinois est une surprise générale, mettant un terme à quatre-vingt huit ans de règne conservateur sans interruption. Avant la victoire de Hannah Gardner, vingt-trois législatures avaient été remportées par les conservateurs ainsi que douze premiers ministres conservateurs. Cinq jours avant le scrutin, le Parti Katherinois de Hannah Gardner tirait de l'arrière par onze points.

[Suite à venir au fil du RP]

Données informatives
  • Nom de naissance : Hannah Kathy Gardner
  • Date de naissance : 17 mars 1996 (42 ans en 2038)
  • Nationalité : Katherinoise
  • Parti politique : Parti Katherinois
  • Époux : James Boyle
  • Enfants : Rebecca (2027) et Scott (2031)
  • Diplômée de : Université Don Lawhorn (Kitaskino)
  • Profession : Enseignante
  • Religion : Catholique
  • Résidence : Kitaskino
[/justify]

Posté : mer. avr. 24, 2019 5:12 am
par Steve
[center]Elizabeth Cavendish

[img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/04/24/190424063006761386.png[/img][/center]


[justify]Principales fonctions
  • Vice-première ministre (2038 à actuel)
  • Ministre des Affaires étrangères (2038 à actuel)
  • Députée du 38e district (2038 à actuel)
  • Analyste politique (2027 à 2037)
  • Ministre de l’Éducation (2021 à 2026)
  • Ministre de l’Infrastructure (2019 à 2021)
  • Ministre de l’Environnement et des forêts (2018 à 2019)
  • Ministre de la Culture, du patrimoine et du tourisme (2014 à 2018)
  • Députée du 59e district (2010 à 2026)
  • Traductrice (1999 à 2010)
Elizabeth Cavendish, née le 29 septembre 1975 (63 ans) à Royal Valley, est une femme politique katherinoise et l’actuelle ministre des Affaires étrangères de la Katherina depuis le 24 mai 2038. Elle se fait élire à la Chambre des députés pour une première fois en 2010 sous la bannière conservatrice. Ministre respectée et polyvalente, elle quitte la vie politique à l’aube du scrutin de 2026 suite à différents conflits avec le premier ministre David Edwards. En 2037, se disant préoccupée par les difficultés des communautés autochtones sous le gouvernement d’Edwards, elle annonce son retour dans la vie politique aux côtés de Hannah Gardner et du Parti Katherinois. Elle est élue en 2038 et devient ministre des Affaires étrangères ainsi que vice-première ministre. Elizabeth Cavendish est le premier personnage politique à avoir accédé au cabinet royal de la Katherina sous deux bannières politiques distinctes.

Née d’une famille modeste, Elizabeth Cavendish suit rapidement une formation universitaire en langues étrangères qu’elle abandonne en 1991 après avoir trouvé un emploi de traductrice. À cette époque, elle travaille pour le gouvernement de la Katherina, des États-Fédérés d’Olgarie et du Berlim, notamment. En 2008, elle est brièvement nommée sous-ministre des Affaires étrangères, mais quitte après quelques semaines. En 2010, elle annonce faire le saut en politique aux côtés du premier ministre Gregory Stevenson. Elle fait son entrée au cabinet royal sous le gouvernement de Helen Borunda, en 2014, à titre de ministre de la Culture, du patrimoine et du tourisme. Sous le premier ministre Eric Williams, après avoir qualifié son ministère de « drôlement ennuyeux », elle devient en 2018 ministre de l’Environnement et des forêts, mais quitte dès 2019 pour le ministère de l’Infrastructure. Sous sa direction, le gouvernement de la Katherina investi dans la réfection des routes : trois chantiers de nouvelles autoroutes sont démarrés sous ses commandes. Désormais respectée et très imposante dans le cabinet royal, le premier ministre Williams la nomme, en 2021, ministre de l’Éducation. Elle est reconduite à sa fonction par le premier ministre David Edwards jusqu’à son licenciement en janvier 2026.

Considérée comme la dauphine du premier ministre Edwards, elle nie à plusieurs reprises les rumeurs citant son intérêt pour le poste de premier ministre. En 2024, elle lance sa désormais célèbre pique aux journalistes : « s’il y a une chose que je souhaite éviter, c’est d’avoir une fonction d’une telle inutilité pour l’appareil gouvernemental ». Très vite, des tensions entre Cavendish et Edwards sont rapportés dans les médias par des sources anonymes. Cavendish serait, selon celles-ci, insatisfaite des actions menées par le gouvernement pour assurer une dignité humaine aux autochtones katherinois. En janvier 2026, durant une conférence de presse où elle annonce qu’elle ne sollicitera pas de nouveau mandat, elle confirme ces tensions en qualifiant le premier ministre Edwards de « dictateur avec une cravate et un pois chiche dans la tête ». Elle est aussitôt évincée du cabinet royal, mais est autorisée à siéger au caucus jusqu’à son départ.

Après la course à la chefferie du Parti Katherinois remportée par Hannah Gardner, Elizabeth Cavendish, qui n’a jamais quitté la place publique, apporte publiquement son soutien à la nouvelle cheffe pékathe. De plus en plus présente aux ralliements du Parti Katherinois, Cavendish alimente les rumeurs quant à un possible retour en politique. En 2037, lors d’un rassemblement partisan aux côtés de Hannah Gardner, émettant le souhait de « virer les conservateurs », un geste irréalisé depuis près de quatre-vingt-dix ans, elle annonce qu’elle sera candidate sous la bannière pékathe. Après la victoire surprise du Parti Katherinois, elle est nommée vice-première ministre et ministre des Affaires étrangères, et ce, malgré les rumeurs qui la voyaient ministre des Affaires municipales et de la cohabitation ou ministre de l’Éducation.

[Suite à venir au fil du RP]

Données informatives
  • Nom de naissance : Elizabeth Candice Barnes
  • Date de naissance : 29 septembre 1975 (63 ans en 2038)
  • Nationalité : Katherinoise
  • Parti politique : Parti conservateur (2010 à 2026), Parti Katherinois (depuis 2036)
  • Époux : Andy Cavendish
  • Enfants : Simon (2003), Andy Jr. (2004), Angela (2007), Anthony (2008)
  • Diplômée de : Études arrêtées en 1999
  • Profession : Traductrice
  • Religion : Catholique
  • Résidence : Kitaskino
[/justify]

Posté : ven. juil. 05, 2019 6:09 am
par Steve
[center]L'Indépendance de la Katherina [1/3]
Les origines de la montée du sentiment indépendantiste[/center]


[justify]13 novembre 1941. Le premier ministre conservateur Trevor Neiman en est à sa dernière année d’un premier mandat à la tête du gouvernement de la Nouvelle Scoraig, appelée également couramment la Katherina. Premier ministre impopulaire, incapable de se montrer à la hauteur de son prédécesseur, tous s’entendent pour affirmer qu’il ne sera pas réélu à la prochaine élection générale. La montée du Parti libéral de Joseph Holmes fait mal aux conservateurs : le candidat libéral, âgé de quarante-sept ans, fait naître en Katherina l’espoir d’une maîtrise complète des affaires de l’État; une autonomie totale, une indépendance des Îles Lorthon. Ce soir de novembre, le premier ministre Neiman se rend à la résidence du Gouverneur-général, James Litch, plus haut dirigeant katherinois sur le territoire en l’absence du Roi et nommé par ce dernier sans droit de regard du gouvernement de la colonie lorthonienne. Cette visite n’apparaît alors sur aucun registre. Ni le bureau du Gouverneur-général ni le bureau du premier ministre ne stipulent la rencontre qui s’y déroule ni son contenu. Et pourtant, des photographies de médias locaux capturent le moment.

[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/07/05/190705080616371872.png[/img]
(Le premier ministre Neiman photographié à la résidence du Gouverneur-général le 13 novembre 1941)[/center]

Les deux hommes politiques refusent de répondre aux questions relatives à cette rencontre. Tous les deux se bornent à réitérer que la rencontre n’a jamais eu lieu, et ce, durant les semaines et les mois qui suivent. Le 18 janvier 1942, un stagiaire du bureau du premier ministre participe à une soirée arrosée avec des amis, et sous l’effet de l’alcool, déclare le contenu des discussions entre le Gouverneur-général et le premier ministre. Dès le lendemain matin, les médias titrent dans leur journal respectif : « Entente entre Neiman et le Gouverneur-général pour bafouer la démocratie! ». Le premier ministre est sur la sellette. Dans les heures qui suivent les parutions médiatiques, plusieurs témoignages, dont certains crédibles, corroborent la version étalée dans les journaux : le premier ministre a demandé au Gouverneur-général d’utiliser les pouvoirs royaux pour le reconduire au pouvoir sans passer par une élection générale.

Les deux hommes en conviennent ainsi pour sauver la monarchie en Katherina : la montée du Parti libéral de Joseph Holmes menace le pays et la stabilité du Roi dans la région. Les jours suivants l’éclatement du scandale, de nombreux détails font surface dans les journaux. Neiman et le Gouverneur-général ont ainsi prévu passer outre les élections générales pour reconduire un « mandat exceptionnel » de quatre années après une tragédie orchestrée qui aurait secoué la stabilité du pays. Le 03 février 1942, le premier ministre conservateur démissionne sous la pression devenue ingérable. Le vice-premier ministre, nouvellement assermenté, écrit au Roi afin de lui signifier l’affaire et lui demander de dissoudre la Chambre des communes et de rappeler son Gouverneur-général. Dans les rues, on réclame la tête des responsables. Le 09 février suivant, James Litch est rappelé aux Îles Lorthon et la Chambre des communes est dissoute. L’élection générale suivante voit l’élection peu surprenante du libéral Joseph Holmes. Celui-ci se fait élire sous le slogan autonomiste : « Pour nous, par nous, entre nous ». Malgré la volonté du peuple katherinois de faire l’Indépendance, le nouveau premier ministre adopte plutôt une position autonomiste et rédige dans sa première année de mandat la Liste des 137 revendications. Il s’agit d’un document adopté par la Chambre des communes qui demande au Roi des changements radicaux dans la façon de gérer les affaires de l’État katherinois. Parmi ces revendications, on note le choix du Gouverneur-général, pouvoir attribué au Roi sans consultation des Katherinois et la limitation des pouvoirs royaux sur le territoire katherinois. Si le premier ministre libéral reçoit une fin de non-recevoir de la Couronne lorthonienne, celui-ci obtient néanmoins un droit de consultation dans la nomination du prochain Gouverneur-général.

[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/07/05/190705081059566365.png[/img]
(Joseph Holmes, élu premier ministre en 1942)[/center]

Dans la décennie qui suit, le mouvement indépendantiste katherinois prend de l’ampleur et se tient près de toute bataille pour la cause, même s’il n’obtient pas le droit d’être représenté à la Chambre des communes. Les partisans de l’Indépendance estiment que leurs droits sont bafoués par le Roi et affirment mériter le droit d’être maîtres chez eux. La Katherina étant sous l’autorité des lois lorthoniennes, et ces lois ne permettant pas le droit des colonies à l’autodétermination, les indépendantistes multiplies les manifestations publiques et la propagande indépendantiste et antimonarchique. En 1950, on estime que le mouvement indépendantiste est soutenu par près d’un Katherinois sur quatre. Ceux-ci jugent que le premier ministre Holmes n’est pas à la hauteur de ses promesses autonomistes. Celui-ci met également fin à son combat autonomiste contre la Couronne lorthonienne et cherche à ne pas créer de conflit entre la royauté et le gouvernement katherinois. Lors de l’élection générale de 1950, les électeurs lui font payer son inaction : ils votent massivement en faveur du conservateur Nicholas Brundidge. Pro-monarchie, Brundidge promet néanmoins en campagne électorale de « remplir le mandat » que les Katherinois lui confieront le « moment venu ».[/justify]

Posté : mar. juil. 09, 2019 5:31 am
par Steve
[center]L'Indépendance de la Katherina [2/3]
Les « Jours de septembre » et la montée fulgurante du mouvement indépendantiste katherinois[/center]


[justify]En 1953, l’une des plus importantes crises politique et monarchique de l’histoire moderne du Royaume des Îles Lorthon, appelée les « [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=351866#p351866]Jours de septembre[/url] », se fait ressentir jusqu’à la colonie de Nouvelle Scoraig (la Katherina). Le jeune pays nord-olgarien vient à peine de mettre à la porte le premier ministre libéral en faveur du premier ministre conservateur Nicholas Brundidge. L’impasse de la crise politique lorthonienne, qui voit le premier ministre Anton Shadwell être freiné dans la totalité de ses actions exécutives par le Roi Henry III se transforme en profonde crainte de l’autre côté de l’océan. L’opposition parlementaire libérale, tentant de surfer sur la vague indépendantiste, accuse le gouvernement conservateur de Brundidge d’« amplifier » l’incertitude de la souveraineté législative de la Katherina. Constitutionnellement, la Katherina pourrait être appelée à connaitre un frein législatif d’importance, à l’image de la crise politique entre Henry III et Shadwell, puisque les Îles Lorthon possèdent la totalité du pouvoir de la colonie lorthonienne. L’opposition libérale alimente le scepticisme de la population à l’égard de la bonne foi de la Couronne lorthonienne et implore le gouvernement Brundidge de mettre un terme à l’emprise de Fort William sur la Katherina.

Parallèlement, les Katherinois vont dans la rue pour demander des changements politiques importants. S’ils appuient par forte majorité la monarchie lorthonienne, ceux-ci estiment que la possibilité que la Chambre des communes soit paralysée par Fort William est une menace sérieuse, concrète et dangereuse pour la prospérité de la colonie. Après l’abdication de Henry III, les Îles Lorthon procèdent à l’écriture d’une nouvelle constitution. En Katherina, la population se mobilise pour que la constitution lorthonienne permette aux colonies le droit à l’autodétermination : une pratique impossible sous le régime politique lorthonien de l’époque. Au sein de la mère-patrie, les idées sont partagées : certains appuient l’initiative, d’autres la condamnent. Cette division des esprits est toutefois plus nuancée en Katherina où la majeure partie des personnalités politiques se positionnent en faveur d’une telle reconnaissance constitutionnelle : y compris le premier ministre conservateur, reconnu pour être un fervent partisan de la monarchie et fidèle serviteur de la Couronne lorthonienne. Toutes les fins de semaine, les samedi soirs, des milliers de Katherinois vont dans les rues pour réclamer de Fort William le droit à l’autodétermination. À la Chambre des communes, le premier ministre Brundidge, lors d’une allocution officielle à l’intention des élites politiques de Fort William, prononce la désormais célèbre citation : « On reconnait les grands guerriers par leur courage, leur détermination et leur capacité à briser des nuques. » Le premier ministre katherinois demande alors à Fort William de donner aux Katherinois « l’opportunité de choisir un mariage d’amour, et non de raison », en le menaçant de « divorcer de la plus brutale des façons ».

[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/07/09/190709073157942165.png[/img]
(Brundidge somme Fort William d’inclure dans sa constitution le droit à l’autodétermination des colonies)[/center]

Tant en Katherina qu’aux Îles Lorthon, la position du premier ministre Brundidge cause la surprise. Les propos de Brundidge alimentent toutefois le mouvement indépendantiste katherinois, qui rejoint dès lors près de deux électeurs sur trois, celui-ci bénéficiant d'une écrasante majorité parlementaire. Le mandat du premier ministre Brundidge devient alors clair : réussir à convaincre Fort William. Le Parti libéral, qui avait tenté de s’emparer de la cause indépendantiste après l’échec de Joseph Holmes, se voit damner le pion et est incapable de rivaliser avec les politiques électoralistes et populistes des conservateurs. En 1954, le Parti libéral tente alors de se repositionner sur la crise autonomiste, qui prend une ampleur démesurée en Katherina, en s’opposant finalement au droit à l’autodétermination dans « une ligne directrice de violence, de menace et de chantage ». Le pari est risqué, et quelques jours après ce repositionnement, le Parti libéral chute drastiquement dans les intentions de vote. Après un rassemblement partisan du député libéral Harry Burton qui s’opposait au droit à l’autodétermination, des indépendantistes le kidnappent et le séquestre dans le sous-sol d’une maison abandonnée dans la banlieue de Kitaskino. Les ravisseurs demandent alors que Fort William promette d’inclure le droit à l’autodétermination de la Katherina en échange de la vie du député, mais la demande demeure sans réponse. Près de six jours après la demande initiale, le corps mutilé de Burton est retrouvé dans le coffre arrière d’un véhicule, près de l’édifice de la Chambre des communes. La tragédie est dénoncée par toute la classe politique katherinoise.

[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/07/09/19070907315827193.png[/img]
(En août 1954, le corps de Harry Burton est retrouvé dans le coffre arrière d'une voiture)[/center]

Lors des funérailles nationales décrétées par le premier ministre katherinois, celui-ci déclare qu’aucun homme n’aurait dû perdre la vie pour « une cause loin d’être perdue ». Au lendemain du deuil national, Brundidge affirme lors d’un point de presse qu’il est en constante communication avec Fort William et affirme que la mère-patrie est « fortement préoccupée par les troubles internes en Katherina », et que toutes les parties cherchent activement une solution pour sortir de l’impasse. La crise du mouvement indépendantiste katherinois, qui s’est déroulée de 1953 à 1955, est appelée : « Dad, I’m Ready Crisis ».[/justify]

Posté : mer. juil. 10, 2019 5:13 am
par Steve
[center]L'Indépendance de la Katherina [3/3]
L'Acte de Katherina de 1956[/center]


[justify]En décembre 1954, la nouvelle tombe : la nouvelle constitution lorthonienne est approuvée par la Chambre des communes insulaires du Royaume des Îles Lorthon (et sera sanctionnée le 12 janvier 1955). En Katherina, c’est la fête, c’est l’extase. Les Katherinois fêtent une victoire, leur première depuis l’existence de la colonie. L’article huitième ne peut être plus clair : « Les nations coloniales sont libres de disposer d’elles-mêmes ». Ces dix mots propulsent dans les rues de Kitaskino, le 28 décembre 1954, près de deux cent cinquante mille Katherinois qui saluent à la fois le courage du gouvernement katherinois et l’audace des Îles Lorthon. Le jour-même, le premier ministre conservateur de la Katherina sort également dans la rue pour saluer les indépendantistes et célébrer la victoire à leurs côtés. Dans une allocution improvisée, et contre l’avis de ses gardes du corps, le premier ministre Brundidge déclare : « La fierté qu’engendre la victoire n’est que le premier des sentiments qui berceront désormais non pas nos illusions, mais nos réalisations concrètes ! »

Dans les mois qui suivent le 12 janvier 1955, le Comité royal constitutionnel de Katherina, composé de membres de la Chambre des communes, du Sénat, de juristes et de proches conseillers du gouvernement Brundidge, s’active dans l’écriture d’une constitution katherinoise. Le 7 mai 1956, le parlement adopte la Loi sur la démarche indépendantiste de la colonie de Nouvelle Scoraig. Cette loi a pour but d’encadrer le processus d’adoption d’une constitution propre à la Katherina afin d’exclure Fort William des affaires courantes de l’État. Cette loi indique également qu’à la suite de l’approbation de la constitution par le parlement katherinois, le gouvernement aura l’obligation de soumettre par voie référendaire la totalité du texte qui ne pourra aspirer aux suites législatives que si le peuple se prononce majoritairement en faveur du projet. Le parlement de Katherina approuve à l’unanimité, moins neuf voix, l’Acte de Katherina de 1956 le 18 mai 1956. Le premier ministre Brundidge souhaite rapidement clore le sujet de l’indépendance katherinoise qui accapare l’actualité médiatique et l’agenda de son gouvernement depuis 1953. Il convoque alors les Katherinois aux urnes le 27 août 1956, malgré les critiques de son camp politique qui aurait préféré un délai plus court. Aux détracteurs de son propre causus, le premier ministre répondra que « l’exercice démocratique ne peut se faire que si toutes les parties disposent du temps nécessaire pour faire valoir leur position au peuple katherinois », réponse particulièrement peu appréciée chez les libéraux qui, déchirés dans la position officielle qu’ils doivent adopter face à l’indépendance de la Katherina, se voient incapable de profiter du délai offert. Ils se concentrent alors à dénigrer l’Acte telle que présentée et dénoncent le sort réservé aux communautés autochtones qui verront, si l’Acte est approuvée par référendum, leurs droits drastiquement diminués. Les libéraux accusent les conservateurs de Brundidge de se servir de la cause indépendantiste pour donner le coup de grâce aux autochtones en les marginalisant sans possibilité de fonctionner adéquatement dans la « société blanche katherinoise ». Leurs efforts sont vains.

[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/07/10/190710070414557146.png[/img]
(Brundidge lors du vote favorable à l’Acte par la Chambre des communes)[/center]

Ainsi, le 27 août 1956, les Katherinois votent massivement en faveur de l’Acte de Katherinois. 73,2% des Katherinois invités aux urnes votent en faveur de l’Acte. Les appuis sont principalement des conservateurs et des libéraux, et peu sont membres des communautés autochtones. Le gouvernement de la Katherina, en accord avec le parlement, décide que l’Acte de Katherina prendra effet immédiatement après la sanction royale de Charles III. Le Roi se déplace spécialement pour l’occasion en Katherina, et le 24 septembre 1956, appose sa signature à ce qu’il décrit comme « le plus honorable geste de conciliation » entre les Katherinois et les Lorthoniens.

Auprès de la population katherinoise, le Roi Charles III demeure la personnalité royale la plus populaire de la Couronne lorthonienne. C’est d’ailleurs grâce à Charles III si la Katherina est aujourd’hui une nation indépendante très respectueuses des traditions monarchiques lorthoniennes. Plutôt que d’appeler les Katherinois à maintenir le statu quo, le souverain lorthonien permet aux Katherinois de disposer d’eux-mêmes, en respect avec la nouvelle constitution du Royaume, et les encourage à emboiter le pas. C’est notamment grâce au respect et à l’amour profond des Katherinois envers Charles III que le pays est encore, aujourd’hui, une monarchie sous le règne de Sa Majesté le Roi du Royaume des Îles Lorthon. Tel que l’affirme l’historien Evan Burke : « Le Roi Charles III avait dans le regard une sincérité jamais égalée par un souverain lorthonien. C’est d’ailleurs lui qui, en sanctionnant l’Acte de Katherina, a promis aux Katherinois qu’il allait revenir chaque année pour saluer leur respect à l’égard du Lorthon et pour leur affirmer son éternel reconnaissance d’être demeurée dans la grande famille lorthonienne. Ce Roi était si proche des Katherinois qu’encore aujourd’hui, on le surnomme Le Père. »

Le 24 septembre 1956 devient jour de fête. La fête de l’indépendance. La fête de la Katherina. Ce jour-là, le peuple katherinois tout entier fêtait Sa Majesté le Roi Charles III. Fêtait l’indépendance, le goût de l’autodétermination. Ce jour-là, le peuple katherinois tout entier fêtait l’Acte de Katherina de 1956.

[center][url=https://drive.google.com/open?id=1HTaS2KZJy0-ljSwWYCPihIsQNWOo8ObF]Katherina Act 1956[/url]

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