MaJ de la partie Histoire précoloniale du Makengo. + Culture (ethnies)
[spoiler=MaJ Histoire][center]__________________________
HISTOIRE
_________________________[/center]
Des premiers peuplements aux royaumes marchands[hr][/hr]
Pour étudier l’histoire précoloniale makengaise, le défi principal est l’absence quasi-totale de sources écrites, très rares avant les récits des premiers explorateurs dytoliens. Les quelques documents disponibles nous renseignent sur une étroite bande le long de la côté grâce au développement du commerce avec la Dytolie à partir du XVIe siècle. Faute d’écrits, les historiens ont donc recours aux sources orales, à l’archéologie et aux études linguistiques (notamment pour l’étude des migrations algarbiennes néolithiques).
Premières traces de vie
[justify]L’actuel territoire du Makengo, situé en Algarbe centrale, est très probablement l’une des régions les plus anciennement peuplée du monde. Cependant, on a très peu de traces de ces anciennes occupations. Pour les plus anciens témoignages de vie d’hominidés, des outils de pierre de 1,8 million d’années ont été retrouvés au nord du lac Odo.
La zone de l'actuel Makengo est peuplée d’homo sapiens depuis au moins 200 000 ans environ d'après les découvertes de pierres taillées. Des vestiges archéologiques de l'homo sapiens (os, pointes de harpons, outils en quartz) ont été découverts. La forêt équatoriale est à cette époque réduite à quelques isolats, et la majorité du territoire makengais est en réalité une savane herbeuse.
Les études linguistiques nous aprennent que des peuples bantous viennent s'installer dès 7 000 ans av. J.-C., sur les plateaux du nord évitant la forêt dense. Les peuples bantous apportent l’agriculture qui demande alors de défricher chaque année de nouveaux terrains. Ainsi on voit les premières traces de vie sédentaires dans le nord makengais à cette période, entre 7 000 et 5 000 av. J.-C. Les hommes défrichent et les femmes cultivent. Les peuples bantous ont des connaissances avancées en médecine. Plus tard, ces premières populations vont lentement coloniser le cœur de la forêt équatoriale en suivant les axes des cours d'eau, dont le Babankogi. Vers 500 tout le pays est habité.
On cultive mais la chasse persiste et reste l’élément principal de l’alimentation, on y fait de la poterie et l'usage du fer commence à se répandre. On communique sur de grandes distances avec des tambours. Chaque peuple développe des caractéristiques culturelles propres, mais globalement l'éducation se caractérise par des initiations à l'adolescence, ces sociétés sont souvent matriarcales, l'anthropophagie est rarement pratiquée (contrairement aux idées des colons), au contraire du sacrifice humain dans le cadre religieux. La polygamie est peu répandue, tout comme l'esclavage, les chefs de tribus préférant tuer les ennemis capturés au combat.[/justify]
Les premiers « royaumes » makengais
[justify]Vers l'an 1 000, différentes populations, alors organisées en chefferie, s'édifient en « royaumes ». Cette période est marquée par différents royaumes marchands, commerçant entre eux à l’intérieur du continent. Certains royaumes s’étendent sur plusieurs milliers de kilomètres et possèdent des réseaux commerciaux par-delà leurs frontières. Le commerce se fait par portage ou voie fluviale.
Il est difficile de distinguer une réelle organisation des sociétés, et le pouvoir des rois sont alors très limités. En réalité, ces « royaumes » sont plutôt de larges réseaux commerciaux où une chefferie prend un temps l'avantage territoriale et organise les échanges, ou des rassemblements opportuns de chefferies afin de se défendre contre une autre ethnie. Les territoires de ces royaumes ne sont pas délimités et très fluctuants. Les plus grands centres de populations ne dépassent pas les 5 000 habitants.[/justify]
On distingue ainsi trois royaumes principaux :
- Le royaume Ilunga, situé sur les bords de l'océan au sud du pays,
- le royaume Ndayi, au cœur de la forêt équatoriale,
- le royaume Kasongo, dans les plaines du nord-est.
[justify]Ces populations ne connaissent pas la propriété privée, la terre cultivée en groupe ne se vend pas. Les membres d'une même chefferie s'entraident gratuitement. La science non écrite se transmet d'une génération à l'autre, les enfants devant assumer le même métier que leurs parents.[/justify]
L'Empire Makengo
[justify]Selon la tradition orale, l’empire Makengo nait vers le XIVe siècle et rapporte que les frères évincés d’une impératrice furent à l’origine d’autres groupes ethniques.[/justify]
[quote]
[center]Un chasseur du nom de Kadilo arriva avec les siens et s'installa à proximité de Kasongo. Il fut bien accueilli à la cour, au point où il parvint à épouser deux demi-sœurs de Kumwimba. Mais les deux hommes, finirent par se disputer. C'est pourquoi Kadilo retourna sur les terres, à l'est de la rivière Banbankogi en abandonnant ses deux femmes.
L'une d'elles, Ndamina, donne naissance à Nzinga Kadilo. Habile guerrier et chasseur comme son père, il aida avec succès son oncle Kasongo à agrandir son empire vers le nord. Mais jalousé par Kasongo à cause de ses succès, il rejoignit son père en fuite. Tous deux réunissent leurs forces pour venir à bout de Kasongo. Son armée fut mise en déroute et l'empereur fut tué.
Nzinga eu ensuite trois enfants, deux garçons jumeaux et une fille (Ngoy, Malunga et Kalala).
Ngoy était l'aîné. Fort et excellent agriculteur, il fit construire un palais comme jamais il n'en eu jamais existé. Ses descendants sont les Nsaku.
Malunga était intrépide et excellent mineur. Il s'exila dans les hautes montagnes. Ses descendants sont les Mpanzu.
Kalala, seule fille de Nzinga, était si belle qu'elle fut courtisée par 1 000 hommes, tous plus forts et puissants les uns que les autres. Ce fut elle qui hérité de l'Empire. Ses descendants sont les Nzinga.[/center][/quote]
[justify]L’apparition réelle de cet empire Makengo restent floue. Si les sources orales et la tradition explique son apparition vers le XIVe, d’autres sources contredisent cette théorie et daterait les prémices de l’empire deux à trois siècles plus tôt, bien qu’aucune réelle race archéologique ne permette de le confirmer. Cependant, l’apparition tardive (XIVe) de l’empire conjuguée aux récits qu’en font les explorateurs dytoliens du XVIe siècle laissent perplexe les historiens, tant l’organisation et le développement de l’empire Makengo semblent perfectionnés pour une existence si courte.
Si ses origines restent mystérieuses, l’empire se développe rapidement, au vu des traces archéologiques de peuplement sur ses territoires (partie sud du pays, du littoral à la forêt équatoriale), aidé par le commerce et des expéditions militaires. Il s’agit toujours d’une confédération dans laquelle l'empereur délègue son pouvoir aux chefs politiques des différents groupes. L’empereur, qui préside depuis la capitale Mza-Mombo (proche de l’actuelle Gari), est choisi par un conseil de nobles (les guerriers les plus valeureux) et de sages (guérisseurs et prêtres de la religion traditionnelle). Les héritiers sont choisis en fonction de leur capacité à régner, car le sang ne transmet pas toujours la sagesse ni les qualités qui font un bon empereur ou une bonne impératrice.
À la fin du XVIe siècle, l'Empire contrôle la distribution de l'or dans l’est de l’Algabre. Le contrôle du commerce extérieur est alors devenu une fonction royale essentielle. A son apogée, l’empire Makengo contrôle un territoire vaste de 200 000km² et on estime la population de sa capitale, Mza-Mombo aux alentours de 60 000 habitants.[/justify]
Le Makengo santognais[hr][/hr]
Premiers contacts, commerce et christianisation (XVIe-XVIIe siècles)
[justify]Lorsque les explorateurs santognais naviguent le long des côtes est-algarbiennes pour rejoindre la Ventélie en contournant le cap-Janubie, Jean de Peybernès s’aventure pour la première fois dans le golfe d’Ebène en 1507. Il est très étonné d’y découvrir un empire dont l’organisation lui rappelle les royaumes dytoliens. Il envoie une délégation à la rencontre de la cour du puissant empereur Motiba. De leur côté, les habitants de l’empire sont aussi surpris de voir débarquer ces êtres étranges, blanc, venant des océans parlant une langue inconnue. Ils prennent les santognais pour des esprits de l’eau, envoyés des dieux. Jean de Peybernès retourne en Santogne, amenant avec lui de nombreux cadeaux et quelques makengais, qui témoigneront à leur retour des richesses de ce monde nouveau. Jean de Peybernès effectue trois autres voyages entre 1509 et 1513, au cours desquels ils amènent avec lui vêtements, parures, outils, mais aussi des prêtres, maçons, charpentiers. Il effectue une expédition à la cour de l’empereur Motiba (14??-1523), à Mza-Mombo, qui lui fait de nombreux présents.[/justify]
[center][img]https://i.imgur.com/L7YWJ7pl.jpg[/img]
Arrivée de Jean de Peybernès auprès de l'Empereur Motiba en 1510.[/center]
[justify]Commence à partir de là de nombreux échanges politiques, économiques mais aussi culturels et religieux, qui dureront jusqu’au XVIIIe siècle. Assez rapidement, les élites makengaises se convertissent au christianisme, et les empereurs du Makengo prennent également des noms et titulatures santognaises. L’empereur Motiba Tse Pedi (1523-1567) se fait ainsi renommer du nom du roi santognais Octavian IV, et devient Octavian Ier du Makengo. L’empire Makengo et les dytoliens, par l’intermédiaire des santognais, échangent énormément, notamment du cuivre, de l’or, de l’ivoire, des tissus et peaux d’animaux, et des premiers esclaves. Justin, l’un des fils d’Octavian Ier, est envoyé étudier la théologie en Santogne, où il deviendra le premier évêque noir de l’ère moderne.
A la mort d’Octavian II (1567-1586), une querelle de succession éclate entre ses descendants. Dans le même temps, l’empire subit des attaques de peuples venant des monts Tanaiko au nord. L’un des fils d’Octavian II, Augustin Ier (1586-1603), est alors soutenu par les santognais et porté au pouvoir, et vainc les envahisseurs. Ces derniers réussissent tout de même à fonder un royaume au nord de l’empire Makengo, qui ne tarde pas à entrer en conflit avec ce dernier. Suite à des décennies de tensions et conflits, l’empereur Justin IV (1646-1662) qui instaure une règle d’alternance entre les deux dynasties (du Makengo et de ce royaume rival) et reconstruit la capitale Mza-Mombo.
Tout au long du XVIe et XVIIe, le clergé santognais envoie des missions dans l’Empire Makengo et ouvre même un collège dans sa capitale pour instruire l’élite locale. On dispose ainsi du plus ancien dictionnaire de langue bantou, de nombreuses cartes et certaines représentations du Makengo de l’époque.[/justify]
Exploration et premières installations santognaises (XVIIIe siècle)
Colonisation santognaise (XVIII- années 1930)
L'assouplissement santognais (années 1930-1960)
La marche vers l'indépendance (1960-1963)[/spoiler]
[spoiler=MaJ Culture][center]__________________________
CULTURE
_________________________[/center]
Ethnies[hr][/hr]
[center][img]https://i.imgur.com/2YfWO8h.jpg[/img]
Des chasseurs pygmées dans la forêt équatoriale.[/center]
[justify]La République Démocratique du Makengo, avec ses 52 millions d’habitants, est l’un des pays les plus multiethnique d’Algarbe. Sa diversité est ainsi représentée par des centaines de groupes ethniques habitant le pays, ayant chacun leurs coutumes et leurs propres fonctionnements. A l’embouchure du fleuve Babankogi succède une savane dans le bassin du fleuve, et une dense forêt sur les plateaux du nord-ouest. Depuis la fin du XIXe siècle, les modes de vie traditionnels ont été modifiés à la suite de la colonisation, les luttes pour l'indépendance. Malgré ces influences, les coutumes et les cultures traditionnelles du Makengo restent en grande partie préservées.
Comme pour d'autres pays algarbiens, les frontières du pays furent tracées par le colonisateur santognais, sans souci particulier de coïncider avec les frontières ethniques. On compte quelque 250 ethnies qui peuvent être réparties en plusieurs groupes. On considère généralement qu'il existe deux grandes familles ethniques, les Pygmées, premiers habitants du Makengo, et les peuples bantous, arrivés successivement après la révolution néolithique.
Les pygmées représentent le mieux, sans aucun doute, le Makengo précolonial et traditionnel, le plus reculé, le plus ancien. Ils ne représentent qu’une très infime part de la population makengaise aujourd’hui (moins de 1%). Généralement chasseurs-cueilleurs de la forêt équatoriale, ils sont habitués à une vie en pleine nature. Dernières peuplades des forêts à vivre avec des modes de vie traditionnels considérés parfois comme des modes de vie « paléolithiques », les Pygmées sont restés longtemps préservés de la vie moderne. Bien qu’ayant noués des relations commerciales avec les peuples d’agriculteurs et d’éleveurs des plaines du nord ou du littoral-sud, la colonisation et les politiques post-indépendance menées au Makengo ont amenés les ces peuples à être expulsés pour certains des forêts, sans aucune consultation ni compensation. Mis au ban de la société, victimes de nombreuses discriminations, la majorité d’entre eux vit dans une grande pauvreté et privé de l’accès à la terre et au pouvoir. Leurs territoires ancestraux sont très mal reconnus par les gouvernements de région. Le gouvernement makengais tente timidement de protéger les modes de vie pygmées, mais les créations de réserves « naturelles et ethniques » sont encore trop rares, et bien souvent c’est grâce à des ONG étrangères que la culture pygmée se retrouve défendue.
Les ethnies bantoues regroupent une multitude de peuples différents, ayant chacun sa langue et ses structures politiques et organisations sociales propres. On compte entre 100 et 200 peuples bantous différents vivant sur le territoire makengais, bien que des comptes précis soient difficiles à établir.
Les organisations sociale et politique de chaque ethnie sont extrêmement différentes, mais on distingue trois ethnies principales :
- Les Nsakou (18% de la population) situés initialement au nord du pays. Peuple homogène, discipliné, travailleur et guerrier, ce sont principalement des agriculteurs. Sur le plan coutumier, les Nsakou sont organisées comme des petites monarchies patriarcales, où le « chef de clan » est secondé par des collaborateurs (« chefs coutumiers ») appartenant à sa lignée. Les Nsakou ont beaucoup migré à Lunda et sa région.
- Les Mpanzu (17%), originaires des montagnes Tanaiko. Organisés en groupes tribales, un « roi » était élu par les chefs de village, et était responsable des différents groupes sociaux. Les propriétaires de terres et les plus aisées étaient en charge des plus démunis. Principalement éleveurs, les Mpanzu ont petit à petit migré dans les plaines en lisière de la forêt et dans les collines du nord du pays et sont devenus de très bons agriculteurs.
- Les Nzinga (12%), peuples d’origines du littoral sud, étaient principalement des commerçants et artisans. Parcourant le fleuve Babankogi, ils ont ainsi pendant des siècles fait les liaisons entre peuplades du nord bantous, et pygmées de la forêt, puis par la suite avec les colonisateurs dytoliens.
L’organisation ethnique et tribale est encore aujourd’hui extrêmement prégnante au sein de la société makengaise. Chacun s’identifie à une ethnie, un clan, un peuple, un village. Longtemps la première identité, le gouvernement de Youssouf Botamba a pendant de longues années lutté contre ce système créateur de fortes tensions (chacun défendant les intérêts de son clan ou de son ethnie), avant de finir par l’associer au système national via le Conseil National du Dialogue Inter-ethnique. Ainsi, les makengais se revendiquent chacun d’une double identité, à la fois nationale et locale (ethnique). Le droit coutumier et la justice ethnique et tribale s’ajoute et se superpose au droit commun.
Cependant , les tensions inter-ethniques restent palpables dans certaines régions, notamment dans le nord-ouest et dans la région des grands lacs, ainsi qu’entre pygmées (peu ou non-reconnus) et les autres ethnies.
[/justify]
[center][img]https://i.imgur.com/X6zK64Q.png[/img]
Carte de la répartition des cinq principaux groupes ethniques makengais.[/center]
Coutumes et traditions[hr][/hr]
Religion[hr][/hr][/spoiler]