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Posté : lun. avr. 15, 2019 9:57 pm
par Jose-Christ
[center][img]https://i.imgur.com/8cSiwZW.jpg[/img] ENCYCLOPÉDIE [img]https://i.imgur.com/8cSiwZW.jpg[/img]
Découvrir la République Démocratique du Makengo
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~~~ Sommaire ~~~
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[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1355&t=17660&p=350201#p350201]I. Généralités[/url]

[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1355&t=17660&p=350202#p350202]II. Géographie[/url]

III. Histoire
[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1355&t=17660&p=350203#p350203]Des premiers Hommes au Makengo colonial[/url]
[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1355&t=17660&p=350202#p350204]Le Makengo post-colonial[/url]

[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1355&t=17660&p=350205#p350205]IV. Politique et administration[/url]

[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1355&t=17660&p=350205#p350206]V. Économie[/url]

[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1355&t=17660&p=350205#p350260]VI. Culture[/url]



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Posté : lun. avr. 15, 2019 10:45 pm
par Jose-Christ
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GÉNÉRALITÉS
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République démocratique du Makengo[hr][/hr]
  • Dénomination officielle : République démocratique du Makengo
  • Nom courant : (le) Makengo, la RDM
  • Drapeau :
[center][img]https://i.imgur.com/HV7Mw3L.png[/img][/center]
[spoiler=Symbolique et couleurs]De forme rectangulaire et de proportion 2:3, le drapeau du Makengo est composé de trois bandes horizontales au ration 1:1:2.
La bande verte occupe la moitié inférieur du drapeau, et représente la forêt tropicale (recouvrant 50% du territoire), principale richesse du pays.
La bande rouge représente le sang versé au long de l'Histoire par le peuple Makengais.
La bande noire représente le peuple Makengais et son identité algarbienne.
A cheval sur les bandes supérieures, dans le coin gauche du drapeau, une étoile à cinq branches jaune représente les richesses minières du pays.[/spoiler]
  • Emblème :
    [center][img]https://i.imgur.com/Du4qP7Y.png[/img][/center]
  • Devise nationale : Unité et Progrès
  • Hymne national : [url=https://www.youtube.com/watch?v=ihcMJ81lKz8]Enfants du Makengo ![/url]
    [spoiler=Paroles][center]Allons, marchons, makengais valeureux !
    Le soleil s'est levé sur les sols des aïeux,
    Vieille terre ancestrale, du ciel aux profondeurs
    Tu revis, opulente, a l'appel du bonheur.
    Enfants du Makengo !

    Allons, marchons, ensemble à l'unisson !
    L'ennemi destructeur rôde sur nos frontières.
    Tel un lion furieux, notre valeur guerrière
    Maintien hors du pays la fatale oppression !
    Enfants du Makengo !

    Allons, marchons, suivons notre destin !
    Nous arborerons fier nos couleurs, nos richesses
    Le vert, le rouge, le noir, soulèvent l’allégresse.
    Nous gagnerons ensemble, unis pour ne faire qu'un !
    Enfants du Makengo !

    Défendez-le jusqu'à la mort,
    Rendez-le fier, rendez le fort
    Avec vos bras et votre sang,
    Avec vos dents ![/center][/spoiler]
  • Fête nationale : 22 mai

Administration[hr][/hr]
  • Forme de l'État : République
  • Président de la République : Youssouf Botamba (depuis 2008)
  • Premier ministre : Joseph Kamano
  • Langues officielles : Français, Zulu
  • Autres langues reconnues : Plus d'une dizaine de langues bantoues (dont le Swahili, le Lingala, etc) et des dialectes locaux
  • Capitale : Lunda
  • Indépendance : 22 mai 1963

Géographie[hr][/hr]
  • Superficie totale : 1 164 887,68 km² (dont 54% de forêt tropicale dense)
  • Altitude maximale : 3870 m (Mont Dutse)
  • Fuseau horaire : UTC -1
  • Principales villes :
    • Lunda - 8 100 000 habitants
    • Kabangu - 1 500 000 habitants
    • Manonga - 1 200 000 habitants
    • Gari - 900 000 habitants
    • Idolobha - 850 000 habitants

Démographie[hr][/hr]
  • Gentilé : Makengais, Makengaise
  • Population totale : 57 153 201 (+3,04%) (2041)
    [spoiler=Historique]
    • 2040 : 55 466 456 (+2,88%)
    • 2039 : 53 916 041 (+2,11%)
    • 2038 : 52 841 728
    [/spoiler]
  • Densité : 49,06 hab/km² (+3,02%) (2041)
    [spoiler=Historique]
    • 2040 : 47,62 hab /km² (+2,90%)
    • 2039 : 46,28 hab /km² (+1,94%)
    • 2038 : 45,40 hab/km²
    [/spoiler]
  • IDH : 0.418 (faible)

Économie[hr][/hr]
  • PIB nominal : 78 434 396 229 $ (+32,76%) (2041)
    [spoiler=Historique]
    • 2040 : 59 081 533 701 $ (+35,52%)
    • 2039 : 43 596 593 224 $ (+8,99%)
    • 2038 : 40 000 000 000 $
    [/spoiler]
  • PIB nominal / habitant : 1 372 $/hab (+28,84%) (2041)
    [spoiler=Historique]
    • 2040 : 1 065 $/hab (+31,73%)
    • 2039 : 809 $/hab (+6,74%)
    • 2038 : 757 $/hab
    [/spoiler]
  • Revenu moyen par habitant : 3 401 $/an (+28,83%) (2041)
    [spoiler=Historique]
    • 2040 : 2 640 $/an (+40,72%)
    • 2039 : 1 876 $/an (+7,50%)
    • 2038 : 1 745,13 $/an
    [/spoiler]
  • Part de la population vivant sous le seuil de pauvreté : à calculer
  • Taux de chômage : 19,64% (2041)
  • Dette publique : à calculer
  • Monnaie : le Kudin (kd) - 1 $ = xxx kd (2038) à calculer

Divers[hr][/hr]
  • Code ISO : RDM, MAK, MK
  • Domaine internet : .mk
  • Indicatif téléphonique : +288

Posté : lun. avr. 15, 2019 10:46 pm
par Jose-Christ
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GÉOGRAPHIE
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[justify]La République Démocratique du Makengo est situé au cœur du continent algarbien, et s'étend de l'océan au sud jusqu'au plateaux des Tanaiko au nord. Le pays correspond au bassin du fleuve Babankogi, véritable colonne vertébrale du Makengo. Le Makengo est, avec ses 1 164 887,68 km², le 10e pays le plus grand au monde.
La RDM est située au sud de l'équateur. Le climat est chaud et humide dans la région du bassin fluvial, et plus sec au le nord-ouest. La saison des pluies dure d'octobre à mai.
La RDM partage ses frontières avec 11 nations*[/justify]

*sous réserve de modifications suite à la validation de nouveaux pays sur simpolitique.




Hydrologie[hr][/hr]

[justify]Le pays est parfois surnommé le « pays aux milles rivières », du au nombre important de fleuves et cours d'est alimentant le Babankogi, un des plus long fleuve du monde. Le fleuve Babankogi a une importance économique considérable, dans ce sens il fourni du poisson et de l’électricité, mais il constitue une voie de communication indispensable.
Il prend sa source dans le nord du pays à une altitude de 2 335 mètres. Il se déverse dans l’océan par un large estuaire et sa puissance est telle qu'on reconnaît ses eaux jusqu'à 45 km en plein océan.[/justify]


[center][img]https://i.imgur.com/mx7I6xIl.png[/img][/center]

[justify]La RDM concentre également un grand nombre des lacs, notamment dans la partie nord-est du pays. On les considère comme les vestiges d'un lac plus important, qui aurait occupé une partie de la cuvette pendant une période courte. Ils sont peu profonds (la profondeur maximum dépasserait à peine 7 m). Les rives sont généralement marécageuses. Certains lacs jouent un rôle régulateur du régime des rivières en aval du lac.
Riches en poissons, ces lacs sont essentiels à la vie de plus de 5 millions de makengais.[/justify]



Relief[hr][/hr]

[justify]Le relief de la RDM est une lente et longue pente du nord avec le sud, allant des montagnes Tanaiko au nord à l'océan au sud.
Le massif des Tanaiko, d'origine volcanique, recouvre 5% du territoire national, au centre-nord, et atteint un maximum de 3 870 mètres avec le Mont Dutse. Il sépare naturellement le nord-ouest, sec et composé de savanes herbeuses, du reste du pays, humide et boisé. Il est situé pour une très grande partie sur le territoire de la RDM.

La bassin du Babankogi est plus bas, situé à une altitude moyenne de 400m et recouvre les deux-tiers du pays. Formé de plaines et plateaux étagés, il atteint 1000m au nord avec les collines de Zinariya.[/justify]


[center][img]https://i.imgur.com/cSP2VDhl.png[/img][/center]



Environnement et biodiversité[hr][/hr]

[justify]Généralement, le climat de la RDM est qualifié d'équatorial, et se caractérise par des températures chaudes et stables tout au long de l'année (entre 20 et 30°C), une pluviosité abondante et deux saisons, c'est à dire sèche et humide (sauf dans la forêt, où l'humidité est constante). Dans les montagnes, les températures sont plus clémentes, et il arrive parfois de voir la neige tomber à une certaine altitude.[/justify]


[center][img]https://i.imgur.com/zLBuGgB.png[/img]
[img]https://i.imgur.com/56oUfAB.png[/img][/center]

[justify]Le sud du pays est plus sec, avec un climat de savane. Les précipitations annuelles sont deux fois moins importantes que dans le reste du pays, avec une saison des pluies concentrée entre novembre et avril.

Le sol, le relief et le climat de la RDM déterminent les grandes zones végétales du pays: la forêt, la savane boisée, la savane herbeuse et la végétation de montagnes.
Les forêts makengaises s'étendent dans une région où il tombe au minimum 1 000 millimètres d'eau par an. Elles disposent d’une importance essence à exploiter (l'ébène, l'acajou, et plus d'une dizaine d'autres). La forêt couvre la moitié du territoire, en grande partie forêt dense primaire à elle seule, soit 629 039 km². Les réserves potentielles extrêmement élevées pourraient permettre à terme une production annuelle de l'ordre de 6 millions de mètre cube de bois par an. Encore pratiquement inviolée, la forêt équatoriale est relativement une forêt vierge. Elle a une végétation très dense d’arbres géants, (4 à 5 m de circonférence à la base et 50 m de haut), de lianes et de plantes herbacées y poussent à plaisir.
Dans le nord, au-dessus de 1 200 mètres, il pousse des forêts tropicales de montagnes où les troncs sont recouverts de mousse.
L'État n'est pas en mesure de faire appliquer le droit de propriété ou les lois de préservation. Dans ce contexte, les concessionnaires n'ont que faire du déboisement de parcelles dont ils peuvent être dépossédés à tout instant. Ainsi, la forêt makengaise est aujourd'hui menacée par l'exploitation de plus en plus intensive.[/justify]



[center][img]https://i.imgur.com/zANaWt8l.png[/img][/center]

[justify]Au fur et à mesure qu’on s’éloigne de la forêt vers le sud, la forêt se transforme en savane, puis en brousse et la végétation s'éclaircit. De hautes herbes (3 à 4 m) s’étendent à perte de vue. La monotonie est coupée par quelques arbustes de petites tailles. Cela est dû au climat, mais aussi au relief. En terrain plat, on rencontre des savanes arborées (étendues herbeuses parsemées de bouquets d'arbres) où le temps est continuellement brumeux.
Chaque année des centaines de km2 sont la proie de feux de brousse.

La savane et la brousse makengaise sont le domaine des herbivores : éléphants, antilopes, buffles et autres ; et les grands carnassiers, principalement le lion y règnent en maître.

La végétation de montagne varie au fur et à mesure qu’on monte vers le sommet. Par étage successifs, nous rencontrons : la forêt, la savane, les bambous, les arbustres, les herbes, puis la végétation de 4 000 m. [/justify]




Démographie[hr][/hr]


[center][img]https://i.imgur.com/bCnLHqZ.png[/img]
Pyramide des âges de la République démocratique du Makengo.[/center]

[justify]La population est en plein développement, avec un taux de croissance annuel supérieur aux 3%. La particularité de la population makengaise est d'être extrêmement jeune (56% de la population a moins de 20 ans)et 60 % de la population vit en milieu rural. La répartition géographique de la population est inégale : près de la moitié des makengais sont en effet concentrés dans le sud du pays (autour de la capitale et sur les littoraux). Une autre poche importante de population se situe au nord-est du pays, dans les régions situés entre les lacs de l'Amanzi et du Ruwa à l'est, et les montagnes Tanaiko à l'ouest. [/justify]


[center][img]https://i.imgur.com/uHg9eEC.png[/img]
Carte de la densité de population et des principales agglomérations makengaises.[/center]

[justify]Malgré cette forte croissance de la population, l’urbanisation ne suit pas. La république démocratique du Makengo ne possède presque aucune ville répondant tous les critères de villes dites modernes. Lunda, la seule ville prise pour « moderne », est un véritable contraste, avec des secteurs résidentiels et commerciaux chics, des universités, et des taudis informes coexistant côte à côte, et donc aussi de vastes zones « rurales » envahissant parfois la ville au point de retrouver maraîchers et élevages en ville.[/justify]

Posté : lun. avr. 15, 2019 10:47 pm
par Jose-Christ
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HISTOIRE
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Des premiers peuplements aux royaumes marchands[hr][/hr]

Pour étudier l’histoire précoloniale makengaise, le défi principal est l’absence quasi-totale de sources écrites, très rares avant les récits des premiers explorateurs dytoliens. Les quelques documents disponibles nous renseignent sur une étroite bande le long de la côté grâce au développement du commerce avec la Dytolie à partir du XVIe siècle. Faute d’écrits, les historiens ont donc recours aux sources orales, à l’archéologie et aux études linguistiques (notamment pour l’étude des migrations algarbiennes néolithiques).


Premières traces de vie


[justify]L’actuel territoire du Makengo, situé en Algarbe centrale, est très probablement l’une des régions les plus anciennement peuplée du monde. Cependant, on a très peu de traces de ces anciennes occupations. Pour les plus anciens témoignages de vie d’hominidés, des outils de pierre de 1,8 million d’années ont été retrouvés au nord du lac Odo.
La zone de l'actuel Makengo est peuplée d’homo sapiens depuis au moins 200 000 ans environ d'après les découvertes de pierres taillées. Des vestiges archéologiques de l'homo sapiens (os, pointes de harpons, outils en quartz) ont été découverts. La forêt équatoriale est à cette époque réduite à quelques isolats, et la majorité du territoire makengais est en réalité une savane herbeuse.

Les études linguistiques nous aprennent que des peuples bantous viennent s'installer dès 7 000 ans av. J.-C., sur les plateaux du nord évitant la forêt dense. Les peuples bantous apportent l’agriculture qui demande alors de défricher chaque année de nouveaux terrains. Ainsi on voit les premières traces de vie sédentaires dans le nord makengais à cette période, entre 7 000 et 5 000 av. J.-C. Les hommes défrichent et les femmes cultivent. Les peuples bantous ont des connaissances avancées en médecine. Plus tard, ces premières populations vont lentement coloniser le cœur de la forêt équatoriale en suivant les axes des cours d'eau, dont le Babankogi. Vers 500 tout le pays est habité.
On cultive mais la chasse persiste et reste l’élément principal de l’alimentation, on y fait de la poterie et l'usage du fer commence à se répandre. On communique sur de grandes distances avec des tambours. Chaque peuple développe des caractéristiques culturelles propres, mais globalement l'éducation se caractérise par des initiations à l'adolescence, ces sociétés sont souvent matriarcales, l'anthropophagie est rarement pratiquée (contrairement aux idées des colons), au contraire du sacrifice humain dans le cadre religieux. La polygamie est peu répandue, tout comme l'esclavage, les chefs de tribus préférant tuer les ennemis capturés au combat.[/justify]



Les premiers « royaumes » makengais


[justify]Vers l'an 1 000, différentes populations, alors organisées en chefferie, s'édifient en « royaumes ». Cette période est marquée par différents royaumes marchands, commerçant entre eux à l’intérieur du continent. Certains royaumes s’étendent sur plusieurs milliers de kilomètres et possèdent des réseaux commerciaux par-delà leurs frontières. Le commerce se fait par portage ou voie fluviale.
Il est difficile de distinguer une réelle organisation des sociétés, et le pouvoir des rois sont alors très limités. En réalité, ces « royaumes » sont plutôt de larges réseaux commerciaux où une chefferie prend un temps l'avantage territoriale et organise les échanges, ou des rassemblements opportuns de chefferies afin de se défendre contre une autre ethnie. Les territoires de ces royaumes ne sont pas délimités et très fluctuants. Les plus grands centres de populations ne dépassent pas les 5 000 habitants.[/justify]

On distingue ainsi trois royaumes principaux :
  • Le royaume Ilunga, situé sur les bords de l'océan au sud du pays,
  • le royaume Ndayi, au cœur de la forêt équatoriale,
  • le royaume Kasongo, dans les plaines du nord-est.
[justify]Ces populations ne connaissent pas la propriété privée, la terre cultivée en groupe ne se vend pas. Les membres d'une même chefferie s'entraident gratuitement. La science non écrite se transmet d'une génération à l'autre, les enfants devant assumer le même métier que leurs parents.[/justify]



L'Empire Makengo


[justify]Selon la tradition orale, l’empire Makengo nait vers le XIVe siècle et rapporte que les frères évincés d’une impératrice furent à l’origine d’autres groupes ethniques.[/justify]

[quote]
[center]Un chasseur du nom de Kadilo arriva avec les siens et s'installa à proximité de Kasongo. Il fut bien accueilli à la cour, au point où il parvint à épouser deux demi-sœurs de Kumwimba. Mais les deux hommes, finirent par se disputer. C'est pourquoi Kadilo retourna sur les terres, à l'est de la rivière Banbankogi en abandonnant ses deux femmes.
L'une d'elles, Ndamina, donne naissance à Nzinga Kadilo. Habile guerrier et chasseur comme son père, il aida avec succès son oncle Kasongo à agrandir son empire vers le nord. Mais jalousé par Kasongo à cause de ses succès, il rejoignit son père en fuite. Tous deux réunissent leurs forces pour venir à bout de Kasongo. Son armée fut mise en déroute et l'empereur fut tué.
Nzinga eu ensuite trois enfants, deux garçons jumeaux et une fille (Ngoy, Malunga et Kalala).
Ngoy était l'aîné. Fort et excellent agriculteur, il fit construire un palais comme jamais il n'en eu jamais existé. Ses descendants sont les Nsaku.
Malunga était intrépide et excellent mineur. Il s'exila dans les hautes montagnes. Ses descendants sont les Mpanzu.
Kalala, seule fille de Nzinga, était si belle qu'elle fut courtisée par 1 000 hommes, tous plus forts et puissants les uns que les autres. Ce fut elle qui hérité de l'Empire. Ses descendants sont les Nzinga.[/center]
[/quote]

[justify]L’apparition réelle de cet empire Makengo restent floue. Si les sources orales et la tradition explique son apparition vers le XIVe, d’autres sources contredisent cette théorie et daterait les prémices de l’empire deux à trois siècles plus tôt, bien qu’aucune réelle race archéologique ne permette de le confirmer. Cependant, l’apparition tardive (XIVe) de l’empire conjuguée aux récits qu’en font les explorateurs dytoliens du XVIe siècle laissent perplexe les historiens, tant l’organisation et le développement de l’empire Makengo semblent perfectionnés pour une existence si courte.

Si ses origines restent mystérieuses, l’empire se développe rapidement, au vu des traces archéologiques de peuplement sur ses territoires (partie sud du pays, du littoral à la forêt équatoriale), aidé par le commerce et des expéditions militaires. Il s’agit toujours d’une confédération dans laquelle l'empereur délègue son pouvoir aux chefs politiques des différents groupes. L’empereur, qui préside depuis la capitale Mza-Mombo (proche de l’actuelle Gari), est choisi par un conseil de nobles (les guerriers les plus valeureux) et de sages (guérisseurs et prêtres de la religion traditionnelle). Les héritiers sont choisis en fonction de leur capacité à régner, car le sang ne transmet pas toujours la sagesse ni les qualités qui font un bon empereur ou une bonne impératrice.

À la fin du XVIe siècle, l'Empire contrôle la distribution de l'or dans l’est de l’Algabre. Le contrôle du commerce extérieur est alors devenu une fonction royale essentielle. A son apogée, l’empire Makengo contrôle un territoire vaste de 200 000km² et on estime la population de sa capitale, Mza-Mombo aux alentours de 60 000 habitants.[/justify]



Le Makengo santognais[hr][/hr]



Premiers contacts, commerce et christianisation (XVIe-XVIIe siècles)


[justify]Lorsque les explorateurs santognais naviguent le long des côtes est-algarbiennes pour rejoindre la Ventélie en contournant le cap-Janubie, Jean de Peybernès s’aventure pour la première fois dans le golfe d’Ebène en 1507. Il est très étonné d’y découvrir un empire dont l’organisation lui rappelle les royaumes dytoliens. Il envoie une délégation à la rencontre de la cour du puissant empereur Motiba. De leur côté, les habitants de l’empire sont aussi surpris de voir débarquer ces êtres étranges, blanc, venant des océans parlant une langue inconnue. Ils prennent les santognais pour des esprits de l’eau, envoyés des dieux. Jean de Peybernès retourne en Santogne, amenant avec lui de nombreux cadeaux et quelques makengais, qui témoigneront à leur retour des richesses de ce monde nouveau. Jean de Peybernès effectue trois autres voyages entre 1509 et 1513, au cours desquels ils amènent avec lui vêtements, parures, outils, mais aussi des prêtres, maçons, charpentiers. Il effectue une expédition à la cour de l’empereur Motiba (14??-1523), à Mza-Mombo, qui lui fait de nombreux présents.[/justify]


[center][img]https://i.imgur.com/L7YWJ7pl.jpg[/img]
Arrivée de Jean de Peybernès auprès de l'Empereur Motiba en 1510.[/center]


[justify]Commence à partir de là de nombreux échanges politiques, économiques mais aussi culturels et religieux, qui dureront jusqu’au XVIIIe siècle. Assez rapidement, les élites makengaises se convertissent au christianisme, et les empereurs du Makengo prennent également des noms et titulatures santognaises. L’empereur Motiba Tse Pedi (1523-1567) se fait ainsi renommer du nom du roi santognais Octavian IV, et devient Octavian Ier du Makengo. L’empire Makengo et les dytoliens, par l’intermédiaire des santognais, échangent énormément, notamment du cuivre, de l’or, de l’ivoire, des tissus et peaux d’animaux, et des premiers esclaves. Justin, l’un des fils d’Octavian Ier, est envoyé étudier la théologie en Santogne, où il deviendra le premier évêque noir de l’ère moderne.

A la mort d’Octavian II (1567-1586), une querelle de succession éclate entre ses descendants. Dans le même temps, l’empire subit des attaques de peuples venant des monts Tanaiko au nord. L’un des fils d’Octavian II, Augustin Ier (1586-1603), est alors soutenu par les santognais et porté au pouvoir, et vainc les envahisseurs. Ces derniers réussissent tout de même à fonder un royaume au nord de l’empire Makengo, qui ne tarde pas à entrer en conflit avec ce dernier. Suite à des décennies de tensions et conflits, l’empereur Justin IV (1646-1662) qui instaure une règle d’alternance entre les deux dynasties (du Makengo et de ce royaume rival) et reconstruit la capitale Mza-Mombo.

Tout au long du XVIe et XVIIe, le clergé santognais envoie des missions dans l’Empire Makengo et ouvre même un collège dans sa capitale pour instruire l’élite locale. On dispose ainsi du plus ancien dictionnaire de langue bantou, de nombreuses cartes et certaines représentations du Makengo de l’époque.[/justify]



Exploration et premières installations santognaises (XVIIIe siècle)



Colonisation santognaise (XVIII- années 1930)



L'assouplissement santognais (années 1930-1960)



La marche vers l'indépendance (1960-1963)

Posté : lun. avr. 15, 2019 10:48 pm
par Jose-Christ
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HISTOIRE (SUITE)
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Le Makengo post-colonial[hr][/hr]



[center][url=https://imgur.com/VnzxAzk][img]https://i.imgur.com/VnzxAzkt.png[/img][/url]
Frise politique du Makengo post-colonial. Cliquez pour agrandir.[/center]



La Ière République du Makengo (1963-1970)


[center][img]https://i.imgur.com/JWL1vSL.png[/img]
Drapeau de la République du Makengo (1963-1970)[/center]

  • 1963 : La mise en place de la Ière République Du Makengo

    [justify]Après avoir obtenu l’indépendance, les makengais doivent se trouver un régime politique et créer des institutions pour remplacer les institutions santognaises. Le débat fait rage entre Unionistes, prônant une république makengaise unique, centralisée et avec un pouvoir présidentiel fort, et Fédéralistes, prônant au contraire une fédération de régions plus ou moins autonomes, ayant chacune leurs parlements et gouvernements.

    Le débat aboutit sur un compromis : le Makengo sera une République unie mais parlementaire, avec des parlements régionaux chargés d’élire un parlement fédéral, qui désignera le président de la République. Les premières élections de 1963, organisées à la hâte, font sortir gagnant le Front Populaire Socialiste, mené par Francis Ambassa, principal défenseur du modèle unioniste. Le Front Fédéraliste Makengais arrive en deuxième place, ne permettant pas au FPS d’obtenir la majorité absolue. Les Parti Communiste Makengais et Parti du Peuple Makengais suivent ensuite, parvenant à décrocher des sièges au parlement fédéral.[/justify]
    .
  • 1963-1965 : Présidence de Francis Ambassa (Front Populaire Socialiste)

    [justify]Francis Ambassa est élu en octobre 1963 premier président de la République du Makengo, malgré une forte opposition du FFM. Il est contraint de choisir Jacques-Désiré Kouakou (leader des fédéralistes) comme 1er ministre. Les premiers temps de cohabitation sont difficiles, et Francis Ambassa essaye de faire modifier la constitution pour diminuer les pouvoirs parlementaires et instaurer une réelle république présidentielle. Ambassa est assassiné le 6 septembre 1964, l’enquête concluant officiellement comme étant l’acte d’un déséquilibré (mais les doutes subsistent sur une possible implication du FFM voulant freiner le mouvement de réforme institutionnelle engagé par Ambassa).[/justify]

    [center][img]https://i.imgur.com/jJXm6mI.jpg[/img]
    Francis Ambassa[/center]

    .
  • 1965-1970 : Présidence de Jean-Pierre Ndongo (Front Populaire Socialiste)

    [justify]Jean-Pierre Ndongo est désigné comme deuxième président, et remplace Jacques-Désiré Kouakou par Bouna Bangoura, figure du FFM bien plus modéré que son prédécesseur. Cette association aura bien plus de succès que la première, apaisant quelque peu le climat politique de la jeune république makengaise.

    Les élections législatives de juillet 1967 inversent le rapport de force politique : le Parti du Peuple Makengais de Samuel Kilama, jeune politicien en vogue, l’emporte haut la main, devant le FPS. Le FFM quant à lui, perd près de la moitié de ses sièges, et ne parvient plus à peser dans le jeu politique. Jean-Pierre Ndongo a désormais les mains libres pour mener à bien sa réforme institutionnelle, avec le soutien du Parti du Peuple Makengais. Samuel Kilama obtient ainsi le poste de 1er ministre. C’est lui qui mène donc la réforme institutionnelle et réduit ainsi drastiquement les pouvoirs des parlementaires en 1969, quelques mois avant les élections présidentielles.[/justify]

    [center][img]https://i.imgur.com/mortIjU.jpg[/img]
    Jean-Pierre Ndongo[/center]


La République Démocratique et Populaire du Makengo (1970-1997)


[center][img]https://i.imgur.com/S6yFGFv.jpg[/img]
Drapeau de la République Démocratique et Populaire du Makengo (1970-1997)[/center]

  • 1970 : La prise de pouvoir de Samuel Kilama

    [justify]Les élections de 1970 se résument très vite à un duel entre Jean-Pierre Ndongo et Samuel Kilama. Le président et son 1er ministre, bien qu’alliés dans la réforme institutionnelle parlementaire, sont opposés sur de nombreux autres sujets : politique économique, politique sociale, et surtout, rôle et pouvoirs du présidents de la République. Si les deux hommes souhaitent un régime essentiellement présidentiel, Kilama opte lui pour un système d’ultra-présidentialisme, voulant effacer le rôle des régions et un véritable pouvoir central à Lunda. Les fédéralistes ont depuis les élections législatives de 1967 perdu un grand nombre de leurs soutiens, et la récente réforme institutionnelle les ont définitivement écartés de la course à la présidentielle. Seul le parti communiste peut jouer un rôle d’arbitre dans le duel Kilama-Ndongo.

    Bien qu’ayant mené à bien sa réforme, Ndongo n’en est pas moins critiqué vivement par de nombreux membres de l’opposition, non seulement par les libéraux mais aussi par les communistes qui l’accusent de ne pas se soucier du peuple et de n’avoir pas assez couper les liens avec l’ancien colonisateur santognais. Kilama se saisit de ces critiques et, portant un discours populiste et nationaliste clairement anti-santognais, s’apporte le soutien communiste. Il monte ainsi une large coalition, rassemblant de droite à gauche de l’échiquier politique, faisant valoir son sens de l’union et de l’État.

    Bien que Kilama semble mieux parti pour l’emporter, le véritable coup de grâce est donné à Ndongo quand un scandale éclate : ses soi-disant liens avec des entreprises minières santognaises et un accord secret qu’il aurait passé avec elles pour leur assurer l’exploitation des mines makengaises en échange du soutien santognais pour son élection l’écarte de la course à la présidentielle. Bien qu’il eût en effet dans sa jeunesse travailler avec des entreprises santognaises minières sous la colonisation, il n’a jamais été prouvé que cet accord ait été passé. Kilama et d’autres figures politiques makengaises de l’époque ont d’ailleurs eux aussi entretenu des liens ambigus avec les santognais sous la colonisation, avant de s’élever comme anticolonialistes dès 1960 et les premiers mouvements indépendantistes. Samuel Kilama est ainsi élu président en mai 1970, avec 83% des voix (bien que les résultats aient toujours été contestés par Jean-Pierre Ndongo).[/justify]

    [center][img]https://i.imgur.com/ETRglqg.jpg[/img]
    Samuel Kilama[/center]
    .
  • 1970-1997 : Présidence de Samuel Kilama (Parti du Peuple Makengais)

    [justify]Samuel Kilama arrive au pouvoir avec le soutien des communistes makengais et des anticolonialistes unionistes. Cependant, sa victoire aux élections n’est pas acceptée par les partisans de Ndongo et les fédéralistes. De nombreuses révoltes et des mouvements de résistances éclatent dans l’ensemble du pays. Kilama s’attire le soutien de l’armée makengaise, et décrète l’état d’urgence. Ces dispositions prévues depuis la réforme constitutionnelle de 1969 prévoient la suspension des parlementaires et les pleins pouvoirs donnés au président, sous surveillance et contrôle de l’armée. Dans la réalité des faits, l’armée est aux ordres de Kilama.
    Le Parti du Peuple Makengais est maintenu, mais l’armée procède à l’arrestation des chefs politiques d’opposition et des anciens membres du gouvernement, dont Jean-Pierre Ndongo. Jugés rapidement par des tribunaux militaires pour haute trahison à l’État, ils sont pour la plupart exécutés sans avoir eu de réels procès équitables. Kilama continue avec une épuration des postes administratifs importants et régionaux, et suspends aussi les pouvoirs de présidents de régions. L’ordre est progressivement ramené dans le pays, même si la région d’Arewa (nord-ouest) reste rebellée jusqu’en 1974.

    Kilama ne lèvera jamais l’état d’urgence pendant ses 27 ans de mandat, mais rétablit dès 1972 le parlement, qui devient une simple chambre d’enregistrement de ses décisions. Le multipartisme reste illégal, et seul le PPM est autorisé. Dès 1975, face à la crise économique qui touche le pays, Kilama décide la nationalisation des mines et du secteur agricole. Malheureusement, pendant les 27 ans de pouvoir Kilama, les conditions de vie makengaises ne décolleront jamais et le pays s’enfermera dans une crise structurelle importante. Malgré tout, Kilama reste populaire en pratiquant une politique ouvertement clientéliste, et en jouant la carte du populisme nationaliste, rompant tout contact avec la Santogne et de nombreux autres pays dytoliens. Une large politique d’épuration visant les anciens « collaborateurs » coloniaux est lancé (rompant ainsi avec la politique décidée postindépendance), et de nombreuses ethnies sont écartées de la possession foncière, des administrations et mises à l’écart de la société car jugées trop « santognisées ». Kilama mène ainsi une politique d’effacement ethnique, mettant à l’honneur le sentiment nationale et l’identité makengaise unique.[/justify]
    .
  • 1997 : Mort de Samuel Kilama et transition avec un gouvernement provisoire

    [justify]Depuis 1995, Samuel Kilama n’apparaît plus en public, affaiblît par une leucémie. Déjà fragilisé par la crise économique et sociale, le régime de Kilama approche de la fin. Voulant préparer sa sortie, Kilama réunit les anciens membres de l’opposition, réduit au silence, en secret et les cadres dirigeants du PPM et de l’armée. Dès 1996 s’organise alors les négociations quant à l’organisation de l’après Kilama. Samuel Kilama souhaite annoncer dans un grand rendez-vous commémoratif et populaire son retrait et sortir par la grande porte, comme restaurateur et défenseur de la démocratie. Il décède quelques semaines avant cette grande annonce, des suites de sa maladie, en octobre 1996.

    Malgré tout, même si la mort prématurée de Kilama perturbe les plans de la transition, il est annoncé quelques jours après le décès du président la mise en place d’un gouvernement provisoire et d’un sénat provisoire, chargés d’organiser la transition vers un nouveau régime et de rédiger la nouvelle constitution makengaise.[/justify]


La République Démocratique du Makengo depuis 1997


[center][img]https://i.imgur.com/HV7Mw3L.png[/img]
Drapeau de la République Démocratique du Makengo (depuis 1997)[/center]

  • 1997-1999 : Le gouvernement provisoire de Brice Ambassa (Parti Social-Démocrate Makengais)

    [justify]Le gouvernement de transition rassemble les anciens ministres et dirigeants du PPM ainsi que les membres de l’opposition, et notamment les anciens membres du Front Populaire Socialiste et du Front Fédéraliste Makengais. L’armée est chargée de nommer le président par intérim, et choisit, sous la pression populaire, le fils du premier président Makengais, Brice Ambassa.[/justify]
    .
  • 1999 : La Réforme constitutionnelle et la mise en place de la République Démocratique du Makengo

    [justify]Le gouvernement provisoire de Brice Ambassa mène donc la lourde tâche de rédiger une nouvelle constitution. Là encore, comme après l’indépendance, le débat entre Unionistes et Fédéralistes est au cœur des négociations. Cette fois, les fédéralistes n’arrivent pas à imposer leur vision, et il est décidé que le nouveau régime sera un régime présidentiel. Le multipartisme est autorisé de nouveau, et le Sénat rétablit, élu directement et non plus par l’intermédiaire de parlements régionaux (qui disparaissent). Cette constitution est validée et entre en vigueur le 1er janvier 1999, et est encore aujourd’hui la constitution makengaise (bien que modifiée en 2008).

    Les élections présidentielles et sénatoriales ont lieue en mai 1999. S’y opposent le Parti Social-Démocrate de Brice Ambassa, héritiers du FPS des années 1960, les Libéraux Démocrates makengais, nouvelle formation rassemblant des anciens membres du PPM hostiles aux politiques de nationalisations des années 1970, le Parti Fédéraliste Makengais et le Parti Communiste Makengais (exclu des négociations sur la nouvelle constitution et du gouvernement provisoire).[/justify]

    [center][img]https://i.imgur.com/s9z4Lkh.jpg[/img]
    Brice Ambassa[/center]
    .
  • 1999-2004 : Présidence de Brice Ambassa (Parti Social-Démocrate Makengais)

    [justify]Brice Ambassa est élu largement président de la République, dès le 1er tour des élections avec 53% des voix, devant Ange Dambourou, leader des Libéraux-Démocrates (arrivé second avec 18% des voix). Le rôle prépondérant d’Ambassa dans la création de la nouvelle république makengaise a joué un rôle essentiel dans sa victoire.

    Aux élections sénatoriales, quelques semaines plus tard, le Parti Social-Démocrate l’emporte, mais l’écart avec les Libéraux-Démocrates est cette fois bien plus réduit (33% contre 28%), empêchant le PSD et Ambassa d’obtenir la majorité absolue. Les Fédéralistes créent la surprise avec 12% des voix, et les communistes n’obtiennent que 7% des voix. Pourtant les PCM peux faire pencher la balance et donner au PSD la majorité absolue en cas d’alliance, mais celle-ci ne sera jamais obtenue.

    Ambassa tente de mener une politique sociale, mais est aussi contraint, avec la crise économique, de privatiser un certain nombre de secteurs, dont les secteurs agricoles et miniers, tout en gardant une forte participation étatique dans les mines nationales. Le pays connaît un certain regain de croissance économique et connaît un développement important dans la période 2000-2002.
    On constate dans le même temps un retour important des sentiments ethniques. Le pays, longtemps bridé par une identité makengaise voulue par Kilama, voit ainsi de nombreuses revendications ethniques et régionales ressurgir. Le climat pacifique inter-ethnique commence à se dégrader et de nombreux mouvement réclamant l’autonomie régionale voient le jour ici et là dans le pays.[/justify]
    .
  • 2004-2008 : Présidence de Rodrigue Ekomo (Parti Fédéraliste Makengais)

    [justify]A la veille des élections présidentielles de 2004, Brice Ambassa est talonné dans les sondages par Rodrigue Ekomo, figure importante du Part Fédéraliste Makengais, et d’origine Nzinga (3e ethnie du pays). Ambassa axe sa campagne sur un programme social très marqué à gauche, et se refuse à parler d’ethnie et d’autonomie régionales. Ekomo en profite et s’engage dans cette voie, exploitant au maximum les frustrations locales.
    Le deuxième tour affronte les deux hommes, et le résultat est extrêmement serré. Après trois jours de flou et d’incertitude, Rodrigue Ekomo est finalement déclaré vainqueur avec 50,03% des voix.

    Rodrigue Ekomo arrive donc au pouvoir avec une fragile légitimité, et ses premiers mois de mandats sont difficiles, avec un sénat encore à majorité PSD. Les élections sénatoriales de 2005 changent la donne, car le Parti Fédéraliste l’emporte avec 33% des voix (triplant leur score de 1999), devant le PSD et les Libéraux démocrates (chacun à 21 et 19%). Les Fédéralistes et Ekomo n’ont donc pas les mains totalement libres, mais réussissent à imposer quelques réformes. Cependant, l’alliance ayant conduit Ekomo au pouvoir éclate rapidement, des tensions entre ethnies apparaissant. Ekomo avait été élu pour redonner de l’importance aux ethnies, mais son appartenance affichée à l’ethnie Nzinga dérange les membres d’autres ethnies, l’accusant de favoriser son propre clan. Rapidement, le climat de tension inter-ethnique s’accentue. Par-dessus cela, les oppositions politiques des unionistes se rajoutent à la tension générale.[/justify]
    .
  • 2007-2008 : L’instabilité politique et les graves troubles ethniques

    [justify]Entre 2005 et 2007, le gouvernement makengais connaît 9 remaniements, démontrant une forte instabilité institutionnelle. Les projets de lois sont bloqués quasi systématiquement au sénat. Dès avril 2007, des violences communautaires et ethniques éclatent dans le nord-ouest du pays. Le gouvernement Ekomo tarde à réagir, et les tensions et violences inter-ethniques se répandent dans d’autres régions du pays. Finalement, Ekomo, pourtant fer de lance des fédéralistes et des revendications ethniques et régionales en 2004, se résous à intervenir militairement et réprime de nombreux groupes ethniques dans la violence. La situation est de plus en plus intenable, Ekomo perd un grand nombre de soutiens. [/justify]
    .
  • 2008 : L’arrivée au pouvoir de Youssouf Botamba et la réforme constitutionnelle

    [justify]Finalement, l’armée finit par lâcher Ekomo, sous l’impulsion d’un jeune chef d’état-major : Youssouf Botamba. Arrivé quelques années plus tôt à ce poste, le militaire de 35 ans fait parti d’une famille de militaires reconnue sous le règne de Kilama.
    L’armée organise en secret dès février 2008 un coup de force pour renverser Rodrigue Ekomo. Ce sera chose faite en avril 2008. Botamba est porté à la tête d’un gouvernement provisoire, chargé de rétablir l’ordre dans le pays et d’organiser les élections rapidement. Botamba se porte candidat, face à Ambassa et un candidat Libéral-démocrate. Rodrigue Ekomo quitte le pays.
    Les élections ont lieues dès juillet 2008. Au terme d’une campagne chaotique, l’élection à lieue dans un climat de tensions extrêmes et dans des conditions douteuses. Botamba est déclaré vainqueur avec 64% des voix, mais de lourds soupçons de corruptions et de trucage des votes pèsent sur l’élection. Pourtant, soutenu par l’armée, Botamba s’installe à la tête de pays.[/justify]

    [center][img]https://i.imgur.com/7yKTv3z.jpg[/img]
    Youssouf Botamba[/center]
    .
  • 2008-2043 : Présidence de Youssouf Botamba (Union Makengaise pour la Démocratie)
    [justify]Les premières années de présidence de Youssouf Botamba sont marquées par deux priorités : ramener la paix ethnique dans le pays et entamer une énième réforme des institutions. La réforme est rapidement portée devant le Sénat : réduction du mandat sénatorial de 6 à 5 ans, introduction de 19 sénateurs « présidentiels » sur les 200 membres de la chambre parlementaire, création du Conseil National de la Démocratie (chargé de contrôler l’action présidentielle et de valider les élections) et du Conseil National du Dialogue Inter-Ethnique. La réforme est acceptée et entre en vigueur rapidement. Le CND valide l’élection de Youssouf Botamba, et la CNDIE entame un travail long et fastidieux de pacification des tensions ethniques, appuyée par l’armée dans les cas les plus violents.

    En 2010, les nouvelles élections sénatoriales ont lieu. La coalition formée autour de Youssouf Botamba, l’Union Makengaise pour la Démocratie, l’emporte largement (62%), devant les libéraux démocrates et le PSD. Encore là, bien que les oppositions et contestations face aux résultats pleuvent, le CND valide l’élection. Botamba lance une large politique de réforme des institutions régionales, redonnant certains pouvoirs aux ethnies, tout en prenant le soin de s’assurer leurs soutiens et de les contrôler.
    Le pays est pacifié dans les années 2013-2014, mais la crise économique s’installe de nouveau. Youssouf Botamba lance une politique libérale sur le plan économique et conservatrice sur le plan sociétal. Le système Botamba fonctionne principalement sur la corruption et sur le clientélisme, ainsi qu’un fort népotisme.
    Dans les années suivantes, le sénat garde une large majorité UMD (montant jusqu’à 69% des sièges aux élections de 2024), et l’opposition reste partagée entre les Libéraux-démocrates et le Mouvement Socialiste pour le Renouveau et le Changement (nouveau nom du PSD).

    Depuis les élections de 2020, le Parti Communiste Makengais perd du terrain, et n’est plus présent au sénat, laissant le retour à des formations politiques fédéralistes et ethniques (Front Makengais pour l’Egalité Inter-Ethnique puis Mouvement Fédéraliste Makengais).
    Youssouf Botamba est aujourd’hui encore à la tête de l’État, malgré de nombreuses accusations (provenant majoritairement de l’extérieure, l’opposition étant muselée) de corruption, de trucage des élections, et de vendre la souveraineté nationale aux puissances étrangères. Il a été réélu en 2015 (65%), 2022 (72%), 2029 (76%) et une cinquième fois en 2036 (69%).[/justify]


Chefs d’Etat du Makengo depuis l'indépendance
  • 1963-1965 : Francis Ambassa (Front Populaire Socialiste)
  • 1965-1970 : Jean-Pierre Ndongo (Front Populaire Socialiste)
  • 1970-1997 : Samuel Kilama (Parti du Peuple Makengais)
  • 1997-1999 : Gouvernement provisoire
  • 1999-2004 : Brice Ambassa (Parti Social-Démocrate Makengais)
  • 2004-2008 : Rodrigue Ekomo (Parti Fédéraliste Makengais)
  • 2008-2043 : Youssouf Botamba (Union Makengaise pour la Démocratie)


Sénat :
  • 1963-1968 : Majorité Unioniste (Front Populaire Socialiste)
  • 1968-1970 : Majorité Unioniste et Populiste (Parti du Peuple Makengais)
  • 1970-1997 : Le Sénat n’a plus qu’un rôle consultatif (parti unique : Parti du Peuple Makengais)
  • 1999-2005 : Majorité Unioniste (Parti-Social-Démocrate Makengais)
  • 2005-2010 : Majorité Fédéraliste (Parti Fédéraliste Makengais)
  • 2010-2040 : Majorité Union Makengaise pour la Démocratie

Posté : lun. avr. 15, 2019 10:49 pm
par Jose-Christ
[center]__________________________

POLITIQUE ET ADMINISTRATION
_________________________[/center]

Division administratives[hr][/hr]


[justify]La République Démocratique du Makengo est divisée en 20 régions, elles même divisées en territoires, collectivités puis groupement (rejoignant pour la plupart les anciens territoires tribaux et ethniques). Lunda a le statut spécifique de région-capitale.[/justify]

[center][img]https://i.imgur.com/iUVfJuGl.png[/img]

[img]https://i.imgur.com/Qm9vkDI.png[/img][/center]


Institutions[hr][/hr]


[justify]La République Démocratique du Makengo est une république multipartite à régime présidentiel depuis la constitution de 1999. Le pouvoir exécutif est aux mains du Président de la République et du Gouvernement, le Sénat détiens le pouvoir législatif, le pouvoir judiciaire est lui en parti indépendant.[/justify]


[center][img]https://i.imgur.com/Ma2hghQ.png[/img][/center]


[justify]Le président est le chef de l’État, il a de larges pouvoirs comme celui de dissoudre le Sénat, déclarer l’état de siège, repousser l’adoption d’une loi, décider d’un référendum. Il nomme et peut renvoyer le Premier ministre et les autres membres du gouvernement. Il nomme également les présidents des régions et un certain nombre de hauts fonctionnaires (au niveau national, voire parfois régional).
Le Président est chargé de dicter la politique nationale qui sera mise en œuvre par le gouvernement, ainsi que de garantir l’unité et l’intégrité du territoire national et la sécurité intérieure et extérieure.
Il est élu au suffrage universel direct pour une période de sept ans, sans limite de réélection. Son élection est validée par le Conseil National de la Démocratie.

Le pouvoir législatif est aux mains du Sénat, unique chambre composant le parlement. Les 200 sénateurs sont en poste pour cinq ans, 181 d’entre eux sont élus au suffrage universel direct, les 19 autres sont nommés par le Président de la République. Le cumul des mandats n’est pas interdit, même s’il est rare de voir des élus cumuler sénature et mandat local ou régional. Le parti majoritaire est l’Union Makengaise pour la Démocratie (UMD), coalition de plusieurs partis de centre-droit soutenant le président Botamba (en place depuis 2018). Les partis d’opposition sont autorisés, mais il est admis qu’ils n’ont guère de chance d’accéder au pouvoir.

Autre institution importante du pays, le Conseil National de la Démocratie (CND) est chargé de veiller au respect de la constitution et de contrôler l’action présidentielle et gouvernementale. Il organise et valide les élections. En cas de grave entorse à la constitution, ou de « force majeure » (la constitution est assez floue sur la définition de « cas de force majeure »), le CND peut aussi mandater l’armée de rétablir l’ordre dans le pays et organiser de nouvelles élections, bien que cette disposition n’ai jamais été utilisée.
Le CND est composé de 21 membres permanents : 10 sont élus par le Sénat, 10 sont nommés par le Président, 1 est élu par l’armée.

Une des spécificités des institutions makengaises est la place importante donnée aux ethnies et organisation tribales, notamment à travers le Conseil National du Dialogue Inter-ethnique (CNDIE), regroupant des représentants nommés (ou élus) de chaque groupe ethnique présent dans le pays (représentant plus de 0,5% de la population). Le rôle du CNDIE est de veiller à l’unité ethnique nationale, de permettre le dialogue ethnique et d’amorcer des solutions aux conflits inter-ethniques. Il joue aussi un rôle de rapporteur auprès du président de la république et de conseiller sur la situation ethnique du pays.
Les ethnies et organisations tribale ont par ailleurs une certaine autonomie et de fortes attributions, gérant notamment une partie de la justice et du droit, notamment le droit coutumier et la justice des mœurs. Les chefs de tribus ont dont encore aujourd’hui une parole qui est largement écoutée, bien que ces derniers ne se mêlent que très peu de la politique nationale.
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Législation[hr][/hr]


[quote][spoiler=Majorité et nationalité]Majorité et nationalité

Majorité civile : 20 ans
La majorité civile correspond au droit de vote, de consommer de l'alcool et du tabac.

Majorité judiciaire : 15 ans
La majorité judiciaire correspond à l'âge auquel les makengais sont jugés en tant qu'adultes.

Majorité sexuelle : 20 ans pour les femmes, 15 ans pour les hommes
La majorité sexuelle est définie comme l'âge auquel les makenais peuvent consentir librement à l'acte sexuel.

Service militaire: Non
Le service militaire n'es plus obligatoire depuis 2000.

Droit de nationalité : Droit du sang
L'obtention de la nationalité makengaise est automatique lorsque l'un des parents au moins est makengais. La double nationalité fait l’objet d’un vide juridique dans la législation makengaise. Elle n’est officiellement pas reconnue en tant quel tel mais existe dans les faits.[/spoiler]

[spoiler= Droits fondamentaux]Droits fondamentaux

Liberté d'expression : limitée
La liberté d'expression au Makengo est dans la loi garantie, mais dans la réalité elle est limitée par le pouvoir en place. Si la presse écrite est relativement libre (au vu du nombre de médias existant), la télévision et la radio sont contrôlés par l'État.

Liberté de culte : garantie
Le Makengo est officiellement un état laïc.

Liberté de rassemblement : garantie
La liberté de rassemblement est garantie au Makengo, mais tout rassemblement peut se voir interdit si la sécurité intérieure et l'unité nationale sont menacés, sous décision du Président de la République et consentement du Conseil National de la Démocratie.

Liberté d'association : garantie
La liberté d'association est garantie.

Droit de grève : garantie, restreint dans certains secteurs
Le droit de grève est garanti, sans préavis, et les professions essentielles au maintien de l'ordre (police, armée) sont interdits de grève, et les secteurs essentiels de l'économie (secteur minier, forestier et agricole) ont un droit de grève restreint (dans le temps, et avec l'obligation d'un préavis de deux semaine).

Droit d'entreprendre : garanti
Le droit d'entreprendre est garanti.

Droits des femmes : garantis
Depuis 2018, l'égalité entre les sexes est inscrite dans la Constitution. En pratique, la société makengaise reste très patriarcale, et le pays reste l'un des plus dangereux au monde pour les femmes. Dans certaines tribus reculées de la forêt ou des montagnes, les sociétés sont matriarcales.

Droits des enfants : en partie garantis
Si le travail des mineurs est officiellement interdit, de très nombreux enfants échappent à la législation. L'école n'est pas non plus obligatoire.

Droits des animaux : inexistant
Aucune législation sur le droit animal n'existe au Makengo

Droit d'héritage : fluctuant
L'héritage n'est pas un domaine d'action de l'État. C'est aux ethnies et chefs de village de fixer les règles en matière d'héritage, la plupart du temps les terres et biens appartenant à la communauté. Avec l'émergence de la vie urbaine, une législation sur l'héritage garantie la transmission des biens de génération en génération, mais cela reste supplanté par le droit coutumier.

Double nationalité : Inexistante juridiquement
La double nationalité fait l’objet d’un vide juridique dans la législation makengaise. Elle n’est officiellement pas reconnue en tant quel tel mais existe dans les faits.

Esclavage : illégal
Illégal, mais encore parfois existant.[/spoiler]

[spoiler=Législation sur les mœurs]Législation sur les mœurs

Divorce : légal mais restreint
Depuis 1963, le divorce est autorisé par la Constitution, sur simple demande par les hommes, et sur demande appuyée par preuves pour les femmes.

Relation sexuelle hors-majorité sexuelle : illégale
Cependant, la majorité sexuelle n'étant pas la même entre les hommes et les femmes, il existe encore aujourd'hui un soucis juridique dans le règlement de certaines affaires.

Relation sexuelle hors-mariage : illégale
La relation sexuelle hors-mariage est une des motivations possibles pour demander le divorce.

Relation extra-conjugale : pénalisée
Les relations extra-conugales sont pénalement condamnables.

Relation consanguine : droit coutumier
C'est aux droit coutumier, variable selon les ethnies et les régions, de fixer les règles en terme de relation consanguine.

Mariage consanguin : droit coutumier
C'est aux droit coutumier, variable selon les ethnies et les régions, de fixer les règles en terme de mariage consanguin.

Polygamie : droit coutumier
C'est aux droit coutumier, variable selon les ethnies et les régions, de fixer les règles en terme de polygamie.

Contraception : légale
Depuis 2008, toutes les formes de contraception sont légales.

Adoption : légale
Cependant, la pratique est quasi inexistante.

Avortement : illégal
L'avortement est encore interdit au Makengo, et considéré comme un meurtre.

Euthanasie : illégale
L'euthanasie n'est pas autorisé, et considéré comme un meurtre.

Homosexualité : illégale
L'homosexualité est illégale au Makengo. Une personne reconnue d'homosexualité ne peut cependant pas être condamné à de la prison, mais s'expose à l'obligation de « soin » et à une amende.

Mariage homosexuel : illégal
Aucune forme d’union entre deux personnes du même sexe – union civile ou mariage – n’est reconnue par l’Etat. Le mariage entre deux personnes homosexuelles, s’il est contracté dans un pays étranger, n’est pas reconnu.

Adoption homosexuelle : illégale
L’adoption homosexuelle est interdite.

Procréation médicalement assistée : illégale
La PMA est interdite.

Gestation pour autrui : interdite
Les mères porteuses sont interdites. Si la gestion pour autrui a été pratiquée dans un pays étranger, la parentalité n'est pas reconnue.

Transgenrisme : illégal
Les personnes transgenres ne sont pas reconnues par l'État.

Prostitution : illégale
La prostitution étant illégale, elle reste cependant très présente et quasi jamais poursuivie en justice.

Pornographie : illégale
La pornographie est interdite, même si très peu contrôlée dans les faits.

Sectarisme : illégal
Le sectarisme est illégal.[/spoiler]

[spoiler= Législation sécuritaire]Législation sécuritaire

Possession d'arme à feu : légale
L'achat et la possession d'armes à feu sont autorisés.

Torture : légale
La torture est autorisée par les seuls représentant de l'État, sur ordre direct du Président de la République. Cependant, il n'a été révélé aucun cas de torture depuis plus de 30 ans dans le pays.

Peine capitale : en vigueur
La peine capitale est encore en vigueur dans le pays, mais rarement appliquée.[/spoiler]

[spoiler=Autres législations]Autres législations

Clonage : illégal
Le clonage, animal comme humain est illégal.

Recherche génétique: légale
La recherche génétique est légale.

Organismes génétiquement modifiés : Pas de législation sur le sujet
Pour le moment, aucune réglementation spéciale n'a été jugée nécessaire.

Jeux de hasards : légaux
Il n'existe aucune législation sur les jeux de hasards et d'argent.

Consommation d'alcool : légale
La consommation d'alcool est légale au dessus de 20 ans.

Consommation de tabac: légale
La consommation de tabac est légale au-dessus de 20 ans.

Consommation de Cannabis: illégale
La consommation de Cannabis est illégale.

Consommation de stupéfiants: illégale
La consommation de stupéfiants est illégale.[/spoiler][/quote]

Posté : lun. avr. 15, 2019 10:49 pm
par Jose-Christ
[center]__________________________

ÉCONOMIE
_________________________[/center]

Ressources naturelles[hr][/hr]


Infrastructures[hr][/hr]


Inégalités et pauvreté[hr][/hr]

Posté : mer. avr. 17, 2019 10:32 pm
par Jose-Christ
[center]__________________________

CULTURE
_________________________[/center]


Ethnies[hr][/hr]

[center][img]https://i.imgur.com/2YfWO8h.jpg[/img]
Des chasseurs pygmées dans la forêt équatoriale.[/center]


[justify]La République Démocratique du Makengo, avec ses 52 millions d’habitants, est l’un des pays les plus multiethnique d’Algarbe. Sa diversité est ainsi représentée par des centaines de groupes ethniques habitant le pays, ayant chacun leurs coutumes et leurs propres fonctionnements. A l’embouchure du fleuve Babankogi succède une savane dans le bassin du fleuve, et une dense forêt sur les plateaux du nord-ouest. Depuis la fin du XIXe siècle, les modes de vie traditionnels ont été modifiés à la suite de la colonisation, les luttes pour l'indépendance. Malgré ces influences, les coutumes et les cultures traditionnelles du Makengo restent en grande partie préservées.

Comme pour d'autres pays algarbiens, les frontières du pays furent tracées par le colonisateur santognais, sans souci particulier de coïncider avec les frontières ethniques. On compte quelque 250 ethnies qui peuvent être réparties en plusieurs groupes. On considère généralement qu'il existe deux grandes familles ethniques, les Pygmées, premiers habitants du Makengo, et les peuples bantous, arrivés successivement après la révolution néolithique.

Les pygmées représentent le mieux, sans aucun doute, le Makengo précolonial et traditionnel, le plus reculé, le plus ancien. Ils ne représentent qu’une très infime part de la population makengaise aujourd’hui (moins de 1%). Généralement chasseurs-cueilleurs de la forêt équatoriale, ils sont habitués à une vie en pleine nature. Dernières peuplades des forêts à vivre avec des modes de vie traditionnels considérés parfois comme des modes de vie « paléolithiques », les Pygmées sont restés longtemps préservés de la vie moderne. Bien qu’ayant noués des relations commerciales avec les peuples d’agriculteurs et d’éleveurs des plaines du nord ou du littoral-sud, la colonisation et les politiques post-indépendance menées au Makengo ont amenés les ces peuples à être expulsés pour certains des forêts, sans aucune consultation ni compensation. Mis au ban de la société, victimes de nombreuses discriminations, la majorité d’entre eux vit dans une grande pauvreté et privé de l’accès à la terre et au pouvoir. Leurs territoires ancestraux sont très mal reconnus par les gouvernements de région. Le gouvernement makengais tente timidement de protéger les modes de vie pygmées, mais les créations de réserves « naturelles et ethniques » sont encore trop rares, et bien souvent c’est grâce à des ONG étrangères que la culture pygmée se retrouve défendue.

Les ethnies bantoues regroupent une multitude de peuples différents, ayant chacun sa langue et ses structures politiques et organisations sociales propres. On compte entre 100 et 200 peuples bantous différents vivant sur le territoire makengais, bien que des comptes précis soient difficiles à établir.
Les organisations sociale et politique de chaque ethnie sont extrêmement différentes, mais on distingue trois ethnies principales :
  • Les Nsakou (18% de la population) situés initialement au nord du pays. Peuple homogène, discipliné, travailleur et guerrier, ce sont principalement des agriculteurs. Sur le plan coutumier, les Nsakou sont organisées comme des petites monarchies patriarcales, où le « chef de clan » est secondé par des collaborateurs (« chefs coutumiers ») appartenant à sa lignée. Les Nsakou ont beaucoup migré à Lunda et sa région.
  • Les Mpanzu (17%), originaires des montagnes Tanaiko. Organisés en groupes tribales, un « roi » était élu par les chefs de village, et était responsable des différents groupes sociaux. Les propriétaires de terres et les plus aisées étaient en charge des plus démunis. Principalement éleveurs, les Mpanzu ont petit à petit migré dans les plaines en lisière de la forêt et dans les collines du nord du pays et sont devenus de très bons agriculteurs.
  • Les Nzinga (12%), peuples d’origines du littoral sud, étaient principalement des commerçants et artisans. Parcourant le fleuve Babankogi, ils ont ainsi pendant des siècles fait les liaisons entre peuplades du nord bantous, et pygmées de la forêt, puis par la suite avec les colonisateurs dytoliens.
L’organisation ethnique et tribale est encore aujourd’hui extrêmement prégnante au sein de la société makengaise. Chacun s’identifie à une ethnie, un clan, un peuple, un village. Longtemps la première identité, le gouvernement de Youssouf Botamba a pendant de longues années lutté contre ce système créateur de fortes tensions (chacun défendant les intérêts de son clan ou de son ethnie), avant de finir par l’associer au système national via le Conseil National du Dialogue Inter-ethnique. Ainsi, les makengais se revendiquent chacun d’une double identité, à la fois nationale et locale (ethnique). Le droit coutumier et la justice ethnique et tribale s’ajoute et se superpose au droit commun.
Cependant , les tensions inter-ethniques restent palpables dans certaines régions, notamment dans le nord-ouest et dans la région des grands lacs, ainsi qu’entre pygmées (peu ou non-reconnus) et les autres ethnies.
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[center][img]https://i.imgur.com/X6zK64Q.png[/img]
Carte de la répartition des cinq principaux groupes ethniques makengais.[/center]



Coutumes et traditions[hr][/hr]


Religion[hr][/hr]

Posté : mer. juin 19, 2019 6:54 pm
par Jose-Christ
Avancement :

I. Généralités : terminé (100%)
II. Géographie : terminé (100%)
III. Histoire : en cours (70%)
IV. Politique et administration : terminé (100%)
V. Économie : non débuté (0%)
VI. Culture : en cours (33%)

Posté : mer. déc. 11, 2019 9:49 pm
par Jose-Christ
MaJ de la partie Histoire précoloniale du Makengo. + Culture (ethnies)

[spoiler=MaJ Histoire][center]__________________________

HISTOIRE
_________________________[/center]



Des premiers peuplements aux royaumes marchands[hr][/hr]

Pour étudier l’histoire précoloniale makengaise, le défi principal est l’absence quasi-totale de sources écrites, très rares avant les récits des premiers explorateurs dytoliens. Les quelques documents disponibles nous renseignent sur une étroite bande le long de la côté grâce au développement du commerce avec la Dytolie à partir du XVIe siècle. Faute d’écrits, les historiens ont donc recours aux sources orales, à l’archéologie et aux études linguistiques (notamment pour l’étude des migrations algarbiennes néolithiques).


Premières traces de vie


[justify]L’actuel territoire du Makengo, situé en Algarbe centrale, est très probablement l’une des régions les plus anciennement peuplée du monde. Cependant, on a très peu de traces de ces anciennes occupations. Pour les plus anciens témoignages de vie d’hominidés, des outils de pierre de 1,8 million d’années ont été retrouvés au nord du lac Odo.
La zone de l'actuel Makengo est peuplée d’homo sapiens depuis au moins 200 000 ans environ d'après les découvertes de pierres taillées. Des vestiges archéologiques de l'homo sapiens (os, pointes de harpons, outils en quartz) ont été découverts. La forêt équatoriale est à cette époque réduite à quelques isolats, et la majorité du territoire makengais est en réalité une savane herbeuse.

Les études linguistiques nous aprennent que des peuples bantous viennent s'installer dès 7 000 ans av. J.-C., sur les plateaux du nord évitant la forêt dense. Les peuples bantous apportent l’agriculture qui demande alors de défricher chaque année de nouveaux terrains. Ainsi on voit les premières traces de vie sédentaires dans le nord makengais à cette période, entre 7 000 et 5 000 av. J.-C. Les hommes défrichent et les femmes cultivent. Les peuples bantous ont des connaissances avancées en médecine. Plus tard, ces premières populations vont lentement coloniser le cœur de la forêt équatoriale en suivant les axes des cours d'eau, dont le Babankogi. Vers 500 tout le pays est habité.
On cultive mais la chasse persiste et reste l’élément principal de l’alimentation, on y fait de la poterie et l'usage du fer commence à se répandre. On communique sur de grandes distances avec des tambours. Chaque peuple développe des caractéristiques culturelles propres, mais globalement l'éducation se caractérise par des initiations à l'adolescence, ces sociétés sont souvent matriarcales, l'anthropophagie est rarement pratiquée (contrairement aux idées des colons), au contraire du sacrifice humain dans le cadre religieux. La polygamie est peu répandue, tout comme l'esclavage, les chefs de tribus préférant tuer les ennemis capturés au combat.[/justify]



Les premiers « royaumes » makengais


[justify]Vers l'an 1 000, différentes populations, alors organisées en chefferie, s'édifient en « royaumes ». Cette période est marquée par différents royaumes marchands, commerçant entre eux à l’intérieur du continent. Certains royaumes s’étendent sur plusieurs milliers de kilomètres et possèdent des réseaux commerciaux par-delà leurs frontières. Le commerce se fait par portage ou voie fluviale.
Il est difficile de distinguer une réelle organisation des sociétés, et le pouvoir des rois sont alors très limités. En réalité, ces « royaumes » sont plutôt de larges réseaux commerciaux où une chefferie prend un temps l'avantage territoriale et organise les échanges, ou des rassemblements opportuns de chefferies afin de se défendre contre une autre ethnie. Les territoires de ces royaumes ne sont pas délimités et très fluctuants. Les plus grands centres de populations ne dépassent pas les 5 000 habitants.[/justify]

On distingue ainsi trois royaumes principaux :
  • Le royaume Ilunga, situé sur les bords de l'océan au sud du pays,
  • le royaume Ndayi, au cœur de la forêt équatoriale,
  • le royaume Kasongo, dans les plaines du nord-est.
[justify]Ces populations ne connaissent pas la propriété privée, la terre cultivée en groupe ne se vend pas. Les membres d'une même chefferie s'entraident gratuitement. La science non écrite se transmet d'une génération à l'autre, les enfants devant assumer le même métier que leurs parents.[/justify]



L'Empire Makengo


[justify]Selon la tradition orale, l’empire Makengo nait vers le XIVe siècle et rapporte que les frères évincés d’une impératrice furent à l’origine d’autres groupes ethniques.[/justify]

[quote]
[center]Un chasseur du nom de Kadilo arriva avec les siens et s'installa à proximité de Kasongo. Il fut bien accueilli à la cour, au point où il parvint à épouser deux demi-sœurs de Kumwimba. Mais les deux hommes, finirent par se disputer. C'est pourquoi Kadilo retourna sur les terres, à l'est de la rivière Banbankogi en abandonnant ses deux femmes.
L'une d'elles, Ndamina, donne naissance à Nzinga Kadilo. Habile guerrier et chasseur comme son père, il aida avec succès son oncle Kasongo à agrandir son empire vers le nord. Mais jalousé par Kasongo à cause de ses succès, il rejoignit son père en fuite. Tous deux réunissent leurs forces pour venir à bout de Kasongo. Son armée fut mise en déroute et l'empereur fut tué.
Nzinga eu ensuite trois enfants, deux garçons jumeaux et une fille (Ngoy, Malunga et Kalala).
Ngoy était l'aîné. Fort et excellent agriculteur, il fit construire un palais comme jamais il n'en eu jamais existé. Ses descendants sont les Nsaku.
Malunga était intrépide et excellent mineur. Il s'exila dans les hautes montagnes. Ses descendants sont les Mpanzu.
Kalala, seule fille de Nzinga, était si belle qu'elle fut courtisée par 1 000 hommes, tous plus forts et puissants les uns que les autres. Ce fut elle qui hérité de l'Empire. Ses descendants sont les Nzinga.[/center]
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[justify]L’apparition réelle de cet empire Makengo restent floue. Si les sources orales et la tradition explique son apparition vers le XIVe, d’autres sources contredisent cette théorie et daterait les prémices de l’empire deux à trois siècles plus tôt, bien qu’aucune réelle race archéologique ne permette de le confirmer. Cependant, l’apparition tardive (XIVe) de l’empire conjuguée aux récits qu’en font les explorateurs dytoliens du XVIe siècle laissent perplexe les historiens, tant l’organisation et le développement de l’empire Makengo semblent perfectionnés pour une existence si courte.

Si ses origines restent mystérieuses, l’empire se développe rapidement, au vu des traces archéologiques de peuplement sur ses territoires (partie sud du pays, du littoral à la forêt équatoriale), aidé par le commerce et des expéditions militaires. Il s’agit toujours d’une confédération dans laquelle l'empereur délègue son pouvoir aux chefs politiques des différents groupes. L’empereur, qui préside depuis la capitale Mza-Mombo (proche de l’actuelle Gari), est choisi par un conseil de nobles (les guerriers les plus valeureux) et de sages (guérisseurs et prêtres de la religion traditionnelle). Les héritiers sont choisis en fonction de leur capacité à régner, car le sang ne transmet pas toujours la sagesse ni les qualités qui font un bon empereur ou une bonne impératrice.

À la fin du XVIe siècle, l'Empire contrôle la distribution de l'or dans l’est de l’Algabre. Le contrôle du commerce extérieur est alors devenu une fonction royale essentielle. A son apogée, l’empire Makengo contrôle un territoire vaste de 200 000km² et on estime la population de sa capitale, Mza-Mombo aux alentours de 60 000 habitants.[/justify]



Le Makengo santognais[hr][/hr]



Premiers contacts, commerce et christianisation (XVIe-XVIIe siècles)


[justify]Lorsque les explorateurs santognais naviguent le long des côtes est-algarbiennes pour rejoindre la Ventélie en contournant le cap-Janubie, Jean de Peybernès s’aventure pour la première fois dans le golfe d’Ebène en 1507. Il est très étonné d’y découvrir un empire dont l’organisation lui rappelle les royaumes dytoliens. Il envoie une délégation à la rencontre de la cour du puissant empereur Motiba. De leur côté, les habitants de l’empire sont aussi surpris de voir débarquer ces êtres étranges, blanc, venant des océans parlant une langue inconnue. Ils prennent les santognais pour des esprits de l’eau, envoyés des dieux. Jean de Peybernès retourne en Santogne, amenant avec lui de nombreux cadeaux et quelques makengais, qui témoigneront à leur retour des richesses de ce monde nouveau. Jean de Peybernès effectue trois autres voyages entre 1509 et 1513, au cours desquels ils amènent avec lui vêtements, parures, outils, mais aussi des prêtres, maçons, charpentiers. Il effectue une expédition à la cour de l’empereur Motiba (14??-1523), à Mza-Mombo, qui lui fait de nombreux présents.[/justify]


[center][img]https://i.imgur.com/L7YWJ7pl.jpg[/img]
Arrivée de Jean de Peybernès auprès de l'Empereur Motiba en 1510.[/center]


[justify]Commence à partir de là de nombreux échanges politiques, économiques mais aussi culturels et religieux, qui dureront jusqu’au XVIIIe siècle. Assez rapidement, les élites makengaises se convertissent au christianisme, et les empereurs du Makengo prennent également des noms et titulatures santognaises. L’empereur Motiba Tse Pedi (1523-1567) se fait ainsi renommer du nom du roi santognais Octavian IV, et devient Octavian Ier du Makengo. L’empire Makengo et les dytoliens, par l’intermédiaire des santognais, échangent énormément, notamment du cuivre, de l’or, de l’ivoire, des tissus et peaux d’animaux, et des premiers esclaves. Justin, l’un des fils d’Octavian Ier, est envoyé étudier la théologie en Santogne, où il deviendra le premier évêque noir de l’ère moderne.

A la mort d’Octavian II (1567-1586), une querelle de succession éclate entre ses descendants. Dans le même temps, l’empire subit des attaques de peuples venant des monts Tanaiko au nord. L’un des fils d’Octavian II, Augustin Ier (1586-1603), est alors soutenu par les santognais et porté au pouvoir, et vainc les envahisseurs. Ces derniers réussissent tout de même à fonder un royaume au nord de l’empire Makengo, qui ne tarde pas à entrer en conflit avec ce dernier. Suite à des décennies de tensions et conflits, l’empereur Justin IV (1646-1662) qui instaure une règle d’alternance entre les deux dynasties (du Makengo et de ce royaume rival) et reconstruit la capitale Mza-Mombo.

Tout au long du XVIe et XVIIe, le clergé santognais envoie des missions dans l’Empire Makengo et ouvre même un collège dans sa capitale pour instruire l’élite locale. On dispose ainsi du plus ancien dictionnaire de langue bantou, de nombreuses cartes et certaines représentations du Makengo de l’époque.[/justify]



Exploration et premières installations santognaises (XVIIIe siècle)



Colonisation santognaise (XVIII- années 1930)



L'assouplissement santognais (années 1930-1960)



La marche vers l'indépendance (1960-1963)[/spoiler]

[spoiler=MaJ Culture][center]__________________________

CULTURE
_________________________[/center]


Ethnies[hr][/hr]

[center][img]https://i.imgur.com/2YfWO8h.jpg[/img]
Des chasseurs pygmées dans la forêt équatoriale.[/center]


[justify]La République Démocratique du Makengo, avec ses 52 millions d’habitants, est l’un des pays les plus multiethnique d’Algarbe. Sa diversité est ainsi représentée par des centaines de groupes ethniques habitant le pays, ayant chacun leurs coutumes et leurs propres fonctionnements. A l’embouchure du fleuve Babankogi succède une savane dans le bassin du fleuve, et une dense forêt sur les plateaux du nord-ouest. Depuis la fin du XIXe siècle, les modes de vie traditionnels ont été modifiés à la suite de la colonisation, les luttes pour l'indépendance. Malgré ces influences, les coutumes et les cultures traditionnelles du Makengo restent en grande partie préservées.

Comme pour d'autres pays algarbiens, les frontières du pays furent tracées par le colonisateur santognais, sans souci particulier de coïncider avec les frontières ethniques. On compte quelque 250 ethnies qui peuvent être réparties en plusieurs groupes. On considère généralement qu'il existe deux grandes familles ethniques, les Pygmées, premiers habitants du Makengo, et les peuples bantous, arrivés successivement après la révolution néolithique.

Les pygmées représentent le mieux, sans aucun doute, le Makengo précolonial et traditionnel, le plus reculé, le plus ancien. Ils ne représentent qu’une très infime part de la population makengaise aujourd’hui (moins de 1%). Généralement chasseurs-cueilleurs de la forêt équatoriale, ils sont habitués à une vie en pleine nature. Dernières peuplades des forêts à vivre avec des modes de vie traditionnels considérés parfois comme des modes de vie « paléolithiques », les Pygmées sont restés longtemps préservés de la vie moderne. Bien qu’ayant noués des relations commerciales avec les peuples d’agriculteurs et d’éleveurs des plaines du nord ou du littoral-sud, la colonisation et les politiques post-indépendance menées au Makengo ont amenés les ces peuples à être expulsés pour certains des forêts, sans aucune consultation ni compensation. Mis au ban de la société, victimes de nombreuses discriminations, la majorité d’entre eux vit dans une grande pauvreté et privé de l’accès à la terre et au pouvoir. Leurs territoires ancestraux sont très mal reconnus par les gouvernements de région. Le gouvernement makengais tente timidement de protéger les modes de vie pygmées, mais les créations de réserves « naturelles et ethniques » sont encore trop rares, et bien souvent c’est grâce à des ONG étrangères que la culture pygmée se retrouve défendue.

Les ethnies bantoues regroupent une multitude de peuples différents, ayant chacun sa langue et ses structures politiques et organisations sociales propres. On compte entre 100 et 200 peuples bantous différents vivant sur le territoire makengais, bien que des comptes précis soient difficiles à établir.
Les organisations sociale et politique de chaque ethnie sont extrêmement différentes, mais on distingue trois ethnies principales :
  • Les Nsakou (18% de la population) situés initialement au nord du pays. Peuple homogène, discipliné, travailleur et guerrier, ce sont principalement des agriculteurs. Sur le plan coutumier, les Nsakou sont organisées comme des petites monarchies patriarcales, où le « chef de clan » est secondé par des collaborateurs (« chefs coutumiers ») appartenant à sa lignée. Les Nsakou ont beaucoup migré à Lunda et sa région.
  • Les Mpanzu (17%), originaires des montagnes Tanaiko. Organisés en groupes tribales, un « roi » était élu par les chefs de village, et était responsable des différents groupes sociaux. Les propriétaires de terres et les plus aisées étaient en charge des plus démunis. Principalement éleveurs, les Mpanzu ont petit à petit migré dans les plaines en lisière de la forêt et dans les collines du nord du pays et sont devenus de très bons agriculteurs.
  • Les Nzinga (12%), peuples d’origines du littoral sud, étaient principalement des commerçants et artisans. Parcourant le fleuve Babankogi, ils ont ainsi pendant des siècles fait les liaisons entre peuplades du nord bantous, et pygmées de la forêt, puis par la suite avec les colonisateurs dytoliens.
L’organisation ethnique et tribale est encore aujourd’hui extrêmement prégnante au sein de la société makengaise. Chacun s’identifie à une ethnie, un clan, un peuple, un village. Longtemps la première identité, le gouvernement de Youssouf Botamba a pendant de longues années lutté contre ce système créateur de fortes tensions (chacun défendant les intérêts de son clan ou de son ethnie), avant de finir par l’associer au système national via le Conseil National du Dialogue Inter-ethnique. Ainsi, les makengais se revendiquent chacun d’une double identité, à la fois nationale et locale (ethnique). Le droit coutumier et la justice ethnique et tribale s’ajoute et se superpose au droit commun.
Cependant , les tensions inter-ethniques restent palpables dans certaines régions, notamment dans le nord-ouest et dans la région des grands lacs, ainsi qu’entre pygmées (peu ou non-reconnus) et les autres ethnies.
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[center][img]https://i.imgur.com/X6zK64Q.png[/img]
Carte de la répartition des cinq principaux groupes ethniques makengais.[/center]



Coutumes et traditions[hr][/hr]


Religion[hr][/hr][/spoiler]