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Posté : mar. févr. 05, 2019 8:40 pm
par mark
[center]Chroniques[/center]
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Chroniques :
[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1343&t=17423&p=348028#p348028]Le temps des troubles, le sauvetage d'Idaloksi.[/url]
[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1343&t=17423&p=348072#p348072]Le temps des troubles, à la recherche d'Aïcha.[/url]
[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1343&t=17423&p=350124#p350124]La course à la Régence, le discours de Levens[/url]
[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1343&t=17423&p=350647#p350647]La course à la Régence 2, un nouveau joueur[/url]
[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1343&t=17423&p=350761#p350761]La course à la Régence 3, bambins, crises nerfs et pirouettes diplomatiques[/url]
[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1343&t=17423&p=350855#p350855]La course à la Régence 4, Gerflanamos sur les rails[/url]
[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1343&t=17423&p=351020#p351020]La course à la Régence 5, Petits arrangements entre ennemis[/url]
[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1343&t=17423&p=351073#p351073]La course à la Régence 6, Pour Toi, pour la Tradition, et pour le Caskar[/url]
[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1343&t=17423&p=351241#p351241]La course à la Régence 7, Le Serment des Damnés[/url]
[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1343&t=17423&p=351521#p351521]La course à la Régence 8, Réflexions vitales[/url]
[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1343&t=17423&p=351642#p351642]La course à la Régence 9, Valse socialiste[/url]
[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1343&t=17423&p=353293#p353293]La course à la Régence 10, Tripartisme ?[/url]
[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1343&t=17423&p=351290#p351290]En quête de Rishê, Le tombeau Illythe[/url]
[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1343&t=17423&p=351450#p351450]En quête de Rishê 2, l'Anneau d'Orichalque[/url]
[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1343&t=17423&p=351656#p351656]En quête de Rishê 3, Bienvenue au Kaiyuan[/url]
[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1343&t=17423&p=353843#p353843]En quête de Rishê 4, Initiative à Sirapile[/url]
[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1343&t=17423&p=354587#p354587]En quête de Rishê 5, Joker[/url]
[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1343&t=17423&p=354760#p354760]Le Huitième Livre - Les monts Javânakè[/url]
[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1343&t=17423&p=354868#p354868]En quête de Rishê 6, L'armée perdue[/url]
[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1343&t=17423&p=354917#p354917]Le Huitième Livre - Le cobra acculé[/url]
[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1343&t=17423&p=354980#p354980]En quête de Rishê 7, Bienvenue au Kormalestan[/url]
[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1343&t=17423&p=355846#p355846]Le Huitième Livre - La bataille des portes de Sêrhêla[/url]
[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1343&t=17423&start=15#p356009]En quête de Rishê 8- La tombe des Askari[/url]
[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1343&t=17423&p=354556#p354556]L'Anagénnisi - L'éveil du Cobra[/url]
[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1343&t=17423&p=355305#p355305]L'Anagénnisi - Au secours de Sipar[/url]
Posté : mer. févr. 13, 2019 6:17 pm
par mark
[center]Le temps des troubles, 1[/center]
Les informations passaient en boucle à la télé, sur un fond rouge, devant des images de chaos et de flammes, une terrible phrase, catastrophique : « Attentat contre le convoi Ducale ».
Ces informations avaient fait le tour des 30 millions de foyer du Caskar qui était entré dans un état d’atterrement sans pareil.
Aujourd’hui, toutefois, les images servaient à illustrer un procès, celui d’ancien collaborateur de la couronne. Dekropos était morte dans l’attentat, Spiros, ou « le Colonel » manquait à l’appel, et le reste était jugé.
Les premiers éléments de l’enquête avaient en effet révélés une complicité interne pour réaliser l’attentat.
Et la justice ne pouvait traîner, le peuple ayant ses sentiments de chagrin se transformer en une sourde colère de reproche à l’égard de ceux qui, à défaut d’être responsable, auraient du veiller à ce que cela n’arrive pas.
C’était idiot, bien sur, ça n’était ni dans leur attributions, ni dans leur capacité, mais l’on réclamait vengeance, et personne n’avait quoi que ce soit d’autre sous la main.
La télé diffusait la fin d’un procès, celui d’un conseiller tiers que l’on ne connaissait presque pas.
Karl ne regardait plus depuis longtemps. En fait, la maison semblait vide. Jusqu’à ce qu’un duo passe dans l’un des couloirs ; ils étaient lourdement armés, à l’image des forces spéciales.
Il ne faisait aucun doute sur qui ils cherchaient.
Un autre duo parcourait l’étage de la résidence luxueuse octroyé à l’ancien criminel racheté en remerciement du sauvetage de son Altesse à Mephren.
Un bruit suivit de glissement et de coup sourd traversa depuis l’étage. Le duo du bas s’immobilisa et machinalement, pointa ses armes vers le plafond.
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Prenant alors décisions de monter, le bas n’ayant rien révélé d’intéressant, il pointèrent la première chambre à droite au débouché de l’escalier.
Juste deux jambes allongées dépassait de l’encadrure de la porte.
Visant en s’approchant lentement, pour limiter les bruits, un froissement les stoppa net.
Une ombre se glissa derrière le deuxième homme pour lui planter un couteau dans la nuque avant de s’emparer de son arme et lâcher trois coup dans le thorax de son collègue qui s’effondra sur le dos au sol, s’étant retourné une demi-seconde trop tard.
Sans attendre, l’ombre se jeta au sol et mit les le cadavres et le sonné par dessus son corps, juste à temps pour être protégée de la pluie de balle qui s’abattit sur la maison, achevant le blessé.
Karl n’était pas mécontent de sa petit manœuvre, il savait maintenant qu’un certain nombre d’ennemi attendaient pour le cueillir.
Pourtant, soudain, les balles cessèrent de voler en tout coin de la maison, mais les tirs continuaient.
Curieux, Karl rampa jusqu’à une fenêtre et jeta un œil : l’équipe envoyée pour l’éliminer était attaquée par une autre force de tout côté, une embuscade somme toute classique.
Une roquette partie soudain d’un rocher et alla frapper le rotor de queue de l’hélicoptère en vol stationnaire. Tombant en spiralant sur place, il s’écrasa sur plusieurs de ses alliés.
Le reste fut rapidement et facilement vaincu, en sous-nombre et encerclé.
Toutefois, Karl hésita à descendre les rejoindre, il n’était pas vraiment sur qui étaient ces gens là et si leur intentions à son égard n’était pas tout aussi néfaste.
C’est lorsqu’il reconnu une silhouette familière qu’il fut rassuré.
« Karl ? Ici le Colonel, on vient vous chercher. »
Un long silence dura, jusqu’à ce que la porte d’entrée s’effondre, criblée de balle, révélant Karl.
« Encore ? Ça devient une habitude.
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-Très déplaisante croyez le bien » Répondit Spiros sans bouger avant d’ajouter : « Pressons, nous devons quitter les lieux avant que Valakin n'envoi d’autres commandos. »
Et dans un petit brouhaha, le groupe du Mystikos, renforcé de Karl, embarqua dans plusieurs véhicules garés à proximité avant de se mettre en route.
Le « colis » était monté dans le véhicule de Spiros.
« Les juges donneraient cher pour pouvoir vous demander comment vous avez échoué à protéger la graaande Alexandra » Caricatura-t-il.
« Peut-être que si vous étiez rester à ses côtés, nous n’en serions pas là. Vous avez la peau dure et une chance insolente. Et cela semble être une caractéristique que vous transmettez à ceux qui vous entourent.
- Vous voulez dire comme vous ?
- Non, moi je suis juste prévoyant et méthodique, nuance. »
Il y eut un silence que Karl se hâta de percer.
« D’accord, et pourquoi le Mystikos prend-t-il tant de risque pour me soustraire à un commando de marine, qui d’ailleurs vient me sortir de ma paisible retraite ?
- Au cas où vous ne l’auriez pas remarqué, votre redevable et protectrice à été assassinée. Et dans la course au pouvoir, il y a un charognard qui est plus ambitieux et avec plus de point d’avance que les autres.
- Qui donc ? » Soupira Karl qui voyait déjà venir sa remise en service.
« L’Amiral Valakin, vous vous souvenez ? Le vainqueur d’Al-Hamur, le triomphateur de la flotte Aminavienne.
[center][url=https://postimages.org/][img]https://i.postimg.cc/50cs5nWG/valakin.jpg[/img][/url][/center]
- Il n’a pas des commandants ce gars là ? » Demanda Karl en feuilletant le dossier remis par le Colonel.
« Au rythme où il va, il n’en aura plus sous peu. C’est lui qui à obligeamment fournie des « preuves de liens » avec les responsables de l’attentat aux tribunaux.
- Et ils ont gobé ?
- Le peuple à gobé, alors ils avaient le choix, ou les juger pour ces « crimes », ou risquer la révolution dans le pays et les règlements de comptes arbitraire. La guerre civile en somme.
- Merde.
- Comme vous dîtes. Le responsable de l’Aéronavale ne répond déjà plus, et la police comme l’armée est sur les dents. Quelque chose laisse penser que l’attaque contre Alexandra n’était que la première étape.
- Et selon votre analyse, qui est visé ?
- Pour l’heure, et avec les éléments que j’ai, je pense que nous avons tout simplement affaire à une tentative de coup d’état, méthodique mais maladroite.
- Et qu’ais-je à voir là-dedans ?
- Vous avez une fois tiré les marrons du feu, vous pourriez, et d’ailleurs vous allez, recommencer.
- Où sont les héritiers ?
- Portés disparus, notre objectifs prioritaires va être de les retrouver, et pour ça nous allons avoir besoin d’un coup de main. »
Tandis qu’il parlaient, ils arrivèrent à l’aéroport de Setan.
« Pourquoi est-ce toujours dans ce genre de situation que vous perdez la main sur vos moyens. Et qui me dit que vous n’êtes pas réellement derrière tous ça, vous et votre maudit service.
[center]
[url=https://postimages.org/][img]https://i.postimg.cc/QNmqVXCv/Miha-l-Thanasis-Spiros-2.jpg[/img][/url][/center]
- D’une part messire Idaloski, c’est la première fois. D’autre part, je vous signale que les soit-disantes preuves qui m’incriminent ne font pas sens pour ceux qui connaissent bien la Grande Duchesse, sachant que je suis peut-être la seule personne à qui elle confiait, avec Ariane, les secrets d’États les plus graves. Nous sommes dans le même bain, à la différence qu’on me torturera pour extraire des informations quand on vous collera une balle dans la tête purement et simplement.
Mais si vous y tenez, vous pouvez toujours tenter votre chance par vous même. »Dit-il en désignant l’aéroport.
Après un temps, il reprit : « Alors ? »
Les yeux de Karl répondirent pour lui, et sur le sourire satisfait de Spiros, ils montèrent dans l’avion.
« Prochaine étape : Sipar. » Lâcha-t-il lorsque la porte se ferma.
Posté : ven. févr. 15, 2019 1:21 am
par mark
[center]Le temps des troubles, 2[/center]
L’avion toucha la piste, un crissement sortit des roues avant que l’appareil ne commence son freinage. A voir les pistes et aires d’arrivée dégagée, Spiros avait réussit son coup en réalisant une fois de plus un déplacement discret et imperceptible.
Comme prévu, ce ne fut que lorsque l’appareil fut arrêter sur son aire de stationnement et que la porte s’ouvrit que deux voitures noires à vitres teintées passèrent les grilles à allure modérée pour s’arrêter devant l’escalier de l’appareil.
Les deux personnages qui sortirent du véhicules ne laissèrent aucune place au doute ; c’était bien l’Empresio qui venait les chercher.
« Ravit de vous voir messires.
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- Colonel ? Monsieur Marakes à consentit à vous recevoir, vous et votre suite. Veuillez monter rapidement monsieur, nous sommes exposés ici. »
Et sans rien dire, bien content que tout se déroule comme prévu, il monta, suivit de Karl qui ne tarda pas à demander des explications :
« Marakes ? Pourquoi aller le voir lui ?!
- Il a été autrefois l’Officier aux affaires commerciales, et aujourd’hui, il dirige le consortium entrepreneuriale en passe de devenir le plus puissant du monde, s’il y a bien une personne et une structure qui peut encore éviter le chaos dans le pays et stopper les ambitions de Valakin, c’est bien lui.
- Marakes est devenu un entrepreneur, je doute que si vous lui confier le pouvoir, il le rende. »
Le Colonel eut un pouffement amusé :
« C’est précisément parce que je suis assuré du contraire que je veux l’avoir pour allié.
- Assuré du contraire ? A partir de quoi ? Sa parole ?!
- Non, ses principes, s’il les enfreints, ce qu’il a bâtit se désagrégera, tout l’Empresio est basé sur le vassalisme de ses institutions et ses structures aux pays l’accueillant, il en va de même pour le Caskar : il ne peut rien faire sans demande du pays concerné, mais il aurait tort d’essayer de rester quand on lui demande de partir, et il le sait.
- Magnifique, mais votre petit raisonnement à une faille Colonel.
[center][url=https://postimages.org/][img]https://i.postimg.cc/gkYY3K2j/Idaloski-4.jpg[/img][/url][/center]
- Dîtes toujours. » Se contenta Spiros dans un sourire.
« Vous n’êtes pas le gouvernement et en fait, personne ne l’est. Vous encore moins que les autres de part les accusations pesants sur vous.
- Félicitations Idaloski, je suis rassuré de voir que ce n’est pas demain que vous me devancerez. »
Sans plus d’explications, le Colonel regarda par la fenêtre de la voiture qui arrivait devant le Gratte-Ciel géant de la Commission, destiné à devenir le symbole de sa puissance, sa réussite et son pouvoir. De son côté, Karl redécouvrait avec beaucoup d’irritation les manières et façons du Colonel qui adorait laisser percevoir sans dévoiler.
Après tout ce temps, Idaloski en venait à se demander si en vérité, il ne tissait pas ses solutions au fil des problèmes se présentant.
C’est dans le bureau de Marakes qu’il eut la réponse.
Il était debout à la grande fenêtre, à un étage médian de la tour, regardant Sipar de son Nid d’Aigle.
« Le pouvoir ducale avait délaissé cette cité au profit du rayonnement et de la gloire de Setan, et c’est pourtant elle qui aujourd’hui accueille et cache son plus fidèle chien de garde. »
Dit-il en se retournant dans la direction de Spiros.
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« Vous ne manquez pas de culot messire. Vous avez fait surveiller cette Commission sûrement planifié des solutions d’éliminations dans le cas où nous nous montrerions trop indépendants ou trop ambitieux !
- Comme vous l’avez si bien dit monsieur, je suis le chien de garde du trône, quel piètre animal de défense je serais si je ne paraît pas à toute éventualité.
- Visiblement c’est précisément cela qui est arrivé. » Dit Marakes en passant de l’autre côté de son bureau pour aller chercher des verres. Et, en débouchant les alcools, il poursuivit :
« Comment se fait-ce ?
- Nous sommes infiltrés. Et en profondeur. »
Marakes prit un de ses verres et le bu, présentant d’un geste les deux autres à ses invités.
Tout en prenant quelques gorgées, il retourna devant la vitre.
« Et donc, que voulez-vous ?
- Que vous m’aidiez à remettre de l’ordre dans ce pays, l’Empresio n’avait-il pas un projet d’armée privée... l’I.D.A ? »
[center][url=https://postimages.org/][img]https://i.postimg.cc/Y0CsCjtr/Miha-l-Thanasis-Spiros-8.jpg[/img][/url][/center]
Marakes se retourna avec un peu de vivacité : « L’International Defense Agency n’est qu’un projet, il en est au stade théorique et encore bien loin d’avoir les prérequis nécessaire à son établissement.
Et quand bien même, cette force n’est pas destinée à se mêler des affaires des Etats membres, elle doit juste nous prémunir contre des attentats et attaques calculées du style de celle qui ont touchées le Nuevo-Rio. Perdre un Scenochas serait une catastrophe budgétaire en plus qu’économique : ça nous forcerait à traquer les responsables, ce qui coûterait un temps et un argent précieux. Je préfère prévenir que guérir.
Donc, comme son nom l’indique : c’est une agence DEFENSIVE. Elle n’interviendra JAMAIS sur le sol d’un état membre !
- Curieux, les premiers rapports de vos experts mentionnaient deux exceptions. Si je me souvient bien, l’une impliquait d’intervenir sur accord des membres vis à vis d’un état non-membres. Et la seconde…. Sur la demande d’un état membre à l’intérieur de ses frontières…. Je me trompe ? »
Marakes crispa ses doigts sur son verre et, en proie à une colère croissante, s’avança sur le bureau :
« Ce ne sont que des premiers rapports, une ébauche. Et quand bien même, l’IDA n’est pas censée entrer en service avant… Au moins 10 ans !
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- Certes, toutefois, vous vous penchez déjà sur la forme qu’elle aura.
- Vous radotez Colonel, venez-en au fait, que voulez-vous ?
- Retrouver un héritier, à défaut des deux. »
L’Empresior releva la tête.
« Mais encore….
- Je n’ai plus accès ni à mes moyens, ni à mes dossiers, vous avez cela.
- Correction, et c’est à la condition que je décide de vous aider : j’ai les moyens, c’est tout, pour les renseignements et l’assistance du type autorisations, il faudra demander aux états membres. Ce qui, je vous le dit tout de suite, ne sera pas chose aisée.
- Alors nous agirons secrètement. »
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Marakes manqua d’avaler de travers. « IL EN EST HORS DE QUESTION ! » Explosa-t-il. « L’EMPRESIO EST BASE SUR LA CONFIANCE COMMUNE. ET EN PARTICULIER SUR CELLE LIANT LES ÉTATS MEMBRES AUX ENTREPRISES DE LA COMMISSION ET LEUR REPRÉSENTANT DIRECT, MOI ! JE NE VAIS PAS RISQUER DE PERDRE CE QUI POURRAIT ÊTRE LA PLUS GRANDE, LA PLUS PUISSANTE, ET LA PLUS BELLE DES ENTENTES A VENIR PARCE QUE VOUS VOULEZ LA JOUER CAVALIER SEUL.
NOUS NE SOMMES PLUS DANS VOTRE SERVICE COLONEL, ET ICI, QUAND JE NE M’ADRESSE PAS AU REPRÉSENTANT D’UN ÉTAT MEMBRE, C’EST MOI QUI FAIT LA LOI ! EST-CE BIEN CLAIR ?!»
Ce puissant coup de semonce ne parut pas désemparer Spiros qui se contenta de poser une enveloppe sur la table.
« En ce cas, vous allez m’aider, et encore, avec célérité. »
Intrigué, Marakes, debout après sa gueulante, prit l’enveloppe et l’ouvrit. Au fur et a mesure de la lecture, ses sourcils se froncèrent. Une fois rassit, il baissa la lettre, le regard déterminé et, fixant dans les yeux le Colonel, demanda : « De quoi avez-vous besoin ? »
Deux jours plus tard,
Empire du Kaiyuan,
Suivant le Colonel qui marchait d’un pas résolut, Karl et le commando se dirigeaient vers un hangar aménagé où attendaient des véhicules.
En montant, Idaloski demanda s’il n’y avait pas de division plus proche.
« Le Kaiyuan n’accueille pas de division, la compagnie des cieux y possède juste deux aéroports, c’est suffisant pour nos activités dans l’immédiat, même si j’ai entendu dire que Marakes est en négociation avec les autorités pour l’ouverture d’une division. »
En voyant les armes mises dans le coffre ainsi que l’allure des commandos qui était redevenu sombre et silencieuse, il pressentit que l’on se préparait à quelque chose.
« Que faisons nous ici à propos ?
- Ce que je vous avais déjà annoncé : nous allons chercher l’Emerillone Aïcha. » dit-il en présentant une photo. Avant d’ajouter :
[center][url=https://postimages.org/][img]https://i.postimg.cc/kG2vHSnb/A-cha.jpg[/img][/url][/center]
« Officiellement, ses papiers spécifient que c’est une Eash présente dans le cadre d’un échange.
Bien entendu, elle y est depuis peu, sa localisation précédente étant connue de plus de personne, j’avais prit le soin de convenir avec chacun des deux héritier d’un itinéraire de secours et de fuite vers une cache connue de moi seul… dans le cas où ce qui s’est passé… enfin, vous comprenez. »
Karl parcouru un temps la photo avant d’articuler doucement : « Elle ressemble à sa mère.
- Ne vous y fiez pas. Les deux enfants ressemble à Alexandra, seulement l’un d’eux est sa progéniture.
- Pardon ?
- Alexandra n’a jamais été sure de la paternité de ses enfants.
- Ah oui… C’est vrai, Coat-Bras.
- Exactement, une chance sur deux, dans un cas l’enfant est celui d’Idir et tout baigne, quoique, les puristes diront qu’il n’est pas 100 % Caskar et donc inapte à régner. Dans l’autre, cette progéniture est celle du comte… Et Alexandra n’aurait jamais pu l’aimer.
- Alors ?
- Elle a interdit qu’on lui présente son enfant, elle à même fait cacher par un rideau l’accouchement à partir de ses jambes, pour ne pas voir l’enfant naissant. Dans le même temps, elle a chargé Ariane de trouver un jeune orphelin qui serait à très exactement de teint et de sexe opposé à celui du premier enfant.
Ensuite seulement, les deux enfants lui furent présentés. La presse parla de « coup du hasard génétique », ce qui tenait la route même si les oreilles attentives ont flairé que « l’extra-ordinaire » avait sûrement reçu un coup de pouce.
- Et vous ? Vous savez ? »
Spiros se retourna : « J’ai juré à la Reine Blanche de protéger la dynastie, sa fille à choisie deux héritiers, je me moque de savoir lequel est vraiment d’elle, les deux sont dignes de la couronne. »
Karl fut surpris, pour la première fois il découvrait presque un air sincère à Spiros. Il le savait d’une grande loyauté, presque à toute épreuve, mais c’était la première fois qu’il laissait paraître à quel point cela lui importait.
« On arrive. »
Lorsque les véhicules s’arrêtèrent, il fit déployer ses hommes autour de la petite maison, située dans un coin reculé, à l’écart des grandes villes.
En approchant de la maison, Karl vit Spiros avoir un mouvement de recul, son visage commença à révéler des signes d’inquiétudes.
Prenant alors son arme. Il enfonça la porte, probablement au mépris de ses propres mesures de sécurité.
[center][url=https://postimages.org/][img]https://i.postimg.cc/L4WT1xTB/Miha-l-Thanasis-Spiros-12.jpg[/img][/url][/center]
Rien, le silence. Karl avança, une forte odeur envahit ses narines. Une odeur très désagréable, presque… on dirait du brûle.
Il entra.
Au mur, un corps dénudé et tailladé de partout était accroché sur un pieu devant le mur. En lettres de sang, en capitale et sur toute la longueur du mur et en passant sur le corps, il y avait d’inscrit : « Souvenez-vous du 3 Août. »
Spiros avait un air fermé, mais on pouvait sentir la sourde colère monter en lui. Rangeant son arme, il regarda la pièce, parsemé de sang.
Regardant par terre, il vit une sorte d’organe qu’il eut du mal à décrire, en s’approchant, Spiros fut révolté, il regarda pendant une seconde au niveau de l’entrejambe maculé de sang. Les ovaires en avaient été extraites.
Même la poitrine avait été brûlée.
En regardant plus près, Spiros vit au sol des petits grains blanc… Du sel.
Karl approcha légèrement pour fermer les yeux du corps sans vie.
« Quel genre de barbare peuvent faire ça ? » Demanda Spiros en se redressant à côté de Karl qui fixait le visage sans vie et presque miraculeusement épargné d’Aïcha.
« Nous. » Dit-il sans broncher. Un silence pesant prit place. Les deux hommes fixaient la demoiselle morte.
« Quelle âge avait-elle déjà ? »Osa Karl.
« Elle allait fêter ses 15 ans. ». Dit simplement Spiros en baissant la tête avant de se diriger vers la sortie.
Karl le suivit, une fois à l’extérieur, le Colonel donna l’ordre de faire descendre et emmener le corps avant de brûler la maison.
« Vous avez un grave problème Colonel.
- Le corps était encore chaud. Ils l’ont achevée en nous entendant arriver. Nous partons immédiatement pour le Bykova. En espérant que nous trouverons Justinien avant eux. » Posa-t-il en commençant à descendre la petite pente menant aux voitures.
Karl le rattrapa : « Vous ne comprenez pas ! Cette planque était censée être connue de vous seul ! Comment se fait-il qu’on nous y aient précédés ?! Hein ?!
- Et si vous vous me disiez à quoi rimait votre réponse de tout à l’heure ? « Nous ». Commença « Nous », quel rapport avec ces actes barbares ?! »
Monté sur ces grands chevaux, Karl redescendit d’un ton et, presque honteusement, expliqua :
« Dans la nuit du 2 Août 2033, Alexandra à fait subir ces…. Ces sévices ; à son ravisseur, le comte de Coat-Bras. »
Le visage de Spiros se figea : « Impossible. »
« Colonel, elle a été séquestrée et violée, c’est une Korsakos et son éducations n’a pas arrangée les choses. C’est une pratique que vous aussi vous avez déjà vu. La Kretcha l’utilise parfois pour les monstres... et les traitres.
- Vous seriez en train de sous-entendre que son Altesse avait des liens avec la Kretcha ? » gronda Spiros.
[center][url=https://postimages.org/][img]https://i.postimg.cc/zfqSr6z5/Idaloski-2.jpg[/img][/url][/center]
« En ce temps elle s’est vengée ! Et aujourd'hui ils se sont vengés ! Un point c’est tout. Et comme elle à été éduquée dans un bordel, il y a mille et une façon pour qu’un jour elle ait vu cela… ou que quelqu’un lui ait montré.
Au moins, maintenant, nous sommes fixés sur nos ennemis : ce sont des Lucifériens.
- Méfiez-vous des conclusions hâtives Idaloski.
- Et vous vous feriez bien de commencer à tirer des conclusions géniales, parce que pour l’instant, on se fait torcher le cul. Et salement si vous voulez mon avis. »
Finit Karl en montant dans le véhicule, presque en même temps que les autres membres du commandos qui avaient accomplis l’ordre du Colonel.
Celui-ci regarda la maison brûler avant de baisser les yeux et de monter à son tour. A présent, il n’espérait et ne voulait qu’une chose : arriver avant les autres à Retnya…
« Messieurs... » Articula-t-il avec peine : «Je vous prierais de tous mentionner dans vos rapports que l'Emerillone Aïcha est portée disparue. Nous avons déjà assez de problème, le pays aussi. Inutile de lui rajouter cette peine supplémentaire.»
Tous acquiescèrent. Puis, il se mirent en route.
Posté : sam. avr. 13, 2019 4:03 pm
par mark
[center]La course à la Régence[/center]
Dans la grande salle réservée pour son premier discours, les partisans de Kowalski, plus connue comme "la comtesse de Levens", s'était rassemblé en une foule immense pour lui manifester son soutiens à la régence du Principat.
Après un temps plus ou moins long dans le noir éclairé seulement par la scène et les téléphones portables, la comtesse fit son entrée, le sourire aux lèvres, pour s'avancer vers le pupitre de discours.
Toutes les lumières étaient braquée sur elle. Pour beaucoup de gens, elle incarnait la relève unioniste après la mort de son Altesse et la perte de sa plus proche conseillère, Ariane Dekropos.
Fort heureusement, Valakin n'avait osé toucher aux grands nom de l'Unionisme, et elle avait été doublement protégée pour avoir mener les armées unionistes à la victoire finale face aux traditionalistes, mais cette fois-ci, elle n'allait pas livrer bataille avec des armes, mais avec des mots, et sur ce point, elle ignorait si Koutchenkos, l'Oster qui avait fait trembler le Nord, avait les mêmes compétences que celle démontrées sur le plan martiale.
Néanmoins, elle préférais se montrer circonspectes, et aussi, tenterait-elle de faire campagne de manière modérée, afin d'éviter de fermer des portes.
[center][url=https://postimages.org/][img]https://i.postimg.cc/Ss7VSvBf/Levens-4.jpg[/img][/url][/center]
"Bonsoir, bonsoir." Commença la jeune femme en invitant des mains à apaiser le brouhaha des applaudissements et cris.
"Je suis heureuse de vous voir ici ce soir. Comme nous le savons tous déjà, nous avons perdue une très grande souveraine il y a presque un an maintenant. Et les six mois qui ont suivit sa disparition on, comme la première fois, plongé le pays dans un temps sombre de chaos.
Mais fort heureusement, ce qu'elle avait bâtie est resté, nous sommes toujours unis. Et c'est avec cette idée que je me présente à vous, rendre le Caskar définitivement un et indivisible.
Nous devons encourager la recherche de nos origines et de nos véritables ancêtres. Nous ne pouvons demeurer avec l'idée fausse que notre civilisation ne fut que grâce à l'illumination Ventélienne, qu'auparavant il y avait une domination grec et au commencement, rien."
Elle marqua une pause.
"Certains de mes adversaires avanceront certainement des arguments et contre-arguments pour avancer que notre culture vient de tel ou tel point, ce que je propose, c'est que nous donnions les moyens à nos archéologues et à nos historiens de découvrir les traces laissés par nos prédécesseurs, tel que ce mausolée. Là nous aurons une fois pour toute la réponse à cette question séculaire qui aurait du nous animer il y a déjà bien longtemps." Embrassant du regard la foule, elle reprit :
"Mais, il nous faut aussi être réalistes : le pétrole qui avait fait notre richesse est en train de se tarir, pas en source, mais en rentes.
Nous devons donc reprendre en mai l'économie mis à mal par la folie Valakin qui, certes, nous a doté d'un puissant appareil militaire, tant sur les mers que sur les terres et dans les airs; mais qui a délaissé le bonheur du peuple, chose qui a toujours été la préoccupation de son Altesse.
Nombre d'entre vous attendent que l'Union reprenne le flambeau arraché à son Altesse, et c'est ce que j'ai l'intention de faire, nous restaureront le service du Trésor afin de contrôler les finances et d'orienter les dépenses afin de garantir au peuple le retour à la félicité Alexandrine, que le Grand Faucon qui fut le symbole de son triomphe, retrouve tout son sens.
A cette fin, il nous faut aussi reprendre la main sur la Commission, lui rappeler que tout ce qu'elle a fut parce que le Caskar paya pour le lui bâtir et qu'avant de voler de ses ailes, elle due mander l'aide de l’État et donc du peuple.
Il serait plus que juste qu'à présent que nous sommes en difficulté, elle nous rende ce qu'elle nous doit, maintenant que la richesse et la puissance sont de son côté.
Qu'elle supporte le redéveloppent industriel, non plus uniquement sidérurgiques et brut, pour approvisionner la construction navale et aérienne, mais aussi celle des nouvelles technologies qui, tôt ou tard, jouerons un rôle prépondérant dans le monde, au sein duquel, si nous voulons toujours compter, il nous faudra nous adapter.
Vous le savez, son Altesse s'intéressait aux affaires du monde, au cour de son règne, il y a eu des hauts et des bas, et si longtemps, notre pays eu une mauvaise image, toujours, son Altesse à été une figure respectée et célèbre.
Mais, l'absence de la plupart des dirigeants Scenomen à son [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1343&t=17420&start=15#p348758]enterrement[/url] révèle combien le monde qu'elle à connue s'est éteint. De nombreux états jeune et dynamiques émergent. Nous devons aller de l'avant, les contacter et assurer notre rayonnement commercial. Car là résidait et devra toujours résider notre puissance principale.
Nous sommes un peuple de marchand, et la Commission, création de son Altesse, autrefois entre les mains de sa personne par le biais de Messire Marakes, était le plus éclatant triomphe de cette réalité. Elle a bâtie un empire financier sur lequel le Soleil ne se couchait jamais, et maintenant que plus personne ne peut l'encadrer, la Commission prend gentiment son envol en s'écartant de ses créateurs, alors même que cela ne fut jamais son destin.
Pour conclure, je ne dirais qu'une seule chose, voter pour l'Union, c'est voter pour le retour du Grand Caskar.
Le discours se conclua par une applause gigantesque accompagnée de sifflements et de cris tandis que la comtesse sortais, rassuré par ces manifestations de soutiens, bien décidée à remettre à la tête du Caskar un unioniste.
Posté : jeu. mai 02, 2019 2:51 pm
par mark
[center]La course à la Régence 2[/center]
[center][url=https://postimages.org/][img]https://i.postimg.cc/T3Gvfwvm/Christoph-Waltz-10.jpg[/img][/url][/center]
Dans la résidence qui servait de centre de commandement au gouvernement provisoire, l'Oster traitait plusieurs lettres en buvant son verre de lait placé sur le plateau de son petit déjeuner qu'il consommait généralement en répondant au courrier. C'était un petit rituel qu'il appréciait particulièrement.
S'arrêtant sur l'un d'eux, il se leva pour rejoindre le balcon afin de profiter du Soleil levant en finissant son verre.
Un serviteur ouvrit les portes donnant sur l'esplanade. Kourtchenkos lui, ne leva les yeux du document qu'une fois arrivée à la balustrade de pierre.
La capitale s'étendait devant lui juste après les petits jardins. Il y vit alors avec étonnement sa fille adoptive en compagnie d'un homme. Il n'était pas Caskar, très certainement. Il n'en avait ni les manières, ni les gestes.
Comme les deux personnages étaient relativement éloignés, l'Oster avait du mal à distinguer de qui il pouvait s'agir.
"Kernos ?" appela-t-il pour que le serviteur le rejoigne.
"Qui est cet individu, il travail au sein de la résidence ?
- Non monsieur, il s'agit du représentant Westrait, dame Astrid s'est chargée de le recevoir en vue de négociation avec cette république."
L'Oster fit silence en les observants avant de remarquer
"N'est-il pas arrivé hier dans l'après-midi ?
- C'est exact monsieur, et comme à la signature des accords, le Soleil était bien bas, dame Astrid n'a pas voulu déroger aux lois de l'hospitalité et à offert de l'héberger. "
L'Oster tiqua : "La suite diplomatique n'est-elle pas prise en ce moment ?
- Si messire, par sa délégation."
Commençant à avoir un sombre pressentiment, il demanda avec une appréhension cachée : "Alors où-a-t-il dormit ?"
"Mais, dans sa chambre." Répondit en toute franchise le serviteur qui désigna le couple.
L'Oster se massa la tempe avec deux doigts en poussant un soupir embarrassé. "Merveilleux." Puis, il donna congé au serviteur.
Allant à la porte du bas pour s'y trouver en même temps que les deux négociateurs, il ouvrit les battant en les révélant, ne manquant pas de les surprendre.
"Oh, excusez-moi." Dit-il simplement, attendant qu'Astrid fasse les présentations.
"Astrid..." insista-t-il lorsqu'il vit qu'elle ne réagissait pas.
"Oh, oui, pardon : messire Baxter, messire Koutchenkos, chef du gouvernement provisoire et également mon père.
- Monsieur Koutchenkos." reprit poliment Baxter en lui serrant la main.
"Les entrevues ont-elles été fructueuse ?
- Amplement, père, du moins, je l'estime pour nous et je l'espère pour messire Baxter."
Tournant alors son regard vers le représentant Westrait, il le perçu quelque peu perturbé : "Oh oui, bien sur, je pense que mon gouvernement sera amplement satisfait, et votre fille, enfin, madame Kourtchenkos à été délicieuse."
L'Oster n'aurait su dire si c'était l'air confiant d'Astrid ou le simple fait qu'il soit au milieu d'eux qui rendait le représentant Westrait circonspect, comme en proie à un doute intérieur malgré un sourire affiché plutôt convaincant.
"Tout va bien messire ?" Chercha à s'enquérir l'Oster devant cette attitude.
Baxter parut surpris et répondit avec un sourire polit que tout allait pour le mieux mais qu'il allait maintenant devoir rentrer et apporter ces nouvelles au Westrait.
Aussi, il prit congé, ne manquant pas de le faire avec tout le respect s'imposant et alors qu'Astrid voulut le raccompagner à l'aéroport, l'Oster la retint. "Pardonnez-moi messire Baxter, il me faut m'entretenir d'un sujet urgent avec la secrétaire, une escorte va vous reconduire à votre appareil." Baxter sembla s'incliner sans rechigner, ne manquant pas de saluer une dernière fois avant de partir.
L'Oster attendit que son convoi ait franchit le portail pour demander.
"Étais-tu vraiment obligée de l'héberger dans ta chambre ?
- Je n'y peut rien si on avait beaucoup de monde hier, et puis, de toute façon, il était mignon."
L'Oster ne répondit pas, tournant la tête vers sa fille.
"Tu n'as rien fait contre sa volonté au moins.
- Moi ?! pour qui tu me prends ?!
- Bon bon, je voulais être sur."
[center][url=https://postimages.org/][img]https://i.postimg.cc/KvfgD1fv/Emilia-Clarke.jpg[/img][/url]
Astrid était intrigué par cette subite enquête.[/center]
"Pourquoi toutes ces interrogations.
- Comme tu le sais, nous sommes considéré comme un peuple bizarre au milieux de cette bizarrerie qu'est le monde." Répondit-il en lui tapotant l'épaule avant de remonter les escaliers menant au perron. "Et j'ai peur que le bonhomme soit du genre trop polit pour dire non lorsqu'il se croit face à une caractéristique culturelle..."
Alors que l'Oster remonta les marches, priant les Dieux que ce à quoi il songeait ne soit pas arrivé; Astrid elle, regarda dans la direction de départ du convoi en déglutissant, murmurant simplement : "oups."
Posté : sam. mai 04, 2019 5:50 pm
par mark
[center]La course à la Régence 3[/center]
[center][url=https://postimages.org/][img]https://i.postimg.cc/DZ9R04p1/chistroph-waltz-6.jpg[/img][/url][/center]
L'Oster rentrait de sa promenade dans les petits jardins lorsqu'un serviteur lui apporta un document.
Sortant une main de sa vareuse grise, il les prit et, ajustant ses lunettes, les lut en diagonales.
Soupirant, il les rangea, monta les marches menant à la résidence et se rendit rapidement dans la chambre d'Astrid.
Comme d'habitude, elle avait laissé toutes les portes ouvertes et en entrant, il la vit en peignoir, visiblement terminant sa douche.
Surprise par l'arrivée, elle le regarda néanmoins avec attente : "Tu comptes me dire ce que tu fais là ou tu attends que mes cheveux se soient séchés tout seuls ?"
L'Oster ne dit mot et se contenta de présenter la une du Westrait News qui titrait : "BAXTERGATE" : CE QUE L'ON SAIT POUR LE MOMENT.
"Je peux savoir ce qu'il t'es passé par la tête ?"
Astrid prit un air surpris, et tout en s'essuyant les cheveux avec une serviette, elle répondit : "Écoute, il m'a dragué, il était mignon, on a pratiqué l'amour de plaisir, point, y'a rien de plus à dire.
- A en croire Baxter, il a plutôt cru devoir honorer son hôte. Alors j’imagine bien que le type d'honneur a du être un peu fort de café, même moi j'aurais eu des doutes !
- Hey, je suis désolé, c'est pas ma faute, il l'as sorti pleine rencontre, moi je pensais que je lui plaisait ! Et il me plaisait, alors bon, voila."
L'Oster prit un temps.
"Qu'est-ce qu'il t'as dit exactement ?
- Ça doit être dans la pile de document que j'ai demandé qu'on te remette.
- Celle que j'ai en main ?
- Non, celle qui est sur ton bureau depuis ce matin et que tu n'as pas encore ouverte, le greffier à noter toute la conversation."
Kourtchenkos disparu un instant de la pièce et s'absenta pendant dix bonnes minutes avant de revenir avec un procès verbale assez massif.
"Ah oui...." admit-il : "Vous n'avez pas à vous excuser, nous faisons toutes et tous des erreurs, cela est humain. Et puis ne vous excusez pas, la beauté à tous les droits. [Dit-il en s'inclinant légèrement]".
- Alors, c'est de la drague ou c'est pas de la drague ?!"
Embarrassé, l'Oster reconnut qu'il y avait de quoi se poser des questions.
"Et si tu avais vu son sourire..." Ajouta-t-elle sur un ton plus léger en levant légèrement les yeux au ciel.
[center][url=https://postimages.org/][img]https://i.postimg.cc/cLk968r6/chistroph-waltz-4.jpg[/img][/url][/center]
L'Oster ferma le dossier, laissa son regard errer jusqu'à trouver un fauteuil dans lequel il se laissa tomber lourdement.
"Merveilleux. Merveilleux." Lâcha-t-il par dépit. Puis, levant les yeux sur Astrid, il demanda : "Autre chose que je devrais savoir ?
- Pas à ce qu'il me semble...". Son ton était évasif, un peu embarrassé. Pour la première fois, elle mentait mal.
L'Oster posa le dossier et se prit la tête dans les mains.
"C'est pas vrai.... mais c'est pas vrai...." Puis reportant son regard sur elle, il poursuivit : "Combien ?
- Deux mois." Précisa-t-elle gênée, s'attendant à un nouveau coup au moral de son père.
"Oh non..." gémit-il.
"Et en quoi est-ce un problème bordel ?!". Elle rétorquait vivement, en ayant assez qu'on les jugent elle et Baxter pour avoir fait quelque chose sommes toute très humain.
"TU REPRÉSENTE UN PAYS ! ET LUI AUSSI !" Si tu avais vu le net Westrait, tu rigolerais moins, ton concubin vit un calvaire atroce et les rumeurs arrivent maintenant jusqu'à nos côtes ! J'ai le cabinet de Lester qui me tire les basques et qui fait sonner toutes les cloches du gouvernement pour savoir ce qu'il s'est passé là bas, et Reed est à deux doigts de la crise gouvernementale !
Et là, tu me dit que non seulement va falloir que je leur annonce :
1 - Que c'est un malentendus des deux côtés.
2 - Qu'il y a des mômes à la clé !
Et ça c'est sans compter les autres tendances qui risquent de l'utiliser contre nous ! Est-ce que tu t'en rend comptes ?!
Le pompon, c'est qu'au mieux, vos carrières sont ruinés, au pire, les deux gouvernements s'effondrent !"
Elle lui jeta un regard dubitatif : "Pour une histoire de cul ? Sérieusement ?"
[center][url=https://postimages.org/][img]https://i.postimg.cc/ZqZMGhBx/daenerys-targaryen-16.jpg[/img][/url][/center]
L'Oster se leva pour se rapprocher d'elle : "Ma chère, sachez à l'avenir que les Scenomens n'ont pas les mêmes conceptions que nous de l'amour, ce que Baxter à fait à ce moment était pour lui une simple flatterie.
- Eh ben fallait le savoir oui ! Surtout que c'est sortis de nulle part, comme ça ! Et après, a aucun moment il n'a dit non ! A l'en croire, il a même plutôt apprécié...".
Il ferma les yeux et prit une profonde aspiration, ayant du mal à reconnaître celle qu'il avait élevé.
"Tu sais que tu va probablement devoir l'épouser ?
- Si ça peut calmer ces grenouilles de bénitiers, à la bonne heure, de toute façon, à voir le bonhomme, c'est pas le genre à être possessif.
- Mais tu t'entends ?
- Quoi ?! Quoi ?! Comme tu l'as dit père, on est au Caskar ici, et si je l'épouse, ça sera selon les coutumes Caskar, autrement dit, ça veut dire une vie de couple extrêmement libre ou chacun garde son indépendance ! Comme mariage arrangé, y'a pire !
- Oui, mais toute cette affaire atteint nos côtes et on a déjà de la chance que les médias internationaux ne s'en soient pas emparés.
- Bon, eh bien mettons fin à toute cette affaire qui n'a pas lieux d'être et coupons leur l'herbe sous le pied."
L'Oster soupira et sortit, il lui fallait écrire à Lester, lui annoncer à la fois une "semi-bonne nouvelle" avec le quiproquo, donc un regrettable incident à 50/50, mais il allait aussi falloir lui annoncer l'autre nouvelle, et celle là, elle risquait bien de lui faire avaler de travers son café du matin.
Posté : dim. mai 05, 2019 11:23 pm
par mark
[center]La course à la Régence 4[/center]
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Villa de messire Gerflanamos,
16 Janvier 2039
Dans la demeure du chef de file des fondamentaliste, des voix discutaient ardemment. Avec le maître des lieux se trouvait son conseiller en communication, messire Rapalazzi.
"Pour quelqu'un qui est un expert en politiques électorales, je suis un peu surpris, on a beau avoir gagné 5 points Luigi, on reste largement en dessous des Unionistes, et même des Traditionalistes !
- Écoutez, j'y peut rien si votre pays n'a aucun sens, votre système électorale lui-même est insensé : vous avez un conseil élu qui à besoin d'un Grand Conseil désigné par un monarque que vous n'avez pas !"
Le Fondamentaliste ferma les yeux, c'est pour ça qu'il ne voulait pas de métèque en politique, ils ne pouvaient pas saisir les subtiles nuances et fonctionnement de la politique du pays, alors prendre par à ses décisions !
"Bien Luigi : garde en tête qu'ici, on est des pragmatiques, ce qui veut dire que si on a pas de monarque, on se passe de ce qu'il commande ou on en élit un, point. Donc le problème de l'absence du Grand Conseil n'en est pas un, parce qu'on peut toujours recourir à un vote censitaire ou une autre connerie du genre, donc quoi qu'il arrive, il y aura une majorité de Fondamentalistes qui y siégeront. Notre problème, c'est d'avoir le maximum de voix au Conseil, puisque c'est lui qui choisit le gouvernement et qui surtout valide ces décisions, et d'où tu viens, tu sais combien c'est chiant un gouvernement de cohabitation. Surtout si je dois me coltiner des Traditionalistes !
- Vous avez tort." Lança une voix qui fit tourner la tête des deux personnages.
"Qui êtes-vous ?!" S'étonna Luigi.
"Un autre Caskar, oui par ici, vous risquez d'en croiser beaucoup messire, mais j'ai déjà plus en commun avec vous qu'avec ces prétentieux qui pètent plus haut que leur cul.
- Et vous êtes ?" Fit poursuivre Gerflanamos.
"On m'envoie vous informer d'éléments qui pourrait vous intéresser."
Karl avait une profonde aversion pour les Fondamentalistes, ils représentaient précisément cette branche de Caskar qui composaient en majorité la Kretcha qui n'avait aucun respect pour les Scenomen, pire, qui les considéraient comme des cancrelats ou des poux, suçant tout ce qu'ils pouvaient pour servir leur propre intérêts et qui estimaient de fait, qu'il fallait leur rendre la pareille. Mais le Colonel lui avait demandé de transmettre un message, et il s'exécutait donc.
"Donc, vous vous introduisez chez moi, sans que mes gardes du corps vous voient, vous faîtes une entrée tonitruante digne d'un spectacle Cosplay des Valvatides.
- Uural-Liivimaa
[center]
[url=https://postimages.org/][img]https://i.postimg.cc/mZdtPTBt/karl.jpg[/img][/url][/center]
- Me faîtes pas chier." Coupa-t-il sèchement avant de reprendre : "Et vous vous posez comme une fleure dans mon canapé en affirmant avoir la réponse à tout mes problèmes. Vous ne manquez pas de culot.
- Il parait que c'est une de nos marques de fabriques, ça ne devrait pas vous surprendre. Bref, vous voulez écouter ou vous préférez que je m'en aille ?".
Le propriétaire prit un temps pour juger, il ne connaissait pas le personnage, mais il savait aussi que les affaires politiques étaient surveillées de près par Setan, et que plusieurs courant et places de pouvoirs s'y affrontaient.
"Allez-y". Dit-il simplement.
"Vous connaissez Astrid Kourtchenkos non ?"
Gerflanamos acquiesça
"Vous avez du commencer à voir sur la toile et dans les journaux qu'elle avait eu certains débordements de bienséance avec le représentant Westrait.
- Messire Baxter". Précisa Luigi;
Gerflanamos acquiesça.
"Bien, et si je vous disait maintenant que son vrai nom est De Sakina ? Qu'elle à été élevée par Kourtchenkos mais adoptée à l'origine par le défunt Duc en personne ? Et que cette charmante demoiselle que j'ai côtoyé est au cœur d'une intense activité diplomatique tandis que son mentor fait tout pour éviter de la montrer en publique ?"
Gerflanamos se redressa dans on canapé, les yeux écarquillés : "Les génies." Dit-il simplement.
"Quoi ?!" S'étonna Luigi qui avait du mal à saisir la raison de l'excitation de son employeur qui rigolait doucement : "Oh les petits malins, ça c'est un joli coup. A ça, la Levens va avaler de travers en l'apprenant." Puis il partis dans un franc rire.
"Que... Qu'est-ce que ça veut dire ? Votre duc là, De Sakina, il était pas suzerain des terres du Sud ?
- Oui, et il semblerait qu'il a une héritière." Rit davantage Gerflanamos.
"Mais... Mais, elle a été ADOPTÉE, elle n'a pas de légitimité pour succéder à quiconque.
- Tu vois Luigi, c'est pour ça que je ne veut pas que des gens comme toi puisse voter chez nous, vous ne comprendriez rien à rien, un peu comme ce pauvre Baxter."
A la fin de cette remarque, il explosa de rire, se rendant compte des implications, se tenant presque le ventre devant Karl qui, impassible, se lamentais intérieurement de l'ordre du Colonel, se demandant bien pourquoi il donnait cette information capitale dans la course au pouvoir à un imbécile prétentieux comme Gerflanamos.
Une fois qu'il eut finit de rire, il reprit.
"Je ne sais pas qui vous envoie, mais il à éclairer ma journée. Luigi, revoit intégralement les plans de campagne, il nous faut une alliance avec les Traditionalistes.
- Pardon ?!
- Astrid est une potentielle héritière au trône. Donc il faut pousser la chose, met nos équipes sur la recherches de ses origines, tâches de savoir si par un heureux hasard, elle aurait du monde dans le tiroir.
- Mais... Mais... Pourquoi ?!
[center][url=https://postimages.org/][img]https://i.postimg.cc/25qqDJPV/Javier-Bardem-4.jpg[/img][/url][/center]
- Parce que, si c'est le cas Luigi, j'ai absolument toutes les cartes en mains pour arriver au sommet du pays, à son vrai sommet." Dit-il dans un sourire.
"C'est tout monsieur ?
- Oui, et si le résultat est positif, prend moi un rendez-vous avec l'Oster, on va faire la nique à la Levens.
- Littéralement monsieur ?
- Mais non voyons, figurativement, de toute façon, je n'aime que les blondes, et vous.... où est-il ?"
En effet, le siège occupé par Karl était vide, il s'était évanouit aussi mystérieusement qu'il était apparu, sa mission était accomplit, et une fois de plus pensa-t-il, c'est le Colonel qui étaient en train de choisir qui allait se voir échoir la tâche de diriger le pays.
Et à l'entendre, le temps pressait, bien trop d’États ambitieux à son goût faisait surfaces de toutes part, avec des aspirations conséquente, et la "perte de temps de l'illusion du choix" comme il le disait, paralysait le pouvoir d'action du pays dont le gouvernement n'avait qu'une semi-légitimité, même si plébiscité...
Posté : mar. mai 07, 2019 10:34 pm
par mark
[center]La course à la Régence 5[/center]
Le théâtre se remplissait lentement. Il allait s'agir d'assister à une représentation des Cosaques du Bykova, les avant-derniers vainqueurs de Simpovision qui avaient eut un succès certain au Caskar et qui avaient accepté bien gracieusement de faire passer l'une de leur tournée par la capitale du pays.
Quelques membres du gratin de la société étaient présent. Ainsi, on savait que le chef du gouvernement provisoire, messire Kourtchenkos, allait assister à cette représentation. Le Fondamentaliste Gerflanamos s'était également présenté, avançant que "ce n'est pas parce qu'il ne voulais pas de Scenomen en politique qu'il ne les aimaient pas."
Derrière les sourires et les photographies, l'évènement étaient surtout l'occasion pour les deux tendances de s'entretenir après les révélations du Nouvelles du Pays sur la relation entre Baxter et Astrid. Assurément, elle venait de prendre rien qu'à cette nouvelle quelques points dans les opinions en faveur du Traditionalisme.
[center][url=https://postimages.org/][img]https://i.postimg.cc/TYkqZwtc/Gerflanamos.jpg[/img][/url][/center]
On cru un long moment que les Unionistes seraient absent, jusqu'à l'arrivée surprise de la comtesse de Pernos qui, pour la première fois depuis 2033 était sortie de sa retraite pour une autre occasion qu'aller voir son amie, la comtesse de Levens.
L'ancienne Oster n'avait pas tant changé, toujours aussi directe et imperméable aux sourires, elle traversa d'une traite l'esplanade sans porter attention aux flots de questions et de flashs des appareils présents.
Nul doute qu'elle était là pour parler à quelqu'un qui comprendrait son langage. Néanmoins, il s'agissait d'un pari risqué de la part de Levens. La franchise de Pernos était réputée pour jouer des tours.
Il ne fallut pas longtemps pour que le public s'installe. Sans trop de surprise, Kourtchenkos et Gerflanamos se trouvaient dans la même loge, sièges côtes-à-cotes. De son côté, Pernos était dans la voisine, comptant bien profiter pleinement du spectacle qui aurait des entractes à n'en pas douter.
Lorsque la lumière baissa, la troupe entra et commença à jouer.
Il y eue bien 20 minutes sans qu'un seul des grands pontes ne murmure à l'oreille de l'autre.
Ce fut le Fondamentaliste qui commença le premier :
"Alors, il y a un môme ou pas ?" Demanda-t-il dans un sourire.
"La presse me bassine suffisamment avec ça, pas la peine d'en rajouter.
- Ne vous inquiéter pas messire, je le demande parce qu'il pourrait s'agir d'un énorme avantage pour votre faction.
- Elle n'a été qu'adoptée, elle n'est pas de sang seigneuriale, à l'origine, ce n'est qu'une... vassale comme les autres.
- Et alors, je suis bien moi aussi un vilain à l'origine, c'est bien le mot que vous cherchez non ? Mais au Caskar, vous devriez savoir que l'on admire pas les gens pour leur lignée, mais bien pour leur actes.
- Oui, mais avoir du talent ne confère pas une légitimité, vous pensez qu'Alexandra aurait marqué aussi durablement le paysage politique intérieur ET extérieure si elle n'avait pas été la fille d'une souveraine tout aussi importante qu'elle ?!
- Bien sur, mais les temps anciens sont en train de s'évanouir. Vous êtes bien placés pour le savoir, Alexandra et sa dynastie ne sont plus là. Et si nous devions trouver un lignage plus proche d'Alexandra que le statut "d'adoptée" d'Astrid, alors il faudrait donner la couronne à l'amie de cette dame." Conclut-il en jetant un regard dans la direction de Pernos dont le regard était absorbé par la représentation.
L'Oster avait avalé de travers la remarque de Gerflanamos sur les mœurs anciens, traduisant cela comme de l'irrespect pour ses propres idéaux, néanmoins, il poursuivit :
"Pour quelqu'un qui rêve de démocratie à la grec, vous semblez très monarchiste tout d'un coup.
- A l'étranger, hormis notre goût pour la démesure, c'est notre rationalisme qu'on retient; et le fait est que séparés, nous n'avons aucune chance face aux poids lourds de l'Unionisme. Vous êtes célèbre et respecté; mais ce sont elles qui ont gagnées la guerre.
- Dîtes tout de suite qu'à l'image de mes idéaux, je suis en train de m'évanouir dans l'esprit des gens."
[center][url=https://postimages.org/][img]https://i.postimg.cc/7ZG7dNGx/Christoph-Waltz-6.jpg[/img][/url][/center]
Gerflanamos fut surprit par la riposte, avec un sourire, d'une voie douce, mais d'un ton qui laissait sentir combien l'Oster avait mal prit ses remarques.
Il avait deux solutions, où il présentait des excuses sur le champs, où il pouvait dire adieux au reste de l'entrevue. La chose était particulièrement humiliante, surtout dans ce qu'il devait dire.
Mais il n'avait pas le choix s'il voulait arriver à ses fins :
"Pardonnez-moi messire, je ne cherchais pas à vous froisser, la vérité, c'est que pour ne pas m'inquiéter de la vérité qui fait que nos deux visions de ce que devrait être la culture Caskar sont en trains de mourir; j'essaye de le prendre plus légèrement. Mais soyez assuré que je ne voulais aucunement vous manquer de respect, mon Père à combattus chez les Traditionalistes, ce serait donc faire défaut à sa mémoire que de me montrer médisants à votre égard ou celui de vos idéaux."
Kourtchenkos savait maintenant pourquoi Alexandra se méfiait de ces gens : ils n'avaient plus ce que tout Caskar digne de ce nom gardait par dessus tout : un sens moral, un respect pour certaines choses, mêmes opposées à leur idéaux.
En soit, sa dernière remarque était une pitoyable tentative de s'attirer de nouveau l'attention de l'Oster et était en soit elle même une insulte tant elle transpirait le mensonge. Plus grave encore, il insultait la mémoire de combattants en se cachant derrière sans même comprendre, il en était sur, ce pourquoi ils s'étaient battus. Néanmoins, ne pouvant réellement échapper à ce vers, il le laissa parler, de toute façon, il n'était là que pour rapporter.
"Nous ne pouvons pas faire face seuls aux unionistes, tandis qu'ensemble, nous pouvons faire jeu égal avec eux.
- Et pourquoi nous entendrions-nous avec vous ? Vous défendez des thèses à l'opposé des conceptions Traditionalistes, même vos idéaux en matière de politique économique et diplomatique sont à parts.
- Dans un gouvernement de cohabitation, on a besoin de l'aval de l'autre partis pour faire quelque chose
- Oui, la garantie que nous n'avancerons pas.
- Je vous l'ai dit, nous sommes pragmatiques, et puis, ce sera toujours mieux que de voir les Unionistes rafler la mise, une fois de plus." Il relança un regard dans la direction de Pernos.
"Quel serait votre idée ?" Tenta Kourtchenkos pour voir.
"Les Traditionalistes et les Fondamentalistes s'entendent et signe une alliance afin de bâtir un programme de campagne commun, nous trouvons les soutiens pour légitimer l'accession au trône de Dame Astrid, et nous composons un gouvernement à moitié issus de Traditionalistes, et pour l'autre moitié issus de Fondamentalistes.
- Et la Régence ? Je suppose que vous voudrez la récupérer.
- Eh bien, comme une Traditionaliste monterait sur le trône pour un bout de temps, oui, je me disais que nous y serions tous gagnants à notre échelle.
- A quoi ressemblerait ce... projet d'entente ?
- A vous de me le dire, c'est bien vous le chef de Tendance.
- Plus depuis qu'un lien à été fait entre Astrid et deux familles prestigieuses."
L'annonce coupa l'élan de Gerflanamos qui resta un temps bouche bée, se disant que tout serait à recommencer avec Astrid.
Dans le même temps, le cœur des cosaques marqua une pause et l'entracte se présenta. Presque une heure avait passée, et ils ne s'en étaient pas rendus comptes.
Kourtchenkos se leva lentement, prenant sa veste pour sortir. Il lâcha au passage : "Je dois rentrer, préparer entre autre la réception d'une monarque qui comprend mieux le sens de l'honneur que vous ne le pourrez jamais. Je transmettrait votre requête à Dame Astrid, nous verrons ce qu'elle en pensera.
- Et vous, qu'en dîtes-vous ?
- Qu'il y a du vrai et du mauvais dans tout cela. Et qu’immanquablement, cela ressortira à la tête du pays."
Sur ce, il sortit de la salle et descendit les escaliers, comme il s'y attendait, Pernos l'attendait sur les marches, sur le palier central, grattant une allumette pour allumer sa cigarette.
[center][url=https://postimages.org/][img]https://i.postimg.cc/wT3sRkkh/Pernos.jpg[/img][/url][/center]
"Je vois que ce n'est pas demain que nous aurons droit à un sourire sur votre visage De Pernos.
- Épargnez moi vos conneries Kourtchenkos, si j'avais pu éviter de sortir de mes terres, je l'aurait fait.
- Levens vous envoie pour parlementer ?
- Oui, enfin, Chrysanthe appel ça parlementer, moi j'appelle plutôt ça des arrangements, mais bon. Elle ne croit pas une seconde à cette histoire d'héritière adoptée. Mais elle est forcée de reconnaître que ça a eut un certain effet sur le peuple. Alors comme elle pense que les élections vont être remportées par sa faction, elle vous propose de vous refiler la gestion interne du pays. Les Unionistes se chargeraient de l'extérieur.
- C'est fou comme les choses se débloquent quand des rumeurs d'héritage se répandent.
- Non, elle sait que l'autre suceur de Fondamentaliste va probablement vous proposer une alliance, et c'est bien les derniers qu'elle veut voir arriver aux rênes du pays avec leurs idéaux rétrogrades.
- Elle a l'air bien sur d'elle.
- Jusqu'à présent, ça lui a réussit. Mais j'admets que cette histoire d'héritière l'intrigue et l'inquiète, parce que si ça s'avère vrai, alors elle va devoir faire une révérence à une Traditionaliste, qui plus est une que vous avez éduquée.
- Oui, et comme nous savons tout deux que le miracle de Menos est de son fait parce que vous étiez dans les parages, je comprend que ça lui pose quelques soucis. J'avoue que j'ai du mal à voir comment vous arriver à vous entendre toutes les deux.
- Mon père disait qu'on se complétaient, le siens qu'on se tempéraient. Personnellement, j'ai toujours pensé qu'on à été franche l'une envers l'autre, c'est aussi la seule personne à qui je ferais aveuglément confiance et qui en ferait autant avec moi. Et c'est bien la seule chose dont je soit tout à fait sure en ce monde."
Elle prie une taffe puis poursuivit. "Je suppose que maintenant que les ébats d'Astrid ont été révélés et par ce biais ses liens, c'est elle que les Fondamentalistes vont suivre.
- Levens à eue raison de vous envoyez, vous au moins, vous êtes honnête, même quand c'est désagréable à entendre. Je transmettrais le message de Levens. Merci de l'avoir apportée."
Il commença à descendre les marches pour partir puis s'arrêta : "A propos, pourquoi vous a-t-elle demandée de venir vous chargez de cette mission ? Elle ne me supporte pas ?
- Elle vous supporte très bien, elle ne comprend pas que vous remettiez le couvert pour une partie qu'elle estime gagnée depuis 2033 en sachant que vous le savez aussi. Quand à ma présence, vous la devez uniquement au fait qu'elle à estimée qu'on se comprendrait mieux, car selon ses mots : "Entre vrais militaires, il y aura toujours cette estime qu'il n'y a pas avec autrui."
Kourtchenkos sourit. Elle avait vue juste, et remontant les marches, il tendit sa main à Pernos : "Oster."
Elle la lui serra et répondit de même : "Oster."
Puis il se retira et acheva de descendre les marches pour quitter le théâtre. L'Unioniste prenait une nouvelle taffe en réalisant pourquoi Levens redoutait ce personnage si populaire.
Posté : mer. mai 08, 2019 3:48 pm
par mark
[center]La course à la Régence 6[/center]
Astrid tournait en rond, regardant régulièrement à la fenêtre en voyant des gens agglutinés au portail pour lui manifester leur soutiens, leurs désirs de la voir monter sur le trône. Les nouvelles s'étaient répandues comme une traînée de poudre et avaient fait l'effet d'une bombe.
La nuit avait déjà bien débutée et malgré tout, il se trouvait encore des gens pour faire le pied de grues et déposer des bougies sous lesquels il y avait des vœux pour un "Émerillon".
Cela avait le dont de la désespérer, le pire était qu'en comparaison du calvaire que vivait Baxter, elle était plutôt bien lotis.
Le bruit d'une servante accueillant quelqu'un la fit sortir. C'était son père qui rentrait du théâtre.
N'allant pas à sa rencontre, elle préféra rentrer dans sa chambre et aller à la fenêtre retrouver ses "admirateurs".
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[url=https://postimages.org/][img]https://i.postimg.cc/4NkspdrJ/peuple-devant-la-r-sidence.png[/img][/url][/center]
L'Oster entra et posa son manteau, ne disant mots, prenant son temps. "La représentation était sympathique.
- Très. Sa fréquentation beaucoup moins, même si De Pernos à relevé le niveau.
- ?! De Pernos était là ?
- Et Gerflanamos" Précisa-t-il en s'avançant vers elle.
"Que voulait-il ?
- Ce que je craignais. Une entente."
Astrid ne répondit pas, les gens au dehors était à eux seuls la raison du désir subit d'entente des autre Tendances.
"Je veux démissionner."
L'Oster posa ses mains sur ses épaules et regarda avec elle au travers de la fenêtre la population de Setan devant les limites de la résidence.
"Eux ne te laisseront jamais démissionner, dans leur esprit, tu seras toujours une descendante potentielle.
- J'ai été adoptée, même par toi, sauf le respect que je te dois. Je n'ai aucun droit ni aucune envie d'ailleurs de ceindre une couronne !" S'exclama-t-elle en se retournant pour lui faire face.
"Tu ne m'as pas heurté et je le sais. Malheureusement, la Tendances va y regarder ses intérêts, et elle va vite conclure qu'il est préférable de donner du crédit et d'étayer ces liens."
Elle resta de nouveau silencieuse, restant loyale à la faction en laquelle elle croyait.
"Ce qui m’enrage, c'est que ce vers de Gerflanamos à raison, tout seuls nous n'avons aucune chance. Donc la Tendance risque d'approuver son appuis.
- Et si je refusait malgré tout, si je décidais de me retirer en campagne ?
- Tu devrais vivre avec l'idée que tout le monde saurait que quelqu'un pourrait reprendre les rennes du pays ou symboliser son unité. Y comprit les tyrans. Cela ferait donc pour toi une vie de crainte au moindre remous politique puisque tu serais la première cible avec..." Il finit sa phrase en désignant son ventre qui s'arrondissait maintenant à vue d’œil.
Astrid soupira de dépit : "C'est un cauchemar." En s'asseyant sur l'un des fauteuil, elle commença tourner ses pouces, en proie à un stress croissant : "Je.... Je suis une bourlingueuse, une espionne, à la rigueur une militaire. Mais ça !" Fit-elle en désignant d'un mouvement du bras le bureau et le dehors. "Ça je ne sais pas faire ! Je n'ai reçu... aucune éducation pour ça ! Je n'ai pas les moindres notions en terme de... d'économie, de législation et je ne sais quoi encore ! Mes parents cultivaient du riz !"
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L'Oster la regarda et releva son menton pour voir ses yeux : "J'ai été très heureux de t'avoir eue pour élève. Et honoré que tu me considères comme ton père."
Elle sourit : "Que me recommanderait-il devant cette situation."
"Ça me fait mal au cœur de l'admettre, mais qu'on le veuille ou non, les gens ont entendu tes liens; et même s'ils ne sont pas totalement légitimes, ils ont créer dans leur esprit la possibilité que tu le sois toi. Au point que même les unionistes craignent la chose.
Maintenant, soit tu joues le jeu de ce que tout le monde commence à attendre de toi; soit tu essayes de sortir de ce bazar. Honnêtement, tu connais déjà le résultat de la seconde solution, et je sais que ce n'est pas ton genre. Donc. Le mieux serait peut-être que tu acceptes l'idée pour pouvoir au moins contrôler un minimum les développements de l'affaire et éviter que tout cela ne t'échappes totalement.
- Ça ne change rien au fait que je ne sais pas gouverner."
L'Oster tira un peu son pantalon et s'accroupit pour être à sa hauteur.
"Quand Spiros est venus nous chercher, j'ai accepté parce que le pays en avait besoin, et qu'il n'y avait pas d'autre solution. Mais, comme toi je n'avais aucune formation pour gouverner. Je suis un militaire, ma spécialité, c'est de mener des opérations et de remporter des guerres.
- Comme la dernière tu veux dire ?" Sourit un peu Astrid pour alléger l'atmosphère.
Son père sourit : "Non, pas la dernière c'est vrai, mais d'autres. Enfin bref. Tout ceci pour te dire que malgré cela, j'ai réussit à m'en sortir en prenant les décisions qui me semblait être les meilleurs, qui me semblaient justes pour tous. Parce que c'est une chose d'avoir des idéaux. C'en est une autre de gouverner. Et bien souvent, les idéaux font difficilement long feux avec des idéaux... inadéquats." Puis sur un ton plus léger, il ajouta : "Et puis, si tout les guignols de ces démocraties arrivent à le faire malgré leur égo démesuré, alors tu peux y arriver aussi."
Un silence prit place. Rompu seulement par le bruit de grésillement d'une lampe un peu plus âgée que les autres.
"Tu ne regrettes pas tes choix ?" Finit par demander sa fille.
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"De tout ceux que j'ai fait, si, bien sur; mais j'ai au moins la satisfaction de me dire que c'est moi qui les aient fait, et que personne ne me les as imposé."
Elle leva les yeux vers le mur de droite. Un portrait d'Alexandra y siégeait toujours.
"Elle va nous écraser une fois encore."
Kourtchenkos regarda à son tour le portrait.
"Le poids de son héritage est immense et bien lourd. Mais, je pense que tu as les épaules qu'il faut pour le supporter. Ne cherche simplement pas à l'égaler, tu ne le pourras pas, personne ne le pourrait de toute manière. Essaye uniquement de faire de ton mieux pour tous. Au fond, c'est tout ce qu'ils te demanderont même si les mauvaises langues et les jaloux te compareront a son triomphe". Termina-t-il en reportant de nouveau son regard sur la peinture.
"Comment puis-je y arriver." Soupira-t-elle en ne lâchant pas du regard la force qui se dégageait de celui d'Alexandra.
Son père attendit qu'elle le regarde de nouveau : "Surprends-nous." Lui déclara-t-il dans un tendre sourire. "Le gouvernement provisoire à encore un temps devant lui, sert t'en pour étonner le monde !" Astrid lu dans on regard de l'espoir, ce genre d'espoir qui pousse les gens à traverser les enfers pour une cause, à accomplir des miracles pour elle. Ce genre de regard qui font que son destinataire se sent incapable de dire non à l'espoir qui y brule de milles feux.
"Pour Toi, pour la Tradition, et pour le Caskar, je le ferais."
Son père sourit à nouveau. Priant intérieurement pour qu'un jour, tous la voie comme il la voyait présentement : courageuse dans l'adversité, magnifique dans le sacrifice, en bref, ce que lui appelait une caskar.
Posté : sam. mai 11, 2019 10:21 pm
par mark
[center]La course à la Régence 7[/center]
[center](feat. Viktor pour les répliques de Baxter)[/center]
L'avion venait de se poser, et une fois de plus, sous un magnifique Soleil Céruléen typique, à croire que la pluie avait une saison dédiée, comme dans les pays tropicaux.
Malgré tout, ce n'est pas à l'astre de vie que Spiros s'intéressait, mais plutôt à l'occupant de l'appareil qui venait de se poser.
Partis spécialement le chercher lui, et personne d'autre, le Yak-42, dernier né de la compagnie des cieux, s'arrêta en face d'eux et ouvrit sa porte.
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Spiros mit ses lunettes et sourit, appelant en bas de l'escalier : "Messire Baxter ?"
Le choix avait été simple pour Roy Baxter : Partir pour le Caskar et y tenir son nouveau rôle, ou bien finir avec douze balles dans la peau. Le choix avait été très vite fait. Pliant bagage, abandonnant au passage tout ce qui le liait au Westrait, c'était désormais un paria qui allait espérer pouvoir recommencer une nouvelle vie loin de sa terre natale. Déboussolé mais pas totalement abattu, l'ancien représentant de la diplomatie westrait devait essayer de faire bonne figure.
"Oui, oui, je suis là, j'arrive tout de suite..."
Spiros, nota son air, mais cela ne le surprenait pas :
"Bienvenue au Caskar, une fois encore. Appelez-moi le Colonel, je vous en prie, nous avons affrété des voitures."
Une fois monté, le convois se mit en route.
"Je ne vous demande pas comment s'est passé le voyage, j'ai entendu dire que vous étiez fatigué que l'on vous pose la question. Néanmoins, j'espère que vous n'êtes pas trop...déboussolé
- Merci pour votre sollicitude. Je vois vous avouer que ces derniers mois ont été assez compliqué pour moi. Ce n'est pas tellement de la fatigue qui m'anime, mais plutôt de l'incompréhension. Je me retrouve exilé de mon propre pays, sur des terres que je connais à peine ! Si vous étiez à ma place..."
Il se tut, la mine basse et les mains croisés. Spiros, retira ses lunettes.
"Vous savez, j'ai vu des gouvernements se constituer, grandir et chuter. En un sens, j'ai connu ce que vous traversez. J'ai vu la mère de son Altesse tenter de tout changer, j'étais là quand elle fut éliminée, j'ai vu son Altesse et la grandeure qu'elle donna à notre pays et je n'ai pu prévenir sa chute. Alors, j'ai tâcher de rebondir et de réparer. Et croyez moi, je ferais tout mon possible pour vous protéger, vous et votre.... enfin, Dame Astrid. Et puis, la situation pourrait être bien pire"
Ajouta-t-il en lui tapotant l'épaule sur un ton enjoué
"Vous avez raison. J'aurai pu finir à moisir en prison, ou alors à mourir pour attitude contre-révolutionnaire. Il est vrai que j'aurai pu connaître un sort moins enviable que celui que j'ai actuellement. Je vous remercie pour votre sollicitude ainsi que de votre protection."Il feint un léger sourire, histoire de remonter son moral
"Comment se porte Dame Astrid ?"
- Oh, vous savez, chez nous, quand ce genre de chose arrive, on donne plutôt des promotions. Elle se porte bien, assez déboussolée comme vous de se retrouvée régente et à la tête du gouvernement provisoire, mais en bonne santé et décidée à faire de son mieux de ce que j'en ai entendu.
- Bien bien bien... Au moins quelqu'un sait où il veut aller, comparé à moi qui ne sait pas où est-ce que j'en suis"
Il soupira :
"Les choses pourraient être pire cela dit.Il va me falloir un peu de temps pour m'habituer à tout ça vous savez...
- Je le conçoit." Dit-il alors que la voiture s'arrêtait devant la résidence.
Alors que Baxter sortait, le Colonel lui lança :" Si ça peut vous aider, faîtes comme nous; soyez pragmatiques."Puis voyant qu'il ne saisissait pas très bien, ce que cela impliquait, il imagea :
"En plus simple, ne voyez pas le verre à moitié plein ou à moitié vide, mais comme un verre avec de l'eau dedans, et à partir de ça, voyez ce que vous pouvez faire avec.
- Je pense qu'il va me falloir plus que du pragmatisme pour me sortir de tout ça. Enfin, je me suis assez lamenté sur mon sort jusqu'ici. Ma vie n'est pas terminée, elle ne fait que prendre un nouveau départ"Dit-il, tout en fixant la résidence qui se dressait face à lui.
Spiros ne répondit pas, il se dit que cette mentalité était bonne et que l'alchimie avec Astrid pourrait bien marcher, pour peu qu'ils y mettent du leur; néanmoins, sa conscience lui rappela qu'il était assez malhonnête de ne pas lui dire ce qui l'attendrait probablement, se rassurant en postulant sur le fait qu'Astrid le ferait.... si ça marchait
Un serviteur en costar nœud-papillon attendait au sommet des marche et s'avança vers lui lorsque la voiture partis. Il avait une simple valise et quelques affaires.
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"Messire, soyez le bienvenu, puis-je vous alléger de vos effets ?"
Pensif en regardant toujours la résidence, il ne remarqua pas que l'on venait de lui parler. Confus, il reprit rapidement ses esprits et donna ses affaires au serviteur.
"Je vous remercie."
Le serviteur les prit puis, de la main, l'invita à la suivre en demandant :
"Voulez-vous voir la chambre ou parler à Dame Astrid en premier ?
- Allons d'abord déposer mes affaires et voir la chambre, nous verrons ensuite"Dit-il, légèrement anxieux.
Le serviteur s'inclina et mena messire Baxter à l'intérieur de la bâtisse grouillante d'activité et remplie de bureau.
"Il s'agit de l'ancienne résidence ducale que le dictateur Valakin investit, nous avons conservé les structures pour le gouvernement provisoire" Puis, montant les marches, il l'emmena dans sa chambre. En ouvrant la porte, il précisa"On nous à spécifié que vous aimiez bien le simple, alors.... c'est ce que nous avons de plus.... sobre."
La chambre avait un sol de bois fin recouvert d'un tapis finement brodé, un lit à baldaquins rouge avec des bords tressés en or était d'un bois rares tandis que des tableaux illustrant des épisodes de l'histoire du pays de manière très propagandiste ornait les murs. Les bordures étaient en or à l'image des fines traînées qui ornaient la fenêtre donnant sur le Grand Faucon d'Or et la mer"Nous.... espérons que cela convient"
Baxter fut étonné, mais pas réellement surpris. Après tout, les standards dont il avait eu l'habitude au Westrait paraissait tellement loin... Si c'est cela la sobriété, mieux vaut ne pas voir ce à quoi le faste pourrait ressembler. Il fit le tour rapide de la chambre, ne sachant pas exactement sur quoi s'attarder, ni par quoi commencer en fait.
"C'est euh... C'est très bien. C'est, euh... Enfin voilà quoi, héhé."
Le serviteur blêmit : c'était trop, beaucoup trop il le voyait. Mais récupérant rapidement son sang froid, il demanda"A quoi étiez-vous habitués au Westrait ?
- De la sobriété. J'ai peut-être été rejeté par mon pays, mais ce dernier n'aurait jamais autorisé un officiel à pouvoir loger dans une chambre pareil, ni même dans une telle résidence."
Il se ressaisit soudainement, souriant au serviteur et en lui donnant une tape dans le dos :"Déjà pour commencer, d'où je viens, des personnes comme toi n'existent pas. Je vais devoir m'y faire, aussi..."
Le serviteur fut interloqué :"Mais, qui se charge des actes du quotidiens auxquels vous ne pouvez.... pardon, chargeais et ne pouviez prêter attention par vos charges envers l’État ?"
Baxter haussa les épaules en riant : "Bah... moi. Enfin je veux dire, personne n'avait quelqu'un qui portait ses valises, lui faisait son lit ou lui préparait son petit déjeuner. Il nous fallait tout faire, tout le temps. Même avec notre charge en tant que représentant du peuple" Il lui fit un clin d'oeil.
"Bon cessons ces bavardages sur le socialisme, nous pourrons en rediscuter un autre moment si vous le souhaitez. Allons voir comment se porte Dame Astrid, avant que les domestiques de cette résidence ne montent un conseil et que je me fasse aussi virer d'ici."
Ce personnage était très étrange, que les domestiques ne montent un conseil ??? Qu'est-ce qu'il voulait dire; enfin suivant sa requête, il posa ses affaires dans la chambre et le conduisit jusqu'au bureau d'Astrid.
La toute nouvelle régente était penchée avec Dame Pernavel sur les comptes & finances du pays.
"De fait, ces résultats sont-ils bons ?
- Oui et non madame, nous disposons indéniablement du grand avantage de ne pas avoir de dettes, en grande partie grâce aux réserves provenant du gaz aminavien et yogodai, mais la population n'en a pas réellement bénéficier jusque là et ses moyens se sont restreints."
Il y eue un cour silence.
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"Donc vous me dîtes qu'on déborde de moyens, mais qu'on est pas foutus de l'utiliser correctement ?
- Exactement.
- Bon, eh bien dans ce cas...." On frappa à la porte. Elles relevèrent la tête et le serviteur entra : "Oh, milles excuses madame."
Elle sourit.
"Qu'y a-t-il Alafos ?
- C'est messsire Baxter, il est arrivé."
Astrid resta un temps interdite, on ne l'avait pas prévenue, ni même mise au fait qu'il devait venir, néanmoins, elle écarta légèrement les rapports financiers du pays qui la faisait déprimer et regarda Eve :
"Que diriez vous si.... nous...." elle fit un moulinet avec sa main "enfin nous poursuivions plus tard."
Dame Pernavel comprit et dans un sourire, elle ramassa quelques documents et sortit, faisant un respectueux salut de tête à messire Baxter avant de disparaitre. Le serviteur l'invita à entrer et se retira. Astrid resta un temps à le regarder en silence, ne sachant quoi lui dire. Finalement, elle lui demanda de fermer la porte, se leva et alla s'asseoir sur le petit canapé à droite de son bureau. Laissant de la place si jamais il voulait s'asseoir.
"Alors..."Commença-t-elle avec un peu d'hésitation : "Comment vous portez-vous ?" Elle tenta d'esquisser un sourire mais avec grand mal.
Ce n'était clairement pas le meilleur type de retrouvaille qu'il pouvait espérer. Enfin, pensait-il même qu'il y aurait des retrouvailles un jour ? Rien n'était moins sûr de toute manière. Après quelques minutes sans rien dire, il fini par sortir de son silence, arpentant la pièce les mains dans les poches.
"Oh alors je vais essayez de résumer : Je me suis fais virer de mon pays, on m'a dégradé, on m'a menacé de me faire fusiller si je n'acceptais pas ma tâche de père, je me retrouve à des milliers de kilomètres dans un pays que je ne connais que superficiellement. Si on laisse de côté tous ces petits tracas, je me porte bien. Et vous-même ?"
Astrid ferma les yeux en grimaçant, ayant un petit sursaut à chaque déboire qu'avait subit Baxter. Lorsqu'il eut terminer et lui demanda, elle rouvrit les yeux en se mordant la lèvres et regarda par la fenêtre
"On m'a fait une jolie promotion empoisonnée avec des millions de personnes attendant de moi que je soit la nouvelle Alexandra en accomplissant un miracle économique en moins d'une année, soit me débrouiller pour arriver a faire gagner au pays presque 40 milliards en terme de PIB afin que les gens retrouve leur vie d'avant la dictature et ne soit plus obligé de se serrer la ceinture. Et tout cela alors que ma tendance attend de moi que je soit capable d'impressionner les unionistes pour qu'ils accréditent une thèse de filiation à la con afin d'obtenir une couronne dont je ne veux mêmes pas mais qui est indispensable pour tempérer notre tendance fondamentaliste , c'est un peu des suprémacistes culturels; si jamais elle est portée au pouvoir."
Elle laissa un silence, puis précisa :"Et moi, si je refusais, c'était la garantis que tôt ou tard un connard déboule pour nous descendre, moi et l'enfant, désormais avec vous en prime afin d'éviter tout risque d'un potentiel héritage d'une lignée quelconque." Réalisant alors le paradoxe, elle essaya de sourire "Vous voyez, on est un peu dans le même type de merde..."
Alors qu'il était à son tour ce que Astrid lui racontait, Roy commençait petit à petit à se liquéfier et fini par se taper lentement la tête contre le mur, en fermant les yeux, plusieurs fois de suite. Il devait se demander pourquoi est-ce que tout était aussi vite parti en eau de boudin et surtout, pourquoi tout était continuellement contre lui ses derniers temps. Lui qui pensait qu'il avait laissé ses problèmes de côté, il déchantait assez rapidement. Quand elle eut terminé, il soupira juste lourdement en s'appuyant contre le mur, les mains toujours dans les poches.
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"A croire que ce genre de choses n'arrivent qu'à moi, mais qu'à moi... Je me suis fait dégagé de force de mon propre pays pour ne pas attirer des emmerdes, j'arrive ici et je me les prends quand même dans la tronche. C'est pénible quand on y pense, un tel manque de pot... Que comptez-vous faire ? Je suppose que vous n'allez pas attendre assise tranquillement qu'on vienne vous demander de partir, vous faire disparaître ou dans le pire des cas... vous tuer."
Astrid se leva et se rapprocha
"Non, je n'ai pas attendue; aussi ais-je accepté cette... promotion, me voilà officiellement régente du gouvernement provisoire. Et je dois faire forte impression très vite, alors que, croyez le bien, je n'en ai aucune envie. Mais dîtes moi, si votre pays vous demandais un sacrifice. Le feriez-vous ? Je veux dire, de votre plein gré ?"
Baxter fut un peu surpris de la question qui lui était posé. Il recula légèrement du mur et posa son regard sur Astrid, un peu décontenancé :"Mon pays ? C'est ironique que vous me posiez cette question, car je n'ai justement plus de pays... Enfin, on se comprend. Mais oui, si mon pays me demandait un sacrifice, je le ferai. Il n'y a pas plus beau sacrifice, que celui là si vous voulez mon avis. Enfin après tout mon avis..."
Elle se rapprocha et posa sa main sur son épaule
"Votre avis m'importe Baxter, je n'ai pas pâtis autant que vous de cet écart, parce que je suis encore en plein dedans. Comme vous l'avez si bien dit, la partie n'est pas finie. Pour moi, elle ne fait même que commencer, que je le veuille ou non. Je comprendrais si jamais vous en avez assez..."Elle cherchait ses mots."Que vous vouliez repartir à zéro et démarrer autre chose, je ne vous en empêcherait pas, ni moi, ni un quelconque autre de mes semblables. Paradoxalement, ici, on vous laissera libre de vos choix, de TOUT vos choix."
Elle marqua un silence et ajouta :"Mais... Si vous acceptiez de rester, si.... si vous consentiez à courrir le risque de ce nouvelle aventure potentiellement fatale avec moi; alors je saurait qu'au moins, il y a une personne sur laquelle je peux vraiment compter au milieux de... de tout ça."
Elle avait la tête basse, si l'un des siens la voyait, à plus forte raison un Fondamentaliste, il en aurait avalé son calot : quémander à un Scenomen, honte, calomnie, déshonneur ! Elle n'en avait que faire, au milieu de toutes les pressions et les attentes qui pesaient au-dessus de sa tête telle une épée de Damoclès, elle en demandait encore énormément à quelqu'un qui avait déjà beaucoup donné. Mais c'était le seul qui pourrait la comprendre. Le seul a qui elle accorderait une confiance sans borne au regard de l'infortune qui les avaient frappés, chacun à sa manière. Avec lui, elle se sentirait en compagnie d'un semblable, comme deux âmes damnées. Mais si il refusait, elle le comprendrait, elle ne lui en voudrait même pas; il avait l'occasion de tout laisser tomber maintenant et de repartir de zéro, sans jugement, ni pression de qui que ce soit. Et honnêtement, qu'il cède à cette occasion tentatrice ne la surprendrait pas, elle se surprenait même à l'envier d'être devant ce choix.
Tout semblait s'embrouiller dans son esprit. Que fallait-il qu'il fasse ? Repartir de zéro ? La bonne affaire, tout le monde savait qui il était et ce qu'il avait fait. Rentrer chez lui était impossible de toute manière, alors... Alors il fallait se résigner à faire ce qu'il avait à faire. Maintenant qu'il était là, il ne pouvait pas partir.
"J'ai toujours eu le choix. On m'a laissé le choix de partir, on ne m'a finalement forcé en rien. Ma conscience me demandait d'accomplir cela. Vous savez pourquoi est-ce que je suis revenu ? Non pas parce que j'avais honte, non pas parce qu'on ne m'a pas laissé le choix... Mais parce que je ne pouvais me résigner à laisser un enfant sans père, ainsi qu'une mère sans quelqu'un pour la soutenir. Ce choix a été rude, mais je n'ai pas le choix de m'en détourner."Il souffla légèrement, tremblant avec toute cette pression et l'adrénaline que cette situation lui procurait. Il se saisit de la main de Astrid, la serrant entre les siennes.
"Je me tiendrai donc à vos côtés, comme tout m'y oblige. Que cela doive nous conduire vers des jours heureux, ou vers les enfers. J'en fais le serment, ici."Il inclina légèrement la tête, en signe de respect
Astrid était touchée, réellement. Son coeur battait extrêmement vite. Devant les paroles et le geste (d'une très grande noblesse) de Baxter, elle recula un peu pour pouvoir incliner respectueusement la tête à son tour en posant son autre main sur celles de Baxter qui étreignaient la sienne :"Je me tiendrait à vos côtés, que cela doive nous conduire vers des jours heureux ou vers les enfers, je vous en fait le serment."
Le moment était intense, presque solennel, il fallut plusieurs minutes avant qu'ils ne se redresse et ne reprenne chacun leur main. Elle souffla, la voix encore un peu tremblante. "C'est donc cela une demande ? Aussi simple ?!" Elle eut un petit rire nerveux avant d'ajouter."Appelez moi Astrid."
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Roy se mit à rire, un peu gêné par tout ce qui venait de se passer en quelques instants"Non, une demande est encore plus formelle, encore plus... ennuyante. C'est le mot, ennuyante."Roy s'inclina une nouvelle fois légèrement "Très bien, Astrid. Vous pouvez m'appelez Roy." Le westrait d'origine se mit à rire légèrement en se redressant, faisant quelques pas dans la pièce pensif;"Bien, que faisons-nous maintenant ? Qu'est-ce qui nous attend dans les plus brefs délais ?"
- Vous venez d'arriver, et je sort d'une ennuyeuse entrevue sur l'état financier du pays, alors, que diriez-vous que nous poursuivions notre discussion de la dernière fois, que nous... fassions plus amples connaissances ?"
Elle n'avait pas bougé, juste tourné sur elle même pour suivre Roy.
"Cela me semble judicieux non ?"
"C'est en effet, une très bonne idée. Faisons cela donc..."Il termina sa phrase en allant s'asseoir sur le canapé
Astrid sourit et alla vers la porte :"Les jardins seront plus agréables, croyez moi." Dit-elle dans un sourire.
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