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LAGAC’HANN
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I. Histoire commune
Le Royaume de Lagac’hann est né sur le territoire conquis par les Celtes lorthoniens, et a contribué à l’éclatement de l’Empire Dyton au XIe siècle, auquel appartenait le Royaume de Santogne dont il était le voisin. En ce sens, les premières relations entre les deux pays ne sont pas des plus cordiales, d’autant plus que les Lagarans viendront s’installer sur des régions culturellement galliques. Chassés de leurs terres, les Galliques se replieront sur l’Argentône, cette région au sud-est lagaran mais qui était alors santognaise.
Les deux royaumes se livreront dans les siècles qui suivront une guerre d’influence pour avoir les faveurs du Saint-Père, qui représente un allié de poids pour les campagnes militaires. Si la Santogne s’impose dans un premier temps comme la fille aînée de l’Eglise – menant notamment à la fin du XIIe siècle une croisade interne particulièrement zélée contre l’hérésie cathare – le rapport de force évoluera en faveur du Lagac’hann devant l’affaiblissement du catholicisme canonique en Santogne. Le protestantisme s’implantera en effet bien mieux en Santogne que chez le voisin lagaran et l’excommunication de la Reine Ivona Ière en 1710 donnera un casus belli au royaume celtique pour reprendre la souveraineté sur l’Argentône. Si le Lagac’hann parvient à annexer l’Argentône, la Santogne – elle – occupera pendant plusieurs siècles les fiefs ecclésiastiques en guise de représailles, notamment la Cité de Gignoux. Le Lagac’hann deviendra le premier ennemi du Royaume de Santogne.
Un nouvel acte conflictuel se dessine dans les années 1930, avec la [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1240&t=17064]guerre lagaro-santognaise de 1936-1938[/url], initié par le Roi Ugolin II de Santogne, qui entend une nouvelle fois récupérer l’Argentône. Les premières batailles sont une victoire pour la Santogne mais le Roi Ugolin II, affaibli politiquement et mentalement attardé en raison de son origine consanguine, multipliera les erreurs d’appréciation, au point de signer sa reddition en 1938. Cette défaite aura des répercussions importantes pour la Santogne, avec l’abolition de la monarchie au profit de la République de Santogne. Dépossédé de tous ses pouvoirs et ses biens, le roi finira dans ses jours dans un asile psychiatrique. La Cité de Gignoux, que la Santogne avait conquise au XVIIIe siècle, redevient lagarane avec l’appui de l’Eglise, avant qu’un accord soit conclu avec la nouvelle République de Santogne pour une administration conjointe entre les deux pays au nom de l’armistice.
La Santogne républicaine entretiendra de bien meilleures relations avec le Lagac’hann que sous la monarchie, les égos de la famille royale et leurs revendications territoriales laissant leur place à des gouvernements plus pragmatiques, mais aussi plus technocratiques. De nos jours, les pays entretiennent des relations respectueuses, sans être franchement amicales, unies par des intérêts géopolitiques communs malgré leurs divergences culturelles et idéologiques.
II. Relations diplomatiques
Depuis 2038, les deux pays sont membres de la Communauté des Nations Dytoliennes.
III. Relations économiques
III.A. Exportations et importations
Le modèle très décentralisé du Royaume de Lagac’hann complique les exportations, chaque commune ayant sa propre politique en matière douanière. La Santogne exporte dans une large majorité vers l’Évêché de Penmarc'hmor, la région la plus industrialisée du Lagac’hann et de loin le premier foyer de consommateurs. Toutefois, la Convention Intercommunale pour la Croissance et le Développement (CICD), ratifiée en février 2038, et qui unit entre autres les communes du Penmarc'hmor, permet d’harmoniser les règles économiques, facilitant le travail des exportateurs santognais.
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La Santogne exporte principalement vers le Lagac’hann :
- Fruits et légumes (Agrumes, aubergines, tomates, olives…)
- Noix et oléagineux (châtaignes, amandes, pistaches…)
- Bois (pin sylvestre, chêne-liège…)
- Poissons (anchois, sardines…)
- Viandes
- Vins
- Déchets à valoriser
- Produits textiles
- Engins de chantier
- Automobiles
- Biocarburants (bioéthanol, biogazole…)
- Gazole synthétique
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La Santogne importe principalement du Lagac’hann :
- Céréales (sarrasin, seigle, colza, houblon…)
- Fruits et légumes (laitue, pomme, poire…)
- Bois (orme…)
- Produits laitiers (dont beurre…)
- Poissons (dont harengs…)
- Sel
- Titane
- Armement
- Navires civils et militaires
- Automobiles
III.B. Entreprises
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Entreprises santognaises implantées au Lagac’hann :
- Groupe Antelin (biocarburants)
- EPIS (viande bovine)
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Entreprises lagaranes implantées en Santogne :
- Kartan Embreg (concessions automobiles)
- Tignan Armerezh (armement)
- Madeotre (restauration rapide)
IV. Relations culturelles et scientifiques
Le Royaume de Lagac’hann est membre associé de la [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=342965#p342965]Fondation Internationale pour la Gallophonie[/url], dont la Santogne est membre de plein droit, qui œuvre pour la promotion de la langue gallique (« français ») à travers le monde, au travers de financements de productions culturelles et artistiques, et de recherches universitaires et scientifiques. Un exemple récent est celui du groupe [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=343968#p343968]Providañs[/url], qui participe au Concours Simpovision de 2037, et qui mêle musicalités et langues gallique et lagarane. Pour cette collaboration, le groupe a reçu un financement de la part de la FIG.
V. Diasporas
V.A. Communauté santognaise au Lagac’hann
Il existe une importante communauté santognaise au Lagac’hann, divisée en deux foyers principaux, l’Argentône d’une part et le Penmarc’hmor d’autre part. Compte tenu de la proximité géographique des deux pays, il faut également distinguer les Santognais de Lacgac’hann, qui possèdent la nationalité santognaise de ceux qui possèdent les deux et de ceux qui sont de citoyenneté lagarane mais qui ont un héritage santognais certain (qu’on appelle « Santognais historiques »), voire de proches aïeux santognais qui ont épousé des Lagarans.
Les « Santognais historiques » habitent dans leur immense majorité en Argentône. Ayant acquis leur citoyenneté lagarane au XVIIIe siècle, en raison de l’annexion par le royaume celtique d’une région jusqu’ici sous administration santognaise, ils ont gardé de leur passé santognais la langue et la culture mais se sont adaptés aux mœurs lagaranes, bien plus conservatrices. En raison du caractère rural de l’[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=347421#p347421]Evêché[/url], on les retrouve essentiellement dans les activités agricoles et tout particulièrement l’aviculture, en recul en Santogne, mais encore très prégnante en Arc’hantev.
Les expatriés santognais préfèrent quant à eux tenter leur aventure dans les régions lagarophones du nord du royaume, parfois à la suite d’un mariage avec un conjoint lagaran. On y retrouve des ingénieurs, des cadres ou des chefs d’entreprise qui ont fui les taux d’imposition sans doute trop élevés de Santogne, mais qui n’ont pas vocation à s’enraciner dans le pays, et qui retournent via le train dans leur Santogne natale le week-end. Âgés en moyenne de 45 ans, ce sont pour l’essentiel des Santognais qui se situent à un tournant dans leur vie et qui ont déjà gravi presque tous les échelons de leur plan de carrière. On retrouve d’ailleurs à Porzh-Araok comme d’autres grandes villes de l’Evêché de Penmarc’hmor des agences immobilières et de voyage qui leur sont spécialement destinées.
V.B. Communauté lagarane en Santogne
[justify]Bien moins importante que la communauté santognaise de Lagac’hann, les Lagarans de Santogne représentent pour l’essentiel les sujets qui ont quitté le royaume pour des raisons politiques et culturelles, notamment les minorités religieuses [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1291&t=17060#p346773]assujetties à un impôt bien plus important[/url] que les catholiques. La tolérance religieuse édictée par le roi Léon Ier et par sa petite-fille Ivona Ière, tous deux en délicatesse avec l’Eglise, favorisera l’accueil des communautés protestantes de Lagac’hann, victimes de notables persécutions, dans les principaux foyers de la Réforme santognaise situées dans le sud du pays pour l’essentiel.
L’amélioration des relations lagarano-santognaise aura cependant raison de l’asile politique qu’offrait jusqu’alors la Santogne aux exilés lagarans. À partir de la proclamation de la République de Santogne, les accords d’extradition passés par les deux pays ont aboli de facto la possibilité d’obtenir l’asile politique. Les Lagarans de Santogne hostiles à leur pays natal sont ainsi des partisans de la restauration monarchique en Santogne, ce qui se traduit électoralement, pour ceux qui ont le droit de vote, par un fort soutien au Parti populaire, qui représente à défaut le mieux les intérêts royalistes.
Une immigration plus récente de Lagarans athées et libre-penseurs, qui investissent les milieux économiques et culturels plus progressistes, complète la diaspora. On les retrouve principalement dans les grandes villes du sud – dont Rodessac – et du littoral, telles que Garignan.[/justify]
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