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Posté : jeu. déc. 27, 2018 6:16 pm
par Nizam
Palais présidentiel, Belamonte, BE - 21 Décembre 2037
[img]https://i.imgur.com/0R21lgt.jpg?1[/img]
Le président de la République fédérale du Berlim, Joaquim Fendres, était dans son bureau au palais présidentiel de Belamonte, la capitale du Berlim. En cette fin d'année 2037, son agenda était assez chargé avec de nombreux dossiers épineux en attente, à seulement quelques mois des prochaines élections fédérales.
Joaquim Fendres : "... par conséquent, devant l'ampleur des tâches restant à accomplir, je vous annonce officiellement ma candidature..." vous êtes sur de vous, Felipe ? Je ne suis pas certains qu'annoncer ma candidature soit une très bonne idée lors des voeux de fin d'année.
Felipe, conseiller spécial : Autant l'annoncer à ce moment là monsieur le président. Votre candidature aux prochaines élections fédérales est un secret de polichinelle, tout le pays est au courant. Eviter ce sujet... serait vu comme un manque d'honnêteté de votre part, une critique récurrente chez...
Joaquim Fendres : Vous osez me dire que je suis malhonnête, Felipe ?
Felipe, conseiller spécial : Pas du tout monsieur, je dis simplement qu'une grande partie des berlimiens ont cette image de vous, à tord bien évidemment.
Après un petit rire, le président poursuivit.
Joaquim Fendres : Hum... bon, on va faire comme ça. Je vais simplement modifier quelques tournures à ma façon. "Alors que notre pays a connu des années difficiles, où la colère légitime monte dans nos villes, nos campagnes, il m'apparait indispensable de continuer et d'amplifier nos efforts. Ainsi, je vous annonce officiellement mon intention de briguer un second mandant à la tête de la République fédérale." Quant dites vous ?
Felipe, conseiller spécial : Très bien monsieur le président, mais il y a également d'autres dossiers très urgents... Il faut que vous régliez le problème des manifestations qui perdurent, ou encore le renforcement des moyens militaires alloués à...
Soudainement, le chef de cabinet du président, Gustavo, entra précipitamment dans le bureau en haletant.
Gustavo, chef de cabinet : Monsieur le président, désolé de vous interrompre mais on a un gros problème.
Joaquim Fendres : Dites donc !
Gustavo, chef de cabinet : Quatre policiers fédéraux qui faisaient une patrouille près de Novales, une petite ville au Raspador, ont été kidnappé il y a quelques heures. Les autorités locales ont commencé leurs recherches mais ils ont besoin de moyens fédéraux...
Joaquim Fendres : Savons-nous qui a perpétuer cet enlèvement ? Des revendications ?
Gustavo, chef de cabinet : Pour l'instant aucune revendication officielle monsieur le président, mais selon nos services de renseignements il se pourrait que des indigènes, rassemblés au sein d'un "Front de libération" aient enlevé ces policiers fédéraux. Si cette piste est la bonne, la revendication ne devrait pas tarder.
Le président fédéral se leva de son bureau, puis se servi un verre de whisky, tout en contemplant le soleil se couchant sur la capitale Belamonte.
Joaquim Fendres : Le Berlim ne négocie pas avec les terroristes, quelques qu'ils soient et quelques que soient leurs revendications. Gustavo, dites aux services de renseignements qu'ils feraient mieux de me trouver rapidement où se cachent ces putains d'indigènes. Faites également savoir au gouverneur du Raspador que l'Etat fédéral va déployer sur place des moyens militaires et policiers. Vous me tenez informé le plus possible.
Felipe, conseiller spécial : Monsieur le président, avec tout le respect, je ne suis pas convaincu que la méthode forte et militaire soit la meilleure, étant donné le contexte de forte contestation sociale ainsi que les récentes révélations du Correio Popular sur la sous-évaluation du nombre d'indigènes... Peut être vaudrait mieux-t-il essayer de...
Joaquim Fendres : Vous êtes le président du Berlim, Felipe ? Je ne pense pas, alors faites ce que je vous dis.
Les deux conseilleurs quittèrent ainsi le bureau du président Fendres. Ce dernier, terminant son verre de whisky, était pensif quant à l'évolution de cette situation qui pourrait s'avérer être à double tranchant et déterminant pour son futur politique à la tête du Berlim.
Posté : ven. déc. 28, 2018 4:26 am
par Nizam
Palais présidentiel, Belamonte, BE - 22 Décembre 2037
[img]https://i.imgur.com/M8ANZjx.jpg?1[/img]
Quelques heures après avoir apprit la prise d'otages au Raspador, le président Fendres était toujours dans son bureau harcelé par tout l'Etat fédéral sur les dossiers du moment. La sonnerie du téléphone présidentiel était incessante...
Joaquim Fendres : "... Je me moque de ce que pense le ministre du Développement économique, il va me débloquer ces fonds et rapidement... Quoi le Sénat fédéral ? Tous ces ploucs me doivent tout, alors ils feraient mieux d'accélérer et de débloquer cet argent, oui c'est ça..." ... "Fendres à l'appareil... Quoi le blocage de l'aéroport de Sao Rafaèl n'est pas encore réglé ? Vous vous foutez de moi ? J'ai envoyé des moyens policiers et militaires et c'est toujours bloqué ? Dites au gouverneur Quamina qu'il a tout intérêt à débloquer ce putain d'aéroport..." ... "Oui, Fendres ? Je me fous complètement de ce que peut raconter ce torchon sur ma politique en matière de défense... non pas de réponse, merci".
A peine eu-t-il raccroché que son chef de cabinet entra dans le bureau présidentiel...
Gustavo, chef de cabinet : Monsieur le président, euh... il y a du nouveau au Raspador... Plusieurs ponts stratégiques, notamment utilisés par l'armée, ont été sabotés...
Joaquim Fendres : Ils ont perdu la tête ou quoi ?! On est désormais sûr que ce sont ces indigènes ?
Gustavo, chef de cabinet : Oui monsieur, le ministre de la Sureté Nationale est ici, il attend de vous voir.
Le président fédéral fit signe de faire entrer le ministre, tout en se réservant un énième verre.
Pedro Gomes, ministre de la Sureté Nationale : Monsieur le président, il faut absolument régler ça avant que ça dérape.
Joaquim Fendres : Quelles sont les revendications ?
Pedro Gomes, ministre de la Sureté Nationale : Le "Front de Libération indigène" en est à l'origine. Quelques centaines d'activistes surveillés par les services fédéraux mais ils ont réussi à détourner notre attention. Les quatre policiers fédéraux sont toujours otages, et ce même front a saboté trois ponts dans l'Etat du Raspador, absolument cruciaux étant donné la géographie régionale et les infrastructures locales. Ils réclament... votre démission ainsi que celle du gouvernement fédéral.
Joaquim Fendres : Est-ce qu'on a localisé les otages ?
Pedro Gomes, ministre de la Sureté Nationale : Oui, monsieur. Plusieurs équipes des forces spéciales fédérales sont sur place et peuvent intervenir.
Le président berlimien s'assit sur la rebord de la fenêtre en finissant son verre, et réfléchissait à ces évènements... Un piège ? Un complot ? L'apparition soudaine de revendications indigènes à quelques moins d'élections ne pouvaient pas être anodines...
Joaquim Fendres : On liquide ces criminels et on ramène sains et saufs les policiers, ils sont la priorité de cette opération.
Le ministre Gomes acquiesça et sorti du bureau rapidement.
Joaquim Fendres : A qui profite le crime, Gustavo ?
Gustavo, chef de cabinet : Si cela se résout rapidement et sans bavures, cela sera bénéfique à votre prochaine candidature. Si cela tourne mal... Fernando Quamina.
Le président Fendres avait également cette intuition que Fernando Quamina, gouverneur du Permunco et patron des socialistes du PSB pourrait être derrière cela étant donné les vieilles relations entre indigènes et socialistes berlimiens...
Posté : mer. janv. 02, 2019 1:25 am
par Nizam
Novales, RA - 04 Janvier 2038
[img]https://i.imgur.com/Fg8NVjW.jpg?1[/img]
[justify]Sur décision du président fédéral, les forces spéciales de l'armée berlimienne furent déployées près de Novales, dans l'Etat du Raspador. L'objectif de la mission était simple : sauver les quatre policiers fédéraux retenues en otages par le "Front de Libération indigène". Les services de renseignement, après avoir mené une reconnaissance des lieux, ont pu localiser les ravisseurs ainsi que les otages. Leur planque était en dehors de Novales, capitale du Raspador, cachée dans les forêts avoisinantes, près d'un cours d'eau. Selon les services fédéraux, les indigènes étaient une vingtaine, lourdement armés et bien organisés. Ce front indigène était relativement flou pour le gouvernement, assez récent et méconnu mais il avait frappé forte lors du mois de décembre 2037, avec cette prise d'otage accompagnée du sabotage de trois points stratégiques dans la région.
Le président Joaquim Fendres suivait en direct l'opération depuis de la salle de commandement du palais président de Belamonte, accompagné du Chef de l'Etat-Major ainsi que du ministre de la Sureté Nationale. L'ordre était clair : aucun quartier pour les terroristes et ramener vivants les policiers otages.
Les militaires présents pour cette opération, environ une centaine, avaient débarqués à Novales et se rendaient à présent vers la planque des terroristes. Grace aux informations de services de renseignements, ils purent trouver facilement et installer leur dispositif. Après une longue observation du lieu, visant à analyser leur dispositif, leur matériel, leur nombre ainsi que la localisation des otages, les forces spéciales se divisèrent en plusieurs groupes. Une fois en place, ils attendaient le feu vert de Belamonte, qui fut donné immédiatement et sans aucune hésitation par le président Fendres.
En un éclair, ils assaillirent le lieu et neutralisèrent avec une rapidité bluffante les ravisseurs pendant qu'un groupe se rua vers les otages afin de les exfiltrer. L'opération fut dont un franc succès sans aucune perte. Une fois la fin de l'opération assurée, le président quitta la salle de commandant après avoir félicité les militaires et s'être assurés de la sécurité des policiers fédéraux libérés. Après avoir relu une dernière fois sa feuille, il appela son chef de cabinet.[/justify]
Joaquim Fendres : "Gustavo, il est temps."
Posté : mer. janv. 16, 2019 2:13 pm
par Nizam
Sao Rafaèl, PE - 17 février 2038
[img]http://blogdosaposentados.com.br/wp-content/uploads/Collor-de-Mello.jpg[/img]
Alors que les résultats du premier tour des élections fédérales ont été annoncés, Fernando Quamina (PSB) était en tête avec 32% des voix, devant le président sortant. Si son avance semble confortable à première vue, elle s'est réduite dans les derniers jours de la campagne. Il était donc temps pour le candidat socialiste de préparer le second tour et l'après : former une coalition sénatoriale. Il décida donc d'inviter le candidat communiste Pedro Dos Santos (UEB) et la candidate populaire, Helena Pires (MRP).
Fernando Quamina : Je vous en prie, assez-vous. Bon, comme vous le savez, je suis en bonne position pour battre Fendres dans quinze jours, mais j'ai quand même besoin de reports de voix et de soutien, car vous comprenez bien qu'il faut préparer l'après l'élection.
Helena Pires : Fernando, vous savez que vous pouvez comptez sur le MRP, nous voulons tout comme vous faire enfin chuter Fendres et s'en débarrasser. Mais, nous ne pouvons pas vous donner un chèque en blanc. Vous avez besoin de nous et de nos futurs sièges au Senado Federal, cela aura un prix... (chuchotant) et je ne suis pas certaine qu'inclure Dos Santos là dedans soit une brillante idée...
Pedro Dos Santos : Si nous commençons par faire des messes basses, ce n'est pas la peine que je sois là. Comme toujours, vous méprisez les communistes et vous vous régalez dans votre entre-soi de sociaux traitres.
Helena Pires : Allons Pedro, le MRP n'est certainement un parti de social-traitres, nous sommes de la gauche radicale, populaire mais nous ne sommes pas aussi extrémistes que vous...
Pedro Dos Santos : Extrémistes ? Donc pour vous être...
Fernando Quamina : ... ça suffit ! Stop. Regardez-vous ! Nous devons nous entendre pour battre Fendres, former une union de la gauche au Senado Federal et vous vous chamaillez, cela est ridicule. Je vais aller droit au but, qu'est ce que vous voulez pour me soutenir au second tour et former une coalition sénatoriale ?
Helena Pires : Le MRP souhaite être certain concernant votre future politique si vous êtes élu. Nous souhaitons le ministère du développement économique, celui des affaires sociales ainsi que la présidence du Senado Federal.
Fernando Quamina : Je vois... et vous, Pedro ?
Pedro Dos Santos : Nous exigeons aussi le ministère du développement économique, ainsi que celui des affaires étrangères afin de réorienter complètement la politique diplomatique du Berlim vers nos alliés idéologiques naturels, notamment le Westrait.
Fernando Quamina se leva et marcha quelques instants dans le bureau, pensif, les mains dans les poches...
Fernando Quamina : Vous me prenez pour un abruti, non ? Helena, je veux bien vous donner la présidence du Senado Federal et le ministères des affaires sociales, mais celui du développement économique sera au PSB, cela est non négociable. Et vous Pedro... Vous pensez réellement que je vais vous confier un ministère aussi stratégique que celui des affaires étrangères ? Je vous offre le ministère de la culture...
Pedro Dos Santos : ...et bien là, je pense que c'est vous qui me prenez pour un guignol, Fernando. Vous voulez mes voix, mes futurs sièges sénatoriaux, mais en aucun cas mes idées. Dans ce cas, je vous souhaite bonne chance pour la suite.
Le candidat communiste de l'UEB claqua la porte du bureau du gouverneur...
Helena Pires : Qu'est ce que vous espériez, Fernando ? Depuis qu'ils ont fait sécession de mon parti, ils sont infréquentables... Bon, nous avons notre accord ? Je vous soutien au second tour, et nous formons une coalition sénatoriale avec ministères des affaires sociales et présidence du Senado Federal ?
Fernando Quamina : (soupir) Oui, nous allons faire comme ça. Merci de votre temps, Helena. Annoncez ça dans la presse, je dois me préparer à affronter Fendres en débat.
La candidate du MRP salua Quamina et quitta son bureau. Le candidat socialiste était désormais seul, pensif et secrètement stressé à l'idée de faire ces trois débats où il pourrait tout perdre...
Posté : sam. janv. 19, 2019 12:42 am
par Nizam
Sao Rafaèl, PE - 25 février 2038
[img]https://i0.wp.com/eassim.net/wp-content/uploads/2017/10/Collor-e1516377769119.jpeg?fit=640%2C396&ssl=1&resize=350%2C200[/img]
Après le dernier débat présidentiel face à Joaquim Fendres, le candidat socialiste prit l'avion afin de rentrer à son QG de Sao Rafaèl, au Permunco. Il se sentait assez fatigué, par toute cette campagne et ses débats difficiles. Il s'installa dans la salle dédiée aux réunions d'équipe et demanda un café.
Fernando Quamina : Bon, juste un bref debrief, je suis fatigué et j'ai sommeil. Installez-vous. Ou en sommes nous ?
Miguela, directrice de campagne : Il est encore trop tôt pour savoir l'effet qu'aura ce dernier débat mais selon nous il ne devrait pas changer grand chose, cela fut un match nul je pense. Fendres a défendu ses positions, vous les votre et vous vous êtes différencié de lui. Sincèrement, je ne pense pas que cela influencera grandement le résultat final.
Fernando Quamina : Que disent les dernières estimations ?
Miguela, directrice de campagne : Vous êtes toujours en tête et il reste trois jours. Certes, l'écart s'est énormément réduit... Vous étiez en tête avec presque 55% des estimations de votes au lendemain du premier tour, aujourd'hui vous tournez autour des 51%
Fernando Quamina : Donc, si ce dernier débat ne change pas grand chose, on a gagné ? (sourire)
Miguela, directrice de campagne : Il reste trois petits jours et plus aucune intervention publique n'aura lieu alors je pense que ça sent bon, Fernando. Mais attendons tout de même avant de fêter la victoire !
Fernando Quamina : Bien sûr, Miguela, bien sûr... Mais je sens cette odeur de victoire, de plus en plus forte et certaine. Nous allons le faire, trois petits jours à attendre. Merci à tous pour toute cette campagne, les derniers semaines furent difficiles avec cette remontée de Fendres mais il sera trop court, j'en suis certains. Dès demain, vous me préparez ma future allocution du second tour. Reposez-vous maintenant, bonne nuit à tous !
Le candidat et son équipe quittèrent alors le QG de campagne, l'humeur était bonne, plus que trois petits jours à attendre.
Posté : ven. févr. 22, 2019 10:13 am
par Nizam
Palais présidentiel, Belamonte, BE - 05 juin 2038
[img]https://images.ecosia.org/U0HZyyIciEiLBHR1HlRNNsKZsOs=/0x390/smart/https%3A%2F%2Fabrilexame.files.wordpress.com%2F2017%2F04%2F30790514441_0e5f7459ec_k-e1491991670401.jpg[/img]
Le président Fendres était absolument excédé en relisant le dernier numéro du [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?f=1319&t=17056&p=348262#p348262]Correio Popular[/url], accusant directement le ministre des affaires étrangères, Rui Da Costa, d'avoir accepté des pots de vin en échange d'influencer la politique extérieure du Berlim. Joaquim Fendres se sentait trahi par l'un de ses plus proches conseillers, et le convoqua dans son bureau.
L'entrée de Da Costa fut très froide, silencieuse. Les deux hommes se connaissaient et savaient ce qui allait se passer. Une fois le ministre assis, le président Fendres posa violemment le journal sur le bureau.
Joaquim Fendres : Rassure moi, ce ne sont que des accusations mensongères de ce putain de torchon ?!
Rui Da Costa : Allons Joaquim ! Bien sûr ! Tu ne crois quand même pas que j'aurais accepté des pots de vins ? Je t'ai toujours soutenu, je ne ferais jamais...
Le président posa violemment sur le bureau, encore, un rapport détaillé des services de renseignement fédéraux.
Joaquim Fendres : Voilà les preuves que cherchent les journalistes. Tu peux tout lire, les versements, les appels téléphoniques, les échanges de mails. Je sais désormais tout, alors pourquoi, pourquoi tu me mens, droit dans les yeux ?!
Le ministre bu cul-sec un verre de whisky, soupira longuement avant de reprendre la parole.
Rui Da Costa : J'ai déconné, Joaquim...
Joaquim Fendres : Qui ? Qui t'as donné ces putain de dollars ? Qui voulait influencer sur la politique du Berlim ?
Rui Da Costa : Même à toi, je ne peux pas le dire. Tu ne te rends pas compte du merdier dans lequel je suis, ils me tiennent. Je ne peux pas révéler leur identité, ils m'ont menacé ainsi que ma famille, je ne peux pas Joaquim.
Le président fédéral s'asseyait lourdement sur son siège, se servant lui aussi un verre de whisky.
Joaquim Fendres : Ecoute moi bien, Rui. Le Senado Federal va te convoquer pour avoir des explications. Tu leur dis la vérité et tu assumes tes actes, tu comprends ce que je te dis ?
Rui Da Costa : Tu me lâches, c'est ça ?
Joaquim Fendres : Mais tu as perdu la tête ?! Tu acceptes des pots de vin dans mon dos afin de me manipuler, et tu espérais que je te protègerais quand tout cela éclaterait ? Tu es devenu fou ? Dès que tu quitteras ce bureau, je signerai un décret de limogeage. Tu n'es plus ministre et tu ne le seras plus jamais.
Le président se leva et se rapprocha.
Joaquim Fendres : C'est à cause de pourritures comme toi que ce pays est gangréné par la corruption. Je ne te laisserai pas dépeindre sur moi, ni sur ma présidence. Maintenant dehors, je t'ai assez vu.
Après quelques secondes de silence, Rui Da Costa se leva en lançant un regard assassin au président du Berlim, avant de quitter bruyamment le bureau présidentiel. Joaquim Fendres se resservi un énième verre, et regarda à travers la fenêtre de son bureau la capitale Belamonte s'endormir. Il fallait qu'il réagisse et tue l'affaire dès maintenant.
Posté : dim. avr. 21, 2019 12:57 am
par Nizam
La nouvelle guerre de la drogue... (n°1)
Quelque part dans la jungle, RA - 1er Décembre 2038
[img]https://i.imgur.com/FaRIWNO.jpg?1[/img]
Dans une localité très reculée au fin fond de la jungle berlimienne, un homme était confortablement installé dans un campement agencé en manoir luxueux : Alvaro Rodrigues, plus grand baron de la drogue dans le pays et commanditaire de l'assassinat du gouverneur du Raspador. Il savourait un énorme cigare accompagné d'un fond de whiskey de grande qualité. Soudain, quelqu'un interrompit son moment de détente.
Ricardo : "Patron, voilà le journal comme vous l'avez demandé."
Alvaro Rodrigues : "Merci Ricardo. Comment cela se passe à Novalès ?"
Ricardo : "Depuis qu'on a plombé Martins, il y a des flics et des militaires partout, à chaque coin de rue."
Alvaro Rodrigues : "Nous n'avons pas à nous inquiéter pour ça, avec tout l'oseille que je donne à la police locale. Nous nous sommes bien mis d'accord, nous avons les mains libres Ricardo, tu peux aller à Novalès l'esprit serein."
Rodrigues commença à lire le numéro d'O Federal, dont la une était dédiée au récent projet de loi anti-corruption adopté au Senado Federal sous la pression du président Fendres. Il eu un soupir en reposant le journal sur la table
Alvaro Rodrigues : "Ces politicards sont ridicules, ils n'ont jamais rien fait de leur vie à part être assis dans leur assemblée et voter des textes inutiles et irréalisables. Cette loi est un nouvel exemple de cela, c'est de grands discours mais cela ne changera rien. Ricardo, crois-tu que je suis assez stupide pour tomber la dedans ?"
Ricardo : "Bien sûr que non, patron."
Alvaro Rodrigues : "Les pauvres, ils n'ont toujours pas compris que je les tiens par les couilles... Enfin bref, Ricardo, retourne à Novalès et paye une visite au chef de la police locale, pour être bien certains qu'il respectera notre accord."
Rodrigues donna une importante liasse de billets à Rodrigo.
Alvaro Rodrigues : "S'il a oublié notre accord, donne lui cela. Et s'il refuse, alors tu sais ce que tu dois faire."
Ricardo hocha la tête en signe d'approbation avant de quitter la pièce, laissant Alvaro Rodrigues seul, reprenant le journal et regardant d'un air menaçant et déterminé la photographie... du président Fendres.
Posté : lun. avr. 22, 2019 2:19 am
par Nizam
La nouvelle guerre de la drogue... (n°2)
Quelque part dans la jungle, RA - 4 Décembre 2038
[img]https://i.imgur.com/4o7CMkm.jpg?1[/img]
Suite à l'assassinat du gouverneur Martins, la capitale du Raspador était quadrillée par les forces de l'ordre. Le président fédéral, Joaquim Fendres, avait demandé à son ministre de la Sureté Nationale, Pedro Gomes, de se rendre sur place afin de coordonner davantage directement les opérations. Le ministre s'est donc exécuté et s'est rendu à Novalès, capitale du Raspador. Après quelques jours a diriger les diverses opérations, il reçu un SMS de toute importance et extrêmement secret. En le lisant, le ministre ne pu retenir des gouttes de sueur suintant de son front. "Il faut qu'on se voit, rapidement".
Ainsi, Pedro Gomes ordonna une vaste opération militaro-policière dans la ville de Novalès, prétextant une menace imminente identifiée par les services de renseignements fédéraux. En réalité, cela n'était qu'une simple diversion pour pouvoir quitter la ville en toute tranquillité et sans attirer l'attention. Il demanda ainsi à son chauffeur, grassement payé et loyal, de l'emmener profondément au coeur de la jungle de l'Etat du Raspador, dans une localité très reculée et isolée...
Il descendit du véhicule, tentant d'essuyer ses mains moites de sueur sur son costume, avant d'être escorté par des hommes armés à l'intérieur d'une grande et imposante bâtisse dissimulée par la dense jungle. Soudain, une voix tonitruante le fit sursauter.
Alvaro Rodrigues : "Bienvenue, Pedro !"
Le ministre se retourna et aperçut le patron du cartel de Novalès, l'homme le plus recherché du Berlim : Alvaro Rodrigues, affichant un grand sourire, toujours accompagné de son cigare.
Pedro Gomes : "Je suis venu aussi vite que possible, Alvaro. C'est toujours très risqué pour moi, tu le sais."
Alvaro Rodrigues : "Allons, ne t'inquiète pas, installe toi. Il fallait vraiment que l'on se parle en tête à tête. J'ai écouté ton discours au Senado Federal, sur la corruption, quel discours ! Un grand moment, sans nul doute." Rodrigues tapa soudainement bruyamment sur la table "Mais est ce que tu peux m'expliquer ce qu'est cette putain de loi ?"
Pedro Gomes : "Calme-toi Alvaro... Allons tu sais bien que cela ne t'impactera pas, ni tes activités. Fendres a eu la brillante idée de fusionner tout le sécuritaire au sein d'un même super-ministère : le mien. Même si on trouvait des informations compromettantes sur certains politiques locaux ou nationaux, tout passe par moi, et personne n'en saurait rien, tu dois me faire confiance."
Alvaro Rodrigues : "Alors il faut que tous nos amis le sache, qu'ils ne craignent rien. Mais j'espère que tu te souviens bien de notre accord, Pedro. Avec tout le pognon que je t'ai filé, j'ai changé ta vie. Tu vis luxueusement, tu as tout ce que tu veux, l'argent, le pouvoir, tout. Alors n'oublie pas ce que tu me dois."
Pedro Gomes : "Je n'oublie pas et je t'en suis très reconnaissant, Alvaro."
Alvaro Rodrigues : "Bien, mais une chose m'inquiète : Fendres. C'est assez marrant d'ailleurs, je suis convaincu que beaucoup de gens sont persuadés qu'il est l'homme le plus corrompu du pays, alors que putain, rien à faire, il avait même refusé que je l'aide pour sa campagne. Il a l'air déterminé à me traquer et à foutre en l'air mon empire, tu dois l'en empêcher."
Le ministre eu un moment d'hesitation, il ne comprenait pas totalement ce que voulait dire son interlocuteur.
Pedro Gomes : "Euh... c'est à dire, l'en empêcher ? Je..."
Alvaro Rodrigues : "Il doit me lâcher les baskets et me laisser en paix, faire mon business tranquillement, et également servir d'exemple pour que tout le monde sache ce qu'il en coute de me défier. Alors Pedro, quand je dis l'en empêcher, je sous-entends tout ce qui est en ton pouvoir pour le faire. Tu es ministre de la Sureté Nationale, j'imagine que tu vois ce que je veux dire."
Gomes lâcha un sourire nerveux et crispé, puis acquiesça avant de repartir. Alvaro Rodrigues se ralluma un cigare, accompagné de Ricardo, son plus fidèle homme.
Alvaro Rodrigues : "Qu'est ce que j'ai hâte, Ricardo. Il me tarde de voir ce que cet imbécile utile va faire ! Il va tenter de le tuer dans son bureau ? Lancer un coup d'Etat ? Ordonner une attaque lors d'un déplacement ? Cet abruti est prêt à tout pour garder son fric, et tu sais quoi ? Ca m'arrange, s'il pouvait me débarrasser de Fendres !" (rires partagés dans la pièce)
Pendant ce temps, Pedro Gomes appela le président Fendres depuis sa voiture, en route vers Novalès, la voix nouée.
Pedro Gomes : "Monsieur le président, je rentre à Belamonte, il faut que nous nous voyions d'urgence."
Posté : sam. juin 29, 2019 12:21 pm
par Nizam
Palais présidentiel, Belamonte, BE - 23 juin 2039
[img]https://i.imgur.com/SVLhXxw.jpg[/img]
Le président fédéral, Joaquim Fendres, venait de conclure sa rencontre diplomatique avec Maria Almeida, la ministre des Affaires Diplomatiques du Royaume d'Avelda en pleine crise. S'il n'avait pas encore pris de décision concernant cette problématique crise politique chez ce pays frère dytolien, une information pourrait définitivement lui faire acter une décision.
Alors qu'il venait juste de se rassoir dans son bureau, un appel d'un huissier du palais présidentiel lui annonce la venue de Bruno Mario, le patron des services de renseignements fédéraux. Il le fit entrer, malgré une certaine fatigue.
Bruno Mario : Monsieur le président, merci de me recevoir. Je sais que vous êtes très pris ces derniers temps, mais il était urgent que je vous vois.
Joaquim Fendres : Je comprend, Bruno. Installez vous donc, on va nous servir quelque chose à boire, j'en ai grandement besoin.
Alors que les huissiers amenaient plusieurs boissons alcoolisées, le patron des renseignements commença à exposer la situation.
Bruno Mario : Comme vous nous l'avez demandé il y a plusieurs semaines, nos services ont bien réussi à infiltré l'administration aveldaise. A première vue, le bilan de cette opération n'est pas fabuleux ni extrêmement interessant pour nous. Nous avons pris certaines choses, comme la future éjection du gouvernement de coalition de gauche de David Paredes mais cela n'est pas une surprise.
Par contre...
Joaquim Fendres : Quoi d'autre ?
Bruno Mario : Regardez, monsieur le président.
Il donna une chemise remplie de differentes feuilles de l'administration aveldaise au président. Ce dernier l'ouvra et eu les yeux ébahis.
Bruno Mario : Je sais que cela ne relevait pas de l'opération de renseignement en question, mais nos agents ont jugé capital de tout de même vous faire remonter ces informations.
Joaquim Fendres : C'était donc l'Avelda... Je comprend désormais, toute cette affaire. C'est bien eux qui ont approché Da Costa et qui ont tenté de le corrompre pour influencer notre diplomatie, et ce, sur volonté directe du Roi Leandro V. Merci, Bruno, vous féliciterez les agents en question pour moi, c'est de l'excellent travail.
Le patron des renseignements acquiesça et quitta le bureau, laissant le président seul. Les raisons d'une grande crise diplomatique entre le Berlim et l'Avelda s'accumulaient dangereusement : la forte répression politique sur place et maintenant la découverte de leur rôle dans l'affaire Rui Da Costa. Joaquim Fendres allait devoir s'exprimer publiquement et prendre une décision forte.