Posté : jeu. nov. 22, 2018 4:59 pm
Le début d'intéressantes années
[center][img]https://i.imgur.com/Cyg4GPD.png[/img][/center]
Nous sommes le matin du 7 Septembre 2037, au Zongtong Fu, le palais du Président du Dokusai, Zhen Xiong Li. Alors que la population de Tayan, la capitale, trime déjà depuis des heures sous la chaleur moite de la fin de l'été Dokusaïais, le Président Li vient tout juste de terminer d'enfiler son uniforme militaire, après un réveil difficile.
Depuis quelques temps, le vétéran de deux guerres civiles, Exemple Parmi Les Soldats, Eternel Protecteur Des Dokusaïais, Epée Et Bouclier de la Nation, Honorable et Respecté Président et Généralissime de la République Démocratique du Dokusai, âgé de 72 ans, avait de plus en plus de mal à se lever. Homme d'action et de force, il avait honte de l'admettre mais il se sentait faible, et l'âge commençait à sérieusement se voir sur son visage. Il savait bien qu'il devrait arrêter les femmes, l'alcool, le tabac, la cocaïne et les festins... Mais à quoi bon être Président s'il ne pouvait pas en profiter? Alors Zhen Xiong Li faisait le plus possible pour apprécier sa vie, et advienne que pourra.
En arrivant près de la salle de réunion du Conseil des Ministres, qui se réunissait toutes les semaines, Li entendit des voix s'élever. Il ne comprenait pas distinctement ce qui se disait, son ouïe n'était plus ce qu'elle était, mais il reconnut les deux voix: la première, celle qui s'exprimait dans un mandarin fortement accentué, c'était Seishiro Otoko, le premier ministre Teikophone. Li lui-même le savait, Otoko était un homme détestable, un politicien véreux de la pire espèce, obséquieux avec ses supérieurs, irascible avec ses égaux, tyrannique avec ses subordonnés. Mais Otoko était aussi le principal soutien de Li au sein des élites Teiko de Tayan, et il était loyal et efficace, alors il restait en position. La deuxième voix, la plus forte des deux, et aussi la plus claire, c'était celle du Général Jie Wong, le Ministre de la Défense. Li appréciait Wong, ce dernier lui faisait penser à lui-même, plus jeune. Malheureusement, l'énergique général était souvent en conflit avec le premier ministre, sur une variété de sujets. D'après les quelques mots qu'il parvint à glaner, Li comprit que la querelle d'aujourd'hui portait sur Shizilu, cet îlot au large des Îles Lanbaoshi, que le Jinguo revendiquait.
Arrivant devant la porte, Li fit signe aux deux garde de faction, qui l'ouvrirent en grand afin de laisser entrer le président, qui interrompit la dispute, s'écriant...
[center][img]https://i.imgur.com/cpuwHv4.png[/img][/center]
Zhen Xiong Li: Silence! Wong, Otoko, que signifie ceci?
Voyant et entendant le président entrer, les deux intéressés, ainsi que tous les autres ministres, se mirent immédiatement au garde-à-vous. Otoko, grâce à sa position de Premier Ministre, prit la parole en premier.
[center][img]https://i.imgur.com/gTVDU9c.png[/img][/center]
Seishiro Otoko: Monsieur le Président! Le Général Wong ici présent et moi-même, en attendant votre arrivée afin de pouvoir débuter le conseil des ministres, avions simplement une discussion sur l'attitude à adopter face au Jinguo, depuis le renouvellement de leurs revendications pour Shizilu!
Zhen Xiong Li: Et que préconisez-vous, Otoko?
Seishiro Otoko: Voyez-vous, Monsieur le Président, le Général Wong est partisan de la doctrine irréfléchie de lancer nos forces militaires contre le Jinguo afin de faire valoir une fois pour toute nos revendications, et de mon côté j'argumentais end éfaveur de cette idée car...
Zhen Xiong Li: Vous voulez dire que nos troupes ne pourraient pas vaincre le Jinguo, c'est cela, Seishiro? Doutez-vous de la compétence des braves soldats du Dokusai?
Seishiro Otoko: Au... Aucunement, Monsieur le Président... Mais il faut bien le reconnaître, le Jinguo dispose de l'avantage numérique, et au mieux nous ne ressortirions de ce conflit qu'affaiblis...
[center][img]http://www.chinafile.com/sites/default/files/styles/epsacrop_220x220/public/assets/images/profile/liuminfu.jpg?itok=5wNbBf9v[/img]
[/center]
Jie Wong: Président, si je puis me permettre!
Comme à son habitude, le Général Wong prenait la parole sans attendre de sollicitation. Si pour tout autre ministre, cela aurait signifié la disgrâce, Wong savait que la sympathie que le Général-Président avait pour lui faisait qu'il pouvait se le permettre, et il ne se privait pas d'user de ce privilège, que même le Premier Ministre n'avait pas...
Zhen Xiong Li: Qu'y-a-t-il, Général Wong?
Jie Wong: Le Premier Ministre Otoko ne dit pas toute la vérité dans cette histoire: s'il est vrai qu'il doute de la puissance de notre armée et est ainsi contre l'intervention militaire au Jinguo, il semble qu'il préfère passer sous silence sa propre idée quand à la manière dont nous devrions gérer le problème Jinguois! Il a dit, je cite, que nous devrions "abandonner cet inutile îlot" et nous concentrer sur des problèmes "plus importants"! Plus important que l'intégrité territoriale de notre nation! Qui peut donc se dire Dokusaïais lorsqu'il accepte d'abandonner ses concitoyens aux griffes du Jinguo?
Zhen Xiong Li: Pardon? Otoko, pensez-vous réellement ça?
Seishiro Otoko: Eh bien, je... Il s'agirait de la manière la plus pragmatique de résoudre le conflit, n'est-ce pas, Monsieur le président?
Zhen Xiong Li: La... ? Abandonner notre fierté, l'intégrité de notre Nation, tout ça par ce que le Jinguo le demande? Mais, qu'est-ce que vous croyez, Otoko? Que nous sommes des chiens Teikos à la solde des nations étrangères, qui prostituent leur territoire aux Caskars ? Le Dokusai est fier et indépendant, et... fier... et, oh, indép...
Jie Wong: Président! que se passe-t-il?
En plein milieu de sa phrase, Zhen Xiong Li s'était effondré à genoux en se tenant la poitrine. Entouré par son cercle de ministres, il fut vite dégagé par son équipe médicale personnelle, qui le ramena à sa chambre. Si la santé du Général-Président se dégradait, alors que la situation du Dokusai semblait plus précaire que jamais, alors les années à venir seraient intéressantes, pour le moins...
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Nous sommes le matin du 7 Septembre 2037, au Zongtong Fu, le palais du Président du Dokusai, Zhen Xiong Li. Alors que la population de Tayan, la capitale, trime déjà depuis des heures sous la chaleur moite de la fin de l'été Dokusaïais, le Président Li vient tout juste de terminer d'enfiler son uniforme militaire, après un réveil difficile.
Depuis quelques temps, le vétéran de deux guerres civiles, Exemple Parmi Les Soldats, Eternel Protecteur Des Dokusaïais, Epée Et Bouclier de la Nation, Honorable et Respecté Président et Généralissime de la République Démocratique du Dokusai, âgé de 72 ans, avait de plus en plus de mal à se lever. Homme d'action et de force, il avait honte de l'admettre mais il se sentait faible, et l'âge commençait à sérieusement se voir sur son visage. Il savait bien qu'il devrait arrêter les femmes, l'alcool, le tabac, la cocaïne et les festins... Mais à quoi bon être Président s'il ne pouvait pas en profiter? Alors Zhen Xiong Li faisait le plus possible pour apprécier sa vie, et advienne que pourra.
En arrivant près de la salle de réunion du Conseil des Ministres, qui se réunissait toutes les semaines, Li entendit des voix s'élever. Il ne comprenait pas distinctement ce qui se disait, son ouïe n'était plus ce qu'elle était, mais il reconnut les deux voix: la première, celle qui s'exprimait dans un mandarin fortement accentué, c'était Seishiro Otoko, le premier ministre Teikophone. Li lui-même le savait, Otoko était un homme détestable, un politicien véreux de la pire espèce, obséquieux avec ses supérieurs, irascible avec ses égaux, tyrannique avec ses subordonnés. Mais Otoko était aussi le principal soutien de Li au sein des élites Teiko de Tayan, et il était loyal et efficace, alors il restait en position. La deuxième voix, la plus forte des deux, et aussi la plus claire, c'était celle du Général Jie Wong, le Ministre de la Défense. Li appréciait Wong, ce dernier lui faisait penser à lui-même, plus jeune. Malheureusement, l'énergique général était souvent en conflit avec le premier ministre, sur une variété de sujets. D'après les quelques mots qu'il parvint à glaner, Li comprit que la querelle d'aujourd'hui portait sur Shizilu, cet îlot au large des Îles Lanbaoshi, que le Jinguo revendiquait.
Arrivant devant la porte, Li fit signe aux deux garde de faction, qui l'ouvrirent en grand afin de laisser entrer le président, qui interrompit la dispute, s'écriant...
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Zhen Xiong Li: Silence! Wong, Otoko, que signifie ceci?
Voyant et entendant le président entrer, les deux intéressés, ainsi que tous les autres ministres, se mirent immédiatement au garde-à-vous. Otoko, grâce à sa position de Premier Ministre, prit la parole en premier.
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Seishiro Otoko: Monsieur le Président! Le Général Wong ici présent et moi-même, en attendant votre arrivée afin de pouvoir débuter le conseil des ministres, avions simplement une discussion sur l'attitude à adopter face au Jinguo, depuis le renouvellement de leurs revendications pour Shizilu!
Zhen Xiong Li: Et que préconisez-vous, Otoko?
Seishiro Otoko: Voyez-vous, Monsieur le Président, le Général Wong est partisan de la doctrine irréfléchie de lancer nos forces militaires contre le Jinguo afin de faire valoir une fois pour toute nos revendications, et de mon côté j'argumentais end éfaveur de cette idée car...
Zhen Xiong Li: Vous voulez dire que nos troupes ne pourraient pas vaincre le Jinguo, c'est cela, Seishiro? Doutez-vous de la compétence des braves soldats du Dokusai?
Seishiro Otoko: Au... Aucunement, Monsieur le Président... Mais il faut bien le reconnaître, le Jinguo dispose de l'avantage numérique, et au mieux nous ne ressortirions de ce conflit qu'affaiblis...
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Jie Wong: Président, si je puis me permettre!
Comme à son habitude, le Général Wong prenait la parole sans attendre de sollicitation. Si pour tout autre ministre, cela aurait signifié la disgrâce, Wong savait que la sympathie que le Général-Président avait pour lui faisait qu'il pouvait se le permettre, et il ne se privait pas d'user de ce privilège, que même le Premier Ministre n'avait pas...
Zhen Xiong Li: Qu'y-a-t-il, Général Wong?
Jie Wong: Le Premier Ministre Otoko ne dit pas toute la vérité dans cette histoire: s'il est vrai qu'il doute de la puissance de notre armée et est ainsi contre l'intervention militaire au Jinguo, il semble qu'il préfère passer sous silence sa propre idée quand à la manière dont nous devrions gérer le problème Jinguois! Il a dit, je cite, que nous devrions "abandonner cet inutile îlot" et nous concentrer sur des problèmes "plus importants"! Plus important que l'intégrité territoriale de notre nation! Qui peut donc se dire Dokusaïais lorsqu'il accepte d'abandonner ses concitoyens aux griffes du Jinguo?
Zhen Xiong Li: Pardon? Otoko, pensez-vous réellement ça?
Seishiro Otoko: Eh bien, je... Il s'agirait de la manière la plus pragmatique de résoudre le conflit, n'est-ce pas, Monsieur le président?
Zhen Xiong Li: La... ? Abandonner notre fierté, l'intégrité de notre Nation, tout ça par ce que le Jinguo le demande? Mais, qu'est-ce que vous croyez, Otoko? Que nous sommes des chiens Teikos à la solde des nations étrangères, qui prostituent leur territoire aux Caskars ? Le Dokusai est fier et indépendant, et... fier... et, oh, indép...
Jie Wong: Président! que se passe-t-il?
En plein milieu de sa phrase, Zhen Xiong Li s'était effondré à genoux en se tenant la poitrine. Entouré par son cercle de ministres, il fut vite dégagé par son équipe médicale personnelle, qui le ramena à sa chambre. Si la santé du Général-Président se dégradait, alors que la situation du Dokusai semblait plus précaire que jamais, alors les années à venir seraient intéressantes, pour le moins...