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Posté : mer. nov. 07, 2018 9:11 pm
par Alexei
[justify][center]Presa din Valdâchia
Presse de Valdaquie[/center]
[center][img]https://www.zupimages.net/up/19/38/pvoh.png[/img][/center]
Adevărul ("la Vérité") est le principal journal généraliste de Valdaquie et également le plus vieux quotidien du pays. Fondé en 1878 à Traianopol suite à l'avènement du Royaume de Valdaquie, il se veut rigoureusement apolitique et le plus libre possible sur l'actualité nationale et internationale. Son logotype officiel traduit cette indépendance : un aigle, symbolisant la liberté, remplace la diacritique au-dessus du second "a".
[center][img]https://m.zf.ro/images/logoSlogan.png[/img][/center]
Ziarul Financiar ("le Quotidien financier") est le principal quotidien économique de Valdaquie. Fondé dans les années 1990 sous le nom de "Trei culori" ("Trois couleurs") par des entrepreneurs républicains, il est, depuis cette date, très lu dans les milieux bourgeois, dans la capitale et en Olténie-Targutie plus généralement. Il soutient fermement la démocratie libérale et se revendique a-partisan, malgré ses liens avec le Parti national libéral et l'Union des démocrates et libéraux.
[center][img]https://www.curierulnational.ro/wp-content/uploads/2018/07/curierul-national-big.png[/img][/center]
Curierul Național ("le Courrier national") est un quotidien conservateur, proche de certains cadres de l'aile droite du Parti national libéral, réputé pour ses articles sans concession sur des sujets sensibles (comme l'immigration ou les minorités nationales) et ses tribunes polémiques parfois accordées à des personnalités controversées de la droite, voire de l'extrême-droite. Essentialiste, il défend le monde rural et la "Valdaquie historique", il trouve ainsi un certain écho en Ardélie.
[center][img]https://i.imgur.com/jGnwEbZ.jpg[/img][/center]
Libertatea ("Liberté") est l'un des plus jeunes quotidiens de Valdaquie. Fondé en 2037 lors de l'avènement de la République, le journal - essentiellement présent en ligne - cible particulièrement les jeunes et revendique une liberté de ton flirtant parfois avec la satire. Bien qu'apolitique, il dénonce et critique sans relâche la corruption et l'hypocrisie des partis "traditionnels", et se positionne de facto aux côtés du Parti socialiste et de Force citoyenne.
[center][img]https://i.imgur.com/k1T4vl2.jpg[/img][/center]
Gazeta Sporturilor ("la Gazette des sportifs") est le journal sportif le plus tiré de Valdaquie et résume, sous format hebdomadaire, toutes les actualités sportives du pays. [/justify]
Posté : jeu. nov. 08, 2018 10:59 am
par Alexei
Adevărul
23 juillet 2037
Les premières élections législatives libres prévues pour le mois de décembre
[img]https://i.pinimg.com/originals/90/8a/e3/908ae3cd7eddf7183ebce950acdb03be.jpg[/img]
Avril 2037 : un couple de jeunes valdaques marche sur la Piața Unirii ("Place de l'Union"), saccagée par les affrontements, en tenant le drapeau national sur lequel les armoiries royales ont été découpées.
Après de longs mois d'hésitations et de reculades, le Front de salut national a fixé les élections législatives, très attendues par les Valdaques, au premier décembre, le même jour que la fête de l'Union (célébrant l'union des trois royaumes valdaques).
Radu Portocală, président du Front de salut national a insisté sur l'importance du scrutin à venir au cours de la conférence de presse suivant l'annonce : "ce seront les premières élections réellement libres que notre pays va connaître. Chaque Valdaque a le devoir de se présenter et surtout de voter : car cet élection déterminera le destin de notre démocratie et de notre République". En effet, plus qu'un simple renouvellement anticipé de législature, ces élections permettront surtout d'élire la future Assemblée constituante, qui devrait se réunir en avril 2038. Cette réunion tardive et cette lenteur politique est due aux anciennes institutions royales, très sclérosées, mais aussi du fait d'une volonté de maintenir un consensus politique (au sein du FSN notamment) pour empêcher un parti politique de devenir trop majoritaire et de retomber dans une forme d'autocratie.
Pour autant, le pays ne vit pas, et ne vivra pas sans Constitution pendant un an : le Parlement (Chambre des représentants et Sénat) a élu, quelques jours après la proclamation de la République la Constitution de 1998 (très démocratique) comme loi suprême, renforcée par d'autres lois constitutionnelles.
Mais alors que pourraient donner ces élections ?
L'énigme est kafkaïenne pour les différents experts et politologues qui peinent à s'accorder sur un pronostic, encore plus à l'échelle nationale. Si le Parti national libéral (PNL) est donné largement vainqueur dans les campagnes d'Ardélie, le mystère plane en Olténie, où l'Union des démocrates et des libéraux arriverait en tête, suivi de très près par le Parti national libéral aussi, et le Parti socialiste dans une moindre mesure. Ces prévisions sont régulièrement contredites : Sergiu Chelariu, politologue, estime quant-à-lui que la plus grande surprise pourrait venir du Parti communiste d'Unité prolétarienne "séduisant non plus seulement les ouvriers, mais de plus en plus les paysans, et même des soldats et des commerçants !"
Le parti de Vasile Tudor (âgé seulement de 31 ans) a de grandes chances de devenir la seconde force politique du pays au soir du 1er décembre, à la condition qu'il conserve la Dobrogévie (qui lui est déjà acquise) et qu'il parvienne à s'implanter plus solidement dans les autres régions.
Face à ce pronostic, des élus du PNL (Parti national libéral) se sont emportés dans les journaux et à la télévision, clamant que le communisme est un danger pour la toute jeune démocratie valdaque. La critique la plus véhémente vient de Călin Udrea lui-même, président du PNL, et Ministre de l'Intérieur, dont les paroles sont teintées de menaces : "Comment les communistes ont pu dégagé la Dobrogévie des royalistes à eux seuls à votre avis ? Je ne vais rien apprendre à personne, mais il faut être aveugle pour ne pas voir que les Milices """autonomes""" sont téléguidées par le PCUP, en plus d'être sur-armées. Elles représentent une menace pour notre République que je ne laisserai pas courir". Teodora Maurer, elle aussi membre du FSN en tant que Ministre de la Culture a réagi ironiquement à cette déclaration, en précisant que les Milices autonomes possédaient également la bombe nucléaire.
Les élections du premier décembre promettent donc d'être un moment fort pour notre République, d'autant que des nouveaux partis ont été autorisés à se constituer et à se présenter. Peu importe l'issue, ces toutes premières élections détermineront le destin de la Valdaquie.
Posté : sam. nov. 10, 2018 1:11 pm
par Alexei
Scînteia !
30 juillet 2037
Réforme agraire : Un nouveau camouflet pour la paysannerie ?
[center][img]http://static1.mbtfiles.co.uk/media/docs/newdocs/gcse/history/modern_world_history/russia_ussr_1905_1941/951405/html/images/image01.jpg[/img]
Image insoutenable et pourtant courante dans les campagnes valdaques : où les petits paysans sont littéralement affamés par les grands exploitants.[/center]
La Valdaquie est le 18ème pays le plus grand du monde.
La Valdaquie possède un territoire mesurant 565 157,05 km² (soit 56 515 705 d'hectares).
Sur ces 56 millions d'hectares, plus de 30 millions servent à l'agriculture et à l'élevage, qui est encore aujourd'hui l'activité de 50% de la population valdaque, soit, 20 millions de personnes. Ainsi, en toute logique, chaque famille paysanne devrait pouvoir posséder au moins 1 hectare, grâce auquel elle pourrait subsister à ses besoins, et à ceux de l'ensemble du peuple valdaque, grâce à une terre très fertile et très riche, et avec la possibilité de travailler collectivement. Or, pendant toute l'histoire valdaque, jamais cette équation -pourtant simple- ne s'est posée, et elle ne s'est pas non plus posée pour les concepteurs de la réforme agraire apparemment.
En effet, avant la Révolution d'avril, les campagnes étaient écrasées par des comtes, seigneurs et autres nobles, qui se gavaient sans vergogne des produits plantés et cultivés par des travailleurs qui, eux, n'avaient presque plus rien à manger après le passage des percepteurs. Cela avait mené, notamment au début du XXième siècle, à de nombreuses jacqueries (révoltes paysannes) qui ont été presque à chaque fois écrasées dans le sang, mais dont certaines ont mené à des réformes on ne peut plus progressistes, comme l'abolition du servage en 1908, ayant coûté la vie à plus de 3 000 paysans révoltés, mais qui ont alors fait plané une menace immense sur le Roi et sa troupe : la famine, et la généralisation de la révolte. La paysannerie, bien que discrète sur le plan politique et très traditionnaliste porte en elle "une rage et une force admirables, que personne ne doit sous-estimer", avait déclaré le camarade Vasile Tudor. Ces mots auraient dû être mieux pris au sérieux par le Front de salut national qui a pondu, après 3 mois tout de même, la réforme agraire la plus inutile et la plus inégalitaire que la Valdaquie ait connu.
Cette réforme, extrêmement attendue par l'ensemble du peuple valdaque (car la survie d'une forme de féodalisme dans les campagnes désorganise le ravitaillement des villes), a été prise par une série d'ordonnances, et le contenu de celle-ci risque de ne pas plaire à la majorité de nos camarades paysans : en plus de maintenir les exploitations personnelles des anciens nobles (qui seront vendues afin de faire rentrer de l'argent dans les caisses de l'Etat, et non redistribuées), le redécoupage des terres (découpées à l'origine par les autorités royales) n'a rien de décisif, voir aggrave les inégalités dans certains endroits. Dans le județ de Nasâud, par exemple, l'absurdité a été poussée jusqu'à attribuer officiellement la propriété de 10 hectares à un éleveur de poules, tandis qu'un éleveur de boeufs n'en a reçu que 0,8. Sans surprise donc, les plaintes affluent, mais avec la lenteur de la ""nouvelle"" administration, la situation risque d'être bloquée pendant un bon moment.
C'est alors qu'un phénomène réjouissant s'est produit. Dans certains județe, les paysans se sont regroupés, en balayant de la main la réforme agraire, dans un début de structures collectivistes : des conseils paysans (sfaturi țaraniilor), à l'image de leurs camarades en Dobrogévie, s'attirant les foudres des autorités locales et des bourgeois ayant acheté les terres en vente. Ces conseils exigent immédiatement une nouvelle réforme agraire qui serait décidée "par et pour les paysans", selon leurs termes, et ont organisé des manifestations, à Aradeș, Prahova et Vaslui par exemple. Devant cette situation, le FSN a promis que des modifications seraient apportées aux ordonnances, mais que certains articles, comme la vente des anciennes terres de la noblesse.
Nous ne pouvons que saluer la détermination de la paysannerie et l'encourager à poursuivre sa lutte, et à se regrouper en sfaturi. Le Parti a d'ailleurs apporté officiellement son soutien aux "camarades qui luttent pour la justice et l'égalité dans les campagnes", par la voix du camarade secrétaire-général, Vasile Tudor.
Posté : dim. nov. 11, 2018 4:52 pm
par Alexei
Trei Culori
03 Août 2037
Pourquoi privatiser l'économie est nécessaire
[center][img]http://www.portfolios.ro/proiecte/big/bucharest-tower-center_9152114150811131.jpg[/img]
Le "Tower Center international" d'Albarea, plus grand centre d'affaires du pays, et quatrième plus haute construction du pays[/center]
Nous, y sommes le premier [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1326&t=17135&p=344485#p344485]rapport annuel économique (partiel)[/url] vient tout juste de tomber. Et déjà, nos amis du Parti communiste tirent la sonnette d'alarme quant aux chiffres (alarmants, certes) du chômage, mais cela est-il justifié ?
Nos "camarades" du PCUP ne sont sans doute pas sans savoir qu'une Révolution démocratique a balayé le Roi et le paradigme économique semi-féodaliste qui régissait notre économie jusqu'au printemps de cette année. Ils ne sont pas sans savoir, eux qui veulent changer les sociétés en profondeur et qui inventent des modèles économiques soit-disant novateurs, que la transition vers un nouveau système économique ne peut pas se faire dans le calme et la douceur. Or, c'est pile ce qui est en train de se passer aujourd'hui en Valdaquie : du système corporatiste et féodal est en train de naître l'économie du XXIème siècle : libre et de marché. Cela est bien entendu la cause principale de l'augmentation du chômage et du développement de l'économie souterraine (avec la prostitution notamment), le chaos découlant de la Révolution ayant mis un certain nombre de salariés sur le carreau.
Mais, à l'inverse du PC qui vocifère sans proposer de mesure concrète, l'Union des démocrates-libéraux et le Parti national libéral s'affairent à mettre sur pied des mesures concrètes pour faire entrer notre économie dans le XXIème siècle.
La privatisation des grands groupes en est l'axe principal. Très critiquée par le PCUP et les "conseils ouvriers et paysans" qu'il pilote, elle vise à mettre fin progressivement (il est important de le souligner) au monopole économique des anciennes grandes corporations royales, qui tuaient jusqu'alors toute initiative privée dans l'oeuf. En laissant des acteurs privés diriger ces grandes entreprises, en les ouvrant aux investissements étrangers et à la concurrence internationale, la Valdaquie pourra tirer son épingle du jeu dans les domaines où elle excelle : le minage et la production de cuivre, où notre pays est déjà le leader à l'échelle du monde.
Cette privatisation devrait, logiquement, s'accompagner de partenariats avec l'étranger : comme avec le Karmalistan, par exemple, qui est également très richement pourvu en ressources minières ainsi qu'en autres matières premières qui seront essentielles au développement de notre industrie qui emploie 8 millions des actifs (soit 30 à 40% des travailleurs valdaques). L'agriculture aussi ne sera pas en reste, puisque notre sol, extrêmement fertile, nous donne largement de quoi exporter. Même si la dernière réforme agraire contenait certaines erreurs, le gouvernement provisoire en a tenu compte et des décrets rectificatifs devraient corriger cette situation. Les paysans n'ont donc pas de quoi s'alarmer.
Enfin, notre législation sur le travail devra nécessairement être revue : très archaïque, elle consacrait néanmoins un protectionnisme superflu à l'égard des salariés, qui faisait peser des taxes trop coûteuses sur les entreprises et qui sont les véritables freins à l'embauche, n'en déplaise à nos paléo-bolcheviques du PCUP.
À l'approche des élections législatives, il est regrettable qu'une partie du peuple préfère croire aux inepties de ces populistes au lieu d'appuyer les réformes nécessaires pour propulser notre pays au XXIème siècle. Néanmoins, aucune inquiétude ne parcourt le FSN : les prochains résultats économiques devraient donner tort au Parti communiste, dont la popularité finira par retomber comme un soufflé.
Posté : lun. nov. 12, 2018 3:51 pm
par Alexei
Adevărul
08 Août 2037
Petru Ursachi élu à la tête du Parti national libéral
[img]https://www.courrierinternational.com/sites/ci_master/files/styles/image_original_765/public/assets/images//illustrations/article/2011/03/0803-Hashim-Thaci-A.jpg?itok=XEA-_VcD[/img]
Hier s'est tenu le XIIIème Congrès du Parti national libéral (PNL) à Albarea. Actuellement majoritaire au sein du gouvernement provisoire et au Parlement, le PNL a toutefois perdu nombre de ses soutiens suite à son installation au pouvoir, et ses premières mesures très controversées pour certaines, à l'image de la réforme agraire, vivement combattue par le PCUP (ainsi qu'une fange du Parti socialiste valdaque). Aussi, la direction "vieillissante" (pour reprendre les mots de son ancien leader, Călin Udrea, également ministre des Affaires intérieures) du parti a souhaité se renouveler et apporter une nouvelle jeunesse à la première formation du pays, incarnée par l'entrepreneur Petru Ursachi (prononcé "Oursaki").
Né à dans le petit village de Fierbinți, près de Dorohoi, en 1990, Petru Ursachi est issu d'une famille paysanne pauvre d'Olténie, aux origines tziganes. Très rapidement, il décide de quitter la ferme familiale à 16 ans pour travailler dans les mines de Dobrogévie, où il est rapidement remarqué par ses contremaîtres pour son ardeur et son excellent travail (ses collègues diront, dans un trait d'humour, que "ses gènes de roms le faisaient sentir où était le cuivre"). Quelques années plus tard, à 25 ans, et malgré ses origines paysannes, il est nommé à la tête de la mine de Vaslui, où il travaillait depuis ses 16 ans, chose rare sous la monarchie pour quelqu'un issu d'une famille paysanne modeste. Mais son ascension ne s'arrête pas là, ayant parvenu à doubler le rendement, il est nommé le patron de son entreprise : Valdaforaj, qui devient le leader de l'extraction minière en Valdaquie -et qui l'est toujours aujourd'hui-. Adhérant au Parti national libéral en 2033, Petru Ursachi se définit comme "libéral, chrétien et anticommuniste", et participe à la Révolution d'avril, notamment à Cernavoda (plus grand port du pays), dont il dirige la section locale du PNL. Devenu très populaire au sein de sa formation politique, et présenté comme un "exemple" pour les entrepreneurs valdaques, il a été élu hier Président du Parti national libéral. À la tête de presque toutes les mines valdaques, et millionnaire il est surnommé le "Roi du cuivre".
Lors de son discours, Petru Ursachi n'a pas voilé ses ambitions présidentielles : "je vous remercie de la confiance que vous m'avez accordé, et je vous promets, que je deviendrai le premier Président de la République de Valdaquie" a-t-il annoncé directement. Le nouveau leader du PNL ne s'est néanmoins pas trop étalé sur la stratégie de son parti pour les élections législatives à venir, et a simplement fait part de son ambition de "redonner à la Valdaquie la puissance qu'elle mérite, tout en ouvrant notre pays aux investissements étrangers qui nous font cruellement défaut". Il s'est également fendu d'une attaque frontale envers le PCUP :
[quote]"[...] les paléo-bolcheviques du Parti communiste veulent maintenir notre pays au Moyen-Âge, arracher nos racines chrétiennes et assassiner quiconque n'est pas d'accord avec leur vision bornée et utopiste du monde. Cela ne passera pas, et nous n'hésiterons pas à répliquer si ces barbares sur-armés s'en prennent à notre démocratie"
Petru Ursachi,président du Parti national-libéral[/quote]
Posté : mer. nov. 14, 2018 9:46 pm
par Alexei
Revue de presse
12 Août 2037
[img]https://www.telegraph.co.uk/content/dam/formula-1/2017/07/29/TELEMMGLPICT000136065631_trans_NvBQzQNjv4Bq6sl0PMcqPKYfYzP4XwNXrlED4oeVbaHkve8iDD28IbU.jpeg?imwidth=450[/img]
Adevărul - violent accrochage entre miliciens communistes et policiers :
- À Vrancea (Dobrogévie), une patrouille de la poliția et la milice locale sont entrées en confrontation après que les fonctionnaires de police aient demandé à contrôler l'identité des miliciens armés.
- Devant le refus des miliciens d'obtempérer, le ton est rapidement monté, chacun ayant appelé du renfort, les deux groupes en sont venus aux mains, les miliciens étant au nombre d'une douzaine contre sept policiers ont rapidement pris l'avantage.
- Rapidement surpassés, cinq policiers souffrent de multiples blessures légères, deux autres ont dû être hospitalisés en urgence, tandis que quatre miliciens n'auraient été que légèrement blessés.
Trei culori - la tension monte en Dobrogévie :
- L'incident de Vrancea reflète une montée croissante de la tension entre les autorités républicaines et les paramilitaires communistes, qui échappent à tout contrôle législatif et officiel en général.
- Les deux camps étant tout deux lourdement armés, il est miraculeux que la situation n'ait pas dégénérée plus, notamment grâce à l'intervention de civils, qui ont réussi à séparer les deux groupes qui sont repartis chacuns de leur côté.
- L'Union des démocrates et libéraux (UDL) a condamné cette rixe et espère que des mesures seront prises pour "normaliser" la situation en Dobrogévie, contrôlée par le Parti communiste d'Unité prolétarienne.
Valdâchia Libera - Petru Ursachi demande le désarmement et la dissolution des "Milices autonomes" :
- Le nouveau président du PNL a déclaré, dans un communiqué, que la situation de double-pouvoir (celui de l'Etat et du PCUP) en Dobrogévie était inacceptable. "La révolution étant terminée depuis bientôt cinq mois, il est aujourd'hui inacceptable de voir des groupes fanatiques illégaux et armés s'en prendre impunément aux forces de l'ordre".
- Petru Ursachi, et l'ensemble du Parti national libéral, ont demandé que des sanctions exemplaires soient prises contre les miliciens responsables, tout en appelant le Parti communiste à encourager la dissolution de ces groupes "qui lui sont liés de facto" et à faire avancer la démocratie valdaque.
Scînteia - Les bourgeois et les réactionnaires, main dans la main contre la volonté du peuple valdaque :
- Bien que l'existence des Milices autonomes ne soit prévue par aucun texte, celle-ci découle de la volonté du peuple, et du peuple seul, qui les ont composé spontanément pour lutter contre le roi et ses sbires. Malheureusement, ces mêmes sbires font encore partie de la poliția malgré leurs crimes contre le peuple et le changement de régime.
- Le camarade Vasile Tudor, secrétaire-général du Parti communiste d'Unité prolétarienne, a appelé à une refonte complète des effectifs de la police et à l'emprisonnement de tous les officiers de l'ancienne police royale, encore en poste aujourd'hui. "À ce moment-là, nous pourrons discuter des Milices autonomes" a-t-il ajouté.
- En outre, des témoignages envoyés par des citoyens de Vrancea, ville où s'est déroulé "l'incident", ont rapporté que les policiers étaient en état d'ébriété à ce moment-là, et qu'ils ont volontairement agressé les miliciens se trouvant sur leur route.
Posté : sam. nov. 17, 2018 6:14 pm
par Alexei
Adevărul
21 Août 2037
La Valdaquie renoue avec le "cousin" bykove !
[img]https://www.sixt.com/fileadmin/files/global/user_upload/pictures-city-page/saint-petersburg-city-page-1.jpg[/img]
Dans le cadre de son ouverture au monde, les autorités valdaques ont tourné avant tout leur regard vers l'Est : Les Valvatides, le Liang (avec lequel les négociations sont en cours), mais surtout le Bykova, considéré comme un proche "cousin" de la Valdaquie, de par l'histoire commune qui lie les deux nations.
Et si les cousins valdaque et bykove ne sont pas des "frères", c'est d'abord parce qu'ils n'ont totalement le même sang. La Valdaquie, bien que située dans une aire géographique majoritairement slave, est un pays avant tout latin. Elle s'est néanmoins démarquée de ses "frères" ouest-dytoliens, dont elle est géographiquement trop éloignée, et a subi de grandes influences slaves dans sa culture et ses mentalités. Ainsi, le valdaque compte de nombreux mots d'origine slave : "je taime", par exemple, se dit "te iubesc", la racine du mot ("iub") renvoyant directement à la racine bykove "lioub". C'est pour cela que certains étrangers, lorsqu'ils entendent du valdaque pour la première fois, ont l'impression d'entendre "du lébirien prononcé avec un accent bykove", ou pensent encore carrément que la Valdaquie est un pays slave.
Cette influence culturelle et cette histoire commune avec le monde slave a été imposé par la force des choses : située à un point stratégique entre la Marquésie, la Dytolie centrale, voir la Natolique, la Valdaquie a subi de nombreuses invasions ou migrations, slaves, magyares, turciques, et même germaniques en Ardélie. Plus concrètement, lorsque l'Olténie était occupée par les Turcs et que l'Ardélie et la Dobrogévie étaient des vassaux de ces-derniers, les Slaves de Bykova ont soutenu l'indépendance des trois royaumes, et l'expulsion de l'envahisseur musulman. Car, à l'instar de ses nombreux voisins slaves, la Valdaquie est chrétienne orthodoxe, longtemps rattachée au Patriarcat arcadien. Le Bykova et la Valdaquie ont donc eu des relations privilégiées pendant des siècles, avant finalement de se séparer, par la chute du Tsar d'un côté, et la montée en puissance du roi de l'autre.
La reprise de contact avec ce cousin était donc totalement justifiée après la Révolution : la délégation bykove a ainsi été accueillie en grandes pompes à Albarea, par le Ministre des Affaires extérieures ainsi que quelques chefs d'entreprise. Après deux jours de pourparlers, un traité a été rédigé et ratifié, faisant de Bykova le premier fournisseur de pétrole et de gaz de la Valdaquie, qui, elle, fournirait du cuivre, des diamants ainsi que du vin et du tabac à ce pays socialiste. Bien que reconnaissant l'importance historique des relations bykovo-valdaques, les dirigeants du Parti national libéral ont regretté que le Ministère des Affaires extérieures se tourne, une fois de plus, vers un pays communiste, craignant une "subversion bykovo-westraite au profit des communistes" pour les plus radicaux. Ionuț Pădurariu, le Ministre en question -issu des démocrate-libéraux-, a rappelé qu'un traité avait également été conclu avec les Valvatides et qu'un autre était en préparation avec le Liang, "qui sont, vous en conviendrez, assez éloignés du Westrait et de Bykova idéologiquement", a-t-il souris. De surcroît, à la grande déception des plus droitistes du PNL, le chef de la diplomatie valdaque, a déclaré qu'"aucun rapprochement avec les monarchies nationalistes de l'Ouest n'était à l'ordre du jour".
En effet, les Valdaques jugent ce type de régime, existant au Lagac'hann par exemple, "totalement arriéré" et "hypocrite", pour avoir vécu dedans pendant des siècles.
Posté : mar. nov. 20, 2018 10:56 am
par Alexei
Adevărul
29 Août 2037
Mais que se passe-t-il en Dobrogévie ?
[center][img]https://histoireetsociete.files.wordpress.com/2014/08/013.jpg[/img]
"Miliciens autonomes" dans les rues de Traianopol, ayant totalement supplanté la police dans ce bastion révolutionnaire[/center]
Bien que la Révolution soit terminée depuis bientôt cinq mois, la tension n'est pas redescendue entre les factions l'ayant menée. D'un côté, au Sud et à l'Ouest (Olténie et Ardélie), les démocrates-libéraux alliés aux conservateurs, de l'autre, à l'Est et au Nord (Dobrogévie + Munténie -une partie de l'Olténie-), ce sont les communistes du PCUP, ayant mené une guérilla dans ces régions depuis le début des années 2030 qui se sont rapidement imposés, autour de leur chef : le charismatique Vasile Tudor, secrétaire-général du parti. À la proclamation de la République, ces "alliés de circonstance" ont décidé de former une "union sacrée" au sein du Front de salut national (gouvernement provisoire), avec pour objectif de poser les bases d'une démocratie solide. Mais, depuis, le début de l'été, cette entente et cette coexistence pacifique entre la Dobrogévie tenue par les communistes et le reste du pays, sous l'influence des libéraux, sont de plus en plus fragiles.
À Traianopol
Deuxième ville du pays en terme de population, elle est le second plus grand pôle industriel et économique du pays, du fait de sa proximité directe avec les mines de cuivre faisant la richesse de la Valdaquie. Depuis le renversement des autorités royales de la région, le peuple a élu, avec 82% des voix, Sergiu Prepeliuc à la tête du nouveau "conseil populaire" de Traianopol, formé par les travailleurs de la ville. Le nouveau commissaire-exécutif du conseil populaire (équivalent de maire) a rapidement mis en place une politique d'expropriation de la noblesse, ainsi qu'une lutte féroce contre la prostitution et l'économie souterraine en général, qui gangrènent l'économie valdaque. Cela s'est avéré fructueux, puisque la deuxième ville du pays connaît un chômage beaucoup moins élevé que les autres (notamment grâce à la prise des anciennes entreprises bourgeoises par les travailleurs eux-mêmes), et une plus grande sécurité, alors que la police "officielle" a déserté la ville au profit des milices formées directement par le peuple. Sergiu Prepeliuc a déclaré : "À Traianopol et dans toute la Dobrogévie, nous souhaitons réellement donner la parole au peuple et mener des expériences socialistes. [...] Nous ne croyons pas en la démocratie bourgeoise et corrompue qu'ils veulent instaurer à Albarea, où les patrons et exploiteurs se substituent à la noblesse".
Cette position du commissaire a été (et est toujours) vivement critiquée par les autorités nationales, bien que celles-ci ne puissent rien faire dans le cadre du consensus PCUP-PNL-UDL-PSV ainsi qu'en l'absence de Constitution. Ainsi, bien que la Dobrogévie continue de participer à l'économie valdaque (dont elle est même le pilier en termes d'industrie), elle est, de facto, une entité semi-autonome.
Les milices autonomes
Constituées spontanément par des ouvriers, paysans, policiers et militaires dobrogèves pendant la Révolution, elles assument aujourd'hui le rôle de maintien de l'ordre dans les villes. Bien que non-partisanes originellement, elles sont situées traditionnellement à gauche, et les autorités locales tendent à normaliser leur situation. C'est le cas à Iașov notamment, où le conseil populaire (calqué sur celui de Traianopol) les a appelé à se dissoudre dans la force militaire officielle du Parti communiste d'Unité du prolétariat : la Garde rouge populaire (GRP), beaucoup mieux équipée et entraînée du fait de la guérilla qu'elle a mené pendant sept ans, dont l'objectif officiel est de "défendre la Dobrogévie contre toute résurgence royaliste contre-révolutionnaire". Cette force, dont les estimations quant à ses effectifs sont variables et incertaines, serait composée d'environ 40 000 hommes et femmes (dont beaucoup d'anciens militaires), et est vue comme un danger à Albarea, qui demande régulièrement sa dissolution. Avec l'incorporation progressive des milices autonomes en son sein, elle pourrait atteindre 60 000 combattants à terme, et mettre en difficulté l'Armée valdaque, puissante mais demeurant fortement désorganisée, en cas de conflit ouvert avec l'Etat.
Cependant, et malgré quelques incidents, les milices autonomes/GRP arrivent à coexister dans les autres localités de Dobrogévie avec la police et la gendarmerie, il arrive même parfois qu'elles collaborent dans des affaires criminelles.
Du point de vue économique
Le conseil populaire régional de Dobrogévie (dont la légitimité est remise en cause par le FSN) s'est opposé dès le début à la vague de privatisations annoncée en juillet. Dans une délibération, celui-ci a même signifié : "nous nous refusons catégoriquement à mettre en oeuvre, et ce avec le soutien des conseils populaires municipaux, toute mesure du gouvernement provisoire n'ayant pas été validée expressément par les citoyens valdaques". Ainsi, les entreprises dont l'Etat a ouvert la vente ont tout simplement été récupérées par leurs ouvriers, qui y ont établi un modèle proche de l'autogestion (exception faite pour les plus grosses entreprises, qui ont été "temporairement" rattachées aux autorités régionales de Dobrogévie). Pour l'agriculture, la réforme agraire, elle aussi votée en juillet et jugée profondément injuste par une grande partie du peuple, est tout bonnement passée à la trappe, la Commission populaire à l'Agriculture (rattachée au Conseil populaire régional) ayant élaboré sa propre réforme agraire, qui a mieux pris en compte les aspirations des paysans, tout en ouvrant la possibilité à ceux-ci de travailler dans des colhozuri -fermes collectives- (en mettant en commun les tracteurs par exemple) pour augmenter leur rendement. Pour l'heure, il est encore trop tôt pour dire si ce pari des communistes a fonctionné, mais de nombreux économistes -même anticommunistes- s'accordent pour dire que ce modèle serait bénéfique pour relancer l'agriculture valdaque.
Du point de vue politique
Politiquement donc, la Dobrogévie a tous les attributs d'une région (voir un Etat) autonome : Parlement (conseils populaires municipaux et régionaux), gouvernement (Commissions populaires) et armée (milices autonomes + Garde rouge populaire). Cet état de fait est extrêmement critiqué à Albarea, certains accusants les communistes de séparatisme, alors que, paradoxalement, les forces de l'ordre "officielles", restreignent les déplacements de citoyens vers ce bastion communiste ; la limite purement géographique séparant l'Olténie et la Dobrogévie ressemblant à s'y méprendre à une véritable frontière (dispositif de sécurité élevé, tours de guêt, etc.). Et si Vasile Tudor ne dispose d'aucun poste officiel au sein de la région, il n'en reste pas moins que son influence est très forte, et toutes les grandes villes sont dirigées par le Parti communiste.
Ce dernier dispose donc d'un levier économique et politique extrêmement fort sur le FSN, dont la réponse au développement d'administrations locales autonomes de celui-ci, ne peut que se limiter à des protestations, la perte de la Dobrogévie provoquerait en effet un cataclysme économique pour l'ensemble du pays. Celui-ci est donc dans une optique d'endiguement du communisme, dont les idées commencent à s'étendre aux campagnes pauvres d'Ardélie et aux autres bassins industriels. Nous sommes donc face à un véritable conflit larvé entre deux modèles, émaillé d'incidents ne faisant qu'augmenter des tensions déjà fortes, qui auraient des conséquences catastrophiques si elles débouchaient sur une guerre civile entre le Nord communiste, et le Sud libéral.
Posté : jeu. nov. 22, 2018 9:43 am
par Alexei
Scînteia !
05 septembre 2037
Sans socialisme, pas de renaissance scientifique !
[center][img]http://www.umfiasi.ro/admitere/PublishingImages/UMF_seara.jpg[/img]
L'Université de médecine Grigore Popa de Iașov (Dobrogévie), anciennement l'une des meilleures de Valdaquie[/center]
À l'approche de la rentrée universitaire prévue, comme d'habitude, en octobre, un [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1298&t=16898&p=344815#p344815]constat extrêmement inquiétant a été dressé par des organisations non-gouvernementales étrangères[/url], montrant ainsi aux yeux du monde les problèmes que la Valdaquie traverse dans le domaine de la médecine. Le représentant du Syndicat indépendant des médecins valdaques, Sergiu Morandici a même été [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1298&t=16814&p=344814#p344814]interviewé par la télévision aiglantine[/url], d'où il a brossé un tableau extrêmement préoccupant sur l'organisation des hôpitaux en Valdaquie, ainsi que le manque de personnel pour assurer un fonctionnement correct de ceux-ci.
Historiquement l'une des pionnières dans le domaine de la science et de la médecine, la Valdaquie n'est aujourd'hui plus que l'ombre d'elle-même. Et qui cela étonne-t-il ? Après la relative démocratisation de la vie publique et des institutions des années 1990, le pays est retombé sous la coupe du roi et de sa tyrannie totalement arbitraire et mégalomane. C'est à cette période que "l'âge d'or" scientifique a brusquement pris fin, avec des coupes budgétaires drastiques dans le domaine de la santé, et des réductions de personnels, pérennisées par un numerus clausus économique inacceptable imposé aux universités valdaques. Depuis trente ans, donc, les hôpitaux nationaux fonctionnent a minima : les infirmiers et médecins sont trop peu nombreux pour faire face à des malades qu'ils ne peuvent guérir avec une production de médicaments totalement insuffisante (l'entreprise publique Valdafarma peinant à suivre), qui était presque réservée aux élites. Résultat des courses : une espérance de vie en recul (de 71 ans, nous sommes passés à 64 ans !) et la réapparition de certaines maladies d'un autre âge en certains endroits (plusieurs mineurs dobrogèves ayant contracté la tuberculose en l'absence de vaccin).
Et malgré l'urgence de la situation, il semblerait que cela passe totalement au-dessus de la tête du FSN, qui s'est enfermé dans un mutisme intolérable lors de sa dernière conférence de presse, un jour après la sortie du fameux rapport aiglantin. Le Ministre de la Santé, Albert Neagu -qui est un ancien chef d'entreprise et qui ne semble rien connaître à la médecine, rappelons-le- s'est contenté de promettre des mesurettes sans effet, comme d'augmenter le budget de Valfarma. Il est sûr que donner quelques millions de plus à une entreprise inefficace permettra de mieux former les médecins de demain, qui n'apprennent rien à l'université et qui se retrouveront au chômage !
En Dobrogévie, néanmoins, le socialisme vient apporter des solutions. Nos camarades des conseils populaires municipaux et départementaux -véritables représentants du peuple- ont décidé d'allouer la majeure partie des richesses (re)prise à la noblesse et à leurs laquais bourgeois pour rénover les hôpitaux, et embaucher de nouveaux travailleurs dans les centres de la région. Certains au sein de ces sfături (conseils) ont proposé de même mettre fin à l'injuste numerus clausus économique, empêchant les étudiants pauvres d'étudier la médecine, que nous évoquions plus haut. Par ailleurs, le camarade gastro-entérologue Sergiu Marandici a répondu positivement à l'invitation de l'Université Grigore Popa de Iașov, dans laquelle il dispensera des cours le mois prochain.
Les solutions restent donc les mêmes, et sont d'une simplicité déconcertante pour quiconque essaye de se pencher sur le problème. Ce n'est pas le cas du gouvernement provisoire bourgeois, qui se montre une nouvelle fois totalement déconnecté des préoccupations du peuple, du haut de sa tour d'ivoire. Alors que ses priorités semblent être la privatisation de l'économie et la construction d'un capitalisme financier basé sur l'injustice et la spoliation des travailleurs, les hôpitaux valdaques deviennent des mouroirs. Les travailleurs de la santé étant prisonniers de leur rôle primordial pour la société, ils ne peuvent ainsi faire grève et dénoncer leurs conditions de travail déplorables.
Cependant, les patrons et les gangsters qui peuplent les sommets de l'Etat et qui se baignent littéralement dans les richesses -qu'ils ont volé à la noblesse en avril, et qu'elle-même a volé au peuple valdaque- feraient mieux de craindre la tempête qui s'annonce et qui s'abattra sur eux dans à peine un mois si ils persistent dans leur guerre contre le peuple. Les étudiants valdaques, assoiffés de démocratie et de justice pourraient bien décider d'exprimer rapidement une colère retenue depuis des années, renforcée par les désillusions qu'ils essuient depuis cinq mois.
Posté : ven. nov. 23, 2018 5:59 pm
par Alexei
Scînteia !
09 septembre 2037
Les mineurs de Călărești cherchent à mettre au point de nouvelles méthodes de forage
[img]https://static01.nyt.com/images/2008/08/06/business/06mine-span-600.jpg[/img]
[quote]"Le domaine de la liberté commence là où s'arrête le travail déterminé par la nécessité", Karl Marx[/quote]
Cet adage, qui s'est avéré particulièrement exact à travers l'histoire, a été remis au goût du jour par les mineurs de Călărești, en Dobrogévie. Ceux-ci, après la révolution d'avril, ont vu leurs contremaîtres et patrons déserter, par crainte d'être condamnés pour leurs liens avec les autorités royalistes, mais aussi (de manière plus officieuse) pour le calvaire qu'ils faisaient subir à leurs employés : menaces, cadences infernales, et même violences physiques.
Les travailleurs (un peu plus de 5 000) ont saisi l'opportunité de reprendre leur destin en main : en décidant, après une assemblée générale, d'administrer collectivement leur lieu de travail (qui appartenait auparavant à la grande compagnie minière Sidva). À peine cinq mois après cette décision, qui a été suivie dans de nombreuses autres mines de Dobrogévie, la mine de cuivre de Călărești est l'une des plus rentables du Nord de la Dobrogévie, et celle-ci a pu recruter d'autres ouvriers (venant parfois de mines d'Ardélie, contrôlée par les grandes entreprises bourgeoises, mais séduits par la démocratie et l'autogestion mise en place de facto en Drobrogévie), tout en modernisant son matériel. Cette modernisation passe aujourd'hui par une recherche de nouveaux moyens de forage, plus modernes et moins pénibles pour les mineurs. C'est ainsi que ces derniers ont lancé un appel à des ingénieurs dobrogèves pour les aider dans ce domaine.
Et c'est apparemment un pari en voie de réussir, puisqu'une dizaine d'ingénieurs, certains très qualifiés, ont décidé de se réunir dans ce dessein, et sont actuellement en train de concevoir de nouvelles foreuses beaucoup plus performantes et faciles à manier par les ouvriers. Tout en sachant que la conception définitive de ces nouveaux engins prendra du temps (au moins 6 mois), le Conseil populaire régional de Dobrogévie a salué cette initiative, et a même accordé un financement au projet, tout en promettant "une diffusion de ces futurs outils aux autres coopératives minières de la région".
De son côté, le gouvernement "central" est resté totalement muet quant à ce projet. Les mineurs de Călărești ont regretté cette "attitude de gamin" -selon leurs propres mots-, en plus d'être "inutile et d'accentuer le clivage Nord-Sud". Toujours est-il que la Dobrogévie, et son "paléo-bolchevisme" tant critiqué à Albarea, demeurent largement plus avancés technologiquement et populaires que la "mafiocratie" du PNL.