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Posté : ven. août 03, 2018 10:07 pm
par Leraptopes
[center][URL=https://www.casimages.com/i/180803115302143401.png.html][IMG]https://nsa39.casimages.com/img/2018/08/03/180803115302143401.png[/IMG][/URL]
█ █ █ █ ███████ Mairie de Balthazard ███████ █ █ █ █
Temple Särkäny, bureaux de la Municipalité de Balthazard,
siège du Gouvernement et bureau présidentiel.
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[center][URL=https://www.casimages.com/i/180803115641304792.png.html][IMG]https://nsa39.casimages.com/img/2018/08/03/180803115641304792.png[/IMG][/URL]
Adelheid Friedburg, Présidente ■ Joséphine Mercier, Secrétaire Générale ■ Françoise Deschamps, Secrétaire National de la Culture et des Affaires Etrangères[/center]
La mairie de Balthazard est le centre névralgique du pays. Il abrite les bureaux de la Municipalité de Balthazard dans les étages inférieurs de la tour, les Secrétariat Nationaux dans le reste des étages (10 étages par secrétariat) et le bureau du président au sommet de la tour. Particularité unique de la Mairie, le socle du bâtiment n'est autre que l'un des temples Särkäny les plus grand et les plus sacrée de la capitale aiglanaise.
Posté : sam. août 04, 2018 12:47 pm
par Leraptopes
██████ █ █ █ 10 octobre 2036 - Quelque part entre le 55ème et le 59ème étage de la Mairie.
[quote="Résumé"][url=https://www.casimages.com/i/180804024455102224.png.html]Adelheid Friedburg[/url], la présidente; [url=https://www.casimages.com/i/180804024456283529.png.html]Françoise Dechamps[/url], la Secrétaire Nationale des Affaires Étrangères et [url=https://www.casimages.com/i/180804024455323375.png.html]Lucille Bertrand[/url], l'ex Secrétaire Nationale des Affaires Étrangères, se sont donnés rendez-vous pour explorer le mystérieux "Secrétariat fantôme" du Secrétariat de la Culture et des Affaires étrangères gérée par Françoise et autrefois gérée par Lucille. Contrairement aux autres secrétariat composés de dix étages de bureaux, cinq étages très actifs sont dédiés à la culture et cinq autres étages, les étages 55 à 59, étaient autrefois dédiés aux affaires étrangères avant d'être abandonnés depuis les années 2010 avant même la chute finale de la Grande Hégémonie dans les années 2020. Les trois femmes déambulleront dans des boyaux de meubles et papperasse recouverte de poussières et de toile d'araignée, le tout dans le noir, casque et lampe de poche en main. Après quelque frayeurs, elles parvinrent à atteindre l'ancien bureau du Secrétaire National de la culture ET des affaires étrangères. [/quote]
[spoiler="Discutions complète"][alb]Deux mois s’étaient écoulé depuis les élections et les nouveaux locataires de la Mairie de Balthazard, faisant aussi office de parlement, avaient eu le temps de prendre leur quartier. A l’exception de la jeune Françoise Deschamps, Secrétaire National de la Culture…mais aussi des Affaires Etrangères. Et là était bien le problème ! La diplomatie internationale étant tombé en désuétude après la chute de la Grande Hégémonie, les locaux avaient d’une part pris la poussière, mais en plus d’imposant cartons de documents et autres reliques diverses en avaient envahi chaque centimètre carré. Adelheid Friedburg, la toute nouvelle présidente de la république (malgré elle) avait réussi à fuir son bureau et les problèmes qui commençaient à s’accumuler pour se rendre compte elle-même de l’ampleur du « problème ». Elle se tenait avec Françoise dans un petit ascenseur de service de la tour de la mairie. A leur côté se trouvait une élégante femme vêtu d’une tenue sportive totalement décontracté ample qui camouflait un petit ventre et d’une paire de lunette de soleil relevé sur sa chevelure. Il s’agissait de Lucille Bertrand, ancienne Secrétaire Nationale de la Culture et des Affaires étrangères et ultime survivante de ce dernier secrétariat (celui de la diplomatie) puisque plus aucun autre employé n’y était assigné.
[/alb]
Ding !
[alb]Un bruit fracassant de tôle froissée mêlé au couinement d’un moteur sur le point de lâcher fit sursauter les trois femmes. Tel était le triste constat d’Adelheid et Françoise et Lucille : Les portes n’avaient pas bougées.[/alb]
[Françoise Deschamps, Secrétaire National des Affaires Etrangères, interrogative]
« On est coincée ? »
[Adelheid Friedburg, Présidente, irritée]
« C’est une blague j’espère… »
[Lucille Bertrand, ex-secrétaire des Affaires Etrangères, surprise]
«…Ah non non, c’est tout à fait normal, les portes se bloque de temps en temps !»
[alb]Lucille appuya sur le 56 ème bouton du panneau de l’ascenseur. Celui-ci se mit en mouvement avant de s’arrêter à l’étage sélectionné.[/alb]
Ding !
[alb]Ce fut la même issue. Les portes n’avaient que très légèrement bougé.[/alb]
[Lucille Bertrand, ex-secrétaire des Affaires Etrangères, surprise]
« De temps en temps j’ai dis ! Non mais crotte ! »
[alb]Lucille appuya énergiquement sur le bouton marqué d’un illisible numéro 57.[/alb]
[Françoise Deschamps, Secrétaire National des Affaires Etrangères, interrogative]
« On peut essayer les escaliers de secours ? Ou bien un autre ascenseur ? »
[Lucille Bertrand, ex-secrétaire des Affaires Etrangères, roulant des yeux]
« Bon courage ! Toutes les portes s’ouvrent maintenant sur des culs de sac quand elles ne sont pas elles même bloq… »
Ding !
[alb]L’espoir ! Les portes entrèrent en mouvement et laissèrent dévoiler le 57 ème étage de la mairie de Balthazard…avant de s’arrêter net à mi-parcours dans un bruit inquiétant de métal rouillé.[/alb]
« …Mais are you footing of my gueule ?! »
[Adelheid Friedburg, Présidente, irritée]
« Bon, poussez-vous. »
[alb]Adelheid appuya sur le bouton d’arrêt d’urgence. Elle s’engouffra entre les deux portes et elle tenta de les ouvrir en prenant d’une part appui avec son pied sur l’une d’entre elle, et d’autre part avec son dos collé contre la tranche de la deuxième porte en acier. Elle donna plusieurs coups énergiques, provoquant peu à peu l’ouverture de la porte. Malgré son plâtre à l’avant bras droit, elle parvint à dompter peu à peu la bête.[/alb]
« Tu…vas…t’ouvrir satanée machine ?! »
[alb]
Dans un ultime effort, elle débloqua quasiment complètement les deux coulissantes.[/alb]
[Françoise Deschamps, Secrétaire National des Affaires Etrangères, surprise]
« Br…bravo Madame la Présidente ! »
[Lucille Bertrand, ex-secrétaire des Affaires Etrangères, replaçant ses lunettes sur son front]
« Oui, et bien gardez les grandes ouvertes, je ne veux pas mourir ici...»
[alb]Les trois femmes pénétrèrent dans un hall d’entrée sombre, poussiéreux et abandonné. Des montagnes de cartons, meubles et objet en tout genre occupait les moindres espaces vides. Un étroit passage entre le mobilier et les cartons semblait se dessiner droit devant elle dans la pénombre.[/alb]
[Françoise Deschamps, Secrétaire National des Affaires Etrangères, dubitative]
« Ce n’était donc pas une légende…la mairie de Balthazard possède bien un Secrétariat fantôme… »
[Lucille Bertrand, ex-secrétaire des Affaires Etrangères, amusée]
« Fantôme, fantôme…tout de suite les grands mots ! »
[Adelheid Friedburg, Présidente, ironique]
« Oui, enfin ce n’est pas comme si les numéros 55 à 59 étaient totalement absent des ¾ des ascenseurs… »
[Françoise Deschamps, Secrétaire National des Affaires Etrangères, interrogative]
« Oui ! C’est vrai ça ! Pourquoi en fait ?»
[Lucille Bertrand, ex-secrétaire des Affaires Etrangères, souriante]
« Ah ! ça ? Ah non mais c’est normal ! Les membres du Secrétariat de la Culture en avait tellement marre que tous les autres secrétariats viennent stocker leur bordel chez nous qu’on a fini par leur couper l’accès dans les ascenseur principaux ! »
[Françoise Deschamps, Secrétaire National des Affaires Etrangères, interrogative]
« Et…du coup, pour l’ascenseur de service qu’on vient de prendre, pourquoi était-ce la même chose ?»
[Lucille Bertrand, ex-secrétaire des Affaires Etrangères, souriante]
« Ca c’est la poussière qui s’est collé de l’autre côté de bouton ! Ca fait tellement longtemps que personne n’a appuyé dessus que le plastique est devenu opaque… »
[Adelheid Friedburg, Présidente, surprise]
« Qu’estce que !? Mais ça fait combien de temps ?! »
[Lucille Bertrand, ex-secrétaire des Affaires Etrangères, haussant les épaules]
« Je sais pas, c’était déjà comme ça quand je suis arrivée.»
[Adelheid Friedburg, Présidente, surprise]
« Quand vous êtes arriv…pardon ?! Mais ça fait dix ans que vous êtes arrivée ! »
[Lucille Bertrand, ex-secrétaire des Affaires Etrangères, souriante]
« Oui oui, je sais compter, encore heureuse ! Et je ne veux pas vous faire peur mais mon prédécesseur m’a dit la même quand je suis arrivé alors… »
[Françoise Deschamps, Secrétaire National des Affaires Etrangères, surprise]
« Mais…mais c’est quand même fou ! On croirait que cet étage s’est figé dans le temps ! »
[Adelheid Friedburg, Présidente, sarcastique]
« A l’origine elle était de quelle couleur la moquette ? Je veux dire avant d’être grise ? »
[Lucille Bertrand, ex-secrétaire des Affaires Etrangères, sérieuse]
« Ah mais c’est pas de la moquette hein, c’est du carrelage !»
[Adelheid Friedburg, Présidente, surprise]
« Mais non ! »
[Françoise Deschamps, Secrétaire National des Affaires Etrangères, surprise]
« Was ?! »
[Lucille Bertrand, ex-secrétaire des Affaires Etrangères, sérieuse]
« Mais si !»
[alb]
Lucille grattait le sol avec la pointe de sa chaussure pour prouver ses dires. Un carreau de carrelage aux motifs géométriques apparu sous une couche de près de 5mm de poussière.[/alb]
[Adelheid Friedburg, Présidente, surprise]
« Non mais…dites moi que je rêve ! C’est quoi cet endroit ?! »
[Lucille Bertrand, ex-secrétaire des Affaires Etrangères, sérieuse et souriante]
« Bah tenez, je vais vous montrer, je suis là pour ça. »
[alb]Elle alluma sa lampe torche militaire et elle la pointait en direction du fond de la salle. Cependant, d’épaisses armoires obstruait la vue et empêchait de voir le bout du couloir. Elle se mit en quête de quelques choses sur les meubles empilés et couvert de draps et de poussière – quand ce n’était pas juste de la poussière -.[/alb]
[Lucille Bertrand, ex-secrétaire des Affaires Etrangères, sérieuse et souriante]
« Oui, alors déjà...attendez parce qu’il faut que je les retrouve…Ah !»
[Adelheid Friedburg, Présidente, méfiante]
« Quoi, « Ah » ? »
[alb]Elle tendit à Françoise et Adelheid deux casques de chantier.[/alb]
[Adelheid Friedburg, Présidente, surprise]
« Ah ! »
[Françoise Deschamps, Secrétaire National des Affaires Etrangères, surprise]
« Ah ! »
[Lucille Bertrand, ex-secrétaire des Affaires Etrangères, sérieuse et souriante]
« Security first !»
[Françoise Deschamps, Secrétaire National des Affaires Etrangères, surprise]
« Security ? Comment ça security ?! »
[alb]
Lucille abaissa ses lunettes de soleil sur ses yeux avant de s’équiper de son casque.[/alb]
[Lucille Bertrand, ex-secrétaire des Affaires Etrangères, sérieuse et avec un large sourire]
« Croyez moi vous ne voulez pas savoir! Des gens qui se perdent, des éboulements, des chutes…»
[Adelheid Friedburg, Présidente, surprise et irritée]
« Alors pourquoi vous nous le dites?! »
[Françoise Deschamps, Secrétaire National des Affaires Etrangères, surprise]
« Des gens se sont perdu ?! »
[Adelheid Friedburg, Présidente, méfiante]
« Elle blague, Madame Deschamps, elle blague… »
[Lucille Bertrand, ex-secrétaire des Affaires Etrangères, amusée]
« Euh…non. Non. C’est vraiment arrivé. On a dû organiser une battue avant d’appeler la police et un chien pisteur…Ah, et tenez, ces lampes de poches doivent encore avoir des piles ! On en garde toujours en réserve dans cet endroit. »
[alb]Il y eu un silence. Ni Adelheid, ni Françoise n’étaient pour le coup rassurée. Elles fixèrent solidement leur casque sur leur tête et empoignèrent leur lampes, ces mêmes lampes qu’elles regardèrent stupéfaites.[/alb]
[Lucille Bertrand, ex-secrétaire des Affaires Etrangères, souriante]
« Par ici s’il vous plait ! »
[Adelheid Friedburg, Présidente, inquiète]
« Attendez ! Attendez une seconde, et les lumières? On ne voit rien !»
[Lucille Bertrand, ex-secrétaire des Affaires Etrangères, souriante]
« Ah, oui, ce détail…Il n’y a plus de jus désolé ! Ou bien toutes les halogènes ont lâché, je ne sais plus… »
[Françoise Deschamps, Secrétaire National des Affaires Etrangères, surprise]
« Des halogènes ?! »
[Adelheid Friedburg, Présidente, intriguée]
« Des…halogènes? Qu’estce que c’est? »
[Françoise Deschamps, Secrétaire National des Affaires Etrangères, surprise]
« Quoi? Des halogènes ? Mais ce sont des lampes à gaz ! C’est hyper vieux ! C’est même interdit depuis…50 ans !?? »
[Lucille Bertrand, ex-secrétaire des Affaires Etrangères, haussant les épaules]
« Tout doux! Tout doux! Déjà ce sont des halogènes basse conso hein? Donc celles ci ont été interdite il y a 20-30 ans à tout péter. Et puis, ouiiii, boooon, le Secrétariat n’a pas fermé il y a 30 ans tout rond mais…bon…nous, après 2010…pour ce qu’il en restait déjà à l'époque…vous ne connaissiez pas Mme.Friedburg ? »
[Adelheid Friedburg, Présidente, sarcastique]
« Il y a l’air d’avoir des halogènes dans la jungles ? »
[Lucille Bertrand, ex-secrétaire des Affaires Etrangères, souriante]
« Oh la conne ! Vous avez raison! Pardon pardon ! »
[Adelheid Friedburg, Présidente, sarcastique]
« Oui, et d’ailleurs…les lunettes de soleil dans le noir… »
[Lucille Bertrand, ex-secrétaire des Affaires Etrangères, souriante]
« Ce n’est en tout cas pas plus con que porter un casque de chantier dans un Secrétariat fantôme ! »
[Adelheid Friedburg, Présidente, sérieuse]
« Vous marquez un point. »
[Françoise Deschamps, Secrétaire National des Affaires Etrangères, interrogative]
« Attendez, je ne vous suis pas...la chute de la Grande Hégémonie c'était genre...en 2022, 2023, un truc du genre? D'où le Secrétariat des Affaires Etrangères a-t-il été abandonné vers 2010?!»
[Adelheid Friedburg, Présidente, sérieuse]
« Elle marque un point. »
[Lucille Bertrand, ex-secrétaire des Affaires Etrangères, souriante]
« Vous savez, la Grande Hégémonie puait déjà la mort à ses débuts dans les années 90...alors avec les crises économiques, migratoires, environnementales, identitaires et compagnie, pas mal de populistes à travers le monde ont commencé à avoir la côte et chacun y est allé de sa recette pour protéger ses billes...déjà dans les années 2010 donc. »
[Françoise Deschamps, Secrétaire National des Affaires Etrangères, intriguée]
« Oui, non, mais justement. Le protectionnisme à outrance, ça, c'est ce que fait l'Aiglantine depuis les années 60...et encore ça s'est vachement allégé avec le temps alors...c'est quoi le rapport avec notre diplomatie?»
[Lucille Bertrand, ex-secrétaire des Affaires Etrangères, souriante]
« bah...quand un pays se sent menacé économiquement...il va renégocier ses accords de libres échanges et pas venir renégocier des accords avec le partenaire qui a déjà le plus de limite au niveau import/export...»
[Françoise Deschamps, Secrétaire National des Affaires Etrangères, sérieuse]
« Oh...du coup concrètement...»
[Lucille Bertrand, ex-secrétaire des Affaires Etrangères, souriante]
« Bah comme on n'avait aucun problème avec personne sur ce plan là, nous on a échappé aux guerres commerciales...et puis aux guerres en général. Les autres avaient d'autres chats à fouetter mais nous pendant ce temps là, on s'est sacrément fait chier dans notre coin.»
[Adelheid Friedburg, Présidente, sérieuse]
« Quand vous dite "nous" et "on"...ça veut dire? »
[Lucille Bertrand, ex-secrétaire des Affaires Etrangères, souriante]
« Nous autres les Secrétaires Nationaux des affaires étrangères, mais là je parlais de mes prédécesseurs! Je ne suis pas si vieille que j'en ai l'air hein! Au fait, vous avez été initiés à l’escalade et à la spéléo ? »
[Françoise Deschamps, Secrétaire National des Affaires Etrangères, inquiète]
« Arrêtez ! Vous me faites peur ! Et en plus ma lampe ne marche pas !»
[Adelheid Friedburg, Présidente, sérieuse]
« Tenez, Mme.Deschamps. Prenez la mienne. »
[Françoise Deschamps, Secrétaire National des Affaires Etrangères, inquiète]
« Vous êtes sûr? Mais vous ?»
[Adelheid Friedburg, Présidente, sérieuse]
« Ce n’est pas l’obscurité qui va me tuer. »
[Lucille Bertrand, ex-secrétaire des Affaires Etrangères, sérieuse et souriante]
« Oui, mais ce qu’il y a dans l’obscurité le peut alors soyez gentille et collez moi au train. »
[Adelheid Friedburg, Présidente, sérieuse]
« ... »
[Lucille Bertrand, ex-secrétaire des Affaires Etrangères, sérieuse et souriante]
« Et puis on vous en trouvera surement une autre sur un cadavre ! »
[Françoise Deschamps, Secrétaire National des Affaires Etrangères, en proie au frisson]
« Irrk !»
[alb]Le trio s’enfonçait au travers du passage jonché de poussière avec comme seule paroi du mobilier de bureau, des cartons, de larges armoires, des papiers en tout genre…Au bout de ce qui fu autrefois le couloir d’accès à l’open space, les choses se compliquèrent. Elles durent escalader des tables mise bout à bout pour passer mais ce ne fut pas si simple. De larges bibliothèques en bois étaient posées horizontalement au-dessus de leur tête, posées à chaque fois sur deux casiers métalliques qui délimitaient l’espace clos dans lequel elle se trouvaient. En outre, elles étaient obligées d’avancer à croupis. Entre ça et passer sous les tables, elles préféraient emprunter les chemins balisés même envahit par la poussière et les toiles d’araignées. [/alb]
[Françoise Deschamps, Secrétaire National des Affaires Etrangères, dégoutés]
« Quand vous nous disiez de nous préparer je ne pensais absolument pas à ça… »
[Lucille Bertrand, ex-secrétaire des Affaires Etrangères, amusée]
« On n’est…jamais vraiment préparer à affronter le Secrétariat des Affaires Etrangères de Balthazard… »
[Adelheid Friedburg, Présidente, sérieuse]
« Mais vous n’avez pas peur que tout s’effondre ? »
[Françoise Deschamps, Secrétaire National des Affaires Etrangères, sarcastique]
« Quoi donc? Le bordel ou tout l’étage?»
[Lucille Bertrand, ex-secrétaire des Affaires Etrangères, souriante]
« Je ne sais pas, la dalle du 56ème avait pas l’air de trop tirer la gueule ! »
[Françoise Deschamps, Secrétaire National des Affaires Etrangères, surprise et irrité]
« Mais c’est normal, il y a des faux plafond ! Depuis le temps ils ont dû réaligner les plafonds au moins 30 fois !»
[alb]Le passage fut laborieux. Il fallu monter au 59ème étage en passant par un balcon intérieur de ce qui fut autrefois une salle à manger. Bien sûr, Adelheid et Françoise ne manquèrent pas de poser la sotte question de "Pourquoi ne pas être directement monté au 59ème étage par l'ascenseur?", ce à quoi Lucille répondit avec nonchalance que toutes les accès à cet étage, dont le hall d'entrée, étaient complètement bloqué par du mobilier de bureau. C’était bien la première fois que Françoise jouait les acrobates en escaladant du mobilier de bureau. Lucille s’extirpait la première du boyau de bois, de métal et de papier poussiéreux, suivi de Françoise, elle-même talonnée par la présidente. Elles se retrouvaient alors dans un nouveau passages très étroit entre des casiers métalliques. Au fond de cette allée où pas plus d’une personne avançant à pas chassée se trouvait, à une vingtaine de mètres, une porte en verre. Là était leur destination.[/alb]
[Lucille Bertrand, ex-secrétaire des Affaires Etrangères, souriante]
« Bon, par ici ! Il faut pas être bien grosse pour passer par contre. Je vous laisse passer devant ! »
[Françoise Deschamps, Secrétaire National des Affaires Etrangères, inquiète]
« Hein ? Mais pourquoi?»
[Lucille Bertrand, ex-secrétaire des Affaires Etrangères, embêtée]
« Je vais vous ralentir…»
[Adelheid Friedburg, Présidente, sérieuse]
« J’ai tout mon temps. »
[Françoise Deschamps, Secrétaire National des Affaires Etrangères, inquiète]
« Moi aussi ! »
[Lucille Bertrand, ex-secrétaire des Affaires Etrangères, souriante]
« Très bien. »
[alb]Lucille s’engouffra entre les casiers et, rapidement, son énorme poitrine vint la freiner dans ses déplacements.[/alb]
[Lucille Bertrand, ex-secrétaire des Affaires Etrangères, souriante]
« Là, vous voyez ?»
[Françoise Deschamps, Secrétaire National des Affaires Etrangères, surprise]
« Ah !»
[alb]Adelheid soupira.[/alb]
[Françoise Deschamps, Secrétaire National des Affaires Etrangères, sérieuse]
« Oui, bon, bah je vais passer devant.»
[alb]Françoise commençait à s’engouffrer dans le fin couloir. Elle fut étonnamment surprise de la vitesse à laquelle elle avançait. Elle n’était pas très acrobates mais elles restaient tout de même souple ! Elle agitait sa lampe au fur et à mesure des mètres parcourus pour ôter les toiles d’araignées. Adelheid la talonnait sans la moindre difficulté, tout en prenant gare à son avant-bras plâtré. Un peu plus loin derrière, Lucille entama sa périlleuse marche.[/alb]
[Lucille Bertrand, ex-secrétaire des Affaires Etrangères, souriante]
« Et pas de panique, Miss Gros Loloche est juste derrière vous !»
[Adelheid Friedburg, Présidente, sérieuse]
« Moi ça m’inquiète plus de savoir que vos airbags nous empêcheront de rebrousser chemins. »
[Françoise Deschamps, Secrétaire National des Affaires Etrangères, inquiète]
« Par-fait.»
[alb]Françoise continuait à s’enfoncer toujours un peu plus dans le couloir d’armoire. D’ailleur, un détail la frappa. Une armoire était manquante et semblait donner sur une antichambre constitué de meuble et drap. Elle pointa sa lampe dans cette direction et elle se mit soudainement à hurler.[/alb]
[Françoise Deschamps, Secrétaire National des Affaires Etrangères, en criant]
« AAAH!.»
[alb]
Elle lâcha sa lampe torche qui vint rouler à ses pieds.[/alb]
[Adelheid Friedburg, Présidente, sérieuse]
« Quoi ? Françoise ?! Qu’estce qu’il y a ?! »
[Lucille Bertrand, ex-secrétaire des Affaires Etrangères, inquiète]
« Ca va !? Vous vous êtes fait mal ?!»
[Françoise Deschamps, Secrétaire National des Affaires Etrangères, énervé contre elle même]
« OH. MEIN. GOT.»
[alb]Elle ramassa sa lampe torche.[/alb]
[Françoise Deschamps, Secrétaire National des Affaires Etrangères, énervé contre elle même]
« Cette conne m’a fait peur.»
[alb]
Elle pointait le buste d’un vieux manequin poussiéreux posé sur une chaise dont les deux bras s’accoudaient sur les accoudoirs. Tout était en mauvais état, le tissus était déchiré et le mannequin paraissait ridée. Pire, une vieille perruque grisée bouclés mais sévèrement abimé par le temps débordait de son crane. A ce stade, impossible de savoir si la perruque était à l’origine grise ou d’une autre couleur. La silouhète perdu dans le noir donnait l’impression de voir un cadavre de vieille femme rachitique.[/alb]
[Adelheid Friedburg, Présidente, insensible]
« Oh…Ah…oui, c’est un mannequin. »
[Lucille Bertrand, ex-secrétaire des Affaires Etrangères, souriante]
« Ah ! Mais c’est Diana! La gardienne de cette salle ! Purée, je suis rassurée !»
[Françoise Deschamps, Secrétaire National des Affaires Etrangères, surprise et irritée]
« Diana ?!!»
[Lucille Bertrand, ex-secrétaire des Affaires Etrangères, souriante]
« Pas mal d’histoire circule sur ce mannequin, apparament il aurait été racheté à un transexuel et allez savoir pourquoi, quelqu’un est venu l’entreproser ici.»
[Françoise Deschamps, Secrétaire National des Affaires Etrangères, surprise et irritée]
« Cette chose ?! Mais j’ai eu la peur de ma vie ! J’ai cru tomber sur un cadavre ! Et puis d’où vous me parlez de transexuelle ? Ca c’est moche, c’est vieu, c’est cassé, ça fait peur…Nan mais j’ai cru me retrouver en face de la Coordinatrice d’Ascensius putain !»
[Lucille Bertrand, ex-secrétaire des Affaires Etrangères, amusée]
« C’est pas très gentil pour les trans.»
[Adelheid Friedburg, Présidente, sérieuse]
« Et sachez qu’il y a de la beauté dans toutes les formes. »
[Françoise Deschamps, Secrétaire National des Affaires Etrangères, irritée]
« Oui, et bah pas dans cette chose.»
[Lucille Bertrand, ex-secrétaire des Affaires Etrangères, interogative]
« Vous parlez de la coordinatrice ou du mannequin là… ?»
[Françoise Deschamps, Secrétaire National des Affaires Etrangères, irritée]
« Les deux.»
[alb]Françoise fini par atteindre la porte vitrée de la salle. Lorsqu’elle tenta de l’ouvrir, elle se heurta rapidement à un autre problème. [/alb]
[Françoise Deschamps, Secrétaire National des Affaires Etrangères, sérieuse]
« C’est fermé à clef Mme.Bertrand !»
[Lucille Bertrand, ex-secrétaire des Affaires Etrangères, au loin]
« Non non ! C’est le bois qui a gonflé ! Il faut forcer !»
[Françoise Deschamps, Secrétaire National des Affaires Etrangères, sérieuse]
« Je vais la péter si je force !»
[Adelheid Friedburg, Présidente, sérieuse]
« Donnez un coup de pied dedans. »
[Françoise Deschamps, Secrétaire National des Affaires Etrangères, sérieuse]
« Quoi ? Non ! Je viens de vous dire que j’allais la casser !»
[Adelheid Friedburg, Présidente, sérieuse]
« De toute façon tout est à refaire ici ! Alors soyez gentil et défoncez moi cette porte SANS traverser la vitre, vous serez gentille. »
[Françoise Deschamps, Secrétaire National des Affaires Etrangères, exaspérée]
« Et crotte.»
[alb]Françoise commença a donner des coups de pied énergique dans l’encadrure de la porte, qui bougea coup après coup.[/alb]
[Françoise Deschamps, Secrétaire National des Affaires Etrangères, en défonçant la porte]
« D’abord je suis désavantagé avec deux secrétariat pour dix étages alors que normalement c’est…
BAM!
UN secrétariat pour dix étage.
BAM !
Ensuite je me retrouve à faire de la SPELEOLOGIE dans mon…
BAM !
PROPRE secrétariat. Mes ascenseurs tombent en…
BAM !
PANNES. Mes portes sont toutes…
BAM !
GONFLEES. J’ai déjà pas de place et les autres…
BAM !
GUIGNOLES viennent m’encombrer avec leur…
BAM !
BORDEL alors qu’ils ont tous des putains…
BAM !
D’ARCHIVES plus grosse que les miennes.
BAM !
Après je m’abime les genoux.
BAM !
Je n’arriverais pas à ravoir ma jupe au…
BAM !
LAVAGE. Je tombe sur…
BAM !
Cette…
BAM !
Volusena Messor…
BAM !
Défoncé au…
BAM !
FORMOL !
BAM !
[alb]Elle prit une longue pause, totalement essoufflée. Adelheid et Lucille étaient stupéfaites et elles l’observaient silencieusement.[/alb]
Et par-dessus le marcher je viens de bousiller mes nouvelles…
BAM !
CHAUSSURE !!!»
[alb]La porte explosa et s’ouvrit en grand. Françoise disparu sous une immense masse de poussière en poussant un cri.[/alb]
[Adelheid Friedburg, Présidente, inquiète]
«Mad….Madame Deschamps ? »
[alb]Françoise réapparu désespéré et frustré, couverte de poussière.[/alb]
[Françoise Deschamps, Secrétaire National des Affaires Etrangères, manquant de s’etouffer]
« *tousse tousse* Mais quelle journée de *tousse tousse* MERDE.»
[Lucille Bertrand, ex-secrétaire des Affaires Etrangères, au loin]
«Courage ! On est arrivé !»
[alb]La vieille salle renfermait une plétore d’objet en tout genre et bizarrement, assez peu de cartons en comparaison de ce qu’elle avait déjà pu entrevoir. Au contraire, la pièce était murée de bibliothèque totallement remplis de livres, reliques, objets de bureautiques…elle était pourtant assez lumineuse, l’un des murs semblait brier dans le noir. Rapidement, on comprit qu’il s’agissait des larges baies vitrées aujourd’hui complètement opaques qui donnaient sur l’extérieur. Adelheid et Françoise restèrent muette face à ce spectacle déconcertant. Des vases, des statuettes, des pendules, des horloges, des boites à musiques, des cannes, des appareils électroniques, des bijoux, des drapeaux, des cartes, des livres, des machines à écrire, des stylos précieux, des pierres, des toiles de Maître, du mobilier en bois précieux…Le sol, les murs, seul le plafond semblait avoir échappé au objets en tout genre. La pièce ressemblait à un véritable musée couvert d’histoire et de poussière.[/alb]
[Françoise Deschamps, Secrétaire National des Affaires Etrangères, surprise]
« Mais…mais c’est incroyable ! »
[Adelheid Friedburg, Présidente, surprise]
«Alors ça pour une surprise… »
[Lucille Bertrand, ex-secrétaire des Affaires Etrangères, souriante]
«Mesdame, je vous présente le Bureau du – ou de la je ne sais plus – Secrétaire National des Affaires Etrangères et de la culture!...enfin jusqu’à ce que la Grande Hégémonie ne finisse de l'achever.»
[alb]Les trois femmes déambulèrent dans la pièce. Françoise s’arrêta sur un vieux bouquin posé bien en évidence sur un vieux bureau ternis par le temps mais tout de même splendide. Elle tourna soignesement les pages jaunit et craquelé par le temps.[/alb]
[Adelheid Friedburg, Présidente, interessé]
«Qu’estce que c’est ? »
[Françoise Deschamps, Secrétaire National des Affaires Etrangères, surprise]
«C’est…ça ressemble à une espèce de registre…tout les objets semblent répertorié et daté ici et… »
[Adelheid Friedburg, Présidente, interessé]
«Là, c’est quoi ? Des noms de pays ? »
[Françoise Deschamps, Secrétaire National des Affaires Etrangères, surprise]
«UFO…Westrait…Tlaloctlitlal…Txile…Aminavie…Britonie…Montalvo…Vonalya…Santogne…Karmalistan…Liang…Lianwa, Sengaï, Eashatri, Teikoku, Cangamé…et même Throval ! Et ça continue ! Par Balthazard !»
[alb]
Françoise fit un pas en arrière, main sur la bouche. Elle était abasourdit.[/alb]
«C’est…c’est incroyable Madame la Présidente ! C’est un registre des cadeaux diplomatiques… !»
[Lucille Bertrand, ex-secrétaire des Affaires Etrangères, souriante]
«…Offert depuis les cinquantes dernières années AVANT que la diplomatie mondiale ne retombe comme un soufflé au fromage. Enfin avant que NOTRE soufflé au fromage ne retombe d'ailleurs...Ca tranche par rapport à aujourd’hui, hein ?»
[Françoise Deschamps, Secrétaire National des Affaires Etrangères, joyeuse]
«Si ça tranche ?! Mais c’est extraordinaire vous voulez dire ! J’ai l’impression que l’Aiglantine avait une ambassade dans tous les pays du monde !»
[Lucille Bertrand, ex-secrétaire des Affaires Etrangères, souriante]
« C’était le cas ! Et Balthazard comptait un nombre astronomique d’ambassade ! C’était ça, la magie de la Grande Hégémonie…ça rapprochait les peuples…bon après ça a foutu pas mal de bordel dans le monde aussi mais bon. Aujourd’hui…bah…y a franchement de quoi se sentir seul.»
[Adelheid Friedburg, Présidente, intriguée]
«Vous…n’avez pas justement rendu visite à nos voisins durant votre mandat ? »
[Lucille Bertrand, ex-secrétaire des Affaires Etrangères, souriante]
« Oh si, bien sûr ! Et j’en était même très fière ! Vonalya, Kaiyuan, Sengaï, Lianwa, Eashatri, Karmalistan…hum…Txile, Caskar…franchement je trouve que j’ai fais mon taff. Même si au final, je n’ai fais que dégeler la situation. On a des accord de principes mais avec toutes ces guerres, ces conflits récent…officialiser le tout serait une excellente chose.»
[Françoise Deschamps, Secrétaire National des Affaires Etrangères, intriguée]
«Officialiser ?»
[Lucille Bertrand, ex-secrétaire des Affaires Etrangères, souriante]
« Officialiser comme nous sortir les doigts du cul tout autant que nous sommes et recommencer à faire péter le montant des loyers dans les quartiers des ambassades...»
[Adelheid Friedburg, Présidente, souriante]
«Je ne sais pas pourquoi Mme.Bertrand, mais je vous aime bien.»
[alb]Lucille joua la fausse prétentieuse en se passant la main dans les cheveux.[/alb]
[Lucille Bertrand, ex-secrétaire des Affaires Etrangères, faussement prétentieuse]
« Han…Oui, je sais, on me le dis souvent…»
[Françoise Deschamps, Secrétaire National des Affaires Etrangères, joyeuse]
« Est-ce que ça veut dire que je vais devoir rencontrer tout ces gens ?»
[Lucille Bertrand, ex-secrétaire des Affaires Etrangères, souriante]
« Tu as été élue pour ça ma cocotte, la culture c’est secondaire…»
[Françoise Deschamps, Secrétaire National des Affaires Etrangères, un peu perdu]
« Wow…Pardon, je peux ouvrir une fenêtre ?»
[Adelheid Friedburg, Présidente, souriante]
«Ca c’est une bonne idée, je n’en peux plus de respirer cet air !»
[alb]
Elles durent d’y mettre à deux pour déloger le bouton d’ouverture de la fenêtre, les larges baies coulissantes finirent par se décoincer dans un grincement violent. Un appel d’air se créa et la lumière envahit soudainement la pièce par cette petite ouverture de la taille d’une tête et demi. Si bien que ni Adelheid, ni Françoise, ni Lucille ne parvinrent à regarder immédiatement l’extérieur. La lumière, le vent qui s’engouffra et qui fit voler la poussière et les feuilles, ce fut une délivrance de respirer de l’air frais. Enfin pour Françoise et Adelheid, puisque Lucille éternuait à foisons car rester un peu en retrait.[/alb]
[Lucille Bertrand, ex-secrétaire des Affaires Etrangères, toussant]
« *tousse tousse* Putain, je vais crever ! Laissez moi passer !»
[alb]Assise dans l’entrebaillement de cette baie vitrée sans barrières au 59 ème étage de la Mairie, Françoise observait la ville, joyeuse et l’esprit léger. Pour commencer, peut-être allait-elle enfin réussir à réinvestir ce Secrétariat fantôme, à commencer par ce bureau qui, pensait-elle, lui revenait de droit. Ensuite, il y avait le fait qu’elle allait sans doute beaucoup voyager et rencontrer des personnes incroyables. Du moins c’est ce qu’elle espérait. Mais elle, jeune étudiante en Histoire des civilisations, partir à la découverte des autres cultures était l’un de ses objectifs de vie. Et non seulement elle était peut-être sur le point d’emprunter la voie royale pour y parvenir, mais elle allait même certainement écrire l’Histoire de son propre pays. Alors que la poitrine généreuse de Lucille vacillait au dessus de sa tête comme une épée de Damoclès, elle commençait à prendre réellement conscience qu’elle était la nouvelle Secrétaire National de la Culture…et des Affaires Etrangères de la République Fédérale d’Aiglantine.[/alb][/spoiler]
Posté : ven. août 17, 2018 8:46 pm
par Joyan
[center][ont]Royaume du Cangamé[/ont]
[IMG]http://nsm07.casimages.com/img/2018/02/02//18020208411123653015530794.png[/IMG][/center]
De la part de la Ministre des affaires étrangères du Cangamé, Ella Rogers
[right]A l'attention de Madame Deschamps
Secrétaire nationale des Affaires étrangères[/right]
Madame,
L'Aiglantine et le Cangamé sont des nations proches, et pourtant aucun lien diplomatique ne nous lie actuellement. Je suis persuadée que de nombreux intérêts communs pourraient pourtant nous rapprocher.
Or, en tant que Ministre des affaires étrangères du Cangamé, j'effectue une tournée de plusieurs nations à travers le monde afin de mieux insérer mon pays dans les flux mondiaux, mais aussi pour nouer des partenariats bilatéraux qui pourraient être bénéfiques. Je pense que l'Aiglantine pourrait faire partie des pays particulièrement proches du Cangamé, et inversement.
Je vous sollicite donc afin d'établir, si vous le souhaitez, une date à laquelle nous pourrions nous rencontrer.
En attendant une réponse de votre part,
Bien à vous,
[right]Ella Rogers,
Ministre des affaires étrangères,
Royaume du Cangamé[/right]
Posté : sam. août 18, 2018 11:18 pm
par Joyan
[center][ont]Royaume du Cangamé[/ont]
[IMG]http://nsm07.casimages.com/img/2018/02/02//18020208411123653015530794.png[/IMG][/center]
De la part de la Ministre des affaires étrangères du Cangamé, Ella Rogers
[right]A l'attention de Madame Deschamps
Secrétaire nationale des Affaires étrangères[/right]
Madame,
Je suis profondément heureuse de voir l'enthousiasme avec lequel vous accusez réception de notre message, et je suis tout autant impatiente que vous de vous rencontrer. A ce sujet, je serai ravie de me rendre dans votre pays afin de mener les échanges.
En attendant une réponse de votre part,
Bien à vous,
[right]Ella Rogers,
Ministre des affaires étrangères,
Royaume du Cangamé[/right]
Posté : mar. août 21, 2018 9:01 am
par Leraptopes
██████ █ █ █ 27 Novembre 2036 - En route pour l'aéroport.
[quote="Résumé"][url=https://www.casimages.com/i/180804024455102224.png.html]Adelheid Friedburg[/url], la présidente; [url=https://www.casimages.com/i/180804024456283529.png.html]Françoise Dechamps[/url], la Secrétaire Nationale des Affaires Étrangères et [url=[URL=https://]Joséphine Mercier[/url], la Secrétaire Générale étaient sur le point de se rendre à l'Aéroport International des Pompiers de Balthazard pour recevoir la Première Ministre du royaume de Cangamé, [url=https://nsm09.casimages.com/img/2018/07/27//18072703100423653015824322.jpg]Jade Finch[/url]. Les trois femmes discutèrent du protocole diplomatique aiglantin qui consistait notamment à faire gravir aux dignitaires étranger le monumental escalier d'accès à la Mairie, craignant un monstrueux scandale si la cheffe d'état cangaméène venait à louper une marche et dévaler la pente. Une fois arrivée au convoi diplomatique, Adelheid qui pensait prendre le métro paniqua et refusa catégoriquement de monter dans la moindre voiture dont elle en faisait une phobie.[/quote]
[spoiler="Discutions complète"][alb]C’était la première fois qu’Adelheid, Présidente de la République, allait rencontrer une délégation étrangère. C’était son tout premier rendez-vous diplomatique, sa toute première épreuve en tant que cheffe d’état. En réalité elle n’était pas stressé, elle avait acquit la facultés de la gérer lors de ses très nombreuse compétitions de boxe. En revanche ce n’était pas du tout la même chose pour la jeune Secrétaire des Affaires Étrangères et de la Culture, Françoise Deschamps. Elle semblait à la fois confiante mais aussi stressé quand au protocole qui allait se dérouler. Sa prédécesseur lui avait expliqué tout le déroulement d’une visite officiel de dignitaire étrangers sur le sol aiglantin et elle continuait encore de se remémorer sans cesse l’ensemble du processus. Enfin, il y avait la Secrétaire Générale Joséphine Mercier, l’équivalent du Premier Ministre pour beaucoup de pays. Elle était habituée aux longues attentes précedent des évènements, elle qui était autrefois avocates puis juge du Grand Banditisme à St-Martin. Elle connaissait le protocole de visite sur le bout des doigts, cela faisait partie des choses qu’elle avait apprise par cœur dès son entrée en fonction, héritage certainement d’une ancienne abitude qui consistait à relire les lois et les affaires judiciaires avant chaque procès. Fort heureusement, Adelheid, Françoise et Joséphine pouvaient compter sur la pléthore d’employés de la Mairie pour les épauler et les guider dans leurs tâches, certains ayant été bien plus longtemps qu’elles en fonction dans le bâtiment.
Les trois femmes se rendaient à l’Aéroport International des Pompier de Balthazard, second aéroport le plus imposant du pays. Elles, elles se rendaient dans la zones de parking des jets, une zone facilement sécurisable et à l’écart des principaux terminaux de l’aéroport. Elles descendaient à l’instant l’escalier colossale de la devanture de la Mairie.[/alb]
[Françoise Deschamps, Secrétaires des Affaires Etrangères, concentrée]
« […] Nous devrons ensuite monter les marches de l’escalier du temple pour accéder au plateau principal, le Rez-de-chaussé supérieur quoi. Là les militaires rendront les honneurs à Mme.Finch et nous même…c’est une vieille tradition mais c’est quand même vachement plus classe que de prendre l’ascenseur.»
[Adelheid Friedburg, Présidente, dubitative]
« Oui, enfin faut avoir un minimum l’habitude parce que la Jade Finch, elle va tirer la gueule en arrivant ici.»
[Joséphine Mercier, Secrétaire Générale, concentrée]
« C’est toujours mieux que de rester bloquer dans un ascenseur. »
[Adelheid Friedburg, Présidente, dubitative]
« Mais ça fera vachement moins classe si Madame la Ministre se vautre à la dernière marche et qu’elle nous fasse l’étoile de mer en s’éclatant les dents sur toutes les marches jusqu’en bas. »
[alb]Françoise éclata de rire.[/alb]
[Françoise Deschamps, Secrétaires des Affaires Etrangères, se retenant de rire]
« Pardon ! Je ne devrais pas ! C’est juste la surprise c’est tout !»
[Joséphine Mercier, Secrétaire Générale, concentrée]
« Madame Friedburg, évitez de nous porter la poisse, vous voulez bien ? »
[Adelheid Friedburg, Présidente, sarcastique]
« Ce n’est pas une question de poisse, techniquement je vous rappelle que cet escalier est censé être une épreuve avant d’acceder au temple. Si quelqu’un se vautre il faut voir ça avec Balthazard, pas avec moi… »
[Joséphine Mercier, Secrétaire Générale, levant les yeux au ciel]
« Et gloire à lui. Mais je pense que depuis le temps Balthazard doit s’en tamponner les cornes depuis que les ascenseurs ont été installé… »
[Françoise Deschamps, Secrétaires des Affaires Etrangères, sérieuse]
« Vous savez Madame Mercier, les ascenseurs situé à la base de la tour, donc dans le temple, sont ceux qui tombent le plus en panne !»
[Adelheid Friedburg, Présidente, sarcastique]
« …Avec ceux du Secrétariat des Affaires Etrangères. »
[Françoise Deschamps, Secrétaires des Affaires Etrangères, exaspérée]
« …Avec ceux du Secrétariat des Affaires Etrangères…»
[Joséphine Mercier, Secrétaire Générale, sérieuse]
« Ca c’est logique Madame Deschamps, les ascenseurs du rez de chaussé sont utilisés plus souvent. »
[Françoise Deschamps, Secrétaires des Affaires Etrangères, sérieuse]
« Et ceux de mon Secrétariat ils sont utilisés souvent peut-être ?»
[Joséphine Mercier, Secrétaire Générale, sérieuse]
« Oui, non, mais ça c’est différent, les votre ça va faire 10 ans qu’ils sont en panne. »
[alb]Les trois représentantes du pays venaient d’achever leur descente et se dirigèrent vers un convois de berlines diplomatique noires, à l’exception d’Aldelheid qui avait subitement tournée à gauche.[/alb]
[Joséphine Mercier, Secrétaire Générale, surprise]
« Madame Friedburg ?! »
[Françoise Deschamps, Secrétaires des Affaires Etrangères, surprise]
« Madame la Présidente ? Les voitures sont par là ! Hé ho !»
[alb]Adelheid se stoppa net. Son sang ne fit qu’un tour.[/alb]
[Adelheid Friedburg, Présidente, surprise]
« Les voitures ?! Quelle voiture ?!»
[Françoise Deschamps, Secrétaires des Affaires Etrangères, surprise]
« Les…les voitures Madame Friedburg, celles qui vont nous emmener à l’aéroport ?»
[Adelheid Friedburg, Présidente, surprise]
« Pardon?!»
[Joséphine Mercier, Secrétaire Générale, surprise]
« Nan mais... !? Vous comptiez vous y rendre comment à l’aéroport ? »
[Adelheid Friedburg, Présidente, surprise]
« Mais en métro!»
[Joséphine Mercier, Secrétaire Générale, surprise]
« En métro !? Sérieusement ?! »
[Françoise Deschamps, Secrétaires des Affaires Etrangères, sérieuse]
« Madame Friedburg, accueillir nos hôtes en voiture fait partie du protocole, c’est un minimum quand même quand on reçoit, ça ne se fait pas de prendre le métro pour aller à la mairie avec nos hôtes !»
[Adelheid Friedburg, Présidente, surprise]
« Ah parce qu’il y a le retour en plus ?!!»
[Joséphine Mercier, Secrétaire Générale, soufflée]
« Non de…mais vous sortez d’où ? »
[Adelheid Friedburg, Présidente, soufflée]
« D’où je.. ?! D’où je sors ?! Mais d’où ça vous regarde ?! Je suis une femme libre dans un pays libre. Et en plus c’est moi que le représente ce pays ! Je peux encore choisir comment je vais me déplacer !»
[Joséphine Mercier, Secrétaire Générale, soufflée et énervée]
« Hein ! Mais c’est parce vous êtes la présidente que vous devez vous déplacer en voiture avec chauffeur ! Et puis merde, c’est vachement plus confortable que le métro !»
[Françoise Deschamps, Secrétaires des Affaires Etrangères, hésitante]
« C’est surtout…euh…Madame…qu’il y a un certain standing à respecter…une image…et c’est vous l’image de notre pays alors…si vous pouviez juste…»
[Joséphine Mercier, Secrétaire Générale, énervée]
«…Monter dans cette putain de voiture, ça nous arrangerait!»
[alb]Adelheid s’approcha dangereusement de Joséphine et vînt lui placer son doigt droit sous son mentons.[/alb]
[Adelheid Friedburg, Présidente, énervée]
« Écoute moi bien, ma grande. Il n’est pas encore né, celui qui me fera monter dans une voiture contre ma volonté.»
[alb]
Joséphine ne bougea pas d’un pouce.[/alb]
[Joséphine Mercier, Secrétaire Générale, énervée]
« Je crois que vous ne mesurez pas très bien l’ampleur de la situation. Et rangez moi ce doigt, merci.»
[Adelheid Friedburg, Présidente, énervée]
« Il n’était absolument pas question que je monte dans une voiture aujourd’hui, si c’est ainsi vous irez récupérer Madame Finch à l’aéroport et moi je vous att...»
[Françoise Deschamps, Secrétaires des Affaires Etrangères, sérieuse et énervée]
« Gotterdam ! Alors là il n’en est pas question ! Je me casse l’arrière train à tout organiser et vous venez tout me pourrir maintenant à 1h du début ? Non mais sérieusement ? C’est quoi votre problème !? Avec tout le respect que je vous dois Madame Friedburg, et Balthazard sait Ô combien je vous respecte pour votre personne plus que pour votre titre de présidente, ce que vous faites là est un caprice ! Vous représentez ce pays, les gens compte sur vous pour qu’ils ne passent pas pour des peintres auprès de la communautés internationale !»
[Adelheid Friedburg, Présidente, énervée]
« Je ne remets pas en cause toute votre organisation, je dis juste qu’il est hors de question que je monte dans une voiture. Et ça vous m’excuserez, ce n’est pas pour ça que je ferais passer l’Aiglantine pour un pays de peintre.»
[Joséphine Mercier, Secrétaire Générale, énervée]
« Mais bon sang ! C’est les peintres qui prennent le métro ! Pas le président de la république quand il est fonction ! Un peu de standing bon sang ! Et puis qu’estce qu’elle a cette bagnole pour que vous ne vouliez pas monter dedans ?!»
[alb]Adelheid croisa les bras. Elle regarda d’abord Joséphine droit dans les yeux avant de tourner son regard vers la berline noire, dont le chauffeur attendait à l’extérieur, bien emprunté par la situation. Elle prit une longue respiration puis, bizarrement, son visage se décomposa.[/alb]
[Françoise Deschamps, Secrétaires des Affaires Etrangères, embêtée]
« Oh… »
[Joséphine Mercier, Secrétaire Générale, irritée]
« Quoi « Oh » ?»
[Françoise Deschamps, Secrétaires des Affaires Etrangères, embêtée]
« Madame Friedburg…par hasard…vous n’auriez pas…peur de monter en voiture ?»
[alb]Le regard d’Adelheid vînt transpercer Françoise, un regard chargé d’angoisse et de peur.[/alb]
[Joséphine Mercier, Secrétaire Générale, surprise]
« Noooon ?! Sérieusement ?!»
[alb]Adelheid s’exprima avec une certaine tristesse dans sa voix.
[/alb]
[Adelheid Friedburg, Présidente, calme et triste]
« Contrairement à vous, je n’ai pas eu mon mot à dire. On m’a élue alors que je n’avais rien demandée. Les aiglantins m’ont choisi moi, toute entière, autant avec mes qualités qu’avec mes défauts. S’ils ne sont pas content, et bien qu’ils choisissent quelqu’un d’autre. Je déteste ces engins de…
[alb]Plein de haine, elle insista sur son dernier mot.[/alb]
…Mort. »
[Françoise Deschamps, Secrétaires des Affaires Etrangères, embêtée]
« Oh… »
[Joséphine Mercier, Secrétaire Générale, embêtée]
« …»
[Adelheid Friedburg, Présidente, calme et triste]
« A chaque fois que je suis montée dans une voiture, ma vie à basculée. Je prendrais le métro. C’est tout.»
[Joséphine Mercier, Secrétaire Générale, sérieuse]
« Non.»
[alb]Adelheid, qui s’apprêtait à se retourner pour aller à la station de métro la plus proche, se figea interloqué.[/alb]
[Adelheid Friedburg, Présidente, surprise et irritée]
« Que… !? Comment ça non ? Mais vous vous foutez de ma gueule ?!»
[Joséphine Mercier, Secrétaire Générale, sérieuse et énervée]
« Ecoutez moi bien Madame, vous avez peur des voitures ? Très bien. Moi j’ai une peur panique des armes. Il fut un temps ou je n’osais même plus sortir de chez moi, je me rendais au tribunal avec un gilet par balle, et pourtant je me sentais totalement vulnérable. Ca m’a rongé la vie, à tel point que je n’arrivais plus à vivre. Et vous voulez connaitre ce qu’il y a de pire quand on a la phobie des armes ? C’est quand vous devez en permanence travailler avec des policiers armés jusqu’au dents, que vous devez aller faire vos tirs obligatoires avec des inconnues. Oh ça, le stand de tir, c’est un putain de délice à mes oreilles. Tout ces tirs, ces coups de feux, je suis frappée d’une malédiction qui me fait revivre à chaque instant les dernières notes de ma mort. Takatakatakatakat – taktak – tak ! Une rafale de 27 balles, puis deux, et une dernière, la plus fourbe, la plus vicieuse. Voilà avec quel souvenir je dois vivre chaque jour. Et pourtant, moi, la fille de bonne famille, j’ai décidé de vaincre mes peurs parce que j’ai refusé de vivre dans la peur. J’ai accepté de me faire tirer dessus par un agent de police au stand de tir, avec un gilet pare-balle. J’ai affrontée ma peur de mourir en me remettant en situation de mort. J’ai revécue mon traumatisme pour soigner mon traumatisme. J’ai continué mes exercices militaires et j’ai même continuée ma spécialité. J’ai longtemps priée Balthazard pour m’apporter la paix, pour ne plus avoir peur de la mort, pour que je garde confiance en lui et que je puisse vivre ma vie. Aujourd’hui je ne suis pas totalement guérie, mais putain j’y travaille. Mon Gardien veille sur moi, il me protège dans le présent comme dans le futur. J’ai toujours des terreurs nocturnes mais ce n’est pas grave, elles sont de moins en moins fréquentes. Je vis avec des plaques dans le genoux qui me font souffrir à chaque fois que je le pose à terre mais ce n’est pas grave, je tire debout. Alors si moi, la connasse des hauts quartiers, j’ai plus de volonté que Nâhini la panthère alors merde ! Je suis une déesse ! Vous en avez tellement chier dans votre vie et pourtant vous ne vous plaignez jamais ! Malgré toutes les horribles épreuves que vous avez vécue, vous avez réalisé le plus magistrale doigt d’honneur au destin que j’ai pu voir de toute ma vie !»
[alb]Joséphine reprenait son souffle, presque hystérique. Adelheid, Françoise, les chauffeurs, les soldats et les policiers, tous restaient silencieux.[/alb]
« Vous n’êtes pas la seule à avoir souffert. Nous portons tous notre croix, nous subissons tous les conséquences de notre passé. Mais ce n’est pas ça qui doit nous empêcher de construire notre futur. Vous êtes la 18ème Présidente de la République d’Aiglantine, vous être la digne héritière et représentante de nos valeurs, de nos traditions, de notre pays et donc de nos vies. Par respect pour nous et tout ceux qui nous entours, surmontez vos peurs. Et si vous ne le faites pas pour nous, dites vous que si vous pensez réellement que Balthazard se fout de votre gueule en vous obligeant à assurer la présidence, c’est peut-être pour vous aider à vous améliorer et pas pour vous détruire d’avantage. Alors faites moi le plaisir, Madame…
[alb]Joséphine montra d’un coup vif et énergique de la main la berline diplomatique.[/alb]
…Montez dans cette voiture, faites nous confiance, faites confiances à votre chauffeur, faites confiance à cette voiture blindée et bordel, faites confiance à celui qui veille sur vous en permanence. »
[alb]Elle montra alors le ciel.[/alb]
[alb]Adelheid resta silencieuse. Elle était figée, à la fois paralysé par sa phobie, mais aussi par la justesse des mots de Joséphine. Elle avait raison, en tout point. Mais on ne demande pas à quelqu’un de combattre sa phobie en une minutes. Malgré tout ce qu’elle avait vécue, Adelheid restait une humaine, fragile et pleines de faiblesses. Joséphine patienta patiemment presque 40 secondes…et pourtant, malgré le silence pesant, aucun malaise ne vînt s’installer. Adelheid fixait la voiture de fonction et elle respira profondément.[/alb]
[Françoise Deschamps, Secrétaires des Affaires Etrangères, gênée]
«Ex…excusez moi mais…s’il vous plait…c’est pas que nous sommes en retard ou quoi mais…enfin…je préfèrerais qu’on arrive en avance à l’aéroport… »
[alb]Adelheid fixa Joséphine droit dans les yeux. Elle avait un regard de braise, il était clair que le feu brulait en elle. Adelheid eut l’impression de baisser les yeux pour la première fois depuis très longtemps. Joséphine n’avait rien d’une femme ordinaire, elle était une femme extraordinaire. La présidente se mit à marcher vers l’arrière de la berline où le chauffeur s’empressa de lui ouvrir la porte. Adelheid respira profondément. Elle se tourna vers la Secrétaire Générale.[/alb]
[Adelheid Friedburg, Présidente, très sérieuse]
« Je ne regrette absolument pas mon choix. Toi, Joséphine, tu es une excellente Secrétaire Générale.»
[alb]
Joséphine se décrispait soudainement, toujours silencieuse. Adelheid faisait référence au fait qu'en tant que présidente, elle avait dû nommer un Secrétaire Général parmi tous les autres Secrétaires. La présidente s’adressa ensuite au chauffeur de la voiture.[/alb]
[Adelheid Friedburg, Présidente, très sérieuse]
« Quelle est la place la moins dangereuse ?»
[Kalbad Jafari, chauffeur, surpris et avec un léger accent Eashate]
« La…la place la moins dangereuse ? Et bien…je dirais l’arrière droite? »
[Adelheid Friedburg, Présidente, très sérieuse]
« Très bien, je m’installe ici.»
[alb]
Le chauffeur referma la portière. Françoise s'entretînt un moment avec le chauffeur d'Adelheid, Kalbad Jafari, élégant petit homme moustachu originaire d'Eashatri, tendit que Joséphine fonça à sa voiture. Lorsque Françoise eut finit, elle et le chauffeur regagnèrent leur voitures respectives. Adelheid boucla fermement sa ceinture et respira profondément. Kalbad s'adressa à la présidente avant de démarrer le moteur.[/alb]
[Kalbad Jafari, chauffeur, sérieux et avec un léger accent Eashate]
« Madame la Présidente? Je vais rouler doucement.»
[Adelheid Friedburg, Présidente, respirant profondément avec la peur au ventre]
« Merci.»
[Kalbad Jafari, chauffeur, sérieux et avec un léger accent Eashate]
« Je vais démarrer la voiture Madame, puis je vais accélérer doucement, d'accord? »
[alb]Adelheid regardait par la fenêtre, terrifiée.
[/alb]
[alb]Balthazard, par pitié, protège moi cette fois.[/alb][/spoiler]
Posté : dim. sept. 16, 2018 8:10 pm
par Leraptopes
██████ █ █ █ 11 Février 2037 - Je déteste ce monde.
[quote][url=https://nsa39.casimages.com/img/2018/08/04/180804024455102224.png]Adelheid Friedburg[/url], la Présidente, est surprise par la Secrétaire Nationale des Affaires Etrangères et de la Culture [url=https://nsa39.casimages.com/img/2018/08/04/180804024456283529.png]Françoise Deschamps[/url], à se morfondre dans l'alcool. Dépité par le Genre Humain et la direction que l'Humanité prend malgré ses erreurs passés, Françoise discute longuement avec elle pour la convaincre que l'Homme n'est pas perdu, qu'elle peut agir sur une grande échelle et que les olgariens ne sont pas tous des gros cons obèses.[/quote]
[spoiler="Discutions complète"][alb]Du haut de la haute tour de verre de la Marie de Balthazard, également siège de la présidence aiglanaise, la cheffe d’Etat Adelheid Friedburg observait silencieusement l’horizon à travers la large paroi en verre feuilleté qui la séparait de l’extérieur et d’une chute de plus de 500 mètres. Elle était installé dans le même fauteuil qui m’avait accueillit la première fois qu’elle avait pénétré la pièce pour s’entretenir avec l’ancien locataire de ce bureau. A ses côté : deux bouteilles à moitié vide. L’une contenait du jus d’orange sanguine mûrit sous le soleil de St-Laurent. L’autre était remplit d’un alcool distillé dans la plus pure et rude tradition bykov. Adeleid buvait sans déguster le mélange dans un magnifique verre à whiskey. Radio et tourne disque éteint, aucun son autre que les bruits sourds et étouffés des bureaux de l’étage du dessous ne venait briser le silence. Pas même cette vieille horloge murale qui pointait à 10h36 depuis qu’Adelheid en avait ôté les piles il y a 148 jours. Autre détail d’importance : une pile de journaux classé par date croissante, du plus vieux à la base de la pile au plus récent à son sommet, tenait en équilibre au côté des deux bouteilles. Et la pile s’agrandissait encore et encore au fil des jours.
On toqua à la porte. Adelheid venait de finir son verre d’une traite. Elle se manifesta tout en posant son verre. [/alb]
[Adelheid Friedburg, Présidente, froide]
« Entrez. »
[alb]La silhouette d’une jeune femme apparu d’entre les deux battantes après un quart de tour de poignée. Il s’agissait de Françoise Deschamps, la Secrétaire Nationale des Affaires Etrangères et de la Culture. Elle entra à pas de loup, intrigué et peut-être même gêné. Elle fit un geste au garde devant la porte qui referma la porte aussitôt qu’elle eu pénétré la pièce.[/alb]
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangère, intriguée]
« Madame Friedburg ? Votre téléphone ne sonne plus ? »
[alb]Elle fixa le téléphone sur le bureau de la présidente, placé relativement loin de l’entrée. Elle remarqua rapidement que les câbles n’étaient plus en place. Adelheid, elle, resta froidement silencieuse à contempler l’horizon. Françoise, intriguée et mal à l’aise, s’approcha du second fauteuil positionné en parallèle à celui de la présidente.[/alb]
[Adelheid Friedburg, Présidente, intriguée]
« Madame Friedburg…je peux me permettre ? »
[alb]Adelheid la fixa du coin de l’œil avant d’acquiescer d’un très léger mouvement de la tête. Françoise s’installa dans le fauteuil puis elle la fixa timidement et maladroitement, figée. Elle nota à l’instant l’alcool bykov et le verre de whiskey. Elle n’eut rien le temps de dire.[/alb]
[Adelheid Friedburg, Présidente, froide]
« Si vous êtes venu me faire la morale, je suis assez grande pour me gérer toute seule. »
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Étrangère, surprise]
« Hein ? Que ? Pardon ? Ah mais surtout pas ! Je n’ai rien dis !»
[Adelheid Friedburg, Présidente, froide]
« Qu’estce que je peux faire pour vous ? »
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Étrangère, embêtée]
« …ça...ça n'a pas d'importance.»
[Adelheid Friedburg, Présidente, froide]
« Alors qu’estce que vous me voulez ? »
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangère, sérieuse mais angoissée]
« ...Je...m'inquiète Madame...pour vous. Vous buvez beaucoup...Sans vous offenser hein! Mais le téléphone débranché...vous avez peut-être des appels importantes.»
[alb]Adelheid joignit ses doigts tendit que Françoise baissait les yeux.[/alb]
[Adelheid Friedburg, Présidente, froide]
« Important… »
[alb]Elle tourna la tête vers la Secrétaire Nationale.[/alb]
« …à quelle point, Françoise ? »
[alb]
Françoise se figea si bien qu’elle en oublia même de respirer. Elle en avait la certitude, Adelheid avait les larmes aux yeux. Elle semblait à la fois triste et profondément en colère, presque haineuse.[/alb]
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangère, surprise]
« M..Madame Friedburg ?! Mais qu’est qu’il y a ? Qu’est-ce...»
[Adelheid Friedburg, Présidente, froide]
« Soyez gentille Françoise, appelez moi par mon prénom. Et tutoyez moi. Je ne supporte plus toutes ces formalités. Je ne les ai jamais supporté.»
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangère, surprise]
«Hein ? Quoi...Je…mais je ne peux pas!…vous êtes la présidente !»
[Adelheid Friedburg, Présidente, froide]
« ça ne fait pas de moi une meilleure personne. »
[alb]Le silence s’installa. Françoise était complètement choqué et ne savait pas quoi ajouter. Plusieurs fois elle avait tenu tête à la présidente, plusieurs fois elle lui avait prouvé que malgré son jeune age et parfois sa naïveté, elle avait du caractère. Mais là c’était différent, Adelheid était différente. Elle semblait être une autre femme…à moins qu’elle n’ait joué qu’un rôle durant ces derniers moins au détriment de sa propre personnalité. A ce moment là, Françoise ne savait plus sur quel pied danser. Adelheid prit de nouveau du spiritueux bykov.[/alb]
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangère, décontenancé]
«…Qu’estce ce qu’il se passe ? Juste…pourquoi ?»
[Adelheid Friedburg, Présidente, calme et froide]
« Vous n’avez jamais eu l’impression de ne pas être à votre place ? »
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangère, décontenancé]
«…Si…je crois…si bien sûr. Ça m’est déjà arrivé . Enfin je crois…»
[Adelheid Friedburg, Présidente, calme et froide]
« Je ne vous parle pas de votre place dans la société. Mais dans le monde. L’Univers. »
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangère, surprise]
«…Ah…ce genre de place…»
[alb]Il y eu un silence.[/alb]
[Adelheid Friedburg, Présidente, calme et froide]
« Je ne sais pas ce que Balthazard cherche à faire. »
[alb]Françoise allait dire quelque chose, mais elle se retînt en voyant qu’Adelheid allait continuer. Elle semblait tellement en colère.[/alb]
[Adelheid Friedburg, Présidente, en colère et froide]
« Je déteste ce monde. Je déteste l’Humanité. Je la haïs au plus profond de mon âme. Je ne fais que souhaiter sa disparition. »
[alb]Elle prit une gorgée de Vodka.[/alb]
« Ma vie n’a été qu’une succession d’épreuve qui m’ont conforté dans cette idée. Celle d’une humanité pourri jusqu’à la moelle…
…Et avant même que je ne me rende compte de ce qui m’arrivait, me voici cheffe d’un état de 50 millions de personnes...qui compte sur moi pour les protéger, pour les guider...et je les contemple du haut de ma tour au milieu de cette verrue de béton, de verre et d'acier.»
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangère, calme]
« Madame ! Madame mais non !
[Adelheid Friedburg, Présidente, en colère et froide]
« Mon prénom est Adelheid. Françoise. »
[alb]Françoise se figea une nouvelle fois, muette, avant de reprendre timidement et prudemment.[/alb]
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangère, calme]
« … tout n’est pas à jeter dans l’Humanité…nous faisons des efforts…enfin je veux dire…surtout ici. Je ne sais pas quoi vous dire, mais Balthazard…notre ville…regardez…regarde là ?. Regarde bien ce qu’elle apporte. Je veux dire, regarde ce qu’elle a apporté sur la durée. C’est l’une des plus grandes villes du monde, et pourtant l’air y est respirable, il y a de la végétation partout, il y a des oiseaux partout, vraiment partout ! Balthazard n’est pas surnommé Le Nid pour rien !
Il n’y a pas de misère, le taux de chômage est au plus bas, les gens sont heureux et ont conscience de leur chance…je sais que vous avez vécu dans la jungle…mais jamais ce mode de vie Ô combien sain n’aurait permit à notre pays d’accueillir 50 millions d’âmes…
Enfin, Adelheid, je ne peux pas vous laisser dire que Balthazard est une verrue, c’est un paradis, un paradis qui a permis d’épargner des centaines voir des milliers de kilomètres carrés de jungles ! Imaginez seulement ce qu’il se serait passé si les colons francophones et germanophones avaient pris le dessus ! »
[Adelheid Friedburg, Présidente, froide]
« …
Un paradis...je n’imaginais pas le paradis comme ça. Je reconnais que ça aurait pu être bien pire. Mais je n’aime toujours pas cette ville. Je ne suis pas une citadine. Et puis ce n’est pas le sujet. Le sujet c’est que l’Homme se construit par la destruction de ce qui l’entoure. Il n’y a plus d’équilibre, l’Homme s’étale au détriment des autres espèces, il se répend comme un virus qu’on ne peut stopper.
Je ne comprend pas notre existence. Je ne veux pas croire que notre espèce soit une maladie destiné à provoquer une nouvelle extinction de masse. Si c’était notre destiné, si le Tout en avait décidé, je ne comprend pas pourquoi nous sommes doté d’une si grande sensibilité, de cette capacité à souffrir face à la mort…et de ressentir la douleur d’autrui…Pourquoi sommes nous empathiques si notre rôle est de tout détruire ? »
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangère, calme]
« Je ne pense pas que notre rôle soit de tout détruire. Loin de là. Et c’est pour cela que je vous dis que tout n’est pas à jeter dans l’Humanité. Certain sont dépourvu d’empathie, et malheureusement ce sont souvent eux qui parviennent à se hisser aux sommets, ne serait-ce parce qu’ils s’autorisent à sacrifier des personnes en routes. Mais beaucoup de gens aspirent juste à vivre et sont prêt à réduire leur impact pourvu qu’on leur en donne les moyens… »
[Adelheid Friedburg, Présidente, froide]
« …et que cela n’affecte pas leur train de vie. Les gens veulent du changement sans sacrifices, ou bien seulement si ce sont les autres qui se sacrifient à leur place.»
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangère, calme]
« T…Très bien, j’essaie juste de comprendre…Tout ce que vous me dites, ce n’est pas notre pays. Nous ne sommes pas comme ça. N…Nous vivons en démocratie, nous faisons des sacrifices…nous avons une culture où nous acceptons de souffrir un temps pour mieux accéder au bonheur ! Mais…bon sang, qu’est-ce qu’il ne vas pas ? Pourquoi êtes vous dans cet état ?! »
…vous...vous avez le pouvoir de changer les choses chez nous justement. Vous dirigez l'Aiglantine, vous représentez notre pays, vous nous représentez...nous ne sommes pas parfait...personne ne l'est...mais nous sommes prêt à vous suivre...tous autant que nous sommes...»
[alb]
Adelheid fixa Françoise droit dans les yeux. La lassitude, la tristesse et la colère se lisait à travers son regard.[/alb]
[Adelheid Friedburg, Présidente, en colère et triste]
« L’Humanité Françoise, ce n’est pas que toi et ce n’est pas que moi. C’est nous tous. Les aiglantins et nos voisins. J’ai l’impression de vivre sur un nuage imbibé d’Éther…nous vivons dans un décors de carte postale et le tout avec des sourires dignes des plus mauvaise propagande communistes. Et ailleurs ? Au-delà de l’horizon ? Au-delà de ma tour de verre ?
[alb]Françoise acquiesça en se mordant la lèvre.[/alb]
« La fonte des glaciers. L’extinction des espèces. La déforestation. La pollution de l’eau, de l’air, des rivières au mercure, des océans au plastique. Le massacre de baleine, des dauphins, des tortues, de tout ces animaux élevés en batterie. Le changement climatique...et ce n'est que le volet des dommages collatéraux causé par l'Homme, il y a encore beaucoup à dire sur les souffrance qu'il cause à ses semblables. Alors dis moi Françoise, que ferais-tu à ma place ? Ne plus lire le journal, ignorer les maux du monde et vivre ma petite vie tout en sachant qu’un jour tout nos problèmes nous retomberont sur le coin de la gueule ? Ou bien je fais en sorte d’être consciente de la merde que ma propre espèce fait histoire de me donner bonne conscience ? Mais quelle conscience ? Dans les deux cas je suis une impardonnable hypocrite. Et puis ensuite ? Quel est mon pouvoir Françoise ? Sur le papier, je suis la Présidente de la « huitième » puissance économique mondiale. Je ne sais même pas comment ils se démerdent dans leurs calculs pour pondre des anneries aussi grosses. Et je vais faire quoi ? Proposer une votation ? Nous allons voter, c’est ça. Votons ! Et ensuite ? On fait quoi ?»
[alb]Françoise fixait le sol, plus par malaise que par manque de répartis. [/alb]
« Si je n’avais pas vécu en Aiglantine, soit je me serais suicidé, soit… »
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangère, sérieuse]
«Non ! Ne dite pas ça. Jamais ! »
[Adelheid Friedburg, Présidente, en colère et tristre]
« …soit j’aurais vécu une petite vie de merde à me préoccuper de mon cul et de mon propre « bonheur » personnel, à regarder des séries et claquer le peu d’argent que j’aurais dans un casino. Mais ce n’est pas grave, je ne serais pas inquiété à me poser toutes ces questions. J’irais à l’Eglise quand ça irait mal et je blâmerais les noirs, les gays, les étrangers, l’autre, mais certainement pas moi. Je me plaindrais que l’Etat ne fait rien pour arrêter les tornades, les feux de foret et les inondations, tout ça à bord de mon 4x4 diesel avec un fast-food dégueulasse que je trouverais bon parce que je n’aurais jamais connu le vrai goût des légumes et des fruits. Peut-être même que je n’aurais jamais vu des tomates autre que dans du Ketchup. »
[alb]Dans un premier temps, Françoise était devenu triste. Tout était malheureusement vrai à ses yeux. Peut-être était elle embrouillé par le discours d’Adelheid. Mais lorsqu’Adelheid commença à parler en clichés, elle s’essaya à sourire et tenta de récupérer son entrain. Après tout, la présidente avait peut-être l’alcool malheureux et elle sombrait dans un cercle vicieux. [/alb]
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangère, calme]
«…Vous n’avez clairement pas un excédent d’optimisme vous, n’est-ce pas ?»
[Adelheid Friedburg, Présidente, en colère]
« De l’optimisme ? Quelle était la probabilité qu’il y ait de la vie sur une planète ? 1 sur x milliard ? Peut-être même plus ? Mais non, nous, les Créatures les plus Intelligente de la Création, les Favoris du Tout-Puissant, nous sommes au dessus de tout ça. Il nous aura fallut moins d’un siècle pour bousiller ce que la nature a mit en œuvre en 4 milliard d’année. Et malgré la chute de la Grande-Hégémonie, alors que nous croyions qu’ENFIN l’Humanité avait comprit la leçon et que les émissions de CO2 et la génération de déchet n’avaient jamais été aussi basse, nous renfonçons dans le mur tête baissé et avec le sourire. Putain.»
[alb]Françoise eu soudainement un éclaire de lucidité qui lui fit retrouver sont entrain naturel.[/alb]
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangère, sérieuse]
«Non, absolument pas !»
[Adelheid Friedburg, Présidente, en colère]
« Quoi, absolument pas ? »
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangère, sérieuse]
«En fait la probabilité qu’une planète soit habité est plutôt de l’ordre de 1 sur 1500, à peu près hein ! Bien sûr, la probabilité qu’une espèce « intelligente » apparaisse est bien plus minime à mon avis…oui parce qu’en fait nous n’avons aucun moyen de connaitre cette probabilité à l’heure actuelle. Mais tout ça pour dire, Adelheid, que non, nous ne fonçons pas tout à fait tous dans le mur. En fait, la situation s’améliore de jour en jour malgré la reprise du commerce et de la consommation ! Je m’explique…oui, beaucoup de pays n’ont pas plus tiré les leçons du passé en écologie comme en économie et fonce tête baissé…mais il ne faut pas oublier tout les autres ! Beaucoup ont changé, beaucoup ont conscience du réchauffement climatique. Regarde les Valvatides, regarde le Lorthon, regarde le Caskar qui demande régulièrement notre expertise en matière d’environnement ! Et puis crotte, regarde le Thorval ! A côté d’eux nous passons pour un état d’Olgarie. Et tout cela va changer vite, très vite ! Avec internet, les idées progressistes se propagent très vite, alors imagine quand l’Humanité entière aura accès à internet ! Avant, les gens pouvaient encore dire « je ne savais pas » ou pire « je n’y croyais pas », mais là c’est fini ! Ceux qui n’y croient pas son déjà mort si vous voulez mon avis…ne serait-ce que parce que Mère Nature va clairement leur montrer qui commande. Et quand ils commenceront à lorgner des territoires voisins, crois moi que ça sonnera comme une grosse blague une fois qu’ils auront les pieds dans l’eau.»
[alb]Silence.[/alb]
[Adelheid Friedburg, Présidente, triste]
« J’aimerais croire que tu ai raison, mais je reste pessimiste quant à la cupidité et la bêtise humaine…les platte-formes et les puits pétroliers et gaziers poussent comme des champignons en cette saison. Mais peu importe le temps que cela prendra, ça n’empêche pas que je n’ai pas l’impression d’être à ma place. Ma plus grande crainte c’est de ne pas savoir de quelle vie je vais hériter après ma mort. J’ai horriblement peur de renaitre hors de nos frontières dans un pays peuplé de gros con obèses, machistes et racistes. »
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangère, amusé]
«Adelheid, les gros cons obèses c’était dans les années 2020, maintenant les Etats-Fédérés d’Olgarie sont tombés ! …tout au plus il ne reste plus que des gros cons mais c’est déjà mieux…et puis justement, profitez de cette vie pour faire de bonnes actions et créer le futur dans lequel vous aimeriez vivre !»
[Adelheid Friedburg, Présidente, triste]
« Que veux tu que je fasse ? Mon « pouvoir » est délimité par nos frontières et j’ai l’impression que tout ici a déjà été fait…Mais à l’extérieur ? Je n’arrive toujours pas à croire que nous avons frôlé une nouvelle guerre mondiale…je pensais que la leçon avait été tiré, mais non, c’est comme si...le monde n’était qu’un vaste salon de démonstration militaire. »
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangère, sérieuse]
«Moi je pense qu’il faut le voir différement ! Alors je vous préviens que je ne connais pas toute l’histoire en détail et l’escalade a été particulièrement violente, mais rendez-vous compte, un pays a voulu mettre à porté de missile tous les pays du monde en utilisant des navires civils…des voix se sont levé…des coups ont été donnés certe…mais ce projet a été abandonné. Ce type d’arme n’a pas pu voir le jour ! Même si…rien empêche personne de faire des magouilles dans le dos de tout le monde, mais au moins, les contrevenants sont prévenu ! Cet épisode de guerre a été comme une piqure de rappel pour les nouvelles générations !»
[Adelheid Friedburg, Présidente, triste]
« Ca n’enlève rien au fait que des gens sont morts, une fois de plus, pour se protéger. Des innocents sont morts. Des civils. Comme d’habitude.»
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangère, sérieuse]
«Hum…oui…je sais. Mais c’est pour ça que nous devons tous agir en faveur de la diplomatie, pour honnorer la mémoire de tout ces gens. Le contexte particulier de notre monde fait qu’aujourd’hui, les pays sont indépendants économiquement. A l’exeption des ressources primaires tel que le pétrole, le gaz, le fer, etc…certain pays ont la « chance » de posséder des gisements au grand dam de Dame Nature. Du coup, a part les alliances militaires, personne ne peut faire pression sur personne. Si la Grande Hégémonie a eu un seul avantage, c’était bien qu’il garantissait la paix internationale. Pas forcément la paix nationale puisqu’il y a eu une monté en puissance des conflits interieurs, mais au niveau international, qui aurait interêt à envahir ses propres clients ? Aujourd’hui tout est à reconstruire, je suis certaine que l’économie mondiale va de nouveau rayonner dans une dizaine d’année…et certainement s’effondrer par la suite. Mais regarde, nous nous en sommes bien sortis !»
[alb]Adelheid haussa les épaules.[/alb]
«Je ne suis pas économiste, ça c’est une question à poser à Jürgen, mais je pense que nous devons notre position dans le classement au fait que nous n’avons pas perdu tant de plumes que ça lors de la chute de la Grande Hégémonie…»
[Adelheid Friedburg, Présidente, sérieuse]
« Peut-être…»
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangère, sérieuse]
«Tu sais, parfois ce qui manque, c’est simplement une initiative. Je ne parle pas des votations hein, juste…une étincelle pour amorcer les choses…Tu ne peux pas tout changer, mais tu peux au moins provoquer le changement, pousser à la reflexion. C’est ce que les ONG font ! Et ce n’est jamais l’affaire d’une seule personnes, tu n’es pas seule Adelheid. Nous avons de la chance de vivre dans un pays neutre, ce qui nous place en bon médiateur. Mais encore faut-il avoir le courage de porter ce rôle car pour l’heure, l’Aiglantine est resté discrète. Et puis rien ne t’ empêche d’écrire aux autres dirigeants de ce monde, de leur proposer un sommet sur ce qui vous tiens à cœur comme l’environnement, les droits de l’homme…bien sûr, et malheureusement, certain n’en auront rien à battre. Mais certain seront prêt à faire un pas, j’en suis sûr, et ce sera toujours ça de gagné ! Quitte à ce que deux ou trois pays seulement accepte de faire des efforts, ce sera toujours ça de gagné ! Et puis peut-être qu’il faut changer de discours, ne plus parler de ce qu’on gagnerait à agir contre le réchauffement climatique mais plutôt…je ne sais pas, ce qu’on éviterait ? Parler des dégats etc ? Parler fric quoi.»
[alb]Il y eu un silence.[/alb]
[Adelheid Friedburg, Présidente, sérieuse]
« Tu appelle Jürgen par son prénom ?»
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangère, surprise]
«Euh…O…oui ? Il nous l’a demandé à tous la première fois que nous l’avons vu.»
[Adelheid Friedburg, Présidente, sérieuse]
« Je l’avais demandé aussi.»
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangère, surprise]
«Je…je n’y arrivais pas, et je ne sais pas si je pourrais continuer… vous êtes la Président, et j’ai trop de respect pour vous.»
[Adelheid Friedburg, Présidente, sérieuse]
« Je n’ai jamais demandé à ce qu’on me vouvoie et qu’on m’appelle « Madame la Présidente » à longueur de journée. Je n’ai jamais demandé le moindre traitement de faveur.
…Les gens me respectait déjà avant que je ne devienne Présidente, et on ne me vouvoyait pas. J’excusais les journalistes francophones et germanophone pour leurs formules de politesses parce que c’est culturel, mais le fait est que je n’aime ni le français, ni l’allemand. Le « tu », le « vous », « Du », « Sie »…je n’aime pas distinguer mes interlocuteurs…ça me dérange…je ne vois pas pourquoi on ne serait pas familier avec tout le monde ou polis avec tout le monde…, en aiglantin on dit « tu » et « vous » en un mot et puis c’est tout. Et du coup je me force à être polis mais ça n’exprime pas ce que je ressends.»
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangère, réfléchissant]
«…C’est vrai que vous parlez principalement aiglantin…Et que…ah bah oui, il n’y a pas de distinction entre le familier et la politesse…C’est vrai que c’est comme en anglais en fait...mais pourquoi le « vous » vous dérange plus que le « tu » ?»
[Adelheid Friedburg, Présidente, sérieuse]
«Le « vous » créé de la distance, mais paradoxalement c’est aussi le pronom de politesse en allemand et en français...en aiglantin c’est un « tu » poli, il n’y a pas cette barrière, cette distance, je trouve ça mieux. Alors du respect, je sais que vous en avez pour moi, et j’en ai pour vous, alors soyez gentil, tutoyez moi à partir d’aujourd’hui.»
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangère, sérieuse]
«…D…d’accord.»[/spoiler]
Posté : mer. sept. 19, 2018 7:12 pm
par William Hamleigh
[justify][center][img]https://i.imgur.com/NWl9kwP.png[/img][/center]
De : Ruadhán Mac Maoláin, Secretary of State for the Foreign Affairs
À : Françoise Deschamps, Secrétaire Nationale des Affaires Étrangères de la République Fédérale d'Aiglantine
Objet : Rencontre diplomatique
Excellence,
J'ai bien reçu votre missive et l'ai lue avec attention; veuillez d'ailleurs m'excuser du retard occasionné, je fus fort pris en interne. Je suis ravi et honoré des compliments que vous portez à notre politique et à notre nation, je vous les retourne avec amitié. Nous sommes bien entendu disposés à entamer un dialogue de coopération et d'entraide pour des sujets dont nous partageons le point de vue. Vous êtes donc invités à Fort William afin de rencontrer le Premier ministre qui vous dédiera une partie de son agenda de la journée du quatre mars.
En espérant que cette rencontre soit porteuses de fruits bienvenus, veuillez agréer l'expression de mes sentiments les plus distingués.
Ruadhán Mac Maoláin, Secretary of State for the Foreign Affairs[/justify]
Posté : dim. oct. 28, 2018 7:22 am
par Joyan
[center][ont]Royaume du Cangamé[/ont]
[IMG]http://nsm07.casimages.com/img/2018/02/02//18020208411123653015530794.png[/IMG][/center]
De la part de la Ministre des affaires étrangères du Cangamé, Ella Rogers
[right]A l'attention de Madame Deschamps
Secrétaire nationale des Affaires étrangères[/right]
Madame,
Je vous remercie grandement pour votre message. Je suis ravie d'accueillir vos équipes sur le sol Cangaméen, je pense que cela sera moteur dans l'avancée de nos recherches. Développer le recyclage à grande échelle est pour le Cangamé un des souci premiers afin de devenir un pays le plus neutre en carbone possible. Les travaux semblent d'ailleurs avancer à un rythme correct et j'espère sincèrement que nos recherches seront fructueuses.
Bien à vous,
[right]Ella Rogers,
Ministre des affaires étrangères,
Royaume du Cangamé[/right]
Posté : lun. oct. 29, 2018 11:06 am
par phiwill61
[justify][center][img]https://media.discordapp.net/attachments/403609498222198784/410813011016679424/unknown.png[/img][/center]
De : Chandra Mudaliyar, Ministre des Affaires Etrangères de l'Empire d'Eashatri
À : Françoise Deschamps, Secrétaire Nationale des Affaires Étrangères de la République Fédérale d'Aiglantine
Objet : Réponse à l'aide proposée par la République Fédérale d'Aiglantine
Votre Excellence,
Les demandes de visa des vingt-quatre médecins volontaires pour aider à la lutte contre le choléra ont été immédiatement acceptées, comme ces derniers ont dû se rendre compte quand ils ont reçu leur visas. Mais je tenais à remercier personnellement l'Aiglantine pour cette attention particulière, que nous ne pouvons pas refuser bien que le Gouvernement eashate pense toujours réussir à maîtriser l'épidémie, afin de limiter le nombre de morts. Aujourd'hui, le 24 Juin 2037, nous apprécions votre proposition d'être prêts à intervenir financièrement et humainement en cas de besoin, mais nous espérons ne pas avoir à utiliser cette aide très généreuse de votre nation.
Je vous remercie encore humblement et sincèrement de l'attention que vous portez à notre pays,
Bien à vous,
Chandra Mudaliyar, Ministre des Affaires Etrangères de l'Empire d'Eashatri[/justify]
Posté : sam. mars 09, 2019 8:54 pm
par Leraptopes
██████ █ █ █ 25 juillet 2038 - La tour maudite.
[quote="Résumé rapide"]Adelheid Friedburg, Présidente de la République, est harcelée par ses employés et échoue à fuir par le parking souterrain. Pire, elle se retrouve coincé au 60ème étage de la tour, poursuivi par ses "responsabilités". Malgré d'habile jeux de mots censé dévoiler son intérêts profond pour les questions qui lui sont posée, Adelheid ne parviendra à trouver refuge que chez Françoise Deschamps, Secrétaire Nationale des Affaires Etrangères et de la Culture un étage plus bas. Le repos sera bref, car la jeune Françoise laissera éclater une profonde frustration qui la rongeait depuis un an déjà, suite à un terrible évènement. Persuadée que le Secrétariat National des Affaires Etrangères a été maudit par le Gardien lui même, Balthazard, Adelheid tentera d'apaiser la situation en jouant à un jeu de hasard impliquant la Diplomatie Aiglanaise.[/quote]
[spoiler="Discutions complète"][alb]C’était aussi soudainement que absolument-totalement volontaire qu’Adelheid avait finalement décidé de s’aventurer dans les dédales de bureaux de ce 60 ème étage de la Mairie, territoire du redouté Secrétariat National des Transports. Oh, ce n’était de loin pas son plan initial. A l’origine, elle espérait plutôt échapper à ses obligations – une fois de plus – en s’extirpant à l’improviste par l’une des sorties pour voiture du garage souterrain, mais si elle parvenait à mettre assez souvent en échec les tentatives désespérés de ses subordonnés pour la rattraper, la douce Victoire n’était malheureusement pas toujours à la portée d’Adelheid. Car il fallait être user de moult stratagèmes ! Sans cesse sollicité de toute part, elle n’était réellement à l’abri que dans son bureau au sommet de la tour – Un bureau qui, soyons franc, ne payait de mine que grâce à la bibliothèque magique à double fond qui renfermait suffisamment d’alcool pour satisfaire tout un régiment bikov pendant au moins un an – son temps libre tout comme sa liberté de mouvement se réduisait à peau de chagrin à mesure que les jours passaient et que les affaires administratives, économique et sociétale s’accumulaient sur son bureau. Or Adelheid n’était de très loin pas une « personne de salon », elle qui avait vécu tout aussi loin des grandes villes, et il fallait qu’elle sorte, qu’elle prenne l’air. Et si le toit du bâtiment lui convenait suffisamment pour ne pas tomber en burn-out, il ne comblait toutefois pas ses besoins d’espaces vert. Alors Adelheid, Présidente littéralement élue de force, se permettait de tailler allègrement dans son solde d’heure supplémentaire accumulé pour s’accorder des pauses jusqu’à ce que ledit solde passe dans le négatif.
Alors quand les portes de l’ascenseur express s’ouvrirent sur le hall du 60 ème étage de la Mairie de Balthazard, à très exactement 215,46 mètres au-dessus du garage souterrain ; quand elle se rendit compte que dans la précipitation elle était entrée dans le mauvais express qui ne faisait la liaison que du 110 ème au 60ème ; que seule une fine cloison de miroir, bois, acier et isolant phonique de 8 cm d’épaisseur la séparait de l’ascenseur principal, celui qui reliait le 110 au Rez-de-chaussée ; quand son sang ne fit qu’un tour en découvrant avec horreur qu’une vingtaines de personnes avaient l’intention d’utiliser l’ascenseur dans lequel elle se trouvait afin de monter très certainement au 110 étage, étage d’où elle avait fui une autre vingtaine de poursuivants ; Quand le seul motif de monter au 110ème était soit de venir harceler la présidente, soit évacuer la tour en cas d’incendie par le toit (ce qui ne fut pas le cas); et enfin, quand une voix s’éleva de la foule stupéfaite et visiblement soulagée que la Présidente ait fait elle-même le déplacement pour prononcer les mots « Madame Friedburg ! Quelle bonne surprise ! », Là, Adelheid Friedburg, Présidente de la République Fédérale d’Aiglantine, ne pu s’empêcher de répliquer par un :[/alb]
[Adelheid Friedburg, Présidente, Fort et enragée]
« GOTTERDAM ! »
[alb]Interjection poétique tirant ses racines de la langue de Wagner et parfait par les locuteurs aiglantins au fil des siècles, un mot dont la signification fondamentale sous l’égide des règles les plus élémentaires de la politesse pouvait se rapprocher d’un mélange de « Diantre », « Doux Jésus » et « C’est ennuyeux» et avait fini par se traduire dans le langage populaire du XXIème siècle par « Bordel de merde, vous me faites ch... »[/alb]
[Un employé, sérieux]
«Madame ? Vous ne sortez pas ?»
[alb]
Adelheid appuyait machinalement sur le bouton de fermeture des portes.[/alb]
[Adelheid Friedburg, Présidente, irritée]
« Non, je me suis trompée d’étage. »
[Un employé, surpris]
« Tr…Trompé d’étage ? Mais c’est un express ! Il n’y a que deux étages qui sont desservit ! »
[Adelheid Friedburg, Présidente, irritée]
« Vous savez quoi ? Vous avez raison. »
Driiiiiing !
[alb]Adelheid venait d’actionner le bouton d’arrêt d’urgence de l’ascenseur, le bloquant au niveau du palier. Cela retarderait au moins les « pots-de-colles » du 109ème. Puis elle commença à s’aventurer dans la foule.[/alb]
[Adelheid Friedburg, Présidente, irritée]
« Que quelqu’un s’en charge. »
[Une employée, surpris]
« Vous venez vraiment de bloquer l’ascenseur ?! »
[Un employé, surpris]
« Mais vous n’avez pas le droit de faire ça ! »
[Adelheid Friedburg, Présidente, irritée et d’un pas soutenu]
« Je suis la Présidente alors je fais qu’est-ce que je veux. Et puis le harcèlement est aussi puni par la Loi ! »
[Un employé, surpris]
« Du harcèlement ? Mais vous êtes la Présidente justement! »
[Adelheid Friedburg, Présidente, irritée et d’un pas soutenu]
« Et bien sachez MÔssieur que je ne suis pas seulement la Présidente, je suis aussi une Présidente en PAUSE. »
[alb]Adelheid avançait de manière soutenu, poursuivit par la troupe d’employés de la Mairie.[/alb]
[Une employée, sérieuse]
« Madame ! Sauf votre respect, Madame Lecombe attends vos retours sur le rapport du nouveau contournement autoroutier de Saint-Jean, l’échéance arrive à grand pas et il lui faut une réponse! Si vous ne le faites pas nous auront de sérieux problèmes !»
[Adelheid Friedburg, Présidente, irritée et d’un pas soutenu]
« Et bien voilà un problème que je contourne à grand pas. »
[Un employé, sérieux]
« Madame ! C’est très sérieux, avez-vous pu lire les rapports de la Stratégie Energétique 2050 ? Vous savez que nous risquons une pénurie de courant à cause de l’explosion de la fréquentation touristique ! Et ça, c’est bien pire que ne pas construire une autoroute!»
[Une employée, outrée]
« Non mais de quoi je me mêle ?!»
[Adelheid Friedburg, Présidente, irritée et d’un pas soutenu]
« Je ne suis pas au courant de cette histoire. »
[Un employé, sérieux]
« Madame la Présidente, la généralisation de la prolongation de l'ouverture des magasins le samedi après 17h et le dimanche fait toujours débats entre les principaux acteurs publics et privés, le rapport du Conseil Fédéral de Krystal Farbe vous a été transmis mardi dernier et il nous fallait une réponse vendredi, et aujourd'hui nous sommes mardi et nous n'avons toujours pas eu votre réponse, l'avez-vous au moins lu ce rapport? »
[Adelheid Friedburg, Présidente, irritée et d’un pas soutenu]
« Ça me dit rien. »
[Un employé, sérieux]
« Nous avons eu des retours concernant la fiscalité des entreprises étrangères, doit être revu lors de la prochaine session du…»
[Adelheid Friedburg, Présidente, irritée et d’un pas soutenu]
« ça m’est complètement étranger.»
[Un employé, sérieux]
« Les risque sanitaire de la 5G ont été dressé dans le rapport de la semaine dernière, il faut le lire !»
[Adelheid Friedburg, Présidente, irritée et d’un pas soutenu]
« Seulement si j'ai le temps or j’ai pas le temps, mon esprit glisse ailleurs, etc etc. »
[Une employée, sérieuse]
« Les recherches sur l’imagerie médicale avec les Valvatides donnent...»
[Adelheid Friedburg, Présidente, irritée et d’un pas soutenu]
« Pourquoi vous n’allez pas em…m…msolliciter la Secrétaire Nationale plutôt que moi ?! Elle est là pour ça ! »
[Un employé, sérieux]
« Oui, mais Madame Mercier est en vacance à Henderson dans le Cap-des-Amélies.»
[Adelheid Friedburg, Présidente, irritée et d’un pas soutenu]
« Et bien téléphonez-lui ! »
[Un employé, sérieux]
« On ne peut pas la joindre !»
[Adelheid Friedburg, Présidente, irritée et d’un pas soutenu]
« Bah voyons ! Tout Secrétaire doit être joignable en permanence, elle n’a pas le droit d’ignorer des appels ! »
[Un employé, sérieux]
« Mais c’est ça le problème ! Elle a contracté un abonnement téléphonique au Kaiyuan avec service de gestion des appels, nous tombons sur une assistance vocale en KAIYUANAIS qui nous demande de choisir des options que nous ne comprenons pas ! Et quand bien même nous parviendrions à trouver la bonne combinaison, il semble que Madame Mercier est aussi faite appel à un service de Secrétariat SENGAÏAIS ! Techniquement et légalement elle décroche TOUJOURS mais aucun de nous n’arrivent à se faire comprendre des standardistes ! »
[Un employé, sérieux]
« Et elle a vraiment pris soin d’en choisir un qui ne pratique ni l’anglais, ni le français, ni l’allemand! »
Ah la garce, elle est rusée.
[alb]Adelheid accélérait le pas. Stupeur. Le groupe fit de même.[/alb]
[Une employée, sérieuse]
« Madame ! »
[Un employé, sérieux]
« Madame Friedburg! »
[Adelheid Friedburg, Présidente, appeurée et d’un pas soutenu]
« Mais qu’estce que vous ne comprenez pas dans « Je suis en pause » !?»
[Un employé, sérieux]
« Madame ! »
[Un employée, sérieuse]
« Madame la Présidente ! »
[Adelheid Friedburg, Présidente, apeurée et d’un pas soutenu]
« Non mais vous êtes bouchés ?!»
[alb]Adelheid commença à trottiner, poursuivi par les employés.[/alb]
[Un employé, sérieux]
« Madame ! Vous nous devez un rapport !»
[Un employée, sérieuse]
« Madame, nous devons vous parler des prévoyances retraite ! »
[Adelheid Friedburg, Présidente, apeurée et en courant]
« Mais laissez-moi bande de psychopathes ! Au secours ! »
[alb]
Adelheid se mit à courir en déchaussant maladroitement ses chaussures à talon. Elle les jeta en direction de ses poursuivant, une à une, et tenta de gagner du temps.[/alb]
[Adelheid Friedburg, Présidente, en courant]
« J’offre un rendez-vous de dix minutes à qui récupèrera mes escarpins ! »
[alb]Gagné, elle parvînt à déjouer la vigilance de la moitié d’entre eux. Mais elle ne fut pas tirée d’affaire.
[...]
Après 33 mètres de couloir, un escalier de service et 55 mètres de course à travers les bureaux du Secrétariat National de la Culture et des Affaires Etrangères située un étage au-dessous, elle se réfugia en zone neutre : Le bureau personnel de Françoise Deschamps, la Secrétaire Nationale dudit Secrétariat.
Françoise ne fut pas totalement surprise de l’arrivé d’Adelheid dans son bureau, il faut dire que son arrivé n’avait pas été des plus discrètes. En revanche, elle fut un peu plus surprise de l’état dans lequel elle récupéra sa Cheffe. A en juger par son souffle court, son absence de chaussures et enfin à la manière dont elle s’adossait à la porte de son bureau, Françoise comprit qu’Adelheid n’avait pas subitement décidé de descendre chez elle pour boire le thé. [/alb]
[Adelheid Friedburg, Présidente, essoufflée]
« Au secours ! »
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, surprise]
« Adelheid? Mais que...? »
[Adelheid Friedburg, Présidente, essoufflée et irritée]
« Je me suis...planté d'express. Mais quelle conne!»
[alb]Françoise se remit à écrire sur l'une des trop nombreuses feuilles qui camouflait la surface de son bureau.[/alb]
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, sérieuse]
« Oh…et tu as fini où ? »
[Adelheid Friedburg, Présidente, essoufflée et irritée]
« Au 60 ème...et ces rapaces m’attendaient ! »
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, ironique]
« Et tu as trouvé du temps pour venir me voir? Je suis touchée. »
[Adelheid Friedburg, Présidente, essoufflée]
« Je…demande…l’asile politique. Ici ils n’oseront pas rentrer… j’aurais la paix. »
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, dubitative]
« Ils n’oseront ou il ne pourront pas ?…ça n’a strictement rien à voir avec le fait que la porte de mon bureau est insonorisé et qu’elle est équipé d’un gros verrou ?…»
[Adelheid Friedburg, Présidente, sarcastique]
« Absolument pas.»
[alb]
Adelheid verrouilla d’un coup sec le verrou de la porte. Mais à peine eut-elle le temps de se reprendre que des lettres débordaient subitement de dessous la porte, Adelheid sursauta en poussant un cri lorsqu’elle sentit le papier froid toucher ses talons.[/alb]
[Adelheid Friedburg, Présidente, appeurée]
« AAAH! Arrêtez ça ou j'appelle la GARDE!»
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, concentrée]
« Tu as le chien-saucisse sur ta droite.»
[Adelheid Friedburg, Présidente, dubitative]
« Le chien saucisse ?»
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, concentrée]
« Si tu le mets sous la porte ça colmatera la fuite.»
[Adelheid Friedburg, Présidente, triomphante]
« AH AH!»
[alb]Adelheid s’empressa d’installer le coussin de porte en forme de teckel, ce qui cessa immédiatement le flot de document en tout genre qui glissaient sous le seuil. Puis, le silence. Ce si délicieux silence.[/alb]
[Adelheid Friedburg, Présidente, se reprenant et soupirant]
« Par Balthazard ! Et dire qu’il n’est que 11 heure du matin…comment vas-tu Françoise ?»
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, souriante]
« Et bien pour commencer je n’ai pas couru le 110m haies – mention spéciale pour la performance sans chaussures – mais…»
[Adelheid Friedburg, Présidente, dubitative]
« Mais ?»
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, las]
« Ça va couci-couça…je suis las, mais las…»
[Adelheid Friedburg, Présidente, ironique]
« Las? Comment pourrait-on être las ? C’est génial la Mairie de Balthazard, c’est passionnant la Mairie de Balthazard, …»
[alb]
Elle haussa le ton pour être entendu de l’autre côté de la porte.[/alb]
« C’est FUN la MAIRIE DE BALTHAZARD !»
[un employé, fort]
« De toute façon nous ne bougerons pas d’ici ! »
[Adelheid Friedburg, Présidente, soupirant profondément]
« Je sais…je sais…»
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, sérieuse et las]
« Entre autre oui, mais outre le travail interne à la Mairie la plus « fun » du monde, c’est juste que…je ne sais plus quoi penser de mon travail ici.»
[Adelheid Friedburg, Présidente, sarcastique]
« Moi je n’ai jamais su quoi penser de ma présence ici…mais oui, continue.»
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, sérieuse]
« Oui, bon, effectivement. Mais ce que je veux dire c’est que j’ai mis tellement d’effort et de cœur à restaurer ces étages fantômes, tellement de cœur et de passion à réécrire une nouvelle page de notre Histoire, avec des voyages à Shengfen…ou Shenfgen… »
[Adelheid Friedburg, Présidente, ironique]
« Ça on ne le saura jamais.»
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, sérieuse]
« A qui le dis tu… oui, donc je disais, des conférences à Lancaster, des diners diplomatiques à Donostia ou encore des sommets à Setan…et malgré tout ceci, j’ai l’impression que rien n’a évolué.»
[alb]
Françoise fixa la présidente droit dans les yeux puis, effrayée et superstitieuse, elle reprit.[/alb]
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, superstitieuse]
« Adelheid, je crois que notre boîte aux lettres est maudite.»
[Adelheid Friedburg, Présidente, surprise]
« Qu’estce que…Was ?!.»
[alb]
Françoise se leva d’un bond.[/alb]
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, superstitieuse]
« PIRE ! Balthazard a maudit cette tour du 55 ème au 59 ème ! Le Secrétariat des Affaires Etrangères de ce pays est maudit ! »
[Adelheid Friedburg, Présidente, surprise]
« Mais...Mais cette tour rend tout le monde timbré, c’est pas possible ! C’est la clim’ qui déconne ou quoi ?»
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, superstitieuse]
« Pas UNE lettre en un an ! Pas UNE missive ! Rien ! Nada! J’attends chaque jour qui passe à espérer, mais RIEN !»
[Adelheid Friedburg, Présidente, songeuse]
« Ah…tiens oui, maintenant que tu le dis…Non mais…»
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, en plein drame]
« Mais alors quelle conclusion tirer ? C’est moi qui suis mauvaise ? Ou c’est la boite au lettre qui est trop haute pour le facteur ? Non ! Plus maintenant depuis que j’y ai laissé un petit tabouret au cas où ! Ou non, attend, c’est notre pays qui est trop chiant ? Oui, ça doit être ça, tout est trop beau en Aiglantine, tout le monde il est beau, tout le monde il est jolie, il ne s’y passe jamais rien en Aiglantine , il n’y a pas d’argent à se faire en Aiglantine, il n’y a pas d’intérêt à discuter avec l’Aiglantine !»
[Adelheid Friedburg, Présidente, sérieuse]
« Françoise, est-ce…»
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, en plein drame]
« Nan mais l’Aiglantine maaaanque de scandales, c’est ça en fait, il n’y a jamais d’affaires de corruptions, de détournement de fond, de piétinements des droits humains, de populisme fachistes, de racisme, de machisme, de gauchisme – un peu le gauchisme quand même – mais on est pas suffisamment à gauche pour se faire aimer des communiste et pas assez à droite pour pas être qualifié de gauchiste par les banques Lianwadaise et le FIDE…! »
[Adelheid Friedburg, Présidente, sérieuse et fort]
« FRANÇOISE! »
[alb]La jeune Secrétaire cessa immédiatement son manège, se rendant compte qu’elle était pratiquement à genoux sur son bureau.[/alb]
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, confuse]
« Oups, Pardon. »
[Adelheid Friedburg, Présidente, sérieuse]
« Si les autres ne viennent pas à toi, pourquoi tu ne vas pas aux autres ? Provoque des rencontres, tu es la personne la plus compétente pour le faire.»
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, sérieuse]
« Mais prend moi pour une sotte ! C’est ce que j’ai fais ! »
[Adelheid Friedburg, Présidente, sérieuse]
« Et donc ?»
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, sérieuse]
« Tout allait bien jusqu’à ce qu’une délicate brise ne vienne effleurer mon visage…genre le [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=348513#p348513]Changkhut[/url] d’il y a deux semaines mais puissance mille.»
[Adelheid Friedburg, Présidente, surprise]
« Que…quoi ? Tu t’es pris un vent ? Qui t’a mis un vent ?»
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, sérieuse]
« Son Excellence [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=341079#p341079]Takahiro Fujino[/url], Ministre des Affaires Etrangères du Teikoku.»
[Adelheid Friedburg, Présidente, surprise]
« Allons Françoise ! Ta missive ne leur ai peut-être jamais parvenu !»
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, sérieuse]
« [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=343368#p343368]J’ai envoyé un accusé de réception[/url] ! Il l’a vuuu, il la vu, il l’a lu et il l’a ignoré, tout au plus il s’en ait servit comme serviette de table à la cantine. Mais c’est qu’en plus [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=333641#p333641]ils ont eu le temps de changer de Ministre[/url] entre temps, et devine qui est venu rendre une petite visite à nos amis teiko ? [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=348465#p348465]ROGER LESTER[/url] !»
[Adelheid Friedburg, Présidente, dubitative]
« Roger Les…qui c’est lui ? ça sonne Deseran.»
[alb]Etonnamment, Françoise changea subitement de ton et répondu avec son sourire et sa candeur habituelle.[/alb]
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, souriante]
« C’est le Commissaire du Peuple aux Affaires Étrangères de la République Démocratique de Westrait, c’est le Ministre des Affaires Etrangères, mon homologue quoi.»
[Adelheid Friedburg, Présidente, dubitative]
« Oh, et quel est le problème avec ce Roger Lester ?»
[alb]Françoise reprit son mélodrame théatrale.[/alb]
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, enragée]
« PARCE QUE C’EST JUSTEMENT MON HOMOLOGUE ET QUE LUI N’A PAS ETE SNOBÉ !»
[Adelheid Friedburg, Présidente, intriguée]
« Allons Françoise ! C’est certainement une erreur !»
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, en colère]
« Oh mais je crois savoir ce qu’il s’est passé, Fujino a du vouloir prendre sa retraite et il a ignoré ma lettre, sachant que son successeur viendrait. Ou PIRE, il a pris ma missive pour une farce parce que je suis SÛR qu’ils ne sont même pas au courant de notre existence ! Notre pays ne figurerait même pas [url=https://image.noelshack.com/fichiers/2018/20/4/1526516625-noms-pays.png]sur leurs cartes[/url] que ça ne m’étonnerait pas ! Ah ! J’espère qu’il s’est étouffé avec ses baguettes.»
[Adelheid Friedburg, Présidente, sérieuse]
« Françoise ! Ce Monsieur est peut-être vraiment mort ! »
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, sérieuse]
« …Et qu’elles lui ressortent par les trous de nez.»
[alb]Adelheid pouffa de rire à l’image qui lui vînt en tête, puis elle reprit plus sérieusement.[/alb]
[Adelheid Friedburg, Présidente, sérieuse]
« Ecoute, cette lettre n’a probablement jamais dû arriver, maintenant si elle s’est perdu, c’est important de savoir où elle a atterri…il n’y avait rien d’important dans l’enveloppe, n’est-ce pas ? »
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, ironique]
«A part les codes de lancement de notre volcan lanceur de missiles thermonucléaires à tête-chercheuses, non…quoique…attend…si…il y avait quelque chose de probablement super important dans l’enveloppe…aïe.»
[Adelheid Friedburg, Présidente, sérieuse]
« Quoi ? Quoi donc ? Qu’est-ce que tu y a mis !? »
[alb]Françoise tira la mou.[/alb]
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, faisant la mou]
«Ma lettre.»
[Adelheid Friedburg, Présidente, sérieuse]
« D’accord…d’accord… »
[alb]Adelheid se tenait désormais face à la [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=343385#p343385]grande carte du monde[/url] posé sur trois chevalet Montalvéens. Bras croisés, elle l’observa soigneusement avant de se masser le haut du nez avec sa main gauche. Elle soupira.[/alb]
[Adelheid Friedburg, Présidente, soupirant]
« Heureusement que j’étais venu ici pour me calmer… »
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, sérieuse]
«Je suis désolée. Je suis terriblement fatiguée, je travaille beaucoup, je n’en vois pas la fin et cette histoire me rongeait depuis un moment.»
[alb]Adelheid se déplaça dans le bureau.[/alb]
[Adelheid Friedburg, Présidente, sérieuse]
« Dis moi, Jürgen et Sasha viennent-ils encore jouer aux fléchettes dans ton bureau ? »
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, sérieuse]
«Oui oui, assez souvent, ils me tiennent compagnie le soir, ils sont gentil !»
[Adelheid Friedburg, Présidente, sérieuse]
« Où sont les fléchettes ?»
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, sérieuse]
«Elles sont dans le tiroirs là, pourquoi ? Tu veux jouer ?»
[Adelheid Friedburg, Présidente, sarcastique]
« On va jouer oui.»
[alb]Françoise s’arrêta net.[/alb]
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, intriguée]
«Attend une petite minute…tu compte faire quoi là ? J’espère que ça n’a pas de rapport avec les gens qui te suivait hein ?»
[Adelheid Friedburg, Présidente, souriante]
« Aaah, je n’y avais pas pensé ! C’est ton idée, pas la mienne !»
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, sérieuse]
«Certainement pas !»
[alb]Adelheid se plaça à bonne distance du planisphère puis, tout en tenant le projectile pointue dans sa main droite, elle se cacha les yeux avec sa main gauche. Elle se préparait à viser à l’aveugle.[/alb]
[Adelheid Friedburg, Présidente, sérieuse]
« Très bien Françoise, tu as envie de faire de la diplomatie ? Et bien laissons un peu la chance nous guider. En tant que Présidente, je te donnerais l’ordre de contacter le pays diplomatiquement actif le plus proche de la fléchette que je vais lancer, et ce quelque soit le pays, on est d’accord ?»
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, embêtée]
«Mais ça va abimer ma jolie carte !»
[Adelheid Friedburg, Présidente, sérieuse]
« Oui, bon, ça fera un petit trou, je tire pas à coup de magnum non plus. Donc je disais, quel que soit le pays, oui?»
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, dubitative]
« Tu sais que ça ne m'étonnerait même pas que les deux tiers des pays de ce monde procèdent de la même manière pour faire de la diplomatie?»
[Adelheid Friedburg, Présidente, sérieuse]
« Oui, et bien il faut parfois se lancer parce que si on attend d'avoir des occasions ou points communs avec les voisins, on se retrouve dans la même situation que...bah aujourd'hui en fait. Et puis, prend le comme un défis personnel, j'aime bien l'adage "Ce qui ne te tue pas te rend plus fort". Sauf si bien sûr tu préfères gérer en continue les affaires de la Cultur...»
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, sérieuse et désespérée]
«Vas-y, lance.»
[alb]Alors Adelheid lança. [/alb]
POK.
…
[alb]Le cœur de Françoise cessa de battre. Adelheid, elle, ne pu que lâcher un rire nerveux en découvrant le résultat.[/alb]
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, bouche bé]
«Tu l'as fait exprès, c'est pas possible.»
[Adelheid Friedburg, Présidente, surprise]
« Alors ça c'est cocasse.»
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, sérieuse]
«Recommence.»
[Adelheid Friedburg, Présidente, sérieuse]
« Non.»
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, sérieuse]
«Adelheid, tu recommences.»
[Adelheid Friedburg, Présidente, sérieuse]
« Attends, lis bien mes lèvres cette fois ci. Non.»
[alb]Françoise commença à prendre peur.[/alb]
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, tétanisée]
« Oh non non non non non, jamais je fous un pieds là-bas, jamais je fais la MOINDRE CHOSE qui ait un rapport avec ce…ça ! Je n'ai pas l'expérience pour encaisser ça!»
[Adelheid Friedburg, Présidente, sarcastique]
« Et bien ça te permettra d'apprendre à encaisser alors.»
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, tétanisée]
« Ce serait un énorme scandale!»
[Adelheid Friedburg, Présidente, sarcastique]
« J’aime les scandale.»
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, tétanisée]
« MAIS C'EST DU SUICIDE!»
[Adelheid Friedburg, Présidente, souriante et sarcastique]
« On meurt tous un jour.»
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, tétanisée]
«Adelheid, c’était très drôle, maintenant on arrête et on se remet à travailler !»
[Adelheid Friedburg, Présidente, sarcastique]
« Prépare les papiers, sinon c’est moi qui le fait. L’Aiglantine n’est pas assez scandaleuse ? Voyons voir ce que sait faire la jeune fille de bonne famille lorsqu’elle enfile de sulfureuses cuissardes en cuire à semelles compensées.»
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, tétanisée]
«Attends, tu…tu parles du pays là ou tu parles de moi là?!»
[Adelheid Friedburg, Présidente, sarcastique]
« Vas savoir.»
[alb]Adelheid se leva et se dirigea vers la porte du bureau.[/alb]
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, tétanisée]
«Adelheid ! Tu ne peux pas me faire ça ! Ce n’est plus une histoire entre toi et moi, c’est une affaire d’Etat !!!»
[Adelheid Friedburg, Présidente, sarcastique]
« Je ne suis on ne peut plus sérieux. Il est temps pour nous sortir des sentiers battus.»
[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, paniquée]
«Mais c’est pas possible! Cette tour rend fou !!! »
[alb]C’était aussi soudainement que absolument-totalement volontaire qu’Adelheid avait finalement décidé la diplomatie de son pays sur une corde raide, elle qui avait visée bien plus haut mais qui avait mal jaugé sa force. Néanmoins, elle était confiante quant aux conséquences de cette folle perspective de rencontre. Bien sûr, le choix de lier la moindre relation diplomatique avant d’autre serait Ô combien discutable, mais après tout la politique Aiglanaise se voulait politiquement neutre, quelques soit les circonstance. Et on ne pouvait jamais être totalement neutre sans avoir un pied dans chaque ambassade du monde.
Alors quand Adelheid ouvrit la porte machinalement, pensive ; quand la première chose qui suivit le son du verrou fut « Enfin ! Vous daignez sortir ! » suivit d’une salve de « Madame la Présidente », « Madame Friedburg ! », « Madame ! » ; quand la première chose qui lui parvenu à la figure fut une vingtaines de paire de bras tenant documents et lettre en tout genre ; et enfin quand elle vit que les pot-de-col du 109ème avaient finalement réussi à la retrouver et à se mêler à la foule ; Là, Adelheid Friedburg, Présidente de la République Fédérale d’Aiglantine, ne pu s’empêcher de répliquer par un :[/alb]
[Adelheid Friedburg, Présidente, Fort et enragée]
« GOTTERDAM ! Je vous avais oublié ! Et où sont mes escarpins?!»
[alb]Françoise, elle, désabusée comme jamais, se demandait encore si tout ceci n’était pas une mauvaise blague. Muette, elle observait désemparé [url=https://nsa40.casimages.com/img/2019/03/09/190309064245453162.png]la cible de la fléchette[/url].[/alb][/spoiler]
[alb]Hrp: Bon courage aux plus téméraires![/alb]