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Posté : jeu. juin 21, 2018 3:52 pm
par Sébaldie
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PRESSE SANTOGNAISE
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La liberté de la presse est garantie en République de Santogne et témoigne
de la diversité d’opinions au sein du pays. La presse est toutefois impactée depuis
quelques années par la crise économique, avec une érosion du lectorat, tous titres confondus[/center]
- [center][img]https://i.imgur.com/QqBwGBR.png[/img][/center]
[justify]Le Courrier Santognais est un journal quotidien généraliste, sans opinions particulièrement marquées d’un point de vue idéologique. Sous sa forme originelle, il était à la fin du XVIIe siècle un simple feuillet rempli d’informations diverses (actualités locales, almanach, décrets royaux) qui était glissé dans le courrier postal, d’où son nom. La châtaigne, qui illustre son logo, est un produit phare de Santogne, notamment dans la région de Castanhières.
[center][img]https://i.imgur.com/rVlXSZ1.png[/img][/center]
Sentinelles est un quotidien conservateur, qui sert de temps à autre de tribune pour les catholiques traditionnalistes et les royalistes mais alternant un langage plus ou moins châtié. Ce titre de presse né des mouvements populaires contre la monarchie qui ont début à la fin du XIXe siècle a toutefois réussi sa modernisation, avec une forte implantation sur Internet.
[center][img]https://i.imgur.com/oYuVMvi.png[/img][/center]
La Tribune des Bâtisseurs est le titre de presse le plus connu de la gauche alternative, qui est particulièrement pléthorique en Santogne. Avec de réguliers réquisitoires contre la finance internationale, le journal n’atteint toutefois qu’une partie de la gauche nationale, les communistes privilégiant d’autres titres. La fourmi présente sur le logo illustre la volonté de construire des communautés alternatives au Système.
[center][img]https://i.imgur.com/kEbcwxN.png[/img][/center]
Cacarinette est un journal satirique hebdomadaire qui traite sous des traits humoristiques de l’actualité nationale et internationale, sans toutefois afficher de préférence idéologique claire. Porte-voix des dégoûtés de la politique, ils axent leurs articles surtout sur l’hypocrisie des hommes politiques. Son nom signifie « coccinelle » dans le parler provençal.
[center][img]https://i.imgur.com/iB4oEW7.png[/img][/center]
Mariottes est un hebdomadaire spécialisé dans l'actualité culturelle, intellectuelle et sportive, mêlant également articles de vulgarisation et tribunes d'opinion, sous un angle d'artistes. Il se destine à un public assez large, allant de simple passionnés de musique à un public beaucoup plus élitiste. [/justify]
Posté : jeu. juin 21, 2018 10:13 pm
par Sébaldie
- [justify][center][img]https://i.imgur.com/kEbcwxN.png[/img]
4 juin 2036
Face à ses créanciers, Delpuech ne s’arrache guère les cheveux
[img]https://i.imgur.com/ZQjoEAF.png[/img]
La dette a dépassé 100 % du PIB, sans émouvoir la Première ministre Roseline Delpuech[/center]
« Pas une pistole ne sera demandée aux Santognais pour éponger la dette de politiciens véreux ! ». Portée par les sondages, à quelques semaines du scrutin, Roseline Delpuech est sûre d’elle. En ce samedi 15 septembre 2035, la future Première ministre est en visite à Castanhières, capitale de la châtaigne, pour prendre ses électeurs pour des glands. Dans un discours-fleuve, arrosé par les pluies de fin d’été, la populiste anti-immigrationniste prétend pouvoir « tenir tête » à ses créanciers qui lui réclament grosso modo 50 milliards $, dont la moitié rien qu’en intérêts. L’intervention est filmée, avec en arrière-plan le majestueux Brec d’Argent qui culmine à 3 875 mètres. Parce que si Roseline Delpuech a promis les monts, on attend toujours les merveilles de sa politique. Déjà, à l’époque, un homme d’une soixantaine d’années, membre du premier parti de Santogne – celui de l’abstention – qui assiste à l’auditoire s’exclame en patois local « Que couiounado ! », c’est-à-dire « Quelle couillonnade ! ». Cette réaction à chaud, prise sur le vif en vidéo et diffusée à foison sur InVido, n’entachera pas la victoire relative de la Ligue du Renouveau.
[center][img]https://i.imgur.com/ahfjOVB.png[/img][/center]
Rappel des faits : en octobre dernier, après une harassante campagne menée sur les thèmes de l’immigration aminienne, des accusations infondées d’appartenance à l’Ordre Dozénaliste de leurs adversaires ou encore des mesures plus drastiques prises par le gouvernement précédent sur l’alcoolémie au volant, la Ligue du Renouveau obtient 54 députés alors qu’il en espérait vingt de plus. Le Parti populaire santognais, sortant, limite la casse mais son allié de coalition le Rassemblement pour la Liberté s’effondre. Une alliance inédite des populismes se met donc en marche avec l’Alliance du pouvoir populaire, son alter ego de gauche. Les seuls points de divergence entre les deux sont la légalisation de la fumette, le revenu universel et l’augmentation du budget militaire, l’accord de coalition est donc prêt à signer et un nouveau gouvernement des incapables prend les rênes de la Santogne, avec pour ambition de ne pas faire pire que le précédent. Au mois de janvier, la Première ministre annonce vouloir suivre l’exemple du Deseret en refusant de payer la dette. « Que couiounado ! » une fois de plus ! En effet, quelques jours plus tard à peine, de nombreuses entreprises reçoivent un courriel de la part de leurs clients étrangers qui annulent au dernier moment leur commande. Épisode tragique qui lui a presque valu une motion de censure, Roseline Delpuech se retrouve confrontée à la réalité du terrain et des créanciers pas intimidés pour un sou par cette mastodonte chevelue et prêts à user de leur réseau et de moyens beaucoup plus dissuasifs. Désormais peu loquace sur le sujet de la dette, la Première ministre revient à ses thèmes de prédilection : l’immigration, l’immigration et… l’immigration ?
[right]Marian Girardot[/right][/justify]
Posté : sam. juin 23, 2018 10:18 am
par Sébaldie
- [justify][center][img]https://i.imgur.com/rVlXSZ1.png[/img]
8 juin 2036
L’Ordre larsais, refuge pour les expulsés
[img]https://i.imgur.com/G9C3rcw.png[/img]
L’abbaye de Vidrine-le-Clos, près de Brunemonge, abrite une communauté monastique thorvaloise depuis 1324[/center]
À l’écart du tumulte de Brunemonge, l’abbaye de Vidrine-le-Clos se tient fièrement, haute de ses 900 ans d’existence. Construite en 1142, cette école monastique a été léguée par le pieux Comte Martin de Cadriérie à l’[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=324372#p324372]Ordre larsais[/url] pour y former une communauté locale. L’abbaye, qui suit la Règle de Saint-Benoît, a pour particularité de pratiquer le monastère double masculin et féminin. Ce sont en effet près de 300 moines et moniales, thorvalois pour la grande majorité d’entre eux, qui concilient prières, ascétisme, travaux manuels et intellectuels. Ce sont les représentants les plus visibles de la diaspora thorvaloise, installée en Santogne pour bénéficier de conditions de vie plus clémentes notamment pour les moines les plus âgés. Plusieurs monastères de ce type existent dans le pays mais l’abbaye de Vidrine-le-Clos est le plus grand d’entre eux. En outre, si le monastère accueille pèlerins dans ses hostelleries pour des retraites spirituelles, il est aussi le refuge pour de nombreux Santognais expulsés.
La crise économique que connaît le pays a en effet contraint à l’expulsion et à l’expropriation hommes, femmes voire familles entières surendettées. Parmi ces laissés pour compte, certains font le choix de toquer à la porte, souvent en dernier recours. Les profils sont très hétéroclites, entre anciens cadres de grandes firmes internationales qui ont perdu leur emploi et habitués de la rue depuis des années. Chacun donne en fonction des moyens mais surtout, chacun est invité à participer aux tâches quotidiennes en contrepartie du gîte et du couvert : potager, vaisselle, travaux de charpenterie… Et certains poussent leur engagement plus loin et plus longtemps, en devenant frères ou sœurs laies, intégrant de facto à pleine entière la communauté. Mais combien de temps encore l’Abbaye de Vidrine-le-Clos pourrait-elle les accueillir ? Militants de gauche et laïcards appellent le gouvernement à assujettir les communautés monastiques à l’impôt sur le patrimoine dont elles sont jusqu’ici exonérées.
[right]Lucian Chabrol[/right]
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[center][img]https://i.imgur.com/QqBwGBR.png[/img]
Des traditionalistes s’attaquent de nouveau aux panneaux de Sainte-Madrague
[img]https://i.imgur.com/kKBMhOC.png[/img][/center]
Pour la onzième fois depuis le début de l’année, plusieurs panneaux de signalisation postés à l’entrée de la ville de Sainte-Madrague ont été vandalisés, tagguant à chaque fois la mention « Madrague ». Pour les prendre sur le fait, des policiers en civil se sont positionnés aux abords des multiples entrées dans la ville. L’opération fut un succès puisque, hier, ce sont neuf individus jeunes, proches des courants traditionalistes, qui ont été placés en garde à vue pour répondre de leurs dégradations de bien public. Les intéressés ont reconnu immédiatement les faits et ont affiché leur détermination à recommencer, jusqu’à ce que la ville sera rebaptisée. Ils reprochent en effet l’association blasphématoire de la sainteté à un port de pêche du thon (« Madrague » dans le parler local, ndlr). Baptisée ainsi en raison de ses pêches miraculeuses, le port de La Madrague deviendra « Sainte-Madrague » au XIXe siècle. À l’époque, les eaux poissonneuses nourrissaient suffisamment les estomacs des habitants pour ne pas susciter la controverse. Aujourd’hui, la pêche est beaucoup moins fructueuse et dans un contexte de résurgence des courants traditionalistes, le toponyme est devenu un marronnier dans la presse locale. Parmi les gardés à vue, le chef de file annonce la couleur : soit la municipalité associe le nom de « Sainte » à une réelle personnalité canonisée par l’Eglise catholique, soit elle le retire. En attendant, la facture s’alourdit pour le conseil municipal : elle s’élève à plus de 5 000 ₱ SAN depuis janvier 2036.
[right]Alaïs de Fougasc[/right][/justify]
Posté : sam. juin 23, 2018 5:01 pm
par Sébaldie
- [justify][center][img]https://i.imgur.com/oYuVMvi.png[/img]
9 juin 2036
Les créanciers lianwadais demandent des privatisations,
le gouvernement santognais s’exécute
[img]https://i.imgur.com/nwhlmlL.png[/img]
Peu rentables, les trains desservant les régions reculées du sud risquent d’être fortement impactés[/center]
Garde à vous ! Les vautours [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=340735#p340735]Lotus Capital et Shaegfu Corporate[/url] rappellent le gouvernement santognais à l’ordre. Les « réformes » ne sont pas assez rapides, la Santogne n’étrangle pas assez fort ses citoyens, les poches des créanciers ne sont pas suffisamment lourdes. Il y a donc urgence et par la voix de son président, Lotus Capital, dans sa grande mansuétude, donne les pistes à privilégier pour réduire la dette santognaise : lutte contre l’évasion fiscale, impôt sur la fortune, suppression des niches fiscales. Non, peut-être en rêve, et encore seulement après avoir essayé les mêmes recettes énumérées : réduction des dépenses sociales et privatisations. La République de Santogne a d’ailleurs déjà hypothéqué quelques-uns de ses plus beaux bijoux à ses créanciers ventéliens : châteaux cathares médiévaux, forêts domaniales millénaires, bâtisses chargées d’histoire… Le sujet fait d’ailleurs rire la meute de vautours cravatés, qui imaginent une « invasion » de la Santogne et c’est plus ou moins ce qui se passera quand ce patrimoine ira dans les mains des usuriers. Leur appétit n’est pas sans risque, rappelle la Xinlian Press Agency, qui aspire à une médiation de la République du Lianwa pour apaiser les tensions.
Le gouvernement santognais a entendu l’appel et se met au travail, malgré le mutisme de la Première ministre. Le ministre des Transports Aymeric Compère a reçu les représentants syndicaux de la CFS, la Compagnie Ferroviaire Santognaise, qui a un quasi-monopole public sur les liaisons intra-nationales par train pour évoquer avec eux un dossier brûlant, celui de privatiser la société au prix de plans sociaux pour les salariés et d’une suppression de trajets dans les régions reculées pour les habitants, trop peu rentables mais permettant de desservir des régions assez pauvres en offre de transport. Sans être très reculées, d’autres régions risquent d’être fortement saignées par la guillotine de la rigueur budgétaire : la Santogne est un pays montagneux qui nécessite des frais d’entretien et de réhabilitation autrement plus coûteux que dans un pays aussi plat que le Lianwa. Devant les sommes engagées, les entreprises privées abandonneront les investissements ou les répercuteront sur les prix des billets, là où un maintien de la nationalisation permettrait d’harmoniser et de décréter un prix kilométrique valable sur l’ensemble du territoire. S’il existe déjà une offre privée, qui complète celle de la CFS, pour offrir des trajets supplémentaires à certains horaires demandés ou une prestation différente, elle reste assez marginale. D’autres privatisations ou cessions d’actifs de l’Etat sont à l’étude, notamment dans le secteur de l’eau et de l’énergie.
[right]Frédéric Gleyzes[/right]
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[center][img]https://i.imgur.com/QqBwGBR.png[/img]
Une réserve mondiale de semences végétales dans le Vonalya polaire
[img]https://i.imgur.com/GhWA9Ku.png[/img]
Les semences végétales doivent être conservées dans le froid, dans des sachets en aluminium
pour les préserver au mieux des mutations génétiques[/center]
La naissance de l’agriculture, et plus encore depuis son évolution en modèle intensif, a engendré une perte de la diversité des plantes cultiées. Si aujourd’hui l’essentiel de la production céréalière mondiale tient à trois plantes (le riz, le maïs et le blé), l’Alliance mondiale pour l’Alimentation estime à 10 000 à 50 000 le nombre de plantes comestibles. En réalité, seules 200 le sont, en vue d’harmoniser et optimiser les chaînes de production. C’est dans cet esprit que des producteurs et passionnés situés près de Pénasque, et non sans influences de la traditionnelle Lagaranie voisine, ont réagi en protégeant des semences végétales menacées de disparitions ou de mutations génétiques. Pour ce faire, une première capsule temporelle mais plutôt modeste sous forme de bunker souterrain, a accueilli à Pénasque les semences végétales des environs et plus particulièrement d’espèces présentes sur les flancs des montagnes du Nord-Ouest santognais. Les conditions ne sont toutefois pas optimales, les températures restant trop élevés en Santogne pour leur conservation idéale.
L’idée d’une réserve mondiale en zone polaire a vu le jour, sous l’impulsion autant du gouvernement du Vonalya que de producteurs puristes, d’altermondialistes doués de conscience écologique ou de survivalistes sentant la fin du monde proche. Le royaume s’apprête ainsi à achever, dans les prochaines semaines, une réserve mondiale creusée dans le permafrost septentrional. Cette énorme chambre forte et banque génétique peut accueillir dans des conditions optimales des semences pendant plusieurs siècles voire plusieurs millénaires en théorie. Afin de maintenir une température constante à -18°C, le bunker sera doté d’un système frigorifique. Face à l’appétit des grands semenciers qui entendent breveter le vivant et à leur substituer des marques commerciales, les puristes en appellent à un inventaire le plus complet des espèces végétales de Santogne, dans un contexte où l’agriculture intensive gagne du terrain.
[right]Etienne Bossuet[/right][/justify]
Posté : dim. juin 24, 2018 8:38 pm
par Sébaldie
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12 juin 2036
Des réfugiés aminiens attendus par milliers en Dytolie occidentale
[img]https://i.imgur.com/C5Fzl4x.png[/img]
Chassez l’islamiste, il revient au galop. Ou en bateau.
Nourrissez sa femme, il violera la vôtre.[/center]
L’échec de la coalition occidentale contre les salafistes d’Aminavie a renforcé le groupe terroriste Force & Islam. L’installation d’un [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=340647#p340647]califat[/url] sous l’égide du barbu Saphir Belkalem, aura une autre conséquence plus que probable : l’arrivée sur les plages de Santogne, d’Iérakléos, de Léontarie et de Morino. Ils arriveront avec leurs peines, leurs pleurs et leurs peurs compensées à coups d’aides alimentaires, de prosélytisme et de revendications à peine déguisées. Et ce avec le discours bien rodé : ils ne sont toujours que les victimes d’un système qu’ils ont laissé pourrir. Lorsqu’un attentat ôte la vie à des Dytoliens chrétiens, alors « les musulmans sont les premières victimes ». Par le passé, la République de Santogne a déjà accordé l’asile politique à ces mahométans, qui fuyaient déjà la guerre civile. « Nous ne referons pas la même erreur. » a affirmé la Première ministre Roseline Delpuech en conférence de presse, durant son voyage de deux jours sur l’archipel des Ménechmes. Ligue du Renouveau et Alliance du pouvoir populaire, qui forment l’actuel gouvernement, se sont entendus sur une cause commune contre l’immigration non sans surprendre les observateurs politiques qui estimaient contre-nature cette coalition gouvernementale. Membre de la Ligue du Renouveau, classée à la droite radicale de l’échiquier politique, Roseline Delpuech est censée sur le papier avoir une réaction ferme sur la question. Le défi lui est lancé, elle est maintenant attendue au tournant.
À ce propos, Roseline Delpuech compte dans les prochains jours rencontrer ses homologues de Lagaranie, Léontarie, Morino, d’Iérakléos et du Montalvo pour convenir d’une déclaration commune pour refuser l’arrivée d’Aminiens sur leurs terres. Elle espère en outre obtenir l’appui officiel de Sa Sainteté Innocent XIV, même si ce ne sera pas chose aisée. L’objectif de ce front serait de montrer que la Cérulée ne doit pas devenir une pompe aspirante pour l’immigration même vernie de « refuge politique ». Si l’énergie dépensée par tous ceux qui parcourent les mers l’avait été pour rendre au pays bédouin islamisé sa grandeur, la Cérulée ne serait pas dans cette situation croient savoir les députés de la majorité. Cette épreuve n’est seulement pas l’occasion pour le gouvernement de rasseoir sa légitimité, c’est aussi et surtout la beauté de notre civilisation, chrétienne et instruite, qui est en jeu.
[right]Cassian Larrieu[/right]
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[center][img]https://i.imgur.com/oYuVMvi.png[/img]
1986 : les femmes votent enfin pour la première fois
[img]https://i.imgur.com/LhZQiZK.png[/img][/center]
C’est un cinquantième anniversaire qui n’aura été que très discrètement fêté, englouti sous le flot de mauvaises nouvelles quotidiennes. En 1986, au terme d’un long processus législatif démarré dès les années 1960, le droit de vote est accordé aux femmes. Maintes fois rejeté par le Parlement, il aura fallu la victoire étriquée des sociaux-démocrates en 1984 pour appliquer leur vieille promesse de campagne. Les opposants au suffrage féminin, pourtant, venaient autant de la droite que de la gauche. D’un côté, les traditionalistes n’imaginant pas la place de la femme ailleurs qu’au foyer auprès des enfants et de l’autre, la gauche qui craignait à la fois que les hommes conservateurs disposent de deux voix – la leur et celle de leur femme qu’ils ont influencée – et que les femmes, partageant leur quotidien entre le foyer et l’église, ne soient trop bigotes pour permettre les avancées que le pays avait besoin. Ils ont tous eu tort : les équilibres politiques n’ont pas sensiblement évolué entre les élections de 1984, les dernières au suffrage masculin, et celles de 1988.
Ce pataquès électoral semble aujourd’hui lointain, et les femmes peuvent arriver aux plus hautes responsabilités. Nous en avons le triste exemple avec Madame la Première ministre qui propose de poursuivre simplement ce que ses prédécesseurs masculins ont commencé, c’est-à-dire la mort après agonie de la Santogne. Sans doute, si ce cinquantième anniversaire est aussi triste, c’est parce qu’il fait écho à nos années moroses actuelles et parce qu’il rappelle que la solution ne vient pas de nouveaux venus – les femmes en 1986, les « jamais élus, jamais essayés » des élections d’octobre dernier - mais d’une prise de conscience collective.
[right]Justin Cazal[/right][/justify]
Posté : mer. juin 27, 2018 3:58 pm
par Sébaldie
- [justify][center][img]https://i.imgur.com/QqBwGBR.png[/img]
21 juin 2036
Des cathares protestent contre la cession du Château de Garran-Mountivié
en entamant une grève de la faim
[img]https://i.imgur.com/7h8CSks.png[/img][/center]
En marge d’une [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=340942#p340942]visite[/url] des représentants de Lotus Capital, l’un des créanciers de l’Etat de Santogne, à Garran-Mountivié, une dizaine de cathares hommes et femmes ont pris possession du château, en se menottant et en entamant une grève de la faim. Autour de références historiques sur la résistance cathare à travers les siècles, les grévistes entendent protester contre l’hypothèque du Château de Garran-Mountivié, comme d’autres partout dans le pays. Ce bijou architectural, perché sur un piton rocheux, peut en effet être cédé aux créanciers lianwadais dans la situation où l’Etat santognais ne parviendrait pas à rembourser sa dette. L’hypothèque date de 2033 et a été décidée par le gouvernement conservateur précédent. La perspective de voir le château cédé ulcérait aussi bien les amoureux de l’histoire nationale que les nationalistes et les altermondialistes qui craignent de voir passer sous le giron de financiers étrangers cet édifice qui fait partie du roman local. Le nouveau gouvernement, justement composé de ces populistes de droite et de gauche, avait promis une renégociation de la dette, pour écarter toute possibilité de vendre le patrimoine national. Mais aucune action en ce sens n’a suivi.
Habituellement très discrets et très marginaux sur la scène santognaise – avec seulement 1000 individus – les cathares entendent ainsi donner de leur voix pour dénoncer ce projet. Certains d’entre eux imagineraient même pouvoir mourir là où le sang de leurs frères et sœurs a coulé au Moyen Âge puis à la Renaissance. La situation n’en est pas encore là : les cathares ne sont qu’au premier jour de leur grève de la faim. Toutefois, la grève devrait se poursuivre : les plus pieux de la communauté pratiquent régulièrement l’ascèse et ne craignent donc pas la faim. D’autres se sont cousus la bouche, comme pour symboliser le refus de dire où se situe le trésor tant fantasmé du Château de Garran-Mountivié. Car si l’édifice suscite autant de convoitises de la part des créanciers, au point d’être estimé à plus de 400 millions de pistoles, c’est parce que plusieurs thèses historiques accréditent l’idée qu’un trésor aurait été dissimulé, peut-être dans un espace directement creusé dans la roche du piton. La légende veut que la localisation exacte du trésor serait transmise à travers les siècles depuis le XIe siècle aux Bons Hommes et Bonnes Dames. Pour toutes ces raisons, aussi bien les créanciers lianwadais que le gouvernement santognais prennent l’affaire très au sérieux.
[right]Roger de Féret[/right][/justify]
Posté : ven. juin 29, 2018 10:53 am
par Sébaldie
- [justify][center][img]https://i.imgur.com/QqBwGBR.png[/img]
26 juin 2036
Alban de Mallonnès part à la conquête de l’Ouest lagaran
[img]https://i.imgur.com/JZKsD96.png[/img][/center]
Alban de Mallonnès est l’une des personnalités économiques les plus en vue en Santogne. Cet ancien handballeur, issu de l’ancienne grande noblesse santognaise, a multiplié les conquêtes économiques depuis sa retraite sportive. La crise que le pays connaît, selon lui, vient du « manque d’innovation » du tissu entrepreneurial national et des « réflexes conservateurs ». Avec une fortune estimée à près de 4 milliards de pistoles, il est la cinquième personnalité la plus riche de Santogne et se paie même le luxe d’être, à titre individuel, un des créanciers de l’Etat santognais. Né avec une cuillère d’argent dans la bouche, Alban de Mallonnès a choisi la voie inattendue du handball, en jouant dans l’équipe national pendant près de quinze ans. En parallèle, il multiplie les réceptions mondaines avec les personnalités du microcosme politique et financier. Aujourd’hui âgé de 48 ans et après avoir sauvé plusieurs sociétés de la faillite, il investit le monde de l’agro-alimentaire en partant du diagnostic selon lequel la Santogne a un énorme potentiel non exploité, qui se contente d’une agriculture vivrière quand bien même elle pourrait conquérir tout le marché de la Dytolie occidentale. Approché par le Rassemblement pour la Liberté, le parti d’obédience libérale, Alban de Mallonnès préfère faire de la politique en dehors de ces appareils institutionnels et affirme « qu’un seul entrepreneur vaut bien deux cents députés » dans la lutte contre le chômage et la pauvreté.
[center][img]https://i.imgur.com/xW7yLcm.png[/img]
Les vaches à hublot, la nouvelle obsession d’Alban de Mallonnès[/center]
En ligne de mire de ses ambitions, le Royaume de Lagac’hann et son marché potentiel de vingt millions de consommateurs. Désormais actionnaire majoritaire de la firme EPIS, spécialisée dans la vente en gros de viande bovine, l’homme d’affaires présente son cheptel de « vaches à hublot ». Ces ruminants sont équipés d’une canule, fermée par un clapet, creusée de manière permanente dans l’un des quatre estomacs de la vache. Cette pratique permet ainsi d’accéder, par l’introduction du bras dans le corps de l’animal, directement à l’estomac de la vache et d’intervenir dans son processus de digestion. Selon son promoteur, le dispositif permet de joindre l’utile à l’agréable : augmenter la productivité, faciliter les analyses vétérinaires et contrôle la production de méthane. Alban de Mallonnès se défend de tout procès de maltraitance animale et entend au contraire convaincre la Reine Gwennhaelle IV du bienfondé écologique de la pratique. La pollution de l’élevage bovin, extrêmement importante, est en partie imputée à la production de méthane par les ruminants, via leurs flatulences et leurs rots. Pour les partisans du projet, les hublots permettraient de modérer sensiblement cette production. À moyen terme, Alban de Mallonnès promet ainsi à Sa Majesté « produits laitiers et viande soucieux de l’environnement » sur les étals lagarans, et à moindre coût pour le consommateur. Sur le terrain, Alban de Mallonnès avait le souci de ne perdre aucune seconde, qui pouvait faire renverser le match. Aujourd’hui, il applique cette discipline et a ainsi prévu dans son agenda des rendez-vous avec des industriels de l’Evêché de Penmarc’hmor, au nord de la Lagaranie, qui ont d’ores et déjà montré leur vif intérêt.
[right]Alaïs de Fougasc[/right][/justify]
Posté : dim. juil. 01, 2018 9:46 pm
par Sébaldie
- [justify][center][img]https://i.imgur.com/kEbcwxN.png[/img]
3 juillet 2036
L’Etat santognais embauche des délateurs
[img]https://i.imgur.com/znwJ25N.png[/img]
Pour Gabriel, ce sera deux ans avec sursis pour avoir aidé des réfugiés aminiens à s’installer en Santogne[/center]
Assainir le pays de ses « menteurs » et de ses « fraudeurs » : telle était la promesse conjointe de la Ligue du Renouveau (populiste, droite) et de l’Alliance pour le pouvoir populaire (populiste, gauche) aujourd’hui main dans la main. Pour cela, l’Etat santognais lance son arme redoutable : elle en appelle à toutes les petites pies du pays. Bigotes qui viennent à l’église pour relayer les ragots ; retraités aigris qui appellent leur mairie tous les deux jours pour se plaindre de leurs voisins et autres accros aux réseaux sociaux qui se croient journalistes avec leur smartphone acheté à crédit. Tout ce petit monde, selon les promesses du nouveau gouvernement, se verrait rétribué d’une manière encore incertaine, de leurs actes de civisme. Fer de lance de la campagne électorale de la Ligue du Renouveau, la lutte contre l’immigration se précise mais plutôt que de s’attaquer aux immigrés eux-mêmes, souvent non solvables, l’Etat préfère s’attaquer aux particuliers, entreprises et organisations qui aideraient des clandestins à arriver ou à se maintenir sur le territoire santognais. Les Santognais informés sont ainsi encouragés à envoyer un courrier anonyme à leur service de police de proximité pour l’informer de la présence de nouvelles gueules pas catholiques dans leur immeuble, d’un patron véreux qui profiterait de cette main-d’œuvre sans protection juridique ou d’une organisation humanitaire qui viendrait à trop nourrir les plus nécessiteux d’entre eux. De la même manière que nourrir des pigeons constitue une infraction dans de nombreuses villes du pays. L’objectif est de sanctionner davantage les « pompes aspirantes » que les immigrés eux-mêmes.
Les humanistes de gauche, qui espéraient utiliser leur sarouel crasseux comme tente pour abriter ces nouveaux clandestins, deviennent dès lors les nouveaux ennemis du pays. Ce « délit de solidarité » peut coûter cher : Gabriel Vasseur, 39 ans, en a fait l’amère expérience en prêtant gratuitement sa caravane à un couple d’Aminiens. Après avoir été dénoncé par plusieurs corbeaux, l’homme a été condamné par le tribunal de première instance de Casthanières à deux ans d’incarcération avec sursis. L’homme, qui a fait appel, est aujourd’hui en rage contre l’Alliance du pouvoir populaire, pour laquelle il a voté. Pour contester cette collaboration rouge-brun, l’homme dégaine son « arme » : une guitare sèche, avec laquelle il a composé une chanson dénonçant le chef d’accusation dont il a fait la cible. Pas de quoi effrayer, ni même intéresser l’Alliance du pouvoir populaire, trop heureuse d’appartenir à l’oligarchie qu’elle assassinait de critiques virulentes il y a un an durant la campagne électorale. Et pour s’en convaincre, il suffit de regarder le sourire de son jeune chef de file, Martial Vallotton, devenu ministre des Affaires étrangères et qui veut simplement dire « Tu es mignon avec ta guitare mais on ne fera rien pour ta tête de gueux. Pense simplement à renouveler ton vote en notre faveur car nous avoir, c’est déjà mieux que rien… ». Les populistes de gauche, qui entendaient redonner le pouvoir au peuple, ont accepté sans mal les conditions de leurs homologues de droite. Vice-Premier ministre, Martial Vallotton défend la mesure :
- « Notre politique migratoire est des plus humanistes, et l’Alliance pour le pouvoir populaire a pesé de tout son poids pour cela. Elle vise à sanctionner ceux qui utiliseraient les immigrés clandestins à leurs fins personnelles plutôt qu’à, comme l’ont fait nos prédécesseurs, sanctionner les victimes. Nous avons promis d’assainir le pays de ses menteurs, ses profiteurs et ses fraudeurs. Et nous le ferons. »
[right]- Martial Vallotton, Vice-Premier ministre de la République de Santogne
Membre de l’Alliance pour le pouvoir populaire (populisme, gauche)[/right]
[right]Matthieu Bozonnet[/right][/justify]
Posté : lun. juil. 02, 2018 9:35 pm
par Sébaldie
- [justify][center][img]https://i.imgur.com/oYuVMvi.png[/img]
6 juillet 2036
Un cathare gréviste de la faim entre la vie et la mort
pousse le gouvernement à déloger et alimenter de force tous les autres
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Le manifestant, héliporté par les pompiers de la province, est toujours dans un état critique.[/center]
Ils avaient entamé une grève de la faim le [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=340949#p340949]20 juin dernier[/url]. Après seize jours de jeûne, un membre de la minorité cathare, qui protégeait le Château de Garran-Mountivié des assauts de financiers ventéliens rapaces, est entre la vie et la mort après une série de symptômes : grave déshydratation, hypotension, bradycardie… L’homme de 59 ans a été héliporté par les pompiers de la province vers l’hôpital de Varaunes, où son état a été stabilisé mais qui reste toujours critique. Cela aurait pu s’arrêter là mais dans un excès de zèle, le Vice-Premier ministre Martial Vallotton, a ordonné la rupture du jeûne, considérant que les grévistes étaient des « menaces pour eux-mêmes ». L’intéressé se félicite « qu’aucune résistance n’a été opposée »… et pour cause, terrassés par la fatigue, ils pouvaient à peine parler. Selon des témoins de la scène, les cathares se sont vus installer, contre leur gré, une sonde gastrique pour les forcer à s’alimenter et certains avaient même perdu toute lucidité après seize jours de jeûne sous une chaleur accablante dans l’enceinte du château. Ces fidèles d'une Eglise chrétienne primitive, préparés à la mort, pratiquent d'ailleurs régulièrement le jeûne.
Le procédé manu militari, et le zèle du gouvernement posent d’évidentes questions de constitutionnalité. Si les soutiens des grévistes affirment qu’il s’agit d’une entrave à la liberté de manifestation, prévue par la loi fondamentale santognaise, le gouvernement réplique le principe de précaution et d’urgence sanitaire. Derrière la mansuétude affichée du gouvernement qui protège ses citoyens se cache une intention nettement moins noble, celle de vider le lieu de tous les manifestants pour répondre aux exigences des créanciers lianwadais qui en ont obtenu l’hypothèque. Une opération finement ficelée par le Vice-Premier ministre qui a également voulu sortir de l’ombre de la cheffe de gouvernement, qui avait alors d’autres obligations. Aujourd’hui, alors que d’autres Santognais solidaires de leur cause étaient prêts à poursuivre cette grève inachevée, l’édifice est totalement quadrillé par les forces de l’ordre. Si le Château de Garran-Mountivié appartient encore à l’Etat santognais, il n’est à ce jour plus du tout la propriété des Santognais.
[right]Thomas Gérin-Lajoie[/right][/justify]
Posté : mar. juil. 03, 2018 11:59 am
par Sébaldie
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8 juillet 2036
Face aux risques de grêle, les viticulteurs abandonnent leurs assurances
et optent pour des méthodes innovantes
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Des ballons chargés de sel envoyés vers les nuages permettent de réduire l'intensité des épisodes de grêle.[/center]
La Santogne compte près de 2 000 viticulteurs sur son territoire mais ce chiffre, relativement faible, est à la relativiser avec l’importance de la valeur ajoutée créée par la production viticole et les nombreux emplois indirects qu’elle crée (tonneliers, sommeliers, négociants, saisonniers, cavistes, autres distributeurs, administratifs, transporteurs…). C’est en revanche une activité très fragile et qui reste sujette aux aléas de la météo, avec comme principal ennemi : la grêle. Alors que l’on attend d’ici la fin de la semaine d’importants orages provoqués par l’arrivée de vents de froids du Lorthon, les viticulteurs se prémunissent pour maîtriser au mieux le phénomène et limiter tant que possible les dégâts souvent dévastateurs sur leurs vignes. Les compagnies d’assurance, qui se sont placées sur ce créneau extrêmement rentable, proposent des contrats de plus en plus onéreux face à des agriculteurs démunis face à Mère Nature et qui espèrent en tirer une indemnisation. La crise économique que connaît le pays n’aura fait qu’empirer le problème, avec une cotisation mensuelle pesant de plus en plus dans les charges des producteurs. Armand Poincaré, exploitant de 46 ans, en a fait l’amère expérience : « J’ai dû me séparer d’un de mes ouvriers pour continuer à être assuré contre les risques météorologiques. Et encore, avec une franchise… ! Pas la peine de regarder du côté de la concurrence : ils s’alignent tous sur les mêmes fourchettes de prix. » raconte l’homme, qui voudrait bien rembaucher dès que possible son salarié. Du côté des assureurs, on assume la hausse de ces cotisations, calquée sur la force de leur principal allié, lebig data, qui raconterait mieux l’avenir que n’importe quel astrologue, sur la base de statistiques étudiées par de savants hautement diplômés.
L’ingénierie de l’homme produit toutefois de meilleurs fruits quand il s’agit de prévenir, techniquement, les épisodes de grêle. De plus en plus de viticulteurs prennent ainsi le risque d’une moins bonne assurance pour investir dans des radars calculant en temps réel la forme, l’intensité et la dangerosité des nuages dans un périmètre délimité. Dès que le risque de grêle est détecté, des ballons chargés de sel s’envolent vers les nuages pour diminuer la taille des grêlons, voire pour transformer la grêle en simple pluie. Pour un viticulteur, l’abonnement annuel à ce système ne coûte en moyenne que 850 ₱ SAN. La solution est ancestrale mais connaît de meilleurs résultats à la faveur des nouvelles technologies. Or, en termes de solutions radars et satellitaires, la Santogne est technologiquement très bien lotie. D’autres viticulteurs font le choix des canons anti-grêle, dont le principe consiste à créer des ondes de chocs vers un nuage pour empêcher l’agglomération des grêlons et donc, pour en diminuer leur taille. Là encore, la solution, si elle trouve des applications beaucoup plus modernes et efficaces aujourd’hui, n’est pas neuve. Ces solutions ne font pas l’unanimité au sein de la profession, certains les relèguent au rang d’arnaques et d’autres craignent que le marché devienne un oligopole qui n’aurait rien à envier aux assureurs rapaces. Mais la crise a cet effet bénéfique d’éveiller les consciences et les intelligences humaines, plutôt que de compter sur ces marchands de sommeil de financiers.
[right]Frédéric Gleyzes[/right][/justify]