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Posté : sam. mars 17, 2018 8:03 pm
par Frederick St-Luys
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L'or est l'ancienne couleur impériale de Daliang et le cadre est lui dessiné en bleu, couleur de Tengri, le dieu suprême des nomades. La chaîne blanche fait référence à l'horizon interminable de la steppe, mais aussi à l'ordonnancement du monde dans la culture Liang. Les deux grues sont des symboles d'éternité ; elles sont placées juste au-dessus du symbole Telenge pour "Ciel".[/center]

L'Encyclopaedia Liangica rassemble depuis 1877 un riche fond de connaissances sur l'Etat du Liang, sa population, son territoire, sa culture et bien d'autres domaines encore.

[center]Index:[/center]
    • I - Géographie et atlas:
      • [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1253&t=16229&p=334272#p334250]I - 1 Géographie physique[/url]
      • [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1253&t=16229&p=334272#p334272]I - 2 Géographie climatique[/url]
      • [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1253&t=16229&p=334320#p334320]I - 3 Géographie administrative[/url]
      • [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1253&t=16229&p=334362#p334362]I - 4 Géographie humaine[/url]
      • [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1253&t=16229&p=334454#p334454]I - 5 Géographie des grandes infrastructures[/url]
      • [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1253&t=16229&p=341717#p334653]I - 6 Principaux centres de population[/url]
    • [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1253&t=16229&p=341717#p334654]II - Démographie [/url]
      • III.1 Histoire
        • [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1253&t=16229&p=341717#p334668]II - 1 Préhistoire et II - 2 antiquité[/url]
        • [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1253&t=16229&p=341717#p337022]II - 3 Haut Moyen-Âge[/url]
        • [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1253&t=16229&p=341717#p340807]II - 4 Moyen-Âge Central[/url]
        • [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1253&t=16229&p=341717#p341717]II - 5 Les Xing et la domination touranienne[/url]
        • [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1253&t=16229&p=341717#p340807]II - 6 Des commencements de la Dynastie Wei à la Première Domination Liangoise de Steppes [/url]
        • [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1253&t=16229&p=343861#p343861]II - 7 L'effondrement du Daliang impérial et l'indépendance du Protectorat Septentrional[/url]
        • [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1253&t=16229&p=343862#p343862]II - 8 La grande modernisation du Liang[/url]
        • [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1253&t=16229&p=354235#p346075]II - 9 Les turbulences de l'industrialisation[/url]
      • III.2 Chronologie commentée du Liang
      • [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1253&t=16229&p=354235#p353147]IV Informations politiques et institutionnelles [/url]
      • V Informations économiques
      • VI Informations sur l'éducation et la santé
      • VII Informations sur la société
      • VIII Information sur le transport, les infrastructures
      • [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1253&t=16229&start=15#p353605]IX Informations sur la culture, l'environnement et le patrimoine [/url]
      • X Informations sur la société
      • Autres données



      [center]Informations générales[/center]

      Nom officiel : Protectorat Général Septentrional de Liang (梁北都护府 ; Liang Bei Du Hu Fu)
      Nom courant: Etat du Liang (梁国 ; Liangguo), ou, plus rarement, Liang Septentrional (梁北; Liang Bei)
      Capitale : Jizhou (4.000.000 hab. intra-muros dans le district de la capitale)
      Principales aires urbaines : Conurbation Jizhou/Shinfeng (8.000.000 hab.); Ying (3.200.000 hab.); Dashing (2.000.000 hab.); Wulian (1.750.000 hab.); Karashand (1.000.000 hab.); Bi'an (750.000 hab.); Shulan (700.000 hab.); Tokkan; (450.000 hab.); Hotian (400.000 hab.)
      Population : environ 63.000 000 habitants
      Superficie : 1.057.324 km²

      Langues officielles : Mandarin Liang (Chinois Mandarin) ; Telenge (Mongol) ; Kuchi (Tokharien) ; Xilkin (Mandchou)
      Autres langues parlées sur le territoire: Raïgar (Ouïghour) ; Ikriti (Bouriate) ; Alkenai (Chagatai) ; Asaïgar (Khitan)

      Régime politique : Officiellement "Protectorat doté d'un mandat pour pacifier le Nord" sous l'autorité de l'empereur du Grand Liang Yuntian (1546-1567). Dans les faits, le Liang est une république parlementaire directoriale comportant des éléments de technocratie inspirés des principes des philosophes confucianistes et légistes.
      Système politique : Démocratie parlementaire mâtinée d'éléments de technocratie
      Assemblées législatives : Wuguohui (Assemblée Législative), Zhongshu Sheng (Secrétariat Législatif)
      Pouvoir Exécutif: Gouvernement collégial ("Situ", "Ministère des Masses")

      Hymne national: [url=https://www.youtube.com/watch?v=B9GbYyFl4ns]La faveur du Ciel naît de l'harmonie sur la Terre[/url] (morceau inspiré d'un poème traditionnel du Vème siècle, existe en version Liang, Telenge et Kuchi)
      Devise nationale : « C'est par la loi que le pays s'édifie ; c'est par le désordre que le pays se détruit. » (inspirée des [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1253&t=16253&start=60#p357222]écrits du philosophe liangois Xu Ming[/url])
      Monnaie : Jia (1 Jia = 100 Zhen)
      Indice boursier : JIAEX
      Gentilé : Liang ou Liangois ("Liangese" en anglais)
      Domaine internet : .lg
      Indicateur téléphonique : + 37

      Posté : dim. mars 18, 2018 12:41 am
      par Frederick St-Luys
      [center]I -Géographie et atlas du Liang[/center]

      [center]1) Géographie physique

      [url=https://i65.servimg.com/u/f65/17/93/46/23/gzoogr11.png][img]https://i65.servimg.com/u/f65/17/93/46/23/gzoogr10.png[/img][/url]
      Cliquez sur l'image pour disposer de la carte en grand format
      [/center]

      L'Etat de Liang est une terre de contrastes. Coincé entre deux mers, entre des montagnes immenses et les steppes interminables, ce pays présente une grande diversité de paysages, de biomes et climats. Grossièrement, il est possible de diviser Liang en quatre environnements:
      • Les plaines côtières abritent l'essentiel de la population et de la production agricole. Les Dix-Sept Préfectures de Liang et le Beiling, dans la moitié est du pays, ont jadis formé la matrice de la nation. Ce sont des plaines fertiles, cultivées intensivement pour produire des céréales (Beiling) et du riz (Dix-Sept Pref. de Liang). De nombreuses rivières, descendant des monts Tianzhu, arrosent ces terres et forment autant d'axes de communication. Deux grandes péninsules s'avancent vers l'océan: au nord la péninsule de Beiling, qui sépare la baie de Beixi de la Mer de Jade, et au sud la Péninsule de Liangfu, qui sépare le Baie éponyme de la Mer de Jade.
        La plupart des grandes villes de Liang se concentrent dans cette région, notamment entre les fleuves Beihe, Xin, Fuchuan et Banzhu.
        La côte, très découpée, offre de nombreux ports naturels, et présente d'importantes zones humides, tout particulièrement dans le nord de Beiling.
        Dans l'extrême ouest du pays, entre la Mer Intérieure et le massif du Kuch Darya, l'étroite plaine côtière de Shilik abrite également une population assez importante. Au sud de cette région se trouve la lagune de Kyzal, un vaste bassin hypersalin connecté à la Mer Intérieure.
      • Les steppes couvrent la plus grande partie de la surface du pays. Ce sont d'immenses étendues plates ou légèrement vallonnées, couvertes d'herbes et de brousses. Les cours d'eau y sont assez rares, et la densité de populaton très faible.
        On peut distinguer deux principales zones de steppes:

        La Steppe Majeure, appelée également Steppe de Tzaran Duu, qui couvre environ un quart du pays. Elle se situe entre les monts Balsoog, à l'extrême nord, et le fleuve Chagaan Gol ("Eaux Blanches"). Le cours de ce dernier est ponctué d'oasis intensément cultivées. Le Tzaran Duu est une immense étendue herbeuse, très sèche dans sa moitié sud. La moitié nord est irriguée par de nombreux petits ruisseaux, dont beaucoup se jettent dans le fleuve Argan. La Steppe Majeure est séparée des plaines de la côte par les monts Tianzhu. Au nord de ceux-ci, une large trouée porte le nom de "Porte d'Or", et a été la route de nombreuses invasions nomades vers les riches terres de la côte. A l'extrême nord, près des contrefort des monts Balsoog, se trouve le lac Tengre Nud Nor. Située dans un bassin au microclimat favorable et entourée de riches terres agricoles, cette étendue d'eau est sacrée pour les Telenge (le nom du lac signifie "Lac de l'Oeil du dieu Tengri" en Telenge).

        La Steppe Mineure, ou Steppe de Khangaï, est située à l'ouest de la chaîne des Tianzhu. Entre les fleuves Dingha et Kalga, elle est mieux irriguée que la Steppe Majeure, et permet notamment un élevage à grande échelle.
      • Le Désert d'Athar occupe l'essentiel du tiers ouest du pays. Il se situe au niveau d'une vaste dépression, caractéristique d'un bassin endoréique, c'est-à-dire d'une zone où l'eau des fleuves ne peut jamais s'écouler dans l'océan. Il en a résulté une forte accumulation de sel et de sédiments, qui a formé de véritables plaines de sel, comme dans la région de Yanar Zal. Cela, renforcé par l'influence des vents chauds en provenance de l'ouest, a transformé cette région en un désert sablonneux d'une extrême aridité.
        A l'est de cette région désolée se situe le lac Davsan Nor, dans lequel se déversent les longs et calmes fleuves Chagaan Gol et Hulug Gol. Ce lac possède l'un des taux de salinité les plus élevés du monde, et sa surface peut très fortement varier selon les saisons. Son eau est donc imbuvable, et aucun poisson n'y vit. Au nord-ouest du désert se trouve le lac Takashen, autre grand lac salé, où se déverse le fleuve Kharur Gol.
        Les seules habitants de cette région se trouvent dans les villes-oasis situées le long des fleuves, ainsi que dans les vallées des contreforts nord du Kuch Darya, des Hautes Terres de Kalagan, et, bien entendu, dans les contreforts orientaux des monts Ilyau.

        Les Ergs constituent plusieurs haut-plateaux géologiquement distincts du reste du bassin d'Athar occidental, et abritent l'essentiel de la vie dans ces zones désertiques. De petites oasis se nichent dans leur relief bas mais accidenté. Le plus grand, le plateau de Sardauk, abrite notamment la ville de Yarkush, surnommée la "capitale du désert", où siège encore le Shelam (roi) Kuchi de Yarkush. Les plus petits, les Ergs d'Arakis, de Surgam et de Rantor sont la zone d'habitat traditionnelle des Izari, une très ancienne peuplade. Au nord des Ergs se trouve le bassin de Harko Nen, l'une des zones les plus arides et les plus inhospitalières de toute la région, connue pour ses températures bouillonnantes le jour, glaciales la nuit, et sa totale absence d'eau. Dans les légendes Izari, le mausolée d'un ancien conquérant s'y trouverait.
      • Les zones montagneuses couvrent une partie significative du territoire de Liang. L'immense chaîne des monts Tianzhu sépare les hautes terres de la steppe au centre du pays des régions agricoles côtières de l'est. Certains sommets des monts Tianzhu dépassent les 5.000 mètres d'altitude, notamment dans les massifs de Tianing et Chengaï. Dans ce dernier se trouve le point culminant du pays, le Qilinshan (Montagne du Qilin) en Liang, aussi appelé Tolgöi Bug ("Tête du Démon") en Telenge. Les monts Tianzhu sont caractérisés par un relief extrêmement accidenté, qui peut représenter un obstacle important, même à de basses altitudes. Les contreforts sont eux couverts d'épaisses forêts. Cette région dispose également de très nombreuses richesses minières: or, gaz, cuivre, phosphates... C'est autour des villes minières et des vallées encaissées des cours d'eau que se concentrent les zones de peuplement humain.

        Dans le nord du pays, le massif des monts Balsoog est lui couvert d'épaisses forêts de conifères, mais possède sur ses basses terres quelques territoires agricoles et de nombreuses centrales hydroélectriques.

        Au sud-ouest du pays se situe la chaîne ancienne et érodée du Kuch Darya, divisée entre le Kuch Darya Oriental (généralement simplement désigné comme "le Kuch Darya") et le Kuch Darya occidental, qui séparent l'aride désert d'Athar de l'étroite plaine côtière de Shilik. La vie s'y niche dans d'étroites vallées et autour de points d'eau qui marquent le début de l'antique route caravanière de la Soie, qui jadis reliait l'Occident aux richesses de la Ventélie via le périlleux voyage entre le port de Shilik à Jiazhou.

        Enfin, dans les provinces de Haixi et de Xilkar, la frontière ouest du Liang est délimitée par les monts Ilyau, qui abritent une assez importante population. Pourtant, ils sont une chaîne de montagnes extrêmement accidentées et élevées. La moyenne d'altitude de ces régions se situe au-dessus de 2500m, et le vaste lac Voöd, splendide étendue d'eau nichée entre des pics pouvant atteindre 4.000m, est le plus grand lac d'eau douce du pays. C'est aussi l'un des plus hauts lacs navigables au monde.
        Dans le sud de la chaîne se situe le massif du mont Gök Tengri (le "Glorieux Dieu du Ciel" en Telenge), une montagne gigantesque, née de la subduction de la plaque Natolique sous la plaque Touranienne. Plus haut pic du Liang, culminant à 7.234m d'altitude, elle domine le reste la région, et représente un véritable défi pour les alpinistes du monde entier.
        Les hautes terres du centre de la chaîne de montagnes (Plateau de Shegan) et du sud (Plateau de Molauk) sont également des zones assez densément peuplées. C'est également là que se situent les riches gisements de charbon et d'uranium dont l'exploitation avait commencé sous le socialisme au Xilinhar.

      Posté : dim. mars 18, 2018 2:21 pm
      par Frederick St-Luys
      [center]2) Géographie climatique

      [img]https://i62.servimg.com/u/f62/19/30/97/30/liangc10.png[/img]
      [url=https://tof.cx/images/2018/03/18/9155780792c65e3ce431f59f64051e7a.png]Lien vers la carte en grand format[/url][/center]

      La diversité des reliefs et environnements du Liang est également la conséquence de climats très variés:
      • Les zones côtières sont marquées par un climat humide, lié à la mousson. Une étroite frange côtière sud-est est caractérisée par un climat subtropical humide, tandis que l'essentiel des Dix-Sept Préfectures et de Beiling sont couvertes par un climat continental humide. Les pluies y sont abondantes, et les hivers doux à proximité de la côte. A l'intérieur, le climat possède un caractère continental plus marqué.
      • Les hautes terres centrales des monts Tianzhu et leurs contreforts sont pour l'essentiel caractérisées par un climat continental humide dégradé, voire, dans les hauteurs, subtropical humide de montagne (HRP: type vallée tibétaine). Les pluies et la neige y sont abondantes, et les hivers peuvent être rigoureux. Les plus hauts massifs montagneux possèdent eux le climat typique de la haute montagne. Ce climat se retrouve également dans l'extrême nord du pays, au niveau des Monts Balsaag.
      • L'essentiel de la Steppe Majeure et une bonne partie de la Steppe Mineure sont situées en zone climatique froide semi-aride. Les précipitations y sont rares, et les hivers longs et rigoureux. Un vent fort contribue à assécher ces terres, et à y entraver la croissance de la végétation. Cette zone climatique couvre également la chaîne des montagnes basses du Kuch Darya, entre le désert d'Athar et la côte de la Mer Intérieure.
      • Le désert d'Athar est caractérisé par un climat désertique froid très rigoureux: les hivers peuvent être glacials, les précipitations sont pratiquement inexistantes, et les étés très chauds. La vie y est presque impossible hors des oasis.
      • Le climat de l'étroite bande côtière courant le long de la Mer Intérieure est méditerranéen, avec des hivers froids. Les précipitations y ont des niveaux faibles à modérés, avec d'importantes amplitudes saisonnières.
      [Cette section (et cette carte) seront augmentées en temps et en heure de relevés pluviométriques, de températures et des informations quant aux diverses stations météorologiques du Liang.]

      Posté : lun. mars 19, 2018 10:05 pm
      par Frederick St-Luys
      [center]3) Géographie administrative[/center]

      A) Découpage administratif

      Le Liang est divisé en trois niveaux d'administration: les provinces, les districts et les yamens (aussi nommés "bannières" dans le nord du pays)

      Les provinces et les districts
      Les provinces sont le premier niveau de découpage du pays. Leur nombre s'élève à dix. Chaque province comporte un certain nombre de districts, excepté la province de la capitale, Jizhou, qui est confondue avec le district de Jizhou.
      Les provinces sont le siège d'une assemblée élue localement, le yuan provincial, siégeant dans la capitale provinciale. Elles disposent de pouvoirs économiques, d'aménagement et d'animation culturelle. Les provinces de l'ouest peuvent ainsi promouvoir leur identité culturelle locale.

      Les districts sont les relais locaux de l'administration d'Etat. Un mandarin administrateur civil y est associé à un commandant de district militaire. Ils représentent l'intérêt de l'Etat, gèrent les antennes des administrations centrales dans le district, contrôle la légalité des administrations, et maintiennent l'ordre par la force si nécessaire.

      Les districts des provinces de Xilkar et de Haixi sont dotés d'un statut spécial: nommées "Bannières", ils doivent être distingués des "bannières" de Telengar, qui sont les équivalents des Yamens. Chacune des bannières-districts est doté d'un yuan (assemblée) de district.

      [center][url=https://i65.servimg.com/u/f65/17/93/46/23/grandl13.png][img]https://i65.servimg.com/u/f65/17/93/46/23/grandl12.png[/img][/url]
      Cliquez sur l'image pour disposer de la carte en grand format[/center]

      [center][img]https://i62.servimg.com/u/f62/19/30/97/30/provin11.png[/img][/center]

      Les yamens et bannières
      Les yamens sont le niveau basique de découpage administratif. Ils sont souvent composées d'une ville et de ses environs, même si, dans les déserts et les steppes de l'ouest du pays, elles peuvent être beaucoup plus vaste. Un conseil de yamen est élu par les habitants, tandis que chaque capitale de yamen possède un bâtiment public (un "yamen", qui a donné son nom à toute l'entité) dans lequel siègent un juge de paix, un officier des postes d'Etat, un commandant de police et évidemment le conseil élu.
      Dans la province de Telengar, peuplée de Telenge, les yamens sont nommés Bannières, afin de refléter les traditions politiques des peuples de la steppe.

      [center][img]https://i62.servimg.com/u/f62/19/30/97/30/lianga20.png[/img][/center]

      B) Espaces urbains

      Le Liang est un Etat fortement urbanisé. 66% des habitants du pays vivent dans le villes, et ce taux augmente tous les ans. Cet urbanisation est encore plus forte dans l'ouest de l'Etat, où la population se concentrent dans des villes-oasis à l'orée de la steppe et du désert.
      Si l'urbanisation est une tradition très ancienne au Liang, l'essor économique récent et le début d'un fort exode rural ont contribué à faire augmenter rapidement la population de nombreuses grandes villes. Les plus concernées sont l'agglomération Jizhou/Shinfeng, Ying, Wulian, Shulan et Karashand, qui forment de grands centres humains et commerciaux, pour l'essentiel à proximité des côtes. Mais d'autres cités-champignons ont poussé dans la steppe et le désert, là où les richesses minières ont conduit les hommes à se rassembler autour des complexes des entreprises minières.
      Enfin, dans l'extrême ouest du pays, les cités du Xilinhar sont principalement situées dans les vallées de moyenne latitude, tempérées et correctement arrosées par les pluies, des monts Ilyau.

      [center][url=https://i65.servimg.com/u/f65/17/93/46/23/grandl15.png][img]https://i65.servimg.com/u/f65/17/93/46/23/grandl14.png[/img][/url]
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      Posté : mar. mars 20, 2018 10:56 pm
      par Frederick St-Luys
      [center]4) Géographie humaine[/center]

      A) Concentrations de population

      La population de Liang est fortement concentrée dans l'est du pays: les régions des Dix-Sept préfectures de Liang et de Beiling concentrent la majorité de celle-ci. Cette concentration est notamment très forte dans les zones côtières, et dans l'extrême sud-est du pays. Cette région a été urbanisée depuis des millénaires, et dispose depuis au moins aussi longtemps d'une agriculture rizicole très intensive. D'importants travaux hydroliques ont permis de canaliser les eaux des nombreux cours d'eau descendant des monts Tianzhu, tandis que les structures politiques très stables de Liang ont permis un maillage humain dense et durable depuis les contreforts des montagnes jusqu'à la côte.
      A l'intérieur des terres, la situation est plus contrastée: si de grands pôles urbains existent (Karashand, Hokkan, Shulan, Daranhot), les campagnes sont très souvent composées de désert et de steppes, et donc très vides. Le peuple se concentre donc dans les villes et les oasis qui souvent les entourent.

      [center][img]https://i62.servimg.com/u/f62/19/30/97/30/lianga14.png[/img]
      [url=https://tof.cx/images/2018/03/20/8d260cdb4c775aa94dd637163fb995ad.png]Cliquez ici pour consulter l'image en grand format.[/url][/center]

      B) Répartition ethnique

      Le Liang est un pays multiethnique.
      Si les Liang, originaires des régions frontalières du Wenlei, au sud-est, forment la vaste majorité de cet ensemble, ils sont hautement concentrés sur le versant est des monts Tianzhu. A l'ouest, la situation est nettement plus contrastée: les Telenge, descendants des fiers cavaliers nomades qui jadis terrorisaient le monde, occupent les steppes du nord, et se partagent avec d'autres les steppes du sud. Les déserts de l'ouest et les oasis du centre du pays sont la région des Kuchi, une population apparentée par son apparence et sa langue aux dytoliens et ouest-natoliques.
      Enfin, de nombreuses populations ethniquement proches de ces trois grands groupes se situent dans les régions périphériques du territoire Liang:
      -Les Xilkin, puissants guerriers nomades qui ont au XVIIème siècle conquis contre les Telenge les terres qu'ils occupent aujourd'hui, à l'est de la Steppe Majeure.
      -Les Ikrit, une population apparentée aux Telenge, qu'on nomme parfois les "Telenge des Forêts". Ils vivent dans les collines forestières à l'est des monts Balsoog.
      -Les Berkit, une autre population apparentée aux Telenge. Ils vénèrent exclusivement Tengri, le Dieu du Ciel traditionnel de la steppe.
      -Les Seghesh, jadis nomades, mais depuis sédentarisés sur les rives de la Mer Intérieure. Une forte minorité de cette ethnie pratique l'islam ibadite.
      -Les Raïga, également une population nomade sédentarisée au XIème siècle. Elle s'est largement fondue dans les Kuchi, même si des villages des montagnes de certains Yamen du sud-est d'Athar Issan préservent toujours leurs traditions.
      -Les Alken, habitant l'extrême ouest du district d'Iktum dans la province de Khangaï. Ils ont longtemps formé leur propre royaume, aux institutions hautement Liangisées.
      -Les Haku, une population des forêts du Natolique, qui occupe l'extrême nord du pays, dans les forêts et canyons des monts Balsoog.

      Répartition des populations selon les ethnies:
      -Liang (Chinois Han): 42 millions
      -Telenge (Mongols): 5 millions
      -Kuchi (Tokhariens): 5 millions
      -Xilkin (Manchous): 1,85 millions
      -Ikrit (Bouriates): 1,4 million
      -Berkit (Touvans): 500.000
      -Seghesh (Turghesh): 450.000
      -Raïga (Ouïghours): 350.000
      -Alken (Tangoutes): 250.000
      -Haku (Yakoutes): 100.000

      [center][img]https://i62.servimg.com/u/f62/19/30/97/30/carte_10.png[/img]
      [url=https://tof.cx/images/2018/03/20/ad1ee8ac816919c51cd4be21f770ab84.png]Cliquez ici pour consulter l'image en grand format.[/url][/center]


      C) Géographie religieuse

      La géographie religieuse est le reflet de la diversité des cultures du Liang. Si elle ne suit pas exactement les lignes ethniques, elle est toutefois fortement corrélée à celles-ci.

      L'est du pays, peuplé de liang, est largement marqué par un important athéisme et agnosticisme, héritier de la tradition philosophique légiste qui a accompagné la construction de l'Etat liangois. Néanmoins, cette majorité est rarement une majorité écrasante, et laisse encore une grande place aux religions traditionnelles ventéliennes, au bouddhisme (principalement mahayana) et au taoisme. Dans certains districts ruraux, ces religions sont encore majoritaires. Il est à noter que dans le sud, à Bi'an, une petite communauté juive existe depuis le milieu du premier millénaire.
      Dans le centre et le nord du pays, la répartition des religions est extrêmement complexe, et varie souvent de tribu en tribu, de ville en campagne, de région en région. Chez les Telenge, on trouve aussi bien des bouddhistes Vajrayana, des tengriistes, des nestoriens, et naturellement des athées et agnostiques dans les villes industrielles et minière du nord-est. Enfin, une présence manichéenne éparpillée est constatable à travers toute la région, héritière des anciennes dynasties nomades manichéennes Saïgares.
      Dans l'ouest du pays, la situation est plus claire: les cités de l'est étaient historiquement nestoriennes, mais l'extraordinaire croissance de la population à la faveur du boom du nickel-platine a submergé ces habitants originels sous une marée d'immigrants en provenance de la côte est du Liang. Désormais la province est la plus irréligieuse du pays. Il est également notable que parmi la minorité ethnique des Seghesh, dans le sud-ouest de la région, l'islam ibadite reste très pratiqué.


      Statistiques religieuses :
      -Athées, agnostiques, etc (~30% de la population)
      -Religions traditionnelles ventéliennes (~20% de la population)
      -Bouddhisme Mahayana (~20% de la population)
      -Bouddhisme Vajrayana (~5% de la population)
      -Taoisme (~5% de la population)
      -Tengriisme (~5% de la population)
      -Nestorianisme (~7% de la population)
      -Manichéisme (~3% de la population)
      -Autres formes du Christianisme (~3% de la population)
      -Islam (~2% de la population)
      -Judaïsme (<1% de la population)
      -Religions New Age et autres (<1% de la population)

      [center][img]https://i62.servimg.com/u/f62/17/45/85/19/carte_10.png[/img]
      [url=https://tof.cx/images/2018/05/06/b39dfa936764eda39043a648e98b3f88.png]Cliquez ici pour consulter l'image en grand format.[/url][/center]

      Posté : jeu. mars 22, 2018 9:55 pm
      par Frederick St-Luys
      [center]5) Géographie des grandes infrastructures[/center]

      A) Transports

      Le Liang est un pays immense, qui s'étire sur près de 2000 kilomètres d'est en ouest, et est couvert à la fois de hautes montagnes, de steppes à perte de vue, et de déserts d'une aridité extrême. Afin de relier les différents centre de population du pays, une importante infrastructure de transport a du se mettre en place:
      • Le réseau routier et autoroutier national, très dense à l'est, tend à se distendre à l'ouest, où il suit généralement les anciennes routes caravanières de l'antique de la route de la Soie.
      • Le réseau ferroviaire est largement centré autour de trois nœuds majeurs: Jizhou dans le sud-est, Karashand au centre, et Chenzhou au nord, au niveau de la Porte d'Or. D'autres lignes, notamment dans l'ouest et la steppe, relient les principaux complexes miniers du désert profond dans l'ouest (comme les mines de Soldaï Oryn - "Le lieu de la Soif" - et de Qachar Kalgan - "Vallée du Sel") à la civilisation.
      • Plusieurs aéroports internationaux, et un grand nombre de petits aéroports locaux servent à assurer des liaisons plus rapides. Toutefois, certains aéroports provinciaux nécessiteraient une modernisation afin d'être ramenés aux standards internationaux.
      • Plusieurs ports maritimes commerciaux en eau profonde existent sur la façade maritime est du pays, tout particulièrement Wulian et Kantau. Le port de Shulik, sur la Mer Intérieure, joue également un rôle majeur dans le commerce maritime de cette mer fermée.
      [center][img]https://i62.servimg.com/u/f62/19/30/97/30/liang_15.png[/img][/center]

      B) Installations minières et gazières

      Les grands espaces du Liang recèlent de nombreuses richesses minières et gazières, qui sont exploitées par le biais d'importantes installations industrielles. Celles-ci se répartissent globalement entre quatre zones:
      • La chaîne des monts Tianzhu, au centre du pays, regorgent de gisements de cuivre, notamment autour du massif de Chengaï, mais aussi plus au sud, au niveau des régions minières de Dian Gi et Jin Fa. A Lingbi, à l'extrême sud de la chaîne, dans la province de Khangaï, et Seraar, à l'extrême nord, les monts Tianzhu abritent également deux importantes mines d'or.
      • Le désert d'Athar posséderait des réserves de nickel et de platine parmi les plus importantes du monde. Celles-ci sont exploitée dans plusieurs importants complxes, tout particulièrement au niveau des mines de Qachar Kalgan et de Darya-Nord. D'autres sites isolés du désert comprennent Karakamul Skel ("Le Bassin des Os"), Devsan Nan ("Sud Desvan"), Kutlin et les EAUPF (Eastern Athar United Platinum Fields).
      • La partie centrale de la steppe de Tzaraan Duu, au centre du pays, abrite les réserves gazières du Liang. Les plus importants puits se situent au niveau des champs gaziers d'Onyx III et de New South Basin, même si des découvertes récentes dans le nord-ouest, autour du champ de Fenghuang, pourraient amener à développer davantage l'activité gazière dans cette région.
      • Le long d'une diagonale nord - nord-est, de nombreux gisements de phosphates, ainsi qu'une mine de graphite et des mines de sable de qualité industrielles complètent ce riche paysage minier.
      [center][img]https://i62.servimg.com/u/f62/19/30/97/30/giseme12.png[/img][/center]

      Posté : sam. mars 31, 2018 10:32 pm
      par Frederick St-Luys
      [center]6) Principaux centres de population[/center]

      A) La conurbation Jizhou-Shinfeng

      La conurbation Jizhou-Shinfeng est la zone la plus peuplée et la plus riche du Liang: elle abrite plus de 8 millions d'habitants sur 2.350 km², soit un densité de 3400 habitants au kilomètre carré, et concentre 22% du PIB national. Établie sur la basse vallée du fleuve Xin, cette zone comprend les deux plus grandes villes du pays: Jizhou, la capitale, et Shinfeng. Mais, en plus de ces deux centres majeurs, la région comprend un grand nombre de villes de banlieue de taille moyenne et un dense réseau de moyens de communications, routiers, ferroviaires, maritimes et aériens. Le principal aéroport international du pays, Jizhou-Huangyang, se situe au nord-ouest de la capitale, tandis que le port fluvial de Jizhou à Liranxi met directement en lien cette ville avec Kantau, le grand port de container liangois.

      Du point de vue administratif, la zone est divisée en deux: le district spécial de Jizhou, qui rassemble plus de 4 millions d'habitants, et la moitié ouest du district de Ximing, qui compte également environ 4 millions d'habitants, et où se situe Shinfeng. Néanmoins, des structures intercommunales transversales existent, comme l'Administration des Transports de Jizhou-Shinfeng (ATJS) et le Commandement Militaire de la Capitale, qui comprend les casernes et bases militaires situées dans un rayon de 50km autour de Jizhou.

      [center][img]https://i22.servimg.com/u/f22/17/45/85/19/cartej11.png[/img]
      [url=https://i22.servimg.com/u/f22/17/45/85/19/cartej10.png]Cliquez ici pour consulter l'image en grand format.[/url][/center]
      [center]
      Jizhou

      [img]https://s2.qwant.com/thumbr/0x380/7/8/1a0d3ac5212c3dc28a245f81d50f13c2193cee87f6a78280d52eda3da1b89d/maxresdefault.jpg?u=https%3A%2F%2Fi.ytimg.com%2Fvi%2FgG34dxTC40k%2Fmaxresdefault.jpg&q=0&b=1&p=0&a=1[/img]
      Vue des bords du Xin à Jizhou[/center]

      Capitale nationale, Jizhou est une ville tentaculaire de 4 millions d'habitants s'étalant sur les deux côtés du fleuve Xin.

      [center][img]https://s2.qwant.com/thumbr/0x380/c/3/8e2ae7e3ebcb0c7587d1191bd2adcd8e079c81b29924982ddc8ddc279f2fd3/Xi%27an_-_City_wall_-_014.jpg?u=http%3A%2F%2Fupload.wikimedia.org%2Fwikipedia%2Fcommons%2F9%2F97%2FXi%2527an_-_City_wall_-_014.jpg&q=0&b=1&p=0&a=1[/img]
      Les Remparts de la Cité Dorée sont une attraction touristique majeure de Jizhou.[/center]

      La ville s'est constituée autour du noyau initial de la Cité Dorée, l'ancienne ville médiévale d'où les Protecteurs Généraux du Nord administraient le pays pour le compte des empereurs du lointain Daliang. De nos jours, la Cité Dorée concentre les institutions culturelles et monuments historiques de la ville, ainsi que plusieurs bâtiments publics, comme celui de l'Assemblée Législative.

      [center][img]https://s1.qwant.com/thumbr/0x380/1/3/536457934bed67c0522df2385903dad2b5038c99b08db3f5a013a5a4149c0e/201352521342991578.jpg?u=https%3A%2F%2Finternchina.com%2Fwp-content%2Fuploads%2F201352521342991578.jpg&q=0&b=1&p=0&a=1[/img]
      Le quartier de Wan'er abrite le plus grand quartier d'affaires du pays. [/center]

      Au sud de la Cité Dorée s'étalent les quartiers de Wan'er et Baoling. Édifiés plus récemment, ils abritent désormais les tours de verre et d'acier des grandes entreprises liangoises, ainsi que la bourse, la banque centrale, le ministère des travaux et de l'économie et l'[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1070&t=15112&p=341669#p341669]Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle[/url]. Les loyers y sont élevés et le mode de vie très occidentalisé.

      [center][img]https://s1.qwant.com/thumbr/0x380/b/3/2de979d36fe127bda0db1f130bd6719105ce1ca5b5add13757ebd5db931e34/IMG-20131003-00571.jpg?u=http%3A%2F%2Fwww.whyvisitchina.com%2Fwp-content%2Fuploads%2F2014%2F01%2FIMG-20131003-00571.jpg&q=0&b=1&p=0&a=1[/img]
      Le quartier de Guanlin, à proximité du Réservoir de Guanlin, est le plus pauvre de la capitale.[/center]

      A l'est de la Cité Dorée, Shuzhu, Xiaoqi et Guanlin sont les anciens quartiers industriels de la capitale. Édifies au XIXème, ils ont été partiellement réinvestis par les promoteurs immobiliers depuis les années 2000. L'est de Guanlin demeure la zone la plus pauvre de Jizhou. Malgré tout, ces quartiers abritent encore d'importantes activités économiques, ainsi que la gare centrale de Jizhou.

      [center][img]https://s2.qwant.com/thumbr/0x380/6/3/12faec44fb0b23532fcdcb54c27ea451eb2d6be37e638891d56115d3e301fe/623325228.jpg?u=https%3A%2F%2Ffortunedotcom.files.wordpress.com%2F2016%2F11%2F623325228.jpg&q=0&b=1&p=0&a=1[/img]
      Le panorama du 6ème xian urbain de Linmen est connu pour son architecture typique du libéral-légisme des années 1970.[/center]

      Linmen et Jizhou Bei (qui est administrativement une municipalité autonome) sont les quartiers résidentiels nord de Jizhou. Ils sont le fruit de l'urbanisme libéral-légiste des années 1970, et peuvent parfois sembler monotone, car abritant rangée sur rangée d'immeubles sensiblement identiques. Néanmoins, les zones bordant la rivière ont fait l'objet de rénovations importantes depuis les années 2010, et comptent désormais parmi les plus beaux projets immobiliers de la ville.

      [center][img]https://s2.qwant.com/thumbr/0x380/e/a/b31b7c06c88e41715a74335c934f56b5cae8d4b4b4cd8dc2ee5881a304765f/Shanghai-Port.jpg?u=http%3A%2F%2Fwww.petrexgmbh.com%2Fwp-content%2Fuploads%2F2012%2F11%2FShanghai-Port.jpg&q=0&b=1&p=0&a=1[/img]
      Liranxi a été édifié autour de ce qui est devenu le principal port fluvial du pays.[/center]

      Anxing et Liranxi occupent la rive gauche du fleuve Xin, et sont très différents. Anxing est un mélange de tradition et de modernité, ayant été une ville secondaire jusque dans les années 1950, moment où elle a été intégrée à la capitale et a fait l'objet d'importantes extensions autour d'un coeur historique de bâtiments anciens. A contrario, Liranxi, au sud-ouest de Jizhou, est un immense quartier neuf, construit à partir des années 1990, qui abrite aujourd'hui le plus grand port fluvial du Liang.

      [center][img]https://i62.servimg.com/u/f62/19/30/97/30/urumqi10.jpg[/img]
      Le Terminal B de l'aéroport de Jizhou-Huangyang a été construit au début des années 2030, et fait partie des plus modernes du monde.[/center]

      Situé au nord-ouest de la capitale, près de la petite ville de banlieue de Lingdian, l'aéroport de Jizhou-Huangyang est le plus grand du pays. Il comprend trois pistes (deux de 3.600m, une de 4.200m), deux terminaux civils, ainsi qu'une base militaire. Il a été classé 7ème meilleur aéroport du monde par le magazine liangois Daqi Travel Guide.

      [center]Shinfeng[/center]
      [center][img]https://s2.qwant.com/thumbr/700x0/4/c/61f84b98b3c71ca2497c7ba13fd7a18e1d47a7e312ba3b81a3eeaf72c2980e/chongqingindex.jpg?u=http%3A%2F%2Fwww.chinaculturetour.com%2Fimages%2Ftours%2Fchongqing%2Fchongqingindex.jpg&q=0&b=1&p=0&a=1[/img]
      Le quartier de Fanfeng à Shinfeng est un mélange de modernité et de tradition.[/center]

      Shinfeng est située à 25 kilomètres au sud-est de Jizhou en suivant le cours du fleuve Xin. Avec 1,5 millions d'habitants, elle est sensiblement plus petite, et également globalement plus moderne. Elle est née dans les années 1839 dans le cadre de la modernisation du Liang d'un projet de création d'une ville-modèle. Placée à dessein à l'endroit où le canal de Lianbei rejoint le fleuve Xin, elle présente un mélange de splendeur ventélo-dytolienne du XIXème dans le quartier de Fanfeng, et d'installations ultramodernes centrées autour de son technopole à Jintao. Enfin, le quartier résidentiel de Guandu s'est édifié progressivement à partir des années 1960, et demeure en tête des classement des meilleurs environnements urbains du Liang.

      L'aéroport de Shinfeng, situé à l'est de la ville, dessert un grand nombre de destinations intérieures. Régulièrement, l'extension de l'aéroport de Shinfeng afin de diminuer la surcharge de vols à destination de Jizhou-Huangyang est évoquée.


      B) Les autres grandes villes du Liang

      • Ying - Population: 3.200.000 habitants
      • Dashing - Population: 2.000.000 habitants
      • Wulian - Population: 1.750.000 habitants
      • Karashand - Population: 1.000.000 habitants
      • Bi'an - Population: 750.0000 habitants
      • Shulan - Population: 700.000 habitants
      • Tokkan - Population: 450.000 habitants
      • Hotian - Population: 400.000 habitants
      • Dingyuan - Population: 400.000 habitants
      • So'che - Population: 395.000 habitants
      • Khenedet - Population: 385.000 habitants
      • Kantau - Population: 375.000 habitants
      • Sherehehar - Population: 372.000 habitants
      • Heliar - Population: 365.000 habitants
      • Anfan - Population: 360.000 habitants
      • Shendu - Population: 355.000 habitants
      • Yanting - Population: 348.000 habitants
      • Huangyang - Population: 340.000 habitants
      • Beiting - Population: 336.000 habitants
      • Guining - Population: 330.000 habitants
      • Chenzhou - Population: 327.000 habitants
      • Ulan-Ganör - Population: 320.000 habitants
      • Akgol - Population: 314.000 habitants
      • Korlaghan - Population: 300.000 habitants
      • Kaiming - Population: 295.000 habitants

      Posté : sam. mars 31, 2018 11:38 pm
      par Frederick St-Luys
      [center]II - Démographie[/center]


      [center]1) Structure ethnique

      [img]https://i47.servimg.com/u/f47/11/41/46/43/liange11.png[/img][/center]

      [justify]Le Liang est un pays vaste qui n'a été durablement unifié qu'à partir de la fin de la première moitié du deuxième millénaire. Avant cela, les steppes constituaient un environnement très fluide, une zone d’ethnogenèse intense, où les peuples se déplaçaient parfois sur des milliers de kilomètres, pour subjuguer d'autres, ou se fondre dedans. L'expansion vers le nord de l'empire du Daliang (voir section "histoire") et sa politique des "cent yamens et bannières" va mettre un terme à cet état de fait, en "gelant" largement les équilibres ethniques de la fin du XVème siècle, et en enclenchant un processus d'acculturation de nombreux des ethniques numériquement les plus faibles de l'est.

      Aujourd'hui, les Liangois ethniques constituent avec plus de 42 millions la majorité de la population nationale, même s'ils sont concentrés dans l'est du pays, dans les régions de Beiling et des Dix-Sept Préfectures. Les deux autres ethnies principales, fortes chacune de 5 millions de représentants, les Kuchi et les Telenge, occupent respectivement les oasis du d'Athar Issan et de Shanlan, et les steppes de Telengar et de Khangaï.
      Pour plus de détails sur la répartition géographique de ces populations, voir la [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1253&t=16229&p=341717#p334362]section relative à la géographie humaine[/justify][/url].


      [center][img]https://i47.servimg.com/u/f47/11/41/46/43/f2013110.jpg[/img][/center]
      • [justify]Les Liangois (irl: chinois hans) sont des ventéliens, ayant progressivement immigré vers le nord depuis l'époque de la dynastie Jin, à la fin du premier millénaire après-jésus christ. Cette immigration s'est fortement accélérée après l'an 1000 sous les dynasties Xing et les Wei. Avec 42 millions de citoyens, ils représentent 73,8% de la population nationale.
        Les liangois sont à bien des égards l'élite politique et intellectuelle du pays, qui a façonné l'Etat liangois. La [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1253&t=16253]culture littéraire et politique liangoise[/url] a irrigué dans le nord-ouest de la Ventélie et le sud du Natolique depuis des siècles, et cette population se considère comme l'héritière d'une tradition exaltée.
        Il s'agit d'une population industrieuse et disciplinée, qui excelle aussi bien dans les œuvres intellectuelles que commerciales, et est caractérisée par une éthique sociale hautement conformiste, qui laisse une place comparativement marginale à l'expression de l'individualité.
        Au niveau religieux, sous l'effet de siècles d'idéologie légiste-qinluaiste, les liangois sont en majorité athées ou agnostique, même si une part substantielle de cette population adhère encore à divers niveau à la religieux traditionnelle ventélienne liangoise, ainsi qu'à plusieurs sectes du bouddhisme Mahayana et du taoisme.[/justify]
        [center][img]https://i47.servimg.com/u/f47/11/41/46/43/image10.jpg[/img][/center]
        • [justify]Les Telenge (irl: Mongols) sont un peuple de la steppe, et représentent près de 9% du total de la population nationale, et sont donc un peu moins de 5 millions. Ils parlent le Telenge Ordosi (mongol khalkha), un dialecte légèrement différent du Telenge Uriani parlé au Xilinhar. Héritiers des cavaliers nomades ayant jadis fait trembler le monde, ils occupent les provinces situées aux extrémités nord et sud du pays, se partageant entre la steppe. Les deux principales fédérations tribales Telenge du Liang sont les Telenge Tzaraan (occupant principalement la provincede Telengar) et les Telenge Khanda (occupant principalement la province de Khangaï). La troisième des grandes fédérations tribales Telenge est celles des Telenge Urian du Xilinhar, dont quelques représentants habitent la province d'Athar Issan du Liang.
          Si les Telenge ont jadis fait trembler les peuples du monde, lorsque le conquérant Djaghataï parvint à réunifier presque toute la Touranie sous son règne impitoyable, ils sont aujourd'hui un peuple partagé entre une exitence nomade traditionnelle, basée sur l'élevage et le colportage, et la vie moderne des grandes villes industrielles et minières du nord, comme Sherehehar, Daranhot et Khenedet. Connus pour leur hospitalité et leur sens de l'honneur, les Telenge sont un peuple flexible et accueillant, qui a échangé la férocité de ses ancêtres pour une relation harmonieuse avec ses anciens ennemis liangois.
          Si la majorité des Telenge est athée, ils demeurent assez nombreux à pratiquer le tengriisme et le bouddhisme Vajrayana.[/justify]
          [center][img]https://i47.servimg.com/u/f47/11/41/46/43/armeni10.jpg[/img][/center]
          • [justify]Les Kuchi (irl: Tockhariens) sont un peuple ancien, habitant traditionnellement les oasis dans le désert d'Athar et les oasis de la route de la soie, constituant 9% de la population nationale, soit tout de même plus d'5 millions d'habitants. Parlant une langue janubo-dytolienne (i.e. indo-européenne), ils sont culturellement uniques dans la région, la seule survivance ethnique d'un peuplement ancien, qui intrigue depuis longtemps les ethnologies. Leur civilisation existe depuis l'antiquité, où leurs cités-Etats Ziyu ont prospéré dans les régions agricoles fertiles des oasis aux portes du terrible désert d'Athar, où se trouvait la cité perdue légendaire de Kara Athar.
            Longtemps réticents aussi bien à la domination insidieuse des impérialistes liangois qu'à l'autorité brutale des khans des steppes, ils ont progressivement abandonné leurs revendications autonomistes, permettant leur pleine intégration dans le paysage politique et économique du Liang. Aujourd'hui, les Kuchi jouent un rôle majeur parmi les banques et les commerçants du Liang, ainsi que dans les milieux culturels et scientifiques. Ils sont un peuple d'entrepreneurs, de marchands et de voyageurs, connus pour leur habileté diplomatique et commerciale, qui va parfois jusqu'à leur donner une image de manipulateurs. Ils entretiennent traditionnellement une rivalité avec les peuples Xilkins, notamment au Xilinhar, où les équilibres ethniques entre les deux populations sont différents.
            Du point de vue religieux, les Kuchi se partagent entre manichéisme et christianisme nestorien.[/justify]
            [center][img]https://i47.servimg.com/u/f47/11/41/46/43/14538_10.jpg[/img][/center]
            • [justify]Les Xilkins (irl: Mandchous) sont le quatrième groupe ethnique du pays par le nombre de ses représentants, mais cette population est significativement moins importante que celle des Kuchi et des Telenge. Ils représentent 3,2% du total, soit environ 3,25 millions d'habitants. Ils parlent le Xilkin (mandchou). Descendant des peuples nomades ayant envahi la steppe de Tzaraan Duu au début du XVIème siècle, ils sont scindés en deux, une moitié du peuple s'installant en actuel Xilinhar, l'autre dans l'est de la steppe de Tzaraan Duu, au Liang.
              Les Xilkins sont un peuple connu pour son nationalisme intransigeant, et son attachement aux valeurs traditionnelles, même si la réalité est plus complexe, et caractérisée par une opposition entre les clans urbains et campagnards. Ces qualités font également d'eux de bons soldats et mandarins.
              Ils pratiquent majoritairement le bouddhisme, les sectes Vajrayana et Mahayana étant représentées à parts égales parmi eux.[/justify]
              [center][img]https://i47.servimg.com/u/f47/11/41/46/43/altarg10.jpg[/img][/center]
              • [justify]Les Ikrit(irl: Bouriates) sont le cinquième plus important groupe ethnique du pays, avec 1,4 millions d'habitants, soit 2.4% du total. Ils parlent l'ikrit (bouriate).
                Si leurs origines se situent dans les terres actuellement au sud du Bykova, ils ont migré à partir du XIVème siècle vers le sud, avant de s'installer sur les contreforts orientaux des monts Balsoog, où ils ont servi d’auxiliaires militaires frontaliers aux autorités liangoise. Encore aujourd'hui, ils constituent la majorité de la la population du yamen d'Akragar, district de Choïlan-Tasiil, province de Telengar.
                Culturellement distinct des peuples de la steppe touranienne même si leur langue dénote une origine commune, les Ikrit sont un peuple natolicain de la forêt, connu pour ses traditions chamaniques et sa riche mythologie. La proximité des zones industrielles du nord liangois a toutefois conduit à un fort exode rural, et déraciné beaucoup d'Ikrit, qui vivent à présent dans les centres urbains voisins de Sherehehar et Khenedet.
                Les Ikrit sont nominalement en majorité chrétiens nestoriens, mais un grand nombre de pratique chamaniques syncrétiques subsiste.[/justify]
                [center][img]https://i47.servimg.com/u/f47/11/41/46/43/khogzh10.jpg[/img][/center]
                • [justify]Les Berkit (irl: Touvans) sont le sixième plus important groupe ethnique du pays, avec 500.000 représentants, soit 0.8% du total. Ils parlent le berkit (irl: touvan, une langue turcique sibérienne).
                  Tout comme les Ikrit, les Berkit sont originaires du nord du Natolique, où une [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=883&t=13174#p293277]importante communauté subsiste au Bykova[/url], sous le nom de Touvains. Pressées par l'expansion slave, certaines tribus touvaines ont migré vers le sud à partir de 1400, où, sous, le nom de Berkit, elles sont entré au service des derniers khans Telenge des steppes. Ceux-ci leur ont donné des terres à l'ouest du lac Tengre Nud Nör, où ils vivent encore.
                  Les Berkits possèdent encore une langue et des traits culturels distincts, même si ils ont à bien des égards rapproché leurs traditions et leur mode de vie de leurs voisins Telenge et Kuchi.
                  Ils pratiquent une religion tengriiste proche des croyances Telenge.[/justify]
                  [center][img]https://i47.servimg.com/u/f47/11/41/46/43/rdc-ad10.jpg[/img][/center]
                  • [justify]Les Seghesh (irl: Turghesh) sont le septième plus important groupe ethnique du pays, avec 450.000 représentants, soit un peu moins de 0.8% du total. Ils parlent le Seghesh, une langue turcique.
                    Leurs origines se trouvent à l'ouest de la steppe touranienne, aux confins de la Marquésie et du Natolique, où ils ont formé une confédération en conflit régulier avec les Quatre Choïros Saïgars, qui occupaient l'actuel Xilinhar. Plusieurs tribus Seghesh furent vaincues par les Khagans des Choïros, qui les ont déporté et installés de force au sud du désert d'Athar, afin de servir de combattants dans leurs luttes contre les Syires. De nos jours encore, les Seghesh constituent une majorité de la population des yamens du sud d'Athar Issan.
                    Au Liang, les Seghesh constituent la seule ethnie de tradition majoritairement musulmane (sunnite), même si certaines tribus, notamment dans les villes du Kuch Darya, se sont fortement sécularisées.[/justify]
                    [center][img]https://i47.servimg.com/u/f47/11/41/46/43/e7bbb410.jpg[/img][/center]
                    • [justify]Les Raïga (irl: Ouïghours) sont le huitième plus important groupe ethnique du pays, avec 350.000 représentants, soit environ 0.6% du total. Ils parlent le raigör (ouïghour), une langue turcique, proche de certains dialectes de l'actuel Karmalistan.
                      Cette population habite dans les Hautes Terres de Korlaghan depuis son installation dans la région au XIIIème siècle, sous le grand khanat Syire. Si par le passé elle a partagé le mode de vie nomade des peuples de la steppe, elle s'est sédentarisée depuis des siècles, et vit d'agriculture et d'élevage dans les régions les moins arides des bordures orientales du désert d'Athar, dans les districts d'Aktuan et de Sulab.
                      Traditionnellement, les Raïga sont manichéens, même si la domination liangoise a vu une sécularisation rapide de cette population.[/justify]
                      [center][img]https://i47.servimg.com/u/f47/11/41/46/43/12643811.jpg[/img][/center]
                      • [justify]Les Alken (irl: tangoutes) sont le huitième plus important groupe ethnique du pays, avec plus de 250.000 représentants, soit près 0.45% du total. Ils parlent l'Alken huna (Tangoute), une langue proche de certains dialectes du Sengaï.
                        Les historiens sont incertains de la date d'installation des Alkens dans la région à l'extrême sud-ouest de la steppe de Khangaï, dans le district d'Iktum, toutefois il semble que cette minorité ait déjà été présentée au moment des conquêtes Syires. Elle s'est progressivement liangisée durant les siècles qui ont suivi, et a adopté un grand nombre de pratiques culturelles liangoises, dont la religion traditionnelle ventélienne et l'emploi des sinogrammes. [/justify]
                        [center][img]https://i47.servimg.com/u/f47/11/41/46/43/tradit10.jpg[/img][/center]
                        • [justify]Les Haku (irl: Yakoutes) sont le neuvième plus important groupe ethnique du pays, avec seulement 100.000 représentants, soit moins de 0.18% du total. Ils parlent l'hakuan (Yakoute), une langue turcique dont le Berkit est le plus proche parent.
                          Les historiens postulent que cette population a migré vers le sud en même temps que les Berkits, depuis le territoire de l'actuel Bykova, mais que sa réticence à accepter l'autorité des Khagans Telenge a conduit à leur bannissement dans les vallées les plus inhospitalières des monts Balsoog, à l'extrême nord de l'actuel Liang, dans le district de Choilan-Tasiil. Même de nos jours, les Haku constituent encore l'un des groupes ethniques les plus pauvres et les plus isolés du Liang.
                          Les Haku pratiquent encore le chamanisme tengriiste traditionnel.[/justify]

                        [center]2) Répartition, évolution et pyramide des âges

                        [img]https://i47.servimg.com/u/f47/11/41/46/43/dzomog10.png[/img][/center]

                        Le Liang est un pays connaissant une croissance assez rapide de sa population ces dernières années, à la faveur de son dynamisme économique et de la hausse des niveaux de vie. Certains démographes vont jusqu'à parler de "seconde transition démographique", même si ce diagnostic fait débat parmi les experts.

                        La population liangoise est principalement concentrée dans les grandes provinces orientales: Zhongzhou, la plus peuplée, Longzhou, Liangbei, Yan Wentai, et naturellement dans le district de niveau provincial de la capitale, Jizhou. Ensemble, ces provinces rassemblent 78% de la population liangoise, une part qui croît avec l'essor démographique du pays, comme les régions riches et développées de la façade maritime attirent les jeunes et les actifs. Ce mouvement est tout particulièrement marqué à Jizhou.

                        A l'inverse, l'intérieur des terres voit sa population évoluer plus doucement, même si l'ensemble des provinces ont un solde démographique positif. La seule exception est Athar Issan, dans l'extrême ouest, qui constitue un front pionnier, abondé d'importants fonds de développement, et qui a systématiquement connu une démographique supérieure à la moyenne nationale.

                        Posté : dim. avr. 01, 2018 3:54 pm
                        par Frederick St-Luys
                        [center]III-1 - Histoire[/center]

                        [justify]L'histoire du Liang est marquée par la diversité de ses territoires, qui ont longtemps vu cohabiter des cultures, peuples et entités politiques très différentes. La richesse et la qualité des sources sont également très inégales selon les lieux et les périodes. Nous présenterons ici les grandes lignes de l'histoire du Liang. Un sujet spécifique, [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1253&t=17232]posté séparément de l'encyclopédie[/url], couvre certains des aspects de manière plus détaillé et semi-RP.[/justify]
                          [center]1) Préhistoire[/center]
                          [justify]
                          • Les premiers vestiges préhistoriques du Liang sont des restes d'outils en os, trouvés à l'ouest de de Wulian, dans la région de Beiling. La côte est, mais aussi les montagnes du Kuch Darya sont riches en trouvailles préhistoriques, notamment dans les régions les plus arides, où les os se conservent longtemps.
                            Néanmoins, il faut attendre la fin du IIIème millénaire avant Jésus-Christ pour que les premières populations sédentaires s'installent dans la région, dans l'actuel district de Dingyuan. Il s'agit là des cultures Cao et Wulu, connues pour leur belle poterie monochrome.[/justify]
                              [center]2) Antiquité[/center]
                              • Ere des Neuf Royaumes et Ère des Vingt-Six Guerres
                                [justify]Ces populations se concentrent dans les vallées des fleuves se jetant dans le golfe de Liang, de part et d'autre de l'actuelle frontière sud du pays. Elles y forment des premières entités politiques à partir de la fin du IIème millénaire, qui seront par la suite nommées civilisations Gan et civilisations Yu. Au cours des siècles, celles-ci évoluent, développent une métallurgie remarquable, et une écriture originale, possiblement influencée par certains peuples du sud du Wenlei. Finalement, à partir du IXème siècle Av.JC, ces ensembles politiques assez lâches se consolident et forment les Neuf Royaumes de Yan, Jin, Liang, Zheng, Dai, Yue, Bayi, Zhuo et Han.

                                Ces royaumes s'étendent sur une région bordée au nord par les monts Tianzhu, à l'est par le Golfe de Liang, à l'ouest par la Mer Intérieure, et au sud par les montagnes de l'actuel Sanjin central. Une civilisation urbaine sophistiquée s'y développe, tandis qu'une concurrence politique et militaire féroce aboutit à de nombreuses guerres. Cette période a été subséquemment nommée Ère des Vingt-Six Guerres - même si le nombre de conflits armés a très probablement été bien supérieur. Cette époque est aussi caractérisée par un grand développement intellectuel et philosophique, et le développement des doctrines classiques de la futur pensée Liang: Qinulauisme, Mohisme, et celle qui s'imposera, le Légisme.[/justify]
                              [center][img]https://i62.servimg.com/u/f62/17/93/46/23/royaum10.png[/img][/center]
                              • Dynastie Jin
                                [justify]Durant l'essentiel de l’Ère des Vingt-Six Guerres, les royaumes de Dai, Jin et Han constituent les puissances dominantes de la région, mais échouent toujours à établir leur hégémonie. Il faut attendre la bataille de Dinguan, en -370, pour que Jin parviennent à vaincre ses principaux rivaux, et prenne le contrôle des Plaines Centrales. Appliquant un légisme forcené, le régime Jin unifie par des lois intransigeantes et un réseau routier moderne des régions jusqu'alors disparates, et met en place une véritable organisation politique impériale moderne.

                                Durant un demi-siècle, l'empire Jin devient la puissance dominante dans la région, jusqu'à ce qu'une combinaison d'invasions des peuples Xi de la steppe et de soulèvement de l'aristocratie militaire des anciens royaumes de Liang, Han et Yan aboutisse à la chute de Taiyan, la capitale de Jin. L'empire sombre dans la guerre civile jusqu'en -247, quand les forces d'un ancien noble du royaume de Liang, Zhong Shao, parviennent à rétablir l'unité de l'ancien empire. C'est le début de la première dynastie de Daliang, également appelée Zhong Daliang dans l'historiographie traditionnelle Liang.[/justify]
                              [center][img]https://i62.servimg.com/u/f62/17/93/46/23/histoi10.png[/img][/center]
                              • La steppe et le désert durant l'antiquité
                                [justify]Pendant que dans les plaines du sud se développait une riche civilisation sédentaire et rizicole, de l'autre côté des monts Tianzhu naissaient les prémisses de ce qui allait devenir une dualité durable de la civilisation de la steppe: D'une part, les cités-Etats "Ziyu" des oasis, peuplées d'agriculteurs et de commerçants ancêtres des actuels Kuchi, formaient des entités politiques s'échelonnant le long des fleuves et des étapes des routes commerciales. Et d'autre part, au-delà de ces cités-Etats, les peuples nomades de la steppe avaient, à partir de la domestication du cheval, formé des groupes nomades pastoraux, souvent en conflit les uns avec les autres.

                                L'histoire des nomades est peu connue: pendant longtemps ils sont demeurés dépourvus d'écriture et n'ont laissé que peu de vestiges derrières eux. L'historiographie traditionnelle de Daliang distingue les nomades "Xi", composés de pasteurs et de cavaliers de la steppe de Tzaran Duu, et les nomades Hu, chasseurs-cueilleurs peuplant les forêts de l'actuel nord-est du Liang.
                                Ce sont surtout les Xi qui surgissent à de multiples reprises dans l'histoire des peuples sédentaires voisins, lorsque, poussés par des changements climatiques ou encore unifiés par des personnalités fortes, ils forment d'importants groupes migrateurs et guerriers.
                                C'est notamment sous le chef Yulug (-322 / -265) que les peuples Xi de la steppe parviennent à passer à sac les royaumes Kuchi de Karaï (Karashand) et Hokki (Hotian), puis lancent des raids vers le nord de l'empire Jin.
                                Néanmoins, ces empires de la steppe sont éphémères et instables, car ils reposent sur la collecte d'un tribut prélevé sur les royaumes sédentaires, qui sert ensuite à récompenser les différents chefs tribaux. Lorsque le tribut vient à manquer, ou que la victoire n'est pas au rendez-vous, la domination des peuples de la steppe se disloque.
                                Les nomades Hu seront eux progressivement assimilés dans le peuple Liang au fur à mesure de sa colonisation des terres agricoles de l'est.

                                Durant cette période, les cités-Etats Ziyu constituent un ensemble culturellement homogène et riche, mais politiquement très éclaté, car souvent séparées par de longues distances le long de pistes caravanières peu sûres. Jusqu'au milieu du IVème siècle Av. JC, les historiens parlent surtout de période archaïque de la civilisation Ziyu : les principales cités sont alors Lanlan et Hokki, à la lisière du désert d'Athar. Puis, à partir du milieu du IVème sièckle, la région connaît un essor culturel et économique considérable, notamment à la faveur du commerce avec le nouvel empire Jin, et de nombreuses autres cités naissent le long des routes caravanières.
                                Les plus illustres de ces cités Ziyu sont Karaï (actuelle Karashand), Hokki (actuelle Hotian), Lanlan (actuelle Ylan) et Kara Athar. Cette dernière, décrite dans la littérature traditionnelle Kochi - aussi Telenge - comme "la cité du miel et de l'eau", était alors considérée comme la perle du désert, d'une richesse et d'une beauté inégalée. Mentionnée pour la dernière fois dans une chronique bouddhiste de 487 apr JC., elle n'a jamais été retrouvée par les archéologues. Selon les spécialistes, elle se trouverait quelque part dans le nord-est du désert d'Athar, mais aucune trace de cette cité devenue presque légendaire n'a été trouvée jusqu'à nos jours.[/justify]
                              • Dynastie Zhong Daliang
                                [justify]Cette dynastie va durer près de six siècles, jusqu'en 327, et constitue l'un des premiers pinacles de la culture et de la civilisation Liang. Durant cette longue période de stabilité politique, sociale et économique, l'empire prospère, et la population explose, passant d'environ 7 millions en -250 à près de 45 millions en 150 apr. JC. La capitale impériale, renommée Daijing, est un centre de culture et de savoir brillant, connue pour ses "Dix Mille Temples" et ses nombreux palais et bibliothèques.
                                C'est également durant cette période que le peuple de l'empire, ancêtre des Liang, va s'étendre vers le nord, occupant les terres de l'actuel Beiliang jusqu'à la Porte d'Or, ainsi que des postes sur les pentes nord des monts Tianzhu. Il s'agit de la période dite du "Premier Protectorat du Nord": l'entité militaro-administrative ainsi formée est centrée sur le Beiliang, et dont la capitale était à Huangxi.[/justify]
                              [center][img]https://i62.servimg.com/u/f62/17/93/46/23/histoi12.png[/img][/center]
                              • L’Ère de la fragmentation
                                [justify]A partir de la fin du IIème siècle apr. JC, l'empire Zhong Daliang entame une période de déclin marqué. La propriété terrienne quitte les mains des gouverneurs impériaux pour rejoindre le patrimoine privé des grandes familles aristocratiques, tandis qu'à Daijing, l'autorité impériale est sévèrement affaiblie par l'accroissement de l'influence des Dix-Huit Eunuques. D'importantes révoltes paysannes éclatent en 288, au moment de l'expédition contre les barbares Nanban du sud-ouest, organisée par l'empereur Mudi. Plusieurs grandes villes des Plaines Centrales sont mises à sac, et l'empereur doit fuir avec la cour et les Dix-Huit Eunuques à Beikai (actuelle Bi'an), dans le nord. Profitant du vide résultant de la désorganisation du pouvoir central, plusieurs importants gouverneurs et seigneurs de guerre s'emparent de vastes tronçons du pays. Dans l'ouest, Shu Yang et Lu Mei, dans les plaines centrales, Cao Feng et Gan Ming, dans les montagnes de l'est, Lian Shang et Liu Zheng.
                                Ce dernier est le fondateur charismatique d'une secte, la Société pour la Piété Filiale et la Vertu, plus connue sous le nom de Bannière Bleue. Après avoir mis à mort le chef de guerre Lian Shang, il parvient à forcer l'entrée dans les plaines centrales après la bataille de Wuling, et plusieurs années de ravages et de chaos s'ensuivent. En 327 Apr. JC, l'empereur Mudi meurt, mis à mort par Shu Yang après sa capture de Beikai. C'est la fin de la dynastie Zhong Daliang. Plusieurs dynasties éphémères lui succèdent, fondées par des chefs de guerre, parfois concurrentes les unes des autres.

                                L'Ere de la fragmentation durera pendant près de deux siècles et demi, et durant cette période la population de l'empire diminue fortement, affaiblie par les conflits et maladies. Les terres agricoles du nord sont laissées en friche, comme les colons-soldats envoyés pour protéger la région des incursions de la steppe sont rappelés vers le sud. Rapidement, c'est tout le protectorat du nord qui s'écroule, ne laissant derrière lui que quelques petits royaumes locaux semi-indépendants des seigneurs de guerre du nord de l'empire.
                                Mais cette période de chaos politique n'est pas entièrement stérile: le bouddhisme entre pour la première fois au Daliang, venu du sud. Sa promesse de libération spirituelle exerce un attrait fort sur des populations épuisées par les hostilités permanentes, et rapidement il gagne une bonne partie du pays. Plusieurs empereurs et rois favorisent l'émergence des nombreuses sectes bouddhistes, même si c'est le mahayana ("grand véhicule") qui finira par progressivement s'imposer.

                                L'Ere de la fragmentation arrive à son terme quand un seigneur de guerre de l'ouest de la région, Shen Xiang, parvient à unifier l'ensemble du pays sous sa bannière au terme des Neuf Campagnes de Pacification (594-618). Il fonde alors en 618 la dynastie Qiang de l'empire restauré de Daliang: c'est le début du moyen-âge.[/justify]

                            Posté : dim. mai 06, 2018 11:24 am
                            par Frederick St-Luys
                            [center]3) Haut Moyen-Âge[/center]
                              • Dynastie Qiang du Nord (618-955)
                                [justify]La dynastie Qiang du Nord constitue un autre sommet sommet de l'histoire de Daliang. Durant cette période, l'empire s'intègre pleinement à la civilisation mondiale par l'établissement progressif d'un grand circuit commercial reliant le Wenlei à la Dytolie: la route de la soie. Celle-ci traverse les déserts et steppes du sud-natolique, espacée à intervalles réguliers par des villes-oasis, comme autant de stations. A l'intérieur, les réformes menées par l'empereur Gaozu de Qiang (Shen Xiang) finissent de transformer l'ancien ordre féodal hérité de l’Ère de la Fragmentation en un Etat "moderne", bureaucratique et légiste, inspiré de la dynastie Jin. Les seigneurs sont dépossédés de leurs terres et remplacés par des administrateurs nommés, tandis que dans la nouvelle capitale, Kaijing, les derniers restes de la cours Zhong Daliang sont remplacés par une administration mandarinale. Le Situ ("ministère des masses") est institué comme corps suprême d'administration civile, et des examens sont mis en place afin de sélectionner les meilleurs candidats, indépendamment de leurs origines sociales et niveaux de richesse.
                                Ces réformes causent initialement des troubles considérables: les principaux grands seigneurs féodaux se soulèvent, et le pays replonge dans la guerre au moment de la Révolte des Trois Rois et Huit Princes (628-631). L'empereur parvient toutefois à venir à bout des résistances féodales, notamment après avoir fait rôtir vif le prince Hu de Yue au Pavillon de la Sérénité Contemplative, épisode devenu célèbre par la suite.

                                Durant les premières années de la dynastie Qiang, le bouddhisme souffre fortement de l'application stricte du légisme athée de Gaozu, et il faudra attendre le fils de ce dernier, l'empereur Xudi de Qiang, pour que les restrictions à la pratique religieuse publique soient levées. Cela correspond à une inflexion du légisme pur vers une doctrine syncrétique, Qinluaiste-légiste, qui permet alors de mieux aplanir les tensions politiques et religieuses.

                                Cette tension entre athéisme légiste strict et tolérance Qinluaiste se poursuit toutefois durant l'essentiel de la dynastie Qiang.[/justify]
                                • Conquêtes dans le nord de la dynastie Qiang
                                  [justify]Une fois le territoire central pacifié, les empereurs Qiang mènent plusieurs importantes expéditions vers le nord et le nord-ouest. Ayant compris l'importance de la route de la soie pour la richesse de leur empire, ils désirent sécuriser leurs débouchés en prenant militairement le contrôle direct des oasis du désert, et en réaffirmant leur contrôle sur l'ancien Protectorat Général de Pacification du Nord, dans l'actuelle région de Beiliang: la région est désormais connue sous le nom de Neuf Commanderies du Nord.

                                  Ainsi, durant la deuxième moitié du VIIème siècle, les armées Qiang s'emparent donc d'importants tronçons de l'actuel territoire du Liang, notamment des cités Ziyu: en 639, la ville de Karaï tombe, en 642, Lanlan et Anfa (Anfan), en 645 Hokki et Korlag (Korlaghan). Les villes de de Turba (Turbesh) et Zolan (So'che) se soumettent volontairement en 640 et 648. Souvent les rois locaux demeurent en poste, flanqués d'un commandant militaire Qiang, instaurant un réel régime de protectorat militaire.

                                  Cette annexion mène à une synthèse culturelle et politique entre les deux civilisations, certaines pratiques et religions des cités Ziyu se répandent dans l'empire. C'est ainsi que le manichéisme et le nestorianisme, importés d'occident, s'implantent fermement sur le territoire Qiang. On parle à l'époque dans la région de civilisation Kuchan, qui donnera naissance à l'actuel peuple Kuchi.
                                  En parallèle, les coutumes politiques et techniques militaires Qiang prennent pied dans le nord, et sont pour la première fois confrontées de manière continue à la guerre dans la steppe.[/justify]
                                    [center][img]https://i62.servimg.com/u/f62/19/30/97/30/qiangn10.png[/img][/center]
                                    • Les khaganats Cheghar (655-1087)
                                      [justify]Alors qu'au sud l'empire Zhong Daliang s’écroulait et laissait la place à l'ère de la Fragmentation, au nord les peuples de la steppe connaissent un processus d'émergence progressive d'entités politiques plus grandes et plus puissantes. Sans renoncer aux modèles politiques et sociaux du nomadisme, ils tendent à former des khaganats plus structurés et puissants. Les techniques militaires s'améliorent, de même que les armures et épées. Mais ce sont les techniques d'archérie de cavalerie qui demeurent le coeur de leur modèle militaire.
                                      En 574, l'ancien khaganat Hu s'effondre sous l'effet des rivalités des différents clans le composant. Pendant plusieurs décennies, la steppe est en ébullition, comme les différents clans rivalisent pour la suprématie. De nouveaux peuples en provenance du nord-est pénètrent dans la région, les Algeck et Cheghar. C'est sous l'autorité d'un chef de ce dernier peuple, Gurak Khölgu, qu'est établi le Khaganat Cheghar, qui couvre l'essentiel de la steppe de Tzaran Du et du nord du désert d'Athar à partir de 655. par une organisation militaire minutieuse, des tactiques habiles et une totale absence de scrupule, les Cheghars gagnent rapidement en puissance, jusqu'à devenir les maîtres incontestés de la région, chassant les armées Qiang loin vers le sud, au-delà des montagnes. Les cités Ziyu passent donc sous protectorat Cheghar à partir de la fin du VIIIème siècle, et la route de la soie devient subitement bien plus dangereuse pour les voyageurs et caravanes.[/justify]
                                        [center][img]https://i62.servimg.com/u/f62/19/30/97/30/qiangc11.png[/img][/center]
                                        • Le déclin des Cheghars et de la dynastie Qiang du Nord
                                          [justify]La présence de ces deux importants empires conduit inévitablement à plusieurs longues guerres Qiang-Cheghars, sans qu'un vainqueur clair n'émerge. L'affaiblissement graduel de l'empire Qiang à partir de 850 , du à la Révolte du prince Xian, dans le sud, permet toutefois aux Cheghars de s'emparer des régions côtières au nord du fleuve Fuchuan. En dépit des efforts du gouvernement impérial, ce territoire au nord du fleuve demeure durablement perdu. La perte de prestige engendrée s'accompagne d'une nouvelle vague de troubles et de révoltes dans le nord de l'empire, et conduit les Qiang à reculer sur tous les fronts, abandonnant le nord aux nomades et aux seigneurs de guerre. En parallèle, un coup d'état à Kaijin voit le renversement de la lignée ainée de la maison de Qiang, au profit d'une lignée cadette : c'est le début de la période Qiang du Sud.

                                          En 871, des querelles dynastiques au sein du gigantesque khaganat Cheghar conduisent à une guerre civile, et à sa division en deux moitiés, occidentales et orientales, en 871: le Khaganat Cheghar occidental (871-1010) occupe la moitié ouest de la steppe ainsi que le désert d'Athar, le Khaganat Cheghar oriental (871-1087) la moitié est de la steppe, ainsi que le Beiliang. Plus tard, en 975, le Khaganat Cheghar Oriental sera décisivement vaincu par les Saïgars, un peuple venu des steppes au nord des monts Balsoog, qui prennent alors le contrôle de l'essentiel de la steppe, établissant le Khaganat Saïgar. Les restes du khaganat Cheghar oriental forment alors le royaume de Chen, qui se Liangise graduellement au cours des décennies suivantes. Peu après, le khaganat Cheghar occidental tombe également sous les coups des Saïgars.

                                          Durant cette période, à la faveur du déclin des puissances hégémoniques, les cités-états Kuchan gagnent en indépendance, et la puissance militaire et politique de certaines d'entre elles devient notable: Karaï annexe Lanlan et Turba, Baghar s'empare d'I'cho, et Korlag parvient à conquérir de vastes territoires de l'ancien domaine des Cinq Commanderies[/justify].