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Posté : dim. mars 11, 2018 9:56 pm
par William Hamleigh
[center][ont]Happy Birthday, Your Majesty.[/ont]

[URL=http://www.casimages.com/i/180307022025750498.jpg.html][IMG]http://nsa39.casimages.com/img/2018/03/07/180307022025750498.jpg[/IMG][/URL]
[ont]3 août 2035[/ont][/center]


[justify][ont]La nuit héritait à la longue journée sèche d'août qui avait absorbé le Royaume des heures durant, amenant son lot de fraîcheur bienvenue. Les rues reprenaient leur calme olympien et outre quelques tavernes réputées du centre-ville où gisaient toujours quelques manants terrassés par l'alcool, le silence avait subtilement envahi la capitale. Seuls restaient quelques enfants, jouant dans les parcs et profitant de la douceur agréable d'une soirée estivale. La ville sombrait dans la nuit. Enfin pas tout à fait, au château l'on s'affairait avec zèle et surtout en cuisine. Il fallait nourrir une importante liste d'invités officiels et prestigieux du pays. La classe politique mais aussi des artistes, des gens tirés au sort et bien d'autres étaient attendus au château pour une occasion spéciale. Sa Majesté fêtait ses 34 ans et l'on avait convié du monde pour l'occasion. Se tenaient donc dehors devant le vieux pont levis les quelques 250 invités aux festivités.

Au programme de la soirée, dîner de gala raffiné, soirée dansante, conversations entre gentilshommes et gentes dame et bien sûr, échanges avec le Roi. Certains resteraient dormir comme l'avait convenu l'organisateur de tout cela. Certains étaient venus pour essayer de tirer leur épingle du jeu, comme à l'ancienne, flatter le roi et obtenir son intérêt pouvait vous voir octroyer une donation ou autre signe de soutien venant de sa part. D'autres étaient simplement là car ils étaient des amis, des connaissances d'enfance ou présentes. Et enfin, 30 personnes avaient été tirées au sort et avaient remporté l'occasion de participer à la fête, de simples civils pour la plupart, des gens honnêtes et simples qui se trouvaient un peu démunis en pareil décor. En effet le château comportait son lot d'aspects impressionnants, que ce soient ses remparts en étoile, ses tours, son imposant porche multicentenaire ou encore le fait que beaucoup le pensent hanté au plus haut point. Mais la grande salle du château était sûrement ce qui allait le plus marquer les esprits invités et néophytes à de tels milieux. Toute de doré, elle était une vaste pièce rectangulaire avec 10 grandes tables rondes en chêne massif disposées face à la table royale où s’assiéraient les plus proches amis du Roi ainsi que les membres de sa famille, aussi peu soient-ils.

Malgré l’opulence ici étalée pour l'occasion, Richard n'était en rien un homme amateur de pareilles démonstrations de richesse et de pouvoir. En vérité il n'avait ni l'un ni l'autre. Le Roi ne touchait pas sa rente normale, seulement de quoi assurer le maintien du château et assurer ses dons aux associations caritatives pour la plupart à son nom. En vérité il n'avait pas demandé toutes ces festivités, étant lui même un homme plutôt discret et réservé, mais avait laissé quartier libre à son oncle pour avoir l'esprit tranquille. S'il n'aimait pas les mondanités, c'était sans doute en raison de son passé famillial tourmenté. Orphelin de mère très tôt, son père ne s'occupa que peu de lui et l'envoya à l'université d'Hoxa pour étudier les lettres. Richard grandit donc sans repères féminins et avec un père absent. De plus, son statut et son rang ne lui facilitèrent pas la création d'un réseau d'amis très étendu. Entre envieux et jaloux la vie de jeune homme n'est pas aisée pour un prince. Pour les demoiselles, il en allait de même. Si bien que son oncle, Humphrey, qui assurait son éducation en l'absence de son père, lui déconseillait strictement les aventures féminines par méfiance de l'attrait que pouvait susciter le jeune couronné. Les relations amoureuses sont donc toujours restées un sujet secret dans la famille royale même si elles n'étaient pas pour le moins présentes.

Quoi qu'il en soit il était tout de même heureux de retrouver ses amis proches. L'intéressaient particulièrement les personnes tirées au sort, il s'était dit qu'il leur rendrait visite à leurs tables. Ce serait de toute façon plus intéressant que les flatteries maladroites de la bourgeoisie nationale, les gens vrais c'est ce qu'il aimait par dessus tout. Il aimait s'entretenir avec les citoyens humbles qui connaissaient la vraie vie et ses difficultés. Richard se rendait souvent dans des foyers pour prendre le pouls des grandes villes et des campagnes, parfois à l'improviste. Il était arrivé que, pris d'amitié avec certains, il passe la journée à discuter avec eux et qu'il les réinvite au château peu de temps après ce qui avait largement contribué à bâtir la réputation positive de Sa Majesté dans la population.

Les invités avaient pris place et le dîner battait son plein. On entendait à une table un homme fortuné qui parlait de ses actions et crachait allègrement sa haine envers le Premier Ministre et la politique actuelle. À une autre c'était des femmes majoritairement qui parlait de la vie et de choses assez communes pour un dîner, elles semblaient passer un bon moment. À la table royale, Richard riait avec ses amis de leurs souvenirs d'enfance et d'université et, l'alcool n'aidant pas, cette table était la plus bruyante de la salle parmi les 10 autres. Enfin, vers 22h, le Roi se leva et comme tous allèrent désormais de table en table, il s'incrusta auprès des personnes là par le sort comme il se l'était promis. Il discuta longtemps avec un pêcheur qui racontait ses aventures en mer et les réalités du métier éprouvant qu'était celui de marin. Richard lui promit de passer lui rendre visite au port un de ces jours et de monter sur son navire. Une dame lui parla de ses soucis amoureux et de son travail alors qu'un couple voisin lui évoquait ses projets de vacances.

Il était maintenant près de minuit et déjà la majorité des personnes étaient parties après avoir salué le Roi. Richard ne connaissait pas tout le monde qui était venu mais il avait appris beaucoup sur la vie des gens d'en bas et cela le rendit heureux et satisfait. Accablé par la fatigue, il annonça aux derniers invités qu'il les quittait pour retrouver ses appartements et les remercia d'être venus. Il dit au revoir à son oncle et se dirigea, à travers le châteaux vers son aile personnelle. Traversant le couloir des portraits de ses ancêtres il sentait leurs regards peser sur ses épaules et, comme souvent, il pressa le pas pour écouter au plus cette sensation désagréable. Richard avait la certitude, comme tous ceux qui y avait logé un temps soit peu, que le château était hanté. On y entendait souvent des pas sur la pierre froide ou les planchers grinçants, des choses tombaient sans explications et des voix se faisaient entendre dans certaines pièces anciennes et les couloirs. Pour le Roi, l'idée que ces phénomènes puissent être l’œuvre de ses ancêtres était d'autant plus déstabilisante, se sentant jugé en permanence sur son règne, il évitait de prêter attention à ces perturbations.

Enfin dans sa chambre, il ôta sa tenue officielle et préféra la chemise en lin plus confortable et propre aux nuits estivales. Il ouvrit son frigidaire et se servit un grand verre d'eau glacée bienvenue après la quantité d'alcool ingérée au cours de la soirée. Il ressorti finalement et alla s'asseoir dans un divan dans son salon où après un rapide passage en revue des infos, il somnola plus ou moins profondément. Il n'eut aucune idée du temps qu'il resta dans cet état larvaire mais il fut réveillé par la porte de sa résidence qui claqua maladroitement. Intrigué, car il était seul et qu'il avait la clé avec lui, il se leva et quand il pris le virage qu'il l'amenait au couloir de ses appartements donnant sur la porte, il tomba nez à nez avec une jeune dame qu'il reconnu aussitôt. Comme il ne s'attendait pas à voir quelqu'un, il sursauta.
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[ont]Cassandra ?[/ont]

Posté : lun. mars 19, 2018 12:08 pm
par Sir_Ulric
[center][ont]Your Highness, enjoy your day[/ont]

[URL=http://www.casimages.com/img.php?i=18031901114923766215621044.png][IMG]http://nsm09.casimages.com/img/2018/03/19//18031901114923766215621044.png[/IMG][/URL][/center]

[justify][ont]Un jour de plus en ce bon monde où tournoyaient mille événements. À Kingsey, il en était de même et chacun vaquait, comme ailleurs. En effet, pendant que des milliards d’esprits s’affairaient à œuvrer de quelconque façon, les habitants de Brixton Fort s’animaient, et plus particulièrement encore au Genesis Castle – résidence royale de la famille régnante -, là où damoiselle Cassandra A. of Sissinghurst, princesse en un modeste royaume, s’apprêtait, elle et ses quelques bagages, pour bientôt partir chez un ami cher, dont l’anniversaire allait être sous peu entonné.

Cependant, avant de se prononcer plus avant et d’enfiler son châle pour tailler une part de chemin vers sa destination, la gente femme persévérait, jouant encore et toujours de son instrument, perfectionnant la mélodie qui s’envolait de sa précieuse clarinette, cette fois en l’honneur du fêté qu’elle allait à nouveau voir. Fidèle à son tempérament, elle pratiquait, pour mieux jouer ce qu’elle souhaitait témoigner à son ami, mieux qu’avec n’importe quel verbe.

Une persévérance qui caractérisa sa vie depuis sa tendre enfance, à vrai dire, tout autant que la musique. Après tout, Cassandra tint pour la première fois un instrument de musique à l’âge de 4 ans, à travers, lentement mais sûrement, ses apprentissages liés à son rang, telles la danse, l’étiquette, l’équitation et bien d’autres encore. Depuis lors, il restait que de la fillette naquit une femme qui se tempéra via des traits lui étant propres. Modeste de nature, elle ne recherchait pas les gloires, mais savait recevoir le gain de ses efforts justement. Franche, sans être pour autant impolie, elle s’arrangeait toujours pour que ses rapports soient limpides. Patiente, la princesse s’investissait résolument, jugeant l’expression ''Tout vient à point à qui sait attendre'' tout bonnement exacte. Après tout, un germe de blé a besoin d’ingrédients et de temps pour croître, et il en était le cas selon elle pour les relations. Cassandra faisait même preuve d’assurance dans ses actions, de persistance, mais évidemment, être princesse et être prise dans un carcan d’exigences ne la frappa pas de la perfection. Certes parlant bien et ayant un don de prestance naturelle, elle restait néanmoins volontairement en retrait, moins apte à tenir un dialogue de trivialités – préférant un entourage sincère et intime à une ribambelle de connaissances -, moins accessible pour papoter de tout et de rien, mais pour tous, elle parlait mieux à travers les symphonies. Chrétienne pieuse, elle se retirait pour veiller et contempler, prier le Seigneur et l’exhorter. Entourée de beaucoup et cherchant à se revitaliser après s’être bénévolement dévouée auprès d’autrui, elle aimait se retirer dans ses quartiers. Introvertie, Cassandra se réfugiait occasionnellement dans une humble mélancolie et se voyait la plus communicative – et affectueuse - par les notes qu’elle faisait vagabonder de part et d’autre de ses compositions musicales. Ce qui ne l’empêchait pas pour autant d’être une figure publique à juste titre appréciée et perçue comme aimante.

Cela dit, loin d’être à plaindre – elle entretenait des relations chaleureuses avec ses parents, contrairement à d’autres qui en manquaient -, elle bénéficia d’une instruction parmi les meilleures sur le marché via des préceptrices et la prestigieuse Royal University of New-Orkney, où elle étudia – s’enrichit - méticuleusement de la musique et en connut l’accessit de la maîtrise (second degré universitaire).

En outre, damoiselle Of Sissinghurst, aujourd’hui, finalisait ses quelques strophes puis, remarquant l’heure, emboîta le pas, rangea son outil de musique et, saisissant son châle, se retira telle une brise.

Elle prit donc l’avion, car oui, son ami vivait loin, très loin à dire vrai. Un peu plus de sept heures, en fait. Cassandra profita ainsi donc de son voyage pour se reposer un peu, s’étant d’ores et déjà préparée à subir le décalage, et lors des éveils, elle lut simplement - étant l’un de ses divertissements favoris -, renouant aussi avec les souvenirs qui l’amenèrent jadis là où elle se projetait. En apparence tranquille, le voyage vécut de menues turbulences, contraignant les pilotes à atterrir autre part momentanément afin d’éviter un orage potentiellement dangereux. Zut !, se dit la princesse, qui voyait fondre comme neige soleil son avance. Après quoi, après un arrêt raisonnable, le vol reprit. Le stress se détendit et le reste du parcours se déroula à merveille, sauf une fois sur terre, au Lorthon, où la nuit battait déjà son plein. Effectivement, les bagages de Cassandra s’égarèrent et elle dut négocier avec les agents de sécurité locaux pour parvenir à les récupérer, lui faisant ainsi perdre toute chance d’arriver cette fois à l’heure, et même, lui offrant un retard conséquent. Déterminée, elle reprit rapidement la situation en main et retrouva ses affaires, se susurrant à elle-même qu’à cœur vaillant rien d’impossible. Que son ami serait sans doute compréhensif, et quelque part, coup du sort, elle pourrait être dans son ambiance la plus propice, en privé. Remerciant les braves gens qui l’avaient aidé à se voir restituer ses biens, elle prit sitôt ses jambes à son coup, et se dirigea avec son invitation jusqu’au château, car oui, son ami vivait dans un tel édifice. Ainsi, Cassandra déduisit que le portail serait en cette heure tardive clos, et que sa seule chance d’entrer était de premièrement présenter son carton d’invitation aux guetteurs – sans quoi elle risquerait un dur châtiment – et dernièrement, user de sa clef que son prévenant ami lui avait confié afin d’accéder facilement à l’aile domestique.

Une fois infiltrée, Cassandra déposa ses deux valises, gardant simplement son instrument emboîté et espérait parvenir jusqu’à la chambre d’invité que Richard – le nom de son proche – lui avait auparavant montré, s’y arrêtant pour voir au matin l’ami, mais comble de la maladresse, Cassandra ne se souvenait plus exactement de l’emplacement, l’éclairage réduit ne l’aidant pas, et se perdit, jusqu’à faire soudainement un face à face avec celui fêté.

-Richard…sire, joint-elle aussitôt timidement devant le monarque…et surtout, l’ami d’école qu’elle revoyait après tant de temps écoulé, d’où son hésitation entre les titres parfois dichotomiques.[ont]
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Posté : mar. avr. 24, 2018 9:06 pm
par William Hamleigh
[center][ont]Night walk on the ramparts[/ont]

[URL=https://www.casimages.com/i/180424065656714574.png.html][IMG]https://nsa39.casimages.com/img/2018/04/24/180424065656714574.png[/IMG][/URL][/center]

[justify][ont]Certes un peu surpris l'un envers l'autre de se revoir là après tant d'années, nos deux protagonistes ne surent pas vraiment quoi se dire mais Richard pris les devants. Très heureux de revoir son amie mais également un peu timide, il dit avec un grand sourire d'enfant :

Richard : Cela fait si longtemps Cassandra ! Comment vas-tu ? j’ignorais que tu venais, tu as fait tout ce chemin depuis Kingsey ?

Cassandra : Oui en effet, plus de cinq années qu'on ne s'est vus. Je pensais que ce serait une bonne idée de te faire la surprise. He oui c'est d'ailleurs tout ce chemin qui m'a valu mon retard.

Toujours dans l'antre de la porte, Richard proposa à son amie une balade nocturne sur les remparts histoire de se dégourdir les jambes, alourdies par les les excès de cette soirée.

Richard : Viens, une petite promenade sur les remparts ne va pas nous tuer. Il fait beaucoup trop chaud ici.

Richard et Cassandra s'étaient connus enfants lors d'un voyage de la famille royale Kingséenne, les Sissinghurst, aux Îles Lorthon. L'amitié qui régnaient entre les adultes s'étant répandue chez la jeune génération, ils s'étaient revus à maintes reprises et en gardent encore aujourd'hui de très bons souvenirs. Plus tard, elle était venue passer quelques temps pour étudier à Hoxa, réputée pour son université. Séjournant souvent au manoir que possédait le famille royale à Hoxa, Cassandra revoyait régulièrement Richard qui lui avait déjà terminé ses études et œuvrait à ses actions humanitaires. Mais figurez-vous que les deux adolescents finirent par tomber dans l'habituel jeu de la nature lorsque deux jeunes gens se côtoient souvent et s'apprécient un peu plus que la norme. Leur brève relation pris fin avec le départ de Cassandra à l'accident de son Grand Père, le Roi John II en 2031. Les deux amants décidèrent de mettre fin à leur relation pour ne pas créer de polémique en ces temps troublés pour la maison de Sissingshurst. C'était donc là leurs retrouvailles.

[...]

Richard : Oh oui je n'ai pas oublié ce jour là. C'était tellement drôle, Père nous avait trouvés complétement ivres. Je m'étais fait engueuler comme jamais.

Cassandra : Heureusement qu'il n'a pas appelé mon père, il est encore plus sévère que le tien. Alors dis moi, c'était comment cette fête d'anniversaire sans moi ? Ennuyeux, hein ? dis-le, dis-le.

Richard : Des lèche-cul, encore et toujours des lèche-cul. Les personnes tirées au sort étaient très intéressantes, j'ai apprécié leur parler personnellement. Quant à toi, dit-il en souriant, c'est bien mieux de t'avoir ici pour moi tout seul qu'avec tous ces ingrats.

Cassandra rougissait et se cachait dans son écharpe.

Elle reprit,

Cassandra : Pourquoi tu ne m'as pas donné de tes nouvelles pendant tout ce temps ?

Richard, définitivement gêné, ne savait que répondre à ça. Le roi semblait redevenir un petit garçon perdu dans un monde et une vie qu'il n'a pas choisie.

Richard : Écoute, je ne savais pas c'est tout ce que je peux te dire. Je ne savais pas si notre histoire allait retrouver un sens malgré le fait que tu sois consignée à Kingsey pour tes obligations, je ne savais si ça valait la peine qu'on continue. Tu es partie du jour au lendemain je n'ai pas su quoi faire, alors je n'ai rien fait.

Cassandra : Mmmh oui je comprends mais tu manquais tu sais. À vrai dire moi non plus je ne savais pas trop comment réagir. Il se fait tard je vais aller chercher un hôtel, tu me conseille quoi ?

Richard : Tu plaisantes j'espère ? Tu es chez toi ici. Si tu veux je t'amène à une chambre pas loin de la mienne comme ça tu t'y retrouveras.

Cassandra : Et si j'ai pas envie ?

Richard : Alors tu dors avec moi mais prends garde à toi.

Cassandra : Un peu de risque ne fait jamais de mal

Ils rirent de bon cœur sans pour autant se quitter des yeux.

Richard : Aller viens par ici dans ce cas.

[...]
[ont]
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Posté : mer. avr. 25, 2018 6:28 pm
par William Hamleigh
[center][ont]Bonnie Banks of Loch Lomond[/ont]

[URL=https://www.casimages.com/i/180425061049242000.png.html][IMG]https://nsa39.casimages.com/img/2018/04/25/180425061049242000.png[/IMG][/URL][/center]

[justify][ont]Quelques jours s'étaient désormais écoulés depuis la soirée d'anniversaire du Roi Richard. Il entammait avec joie sa 34ème année de vie et la 9ème de son règne. Cassandra, elle, avait établi domicile au château comme au bon vieux temps et passait son temps, quand Richard n'était pas là, à explorer le château qu'elle pensait pourtant connaître par cœur, mais les couloirs sinueux lui jouaient maints tours désagréables à de nombreuses reprises. Richard, lui, avait un emploi du temps plus que chargé et ne pouvait malheureusement pas accorder beaucoup de temps à sa mie. Entre les inaugurations officielles, les déplacements dans tout le pays, le Roi n'avait que peu de temps pour lui et pour Cassandra qui devait bien trouver un moyen de s'occuper entre-temps. À sa grande satisfaction, le soir était le moment où ils pouvaient se retrouver. Toujours dans la discrétion cependant, ils préféraient garder leur histoire secrète des médias.

Un soir, une neige fraîche étant tombée sur Fort William, Cassandra eu envie de sortir en ville avec Richard. Ce dernier, même si l'idée lui plaisait assurément, se voyait mal à l'aise de devoir dépêcher ses gardes du corps, ce qui attirerait forcément l'attention sur eux deux et ferait un foin pas possible dans la presse, très friande de ce genre d’anecdotes croustillantes.

[...]

Cassandra : Aller Richard ! on n'a qu'à y aller sans eux, rien qu'à deux.

Richard : Je ne sais pas, et si jamais ça tourne mal ?

Cassandra : Tu as si peur de m'accompagner ? dit elle en riant

Richard : Bon très bien allons-y. Par contre, on va devoir sortir en cachette sinon ils nous accompagnerons. Attendons qu'il fasse plus sombre.

Le soir venu, Richard mis une tenue bien plus familière que son habituel costume officiel : un long manteau gris et son chapeau chétif qu'il ne quittait jamais. Cassandra fit de même et suivit son amant qui la conduisit dans les fondations du château par lesquelles on pouvait filer.

Cassandra : J'avais oublié où se trouvait ce passage.

Richard : C'est par là que je me cassais quand ça chauffait trop avec mon père, j'allais marcher au port et parler à des gens pour me changer les idées. Un type m'avait même pris sur son navire et m'avait emmené faire un tour, je n'ai aucune idée de ce qu'il est devenu. Ce brave homme doit être mort maintenant.

Mises à part quelques toiles d'araignées, le passage sinuant dans les entrailles du rocher royal donna accès à une petite plage qui pu leur permettre de remonter vers la rue côtière. Richard n'avait définitivement pas ressenti un tel sentiment de liberté, d'habitude toujours escorté de ses gardes, depuis bien longtemps. Cassandra, au bras de Sa Majesté, cachait difficilement son sourire et son rire nerveux, jouant à cache cache avec les passants pour éviter que Richard ne soit reconnu.

Cassandra : Allons dans ce pub ! Kingsey a beaucoup de bars lorthoniens mais j'ai envie d'en voir un authentique. On dit que l'ambiance y est magique.

Richard : Si c'est de l'authentique que tu veux, j'en connais un meilleur où j'ai mes habitudes.

Cassandra : Comment ça "tes habitudes" ? dit-elle, l'air curieux.

Richard : Il faut bien récompenser mes gardes de temps à autres pour leur dévouement... Le patron me connait bien.

Cassandra : Tout le pays te connait, Richard.

Richard : Dans ce cas, il me connait mieux que les autres.

[...]

Ils passèrent par maintes rues étroites, témoignant de la vieillesse de la ville et de son centre. L'ambiance était plutôt calme, le froid ayant confiné les braves lorthoniens dans leurs chaumières ou, comme nos deux amants s'en apercevaient à mesure qu'ils marchaient, dans les tavernes. Ils arrivèrent à l'endroit en question : une cour en pierre enfermée dans le quartier de la cathédrale, un endroit minuscule mais bouillonnant de chaleur humaine bienveillante et quelque peu enivrée. Sobrement indiquée par une pancarte où l'on pouvait lire "The King's choice", Richard entra en premier et fut tout de suite accueilli par les habitués.

Musique d'ambiance :

https://youtu.be/RmcLTFrLGeI

Richard : Ces types passent leurs vies ici, je te disais qu'il me connaissent bien.

Cassandra : C'est donc ça tout ces déplacements officiels ? dit-elle amusée.

Richard : En partie.

homme bourré 1 : Richard ! Regardez quelle belle plante il nous ramène là ce tombeur ! Enchanté madame...

Patron : Dieu du ciel ça fait plaisir de te voir mon garçon, tu n'es pas venu seul à ce que je vois !

homme bourré 2 : Prenez donc une bière votre majesté ! Patron !, sers moi deux bières aux deux tourtereaux.

Rapidement Cassandra trouva ses aises parmi ces hommes et femmes simples et vrais, où tous se retrouvaient pour passer un bon moment loin des difficultés de la vie. Richard pris bien 10 minutes à saluer toutes ses connaissances, signe qu'il était plus habitué qu'il ne le l'avait laissé entendre. Les musiciens arrivèrent et se mirent à jouer des airs entraînant, chacun dansant avec son ou sa partenaire dans un rythme effréné typiquement gaélique. Cassandra, un peu éméchée avec la boisson, se vit proposer la danse par Richard et il se joignirent à la foule qui riait et braillait joyeusement avec le souverain.

Enchaînant les pas endiablés sans réel ordre définis, tout se jouait à l'instinct, le couple se mit à rire de bon cœur dans cette situation presque surréaliste. Un roi, sa dulcinée, entourés de gros braillards bourrés fort sympathiques dans un pub minuscule où la chaleur humaine devait porter la température à 30 degrés alors que dehors il neigeait à gros flocons. Cassandra se vit invitée par des autres hommes et Richard la laissa aller à eux, amusé. Mais pas le temps d'avoir, repris son souffle qu'il se vit lui aussi courtisé par des femmes fort charmantes. Cassandra lui fit un signe de tête signifiant qu'elle n'y voyait pas d'inconvénients et au final, tout le monde dansa avec tout le monde.

[...]

Cassandra : C'était merveilleux ! merci mille fois.

Ils s'embrassèrent et reprirent le chemin du château.

[...]
[ont]
[/justify]

Posté : mar. juin 05, 2018 9:38 pm
par Sir_Ulric
[center][ont]The Best Friend's King

Seagull's Park
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[URL=https://www.casimages.com/img.php?i=18060511353323766215748154.jpg][IMG]https://nsm09.casimages.com/img/2018/06/05//18060511353323766215748154.jpg[/IMG][/URL][/center]

[justify][ont]Le temps s'écoulait plus vite que la pensée ne le concevait, surtout quand l'on aime. Or, plusieurs semaines s'étaient déjà dissolues, du moment où Cassandra se faufila dans le château de son ami, de sa ballade nocturne sur les remparts, de cet instant si authentique dans le pub à l’ambiance chaleureuse. Jusqu'ici, tout se déroulait idéalement. Toutefois, dorénavant dans le boisé de Seagull's Pack, un charmant exemple de quiétude dans la vivacité de la cité, une chose titillait l'esprit de la bien-aimée. En effet, Cassandra savourait tous ces moments uniques qu'elle consommait avec son fier chevalier, mais à travers ces tendresses presque imperceptibles du temps, une réalité surgit sans crier gare; Cassandra, princesse en un lointain royaume, ne pouvait pas valser éternellement au Lorthon, surtout pas entre les bras de son amoureux sans que cela ne vienne aux oreilles de son père. Chose d'ores et déjà faite, étant donné que damoiselle Sissinghurst obtint il y a tout juste 24 heures un appel qui l’incitait à revenir Brixton Fort. Un signe clair comme de l'eau de roche pour Cassandra. Son père espérait sans doute avoir des explications. Ainsi donc, en ce boisé de Seagull's Pack, la jeune femme se promenait sur le sentier avec Richard, le cœur plus sensible qu'à l'accoutumée. Une sensibilité que Richard, attentif, remarqua sans mal :

Richard : Cassandra, peut-être me diras-tu trop franc, mais il faut que je sache...Y a-t-il quelque chose qui te tracasse ? J'ai bien remarqué que tu étais plus dans ta tête que d'habitude ce soir.

Cassandra : Ce n'est rien qui te concerne directement, mais…

Richard : Mais quoi? Tu sais que tu peux tout me dire sans ambages.

Cassandra : Écoute, j'aime vraiment tout ce que nous partageons, mais bien des jours sont passés depuis ton anniversaire et maintenant...maintenant, des gens sollicitent ma présence chez-moi, à Kingsey.

Richard : Je ne vois pas le problème. J'ai moi aussi plusieurs affaires officielles, dont crois-moi que je me passerai bien pour être à tes côtés, mais les choses étant ce qu'elles sont, je ne peux pas m'en soustraire. Donc, pendant que tu accomplis ce que tu dois, j'en ferai de même de mon côté. Après quoi, on se retrouvera.

Cassandra : Ce n'est pas ça...J'ai reçu un message de Kingsey...plus précisément de Genesis Castle, qui m'appelle à revenir.

Richard : Je commence à comprendre. Ton père, j'imagine ? Il veut savoir qu'est-ce qui se passe. Ou plutôt, confirmer ses doutes.

Cassandra : C'est ce que je crois, justement.

Le roi se mit aussitôt à réfléchir. Il était vrai que ça faisait longtemps que lui et Cassandra se fréquentaient, et c'était merveilleux, évidemment, d'enfin avoir quelqu'un avec qui parler, se confier et vivre des instants sincères loin des flaflas de la cour, mais c'était aussi la vérité vraie que ça ne pouvait toujours durer. Un jour, les sujets du Lorthon allaient se questionner, tout comme le père de Cassandra. Que faire ? Maintenant, tout allait-il encore finir ? Bien sûr que non, se dit Richard. Alors quoi ? Ce fut sur cette pensée que l'amoureux renchérit, non sans afficher une pointe de regret ainsi qu'un soupir :

Richard : Je vois...Quand faudra-t-il que tu partes ?

Cassandra : Au plus tôt. Probablement dès demain.

Richard : Alors, accorde-moi un petit instant. J'ai un autre endroit à te montrer avant que tu ne partes.

Cassandra : Je ne sais pas…

Richard : Allons...Je t'en prie. Ce n'est pas comme si Kingsey t'exigeait te toute urgence. Seulement quelques jours de plus !

Cassandra : D'accord...Quelques jours.

Richard : Merci !

Le roi avait l'air soulagé. Les deux amoureux marchèrent encore quelques minutes sans échanger d'autres mots, un malaise semblait planer. Richard décida donc de prendre les choses en mains, l'expression joueuse bien en tête :

Richard : Aller, Cassandra, nous n'allons pas passer les dernières heures ensemble à déprimer ! Viens !

Ce fut ainsi, cassant soudainement le malaise par un amour sans borne, que le gentilhomme s'éprit de la main de sa dulcinée et l'amena en courant dans le boisé...

[...]

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Posté : dim. juin 10, 2018 9:49 pm
par William Hamleigh
[center][ont]Last night with Ben[/ont]

[img]https://i.imgur.com/AIbSsPM.jpg[/img][/center]

[justify][ont]Après la ballade au Seagull's park, il leur restait une soirée avant que Cassandra ne reparte quelques temps à Kingsey pour y régler quelques affaires avec son père. Richard avait tout de même prévu quelque chose d'atypique pour ce dernier jour. Quand ils s'étaient côtoyés dans leur jeunesse, Cassandra passait souvent au château et y avait dormi de nombreuses fois. Comme Richard et comme tous le personnel, elle avait fait l'expérience d'étranges phénomènes bien typiques du château de Fort William. Richard lui avait toujours assuré que des fantômes habitaient le palais, chose qui était rapidement et unanimement confirmée par le personnel de nuit et de jour. Richard avait toujours promis à Cassandra de lui faire une visite des endroits les plus effrayants de la forteresse. Aujourd'hui, c'était l'occasion rêvée.

Cassandra : Tu es sérieux ? Tu veux vraiment qu'on aille dans des vieilles galeries et cryptes du château ?

Richard : Oh ne t'en fais pas, on va juste aller dans quelques salles inhabitées depuis un ou deux siècles, rien de moyenâgeux.

Cassandra : J'ai hâte mais j'ai un peu peur je t'avoue, ce sera encore pire ce soir.

Richard : Il se peut qu'on ne perçoive rien, ces choses ne se font pas sur demande malheureusement.

La nuit tombée, après un dîner en tête à tête au château, ils se décidèrent à aller à l'aventure. Richard connaissait le plan des bâtiments par coeur, il les avait tous déjà parcourus de long en large étant jeune, c'est d'ailleurs à ces occasions qu'il avait connu la plupart de ses expériences inexpliquées. Richard la fit monter les étages de la partie habitée afin de parvenir sous le toit et de pouvoir ensuite redescendre vers la partie désaffectée du bâtiment. La porte des appartements désaffectés était une lourde porte profondément figée par le temps et par son verrou massif, Richard eut un mal de chien à l'ouvrir. Une fois les toiles d'araignées qui barraient le passage de manière fort timide passées, ils arrivèrent dans un couloir poussiéreux, ambiance 18ème et plongé dans l'obscurité. Richard avait pris une lampe-torche et montrait la voie. Cassandra n'était pas à son aise dans ce genre d'endroit.

Richard : C'est là que j'allais jouer à cache-cache avec mes amis et c'est là qu'on se racontait des histoires de fantômes.

Cassandra : Sans savoir qu'il y en avait vraiment c'est ça ?

Richard : Oh j'ai toujours su qu'il y avait des choses louches ici, ce n'est plus habité et c'est très calme. Ces choses-là doivent aimer ce lieu. Viens on va s'asseoir dans ce petit salon.

Richard posa la lampe sur une petite table où le service d'argent était encore en place. Il chercha une lampe murale et l'alluma.

Cassandra : Drôlement en avance ces gens du dix-huitième dis moi.

Richard : C'est moi qui l'ai installée il y a quelques années pour y voir plus clair. Viens on va commencer, t'es prête ? si tu veux qu'on arrête, on remonte tout de suite.

Cassandra : C'est bon, ça ne me fait pas peur.

En souriant, Richard pouvait lire que Cassandra n'était pas du tout à l'aise. Il lui pris la main pour la rassurer et dit à voix haute, de manière à ce qu'on puisse l'entendre dans tout l'étage :

Richard : Est-ce que Jane est ici ? Jane ? Robert ? Ronald ? Si vous êtes là, faites un bruit.

Cassandra : ...

Richard : Je suis avec Cassandra, vous ne l'avez jamais vue, elle vient vous rendre visite et je lui ai dit que vous étiez très accueillant.

Un bruit se fit entendre dans la pièce à côté.

Cassandra : Tu as entendu ça ?

Richard : chuut. C'était l'un de vous ? Refaites ce bruit s'il vous plait.

Aucun phénomène ne survint durant plus de 40 minutes où les deux amants restèrent à interpeller à intervalles réguliers les potentiels habitants de ces pièces désaffectées. Richard décida d'éteindre la lumière et de s'immerger avec Cassandra dans le noir total. Le roi eut ensuite l'idée d'aller chercher sa planche ouija qu'il avait gardée dans cette pièce, souvenirs de soirées étudiantes.

Richard : Tiens, ça devrait te plaire, d'ailleurs je crois que je peux allumer ce chandelier pour mettre une petite ambiance raccord.

Cassandra : J'ai toujours vu ça dans les films mais j'ai jamais fait ça en vrai. Je mets mon doigt sur le palet ?

Richard : Oui, mais n'appuie pas, tu dois juste poser ton doigt sans exercer de pression dessus, je mets le mien aussi. Je vais essayer avec un autre type.

Il y a quelqu'un avec nous ?


Le palet avec les deux doigts posés dessus commença doucement à glisser de manière fébrile avant de se diriger clairement vers le coin supérieur gauche de la planche où il est gravé "YES". Cassandra était un peu choquée, elle ne s'y attendait pas. Richard, habitué à ces jeux d'adolescent riait de joie que cela fonctionne.

Richard : Ben ? c'est toi ?

"YES"

Cassandra : Ok maintenant arrête de rire, c'est qui Ben ?

Richard : Relax, c'est sensé être un membre du personnel du château du temps de mon grand père. Mais bon, je doute que ce soit vraiment lui.

Cassandra : Ok t'es vraiment un roi étrange, Richard. Jamais j'aurais cru que tu faisais ce genre de choses.

Pendant une vingtaine de minutes ils se laissèrent aller dans une chassés-croisés de questions avec le mystérieux interlocuteur qui répondait de manière toujours aussi sûre. Un moment, tout s'arrêta et plus aucune réponse ne parvint au palet posé sur la planche. Ils décidèrent d'arrêter là et de retourner dans leurs appartements, largement plus confortables.

Cassandra : Je sais pas quoi dire... même si je sais pas trop que penser de la planche, j'avais l'impression qu'il y avait vraiment des gens dans la pièce où on était, c'est très étrange.

Richard : T'as bien aimé à ce que je vois alors ?

Cassandra : Oh oui mais honnêtement je sais pas comment tu fais pour rester calme dans ce genre de situation.

Richard : Je l'ai fait plusieurs fois déjà. Parfois il ne se passe rien ou bien c'est tout en dehors de la planche, comme des bruits, des ombres. Enfin tu en verras d'autres sans le vouloir quand tu resteras au château.

Interpelée par la manière dont Richard venait de finir sa phrase, Cassandra esquissa un sourire de curiosité.

Richard : Tiens, prends la lampe et éclaire moi pendant que j'ouvre cette satanée porte.

Cassandra reçut la lampe et tenta de l'allumer, sans succès.

Richard : Cass ? je ne vois rien, qu'est ce que tu fais ?

Cassandra : C'est que.. elle ne s'allume pas.

Richard : Dévisse là et regarde si les piles ne sont pas mal-mises.

En dévissant le petit réceptacle de la lampe-torche, Cassandra fut alertée par la chute d'un petit objet argenté qui venait de s'échapper de la cavité réservée aux piles. C'était une bague.

Richard : Cassandra s'agenouille Est-ce que tu veux êtr-

Avant même que Richard eu finit de prononcer la fatidique phrase, Cassandra le coupa

Cassandra : Je peux dire oui ? je peux dire oui ?

Richard : Bien sûr que tu peux dire oui !

Les deux êtres sautèrent chacun l'un dans les bras de l'autre et s'embrassèrent. Ils n'avaient qu'une envie : courir le plus vite à leurs appartements.

Richard : Bordel de merde cette putain de porte à la con qui veut pas s'ouvrir dans un moment comme ça !

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Posté : lun. juin 18, 2018 6:03 pm
par William Hamleigh
[center][ont]The King Shall Rejoice[/ont][/center]
[center][img]https://i.imgur.com/3bhGCKh.jpg[/img][/center]
[center]03 Juin 2036[/center]

[justify][ont]Nombreux étaient celles et ceux qui avaient fait le déplacement depuis tout le pays, et même de toute la Dytolie, traversant maints pays et régions pour assister à cet instant magique qui devenait si rare dans les sociétés contemporaines. L'union royale d'un roi et de sa reine, avec tout ce faste et cette démesure, provoquait chez certains l'arrière goût de traditions révolues et anachroniques au XXIème siècle. Pour d'autres c'était un instant de reconnexion avec ce passé qui était celui de ceux qui forgèrent les nations et les peuples que nous connaissons aujourd'hui. Au Lorthon toutefois, cet événement était largement accueilli avec enthousiasme, qu'importe l'opinion au sujet de la famille royale, le monde aurait les yeux rivés sur les îles Lorthon l'espace d'une journée. Commerçants et hôteliers étaient débordés, la ville avait accueilli plus de 120 000 personnes rien que pour l'événement. Majoritairement des Lorthoniens, certains villages s'étaient vidés pour une journée, beaucoup venaient des deux voisins du royaume, des britons et des vonalyans. Quelques milliers de Deserans sont également à citer, les traditions royales attirant souvent ceux que les rites de la République ennuient. Évidemment l'on comptait aussi de nombreux kingséens venus voir partir leur princesse vers d'autres îles, plus froides celles-ci, et vers un autre château, plus sinistre mais tout aussi grandiose.

Pour les Lorthoniens eux-même cet événement était exceptionnel, l'on avait pas vu de cérémonies fastueuses royales depuis la naissance du Roi Richard, et pas de mariage depuis celui de ses propres parents. La popularité de Richard auprès de sa population permit d'intégrer rapidement l'heureuse élue à la vie publique du pays. Élevée, elle aussi, dans les réalités princières, elle put se faire acceptée et appréciée par la population de manière rapide et exemplaire. Lady Cas' comme on l'appelait désormais familièrement suscitait l'admiration et la jalousie des jeunes filles de tout le royaume, un mariage pareil beaucoup en rêvaient. La Cathédrale Saint Alfred offrirait son intérieur somptueux à l'événement comme le veut la tradition. Là où fut jadis profané le cercueil du Saint par les britons trônait désormais une gravure monumentale racontant les épisodes clés de sa vie. Son naufrage et la découverte de son corps sur une plage, l'évangélisation de l'archipel et ses sermons, sa capture et enfin sa mort autour de serpents venimeux. Tout était affaire de symboles patriotiques et religieux dans cette église, assurément la plus grande du pays et la plus majestueuse. Si la création du syncrétisme religieux pour s'affranchir la persécution protestante a quelque peu détourné les insulaires des cathédrales et des grands édifices religieux, préférant les petites communautés, l'indépendance a revu l'emploi de ces sites, véritables ancres du pays dans ses racines chrétiennes.

Fort William était noire de monde, des drapeaux étaient à toutes les fenêtres et tout le monde était bien sûr en kilt pour l'événement. Une importante foule s'entassait derrière les grilles installées entre la cathédrale et la rue, certains avaient campé là plusieurs jours durant. Dans l'église, 400 invités de toute provenance et de tous milieux. Artistes renommés ou simples amis privés étaient présent. Du côté des têtes couronnées présentes en nombre l'on pouvait voir Sa Majesté Clarkson de Britonnie, Leurs Majestés Svanhilde et Thomas du Vonalya mais aussi Sa Haute Excellence, Kazimierz IV, Régent de Slovianie. Le Montalvo, le Deseret et la Ligue de Morino étaient eux aussi représentés. Le Roi avait fait son entrée il y a quelques minutes seulement sous les "God Save the King" de la population. Il attendait maintenant l'arrivée de la mariée comme tout le monde. Richard avait revêtu son uniforme militaire le plus raffiné et se coiffait d'une casquette. Les cloches se mirent à sonner de manière interrompue, signalant que la mariée arrivait. L'on pu également le deviner sous les cris de la foule qui l'acclamaient. Un chœur imposant accompagné d'un petit orchestre était disposé le long des travées et [url=https://youtu.be/dPWyQlil8KE?t=6s]commença à chanter l'entrée de Cassandra[/url] au bras de son père et roi John. Quand elle apparut dans sa robe immaculée, les deux ne cessaient de sourire, ne pouvant cacher leur émotion en pareil instant. La longue marche jusqu'à l'estrade où l'attendait le roi parut durer une éternité, comme si le temps s’était suspendu à ce moment précis. Seule résonnait la voix de la soliste accompagnée par les cuivres. Une fois arrivée, après avoir échangés quelques mots ensemble, l'archevêque commença ses déclarations.

Archevêque Arthur d'Hoxa : Sois attentif à nos supplications, Seigneur. Dans ta bonté, répands ta grâce sur Richard et Cassandra, et puisqu'ils sont devant ton autel pour s'engager l'un envers l'autre dans le mariage, que leur amour en devienne plus grand. Par Jésus, le Christ notre Seigneur.

Première Lecture

[center]Cantique des Cantiques (2,8-10.14-16a ;8.6-7a)

Voici mon bien-aimé qui vient !
Il escalade les montagnes,
il franchit les collines.
il accourt comme la gazelle,
comme le petit d'une biche.
Le voici qui se tient derrière notre mur ;
il regarde par la fenêtre,
il guette à travers le treillage.
Mon bien-aimé a parlé ;
il m'a dit :
" Lève-toi, mon amie,
viens, ma route belle.
Ma colombe, blottie dans le rocher,
cachée dans la falaise,
montre-moi ton visage,
fais-moi entendre ta voix ;
car ta voix est douce,
et ton visage est beau. »
Mon bien-aimé est à moi ;
et moi je suis à lui.
Il m'a dit :
« Que mon nom soit gravé dans ton coeur,
qu'il soit marqué sur ton bras. »
Car l'amour est fort comme la
mort, la passion est implacable comme l'abîme.
Ses flammes sont des flammes brûlantes,
c'est un feu divin !
Les torrents ne peuvent éteindre l'amour,
les fleuves ne l'emporteront pas.

Parole du Seigneur[/center]

Seconde lecture - Psaume

[center]Psaume (144)

Le Seigneur est tendresse et pitié,
lent à la colère et plein d'amour ;
la bonté du Seigneur est pour tous,
sa tendresse, pour toutes ses oeuvres.

Que tes oeuvres, Seigneur, te rendent grâce
et que tes fidèles te bénissent !
Les yeux sur toi, tous, ils espèrent :
tu leur donnes la nourriture au temps voulu;

Le Seigneur est juste en toutes ses voies,
fidèle en tout ce qu'il fait.
Il est proche de ceux qui l'invoquent,
de tous ceux qui l'invoquent en vérité. [/center]

Lecture de l'évangile

[center]Jean 15, 1-15

Moi, je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron. Tout sarment qui est en moi, mais qui ne porte pas de fruit, mon Père l'enlève ; tout sarment qui donne du fruit, il le nettoie, pour qu'il en donne davantage. Mais vous, déjà vous voici nets et purifiés grâce à la parole que je vous ai dite : Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut pas porter du fruit par lui-même s'il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi. Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là donne beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire. Si quelqu'un ne demeure pas en moi, il est comme un sarment qu'on a jeté dehors, et qui se dessèche. Les sarments secs, on les ramasse, on les jette au feu, et ils brûlent. Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voudrez, et vous l'obtiendrez. Ce qui fait la gloire de mon Père, c'est que vous donniez beaucoup de fruit : ainsi, vous serez pour moi des disciples. Comme le Père m'a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour. Si vous êtes fidèles à mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi, j'ai gardé fidèlement les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour. Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que vous soyez comblés de joie. Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande. Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ignore ce que veut faire son maître; maintenant, je vous appelle mes amis, car tout ce que j'ai appris de mon Père, je vous l'ai fait connaître.

Acclamons la Parole de Dieu.[/center]

Archevêque Arthur d'Hoxa : Richard et Cassandra, vous avez écouté la Parole de Dieu qui révèle aux hommes le sens de l'amour et du mariage. Vous allez vous engager l'un envers l'autre. Est-ce librement et sans contrainte ?

Richard : Oui.

Cassandra : Oui.

Archevêque Arthur d'Hoxa : Vous allez vous promettre fidélité, est-ce pour toute votre vie ?

Richard : Oui pour toute notre vie.

Cassandra : Oui pour toute notre vie.

Archevêque Arthur d'Hoxa : Dans le foyer que vous allez fonder, acceptez-vous la responsabilité d'époux et de parents ?

Richard : Oui nous l'acceptons.

Cassandra : Oui nous l'acceptons.

Archevêque Arthur d'Hoxa : Moi, Richard, te choisit Cassandra comme mon épouse, à compter de ce jour, pour le meilleur et pour le pire, dans la richesse et dans la pauvreté, dans la santé et dans la maladie, pour t'aimer et te chérir jusqu'à ce que la mort nous sépare. Selon la Sainte loi de Dieu, en présence de Dieu, je fais ce vœu.

Richard : Moi, Richard, te choisit Cassandra comme mon épouse, à compter de ce jour, pour le meilleur et pour le pire, dans la richesse et dans la pauvreté, dans la santé et dans la maladie, pour t'aimer et te chérir jusqu'à ce que la mort nous sépare. Selon la Sainte loi de Dieu, en présence de Dieu, je fais ce vœu.

Archevêque Arthur d'Hoxa : Moi, Cassandra, te choisit Richard comme mon mari, à compter de ce jour, pour le meilleur et pour le pire, dans la richesse et dans la pauvreté, dans la santé et dans la maladie, pour t'aimer et te chérir jusqu'à ce que la mort nous sépare. Selon la Sainte loi de Dieu, en présence de Dieu, je fais ce vœu.

Cassandra : Moi, Cassandra, te choisit Richard comme mon mari, à compter de ce jour, pour le meilleur et pour le pire, dans la richesse et dans la pauvreté, dans la santé et dans la maladie, pour t'aimer et te chérir jusqu'à ce que la mort nous sépare. Selon la Sainte loi de Dieu, en présence de Dieu, je fais ce vœu.

Archevêque Arthur d'Hoxa : Dieu tout puissant, par ta bénédiction, offre ces alliances à Richard et Cassandra en symbole d'un amour sans fin et fidèle, et pour leur rappeler les vœux qu'ils ont prononcés aujourd'hui grâce à Jésus Christ, notre seigneur. Amen

Archevêque Arthur d'Hoxa : Cassandra je te donne cette alliance, en signe de notre mariage, avec mon corps je t'honore, tout ce que je suis je te le donne, et tout ce que je possède je le partage avec toi, dans la loi de Dieu, au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Richard : Cassandra je te donne cette alliance, en signe de notre mariage, avec mon corps je t'honore, tout ce que je suis je te le donne, et tout ce que je possède je le partage avec toi, dans la loi de Dieu, au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Archevêque Arthur d'Hoxa : Richard je te donne cette alliance, en signe de notre mariage, avec mon corps je t'honore, tout ce que je suis je te le donne, et tout ce que je possède je le partage avec toi, dans la loi de Dieu, au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Cassandra : Richard je te donne cette alliance, en signe de notre mariage, avec mon corps je t'honore, tout ce que je suis je te le donne, et tout ce que je possède je le partage avec toi, dans la loi de Dieu, au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Archevêque Arthur d'Hoxa : En présence de Dieu, Richard et Cassandra ont donné leur accord et échangé leurs vœux. Ils ont acté leur mariage par la réunion des mains et l'échange des alliances. Je proclames qu'il sont désormais mari et femme.

Ce que Dieu a réunis, que personne ne le défasse.

Les deux mariés se mirent sur le côté et se joignirent aux invités pour chanter [url=https://youtu.be/-YaHlR3jGFg?t=26s]l'hymne national[/url]; que Cassandra se devait désormais de connaitre. Une fois terminé, ils prirent le chemin de la sortie sous le jeu de [url=https://youtu.be/J6CNQqzN3mU?t=1m36s]l'orchestre qui ajoutait toujours plus de théâtralité à la scène[/url]. Arrivé sur le parvis de l'église il s'embrassèrent devant la foule qui était toute ravie de voir que le pays disposait d'une reine.

[center][img]https://i.imgur.com/Ftlhm0h.jpg[/img][/center]

[center]The End.[/center]
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