Budgets publics 2036
PIB 2035 : 66.564.901.000 $ (17
éme rang mondial)
Population 2035 : 1.259.568 habitants (48
éme rang mondial)
PIB / Habitant 2035 : 52.847 $ (4
éme rang mondial)
Budget public 2036 : 70% du PIB : 46.595.430.000 $
Exportations 2034 : 28.634.045.834 $ (31éme rang mondial)
Importations 2034 : 35.402.093.032 $ (27éme rang mondial)
Déficit commercial 2034 : 6.766.047.193 $ (en hausse)
Administration, justice et sécurité (23% du PIB)
15.309.950.000 $
- Programmes sociaux nationaux : 13.142.950.000 $
- Services de sécurité et d'urgence : 950.000.000 $
- Frais administratifs : 665.000.000 $
- Justice : 552.000.000 $
Agriculture et industrie (19,5% du PIB)
12.980.175.000 $
- Autres aides au développement économique : 8.670.175.000 $
- Programme d'aide à la R&D : 1.500.000.000 $
- Investissements à l'étranger : 1.400.000.000 $
- Programme de construction de ferme hydroponiques : 1.000.000.000 $
- Aide au secteur touristique : 350.000.000 $
- Budget spécial pour la conquête spatiale : 60.000.000 $
Politique éducative (12,5% du PIB)
8.320.625.000 $
- Universités et écoles supérieures : 4.550.625.000 $
- Lycées : 2.560.000.000 $
- Collègues : 720.000.000 $
- Ecoles élémentaire : 370.000.000 $
- Petite enfance : 120.000.000 $
Hôpitaux et santé publique (4% du PIB)
2.662.600.000 $
- Programme de maintient de la santé publique : 2.342.600.000 $
- Investissements : 200.000.000 $
- Recherche et développements : 120.000.000 $
Réseaux et transport (3% du PIB)
1.996.950.000 $
- Maintenance et gestion des infrastructures et du matériel : 1.665.000.000 $
- Investissements : 331.950.000 $
Energie, exploitation et distribution (3% du PIB)
1.996.950.000 $
- Investissements : 1.436.950.000 $
- Maintenance et gestion des infrastructures : 560.000.000 $
Patrimoine et culture (2% du PIB)
1.331.300.000 $
- Programmes culturels : 1.171.000.000 $
- Préservation du patrimoine : 160.000.000 $
Télécommunication et numérique (1% du PIB)
665.650.000 $
- Investissements : 169.650.000 $
- Maintenance et gestion des infrastructures : 460.000.000 $
- Unité spéciale de cyberdéfense : 36.000.000 $
Défense (1% du PIB)
665.650.000 $
- Investissements : 538.650.000 $
- Formations des troupes : 127.000.000 $
Ecologie, gestion et protection de la nature (1% du PIB)
665.650.000 $
- Programme de protection des côtes : 252.650.000 $
- Institut de surveillance environnemental et météorologique : 230.000.000 $
- Gestion des espaces naturels protégés : 111.000.000 $
- Programme de gestion de l'eau : 60.000.000 $
- Lutte contre le braconnage : 12.000.000 $
Au cœur d’un débat sans précédent sur l’avenir d’Enaake, l’élaboration du budget 2036 aura eu le mérite de faire apparaître diverses pistes et stratégies reflétant tout à la fois l’évolution des aspirations, des craintes et des valeurs de la société Enaakienne. D’antan plus que les enjeux étaient cette année multiples : les actions à venir en matière de protection environnementale et de santé publique ont ainsi été largement débattus, de même que le plan de relance de l’économie. Ces sujets, connectés entre eux de bien des manières, ont ainsi fait surgir de nombreux points de dissentions parmi toutes celles et ceux qui était réuni dans la commission annuelle de l’adminex, mais ont permis de ce fait d’ouvrir un large débat préfigurant de nouvelles visions à long terme pour notre pays. Les voici explicités pour vous.
Tout d’abord, évoquons le sujet qui a le plus cristallisé l’attention et les dissensions : celui de la relance économique. En effet, Enaake, dont l’évolution du PIB à considérablement ralentit ces deux dernières décennies, a passé l’année dernière un cap alarmant : pour la première fois en cinquante ans, le PIB par habitant de notre île a reculé. De plus, le déficit budgétaire de l’île c’est établi en 2035 à 6.766.000.000 $, ce qui constitue un nouveau et triste record représentant une nouvelle dérive de plus d’un milliard de dollars en seulement un an. Bouchant les perspectives d’avenir pour notre île, ce sujet a naturellement été le plus débattu, certains y voyant une priorité absolue devant être résolue à court terme et évincer tout autre sujet jusqu’à résolution du problème, d’autres y voyant l’opportunité d’être le fil conducteur d’une stratégie globale incluant l’ensemble des sujets à traiter, sur le long terme. C’est cette dernière approche qui a finalement primée. En définitive, trois axes complémentaires ont ainsi été retenus pour solutionner ce problème :
- La réduction des besoins en importations de matières premières, de ressources énergétiques et de produits alimentaires.
- L’augmentation des importations d’Enaake via diverses stratégies
- La réduction des budgets d’investissements infrastructurels au profit des mesures prises dans les deux autres axes et du secteur du tourisme
Premier point donc, et non des moindres : celui de la réduction de nos importations de matières premières, de ressources énergétiques et de produits alimentaires, représentant respectivement environ 42%, 13% et 12% des importations Enaakiennes en valeur marchande. Les objectifs à leur sujet fixés par la commission sont les suivants : augmenter sensiblement d’ici 2050 la part de matériaux recyclés dans les produits « made in Enaake » et réduire à 2% d’ici cette même date la part des ressources énergétiques et des produits alimentaires dans les importations du pays. Ainsi, le budget 2036 fera la part belle à la recherche de solutions pour l’automatisation du recyclage des matériaux. Il provisionnera une enveloppe de quelques millions de dollars pour la construction de nouveaux centres de recyclage une fois ces recherches abouties, ainsi que de confortables budgets dédiés à la construction dès cette année de centrales solaires et de fermes hydroponiques sur notre territoire, premières étapes d’une transition vers la quasi autosuffisance énergétique et alimentaire. Mais cela ne s’arrête pas là : de nouvelles recherches dans le sens de la création future de réseaux électriques intelligents visant à l’optimisation de la production énergétique insulaire seront lancées cette année. Prochainement, nous apprendrons donc à maîtriser l’hydrogène et la création de nouveaux matériaux composites, « indispensables à l’émergence de nouvelles technologies dans le domaine des smarts grid, mais aussi de la recherche spatiale et d’autres secteurs technologique stratégiques pour Enaake ».
Ensuite, la stratégie de dopage à long terme des exportations Enaakienne vous surprendra surement. Pas parce qu’elle se veux amplificatrice de la stratégie initiée l’année dernière, consistant à ouvrir à l’étranger de multiples usines de sous-traitante interne pour nos fleurons industriels. Ce afin d’assurer la baisse des coûts de productions des produits électroniques Enaakiens, aujourd’hui de bonne qualité mais jugés trop cher pour attirer les consommateurs étrangers. Non, elle vous surprendra car elle mise sur une augmentation de la production culturelle Enaakienne… et la gratuité de sa distribution à l’international ! L’objectif assumé est clair : parallèlement à la baisse des prix des produits « made in Enaake », il est d’en assurer la popularité à travers une stratégie assumée de national branding… La nouvelle ayant d’abord inquiété les acteurs du secteur culturel insulaire, soucieux de préserver l’indépendance totale dont il bénéficie aujourd’hui, les autres parti prenantes de la commission se sont fait rassurants : « si Enaake et le mode de vie de ses habitants est par nature un sujet clivant dans certains pays étrangers, cela n’est pas un obstacle à cette stratégie car permettra de renforcer les affinités déjà existantes par opposition aux critiques qui seront formulées à l’encontre de notre île. Le but n’est pas de séduire le plus grand nombre, mais d’augmenter notre visibilité auprès des plus progressistes. Le secteur restera donc totalement libre, et encouragé par ailleurs à se développer dans toutes les directions qu’il jugera bonne. » Une stratégie risquée qui a beaucoup partagée les membres de la commission, mais qui pourrait s’avérer payante selon la majorité des experts consultés. En marge de cette stratégie, Enaake ouvrira également prochainement un nouveau centre de recherche dédié à la création de solutions destinés au marché des pays en voies de développements, pour l’amélioration des conditions de vies dans ces régions, qui seront produites à 100% par les usines Enaakiennes implantées en sol étranger, l’objectif de ces solutions étant de rester les plus accessibles possibles. Un bon compromis entre action pour le développement du niveau de vie mondial global via la création d’emploi et de solutions technologiques innovante, et le maintien de celui des Enaakiens !
Pour en finir sur ce premier sujet, la commission espère financer en partie ces changements, qui ne pourront payer sur le long terme, par une série de mesure d’ouverture du pays au tourisme, le taux de remplissage actuel des infrastructures d’accueil ne dépassant que rarement les 40%. « Nous voulons nous donner les moyens de les faire se rapprocher rapidement d’un taux de remplissage de 80%, y compris en dehors des périodes de festival à Enaake ou de vacances scolaires à l’étranger. Nous allons notamment cibler de nouveaux publics, comme les jeunes actifs et tout simplement les personnes curieuses de découvertes en tout genre. Le potentiel d’Enaake est grand dans ce domaine. » De plus, certains budgets d’investissements pâtiront de cette nouvelle stratégie, comme celui des transports et des télécommunications, jugés déjà suffisamment développés, ou encore celui de la conquête spatiale « trop couteuse pour le moment, même si celle-ci n’est pas remise en cause en tant que telle. » Si le lacement prochain de satellites de communications est maintenu, la deuxième piste de lancement du Kerbal center ne verra pas le jour immédiatement, et il faudra également attendre pour voir se créer le lanceur Anais II.
Une fois cette stratégie de relance mise en place, c’est le sujet de la santé et de l’environnement qui a plus particulièrement intéressé la commission. La question environnementale ayant déjà été indirectement placée dans le débat précédant, c’est celle de la santé qui a plus particulièrement été abordée par la suite. Conscients des changements couteux déjà instaurés pour la relance de l’économie mais également des attentes en la matière, la commission s’est retrouvée, sur ce sujet, dans une position délicate. Si la modernisation des hôpitaux et le budget de la recherche médicale étaient intouchables et seront maintenus, la hausse tant attendue des dépenses pour l’amélioration des soins n’aura pas encore lieux cette année. Cependant, un surprenant compromis a tout de même pu être trouvé pour ne pas décevoir les attentes des Enaakiens. En effet, un autre sujet déjà évoqué maintes fois mais n’ayant pas été solutionné, devrait enfin être concrétisé cette année : il a été décidé qu’Enaake organisera cette année un sommet international sur la question de la création d’un organisme de surveillance et de prévention contre les risques pandémiques, auxquels toutes les nations désireuses de s’entretenir à ce sujet seront invitées. Alors que les Enaakiens vivent majoritairement en milieu urbain et densément peuplé, l’absence d’institution de cet ordre tant au niveau national que mondial était en effet devenu un sujet d’inquiétude constant…
L’année 2036 sera pour Enaake celle de l’ouverture à l’international, par le tourisme, la diffusion de sa culture, la création d’emplois durables à l’étrangers et la prise d’une position engagée et bienveillante sur la scène internationale, mais aussi celle d’un renouveau écologique et environnemental. Validés non sans mal par tous les partis concernés par ces changements de stratégies, ne reste plus donc qu’à se retrousser les manches pour les réaliser.