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Posté : mer. janv. 17, 2018 8:30 am
par Johel3007
[center][img]https://s18.postimg.org/uf27qnauh/alang.jpg[/img]
Route vers la prospérité[/center]

Ici seront relatés les différents projets de construction, industrialisation, recherche,... ainsi que leur niveau d'avancement.
  • Technologie niveau 1
  • Technologie niveau 2
  • Technologie niveau 3
  • Technologie niveau 4
Liste des projets :

Recherche & development :

[quote]
  • 15/10/2033 : Centrale électrique solaire ▮ - en cours
    • Mentions : [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=318165#p318165]n°1[/url]
    • Aide étrangère : Commonwealth, Horbarash
      Technologie niveau 2 - Centrale électrique solaire ▮
  • 15/10/2033 : Barrage hydroélectrique ▮ - en cours
    • Mentions : [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=318165#p318165]n°1[/url]
    • Aide étrangère : Commonwealth
      Technologie niveau 2 - Barrage hydroélectrique ▮ (type jura)
  • 18/07/2034 : SRBM-001 "Antiqam" - achevé
    • Mentions : [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=326189#p326189]n°1[/url] - [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=326981#p326981]n°2[/url] - [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=328375#p328375]n°3[/url] - [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=326592#p326592]n°4[/url]
    • Aide étrangère : NA
      Technologie niveau 2 - Missile balistique Courts [<800km]
  • 31/07/2034 : Charges au phosgene - achevé
    • Mentions : [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=326419#p326419]n°1[/url] - [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=326791#p326791]n°2[/url] - [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=331659#p331659]n°3[/url]
    • Aide étrangère : NA
      Technologie niveau 1 - Charge chimique ▮▮
  • 24/03/2035 : Réacteur d'avions - en cours
    • Mentions : [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=332680#p332680]n°1[/url]
    • Aide étrangère : Karmalistan
      Technologie niveau 2 - Réacteurs d'avion ▮▮ (années 1990)
  • 24/03/2035 : Avion de combat multirôle obsolète - en cours
    • Mentions : [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=332654#p332654]n°1[/url]
    • Aide étrangère : Karmalistan
      Technologie niveau 2 - Avion de combat multirôle ▮▮
  • 24/03/2035 : Hélicoptère d'assaut obsolète - en cours
    • Mentions : [url=]n°1[/url]
    • Aide étrangère : Karmalistan
      Technologie niveau 2 - Hélicoptère d'Assaut ▮▮
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Ingénierie sociale :

[quote]
  • 20/10/2033 : Campagne d'extermination canine - en cours
    • Mentions : [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=318718#p318718]n°1[/url] - [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=318918#p318918]n°2[/url]
    • Aide étrangère : Komodo
  • 31/09/2034 : Promotion de l'apiculture - en cours
    • Mentions : [url=http://www.simpolitique.com/panchaayat-epikalchar-inishietiv-apiculture-t15653.html]n°1[/url] - [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=327715#p327715]n°2[/url] - [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=332613#p332613]n°3[/url]
    • Aide étrangère : NA
  • 12/10/2034 : Réforme fiscale en faveur des petits propriétaires - en cours
    • Mentions : [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=328159#p328159]n°1[/url]
    • Aide étrangère : NA
  • 27/10/2034 : Mesures en faveur de l'éducation nationale - en cours
    • Mentions : [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=328662#p328662]n°1[/url] - [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=328672#p328672]n°2[/url]
    • Aide étrangère : NA
  • 09/02/2035 : Promotion de "fermes modèles" - en cours
    • Mentions : [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=331731#p331731]n°1[/url] - [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=331616#p331616]n°2[/url] - [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=332190#p332190]n°3[/url]
    • Aide étrangère : NA
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Construction d'infrastructures :

[quote]
  • 02/03/2034 : Numérisation des échanges monétaires - en cours
    • Mentions : [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=323728#p323728]n°1[/url] - [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=324109#p324109]n°2[/url]
    • Aide étrangère : Montalvo
  • 29/04/2034 : Couverture téléphonique mobile nationale - en cours
    • Mentions : [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=324895#p324895]n°1[/url] - [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=324893#p324893]n°2[/url] - [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=331915#p331915]n°3[/url] - [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=332444#p332444]n°4[/url]
    • Aide étrangère : Dosalhi, Britonnie, Algarbe du Sud, Vryheid, Kaiyuan, Yuhanaca, Lianwa, Lorthon, Montalvo, Eashatri
  • 09/06/2034 : Centre de recyclage à Pragakaraj - en cours
    • Mentions : [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=325526#p325526]n°1[/url]
    • Aide étrangère : Britonnie
  • 15/07/2034 : Port de Gonalat - en cours
    • Mentions : [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=326144#p326144]n°1[/url] - [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=326234#p326234]n°2[/url] - [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=331849#p331849]n°3[/url]
    • Aide étrangère : NA
  • 12/08/2034 : Périhorbarashienne - en cours
    • Mentions : [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=326596#p326596]n°1[/url] - [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=329775#p329775]n°2[/url] - [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=330746#p330746]n°3[/url]
    • Aide étrangère : NA
  • 12/08/2034 : Port de Sunborg - en cours
    • Mentions : [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=326596#p326596]n°1[/url] - [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=331343#p331343]n°2[/url]
    • Aide étrangère : NA
  • 12/08/2034 : Ligne de défense côtière - en cours
    • Mentions : [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=326596#p326596]n°1[/url]
    • Aide étrangère : NA
  • 12/10/2034 : Chantier naval d'Uddhlaahren - en cours
    • Mentions : [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=328164#p328164]n°1[/url] - [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=332339#p332339]n°2[/url]
    • Aide étrangère : Vryheid
  • 27/10/2034 : Aciéries d'Uddhlaahren - en cours
    • Mentions : [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=328667#p328667]n°1[/url]
    • Aide étrangère : Vryheid
  • 12/02/2035 : Centrale à charbon de Sindabad - en cours
    • Mentions : [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=331686#p331686]n°1[/url]
    • Aide étrangère : NA
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Posté : dim. janv. 21, 2018 10:40 pm
par Johel3007
Ingénierie sociale
03/03/2035

Promotion de "fermes modèles"

Les objectifs du projet de promotion des fermes modèles sont multiples mais visent globalement à accroitre les rendements agricoles à l'hectare tout en réduisant la main d'oeuvre nécessaire par hectare, avec comme effet secondaire d’accroître la taille des exploitations et de permettre de libérer de vastes populations en vue de les occuper dans les chantiers urbains ou de les relocaliser dans des zones rurales à mettre en valeur.
La croissance quantitative de la production de denrées alimentaires permettra de réduire les prix locaux, soulageant de ce fait les populations urbaines en accroissant leur pouvoir d'achat et donc leur capacité d'épargne, laquelle aura une influence directe sur l'ampleur des investissements nationaux, notamment dans les logements et l'éducation. Cela réduira aussi un peu plus la dépendance alimentaire du pays vis-à-vis du reste du monde et permettra de libérer des surfaces agricoles pour la culture non-alimentaire.
Le surplus de paysans sans terre rejetés vers les villes et forcés d'accepter n'importe quel emploi fournira une main d'oeuvre bon marché qui, à l'heure des grands travaux, permettra de tuer dans l’œuf toute initiative syndicaliste ou autre mouvement ouvrier visant à exiger de meilleures conditions de travail. Le fait que la Confédération elle-même soit, via les bataillons patriotiques, le principal employeur du pays contribuera à renforcer son contrôle sur la population. Pour citer certains penseurs de gauche célébrés aujourd'hui pour leur humanisme :


"Dans un pays où l'État est le seul employeur, l'opposition meurt d'une lente famine."

Mais avant d'en arriver à pouvoir affamer des classes politiques, sociales, religieuses ou ethniques entières, l'objectif premier de la Confédération est bien d’accroître la production de denrée alimentaire en augmentant la surface cultivable tout en réduisant progressivement le nombre de paysans, à mesure que la génération suivante sera éduquée et que les infrastructures industrielles permettront à de plus en plus de gens de satisfaire les besoins qu'imposent un mode de vie urbain.

La ferme modèle, par l'application d'une série de procédés agronomiques et d'infrastructures modernes, vise à accroître le rendement à l'hectare. Les tests réalisés sur les prototypes avec la culture du riz ont montré un rendement moyen de 4 à 5 tonnes de riz à l'hectare, ce qui représente une amélioration notable de la moyenne nationale de 2,5 tonnes à l'hectare. Pour quantité de familles paysannes, cela représentera même un quadruplement de la production.
La ferme modèle réduira aussi les besoins en main d'oeuvre, permettant de cultiver avec seulement trois familles une surface qui en mobilise neuf dans l'agriculture de pure subsistance. Les six familles rendues "inutiles" sur ce territoire pourront être utilisées pour divers buts : une d'entre elles pourra rejoindre les masses ouvrières des manufactures urbaines tandis que les cinq autres migreront vers les terres arables en friche, faisant reculer la forêt et mettant en valeur des terres d'où elles tireront leur subsistance.
Les surplus alimentaires dégagés par la ferme modèle contribueront à nourrir les villes mais aussi à accroître les revenus des familles paysannes employées dans la ferme modèle, revenus qui pourront servir à éduquer la jeune génération dans le but d'envoyer au moins un enfant sur trois dans des filières professionnellement plus productives et plus sûres que la simple agriculture de subsistance à la merci de grands propriétaires terriens. En cela, la ferme modèle est la première pierre des fondations d'une modernisation rapide de la société du Mahajanubia.

Le projet prévoit l'implantation de quelques 150.000 hectares de fermes modèles en 2035. Cela sera suivi de 300.000 hectares en 2036, 450.000 hectares en 2037,... avec pour objectif de couvrir 30 millions d'hectares d'ici 2055, [url=http://www.simpolitique.com/post327685.html#p327685]multipliant ainsi par six la production agricole actuelle du pays[/url] tout en diminuant de 65% la population paysanne. Les familles ainsi arrachées à la culture de la terre iront grossir les rangs des usines au service de Sa Majesté le Roi de Britonnie.


[center][img]https://s10.postimg.org/737dhirjt/Model_Farm.png[/img][/center]

Posté : mer. janv. 24, 2018 12:21 pm
par Johel3007
Construction d'infrastructures
12/03/2035

Chantier naval d'Uddhlaahren

Au Mahajanubia, l'âge légal pour travailler se situer à 14 ans. Cela n'empêche pas quantité de gamin de 12, 10 ou même 8 ans d'être employés en diverses capacités dans des ateliers, champs, mines, chantiers, boutiques ou autres entreprises où il n'est demandé ni taille, ni force, ni endurance, ni éducation. Si ces qualités peuvent servir lorsqu'il s'agit de démanteler les carcasses de navires ou de voitures qui s'accumulent à Uddhlaahren, ce n'est en rien une nécessité absolue : là où les compétences individuelles manquent, il suffit d'ajouter d'avantage de bras, chose dont la Janubie dans son ensemble ne manque pas. Que ces bras soient attachés à des corps menus et frêles n'est que rarement un problème car, adulte ou enfant, tous sont égaux face à ce genre d'accident :

[center][img]https://s18.postimg.org/u217x9495/09-ship-section-falling-890.jpg[/img][/center]

Découper à la soudeuse morceau par morceau des navires de plusieurs milliers de tonnes n'est pas un travail facile et n'est pas sans risque. Mais en règle général, le désossage de ces titans des mers n'implique pas de faire s'écrouler un segment entier de manière complètement incontrôlée. Cela ne veut pas dire que cela n'a pas lieu, par accident ou par simple volonté des contremaîtres de hâter leurs équipes pour prendre de l'avance ou juste pour rattraper un retard. Lorsque un tel effondrement se produit, outre les soins d'urgence, triages et éventuelles funérailles, le travail du lendemain s'en trouve généralement faciliter car nécessitant précisément bien moins de précautions maintenant que le membre du géant git au sol.
Grouillants telle une armée de fourmis, les ouvriers du chantier naval d'Uddhlaahren s'activent. On dessoude, on découpe, on tire, on pousse, on charge et on transporte entre la carcasse, les ateliers, les entrepôts provisoires, les centres de tri, les entrepôts organisés, les fonderies, les zones de chargement près de la gare puis de là, en train, vers les aciéries en elles-mêmes d'où sortiront les plaques et poutrelles demandées par l'industrie militaire du Vryheid.

Tout cela accompli en partie par des gamins "de 14 ans" dont les parents ont accepté de mentir sur l'âge réel afin de drainer un peu des largesses financières de la Confédération. Et qu'importe si l'un ou l'autre de ces faux-adultes finit brouillé sous l'acier, sa dépouille abandonnée pendant des semaines jusqu'à ce que les équipes progressent lentement jusqu'à elle avant d'en chasser les restes de sur le précieux métal comme l'on chasse un étron canin de sur la semelle d'une chaussure : le Mahajanubia s'avance sur la route du progrès. Et sur toute route, il y a des animaux écrasés.
Il n'est toutefois aucune malice dans ces tragédies : juste une sensibilité différente face à la valeur de la vie humaine et donc des risques que l'on peut faire courir à celle-ci. Risques que chaque entrepreneur cherche activement à réduire, tant par humanisme que par gain d'efficacité : lorsque cela est possible, l'outil remplace l'humain, épargnant ainsi aux travailleurs l'usure de leurs corps face à l'effort, aux substances toxiques, aux brûlures, aux coupures, aux fractures, aux maladies et autres périls propres à toute activité. Peu à peu, l'horreur quasi-médiévale de l'industrialisation de la Janubie fera place à un quotidien prospère.
Le processus sera lent et jonché de sacrifices, chacun accepté par les travailleurs comme une fatalité : personne parmi eux n'est forcé de venir œuvrer sur les chantiers. Tous peuvent demeurer dans les campagnes, à labourer leurs champs et à se livrer aux caprices de Dame Nature pour la subsistance de leurs familles. Pour plus de la moitié des sujets des principautés, c'est d'ailleurs le quotidien immuable depuis des siècles. Mais pour une jeunesse de plus en plus nombreuse, c'est un quotidien de moins à moins acceptable. La jeunesse du Mahajanubia rêve d'un avenir différent. Et pour l'atteindre, elle est prête à tout. Y compris passer 12 heures par jour à désosser de vieux rafiots...

Posté : jeu. janv. 25, 2018 7:19 pm
par Johel3007
Construction d'infrastructures
15/03/2035

Couverture téléphonique mobile nationale

La Janubie est une région diverse, où les ethnies, religions et cultures se mélangent et coexistent dans une harmonie précaire sans cesse remise en question. Pendant des siècles, ce furent ces mêmes divisions qui permirent aux diverses aristocraties de maintenir un contrôle sur le continent, jouant des rivalités intestines de leurs sujets pour empêcher qu'un front révolutionnaire uni ne s'oppose à eux. Mais les temps changent : le progrès technique connecte de plus en plus les peuples. Des distances jadis estimées en semaines de voyage se franchissent à présent en quelques heures. Mieux encore : là où la circulation des biens et des personnes a accéléré par cent, celle de l'information a explosé à une vitesse proche de celle de la lumière. Le télégraphe puis la radio et à présent la téléphonie sans fil ont achevé de briser les barrières que pouvaient représenter les obstacles géographiques de jadis,
permettant aux diverses familles de l'Humanité de vivre dans un seul et même grand village mondial où tous peuvent se parler en temps réel. Avec la Toile qui couvre le globe et relie chaque foyer, l'âge des tyrans divisant pour mieux règner arrive à sa fin.

C'est du moins la théorie générale qui avait cours en Janubie avant la chute de l'Hégémonie.

Et l'Histoire a prouvé que cette théorie était fausse : au Mahajanubia, l'arrivée de la téléphonie mobile puis de la Toile n'ont pas rapprocher les communautés. En grande partie parce que cet arrivée n'a pas eu lieu dans les campagnes à cause du coût. Les villes en ont bénéficié, bien entendu, en tant que nexus des communications aussi bien informatives que physiques. Mais même là, tel les habitants de la tour de Babel frappés de malédiction, les citadins ne trouvèrent guère de raison de se considérer d'avantage comme frères d'une même famille. Hindous et musulmans se haïssaient toujours et avec encore d'avantage de passion même car, à présent, les messages de haine portaient plus loin, plus vite et avec un relatif anonymat. Les jatis supérieurs méprisaient toujours les jatis inférieurs, lesquels les jalousaient en retour. Les castes, factions ou communautés privilégiées par les dynasties soutenaient ces dernières parfois pour nulle autre raison que pour ne pas être à égalité avec la plèbe... laquelle était elle-même fractionnée en une multitude de factions dont aucune ne souhaitait tant l'égalité que l'avancée de ses propres intérêts et la conquête de privilèges nouveaux au détriment du reste de la population.

Pour les principautés du Mahajanubia, obtenir un réseau de téléphonie mobile complètement privé et indépendant du pouvoir n'est donc pas vu comme un si gros inconvénient politique que cela peut l'être dans d'autres régimes autoritaires. Cela est même vu comme une opportunité : la volonté d'accroissement du contrôle socioéconomique sur les populations voit dans la téléphonie mobile un boulevard incroyable, véritable levier technologique qui démultipliera la croissance d'autres infrastructures à moindre coût que ne le ferait des lignes fixes. On citera par exemple le projet d'informatisation complète des paiements, en vue de fluidifier l'économie mais aussi de faciliter la collecte d'informations sur l'état de la dites économie.


[center][img]https://s10.postimg.org/9p2q3dn4p/1223104.jpg[/img][/center]

Ce sera bientôt chose faite : [url=http://www.simpolitique.com/post324895.html#p324895]un conglomérat de pas moins de 17 organisations étrangères appartenant à une dizaine de pays différents[/url] a racheté les infrastructures téléphoniques existantes au Mahajanubia, fusionnant de ce fait les différents petits opérateurs semi-publics de chaque dynastie en un seul géant à même de planifier l'installation d'un réseau immense et moderne. Avec un capital de départ de 20 milliards $, la Compagnie Nationale des Télécommunications va permettre même aux campagnes d'avoir accès aux communications sans fil, démultipliant ainsi les possibilités de développement locaux.

Posté : sam. janv. 27, 2018 10:12 pm
par Johel3007
Recherche & development
21/03/2035

SRBM-001 "Antiqam"

Propulsion ? Guidage ? Tout cela était fort bon et bien.
Mais dans l'absolu, l'arme de terreur qu'était supposé être le missile "Antiqam" manquait un aspect indispensable : une plateforme de lancement. Ou plutôt DES plateformes de lancement.
Il devait y avoir, bien entendu, les systèmes de lancement conventionnels pour un missile balistique : les silos et les tracteur-érecteur-lanceurs.
Les premiers ne poseraient guère de soucis : la stabilité d'une infrastructure fixe construite en dur était une garantie. Trois silos d'essai étaient en cours de réalisation dans les principautés de Sindabad, de Pragakaraj et de Uddhlaahren, chacun selon des plans différents en vue de permettre d'y accommoder différentes idées. De même, des plans étaient également à l'étude pour deux types de couvercles rétractables.
Le premier modèle, lourdement blindé et volontairement aussi massif que visible, servirait à couvrir les silos pour les protéger de frappes ennemies par missiles de croisière ou autre attaques longue portée. Mais ce modèle servirait aussi à permettre la mise en place de leurres visibles par satellite. Sans possibilité de distinguer un silo blindé d'un simple couvercle posé sur le sol, l'ennemi devrait diviser sa puissance de feu entre chaque cible potentielle, réduisant ainsi par là même les chances qu'un silo précis soit détruit... mais aussi diminuant la puissance de feu de l'ennemi tout en le forçant à risquer des avions, navires ou troupes.
Le second modèle consisterait en une simple porte amovible, sans aucun blindage mais doté de système de camouflage thermique et électromagnétique. Ces silos-là auraient une fonction de capacité de frappes secondaires, prévus pour être activés dans le cas où l'ennemi aurait déjà envahi le pays. Le déploiement à ce moment-là de SRBM contre des infrastructures-clés pourrait potentiellement isolé des formations ennemies entières ou au moins les ralentir assez pour permettre aux forces armées du Mahajanubia de réagir.


[center][img]https://s10.postimg.org/ggclsyweh/109899591.jpg[/img][/center]

Concernant les tracteurs-érecteurs-lanceurs, plusieurs projets étaient à l'étude, largement inspirés par ce que possédait déjà la Britonnie.
Et bien sûr, il y avait les plateformes de lancement évidentes pour une arme de terreur :


[center][img]https://s10.postimg.org/6kbit7vqh/China_eerste_trein.jpg[/img]

[img]https://s10.postimg.org/qexkfcy3d/41_A1_DA4_B00000578-4628552-_From_above_The_OOCL_Hong_Kong_is_the_la.jpg[/img]

[img]https://s10.postimg.org/obn578nvd/old-containers-abandoned-rusty-truck-suburbs-51645413.jpg[/img]

[img]https://s10.postimg.org/dotc1ual5/leaving-035_edited.jpg[/img][/center]

Posté : dim. janv. 28, 2018 10:51 am
par Johel3007
Ingénierie sociale
24/03/2035

Promotion de l'apiculture

Apis dorsata. Une espèce d'abeille aux spécimens particulièrement imposants, atteignant une longueur de près de 2 centimètres. Plus large et agressive que la dytolienne Apis mellifera, elle est aussi bien moins fragile quoiqu'un peu moins productive : seulement 36 kilogrammes par ruche contre les quelques 40 kilogrammes par ruche qu'Apis mellifera arrive à produire dans les régions tempérées. Le Mahajanubia n'est toutefois pas une région tempéré et Apis mellifera n'y survit que difficilement face aux chaleurs tropicales, à l'humidité propice à la prolifération de parasites et aux très nombreuses espèces prédatrices potentielles. Pour la majorité des villages, la faible baisse de productivité vaut bien le fait de ne pas perdre ses ruches sur une base quasi-annuelle.

Petit soucis tout de même : l'espèce n'est absolument pas domestiquée.
Elle est même relativement invasive, avec plusieurs dizaines de colonies rassemblées en close proximité, coopérant pour leur défense commune face aux prédateurs et coexistant de manière plus ou moins pacifique pour le partage des sites de butinage. Cette grande densité de population, sa grande tolérance à l'égard de ruches parentes, son intolérance farouche de tout intrus, sa grande endurance face aux éléments et sa capacité d'adaptation font de Apis dorsata un soucis pour bien des villages car sa population croît de manière exponentielle si elle n'est pas exposée à des prédateurs ou catastrophes naturelles.
Couvrant arbres et rochers, les colonies forment de véritables mégapoles de plusieurs dizaines de millions d'individus, bourdonnantes d'activité.
Un peu comme les humains...

[center][img]https://s33.postimg.cc/wntub6txr/7a0799d9321ec3465959d3ff0561fd49.jpg[/img][/center]

Ces ruches sont un modèle souvent cité dans les anciens textes de Janubie discutant de la société humaine. Plus récemment, le PLS a adopté la parabole apicole pour décrire son modèle idéal de société où chaque village coexisterait et coopérerait avec les autres dans le but de promouvoir une prospérité commune où la seule hiérarchie supérieure autoritaire serait un système judiciaire où chaque village serait représenté, d'avantage dans une volonté d'arbitrage pour permettre la coexistance plutôt que dans la volonté de légifération et de contrôle propre à beaucoup d'États centralisateurs bureaucratiques.
Bien entendu, les humains ne sont pas des abeilles et quelques ajustements sont donc nécessaires :
Des institutions parallèles, largement formées sur un modèle associatif volontaire où la participation des villages n'est en rien obligatoire, existeraient pour assurer le succès de projets à portée nationale mais la clé serait surtout l'autosuffisance de chaque village, lequel vendrait ses surplus à un grand marché commun pour permettre l'autosuffisance sans pour autant viser l'autarcie psychorigide promue par quantité de "Grands Légilsateurs Philosophes" et autres grands penseurs déconnectés du réel.


En parallèle de ses projets d'apiculture plus traditionnelle avec l'Apis cerana janubica, [url=http://www.simpolitique.com/post327725.html#p327725]l'Initiative villageoise d'apiculture[/url] encourage activement la "chasse au miel" par les villageois, avec notamment la division du territoire d'un village en plusieurs zones, chacune servant de terrain de chasse une année avant d'être laissée au repos les années suivantes. Cette chasse consiste à trouver les colonies agrégées de Apis dorsata puis à en prélever la récolte de miel. Les précautions parfois prise par les apiculteurs dytoliens pour ne pas tuer ou blesser leurs abeilles sont ici souvent ignorées : après tout, ces colonies sauvages étaient déjà en croissance explosive. Réduire un petit peu leur population, lorsqu'on considère la coopération entre ruches pour leur défense mutuelle, n'est pas un soucis pour la préservation de l'espèce. Ce contrôle de la population d'Apis dorsata contribue aussi à réduire la compétition pour les ressources avec l'Apis cerana janubica, ce qui est un gain net pour les récoltes plus classiques de chaque village.

Posté : dim. janv. 28, 2018 9:55 pm
par Johel3007
Recherche & development
24/03/2035

Réacteur d'avions

Ils étaient environ 3000 selon les organisateurs. Le rapport officiel parlerait de 628 personnes. Les médias feraient sans doute la moyenne, arrondissant à la hausse ou à la baisse selon leurs tendances politiques. Le fait était qu'en cette chaude matinée, beaucoup de gens passablement excités se tenaient à l'entrée de l'usine n°45 du zoning industriel Nord-Ouest de Sindabad. Une usine qui appartenait à la "Sanchar Metal Corporation", un groupe privé local aux mains de plusieurs Zamindars de confession musulmanes, employant principalement des musulmans et ayant pour clients jusqu'à hier des musulmans. Pas grand chose donc avec les centaines d'hindous qui en bloquaient l'entrée au nom de la "défense de la souveraineté nationale", tenant la ligne promue par l'AHR. Cette organisation s'était faite assez vocale quand elle avait appris que quantité d'usines lourdes du pays avaient signé des contrats avec une entreprise d'état du Karmalistan pour que celle-ci devienne l'un de leurs plus gros clients. La nature des reproches ? [url=http://www.simpolitique.com/post332658.html#p332658]Assez vagues en fait[/url].
Un sentiment assez flou que les Karmals prendraient le contrôle des usines, s'appropriant l'outil de production du pays tout en asservissant les pauvres hindous une fois de plus écartés du processus de décision. Un sentiment erroné bien sûr : les Karmalis ne contrôlaient rien et n'avaient fait qu'offrir des plans à différentes entreprises du Mahajanubia pour qu'elles produisent chacune une large gamme de pièces détachées. Un contrat modeste en soit à l'échelle de la nation, couvrant moins d'un demi-milliards mais qui sera à l'origine de milliers d'emplois bien rémunérés, ceci à travers tout le pays... sans parler du bénéfice indirect d'acquérir, aux frais du client, à la fois l'outil et le savoir-faire nécessaire à fabriquer les composants d'avions de combat de conception certes vétuste comparé aux merveilles technologiques de jadis mais malgré tout à la pointe technique de ce qui se faisait aujourd'hui.
Combien de débouchés potentiels futurs cela offrirait à chacune de ces entreprises ? Probablement bien peu à court terme. Mais cela les placerait dans une position compétitive favorable si les principautés désiraient un jour réellement financer l’émergence d'une force aérienne nationale.


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Mais peu importait ce qui traversait l'esprit des manifestants. Sindabad était la plus puissante et la plus centralisée des principautés du Mahajanubia. Et la dynastie Bahadur qui gouvernait cette principauté n'avait pas de temps à perdre avec les abrutis. D'où l'ultimatum adressé aux manifestants :

Les individus actuellement coupables d'occupation illégale de la propriété de Sanchar Metal Corporation ont 24 heures pour se disperser. Passé ce délai, l'armée investira les lieux et abattra tout intru, ceci avec la bénédiction des propriétaires de l'usine et des travailleurs de l'usine, dont l'existence des familles est mise en péril par cette occupation illégale. Dans les hôpitaux ou dans les morgues, les malfaiteurs identifiés exposeront leurs familles à des amendes, lesquelles pourront être recouvertes en confisquant les terres, en saisissant les biens ou en mettant en servitude les membres de la famille. Avec ou sans la coopération des agitateurs, le travail reprendra dès demain soir. La seule chose qu'accomplira leur résistance sera de remplir les coffres du Nizam et de fournir un entrainement sur cibles mouvantes à ses soldats.

Bien entendu, il y en aurait qui hurlerait à la violation des droits de l'homme et autres bêtises. Ceux qui tenaient sincèrement à défendre de si beaux principes seraient invités à venir en parler face aux canons : les champs appréciaient toujours de nouveaux engrais organiques et les campagnes ne manquaient guère de jeunes gens ambitieux pour prendre place dans les chaines de production d'où auraient disparu quelques indésirables.

Posté : dim. mars 18, 2018 9:29 am
par Johel3007
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24/08/2035

Centrale électrique solaire

La part de l'énergie solaire dans la production électrique du Mahajanubia représente à ce jour moins de 1%. Un retard dû en partie à la prévalence du nucléaire et du charbon, respectivement considérer comme les solutions à moyen et court terme pour un développement socioéconomique efficace.
Si le marché de l'énergie solaire reste peu exploité, c'est en partie en raison de la faible rentabilité de celui-ci : comparée à l'électricité d'origine nucléaire ou originaire de la combustion fossile, celle d'origine solaire coûte actuellement trois à quatre fois plus chère à produire.

L'absence de subsides à destination des constructeurs, producteurs et consommateurs, politique pourtant courante dans nombre de pays bien-pensants, est entièrement absente au Mahajanubia, où les princes ont d'autres priorités que le sentimentalisme écologiste. Une attitude que les intellectuels de Dytolie et du Wenlei critiquent, considérant que le "poids de leurs propres expériences et erreurs" devrait servir d'exemple et pousser le reste de la planète à imiter la nouvelle tendance. La réponse à chaque échelon de la société Mahajanubienne est claire à ce sujet : d'abord l'électricité... et ensuite l'électricité propre !!
Un autre frein sérieux à la mise en oeuvre de politiques publiques de soutien à l'énergie solaire est la prise de conscience croissante du mensonge du caractère soit-disant "durable" et "renouvelable" du médium : les panneaux solaires et génératrices de qualité ont une durée de vie de relativement courte. Et leur construction nécessite des composants minéraux dont la rareté actuelle fait craindre qu'une infrastructure basée sur ces panneaux ne sera pas soutenable à plus de quelques décennies... alors même qu'il y a encore des siècles de réserves en combustible fossile et en uranium.
Pourquoi hypothéquer la croissance actuelle pour développer une infrastructure vouée à ne pas pouvoir être généraliser dans la durée car les matières premières nécessaires à son seul entretien seront déjà épuisées lorsque la technologie sera réellement mature ?

[center][img]https://s10.postimg.org/e90ibu1q1/Solarpannel1.jpg[/img][/center]

Cela n'empêche toutefois pas la technologie en elle-même de faire l'objet de recherches. Après tout, en temps que pays tropical situé sur l'équateur, le Mahajanubia a tout intérêt à se doter des moyens de collecter l'énergie solaire. Il désire simplement disposer d'un moyen réellement efficace, durable et renouvelable avant de mettre en place une réelle politique de construction nationale.
Un des avantages non-négligeable de l'énergie solaire est néanmoins sa portabilité et la relative légèreté logistique : une fois installé, un panneau solaire ne nécessite que peu d'entretien et donc peu d'apport extérieur. Sa durée de vie, bien que limitée, n'en fait pas moins un excellent moyen de fournir de l'électricité à des communautés isolées qui, sans panneaux solaires, auraient dû faire tirer des centaines de kilomètres de câbles à travers forêts et collines, ceci à un coût proche ou même supérieur à celui de la simple installation d'un panneau solaire.

C'est dans ce cadre que quelques fermes solaires expérimentales sont présentes dans la principauté de Baosha.

Posté : dim. mars 18, 2018 11:02 am
par Johel3007
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24/08/2035

Barrage hydroélectrique

Le principe du moulin à eau est une technologie connue et maîtrisée par l'Humanité depuis des siècles. Ce fut l'une des premières méthodes d'industrialisation, convertissant de manière durable et quasi-automatisée la force des éléments au service de notre espèce : le fleuve, déjà utilisé pour la pêche et le transport, devenait ici également source de labeur bon marché, permettant à une population modeste de disposer d'une force mécanique que la seule combinaison de leurs bras et de leur bétail n'aurait pu permettre.
Encore aujourd'hui, quantité de villages du Mahajanubia utilise des moulins à eau : combien de ruisseaux et rus sont ainsi partiellement détournés pour alimenter en eau des roues au service de presses et moulins, la puissance des flots empruntée avant de laisser l'eau poursuivre sa route vers des canaux d'irrigation ?

La version moderne de cette exploitation ingénieuse du potentiel énergétique de la topographie naturelle de notre habitat, c'est de transformer l'énergie mécanique en énergie électrique. Le mouvement se fait étincelle, laquelle peut traverser les distances avec aisance pour ensuite être reconvertie en mouvement ou en lumière ou en chaleur... ou même en fraîcheur lorsque le besoin s'en fait sentir. Ce potentiel, s'il est renouvelable par le simple circuit normal du cycle hydrique, est toutefois limité en intensité : il n'est point une infinie quantité de versants apiques où la chute des pluies se canalise en torrents capables de déplacer des montagnes... ou même au moins les pales d'une turbine.

[center][img]https://s10.postimg.org/a6e2qe23d/ob_abd5d3_1.jpg[/img][/center]

Le Mahajanubia n'est pas un pays de montagnes. Tout au plus de collines. Et s'il ne manque de pas de précipitations violentes, la régularité de celles-ci laisse à désirer, rendant les barrages hydroélectriques un investissement certes utile et rentable mais à l'utilité néanmoins limitée.
Mais il n'est nul limite pour l'ingéniosité de l'esprit humain. Et avec l'aide du Commonwealth, il est ainsi prévu de mettre à profit les milliers d'hectares de forêt tropicale du pays et leurs millions de mètres de cube d'évaporation quotidienne. L'agriculture pourrait certainement en bénéficier mais c'est surtout la possible création de piscines de réserve qui est ici envisagée. L'idée serait d'accumuler l'eau dans des réservoirs couverts pour ensuite la libérer à des moments-clés en vue de palier à des carences électriques temporaires. Ces réservoirs seraient situés sur des hauteurs naturelles où des dépressions seraient creusées manuellement en vue d'accélérer la vitesse de chute de l'eau suffisamment pour que le liquide ait la force requise à générer une quantité optimale d'énergie électrique via les turbines installées en contre-bas.

Posté : mar. mars 20, 2018 7:02 pm
par Johel3007
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31/08/2035

SRBM-001 "Antiqam"

La sagesse militaire ancestrale proclame souvent que contrôler les points les plus élevés offre un avantage tactique, opérationnel et même stratégique non-négligeable. Dans cette optique, la suprématie aérienne fut l'objectif durant le 20ème siècle. Mais en vérité, du moins dans le cadre d'un conflit planétaire, il n'est aucun point plus élevé que l'espace.
Naviguant à plus de 160 kilomètres du sol, les satellites en orbite basse offrent une capacité d'observation que les derniers développements dans les technologies optiques rendent insurpassables.
Avec l'aide du Dosalhi, les nations de la Ligue Islamique Mondiale auront sous peu accès à un réseau de satellite aussi vaste que sophistiqué, offrant la capacité de jeter un coup d’œil n'importe où sur la planète à n'importe quel moment, avec un niveau de détail dont la seule réelle limite... est celle disponible dans le secteur civil des pays contribuant au marché libre.
Une capacité magnifiée par l'addition des satellites de la Britonnie et de ses nations-soeurs... parmi lesquelles le Mahajanubia, également membre de la Ligue Islamique Mondiale. Cette double casquette faisait de la confédération une passerelle diplomatique et géostratégique utile pour les deux camps : grâce à elle, les Vrais Musulmans obtenaient une vision en temps réelle sur les satellites des Nations-Soeurs alors même que les Nations-Soeurs avaient une vision en temps réelle sur les satellites des Vrais Musulmans.

Le Mahajanubia disposant à présent d'un missile balistique relativement fiable, mettre une telle capacité d'observation à profit semblait une étape logique.
La campagne du Txile avait montrer que les missiles de croisière, relativement lents, pouvaient être interceptés facilement même en cas de salve massive. En conséquence, des salves de faible ampleur étaient condamnées à échouer tant que l'ennemi aurait de la DCA mobile ou même au moins quelques croiseurs et frégates.
Les missiles balistiques avaient l'avantage d'être presque impossible à intercepter sans non seulement des radars sophistiqués mais également des missiles intercepteurs spécialement conçus pour ce rôle. Mais moins que le missile en lui-même, c'était son ogive que l'ennemi chercherait à détruire. Hors, sitôt celle-ci en orbite basse... était-il vraiment nécessaire qu'elle redescende tout de suite ?
Nichée à 2000 kilomètres d'altitude, une telle bombe serait hors d'atteinte de la majorité des missiles intercepteurs. Et face aux rares armes capables d'atteindre une orbite aussi haute, l'ogive voyagerait bien trop vite par le simple jeu de gravité que pour être prise pour cible avec précision.


Le SRBM-001 "Antiqam" était conçu pour grimper jusqu'en orbite basse, parcourir quelques centaines de kilomètres puis redescendre selon une trajectoire irrégulière en cloche avant de larguer son ogive peu avant la rentrée atmosphérique. Si, au lieu de cela, la trajectoire était modifiée pour être presque verticale, le missile pourrait certainement atteindre une orbite bien plus élevée... ou au moins imprimer à son ogive assez de vitesse que pour échapper temporairement à l'attraction terrestre jusqu'à atteindre une orbite stable qui la ferait circuler autour du globe... jusqu'au moment où un petit réacteur sur la face de l'ogive recevrait le signal codé correct pour lui enjoindre de brûler sa maigre réserve de carburant à un angle précis pour amorcer une descente vers les coordonnées transmises par un satellite allié.


[center][img]https://s9.postimg.org/tzyqrqlgv/1958-space-satellite-structure-patent-blueprint-nikki-marie-smit.jpg[/img][/center]

Moins détectable qu'un missile ayant une trajectoire fixe et une énorme traînée thermique au décollage, l'ogive attendrait sagement d'être à portée de la ville ciblée avant de sortir d'orbite, plongeant à plusieurs kilomètres par seconde tout en restant presque invisible aux radars jusqu'à sa collision avec l'atmosphère... laquelle n'aurait lieu que quelques secondes avant l'impact contre sa cible finale.
Puisqu'il était question d'annihiler une ville, plusieurs ogives pourraient même être déployées, certaines chargées non pas d'une arme mais bien de leurres thermiques, de leurres magnétiques, d'émetteurs radios et autres contre-mesures destinées à créer un "nuage" de signaux empêchant la prise pour cible de la véritable ogive au milieu du flou bruyant que détecteraient les éventuels radars.

C'était en tout cas la théorie de l'État-Major et ce qui serait offert aux alliés du Mahajanubia :
Un réseau d'ogives à armes chimiques, bactériologiques, virales, radioactives ou à fort potentiel explosif, disposé tout autour de la planète et guidé par un vaste réseau satellite, l'ensemble cofinancé par une dizaine de nations dans le but de pouvoir annihiler les centres de population de toute nation qui violerait la souveraineté d'une nation alliée du Mahajanubia.

L'ensemble resterait bien entendu pour l'instant secret : le Mahajanubia n'avait pas une telle ogive à offrir à l'heure actuelle.
Et même si elle existait, il n'était même pas sûr que le SRBM-001 "Antiqam" puisse permettre sa mise en orbite.
Et quand bien même, la seule arme chimique potente à disposition du Mahajanubia était le phosgene : un gaz très facile à produire en vaste quantité et à bas coût, ceci à partir d'industries civils existantes... mais absolument pas adapté au meurtre de masse.
Enfin, au vu de la réaction quasi-hystérique de plusieurs nations à la moindre annonce d'innovation technique, il était prudent d'attendre de pouvoir les mettre devant le fait accompli : quand le Commonwealth avait pensé à combiner un conteneur commercial et un missile de croisière, la communauté internationale avait frôlé la guerre mondiale avant même la mise en production du gadget.
La simple hypothèse d'un conteneur lance-missile suffisait à faire brunir les culottes de l'Impératrice Luciférienne au point qu'elle ordonne impulsivement le massacre de navires civils innocents. Si ledit conteneur avait en plus été dans l'espace, hors d'atteinte des valeurs sous-marins de l'Empire, on pouvait craindre pire.