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Posté : jeu. nov. 02, 2017 8:49 pm
par Alex Scker
- Il ne s'agit plus d'activités proprement internes mais des actions roleplay du Dosalhi, des détails, des écrits qui ne trouveraient pas leur place en un autre endroit. Un sommaire sera réalisé prochainement afin de grouper les différents évènements rythmant la vie du pays.
- Année 2034 : p. 1 à p. X
- ...
Posté : sam. déc. 23, 2017 11:29 pm
par Alex Scker
- [img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/51/3/1513806526-medias-sommeil.png[/img]
Au pays...
...des sans-sommeil
- Moins visible que les enjeux d'alimentation, climatiques ou encore économiques, la question du sommeil émerge à l'aube du siècle. Alors que la société mondiale est submergée par de nouveaux modes de vie synonymes d'accroissement des ressources disponibles, les temps les plus intimes des êtres se trouvent en danger. Selon [url=http://www.simpolitique.com/observatoire-dosalhi-sommeil-t15836.html]l'Observatoire Dosalhi du Sommeil[/url], plus de 25% de la population mondiale souffre de troubles du sommeil et près de 18% subiraient une dette chronique allant de plusieurs semaines à plusieurs mois et à plusieurs années. Première cause de mortalité sur les routes, nécessaire à la concentration requise par des professions essentielles - chirurgie, sécurité, recherche... -, corrélée à bien d'autres maladies de santé, les conséquences d'une mauvaise gestion collective du sommeil sont à prendre en considération de toute urgence.
Dans un pays majoritairement acquis à l'une des trois « religions du Livre » - Islam à 82% -, le sommeil subit d'ores et déjà une dévalorisation culturelle qui ne participe pas positivement à sa bonne tenue. Le sommeil est traditionnellement perçu comme un temps d'inactivité, où on se détourne de la divinité et de la collectivité. C'est pour cela qu'il est religieusement recommandé de se repentir avant tout repos, en ayant à l'esprit que l'on pourrait ne pas se réveiller le lendemain. Si les décès dus au manque de sommeil sont naturellement plus élevés que dans les contrées à influence hindouiste, bouddhiste ou orientales de manière générale, ceux-ci ont connu une forte augmentation ces dernières années, dégageant l'implication d'autres facteurs.
L'urbanisation et la digitalisation des modes de vie
Chaque année, la surface urbaine augmente de 2,1% au Dosalhi. L'urbanisation sous-tend la création de nouvelles périphéries, l'augmentation des temps de parcours dus aux migrations pendulaires - pour raisons professionnelles - et un éclairage qui n'en finit plus de briller avec toujours plus d'intensité. Ces facteurs, conjugués à l'individualisation et la multiplication des écrans, excitent les sens et tiennent en éveil bien plus longtemps que nécessaire, retardant l'heure du repos nocturne.
Le rythme 24/7 et la pression à la performance
La compétition à l'extérieur et à l'intérieur de tous les espaces existants s'intensifie, accéllérant le rythme d'ores et déjà supporté dans un contexte de rapides et fortes transformations. La journée ne suffit plus aux activités marchandes qui se déploient au-delà de toutes les barrières. Outre l'ouverture nocturne de magasins, d'institutions culturelles, des transports...le travail de nuit se développe bien au-delà de ces activités à haute visibilité, impactant surtout les femmes. Encore au-delà, c'est une véritable pression à la performance qui requiert de ses agents d'être toujours disponibles, toujours productifs afin d'atteindre leurs objectifs, au mépris de leur santé.
Les marchands de sable
Les symptômes du manque, de ce besoin de sommeil sont traités. En l'absence d'un soin de leurs causes, toute une industrie d'une valeur de plusieurs milliards s'est développée, bénéficiant d'une croissance annuelle à faire rougir certaines des plus grandes entreprises privées de notre temps. La pharmacologie vient à grand renfort de ces « générations de zombies », leur promettant un sommeil artificiel et faussement réparateur. Drogues extrêmement nocives pour les organes cognitifs de leurs obligés, elles perturbent la conduite du cycle physiologique et rendent ses malades dépendants de leur substance. On assiste à un regroupement des vendeurs de matelas, de produits pharmacologiques et d'outillages dernier cri destinés au sommeil, marketant un environnement intime favorable à cette activité alors que l'enjeu est profondément politique et social.
10 décembre 2034
Posté : dim. déc. 24, 2017 12:52 pm
par Alex Scker
- [img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/51/7/1514109413-dodo.png[/img]
Dans les ombres...
...du Triumvirat
- Etonnement, l'histoire du Dosalhi avait connu à maintes reprises l'emprise de triumvirats officieux, gouvernant avec ou au-dessus de ses princes régnants. Emergeant lors de périodes d'affaiblissement du pouvoir central, ils apportent généralement stabilité et réformes à des structures sociales et politiques vieillissantes. Le sultan devient alors un symbole utile mais seulement un symbole, dont la légitimité et les ambitions restent toutefois à maîtriser, au risque d'être évincé. Profitant du décès du sultan précédent et de la jeunesse de son héritier, le dernier en date est toujours en pleine possession de ses pouvoirs. Il rassemble l'armée, les services secrets et un troisième pouvoir parlementaire plus ou moins muselé. Il n'est ni le premier, ni certainement le dernier.
Réunis dans une ancienne maison de maître dans le pur style indo-islamique, les trois hommes déambulaient sous les arches transverses ocres, vêtus de leurs habits traditionnels blancs et bordeaux. Mohsin Aslam, patron des services spéciaux du sultanat, aborait un sourire cynique et arrogant bien habituel. Il repeignait de temps à autres ses cheveux poivre-sel en arrière, comme pour se donner de la contenance. Il était suivi sur sa droite par Shabir Iqtab, à la tête des forces du Dosalhi, une expression sérieuse et sans émotion dessinait les traits de son visage. Il affichait la retenue et la pudeur du haut-gradé dont l'expérience égalait la sagesse militaire. Enfin, sur la droite de ce dernier, se tenait Adnaan Tahir, chef du gouvernement et grand museleur de la majorité et de l'opposition. Son attitude était bien plus affable, propre aux politiciens dont la conduite n'allait pas à effrayer ses interlocuteurs mais afficher un masque d'hypocrisie en toutes circonstances.
Ni domestique, ni bruit autre que leurs pas ne venaient briser le silence de leur promenade.
Au-dehors, l'eau du ciel pleuvait à très grande intensité, couvrant les toits d'un manteau que l'on jurerait vivant, au regard de son empressement à rejoindre la terre.
Adnaan Tahir:
Chef du gouvernement
« Immigration, tensions aux frontières, nouveaux problèmes de santé et...ce Lotus bleu qui persiste à saper notre autorité dans certaines provinces. Bien heureusement, le parlement se tient sage mais cette secte n'en reste pas mois une épine dans notre agenda. Le Dosalhi a besoin de réformes et il l'a toujours fait de manière éclairée avec trois hommes à sa tête. Les sultans sont symboliquement forts mais n'ont pas toujours des jugements des plus triomphants... »
L'officier répondit à la moue soucieuse de son interlocuteur sur un ton déterminé, s'arrêtant un instant pour contempler la pluie fondant sur les jardins intérieurs de la maison. Un petit groupe de singes rhésus (bandar) s'étaient abbrités sous un rocher, lavant les fruits qu'ils avaient récolté plus tôt avant de s'en nourrir.
Shabir Iqtab:
Chef des armées
« Nous veillons à éliminer les membres de la secte du Lotus bleu mais ils persistent dans les campagnes, propageant leur fausse-religion et leurs certitudes. Ce n'est qu'une question de temps avant que le dernier d'entre-eux ne disparaisse...je suis confiant dans nos capacités à l'exécuter sans bruit médiatique. Outre notre contrôle sur la presse, aucun agent étranger n'a découvert nos délicates activités intérieures.
Je me sens bien plus préoccupé par le jeune sultan...il approche de sa majorité.
Que ferons-nous lorsqu'il désirera gouverner pour lui-même ? »
Le maître des ombres claqua des doigts en prenant la parole, puisant une grande satisfaction de ce geste d'ancrage qu'il s'était attribué depuis longtemps. Une expression confiante se dessina sur son visage ridé, à peine masquée par la barbe noire soigneusement entretenue qui lui mangeait le visage.
Mohsin Aslam :
Dir. des Services Spéciaux
« L'héritier ? Il est bien trop occupé à dilapider sa fortune aux jeux...et se détourner de ses soutiens islamiques, aucun risque.
Continuons à l'endormir de nos douces paroles et nous n'aurons pas à nous en faire.
Le sultanat est plus utile en bibelot qu'en maître dans l'ère à venir. »
Franchissant une intersection, les trois compères s'arrêtèrent net devant une grosse souris filant à toute vitesse dans le couloir de gauche. Trois matous, fins et agiles, se précipitèrent à sa poursuite. Au terme d'une course effrennée, ils se jettèrent sur leur proie, l'achevant en jouant violemment avec. Ses cris de détresse couvraient à peine le petit rire malsain des trois observateurs qui détenaient le pays dans leur paume.
11 décembre 2034
Posté : mer. janv. 03, 2018 12:35 pm
par Alex Scker
- [img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/01/3/1514975994-carto.png[/img]
Au pays...
...et ses villes
- [url=https://image.noelshack.com/fichiers/2018/01/3/1514979973-carte-dosalhi-villes-dvt.png]Carte des villes du Dosalhi[/url]
Le Dosalhi a été historiquement marqué par un développement littoral particulièrement important, dû à la présence de l'estuaire du Dar, catalyseur de flux humains, de biens et de capitaux particulièrement importants. En géographie économique, le pays du matin calme est divisé en trois zones : le croissant rouge (dynamique, urbanisant, en croissance et connecté), le triangle du vide (peu développé malgré de nombreuses opportunités, rentier de ses activités aurifères) et des zones intermédiaires non-colorées sur la carte.
Le « croissant rouge » :
- Dhabeji - En dosalhi ancien, Dhabeji signifie « porte sur l'horizon ». Municipalité la plus occidentale, cette cité insulaire est traditionnellement tournée vers le commerce continental et son déploiement vers l'ouest. Ses activités de pêche et de transport de marchandises contribuent - encore aujourd'hui - significativement à sa prospérité.
- Bandiari - Portuaire à l'image de Dhabeji, Bandiari est un carrefour permettant de relier Sahama et Gandabad à l'interface littorale ouest, porte d'entrée des échanges sur le monde. Reliée à Dhabeji par un pont particulièrement long, la municipalité a réussi à se positionner comme un point de passage incontournable des flux commerciaux. Elle permet aussi l'acheminement des ressources charbonneuses, extraites des montagnes en définissant la frontière sud.
- Sahama - Capitale politique, Sahama rayonne culturellement et politiquement, s'érigeant en vitrine du Dosalhi. La présence de l'ensemble quasi-complet des institutions gouvernementales du pays et d'institutions financières de premier plan en assure l'attractivité, renforcée par la volonté de son administration de concurrencer ses « grandes soeurs janubiennes ».
- Gandabad - Moderne, dynamique et toujours en mouvement, Gandabad grouille de monde et d'idées. Capitale économique du pays, la municipalité bénéficie d'un amplacement de choix vers l'embouchure de l'estuaire. Elle reste suffisamment en retrait de cette dernière pour capter les flux qui transitent vers l'océan et suffisamment en avance pour les nourrir à son tour.
- Lekhi et Daska - Complémentaires, les deux municipalités vivent du commerce littoral, du tourisme et majoritairement d'activités de service, bénéficiant de l'attractivité de la zone.
- Le « triangle du vide » :
- Bohlaru - Autrefois un point de passage privilégié, la municipalité a échoué à se maintenir dans la chaine régionale de création de valeur, observant avec regret la montée en puissance d'autres points de passage fluviaux. Le commerce d'or s'étant plus ou moins déplacé en d'autres points du Dosalhi, elle n'en bénéficie plus autant qu'historiquement.
- Jantlapur - Localisée dans une région riche en ressources aurifères, la cité vit principalement de ses activités rentières d'exploitation. Les réseaux criminels s'y développent avec force, profitant d'un élan favorable du marché des stupéfiants (majoritairement des activités de production).
8 janvier 2035
Posté : ven. janv. 05, 2018 11:14 pm
par Alex Scker
- [img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/51/7/1514109413-dodo.png[/img]
Au pays...
Le régime politique dosalhi
- En 1989, alors que de nombreux miasmes agitaient l'empire colonial britton, Talal Sharida - père de l'actuel sultan - proclama l'indépendance du Dosalhi. Protectorat jusqu'à l'année fatidique, l'Etat dosalhi n'était pas récent. Le pouvoir et ses relais d'influence traditionnels avaient continué à gérer les affaires internes d'une main indépendante. De l'établissement des premiers comptoirs coloniaux en 1544 à sa mise sous tutelle, les maîtres naturels du pays du matin calme s'étaient maintenus, du moins en apparence. Si les premières années de pleine souveraineté ont pu donner l'impression d'un assouplissement du régime - toujours clamé comme étant à l'oeuvre - le verrouillage de la scène politique dosalhi a été effectué avec la minutie de l'horloger. En réalité, les formes prises par le pouvoir ont évolué, élaborant de nouvelles pratiques du contrôle de leurs populations afin d'assurer la domination du premier cercle.
Seule l'émergence du pouvoir triumviral, alliance entre l'appareil sécuritaire habituellement dévolu au sultan - armée et services secrets - ainsi que le parlement servant jusqu'à tout récemment de chambre d'enregistrement, a permis une démocratisation timide mais effective du pays. Ce changement profond n'a été rendu possible que par le jeune âge de l'actuel sultan - succédant à son père Talal - et l'épuisement des ressources symboliques et matérielles sur lesquelles se basait le régime post-indépendance.
Un parti hégémonique
La mobilisation nécessaire à l'obtention de l'indépendance n'aurait pas été possible sans le développement d'un parti appelé à tenir une position hégémonique sur l'échiquier politique dosalhi. Encouragé par des structures habituellement peu enclines à ouvrir la scène publique, le Dosalhee Sarvabhaum Partee (DSP) s'est formé autour d'un seul objectif initial : l'indépendance. Nourri d'idées développementalistes, d'apports démocratiques et socialistes de l'étranger, le mouvement a composé favorablement avec le sultan dans les premières années, aboutissant à la mise en place d'un corpus constitutionnel, la création d'un parlement, la tenue d'élections et la création d'une citoyenneté dosalhi - incluant les droits qui y sont rattachés. Soutenu par la population, le DSP a régné sans autre figure concurrente que le sultan, ne se positionnant point sur un clivage séparant des bords politiques mais mobilisant autour de projets.
La persistance du contrôle
Ce qui a permis au régime profond de reprendre la main sur le champs d'action politique, c'est la mise en place effective d'une stratégie de renversement des structures de pouvoir de la société civile. Toute association ou groupe d'intérêt commun - le DSP y compris - a subi une lente infiltration des agents du régime - cercles bénéficiant de près ou de loin du pouvoir en place -, tissant un réseau de surveillance généralisé, paralysant à la source toute organisation contestataire. L'élan du DSP s'est ralenti avant de s'immobiliser plus ou moins, promis à un long sommeil. Dans de telles conditions, il ne s'agit plus de l'Etat contre la société civile mais des organisations de la société civile contre les civils. D'une redoutable efficacité, cette première stratégie de contrôle a permis au sultan de reprendre l'ascendant, effaçant d'un revers de main certaines avancées pour consolider son pouvoir. D'un autre côté, elle aura donné une assise considérable à l'armée ainsi qu'aux services secrets, véritables maîtres du système autoritaire mis en place par le sultanat.
Un coup d'Etat silencieux
Les factions controlant le pays n'allant pas jusqu'à se confondre, le décès du sultan en 2019 n'a pas été perçu par ses dirigeants comme une perte propre, mais comme une opportunité d'exploiter l'état de faiblesse du palais. Le jeune âge de l'héritier de Talal Sharida aidant, l'armée, les services secrets et le parlement ont réussi un « coup d'Etat silencieux », tout en coulisses, assumant la gouvernance du Dosalhi en assouplissant le fonctionnement autoritaire. Cette formation appelée Triumvirat - un cas qui n'était pas rare dans l'histoire du sultanat - a conduit à des politiques d'ouverture, libéralisant une contrée qui restait sévèrement verrouillée sous la loi du défun sultan. Après plus de 16 ans d'exercice du pouvoir, le Triumvirat a apporté croissance, stabilité et internationalisation au Dosalhi, l'érigeant au rang de 12ème puissance économique mondiale. L'ouverture du pays du matin calme a aussi amené de nouvelles ressources au pouvoir, lui permettant de se maintenir en promettant progrès économiques et sociaux à une population moyennisante.
A l'aube d'atteindre l'âge d'exercice du pouvoir pour le jeune héritier du sultanat, dans une atmosphère économique de déclin que l'on espère conjoncturel, le contrat social et politique actuel du Dosalhi pourrait être sévèrement remis en cause...mais cela, nous ne pouvons encore le prédire.
15 janvier 2035
Posté : jeu. janv. 25, 2018 5:26 pm
par Alex Scker
- [img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/03/2/1516135128-dosalhi-coupe-du-grand-est-petit.png[/img]
Au pays...
...et ses stades
- Le Dosalhi est en passe d'accueillir dans quelques semaines l'une des plus prestigieuses compétitions internationales de football : la Coupe du Grand Est. Rassemblant toutes les nations de Natolique, Janubie et de Nayoque, l'évènement se promettait d'être grandiose. Pour un pays qui avait du mal à faire parler de lui hors de Janubie, l'opportunité était bien trop belle pour ne pas être saisie. L'évènement coutera cher mais il rapportera bien plus en visibilité. Investisseurs, population lambda et gouvernements d'autres continents auront leurs yeux braqués, ne serait-ce qu'un instant, sur le sultanat.
En complément de ces installations d'ores et déjà existantes, l'Etat dosalhi a lancé il y a de cela plusieurs mois la construction d'un ensemble d'immeubles et de facilités pour accueillir les délégations étrangères : lits king size, spas, salles de sport, jardins, salons de massage...tout ce qui est nécessaire pour rendre agréable leur séjour au Dosalhi. Les quartiers aux alentours des différents lieux de passage ou de séjour des délégations étrangères font l'objet d'ambitieux plans de re-aménagements, lorsqu'il est nécessaire, afin de polir la vitrine nationale.
Sharida Stadium - 81 000 sièges [url=https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/1/19/London_Olympic_Stadium_Interior_-_April_2012.jpg/1280px-London_Olympic_Stadium_Interior_-_April_2012.jpg](aperçu)[/url]
Construit en hommage à la dynastie régnante depuis la création du Dosalhi moderne, le Sharida Stadium détient la plus grande capacité d'accueil de tout le pays du matin calme. Connu du dosalhi moyen, il apparait souvent sur les écrans, soutenant manifestations sportives, culturelles mais aussi politiques en plein coeur de la capitale. Instrument réservé à la dynastie, il met en avant les grandes figures du sultanat de manière bien ostentatoire.
Gandabad Stadium - 75 000 sièges [url=https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/b/b2/Homebush%2C_NSW%2C_Australia.jpg/1200px-Homebush%2C_NSW%2C_Australia.jpg](aperçu)[/url]
Somptieux, à l'architecture ingénieuse, le Gandabad Stadium est un « cadeau » des barons locaux à une cité en plein essor. Capitale économique du pays, Gandabad est un atout pour ses maîtres (responsables politiques, clans de marchands, notables...) n'hésitant pas à faire la démonstration régulière de leur aisance matérielle et symbolique à travers de fastes représentations ou leur sponsorisation.
Lekhi Stadium - 66 000 sièges [url=https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/7/74/Rgis_uppal.jpg](aperçu)[/url]
Plus ancien, le Lekhi Stadium bénéficie habituellement d'une visibilité circonscrite à sa région, en raison de capacités d'accueil plus limités. Il accueille surtout un public de passage.
Bright Millennium Stadium - 51 000 sièges [url=https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/c/c6/DY_Patil_IPL.jpg](aperçu)[/url]
Plus modeste, le Bright Millennium Stadium a été construit par l'alliance de diverses grandes entreprises nationales, s'assurant un relai publicitaire local sur le long terme, dans une région certes désertée à l'est mais toujours intéressante pour écouler leurs invendus et affirmer leur présence.
15 mars 2035
Posté : mar. janv. 30, 2018 8:30 am
par Alex Scker
- [img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/51/7/1514109413-dodo.png[/img]
Dans les ombres...
...du charivari
- L'appareil sécuritaire dosalhi a dénombré plus de [url=http://www.simpolitique.com/post332531.html#p332531]25 000 participants aux manifestations[/url] qui secouent le pays alors que [url=http://www.simpolitique.com/post332533.html#p332533]l'un des plus grands évènements sportifs d'Orient[/url] s'y déroule actuellement. L'attroupement suscite des moues peu expressives au sein des démocraties libérales de ce monde, habituées à bien plus de mécontents. Il n'est cependant pas commun d'assister à une telle célébration de colère et d'indignation sur le sol d'une démocratie franchement illibérale, pour ne pas utiliser un lexique interdit, celui des autoritarismes.
Souhaitant gagner la sympathie des consommateurs médiatiques étrangers autant que des gouvernements, aux tirades opportunistes, le gouvernement dosalhi a privilégié d'autres solutions que celles qui font habituellement recette, entre matraques et bottes cloutées. Ses ministres ont ainsi expressément convié tout un cortège de représentants d'organismes publics et privés du secteur spatial et de l'écosystème qui bénéficie directement de son essor. Outre des déclarations enthousiastes et optimistes face à la presse, mettant avantageusement en avant les politiques publiques spatiales de l'Etat, chaque délégation était accompagnée d'un embauché récent et « modèle ».
« Il ne faut pas oublier que notre stratégie mutualiste, en mettant en commun notre parc satellitaire avec le Mahajanubia, s'inscrit au contraire dans une optique de diminution des coûts à terme. De très nombreuses entreprises, de très nombreux services dont dépendent les dosalhi au quotidien sont assurés par les objets que nous envoyons là-haut. Il devient non seulement souhaitable de s'en occuper dès maintenant mais aussi sage de procéder de notre manière » a cru bon de déclarer à la presse Syed Abbas Iqbal, ministre délégué à l'économie et aux finances publiques.
Si l'opération de communication a semblé porter ses fruits, jetant le doute parmi les protestataires, elle n'a pas suffit à apaiser la grogne sociale de ceux qui s'estiment incompris et laissés de côté. Le nombre de manifestants a doublé depuis la sortie du silence des sous-fifres du Sultanat, témoignant d'une forte asymétrie entre l'offre gouvernementale et la demande politique de ses administrés. L'impossibilité momentanée de l'appareil sécuritaire à agir, en raison de la surmédiatisation internationale passagère du pays, est une fenêtre de tir formidable pour les manifestants qui pourraient se sentir pousser des ailes et réclamer bien plus que de l'argent sonnant et trébuchant.
29 Mars 2035