Page 1 sur 1
Posté : jeu. sept. 14, 2017 10:30 pm
par Sébaldie
(introduction à construire)
Posté : jeu. sept. 14, 2017 10:31 pm
par Sébaldie
- [justify][center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/756052Presse3.png[/img]
11 février 2034
L’avancée sociale arrêtée par la Noblesse
[img]https://www.peacepalacelibrary.nl/wp-content/uploads/2016/06/Bertha-2016-II-Newsletter-Featured-Image.jpg[/img]
Portrait à l’ancienne d’Alexandrine Tar D'Omnes, Baronne de Movopolis[/center]
Le texte suivant est une tribune entièrement rédigée par la Baronne Alexandrine Tar D'Omnes, à laquelle La Profanino a laissé carte blanche pour exprimer sa révolte quant à la Principauté des Privilèges de Movopolis, et exercer son droit de réponse quant à la campagne de calomnie dont elle est actuellement victime.
(HRP : texte entièrement rédigé par Anarcohème, merci à lui !)
C'était à prévoir, dans un état princier, même les nobles votent contre le progressisme. En effet, vous l'avez sans doute remarqué, c'est en vertu d'un véritable prunier que ma personne est usitée sur les réseaux sociaux, un tel arbre que chacun secoue, pour récolter les fruits et en faire des confitures infâmes et dénoncer l'arbre même pour dénoncer la qualité désastreuse de la denrée mauve. Ainsi que ce pauvre fruitier, les nobles réactionnaires se sont donnés à cœur joie ma déconfiture, en invoquant le communisme, mes racines et parfois même l'antidémocraticité des lois proposées, non pas réellement miennes car nous les avons faîtes ensemble mais dont j'en porte fièrement la responsabilité, étant la seule à les avoir signées. Si j'ai écrit cette tribune, ce n'est guère pour me lamenter sur mon sort, mais pour invoquer un quousque tandem à propos de la récession des nobles majoritaire au niveau humain. Je fais donc cet article pour défendre les thèses qui sont miennes et seront vôtres si vous pensiez ainsi que mes coreligionnaires.
D'abord on critique la loi de transition énergétique, pourquoi ? car je serais "un agent du parti communiste souvarien, instituée comme noble par ledit parti". Donc ça signifie qu'on peut défendre l'écologie, le social qu'à condition d'avoir payé sa noblesse seul, de se gaver sur le dos des plus faibles ? Ou alors faut-il avoir un passé correct pour proposer une loi acceptable ? Madame d'Urvanuk, n'a pas bonne figure avec son meurtre, pourtant on l'écoute (trop parfois), on débat sans invoquer son assassinat, son passé obscur au Vonalya, l'ai-je déjà invoqué, non, jamais, rien dessus. Le respect n'est pas réciproque chez les législateurs semblerait-il. Donc après cette diarrhée de mots haineux et aussi utiles qu'une paire de bottes à un unijambiste, il reste celles de Monsieur Ortolano qui est meilleur mafieux qu'orateur quoique médiocre comme son passé nous le montra, et de Madame Sinclair qui de toute évidence n'y connait rien au totalitarisme, ni à l'égalitarisme, c'est pas dans une banque qu'on apprend ce genre de chose, que voulez-vous ? Donc toutes ces attaques ne sont que puériles et fondaient sur rien, pas un argument valable, une preuve, juste "Je suis le Saint Esprit, tout m'est dû, tout m'est inné, voilà ma Sainte Pensée et mon action digne du plus grand Martyr." donc je ne m'attarderais pas plus sur cette carabistouille, cette bouillie immonde et déplorable des esprits de la finance et du crime.
Ainsi la loi de l'Indépendance énergétique va entraîner une grande collaboration pour rapprocher quelques entités entre elles et donc dans une certaine mesure offrir à la Principauté un rôle central dans la Ligue, cela ne fait aucun doute mais certains préfèrent taire les avantages pour conspuer sur un salmigondis d'erreurs infondées. Elle va également relancer l'emploi, on ne construit pas 600km de barrage hydraulique avec trois « pélos » sans diplômes, ensuite cela permettra à chacun de bénéficier d'électricité à un coût raisonnable tout en fonctionnant à 100% au renouvelable au Movopolis et en laissant cette entreprise à l'état pour garantir légalement la pérennisation du coût faible et de l'entreprise. En somme ça fera économiser de l'argent à tous les Movopolitains, dans une coopération inter-entités, tout en gardant une sécurité et un système pérenne pour assurer l'avenir de la Ligue et en devenir un point clé, un des objectifs internes de la Principauté, que demander de plus ? Que celle qui propose l'idée ne soit pas communiste ? Non. Il n'y a rien qui va tuer la démocratie du Movopolis ou je-ne-sais-quoi... les entreprises d'énergies existantes dîtes-vous ? Mais ça sera à l'exécutif de racheter leur structure si elles sont renouvelables et de les démanteler si ce n'est pas le cas, enfin il fera ce qu'il a à faire.
Ensuite la loi sur la décence nobiliaire, alors là, rien de plus normal. Le noble ne s'enrichit plus autant, il distribue, il légifère, il est jugé, il est sujet comme le plus simple des mendiants. Quoi de plus normal ? Si un noble est ruiné, il gagnera de quoi vivre décemment pour continuer de légiférer, c'est une sécurité pour que la loi ne subisse pas les aléas de la crise. Les nobles sont plus taxés, bien sûr c'est pour équilibrer et lui faire comprendre que l'argent c'est bien mais son travail législatif passe avant tout ! Ils doivent montrer l'exemple en partageant la richesse quand tant de gens vivent dans la pauvreté. Et cette richesse qu'advint-elle ? Elle devient des enveloppes pour offrir à des projets nationaux ou nationalisés des moyens mais également les entreprises locales, biologiques, équitables, bref, sociales et humaines qui sont les entreprises de l'avenir et ont besoin de soutien économique à l'aube de leur lutte dans cette savane pécuniaire ou les fauves léonins sont les multinationales. Mais encore, nous proposons la fin de l'immunité nobiliaire, chacun est jugé équitablement dans des procès comme le plus simple quidam, les nobles n'agiront ainsi jamais au grand jamais, impunément. Et enfin, un noble absent et qui répond aux abonnés absents pourra être radié, comme ça il ne sera pas que tourné vers l'argent ou je-ne-sais-quel avantage que lui profère son statut, sans en assurer les devoirs.
Bon après, nous avons la décence économique qui elle ne sera pas de la roustanponne à l'encontre de celles qu'acceptassent en mon absence, les nobles auparavant. Donc déjà et ça fait polémique on échelonne les taxations, ainsi qu'un escalier dont les marches ne s'éloignent pas de 10 cm puis 50 cm ou pis qu'une seule marche, un haut mur en toute vérité, comme ce qui se fait à l'heure où j'écris ces quelques lignes. Ensuite et ça fait polémique, il existera un salaire minimum et un temps de travail maximum pour qu'on ne paie pas un employé qui travaille 42 heures par semaine, en deçà du seuil de pauvreté, chose possible actuellement, désormais il faudra payer pour 38 heures le triple du seuil susmentionné, pour éradiquer la pauvreté et le chômage, car moins on travaille d'heures, plus de personnes peuvent travailler. Et puis il y a également les salaires maximums qui servent à obliger les patrons à augmenter les salaires pour que le leur augmente avec, voilà une mesure sociale, et d'obliger les nobles à augmenter le salaire minimum également. Enfin on taxera les grosses fortunes et les gros salaires, ça ne s'appliquera qu'au 5% de la population qui gagne le plus et aux fortunes colossales de manière à ce qu'on ne puisse avoir plus de 1 500 000 Lires Amarantines dans son coffre-fort quand des pauvres meurent de faim, après on verra.
Enfin la loi sur la décence sociale, celle qui fît défaillir plus d'un ténor de la législation sans doute. Pour lutter contre la pauvreté que l'on croise sans toit, les maisons inhabitées et non-louées seront réhabilitées pour permettre aux gens qui ne le peuvent d'avoir un toit où vivre, c'est en tout point scandaleux, n'est-ce pas ? Des pauvres dans des maisons payées par l'état, bouh ! Ensuite dans mon effroyablement étendu océan d'ignominie, j'ai proposé qu'en cas de litige entre patron et employé, un noble puisse en faire une affaire judiciaire pour que triomphassent les employés contre les abus patronaux, quelle horreur ! Tous les patrons sont bien sûr bienveillants et préférerez se pendre plutôt que de vous voler un tant soit peu ! Et puis qu'un noble puisse créer un parti, là où il n'en existe aucun dans notre "chère" démocratie princière, c'est bien sûr du communisme à but totalitaire, c'est vrai, la diversité fait la dictature rouge. Palsambleu ! Un comité pour mener des actions indépendamment de l'état, avec des responsabilités et logé chez les terres princières, quel hérétique suis-je pour proposer cela ! Imaginez donc les Comités Communistes que je créerais et les Comités diverses qui en découleront de chaque noble ! Je suis un vrai diable pour ordonner cela au peuple ! Et, j'en ai les yeux qui saignent, une Soupe et un Fond Populaire payés par l'état pour nourrir et permettre à la population démunie de survivre, c'est digne des rouges les plus rouges, qui veulent mettre à genoux le monde sous le joug de leur dictature ultra-minoritaire. Et l'arrêt des pendaisons, des fusillades, des coups de gourdins, des chaises électriques, suis-je sotte à telle point pour demander ça ? Comment la Justice s'amusera-t-elle donc ? Quelle dictatrice je fais ! Et puis les médias ne sont plus favorisés et les offenses nobiliaires seront impunis au nom de la liberté d'expression, et l'offense au Prince juste amendable, quel totalitarisme extrême ! Enfin les limitations de libertés de grèves et d'association ne seront que temporelles, c'est bien une proposition de Communiste profonde !
Vous voyez ? Avec ses braves lumières hardies, on m'a démasqué !
J'ai bien sûr pris le sujet avec humour mais il faut bien voir que leur soi-disant réflexions et explications de leur vote négatif, ne sont que de la poudre de perlimpinpin, on vous dit que c'est pour préserver la démocratie et dans le même temps, on propose des lois pour que les nobles s'enrichissent mieux, n'est-ce pas madame la signataire prime de la loi qui baissât la taxation nobiliaire ? Ou devrais-je écrire Madame d'Urvanuk ? Comme quoi c'est avec les vieux pots qu'on fait les meilleurs confitures (de prunes) et avec les poires qu'on fait la meilleure tambouille.
[right]Alexandrine Tar D'Omnes[/right][/justify]
Posté : ven. sept. 15, 2017 7:47 pm
par Sébaldie
- [justify][center][img]https://img11.hostingpics.net/pics/542707Axioprepeies.png[/img]
15 février 2034
Droit de réponse de la Baronne Ottilia Renarde-de-Feu (1/2)[/center]
Le texte suivant est une tribune entièrement rédigée par la Baronne Ottilia Renarde-de-Feu. Il n’engage donc pas la responsabilité de la rédaction d’Axoprépeies.
(HRP : texte entièrement rédigé par Alwine, merci à lui !)
Il y a peu de temps paraissait dans La Profanio une longue lettre ouverte d'Alexandrine Tar D'Omnes, défendant sa dernière série de lois délirantes et portant des accusations personnelles contre plusieurs nobles, et principalement contre moi. J'ai demandé à ce journal un droit de réponse à mon tour entre ses pages, et celui-ci m'a été hautainement refusé, disant bien, je crois, tout le sens de la neutralité que l'on est en droit d'attendre dans ce titre. Heureusement, d'autres journalistes se sont montrés prêt à faire entendre la voix de la pluralité des opinions, et je les en remercie. Je vais donc m'employer à répondre à madame Tar D'Omnes point par point, en démontrant la fausseté de tous ses arguments et en allant chercher les points les plus absurdes de ces lois qu'elle a au besoin soigneusement veillé à laisser dans l'ombre.
Tout d'abord, madame Tar D'Omnes passe un long moment à se plaindre d'attaques soit-disant gratuites portées contre elles, tout en prétendant n'avoir jamais, pour sa part, versé dans l'attaque personnelle. D'une part de nombreux arguments sont déjà venus, même avant cette mise au point formelle à laquelle je m'emploie aujourd'hui publiquement, contrer les points les plus stupides de son argumentaire. Deuxièmement madame Tar D'Omnes se répand en attaques personnelles depuis son arrivée. Elle m'a déjà traité personnellement d'ordure et de déchet de l'assemblée nobiliaire, entre autres choses, et je ne compte pas ses logorrhée les plus délirantes. Madame Tar D'Omnes ne sait pas elle-même voler plus haut que l'argument de dérision ou l'attaque personnelle, et elle voudrait plaquer cette image sur toute personne n'étant pas d'accord avec elle. Dès que vous vous alignez sur un point qu'elle a avancé, vous êtes un saint. Si vous êtes contre, vous êtes au choix un parvenu, un corrompu, un vendu, un démon, un déchet ou un idiot. Et c'est de cette femme-là que La Profanio veut faire la représentante de la noblesse féminine en Amarantie ! Hé bien, je ne sais pas si le choix est des plus judicieux...
Mais passons au concret ! Son premier point, et sa première loi, dites de l'indépendance énergétique. Sur le principe, bien sûr, l'idée est bonne : agir pour que Movopolis soit plus indépendante énergétiquement, en misant sur les énergies renouvelables. J'en suis tout à fait d'accord, j'ai même promu, depuis mon arrivée jusqu'à aujourd'hui, la diffusion de l'énergie solaire. L'énergie marémotrice en elle-même est une énergie intéressante, et il pourrait être pertinent qu'une noble entreprenante tente d'implanter une centrale pour étudier la réelle production de cette énergie à Movopolis. Mais ce n'est pas ce que se propose de faire madame Tar D'Omnes. Elle propose d'engager le gouvernement pour trente milliards de dollars. Trente milliards. C'est plus que le PIB total de n'importe quelle entité amarantine. Même en comptant le fait qu'elle compte proposer un partenariat à la Fragasie, la Dorobie, les Octaves, la Griotori, la Sceptrie et le Montorive, le PIB de toutes ces entités et de Movopolis réunis ne culminait, l'année dernière, qu'à moins de quatorze milliards. Même en comptant une belle croissance, disons que la construction engagerait un coût de deux fois le PIB de l'ensemble des entités concernées ! Le tout entièrement sur des fonds publiques bien entendu, nous y reviendrons plus tard.
On voit donc que la somme proposée est tout simplement délirante, le fruit d'un cerveau qui joue avec les chiffres publiques comme des abstractions, et jamais avec son argent propre. Passons, oublions cela, regardons le reste. La loi d'une part oublie totalement l'exécutif movopolitain, d'autre part oublie totalement de demander leur avis aux autres entités concernées. Signalons que, par exemple, la Fragasie est fortement liée à la VSV, laquelle est fortement liée au Vryheid, lequel gagne la majorité de sa richesse grâce aux hydrocarbures. Il est ubuesque d'imaginer que cette entité va gentiment jeter tout à la poubelle pour un projet de ce genre, et ce n'est que l'exemple le plus évident ! Comme vu plus haut, les coûts sont impayables : certes, on me fera remarquer que les coûts ne sont pas à payer en un an, mais quelle banque acceptera de financer ça ? Enfin, aucune étude de faisabilité n'a été faites. Rappelons que Movopolis se trouve dans l'une des mers avec les marées les moins fortes du monde, que la force des vagues y est fortement amoindrie par la présence d'obstacles au large de nos côtes – péninsule lucanienne, îles diverses comme celles du Caskar et ainsi de suite – ou encore que ces centrales demanderaient une énorme portion de côte, tuant toute activité touristique et nécessitant surtout le rachat par l'état des terrains concernés, pour un coût supplémentaire non-chiffré... à moins que madame Tar D'Omnes ne compte les nationaliser ?
Car n'oublions pas qu'à la fin, nous aurions une entreprise d'état, avec un prix plafonné créant de facto un monopole énergétique, puisque les autres entreprises devraient s'adapter à ce prix ou mourir. De ce fait, non seulement cela créerait un appauvrissement de la diversité des fournisseurs, mais en plus l'état se retrouverait avec une énorme dette du fait de la construction de cet ouvrage pharaonique, des plages défigurées à jamais, une activité touristique de côte totalement morte, mais en plus il ne pourrait même pas se rembourser puisqu'il vendrait l'énergie quasiment à perte ! Ors pourtant l'état ne serait pas en position de cracher sur des revenus, vu les autres lois proposées, mais je vais y revenir.
Je pourrais encore continuer longtemps, mais j'ai hélas trois autres lois encore à examiner.
Continuons donc avec la loi dites de décence nobiliaire. C'est la plus profondément débile, parce qu'elle oublie une chose fondamentale : les nobles ne sont pas des fonctionnaires élus, mais bien des contributeurs au budget de l'état. Un noble paye sa place dix millions tous les trois ans. Il est complètement débile d'imaginer que s'il fait faillite, c'est à l'état de le payer, c'est bien lui qui paye l'état pour être noble ! De même ce n'est pas à l'état de lui allouer des fonds ou un logement ! La fonction première de la noblesse est d'éviter la banqueroute de la Principauté, au cas où madame Tar D'Omnes l'aurait oublié, pas de consommer des fonds publiques ! Ce qu'elle propose c'est l'instauration d'une caste d'élus, de fonctionnaires, qui tireront l'argent de l'état au lieu de lui en rapporter : ce n'est pas le principe d'un noble. De là aussi les bêtises sur le fait de conditionner la noblesse à la participation législative : la noblesse est bel et bien là pour apporter des fonds. Son activité législative est accessoire, seul madame Tar D'Omnes en fait un fond de commerce, et voudrait donc être rétribuer pour ça.
Car là est le problème : madame Tar D'Omnes ne comprend absolument pas le principe de la noblesse movopolitaine. Quand elle dit que « le noble ne s'enrichit plus il distribue », elle est dans l'erreur : c'est maintenant que le noble apporte de la richesse. La loi pour une juste taxation nobiliaire n'était pas là pour enrichir les nobles, mais pour leur permettre d'entreprendre. La preuve elle n'a pas diminué la taxe sur la fortune, mais bien la taxe sur les entreprises. Pourquoi ? Pour créer un appel d'air permettant aux nobles d'être créateurs d'emplois, de richesse, de croissance ! Et c'est bien ce qui s'est passé pour toute une série de nobles ! Mais pour ceux qui ne sont pas dans le cas, s'enrichissent-ils ? Non ! Pour que la loi leur « profite », il faut qu'ils soient actifs : ceux qui ne le sont pas ne s'enrichissent ni ne s'appauvrisse, la loi passe sur eux sans rien changer à leur vie. Forcément, madame Tar D'Omnes ne produit rien, elle, donc on comprend que le principe lui soit passé au-dessus de la tête.
Car au fond, actuellement, là où le gros de la noblesse est constitué de gens qui agissent pour financer leur propre titre, et donc au bout de trois ans réinjecter de l'argent dans les caisses de l'état via ce qu'on pourrait assimiler à un impôt fixe et massif sur les nobles – dix millions par tête tout de même – madame Tar D'Omnes, elle, est fonctionnaire de l'état souvarien. Elle ne créé aucune richesse : son titre, son logement, son salaire, tout vient de sa mère patrie. Tout ce qu'elle fait, c'est organiser des manifestations et proposer des lois mal ficelées, le tout pour formater Movopolis à l'image, justement, de sa patrie. De là, logique qu'elle cherche à devenir également fonctionnaire de l'état movopolitain, ça réduira d'autant les frais pour l'état souvarien ! Mais son modèle ne laisserait que ce type de nobles : ceux envoyés par des états étrangers pour changer le pays à leur convenance, et non pas ceux venus pour entreprendre et pour enrichir réellement, concrètement, le pays et ses habitants !
Ainsi, cette loi viderait la noblesse de sa substance, et de son efficacité. Comment un noble en faillite, payé et logé par le gouvernement, pourrait-il payer lui-même les dix millions demandés ? Et pour ceux qui ne seront pas en faillite, pourquoi resteraient-ils dans un état où la noblesse est surtaxée ? Soit ils renonceront à leur titre, faisant perdre la rentrée d'argent nobiliaire à l'état, soit ils le garderont, profiteront du salaire d'état et transféreront leurs activités économiques dans des entités voisines, ou au Montalvo peut-être. Dans tous les cas, la Principauté perdra nombre d'entreprises, de capitaux et de bonnes idées. Hors rappelons-le, sans l'apport de l'argent de la noblesse, la principauté aurait déjà fait faillite : si cette loi était appliquée, la faillite viendrait sans doute dès la prochaine fois où le Prince aurait dû pouvoir compter sur l'argent des nobles. Cette loi débile mènera donc d'abord à la paupérisation de la population, ensuite très probablement au dépeçage de Movopolis.
Pour des raisons de place que le journal qui a bien voulu me publier est prêt à m'accorder, je vais m'arrêter là pour cette fois-ci. Dans une seconde lettre que les journalistes concernés ont bien voulu m'accorder, je reviendrai sur les deux autres lois de madame Tar D'Omnes, lois qui, comme vous le verrez, ne sont pas plus intelligentes que les deux premières...
[right] Ottilia Renarde-de-Feu [/right][/justify]
Posté : sam. sept. 16, 2017 8:26 pm
par Sébaldie
- [justify][center][img]https://img11.hostingpics.net/pics/542707Axioprepeies.png[/img]
18 février 2034
Droit de réponse de la Baronne Ottilia Renarde-de-Feu (2/2)[/center]
Le texte suivant est une tribune entièrement rédigée par la Baronne Ottilia Renarde-de-Feu. Il n’engage donc pas la responsabilité de la rédaction d’Axoprépeies.
(HRP : texte entièrement rédigé par Alwine, merci à lui !)
Il y a quelques jours, j'avais commencé la tâche herculéenne d'analyser les lois et les commentaires législatifs récemment produits par Alexandrine Tar D'Omnes. Pour des raisons de place, je n'avais pu finir, et voici donc la suite de ce vaillant inventaire de la bêtise humaine qui nous a été proposé par la représentante de la souvarie à Movopolis. J'avais déjà démontré la bêtise des lois dites sur l'énergie et sur la décence nobiliaire, qui l'une comme l'autre risquent de mener la Principauté à la misère voir à la faillite, attaquons-nous maintenant aux deux suivantes.
La suivante sur notre liste est la loi dites de décence économique. Grosso-modo, cette loi instaure des salaires minimums et maximums et se mêle de quelques points de taxation. Déjà premier point, qui montre bien le manque de sérieux de celle qui a composé se tissu de bêtises : manque criant de chiffres complets. Ainsi le salaire minimum est équivalent « au triple du revenu en deçà duquel on est considéré comme pauvre ». Considéré comme pauvre par qui ? À quelle époque ? Cela n'est mentionné absolument nulle part. Pour instaurer un salaire minimum, si la démarche était validée, il faudrait avant tout déterminer un seuil précis auquel on aimerait arriver, pas une barrière aussi floue. Sans doute est-ce parce que madame Tar D'Omnes, soit-disant grande protectrice des pauvres, n'a en fait aucune idée du seuil de pauvreté à Movopolis, et énonce donc des principes généraux et vide de sens pour le seul plaisir de les énoncer. Un salaire minimum est une grande question de société, qui mériterait une loi spécifique et un débat de société pour savoir à quel seuil le fixer, avec précision. Noyé dans le gloubi-boulga de cette loi, impossible de le faire, et si elle passait, impossible de fixer un chiffre précis. Si l'exécutif décide qu'on est pauvre quand on gagne une lire, le salaire minimum sera de trois lires, et voilà tout !
Le gros du reste de la loi est à l'avenant : tout est fixé sur le « salaire minimum » lui-même non fixé, et donc tout est flou, mais globalement, de tels principes porteraient un énorme coup d'arrêt à l'entrepreneuriat à Movopolis, alors que la Principauté ne peut guère se permettre ce luxe vu la législation très souple du Montalvo voisin. Mais en soit, les idées sont défendables d'un point de vue « socialiste ». Malvenues, mais défendables... jusqu'aux trois derniers points. Il est ainsi fixé que les « hauts salaires », seront taxés de la moitié de leurs revenus, sans que ne soit précisé à partir d'où commencent les hauts salaires. Ensuite que tout salaire dépassant les lois proposées plus haut – donc déjà illégaux – seront taxés à 100%. En soit, on voit une double interdiction, une de fait, et une par dissuasion taxative, dans la même loi. On dirait que madame Tar D'Omnes ne s'est en fait même pas relu, elle a juste balancé toutes ses idées dans le désordre en espérant que ça fasse une loi.
Et enfin le dernier point, dont elle est très fière : toute fortune de plus d'un milliard et demi se verra automatiquement taxée à 100% sur tout ce qui dépassera ce seuil. Madame Tar D'Omnes s'en montre très fière, déclarant que « de manière à ce qu'on ne puisse avoir plus de 1 500 000 Lires Amarantines dans son coffre-fort quand des pauvres meurent de faim ». Sauf qu'encore une fois, l'intéressée prouve qu'elle est stupide, d'une part, et qu'elle n'a aucune expérience de l'entrepreneuriat, d'autre part. Quand on a de telles fortunes, ce n'est pas en lingots dans un coffre, c'est dans l'économie réelle. On possède des entreprises, des logements et ainsi de suite. En taxant aussi aveuglément, on va soit détruire ces entreprises et autres possédées par les gens fortunés, soit, c'est beaucoup plus probable, les pousser à passer une frontière. Encore une fois, les faibles taxes montalvéennes sont à une frontière de distance, et nombre d'entités dans la Ligue elle-même seraient plus que ravies d'accueillir les fortunes en exil. En sommes, en voulant se montrer trop gourmande, la principauté ne ferait une fois encore que perdre de l'argent : au lieu d'être taxées raisonnablement, les fortunes ne seront plus taxées du tout, puisqu'elles migreront ailleurs. Et cela diminuera d'autant l'envie d'investir dans la Principauté...
Ne nous reste qu'une loi à examiner, la loi dite de la décence sociale, sur laquelle madame Tar D'Omnes ne doit pas avoir grand chose à dire puisque à ce stade de son argumentaire publié dans la presse elle est partie dans des délires d'hyperbole sans plus vraiment avancer d'arguments. C'est surtout une loi fourre-tout, où se trouvent côte à côte des choses sans aucun rapport, et qui de fait devient invotable. Si certains points mériteraient là encore un débat séparé, ils sont noyés dans la masse. Par exemple l'abolition de la peine de mort et l'abolition de la torture. Je suis personnellement contre la première et pour la seconde, mais impossible de différencier, ou même d'avoir un vrai débat : non seulement ces deux questions sont collées l'une à l'autre mais encore elles sont noyées dans une tonne de débilités ! Ainsi deux vraies questions législatives, sur lesquelles on pourrait voir se déployer des points de vue construits sont juste noyées dans la masse, occultées, oubliées.
Car des bêtises, il y en a ! Premièrement, tout logement inoccupé depuis six mois devient propriété d'état, sans discussion, sans rachat, sans rien. Simplement l'état vous prend votre propriété et c'est tout. Vous aviez faits des travaux un peu trop longs ? Tant pis ! Vous avez des contentieux quelconques ou une bonne raison de laisser un logement inoccupé un certain temps ? Rien à faire ! La loi est sans nuance. Et parlons du principe lui-même : madame Tar D'Omnes dévoile bien là ses intentions communistes dures en s'attaquant au droit de chacun de faire ce qu'il veut de son bien. Bien sûr l'issue proposée est louable, et dans son argumentaire madame Tar D'Omnes ne parle que d'elle : oui, je lui accorde volontiers que loger les sans-abris c'est une bonne chose. Voler la propriété des gens sous ce prétexte, non. Encore une fois l'idée même de la noblesse movopolitaine est d'agir, non de contraindre l'état : si madame Tar D'Omnes veut que certains propriétaires sacrifient leurs biens pour loger les sans-abris qu'elle achète des immeubles et en face don au publique dans ce but ! Mais qu'elle ne rançonne pas tous les petits propriétaires de Movopolis !
Autre connerie « un noble est la représentation nationale du peuple », selon elle. Encore une fois, voir ma première lettre ouverte, c'est faux. De ce fait un noble n'a ni à se substituer aux autorités judiciaires légitimes, ni à tenter de noyauter les institutions démocratiques en ayant le monopole de la fondation de partis politiques. Notons d'ailleurs que dans la deuxième loi de madame Tar D'Omnes, on déclarait que le noble était un justiciable comme un autre... maintenant voilà qu'on déclare qu'un noble peut ouvrir un procès et même choisir s'il en sera le juge ou non ! Une belle contradiction flagrante qui prouve qu'encore une fois madame Tar D'Omnes ne s'est même pas relue avant de déposer ce tissu de bêtises devant ses pairs.
La création d'une soupe populaire, une bonne idée, est noyée elle aussi dans les bêtises, et au passage madame Tar D'Omnes noie le débat sur un fond de solidarité aussi au milieu du reste. Pareillement la levée de l'interdiction d'offense à la noblesse, que j'aurais volontiers soutenue en tant que mesure unique, est noyée dans l'océan des bêtises de cette proposition de loi fourre-tout, ou rien n'a de rapport avec rien ! Par exemple la dernière, qui est de levée toute limitation à la tenue de rassemblements, c'est à dire d'ouvrir la voie au chaos. Actuellement, on est loin de l'état tyrannique, madame Tar D'Omnes l'a prouvé en organisant ses propres manifestations, elle s'en vante assez ! C'est donc bien la preuve que la rue, pas plus que la presse, n'est muselée : la limitation est simplement là pour protéger les citoyens ordinaires de la violence des casseurs et autres personnages du même accabit !
En résumé, les quatre lois de madame Tar D'Omnes sont truffées de bêtises, et surtout sont tellement fourre-tout qu'il devient impossible d'en extraire les bonnes idées. Les quelques points pertinents ou intéressants, les quelques débats qui mériteraient chacun, individuellement, un débat de fond et une vraie réflexion, sont noyés dans la masse, perdus parce que côtoyant nombre de bêtises impossibles à faire passer chez quiconque. Madame Tar D'Omnes démontre deux choses : d'une part elle n'est qu'une pseudo-manifestante et une législatrice, déconnectée de la réalité de la production de la richesse, et d'autre part elle est très mauvaise dans le rôle de législatrice. Sa dernière loi, sur l'avortement, a dû être remaniée et réécrite dans l'ombre par un comité de nobles de toutes tendances, auquel j'ai moi-même participé, et plutôt que d'être humble elle n'a su que fanfaronner vainement. Ici personne n'est venu réécrire à sa place et elle prouve sa nullité dans le domaine. Je ne peux croire que ces lois aient été soumises à l'approbation même d'une faction de la population, car je ne puis croire que le citoyen ordinaire aurait laissé passé tant de formidables écueils au simple bon sens !
Si certaines lois sont justes stupides, une grande partie plongeraient la Principauté dans la paupérisation et sans doute la faillite. Pire, madame Tar D'Omnes, qui ne fait rien, prétend couler les initiatives des autres nobles. Non seulement de ceux qui, comme moi, ont « simplement » entrepris et grâce aux taxes plus légères ont pu réinvestir, donnant toujours plus d'emplois correctement payés aux movopolitains, mais encore les initiatives de nobles réellement sociaux. Actuellement se montent des coopératives de travailleurs égaux, qui peuvent grandir et se financer grâce au concours de nobles qui sont les propriétaires de jure de la majorité des actions : grâce aux taxes allégés, ces coopératives peuvent se développer, tout comme les grandes entreprises nobiliaires peuvent se développer. Mais madame Tar D'Omnes met tout dans le même sac et jette tout à la poubelle, elle qui n'a rien fait depuis son arrivée sinon manifester, parler et tenter de légiféré dans un seul but : non le bien commun, je crois l'avoir assez démontré, mais le fait d'imposer ses idées, ses modèles et sa société à Movopolis, autrement dit de modeler la principauté selon les idéaux souvariens de ceux qui payent son titre et ses frais, quitte à mener Movopolis à la ruine et à la disparition pure et simple pour satisfaire ses envies idéologiques...
[right] Ottilia Renarde-de-Feu [/right][/justify]