Posté : lun. août 28, 2017 7:04 pm
[justify]AUF, AUF ZUM KAMPF !
[center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/35/1/1503942512-sppt.png[/img]
Siège du SPPT à Üplingen, un bâtiment historique chargé de souvenirs[/center]
Le Sozial-Populistiche Partei Tötternland ou SPPT dans son appellation avec acronyme, connait une de ses crises interne les plus graves de son existence. Les récents évènements politiques l'ont conduit à être à la tête de l'opposition à la guerre contre l'Empire Atzumien, mais il s'est retrouvé ensuite bien seul suite à la prise de pouvoir de Oscar Breytenbach, qui se fait appelé le "Cincinnatus Töttern". Après bien des discussions, le SPPT a refusé de participé à un énième gouvernement qui de toute manière ne venait pas d'un vote démocratique et populaire. Cela allait l'isoler d'une partie de ses militants et de ses sympathisants, mais le Comité Central jugeait cela indispensable pour ne pas se compromettre davantage. Erich Bätzermann, leader naturel et incontesté du Parti, avait demandé une réunion d'urgence pour que soit discuté de la suite du mouvement et de l'attitude du SPPT face au Gouvernement de Salut National. Le Parti se retrouvait diviser en plusieurs tendances, des plus conciliatrices aux plus radicales. Ce sont ces dernières tendances qui sont cependant les plus actives et les plus écoutés à tout les échelons du Parti. Peut-être fallait-il désormais changer de stratégie et commencer à réellement se battre pour que le Tötternland ne sombre pas de coups d'États en coups d'États. La discussion avait déjà bien avancé en cette journée, pourtant aucune décision n'avait encore été prise. Le temps pressait, il fallait agir rapidement... La non-participation du SPPT au Gouvernement de Salut National serait peut-être l'occasion pour ses adversaires de le détruire définitivement, là où cela semblait impossible auparavant.
ANTON FRANGER | « La question reste donc ouverte : Est-ce que le Parti doit continuer son existence légale, ou est-ce qu'il doit se plonger dans la clandestinité ? C'est je crois, les deux principales tendances qui nous sont imposés par la situation. J'ai toujours été un partisan du légalisme, mais la question peut se poser. Erich ? »
Le Secrétaire Général du SPPT était en pleine réflexion, le regard dans le vide et la tête légèrement penché sur le côté. Il lui fallut quelques secondes pour réagir, sans regarder son interlocuteur.
ERICH BÄTZERMANN | « Je ne sais que penser. Nous sommes dans une situation difficile et je n'abandonnerai pas. Nous n'abandonnerons pas. Mais il faut être réaliste, si nous acceptons de rester prostré, ils nous tomberont dessus assez rapidement. Je suppose que tout le monde à bien noté qui a été nommé Ministre de l'Intérieur ? Le Gouvernement de Salut National souhaite nous adresser un messager clair. »
RUDY ASWOL | « On peut se débarrasser de Wolleber, ce n'est pas un obstacle insurmontable. »
ANTON FRANGER | « Tu dis ça comme si il s'agissait d'une formalité Rudy. »
RUDY ASWOL | « Oh ! Mais ça l'est... »
Le syndicaliste tapota plusieurs fois son index sur la table, comme si il envoyait un message en morse. Tout les regards se tournèrent vers lui.
ERICH BÄTZERMANN | « Arrête tes pitreries Rudy, cela ne nous fait pas rire. Le SPPT ne deviendra pas une organisation terroriste simplement parce que tu veux utiliser de la dynamite sur tes adversaires politiques. Je m'y refuse. »
RUDY ASWOL | « Je n'attendrai pas qu'ils viennent m'abattre chez moi comme un chien. Je suis un homme et un communiste, je n'attendrai pas que l'on me troue la peau sans rien faire ! »
KORA NIEMER | « Je pense... [Elle marqua une petite pause avant de reprendre] Je pense qu'il nous faut dès maintenant nous préparer à faire passer une partie de nos militants les plus chevronnés dans la clandestinité. Nous n'avons pas le choix. Le SPPT peut continuer d'exister comme force d'opposition légale, mais l'ensemble de son appareil ne doit pas être trouvé par le SSD. Nous n'avons pas le choix. »
ERICH BÄTZERMANN | « Toi aussi Kora. Bien, bien... »
ANTON FRANGER | « Je pense qu'elle a raison Camarade Bätzermann. Le Camarade Aswol aussi, d'une certaine manière. »
ERICH BÄTZERMANN | « Qu'en disent les membres de la SozKä ? [Die Sozialistische Kämpfer, organisation paramilitaire du SPPT] »
RUDY ASWOL | « Je répond d'eux Camarade ! Il n'y a aucun lâche dans nos rangs, il n'y a que des combattants prêt à donner leurs vies. »
ANTON FRANGER | « La SozKä ne fera jamais le poids contre les militaires, ni même contre les troupes spéciales du SSD. Elles sont bien entraînées pour encadrer une manifestation, pour faire quelques actions d'auto-défense mais pour faire la guerre... »
KORA NIEMER | « Faire la guerre ? Je croyais qu'il s'agissait uniquement de passer dans la clandestinité afin d'échapper à la répression, pas de plonger notre pays dans une nouvelle guerre civile ! Non, non surtout pas, nous n'avons pas le droit ! »
Rudy Aswol son voisin à sa droite, posa une main sur son épaule pour essayer de la réconforter.
RUDY ASWOL | « Nous n'avons pas le choix, tu le sais bien... »
KORA NIEMER | « Je ne sais pas. Nous devons privilégier d'autres solutions avant de nous lancer dans une telle entreprise. Je suis contre, mais si le réalité nous oblige à en arriver à cette extrémité, je serai la première à faire mon auto-critique. »
ERICH BÄTZERMANN | « Nous avons besoin en priorité de trouver un endroit où pouvoir nous entrainer. Nous ne pouvons pas le faire ici au Tötternland, pas au nez et à la barbe du SSD. Essayons quand même de voir si ce lunatique de Viktor Eraksen veut bien nous aider. D'un autre côté... »
ANTON FRANGER | « Tu penses comme moi ? »
Le Secrétaire Général porta son regard sur l'ensemble de ses camarades, puis d'un geste de la main fit signe à Anton Franger de poursuivre, avant de se vautrer sur son fauteuil en reprenant son air pensif. Franger se leva alors, boutonnant son manteau.
ANTON FRANGER | « Bien, qu'il en soit ainsi... Rudy ? »
RUDY ASWOL | « Présent Camarade Franger ! »
ANTON FRANGER | « Déjà pris des vacances en Dorimarie ? »[/justify]
[center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/35/1/1503942512-sppt.png[/img]
Siège du SPPT à Üplingen, un bâtiment historique chargé de souvenirs[/center]
Le Sozial-Populistiche Partei Tötternland ou SPPT dans son appellation avec acronyme, connait une de ses crises interne les plus graves de son existence. Les récents évènements politiques l'ont conduit à être à la tête de l'opposition à la guerre contre l'Empire Atzumien, mais il s'est retrouvé ensuite bien seul suite à la prise de pouvoir de Oscar Breytenbach, qui se fait appelé le "Cincinnatus Töttern". Après bien des discussions, le SPPT a refusé de participé à un énième gouvernement qui de toute manière ne venait pas d'un vote démocratique et populaire. Cela allait l'isoler d'une partie de ses militants et de ses sympathisants, mais le Comité Central jugeait cela indispensable pour ne pas se compromettre davantage. Erich Bätzermann, leader naturel et incontesté du Parti, avait demandé une réunion d'urgence pour que soit discuté de la suite du mouvement et de l'attitude du SPPT face au Gouvernement de Salut National. Le Parti se retrouvait diviser en plusieurs tendances, des plus conciliatrices aux plus radicales. Ce sont ces dernières tendances qui sont cependant les plus actives et les plus écoutés à tout les échelons du Parti. Peut-être fallait-il désormais changer de stratégie et commencer à réellement se battre pour que le Tötternland ne sombre pas de coups d'États en coups d'États. La discussion avait déjà bien avancé en cette journée, pourtant aucune décision n'avait encore été prise. Le temps pressait, il fallait agir rapidement... La non-participation du SPPT au Gouvernement de Salut National serait peut-être l'occasion pour ses adversaires de le détruire définitivement, là où cela semblait impossible auparavant.
ANTON FRANGER | « La question reste donc ouverte : Est-ce que le Parti doit continuer son existence légale, ou est-ce qu'il doit se plonger dans la clandestinité ? C'est je crois, les deux principales tendances qui nous sont imposés par la situation. J'ai toujours été un partisan du légalisme, mais la question peut se poser. Erich ? »
Le Secrétaire Général du SPPT était en pleine réflexion, le regard dans le vide et la tête légèrement penché sur le côté. Il lui fallut quelques secondes pour réagir, sans regarder son interlocuteur.
ERICH BÄTZERMANN | « Je ne sais que penser. Nous sommes dans une situation difficile et je n'abandonnerai pas. Nous n'abandonnerons pas. Mais il faut être réaliste, si nous acceptons de rester prostré, ils nous tomberont dessus assez rapidement. Je suppose que tout le monde à bien noté qui a été nommé Ministre de l'Intérieur ? Le Gouvernement de Salut National souhaite nous adresser un messager clair. »
RUDY ASWOL | « On peut se débarrasser de Wolleber, ce n'est pas un obstacle insurmontable. »
ANTON FRANGER | « Tu dis ça comme si il s'agissait d'une formalité Rudy. »
RUDY ASWOL | « Oh ! Mais ça l'est... »
Le syndicaliste tapota plusieurs fois son index sur la table, comme si il envoyait un message en morse. Tout les regards se tournèrent vers lui.
ERICH BÄTZERMANN | « Arrête tes pitreries Rudy, cela ne nous fait pas rire. Le SPPT ne deviendra pas une organisation terroriste simplement parce que tu veux utiliser de la dynamite sur tes adversaires politiques. Je m'y refuse. »
RUDY ASWOL | « Je n'attendrai pas qu'ils viennent m'abattre chez moi comme un chien. Je suis un homme et un communiste, je n'attendrai pas que l'on me troue la peau sans rien faire ! »
KORA NIEMER | « Je pense... [Elle marqua une petite pause avant de reprendre] Je pense qu'il nous faut dès maintenant nous préparer à faire passer une partie de nos militants les plus chevronnés dans la clandestinité. Nous n'avons pas le choix. Le SPPT peut continuer d'exister comme force d'opposition légale, mais l'ensemble de son appareil ne doit pas être trouvé par le SSD. Nous n'avons pas le choix. »
ERICH BÄTZERMANN | « Toi aussi Kora. Bien, bien... »
ANTON FRANGER | « Je pense qu'elle a raison Camarade Bätzermann. Le Camarade Aswol aussi, d'une certaine manière. »
ERICH BÄTZERMANN | « Qu'en disent les membres de la SozKä ? [Die Sozialistische Kämpfer, organisation paramilitaire du SPPT] »
RUDY ASWOL | « Je répond d'eux Camarade ! Il n'y a aucun lâche dans nos rangs, il n'y a que des combattants prêt à donner leurs vies. »
ANTON FRANGER | « La SozKä ne fera jamais le poids contre les militaires, ni même contre les troupes spéciales du SSD. Elles sont bien entraînées pour encadrer une manifestation, pour faire quelques actions d'auto-défense mais pour faire la guerre... »
KORA NIEMER | « Faire la guerre ? Je croyais qu'il s'agissait uniquement de passer dans la clandestinité afin d'échapper à la répression, pas de plonger notre pays dans une nouvelle guerre civile ! Non, non surtout pas, nous n'avons pas le droit ! »
Rudy Aswol son voisin à sa droite, posa une main sur son épaule pour essayer de la réconforter.
RUDY ASWOL | « Nous n'avons pas le choix, tu le sais bien... »
KORA NIEMER | « Je ne sais pas. Nous devons privilégier d'autres solutions avant de nous lancer dans une telle entreprise. Je suis contre, mais si le réalité nous oblige à en arriver à cette extrémité, je serai la première à faire mon auto-critique. »
ERICH BÄTZERMANN | « Nous avons besoin en priorité de trouver un endroit où pouvoir nous entrainer. Nous ne pouvons pas le faire ici au Tötternland, pas au nez et à la barbe du SSD. Essayons quand même de voir si ce lunatique de Viktor Eraksen veut bien nous aider. D'un autre côté... »
ANTON FRANGER | « Tu penses comme moi ? »
Le Secrétaire Général porta son regard sur l'ensemble de ses camarades, puis d'un geste de la main fit signe à Anton Franger de poursuivre, avant de se vautrer sur son fauteuil en reprenant son air pensif. Franger se leva alors, boutonnant son manteau.
ANTON FRANGER | « Bien, qu'il en soit ainsi... Rudy ? »
RUDY ASWOL | « Présent Camarade Franger ! »
ANTON FRANGER | « Déjà pris des vacances en Dorimarie ? »[/justify]