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Posté : lun. juin 26, 2017 3:20 pm
par Otto
Sommaire :
Vie d'un moine à Saint-Pétroc
Tout les détails sur la vie fort palpitante d'un moine au Prieuré de Saint-Pétroc
[url=http://www.simpolitique.com/vie-quotidienne-saint-brendan-t14721.html#p314584]18 juin - Vêpres et dîner[/url]
[url=http://www.simpolitique.com/vie-quotidienne-saint-brendan-t14721.html#p322007]12 janvier - Récréation[/url]
Posté : lun. juin 26, 2017 4:55 pm
par Otto
Vie d'un moine au Prieuré Saint Pétroc
18 juin 2033 - Prieuré Saint Pétroc
[url=https://www.youtube.com/watch?v=p4jF1YuiwmU]Ambiance musicale[/url]
La cloche du Prieuré venait rompre le travail agricole du frère. En effet, depuis l'office de None et la courte récréation qui avait suivit, le frère travaillait dans la basse-cour. Il avait passé l'après-midi seul, à réparer ici la clôture du poulailler, là à récolter les légumes du petit potager. La cloche sonnait les Vêpres et donc la fin de la journée de travail. Il rangea soigneusement ses affaires et se dirigea calmement vers la petite chapelle du Prieuré.
Il pénétra dans la petite pièce. Là se trouvait déjà ses sept frères, vêtus de la robe de bure noire des moines colombaniens. Ils étaient à genoux, tous entrain de prier vers le Saint Sacrement. Avec l'arrivé du dernier frère, ils se levèrent.
Deus in adiutorium meum intende...
Les moines psalmodièrent ensemble l'office. Ils étaient pratiquement seuls dans la chapelle. Seule, derrière la grille séparant les religieux du monde, se trouvait une vieille femme du hameau voisin, assistant à tout les offices. Elle priait pour le repos de l'âme de son mari et de ses fils, tous des pêcheurs morts en mer. Les moines le savaient et priaient beaucoup avec elle.
L'office dura une vingtaine de minutes et était très sobre. Les moines chantaient sans accompagnement musical, et psalmodiait selon le ton gaélique.
A l'issue de l'office, les frères entonnèrent un nouveau psaume pour se diriger jusqu'au réfectoire.
In finem, pro iis qui commutabúntur...
La pièce était plus sobre que la chapelle : le réfectoire était une salle carré aménagée en U. Le Père-Prieur s'installa à la place de président de cette modeste assemblée, seul sur son côté de la tablée. Sur les deux côtés se placèrent silencieusement trois frères. Le frère, seul, s'installa derrière un lutrin. Il était le lecteur de la semaine, ce qui signifiait qu'il devait lire durant le dîner. Mais avant cela, le Père-Prieur devait bénir le repas. Les frères reprirent le chant.
Benedicite. Benedicite...
Puis, les frères s’assirent. Le Père-Prieur donna alors un petit coup de couteau sur son verre, signifiant ainsi au frère qu'il est temps de commencer la lecture pieuse.
Lectio Liber Paralipomenonis... Abisue vero genuit Bocci, et Bocci...
En effet, comme à chaque repas, les frères écoutent un passage de la Bible qu'ils lisent en continue. Il faut en moyenne un an pour que la Bible soit lue entièrement durant ces repas.
Après avoir lu quelques versets de la Sainte Ecriture, le Père-Prieur cogne une nouvelle fois son verre de son couteau. Cela signifie pour le frère qu'il est temps de cesser la lecture pieuse et de passer à la lecture récréative.
Lectio Volumina Vitae Insulae... Locum monasterium esse praetermittam, caput catholicae fidei Ferucornu...
La lecture récréative du moment, choisie par le Père-Prieur pour édifier ses religieux, traitait en ce moment d'un monastère du Wildhorn, dont quelques frères étaient originaires de l'île. Le frère lut ce livre durant tout le repas, jusqu'à ce que le Père-Prieur cogne une dernière fois son verre de son couteau, signifiant ainsi la fin du repas et la libération du lecteur.
Benedicamus Domino...
Les frères chantèrent alors les grâces. Le frère pouvait désormais passer à table, seul. Ses frères lui avaient gardé un bol de potage de tomate, un peu de fromage et de la bière. Même si la lecture était un peu rébarbative, le frère aimait bien cette corvée : manger seul après ses frères lui donne l'insigne privilège de pouvoir profiter des restes.
Après avoir manger seul et dans le silence, le frère se dirigea vers la chapelle pour y chanter les complies, dernier office de la journée.
Posté : dim. juil. 02, 2017 2:34 pm
par Otto
Productions sanctobrendanoises Pars Prima - Alcools
2033
[center][img]http://demoryparis.com/wp-content/uploads/2014/03/Histoire-3.-Moyen-Age-Eduard-von-Gruetzner.jpg[/img][/center]
Le Saint Brendan étant une île éloignée du continent et n'ayant pas de moyen de traitement des eaux, l'alcool est très fréquemment bus. Non pas que les habitants soient des ivrognes, mais l'alcool est le seul moyen de désinfecter la boisson, et par conséquent de se désaltérer sans risquer d'attraper une dysenterie ou une polio. Cette fonction particulière de l'alcool, qui le rend vital pour les Sanctobrendanois, fait également que l'on ne boit pas s'enivrer et que les alcools sont bien différents de ce que l'on peut trouver dans la plupart des autres pays du monde...
La bière
La bière sanctobrendanoise ne ressemble pas aux bières d'abbaye traditionnelles qu'on peut trouver en Dytolie. Bien plus qu'une simple boisson, elle est un véritable coupe-faim puisqu'on trouve dans la bière à boire et à manger. En effet, la bière de Saint-Brendan est avant tout une bouillie écumée de malt que l'on boit à chaque repas. Cette bouillie est agrémentée de champignons ou de miel et est bue par pinte durant les repas. Ainsi, la consommation annuelle d'un Sanctobrendanois moyen s'élève à environ 300 litres de bière.
La bière sanctobrendanoise est produite dans l'ensemble des monastères masculins de l'île. Tous ont une cave dédiée à la fermentation du malt et à la préparation de la bière. La bière est ensuite vendue aux villages voisins de l'abbaye contre le blé nécessaire à l'alimentation du monastère.
La production se déroule toujours de la même façon, quelque soit le monastère. De l'eau de mer est récupérée et est désalé par vaporisation. L'eau ensuite récupérée sert au brassage du malt et des différentes céréales nécessaires à la bière. Après le brassage, la maturation de la bière prend généralement six mois avant d'être enfin échangée aux villageois de l'île contre de la nourriture.
Le whisky
Autre alcool très populaire à Saint-Brendan, le whisky. C'est un alcool plus rare et aussi plus festif. Produit au sein des monastères mais aussi dans des petites distilleries villageoises. Le whisky sanctobrendanois est assez reconnaissable à son goût iodé et tourbé. En effet, l'eau de mer n'est pas entièrement désalé pour servir à la production du whisky, et transmet ainsi à cet alcool un goût très particulier, renforcé par l'usage de la tourbe du centre de l'île pour faire fumer le whisky.
Le whisky est bu pour les grandes occasions comme le dimanche ou les jours du fête. Par contre, il est strictement prohibé les jours de jeûne comme le vendredi ou le Carême.
Contrairement à la bière, le whisky sanctobrendanois est exporté en petite quantité vers l'étranger. L'argent récolté par les abbayes sert alors à financer quelques œuvres caritatives dans le monde.
Le vin
Dernier alcool produit sur l'île, le vin est également celui qui se rencontre le moins dans la vie des sanctobrendanois. Il est produit grâce à quelques petits cépages que possèdent les monastères ou via des vignes sauvages. Il est produit strictement par les monastères pour la simple et bonne raison que eux seuls en ont une utilité : le vin de Messe. Ainsi, étant donné que ce vin est voué à devenir réellement et entièrement le Sang du Christ par l'intermédiaire du prêtre durant le Saint Sacrifice de la Messe, les moines mènent tout leurs soins à produire un vin de qualité malgré des conditions climatiques défavorables. Le raisin est strictement trié pour retirer tout les grains gâtés. Puis, le raisin est foulé aux pieds par les moines. La vinification se poursuit alors dans les caves des monastères et le vin est servit quotidiennement pour la Sainte Messe.
Posté : sam. août 05, 2017 5:22 pm
par Otto
Traditions et spécialités sanctobrendanoises Pars Secunda - le Rit du Saint Sacrifice de la Messe
2033
[center][img]https://s-media-cache-ak0.pinimg.com/564x/ab/01/69/ab01692f379ce59195f50483b5309d43.jpg[/img]
Lecture de l'Evangile en l'église abbatiale de Saint-Benoît[/center]
Eloignée du monde, Saint-Brendan a développée des traditions liturgiques bien particulières, et les réformes du Concile de Trente (1539) elles-mêmes n'ont jamais été entièrement appliquées sur le territoire de la République Monastique. Seul les monastères bénédictins de Saint-Benoît et de Saint-Fechin utilisent les Missels de Saint Pie V comme il fut d'usage dans le reste de la Chrétienté jusqu'au vingtième siècle et les nouvelles réformes liturgiques. Dans les monastères dépendant de la règle de Saint Colomban, le Rit de la Sainte Messe est inchangée depuis le Xème siècle. Ce Rit est connu aujourd'hui sous le nom de "Forme Celtique du Rit Romain". En voici quelques spécificités.
Tout d'abord, le Rit est intégralement en latin. En effet, les moines sanctobrendanois du Xème siècle ont sus conserver un latin très proche de celui de Saint Augustin tandis que leurs contemporains romans usaient déjà d'un latinum cuisinum pour dire la Sainte Messe. Ainsi, de très beaux textes des premiers siècles sont utilisés dans la liturgie. Ainsi, des oraisons écrites par les saints fondateurs de Saint Brendan ou par des grands saints celtes sont lus à de nombreuses reprises dans la liturgique, que ce soit en lieu et place des introïts ou des secrètes.
Mais au-delà d'une question textuelle et linguistique, le Rit celtique est aussi spécifique sur des questions d'ornements et d'objets liturgiques. Ainsi, les prêtres de Saint-Brendan usent de corporaux à dix-huit plis, bien plus grands que ceux utilisés par les prêtres latins. Un tel objet leur permet d'utiliser une plus large partie de l'autel durant la Messe.
Enfin, la caractéristique la plus visible de la Messe celtique est sans aucun doute la présence systématique de jubé dans les églises de Saint-Brendan. Ces éléments architecturaux divisent l'église entre une partie pour les fidèles et une partie pour les clercs. Cette dernière n'est pas visible par les fidèles puisque le Jubé est un imposant mur aux riches décorations. Les fidèles ne suivent donc la Messe qu'à travers les chants des moines. Du choeur, ils ne peuvent voir que ce que la grille du ban de communion leur laisse paraître. Ainsi, ils n'aperçoivent généralement que le prêtre à l'autel, changeant le pain et le vin en Corps et en Sang du Christ.
Posté : lun. sept. 04, 2017 9:40 am
par Otto
Vie d'un moine au Prieuré Saint Pétroc
12 janvier 2034 - Prieuré Saint Pétroc
[url=https://www.youtube.com/watch?v=ImGMU63fRXo]Ambiance musicale[/url]
Le frère se réjouissait aujourd'hui. C'était jeudi, jour de récréation. Il avait la permission de quitter les austères murs du Prieuré et ses quelques frères pour aller au village pour quelques pieuses affaires. Il était le plus jeune des moines et dès la fin de l'office de Laudes, il décida de se rendre seul au village.
Dehors, les vents hivernaux et la neige l'assaillaient. Mais qu'importe, rien ne le priverait d'un tour au village. Il avait enfilé sa large cape noire et mit sa capuche. Dans ses mains, il égrenait son chapelet pour oublier le mauvais.
La marche était longue, mais il l'avait choisit. Il aurait pus aller à Saint-Pétroc, qui se trouve au pied du prieuré. Non, il avait plutôt décidé de se rendre à Kerrmor, petit village d'agriculteurs à une heure de marche de l'abbaye.
Il arrivait enfin en vu du village. Il n'était pas très grand : une chapelle de pierre en son centre, quelques maisons et des champs enneigés. L'hiver, les paysans ne faisaient plus rien dans ce village, et la plupart des jeunes étaient partis à la pêche ou à l'exploitation des bois. Il aimait ce village. Depuis qu'il était mort dans le siècle, celui-ci était devenu le sien. Il n'avait plus de famille, mais ici, il trouvait des gens accueillant.
A peine arrivé, le frère ouvra l'église, sonna la cloche et récita Tierce en présence de quelques fidèles. Après l'office, une des familles de villageois, des vieux, l'accueillirent pour le déjeuner. Le repas était simple, une soupe de légume d'hiver et de poisson. Après le maigre repas, le frère repartit réciter l'office de Sexte. Puis, il se promena autour du village avant de réciter Nonne sur les autres.
La journée avait été calme, mais c'est ce que le frère cherchait. S'éloigner de ces frères et respirer en extérieur. Il avait profité de ce jour calme et rentrait désormais en récitant un second chapelet.
La vie quotidienne du Prieuré continuait son cours. Toujours aussi stable, toujours aussi régulière, toujours aussi fidèle.
Posté : dim. sept. 10, 2017 5:34 pm
par Otto
Un visiteur à Saint-Brendan
30 janvier 2034 - Monastère Saint-Claràn
[url=https://www.youtube.com/watch?v=e6Pr8wdcT3M]Ambiance musicale[/url]
Adoniso était embarqué dans un frêle esquif depuis plus d'une journée maintenant. C'était la durée normale du trajet entre le Wildhorn et le Saint-Brendan en cette saison, les vents remuant les bateaux. Il faisait partis de ces prisonniers que le Conseil Exécutif envoyait de temps à autres au Saint-Brendan, et que les moines acceptaient bien volontiers dans l'espoir de sauver une âme. De manière générale, la politique des monastères de Saint-Brendan étaient d'accepter un maximum les étrangers voulant venir sur l'île car avec la grâce de Dieu, une conversion n'était jamais impossible, même pour le plus grand fidèle luciférien de tout l'Orlanie.
Adoniso voyait enfin les côtes de son bagne, lequel était plongé sous de noirs nuages et un vent frigorifiant. Le bateau débarqua dans un petit port de pêche dont la population semblait aussi froide que le climat. Sur le ponton en bois se trouvait deux hommes vêtus d'une robe de bure noire. Ils étaient tout deux extrêmement maigres et avaient la peau sur les os. L'un des deux dit à Adoniso dans un britton tout relatif "Suivez-nous". Sans un mot de plus, le jeune homme dus suivre les deux religieux, à pied, vers le Monastère Saint-Claràn. Ce monastère se trouvait isolé sur une île. Les moines y résidant étaient réputés pour être parmi les plus austères de tout le Saint-Brendan.
Adoniso arriva aux portes du Monastère après une heure de marche. Alors qu'il était ordinairement d'une bonne condition physique, il semblait épuisé là où les deux moines, d'une maigreur extrême, ne paraissait pas être fatigué. En fait de la maigre troupe se dressait un bâtiment noir et froid. L'austérité des moines se reflétait sur l'architecture du bâtiment. Ce monastère était un des plus vieux de l'île, datant du IXème siècle, et manifestement rien n'avait changé depuis.
Adoniso et les moines entrèrent dans le Monastère en passant par une grande porte de bois. Dès lors, un des moines reprit la parole et répéta dans un Britton toujours très approximatif "Suis-moi". Il le mena jusqu'à une petite cellule de moine dont la fenêtre donnait sur l'océan. La chambre était meublée sobrement : une croix, un prie-Dieu, un bureau, une chaise, un grabat, deux seaux. Le moine pointa le bureau du doigt et lui dit : "Deux bougies par jour. Pour eau chaude, prendre seau et venir la chercher à salle commune. Pour vider autre sceau, aller dans le domaine" puis il quitta l'Amarantin dans sa nouvelle demeure.
Adoniso sortit alors de sa poche son objet fétiche, son téléphone portable. Les moines n'avaient pas pensés à lui prendre, qu'ils sont idiots ! Il allait pouvoir garder contact avec tout ses amis. Il alluma alors l'écran et vit s'afficher en espéranto le message "Pas de réseau". Bah, il en trouvera bien sur l'île. Mais il faut surtout trouver une prise où le brancher. Il remua alors toute la chambre à la recherche d'une alimentation électrique. Rien. D'ailleurs, il remarqua soudainement qu'il n'y avait pas de lampe non plus, son seul éclairage viendra des bougies. Mais dans quelle prison est-il tombé ?
Posté : lun. févr. 19, 2018 3:35 pm
par Otto
Une retraire sanctobrendanoise
L'abbé Lewis avait décidé de venir faire une retraite sur l'Île de Saint-Brendan. La vie britonnique était débordante, et pour un prêtre catholique, elle était sincèrement usante. Il fallait une véritable force d'esprit pour se tenir loin de toute tentation dans une société poussant à la consommation et à la sexualité, sexulisant la consommation et vendant la sexualité. Avant de quitter le Séminaire, il y a trois ans, son directeur spirituel, l'abbé Williamson, lui avait vivement conseillé qu'en cas de grosses tempêtes spirituelles, il fallait se réfugier quelques temps dans un monastère, se remettre face à face avec le Seigneur. L'abbé Lewis avait décidé de l'écouter, et comme tout les jeunes prêtres et séminaristes, il voulait encore se donner les moyens de la radicalité évangélique. C'est pourquoi il avait décidé de réservé sa place dans un bateau pour partir à Saint-Brendan.
Dimanche, après la Messe, il était parti sur le bateau hebdomadaire en direction de la République Monastique. Son arrivée sur l'île le décontenança un peu. Ensoutané et couvert par une cape de laine, il ne pensait pas souffrir du froid. Mais il fut vite surpris par la force et la froidure des vents estivaux sur l'île. Enfin, il se remit vite de ses émotions lorsqu'un frère en robe de bure l’aborda dans un briton très moyen.
"Vous être abbé Lewisss ?" demanda le religieux. La réponse du prêtre se limita à un "oui" laconique. Le moine lui fit alors signe de le suivre. Après quelques pas dans le port, les ecclésiastiques prirent un chemin de terre. L'abbé comprit alors qu'il ne devrait pas espérer de véhicule pour aller jusqu'à l'abbaye. Après une bonne heure de marche, ils arrivèrent enfin à l'abbaye Saint-Kieran.
Le prêtre fut alors installé dans une chambre spartiate : un lit, un prie-Dieu posé devant une icône de Saint Michel-Archange et puis baste. L'abbé, posant sa valise, se tournant vers le frère, demanda : "Y a t il une prise électrique ?". Le frère parti silencieusement sans répondre.
Cette retraite promettait d'être longue...
Posté : mer. avr. 18, 2018 12:05 pm
par Otto
Vie d'un pêcheur à Saint-Brendan
Si l'île de Saint-Brendan est notamment connu pour ses frères et sœurs, ayant choisit de donner leur vie au Seigneur et de porter notre bas monde par leurs prières, la population insulaire est pourtant constitué aux deux tiers d'hommes et de femmes des plus ordinaires. Des familles de pêcheurs, d'agriculteurs, présent sur l'île depuis des siècles, vivant à l'ombre des monastères et au rythme des cloches. La vie pour ces gens-là est bien difficile ; le climat est le premier des désagréments à subir sur l'île. La pluie tombe presque quotidiennement et le rude vent océanique refroidit les os des locaux. De plus, les tempêtes fréquentes emportent régulièrement au fond de l'océan des pêcheurs, ne laissant à la terre que le dur veuvage. L'île est également très isolé, aucune terre n'est visible depuis les côtes, et les communications avec l'étranger se limitent à un relais hebdomadaire.
Les locaux sont majoritairement des descendants de populations celtes installées ici depuis 2.000 ans. Une partie de la population appartient également aux descendants des envahisseurs nordiques qui, après leurs conversions, ce sont installé ici. Ce métissage culturel se voit encore aujourd'hui dans les langues parlées sur l'île : le gaélique et le nordique sont les langues majoritaires, mais le Gall-Godeil, langue bâtarde issue des deux autres langues est tout de même parlé par de nombreux laïcs.
La vie quotidienne des laïcs (c'est-à-dires des non-religieux) est malgré tout rythmée sur celles des moines. Les cloches des abbayes sonnant quotidiennement les offices, on se calque sur ceux-ci pour vivre. Ainsi, la plupart des sanctobrendanois se lèvent dès les Mâtines (4 heure du matin) et se couchent à Complies (20h). Les travaux, que ce soit ceux des champs ou ceux de la mer, durent généralement moins de 8h, tout comme le font les moines. Ainsi, un large temps de la journée est consacré à la vie familiale et à l'adoration de Notre-Seigneur.
Diverses phrases habituelles à Saint-Brendan
« Oui Briac'h, tu peux aller jouer avec tes amis, mais tu rentre à Vêpres hein !
- Magna, puisque tu vas à Saint Pétroch pour la Messe, pense à donner ce panier de fruit au frère Ambroise.
- Oh Grete ! Tu savais que Somia allait épouser Marrec, un pêcheur de Saint-Mobbhi... Pauvres parents, voir leur ville épouser un Celte... »
Posté : mar. juil. 31, 2018 2:39 pm
par Otto
Je viens d'ici
Edward et Natasha venait pour la première fois à Saint-Brendan. La venue du petit homme d'affaire britton et de sa concubine n'avait rien de bien religieux. Loin de venir accomplir des actes de piété, les deux amoureux étaient venus sur l'île pour profiter du calme. Comme tout les voyageurs de l'île, ils étaient logés dans une abbaye. Mais la non-mixité des établissements religieux étant la règle sur l'île, Monsieur était logé au Monastère Saint-Finnian et Mademoiselle au Couvent de la Très Sainte Vierge Marie, Mère du Divin Sauveur. Ce petit désagrément gênait bien le couple. Néanmoins, amoureux du calme de l'île et du côté rural, ils décidèrent d'acheter une maison sur l'île. Ils se rendirent à Saint-Eadbert à la recherche d'une demeure.
Natasha
d'une voix suraiguë
Edward, regarde cette maison, elle est tellement typique !
Edward
interpellant un paysan
Hé toi ! Viens ici !
Sergowell
...
Edward
Y a encore quelqu'un qui habite ici ?
Sergowell
Pourquoi ?
Edward
Qui pourrai-je voir pour l'acheter ?
Sergowell
Personne.
Edward
Comment ça personne ? Tu veux combien pour me répondre ? 500 livres ? 1.000 livres ?
Sergowell
Ton argent m'intéresse pas ; ici, on ne vit que sous le regard du Bon Dieu et avec l'aide de nos frères. Maintenant, tu ferai mieux de déguerpir avec tes bouts de papiers. Je veux pas que le Malin profite de ta présence pour s'infiltrer chez nous.
Posté : ven. août 03, 2018 9:12 am
par Otto
La vie hors des monastères Les Rédemptoristes de la Glorieuse Croix de Notre-Seigneur
[center][img]https://theblackcordelias.files.wordpress.com/2008/08/5-seminarians.jpg[/img]
Les Révérends Pères Andrea et Christoph, missionnaires venant d'Algrabe, le Frère Keavan, moine colombanien, et les Révérends Pères Gwenolé et Alexandr, originaires de l'île[/center]
L'île de Saint-Brendan est avant tout connue pour ses moines, tant bénédictins que colombaniens. Représentant près d'un tiers des habitants de l'île, ces moines vouent leur vie au salut du monde par la prière et le jeûne. Mais, ils ne sont pas les seuls religieux vivant sur l'île.
Au XIXème siècle, constatant que leur vie cloîtré ne permettait pas le meilleur accompagnement spirituel des populations sanctobrendanoise, le Très Révérend Père Abbé de Saint-Brendan, supérieur majeur de la Congrégation de Saint Brendan, prit la décision de faire venir sur l'île quelques congrégations missionnaires afin de les charger du salut des laïcs vivants sur l'île. Parmi ces congrégations répondit alors la toute jeune congrégation des Rédemptoristes.
Ces prêtres ont aujourd'hui la mission d'animé la vie paroissiale dans les grands bourgs et de transmettre les derniers sacrements au malades. Leur relation avec les moines est plus que courtoise et leurs missions sont partagées en bonne intelligence. Depuis le milieu du XXème siècle, ils bénéficient notamment d'un noviciat sur l'île au sein du monastère Saint Michel.