Note HRP : le timing de mes chroniques étant trop serré, en voici la fin en avance. (je remercie Gwenael, Amine, Sébaldie Et Phiwill pour leur participation).
[url]https://www.youtube.com/watch?v=no12ubHqR1E[/url]
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La bataille faisait rage depuis le début du jour. L'ensemble des mercenaires avaient été tués ou blessés. Néanmoins, le petit groupe de survivants, profitant des maisons du village désormais déserté, résistaient toujours à leurs poursuivants, troupes du feu comte de Coat-Bras.
La situation était désespérée, les caskars étaient en sous nombre et leurs adversaires progressaient implacablement.
Revenant d'un tour du maigre front encore défendu, à l'abri derrière un muret, Karl fit un rapport à Alexandra : "On ne va pas tarder à manquer de munitions, presque tout le monde est blessés.
- Que donnes la radio ?" Hurla-t-elle à l'intention de l'agent Emrani pour couvrir le bruit de la fusillade.
"Rien pour l'instant, on les appels mais peut-être nous reçoivent-ils sans que nous les entendions !
- Et merde !" Lâcha-t-elle entre deux coups de feu. "Karl, combien de grenade te reste-t-il ?
- Une ou deux.
- Très bien, gardes-en une pour nous ! Hors de question de retomber entre les mains de ces porcs !" Admis-t-elle en passant à nouveau le haut du corps par dessus le muret pour tirer.
Même instant, Détroit Ouest de la Mer des Trois Gorges,
Escadre de l'Amiral Valakin.
Un estafette quitta la salle radio pour rejoindre le pont du TNA Grand Faucon, un message assez intriguant entre les mains.
"Amiral... Nous avons reçu cela."
Installé dans son siège d'où il supervisait l'activité du pont d'envol, le maître de flottille prit le document et le lu en diagonal. Quand il eut finit, il regarda son porteur, demandant :
"Quand est-ce arrivé ?
- A l'instant Amiral, j'ai demandé des explications à Setan. Elles ne devraient plus tarder.
- Ce serait la moindre des choses..." Répondit-il tout en décrochant le combiné qui venait de vibrer.
"Oui ?
- Amiral ? J'ai une communication entrante en provenance de Setan.
- Passez la moi.
- Amiral Valakin ?" Demanda une voie féminine.
"Madame ?
- Ici Dame Dekropos, nous avons reçu votre message et je tenais non seulement à vous assurez de la véracité de celui-ci mais aussi de mon soutien complet... Même si, en décidant d'agir, vous le faîtes de votre propre chef, n'ayant personnellement pas le droit de vous en donner l'ordre.
- Madame, vous vous rendez compte que nous allons violer un espace aérien et attaquer physiquement un état qui n'a montré aucun signe d'hostilité envers nous ?
- J'estime pour ma part que de tenter de tuer notre souveraine sur son sol où elle à été amenée de force constitue une excuse suffisante."
L'amiral eut un silence :
"Vous... Le feriez-vous ?
- Votre question est superflue amiral, pour moi, elle ne se pose pas, tout comme ce débat ne devrait même pas avoir lieu. Cela dit, vous êtes en droit de refuser.
- Je ne crois pas non." Ria l'Amiral avant d'ajouter :
"Si vous me dîtes que le message reçu émane de la Grande Duchesse, alors je me doit de lui obéir.
- Sur ce point, nous en sommes certains.
- Très bien...." Soupira l'Amiral en raccrochant.
Un silence perturbé par les hurlements des réacteurs s'était installé dans le central.
L'Amiral regarda l'ensemble des membres d'équipage présents, désormais au courant. Ils le fixait.
"Lieutenant ?" Finit-il par articuler.
"Amiral ?" Se présenta l'officier radio.
"Vous allez envoyer un message au capitaine Klemin, commandant la TNA Entente.
- Quel est son contenu ?
- Ordre de lancer un missile de croisière de type Jericho au coordonnées suivante." Dit-il en tendant le message reçu.
"A vos ordres". Répondit sans émotion le lieutenant qui retourna dans la salle radio et transmis les instructions.
A bord de l'Entente, ce fut d'abord la surprise.
"Vous êtes sur des instructions ?" Demanda son capitaine à son second.
"Ça vient de l'Amiral en personne."
Le capitaine ne répondit pas, et quoique ne comprenant pas tout à fait, il donna ses ordres :
"Poste de tir, amener un missile de croisière type Jericho dans les pas de lancement."
Et, automatiquement, la machinerie fit glisser de la soute à munitions jusque dans le pod de lancement le missile demandé.
"Missile chargé capitaine." Rapporta l'officier de tir.
"Entrez les coordonnées transmises et pointer en conséquence."
Là, le pas de tir, isolé, pivota dans la direction demandé, le missile pointé vers l'horizon et la côte que l'on apercevait depuis le pont.
"Missile paré !" Finit pas annoncer le matelot sur sa console.
" Ouvrez le feu." Lâcha simplement le capitaine en regardant dans la direction qu'allait prendre le missile.
- Feu !" Confirma le matelot en appuyant sur l'interrupteur.
Alors, déclenchant sa mise à feu, la tige d'acier s'ébranla et quitta son support pour traverser les cieux à toute allure.
On aurait dit qu'une raie de feu passait dans ce ciel au teinte du Soleil levant.
Pendant plusieurs minutes, il suivit la courbe du terrain, restant près du sol comme sa programmation le lui commandait. Il approchait à une vitesse folle de son point d’impact tandis que dans le village, le drame s'achevait :
"Il me faut un chargeur !" S'exclama alexandra.
"C'est mon dernier." lui répondit Karl en lui tendant le sien.
Sentant la fin venir et sans se douter de l'engin de mort qui, paradoxalement, venait à leur rescousse, les derniers combattants résistaient avec la rage du désespoir, cette rage de ceux qui se savent condamné. Dans la précipitation, Karl faussa son système de tir à l'intérieur duquel se bloqua une balle. S'abritant derrière le muret, il s'employa à la déloger. C'est là que, portant machinalement son regard vers le ciel, il vit un bâton de feu qui montait à toute vitesse et qui soudain, sembla piquer droit vers eux.
Réalisant en un quart de seconde la menace, il jeta son arme et se mit à courir à toute vitesse en direction d'Alexandra, faisant fit des balles tout en hurlant :
"A couvert !"
Alors, Karl se jeta sur la jeune femme pour la plaquer sous lui afin de la protéger.
La seconde qui suivit, le missile les frôla. Sa tête explosa en une série de mini explosifs tandis que la charge principal augmentait sa vitesse pour frapper de plein fouet un instant plus tard le centre du point d'impact, vaporisant tout ce qui se trouvait dans un rayon de vingt-cinq mètres. Puis, sur une surface cinquante mètres, la multitude de petits explosifs tombèrent, pleuvant comme un bombardement d'artillerie en détruisant bâtisses et constructions, déchiquetant les hommes se trouvant dans le rayon ou immédiatement autour.
Cela dura une minute durant lesquels, on aurait jurés que les feu de l'enfer se déchaînaient, et pour cause, quelques débris atteignirent le muret et rebondirent sur la petite équipe.
Lorsque le vacarme se tut; il ne plana qu'un vaste silence; un silence de mort.
Lentement, alors, les survivants se redressèrent. Karl, lui, étais sur Alexandra et semblait avoir perdu son regards dans le cristal de ses yeux.
"Karl, je te remercie pour ton dévouement, mais... pourrais-tu te relever ?"
Comme sortant de sa bulle, Karl acquiesça, légèrement gêné et roula sur le côté avant de se mettre debout.
Astrid de son côté, avait le regard fixé sur le désastre. Une fois que tous furent relevé, ils l'imitèrent : il ne restait rien, juste des cadavres et des débris... et visiblement, ils n'étaient encore vivants que par miracle.
"Je savais que s'était une bonne idée d'investir dans cet engin." Ne pu retenir Alexandra dans un sourire pour ensuite poursuivre à l'intention de l'agent Eash:
"Si vous appeliez la récupération monsieur Emrani ?".
A peine lui dit-elle cela qu'il disparu à la recherche de la radio.
En la retrouvant, il constata avec soulagement qu'elle était intact. Lorsqu'il l’eut testée, il pu être complètement rassuré et appela l'ambassade caskar d'Aminavie.
Une demi-heure plus tard, il pu venir faire rapport :
"Votre Altesse, Setan va nous envoyer un avion, on évacue bientôt.
- Très bien messire, je dois avouer que ça fait du bien de se dire qu'on va enfin rentrer.
- Sans vouloir te couper les ailes, tant que nous n'avons pas franchis la frontière, nous ne serons pas en sécurité..."
Alexandra resta silencieuse, baissant la tête tandis que Karl allait fouiller dans les décombres pour trouver quelque chose d'utile.
La Soleil montait lentement. Le dénouement de ce gigantesque bordel serait donc pour bientôt, et, bien que ne le montrant pas, elle se disait que Karl avait surement raison, il serait surprenant que les Lucifériens les laissent s'en aller ainsi...
Après une attente qui leur parut interminable et qu'ils mirent à profit en se reposant, les rescapés furent éveillé par le rugissement des moteurs d'un avion.
Se levant en trombe, ils fouillèrent le ciel du regard à la recherche de l'origine du bruit. Et soudain, il le virent sortir des nuages : un bimoteur de transport de l'armée. Il descendait vers eux, profitant du terrain désertique pour se poser.
Avec une grâce certaine malgré sa taille, le lourd appareil toucha sur le sable chaud, soulevant nombre de grains qui s'enroulaient autour de ses hélices dans un courant volatile.
Courant vers l'avion qui faisait demi-tour pour se mettre en position afin de redécoller, le petit groupe arriva finalement à côté du poste de pilotage.
La porte latérale s'ouvrit et un homme en descendit. il portait un uniforme de la force aérienne.
S'inclinant respectueusement, il désigna l'intérieur de l'appareil :
"Si son Altesse veut bien se donner la peine."
Alexandra eu comme un choc, ou un blocage, cela lui faisait bizarre d'entendre cette formule après tout ce temps... tout ce qu'il s'était passé.
Elle finit par sortir de ses pensées réveillée par Karl qui lui posa la main sur l'épaule en lui souriant. Alexandra répondit volontiers de même et avançant, monta dans l'appareil bientôt suivit du reste de
l'équipe.
"Où nous emmenez-vous pilote ?
- En Aminavie ! Du moins, si les autres excités de l'Empire nous en laissent le temps.
- Ah oui..." Soupira Karl en s'attachant.
"Où en sont-ils ?
- Eh bien, ils nous ont repéré il y a dix minutes, je pense donc que leurs chasseurs nous auront rejoins d'ici peu.
- Raison de plus pour ne pas traîner." Lança Alexandra qui achevait de boucler sa ceinture.
"Je suis bien d'accord avec vous.". Répondit le pilote avant de pousser la manette des gazs, lançant son avion à toute vitesse sur le sable jusqu'à ce qu'il atteigne une vitesse suffisante pour pouvoir tirer sur le manche et l'arracher du sol.
Prenant ensuite de l'altitude, l'appareil mis le cap vers la frontière, s'assurant de demeurer légèrement au-dessus des nuages.
Le décollage terminé, tout le monde retira sa ceinture pour regarder par le hublot de la porte ce pays magnifique où ils venaient de passer tant de temps et qui avait manqué de les tuer.
"Venez voir ! D'ici, c'est encore plus poignant !" Lança alors le pilote.
Montant les marches menant au cockpit, le petit groupe regarda chacun à son tour depuis le poste de pilotage. Le ciel, comme le reste, était magnifique.
Néanmoins, un témoin lumineux se déclencha.
"Contact radar". Annonça copilote.
"Oui, je les ais vu." Confirma le pilote qui se tourna vers le radio :
"Soit à l'écoute sur la fréquence classique de communication, on va voir ce qu'ils veulent.
- Ça semble évident non ?" Plaça Alexandra d'un ton désabusé.
"S'il vous plait votre Altesse, ne gênez pas les manœuvres, et puis... on peu toujours avoir du bol." Espéra dans un faux sourire le maître du bord.
Poussant un soupir en se retirant, Alexandra lâcha :
"Eh bien ce serait la première fois !"
Une voix résonna soudain :
"J'appel le transport, vous violez un espace aérien souverain; veuillez vous identifiez.
- Ici le cargo de transport militaire de secoure de la force aérienne Caskar SC.235; nous ne sommes pas armés et transportons des personnalités et des blessés à bord. Nous avons subit un dérèglement de notre compas, pourriez-vous nous indiquer notre route ?
- SC.235, ici, groupe d'interception 4, vous volez actuellement au cap 0.1.1. Vous avez violez l'espace aérien souverain de l'Empire; veuillez nous suivre vers un aérodrome Luciférien pour inspection.
- Groupe d'interception 4; impossible, notre carburant commence à manquer."
Et tandis qu'ils recevaient ces affirmations, les pilotes percevaient que le transport commençait à perdre de l'altitude.
"Groupe d'interception 4 à Poulailler, le tango affirme manquer de carburant, demande instructions.
- Vous rigolez ?!" Lui hurla le contrôle dans les oreilles,
"Nos radars les détectent à quelques minutes de la frontière ! Forcez les à coopérer ou descendez-les !
- A vos ordres." Répondit le chef d'escadrille.
"SC.235, nous répétons notre injonction, veuillez nous suivre sur un aérodrome luciférien pour inspection." Et, tout en disant ces mots, le chef d'escadrille se plaça au niveau du cockpit et fit faire un demi-roulis à son appareil pour présenter son armement aux pilotes du transports.
"Nous vous prévenons qu'il s'agit de la dernière sommation; obtempérez ou nous serons contraints d'ouvrir le feu".
"Merde ils vont nous descendre !" Lâcha le radio sur le point de paniquer.
"Émettez de nouveau !" Intervint Alexandra qui avait tout entendu.
"Mais, votre Altesse...
- Sur la fréquence de détresse internationale...." précisa-t-elle.
Obéissant, le pilote brancha son émission sur la fréquence internationale et émit :
"Allo, ici le transport militaire Caskar de secoure SC.235, transportant des dignitaires et blessés à bord, nous n'avons aucune intention hostile et supplions le groupe d'interception n°4 de l'Empire Luciférien de ne pas tirer !"
Pendant ce temps, à bord des avions Lucifériens.
"Ailier droit à leader, ait repéré quatre spots en approche par le nord.
- Quelle est leur direction ?
- Ils viennent droit sur nous.
- Dans combien de temps franchiront-ils la frontière ?
- C'est déjà fait leader.
- Quoi ?! Je les contact, pendant ce temps appelez des renforts". Puis, réglant de sorte à obtenir les nouveaux arrivants, le chef d'escadrille posa la question rituelle :
"Appareil non-identifiés, ici le groupe d'interception n°4 de l'Empire Luciférien, veuillez vous identifiez."
A peine le pilote eut-il finit d'émettre que les Lucifériens reçurent une alerte verrouillage.
"On nous accroche !
- Leader à tous, on reste en formation, placez-vous derrière le transport et verrouillez-le !
- Ailier 2 à Leader, le transport cherche à atteindre les nuages ! Il fuit !
- Où en sont les renforts ailier 4 ?
- Poulailler à confirmer l'envoi de huit appareils supplémentaires."
"Bien, gardez le verrouillage, je vais retentez : Appareils non identifiés, ici le groupe d'interception n°4 Luciférien, veuillez vous identifiez."
Il y eut un silence, de quelques secondes, puis, la réponse arriva : un voyant du tableau de bord accompagné d'un indicateur sonore se mit à clignoter.
"Alerte missile !" Hurla l'un des pilotes. Puis, un à un, les membres de l'escadrille rapportèrent avoir un missile leur fonçant dessus.
"Leader ! Le cargo s'esquive !".
Surpris par les évènements, le chef d'escadrille leva la tête et vit quatre traînées blanches filer vers son groupe, encore en formation.
"Leader à ailier 3 et 4, rompez la formation et engagez le combat; ailier 2, avec moi !" Et, suivant ses ordres, il plongea à la poursuite du cargo quand soudain, un cri de désespoir vint de l'ailier :
"Il est sur moi !". Le leader eu juste le temps de tourner la tête et de percevoir une explosion. Son ailier était mort.
Furieux, il enclencha son missile verrouillé sur le cargo, lâchant au passage :
"Toi, tu t'en tireras pas comme ça !"
Et, alors qu'il entamait une chandelle pour leurrer le missile, celui-ci le rejoignit, d'une traite, faisant exploser l'avion en une fraction de seconde.
A cet instant, en Hyptatie, les radars surveillaient les évènements : "Qu'est-ce que c'est que ce bordel ?!" S'exclama le chef de station.
"Que se passe-t-il ?
- Les contacts inconnus ont descendu deux de nos appareils !
- Quoi ?! envoyez la chasse ! Mettez toute la frontière et les bases en alerte, envoyez d'autres appareils sur le lieux du drame ! Et bon sang demandez des explications sur qui sont ces guignols !
On est pas dans un moulin merde !"
A peine eut-il finti sa phrase, que l'appel d'un pilote parvint :
"Ici ailier 3, nous sommes engagés par quatre chasseurs hostile !
- Quels chasseurs merdes ? Des Caskars ?" Craqua le chef de postes.
- Non, ils sont aux couleurs aminaviennes, je répète, nous sommes attaqués par des chasseurs aminaviens, on en à descendu un mais on à besoin de renfort ils... Oh merde !...". L'émission cessa.
"Ailier 3 ! Ailier 3?"
Il se tourna vers l'homme en charge des communications. Mais ce fut un opérateur radar qui lui répondit :
"On les a perdus.
- Comment-ça ?
- Nous n'avons plus aucun signe de nos chasseurs."
Le chef de poste baissa la tête en fermant les yeux. La voix de l'un de ses collègues le ramena prestement aux affaires :
"Chef, je détecte une activité aérienne massive côté aminaviens !
- Ils ont du repérer notre remue ménage. Mettez la DCA en batterie, envoyez douze appareils supplémentaires sur les lieux et prévenez le général Ménard, vite !
- Chef !
- Quoi encore ?
-Le spot d'origine franchit la frontière.
- On s'en fout ! On vient d'être attaqué, alors choper moi ces lascars et descendez les !
- L'escadrille de renfort est arrivée sur place chef !" Rapporta un opérateur radio.
- Parfait !"
Au dessus de la frontière, les renforts Lucifériens eurent une surprise; en sortant des nuages, ils trouvèrent face à eux onze chasseurs aminaviens, en formation de combat et se dirigeant vers eux.
"Leader à tous, armés et prêt à tirer.
- On est trop loin pour l'instant chef."
Au même instant, dans le cockpit du leader aminaviens.
"Leader à tous, demande un rapport sur la position du cargo...
- Lehra 2 à leader, le cargo à franchit la frontière mais il est en sérieuse perte d'altitude, probablement en difficultés.
- Reçu, leader à tous, on rompt le combat, demi-tour et plein gaz vers la maison.
Alors, à la stupeur des Lucifériens, l'ensemble des appareils aminaviens entamèrent un virage sur la gauche en leur tournant le dos tout en engageant leurs post-combustion.
"Ils s'échappent ! Leader à tous, pleins gazs ! Il faut les choper avant qu'il n'ait repassé la frontière !
- Ailier 6 à leader, le contrôle mission confirme que la DCA les attends.
- Tant mieux !"
En effet, au sol, le long de la ligne Hyptate, un bon nombre de batteries DCA étaient pointées vers le ciel.
Soudain, une série de missiles partirent.
"Alerte ! rompez la formation, rompez la formation !" Lâcha soudain le chef d'escadrille à son unité qui, comme paniqué, vira en tout sens pour éviter de constituer un groupe pour les missiles, le tout en gardant le cap de la frontière.
Malgré cela, deux appareils furent rattrapé et abattus par les raies de feu. Et pour comble du malheur, aucun parachutes ne furent aperçu.
Ne s'attardant pas plus, le groupe aminaviens acheva de passer la frontière pour bénéficier de la protection de sa DCA.
Une fois qu'ils constatèrent cela, les Lucifériens, tout en restant en alerte et sur les lieux, renoncèrent à la poursuite.
Et tandis que ce drame se jouait dans les nuages, plus bas, de l'autre côté de la frontière, une longue traînée noir s'échappant du moteur gauche du cargo laissait entendre que tout n'allait pas pour le mieux.
Dans le cockpit, le pilote procédait avec méthode, annonçant à haute voix ses manœuvres pour informer ses collègues :
"Moteur coupé, extincteurs en marches.
- On à une surchauffe du moteur droit !" Annonça le copilote.
"Réduit le régime, sort les flaps et les roues !" Ordonna immédiatement le pilote.
"On va tâcher de se poser dans ces champs là-bas !
- Reçu." Confirma le copilote en aidant son voisin à peser sur le manche pour faire bouger la lourde structure en pleine perte d'altitude et de vitesse.
"Vous pensez sérieusement vous posez là-dedans ?!
- Oui votre Altesse;" répondit-il en haussant le ton sous la tension.
"Mais on va s'écraser !
- Faites pas chiez ! Faîtes pas chiez ou prenez le volant !" Craqua-t-il en criant de sorte à ce qu'on le laisse ce concentrer.
"J'y peux rien si des débris de ce putain de missile on flingué le moteur !"
Se ravisant, Alexandra se contenta de se tenir au siège, voyant avec inquiétude, l'appareil se positionner difficilement tandis que le sol se rapprochait à toute allure !
"Tout le monde retourne dans son siège et s'attache maintenant !" Cria le pilote tout en gardant les yeux rivés sur le décor, réduisant le régime du moteur à nouveau.
De leur coté, Alexandra et les autres passagers regagnèrent leurs sièges en hâte et s'attachèrent.
Là, seul des yeux subtiles purent remarquer, que la jeune femme, serrant le poing de désagrément et de peur, parut un temps soit peu apaisée quand son voisin, le remarquant, prit sa main dans les siennes. Et pourtant, Karl n'était pas plus calme qu'elle.
L'avion faisait des embardées terribles, mais le pilote restait fiévreusement actif, faisant tout ce qu'il pouvait.
Soudain, constatant que sa vitesse était encore trop élevée, il tira le manche pour pointer le nez vers le ciel et se servir du corps de l'avion comme d'un frein. En quelques secondes, il perdit sa vitesse, frisant le décrochage au ras du sol, puis ramenant du manche; il put enfin se préparer à laisser l'appareil toucher le sol.
"CONTACT !" Cria-t-il alors même que les roues touchaient la terre. Sous le poids, elle s’écrasèrent tandis que la lourde machine commençait à creuser un profond sillon dans les champs dorées. Son aile droite, débordant sur une route, faucha les poteaux téléphoniques au passage jusqu'à ce que, rencontrant le toit d'une maison, elle ne l'arrache avant de se décrocher elle même sous le choc.
L'avion pencha alors du côté ou la masse était la plus lourde.
Continuant de progresser à toute allure dans un fracas de tôles tordues et broyées sous la force exigée, l'avion commença à ralentir.
Une autoroute approchait et, comme si l'avion pouvait l'entendre, le pilote lui suppliait de s'arrêter, tendant ses jambes sous le tableau de bord par réflexe pour freiner.
L'appareil poursuivait sa course, il ralentissait de plus en plus, mais l'autoroute approchait.
Soudain, alors que l'appareil s'apprêtait à descendre le remblais bordant à l'autoroute; le pilote ne put se retenir de mettre fermer les yeux tout en crispant ses mains sur le manche.
C'est là qu'après quelques secondes, il ne perçut plus aucun mouvement. Attendant une minute avant d'oser ouvrir un oeil, il constata avec soulagement que "son coucou" s'était stoppé juste avant de basculer.
Poussant un long soupir de soulagement, il vit son équipage le regarder, ayant du mal à contrôler un rire nerveux, trop heureux d'être encore entier.
C'est là qu'Alexandra émergea de nouveau dans le cockpit.
"Veuillez m'excuser pour... enfin pour mon écart votre Altesse."
Ayant visiblement un air mécontent, elle demanda simplement :
"Où avez-vous appris à voler ?
- A... A l'académie militaire ducale votre Altesse.
Là, voyant qu'elle se retenait, sans savoir vraiment de quoi, il préféra ajouter :
"Pour être honnête, je suis sortis avant-dernier de ma promo."
Là, l'air sombre et dur laissa place à une rire franc et joyeux, il crut même percevoir quelques larmes de bonheur tandis qu'elle concédait :
"Vous ne pouvez pas savoir à quel point j'en suis heureuse !".
L'ensemble des passagers de cette machine qu'ils adoraient désormais tant, pleuraient de joie.
Ils réalisaient qu'enfin, après un si long combat, ils étaient vivants et pour la première fois, en sécurité.
Alex s'approcha de Karl, les deux êtres entremêlèrent leurs regards, et, d'instinct se rapprochèrent pour se serrer chaleureusement dans les bras.
"Merci..." Lui murmura-t-elle.
Karl ne trouva rien à répondre, mais il aurait aimé lui dire que cette victoire sur l'adversité, il n'en était pas le seul artisan...
Et tandis que les rires s'élevaient de cette épaves en lambeau, une unité de l'armée aminavienne arrivait au secour des survivants, commençant déjà à enserrer l'épave d'un périmètre de sécurité...
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