Posté : lun. déc. 19, 2016 11:43 pm
par Sébaldie
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ENTITÉS CONFÉDÉRÉES
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La Ligue Amarantine est une confédération composé de plusieurs
entités, dont le nombre a fortement varié à travers les époques.
Ici figure une brève présentation des actuelles entités[/center]
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La République maritime de Dentegorie, la dominante
Superficie : 20 229,50 km²
Population : 4 956 805 hab. (2031)
Densité de population : 245 hab./km² (2031)[/center]
Première entité en termes économiques, la République maritime de Dentegorie est aussi l’une des plus anciennes. Profitant de sa position géographique privilégiée, la Dentegorie s’est très vite tournée vers le commerce maritime et l’accumulation de réserves métalliques. Entité la plus influente de toute la ligue, elle est celle qui possède le réseau le plus fourni de contacts étrangers et amarantins importants. L’intérieur des terres accueille des grands noms du BTP, de l’industrie chimique et du secteur bancaire. Haut-lieu économique, la Dentegorie est aussi un bouillon de culture et d’histoire. Entité hétérogène, la Dentegorie accueille aussi bien des étudiants, des jeunes actifs que des retraités. Aucune décision capitale pour la Ligue ne se prend sans son accord : la Dentegorie a les moyens d’imposer ses ambitions au reste du pays et d’écarter ses éventuels opposants.
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[center][img]https://i.imgur.com/EVPG4l1.jpg[/img]
La Cité-Etat des Octaves, la bohème
Superficie : 187 km²
Population : 282 037 hab. (2031)
Densité de population : 1 508 hab./km² (2031)[/center]
Densément peuplée, la cité-Etat des Octaves est le lieu le plus « branché » d’Amarantie, où se côtoient peintres contemporains fortunés et artistes de rue fauchés mais imaginatifs. Les exorbitants loyers sont à l’image de la saturation de la ville qui accueille en plus tous les week-ends des touristes de tout le pays et de l’étranger. C’est que la Cité-Etat des Octaves, reconnaissable par ses originalités architectures, ses murs couverts de graffitis, est aussi un temple de la consommation, où démarrent les nouvelles modes vestimentaires, capillaires et pilaires de ces messieurs. Politiquement, la Cité-Etat s’est toujours positionnée comme « progressiste », où les citoyens jouissent de grandes libertés, mais se garde en revanche bien de se prononcer sur les sujets relatifs à la diplomatie, au nom de son principe d’éternelle neutralité.
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[center][img]https://i.imgur.com/xkHsDrg.jpg[/img]
La Cité-Etat de Montorive, la gérontocrate
Superficie : 10,75 km²
Population : 52 882 hab. (2031)
Densité de population : 4 919 hab./km² (2031)[/center]
La Cité-Etat de Montorive, la capitale, est construite sur un mont de 360 mètres, dont elle tire son nom. C’est au sommet de celui-ci que le Conseil exécutif de la Ligue amarantine se réunit pour prendre les décisions les plus importantes, ce qui fait de Montorive la capitale de l’Amarantie. Son administrateur principal siège généralement au Conseil exécutif, qu’il préside de facto, comme médiateur et représentant des intérêts de toute la Ligue. Elle est dite gérontocrate car ce sont les institutions sont très favorables aux plus anciens et l’âge moyen y est supérieur à 55 ans. Ce paradis des Seniors, qui vit au rythme des parties de pétanque et de loterie, n’a qu’un intérêt économique très limité, voire inexistant, mais la beauté de ses lieux, ses oliviers multiséculaires et ses charmantes et pittoresques rues pédestres en font une étape touristique intéressante. En tant que capitale, elle abrite le siège des principales administrations nationales.
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[center][img]https://i.imgur.com/Xpu5ESO.jpg[/img]
La Communauté des Melgares, la féministe
Superficie : 2 922,14 km²
Population : 1 420 763 hab. (2031)
Densité de population : 486 hab./km² (2031)[/center]
Située au nord-ouest de l’Amarantie dans un ensemble de petites collines qui abritent une colonie importante de dindons sauvages, dont elle tire le nom (« dindons » se dit meleagroj en espéranto), la Communauté des Melgares est l’entité la plus « socialiste » du pays, ou tout du moins la moins compatible avec l’idéal capitaliste. Mais c’est surtout sa politique en faveur des femmes, dans un pays qui les tient constitutionnellement exclues du droit de vote et de la liberté d’agir, que la Communauté des Melgares s’est faite un nom. Œuvrant pour une égalité salariale et de pouvoirs entre les hommes et les femmes, elle est une particularité au sein de la Ligue amarantine. Malgré le volontarisme de sa population courageuse, l’économie melgarienne, tournée vers l’industrie, est dans une situation fragile puisqu’à l’écart des flux mondiaux et pas assez intégré dans le processus de mondialisation. Très critique à l’égard des institutions amarantines qu’elle juge archaïques, la Communauté des Melgares manque cependant d’alliés au sein de la Ligue ; ses relations avec l’Etat autonome du Barnique et la République maritime de Céjanoise sont notamment très tendues.
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[center][img]https://i.imgur.com/0DT4lfl.jpg[/img]
La Cité-Etat de Dorobie, la pieuse
Superficie : 626,30 km²
Population : 253 834 hab. (2031)
Densité de population : 405 hab./km² (2031)[/center]
Officiellement, près de neuf Amarantins sont dix sont dodécathistes mais en réalité, cette affiliation religieuse n’est que culturelle, la pratique se raréfiant d’année en année. La Cité-Etat de Dorobie est un sanctuaire du dodécathéisme, certains diront même une théocratie, puisque ses textes législatifs sont officiellement conformes à la loi religieuse. Dorobie est de fait un haut-lieu, sinon le seul, de pèlerinage pour les Amarantins, qui viennent y prier les dieux. Rassemblant autant de temples qu’il existe de dieux, la Cité-Etat de Dorobie subvient à ses besoins essentiellement par le tourisme et dans une moindre mesure par l’artisanat, encore très prégnant. La Cité reste discrète au sein de la Ligue et entend juste suivre son bonhomme de chemin.
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[center][img]https://i.imgur.com/kJTHy7U.jpg[/img]
La République du Caducée, la spoliée
Superficie : 9 735,39 km²
Population : 3 514 890 hab. (2031)
Densité de population : 361 hab./km² (2031)[/center]
Jusqu’au XIXe siècle, la République du Caducée était la première puissance amarantine mais les mauvais investissements de ses représentants politiques, ses coûteux projets et surtout l’appétit de ses entités voisines ont eu raison de sa suprématie. En l’occurrence, les Républiques maritimes de Dentegorie et de Céjanoise ont pactisé pour mettre à mal l’économie caducéenne et la vider de ses forces vives, d’où le qualificatif de « spoliée ». La République du Caducée ne s’en remettra jamais, au point qu’elle dut se séparer de plusieurs de ses régions, aujourd’hui annexées à la Dentegorie et à la Céjanosie. Ne disposant désormais que d’une faible ouverture vers la mer, la République du Caducée a perdu son titre de « République maritime du Caducée ». Les dégâts de ce déclin économique sont surtout perceptibles au Nord, au travers de nombreuses villes et usines abandonnées. Le Sud résiste tant bien que mal. Le Caducée est notamment en pointe en matière de recherche pharmaceutique. Ses relations qui étaient très exécrables avec la Dentegorie et la Céjanosie, sont aujourd’hui un peu plus cordiales.
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[center][img]https://i.imgur.com/1MCa8NQ.jpg[/img]
L’Etat autonome du Barnique, l’esclavagiste
Superficie : 6 432,10 km²
Population : 2 376 164 hab. (2031)
Densité de population : 369 hab./km² (2031)[/center]
Si l’esclavagisme est pratiqué par la majorité des entités amarantines, il l’est avec beaucoup plus de vigueur dans l’Etat autonome du Barnique. Cet Etat sans accès à la mer ou à un cours d’eau, cherche désespérément le moyen de désenclaver, en faisant des « aliénés » (les esclaves dans le langage politique amarantin) sa monnaie d’échange. Les propriétaires d’esclaves disposent en effet d’autant de droits à voter qu’ils ne possèdent d’esclaves, ce qui leur permet d’avoir une grande influence sur la vie politique de l’entité. Toutefois, l’Etat autonome du Barnique n’est pas parvenu à se construire comme paradis fiscal de riches esclavagistes, qui déplorent le manque de loisirs de luxe dans cette entité majoritairement populaire. Les choix politiques du Barnique l’ont conduit à être marginalisé par les autres membres de la Ligue et même à être détestés par certains d’entre eux, comme la Communauté des Melgares ou la Cité-Etat des Octaves.
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[center][img]https://i.imgur.com/KWxLvuz.jpg[/img]
La République maritime de Céjanoise, la virile
Superficie : 15 149,30 km²
Population : 5 104 875 hab. (2031)
Densité de population : 337 hab./km² (2031)[/center]
Troisième puissance économique et première puissance militaire de la Ligue, la République maritime de Céjanoise (aussi appelée « la Céjanosie ») est la principale pourvoyeuse de soldats, d’armes et d’engins militaires. Elle dispose notamment d’une importante flotte de navires de guerre pour assurer la sécurité de toute l’Amarantie. Moins tournée vers le commerce que son alliée la Dentegorie, la Céjanosie est experte dans la conception de navires : les chantiers navals jonchent toute sa côte. Aspirant à devenir la première puissance de la Ligue, la Céjanosie est également connue pour ses projets urbanistiques pharamineux mais technologiquement surprenants. Mais c’est surtout au niveau de sa mentalité que la Céjanosie fait le plus parler d’elle : cette entité foncièrement misogyne, qui a décrété un couvre-feu pour toutes les femmes, voue un culte à l’homme viril, à un point obsessionnel et demande à ses jeunes de pratiquer des sports de manière intensive. Inquiet des fléaux du XXIe siècle, la Céjanosie alerte sur la « dévirilisation » des hommes, et l’impact de la « vénalité des femmes » sur eux. La Céjanosie est une entité autoritaire, nationaliste, parfois brutale, et certains de ses détracteurs la moquent en la décrivant comme une « homosexuelle refoulée ». Malgré ses performances, la Céjanosie reste un nain diplomatique au sein de la propre Ligue, ne parvenant pas à imposer sa vision.
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[center][img]https://i.imgur.com/q9FwqMA.jpg[/img]
La République de Grande-Rufade, la traditionnelle
Superficie : 14 727,90 km²
Population : 1 389 034 hab. (2031)
Densité de population : 94 hab./km² (2031)[/center]
La Grande-Rufade est l’entité la moins densément peuplée de la partie continentale de l’Amarantie. Discrète sur le plan national, elle est pourtant indispensable à la Ligue avec son importante production agricole, qui lui permet en outre de se tourner vers l’exportation. Se portant économiquement bien, la Grande-Rufade a pourtant choisi d’avancer à pas de loup vers la modernité, devant l’hostilité d’une population encore attachée à ses traditions, ses réunions et ses jeux de village. La Grande-Rufade est idéale pour les Amarantins en quête de bol d’air pur et de verdure. Mais l’entité ne doit pas reposer sur ses lauriers : la partie insulaire de l’Amarantie entend devenir le grenier du pays, au détriment de la Grande-Rufade.
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[center][img]https://i.imgur.com/qwzpsbo.jpg[/img]
La Cité-Etat de Fragasie, la propriété de [url=http://www.simpolitique.com/vsv-van-der-sar-vennootschap-t13330.html]VSV[/url]
Superficie : 1 564,85 km²
Population : 832 010 hab. (2031)
Densité de population : 532 hab./km² (2031)[/center]
Au début des années 1980, la Cité-Etat de Fragasie est au plus bas : pénalisée par un taux de croissance en berne, concurrencée par ses entités voisines, la Fragasie ne parvient plus à payer sa dotation à la Ligue, ce qui la condamne à « mettre aux enchères » ses territoires. Ceux-ci sont rachetés par la Van der Sar Vennootschap, cette imposante corporation fritze, et notamment sa filiale « Van der Sar Aeronautische Onderneming » spécialisée dans la construction et l’exploitation aéronautique. Pour se démarquer de ses voisines maritimes, la Cité-Etat de Fagrasie opte pour l’aérien, un parti très risqué. La VSV, nouveau propriétaire des terrains, refaçonne les institutions fagrasiennes pour en faire un Etat vassal dans cette partie de Dytolie méridionale. Aujourd’hui, la Cité-Etat ne vit qu’au travers des avions qui ont permis de rétablir les comptes publics et qui offrent un emploi direct ou indirect à plus de la moitié de la population locale. Cette situation, non sans susciter aussi de la jalousie, suscite la méfiance des autres entités qui la voient comme une ingérence du pseudo-Etat fritz dans les affaires amarantines. Si la Fragasie venait de nouveau à ne plus pouvoir payer sa dotation, les autres entités de la Ligue ne manqueront pas de l’exclure pour de bon.
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[center][img]https://i.imgur.com/SAc4XVE.jpg[/img]
La Cité-Etat de Griotorie, la thermale
Superficie : 926,03 km²
Population : 662 788 hab. (2031)
Densité de population : 716 hab./km² (2031)[/center]
Les cerisiers plantés dans les rues de la Cité-Etat rappellent son nom de « Griotorie ». Pourtant, ce n’est pas pour sa production de cerises que la Cité-Etat est connu mais plutôt pour l’eau de sa source, réputée bienfaitrice et purificatrice, à tel point qu’on lui prête des attributs divins, d’où une importante production locale de statues divines. En dehors de cette activité, qui amène une clientèle plutôt aisée, la Cité-Etat de Griotorie est bâtie sur des bases fragiles, et cherche à diversifier son économie pour pallier à tout bouleversement de la demande.
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[center][img]https://i.imgur.com/TExxuhR.jpg[/img]
La Cité-Etat de Sceptrie, la transparente
Superficie : 214,74 km²
Population : 186 850 hab. (2031)
Densité de population : 870 hab./km² (2031)[/center]
Tout voyage dans la Cité-Etat de Sceptrie nécessité un rappel aux non-initiés : ici, le nudisme est autorisé et dans certains quartiers, porter des vêtements y est vu comme une offense. La pratique n’est cependant pas majoritaire, la Cité-Etat de Sceptrie se caractérise surtout pour son économie de support au BTP, en étant notamment douée dans la verrerie, la production de fenêtres, entre autres. Entre le nudisme et le verre, certains y verront une amusante coïncidence : les Sceptriens recherchent la « transparence ». Mais c’est un fait : non mécontente de demander de se dévoiler, la Sceptrie est également l’entité amarantine la moins corrompue et l’une des plus avancées sur le plan démocratique.
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[center][img]https://i.imgur.com/0NOqA0h.jpg[/img]
La Principauté de Movopolis, l’orgueilleuse expansionniste
Superficie : 19 211,04 km²
Population : 1 780 360 hab. (2031)
Densité de population : 93 hab./km² (2031)[/center]
On pourrait également l’appeler « l’éternelle complexée », tant ce territoire couvrant le quart occidental de l’île d’Alilée lui semble trop petit au regard de la grandeur de la Principauté. Ne ménageant pas les dépenses publiques pour montrer aux autres membres de la Ligue qu’elle fait partie des grandes de ce monde, la Principauté de Movopolis est la seule entité non dirigée par un espérantophone. C’est en effet la dynastie Zénon qui en est la tête depuis sa fondation au XIXe siècle. Confrontée à de sérieux problèmes financiers en raison des excès de ses princes, Movopolis tient sa place au sein de la Ligue par son alliance indéfectible avec sa voisine, la République de Spongorie, qui pose son veto lors de toute tentative d’exclusion – et inversement. Mais jusqu’à quand cette situation pourrait-elle tenir ? Les sujets du Prince sont très mécontents et ne seraient pas opposés à arracher la tête de leur régent, pour rebâtir leur Principauté sur des bases plus saines.
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[center][img]https://i.imgur.com/rHEDf3z.jpg[/img]
La République de Spongorie, la mafieuse
Superficie : 33 425,21 km²
Population : 2 767 491 hab. (2031)
Densité de population : 83 hab./km² (2031)[/center]
La Spongorie est un Etat éponge, notamment parce qu’il s’est construit sur une zone marécageuse, mais surtout parce qu’il s’agit d’un Etat fantoche contrôlé par la mafia grecophone Daktýlios, qui n’a guère eu besoin d’imposer la loi du silence par la force, tant la population locale l’acclame pour les investissements qu’elle a réalisés. La mafia Daktýlios, contrôlée secrètement par le Père Sebastianós, prêtre de l’Eglise Saint-Martin de Cornecejo, est la véritable dirigeante de cet Etat archi-corrompu, où les élections ne riment à rien tant elles sont truquées. Elle doit sa survivance au sein de la Ligue par le veto de la Principauté de Movopolis à toute tentative d’exclusion. La République de Spongorie est complètement marginalisée par les autres membres, qui ne reconnaissent pas la légitimité du chancelier élu, qui n’est qu’une simple marionnette de la mafia. Economiquement, la Spongorie s’en sort bien, grâce aux manœuvres de la mafia et à sa mainmise sur les mines d’argent – seule ressource naturelle précieuse de l’Amarantie. Quiconque qui s’est opposé à elle l’a payé de son sang. Toutefois, la Spongorie est sujette aux caprices de sa nature : régulièrement, les villes sont victimes d’inondations, qui rappellent qu’elles sont construites sous le niveau de la mer. La Spongorie devra en plus de trouver des partenaires étrangers, ce qui n’est pas chose aisée. Enfin, c’est dans la Spongorie que réside la plus importante communauté chrétienne, dans la partie grecophone de la République, ce qui constitue un pied-de-nez à la culture amarantine dodécathéiste et débauchée.
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[center][img]https://i.imgur.com/b5T8QoV.jpg[/img]
L’Etat autonome de Haute-Alilée, la capitaliste
Superficie : 21 474,86 km²
Population : 1 515 950 hab. (2031)
Densité de population : 71 hab./km² (2031)[/center]
L’Etat autonome de Haute-Alilée est la plus jeune des entités existantes, elle s’est fondée sur l’achat de terres appartenant à la Spongorie et au Movopolis. Elle se tient à se démarquer des trois autres entités de l’île par sa politique beaucoup plus libérale. Cette entité capitaliste se caractérise par ses villes nouvelles, dont sa capitale Nov-Gemoj, et ne possède donc pas un patrimoine historique très intéressant. En vertu de la liberté d’association, les Alto-Aliléens sont nombreux à se regrouper en « gated communities », ces quartiers privés composés de riches ménages, dans de confortables pavillons. Moins sujet que sa voisine du sud, la Spongorie, aux inondations, la Haute-Alilée est néanmoins elle aussi construite sur une zone marécageuse, qui a été asséchée et la nature tend parfois à le rappeler. L’Etat autonome est en concurrence directe avec la République de Dentegorie et souhaite devenir un lieu attractif pour les investisseurs et les start-up. L’économie alto-aliléenne est complétée par le tourisme et l’agriculture, avec un notable élevage de chèvres. La communauté autochtone grecophone, qui a été dépossédée de ses terres, tient particulièrement en hostilité le gouvernement de l’Etat autonome.
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[center][img]https://i.imgur.com/G3yhwNe.jpg[/img]
Le Royaume de Forluno, la populeuse
Superficie : 87 027,10 km²
Population : 8 157 928 hab. (2031)
Densité de population : 94 hab./km² (2031)[/center]
De constitution récente d’un point de vue historique, il a été fondé à la fin du XVIIIe siècle après le rachat de toutes terres appartenant à la République amarantine d’Alilée (aujourd’hui disparue). Au XVIIIe siècle, l’île d’Alilée étant alors constituée de très nombreux marais, l’eau de pluie tend à stagner, endommageant ainsi les récoltes. Appartenant alors à la République amarantine d’Alilée, un riche propriétaire terrien du nom d’Eŭstaĥo Nistor, s’est inspiré de ce qui se pratiquait au Siracuzzia, alors qu’il visitait le pays pour y commercer. Il appliqua et perfectionna avec succès la technique du drainage, permettant d’évacuer l’eau plus facilement, innovant de la même façon les systèmes d’irrigation. Cette petite révolution dans le domaine agricole l’aida à consolider la fortune, contrastant avec les finances de la République. La République, insolvable, n’est alors plus en capacité de payer son onéreux droit d’adhésion à la Ligue et pour éviter l’exclusion par ses pairs, elle met en vente ses terres. Pressée par l’urgence de la situation, elle les vend à Eŭstaĥo Nistor. La transaction est approuvée par le Conseil exécutif de la Ligue et Nistor devient de fait et légalement le chef de la toute nouvelle entité de la Ligue. Sans doute par mégalomanie, mais aussi pour marquer son opposition au régime républicain, Eŭstaĥo Nistor s’autoproclamera « roi de Forluno » et se fait représenter en Dyonisos, dieu du vin. Alors que les Amarantins avaient lutté contre le fléau des « maladies de promiscuité » en adoptant une « fécondité responsable » (de 2 à 3 enfants par femme, assez pour renouveler les générations), les Forluniens ont brisé un tabou en copulant à l’infini. Le roi lui-même donna l’exemple en fécondant le maximum de femmes qu’il partageait avec son fils aîné, qui, à sa mort, deviendra à son tour roi. Dans les écoles forluniennes, on apprend que « le roi possède le membre le plus puissant et imposant pour mettre au monde l’avant-garde du nouveau royaume », une assertion inscrite dans la Déclaration d’indépendance du royaume, qui fait office de constitution, toujours en vigueur aujourd’hui. Aujourd’hui, le roi de Forluno continue à être le « plus grand mâle procréateur » du royaume, sinon de l’Amarantie entière. De nombreux hommes, préférant l’amour masculin, délèguent bien volontiers au roi la tâche de « remplir » (telle est l’expression utilisée) les femmes et assurer la pérennité de l’espèce. Puissance agricole (riziculture, sel) et industrielle (amidonnerie, industrie chimique…), le Royaume de Forluno est la deuxième entité amarantine au niveau économique.
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