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Posté : mer. juil. 27, 2016 6:00 pm
par Kalista
[center]Encyclopédie du Royaume Matriarcale et Millénaire de Nogera :[/center]

Depuis des temps immémoriaux, les nogerans conservent la mémoire de leur passé, collectent des connaissances sur leur propre peuple et échangent ces savoirs entre eux. Aux temps les plus anciens, ce travail se faisait oralement, mais depuis des millénaires maintenant s'est pas écrit, des écrits d'abords épars, puis centralisés à l'échelle des régions et enfin de toute la Nation que cette collecte et ce partage se font. L'Encyclopédie du Royaume Matriarcale et Millénaire de Nogera est la forme moderne de cette quête ancestrale des nogerans pour se connaître eux-mêmes, leur environnement, leur pays et leur histoire, aux mieux de leurs capcités.

Liste des chapitres disponibles :

-[url=http://www.simpolitique.com/encyclopedie-royaume-matriarcale-millenaire-nogera-t13059.html#p290758]I) Présentation générale[/url]
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Posté : mer. juil. 27, 2016 6:02 pm
par Kalista
[center]I) Présentation générale :[/center]

Nom officiel de royaume : Royaume Matriarcale et Millénaire de Nogera

Nom courant du royaume: Nogera

Gentilé: Nogerane/Nogeran

Le drapeau national :

[img]http://www.zupimages.net/up/16/26/wd5r.png[/img]

Le crocodile d'or sur fond bleu, ou « sur fond azur », pour reprendre un blasonnement alméran classique, est le symbole du Nogera depuis ses origines. Les plus anciennes chroniques parlent déjà du crocodile d'or, et il semble que le fond bleu soit venu le compléter au fur et à mesure que les rapports avec les almérans rendaient un blasonnement complet plus nécessaire et plus facile d'action. Alors que certains avancent qu'il s'agit du symbole donné par les néapolitains aux nogerans en raison de leur prédilection pour la défense, de leurs pugnacités et de leurs redoutables attaques par surprises, d'autres soutiennent que le symbole personnifie la reine légendaire Nogania I la Crocodile, qui protégea le Nogera des invasions venues du nord, cependant que d'autres encore préfèrent y voir tout simplement une représentation des crocodiles qui ont toujours infestés le fleuve Nobir, le plus grand et emblématique fleuve du pays.

Dans tous les cas, le symbole est très ancien, et sa couleur d'or retranscrit tout simplement la réalité des insignes antiques, eux-mêmes étant faits d'or pour illustrer la puissance nogerane. Le bleu, lui, fut choisi, en corrélation avec la dernière explication possible du crocodile, pour représenter l'importance des fleuves qui irriguent le pays, et surtout pour illustrer le Nobir, où chassent encore aujourd'hui les crocodiles.


Langue officielle du royaume : Le Nogeran (langue zanyanaise ayant subit des influences latines).

Autres langues reconnues : Aucune autre langue officielle, reconnaissance de plusieurs langues locales (dans des régions à identité forte) ou internationales (parlées le long des côtes).

Devise : « Un royaume, un peuple, une reine »

Hymne national : « La Nogarianne »

La monnaie: Le rougur

La capitale : Nogarian

Les plus grandes villes : Nogarian, Hopharis, Etrios, Nobisian et Rougarsil

Régime national : Monarchie autoritaire de droit divin

Chef de l'état : Sa Majesté Nabuna XXI « la Crocodile »

Posté : ven. juil. 29, 2016 11:39 pm
par Kalista
[center]II) Principaux princes de loi :[/center]

Droits fondamentaux :

Liberté d'expression : garantie
Liberté de culte : garantie dans le cadre privé/encadrée dans le cadre public
Liberté de rassemblement : garantie
Liberté d'association : garantie
Droit de grève : possible sous condition
Droit d'entreprendre : non garanti
Droits des femmes : garantis
Droits des enfants : garantis
Droits des animaux : aucune loi
Droit d'héritage : garanti

Législation sur les mœurs

Mariage civil : possible mais peu répendu
Mariage religieux : reconnu
Métissage : autorisé
Divorce : interdit pour les mariages religieux chrétiens / autorisé pour les mariages païens et civils
Relation sexuelle hors-majorité : interdite
Relation sexuelle hors-mariage : aucune loi
Relation extra-conjugale : interdite
Relation et mariage consanguin : interdit
Polygamie : interdite
Polyandrie : interdite pour les mariages chrétiens et civils / autorisée pour les mariages païens
Contraception : aucune loi
Avortement : interdit
Euthanasie : interdite
Homosexualité : aucune loi
Mariage homosexuel : non existant
Adoption homosexuelle : aucune loi
Transsexualisme : interdit
Exhibitionnisme : interdit
Prostitution : interdite
Pornographie : aucune loi
Pédopornographie : interdite
Jeux de hasards : aucune loi

Législation sécuritaire

Arme à feu : autorisée sous permis
Espionnage domestique : possible pour l'état seulement
Torture : possible pour l'état seulement
Offense au Souverain(e) : interdite
Peine capitale : en vigueur

Posté : dim. juil. 31, 2016 1:49 pm
par Kalista
[center]III) Histoire du Nogera :[/center]

[center]III) a) La protohistoire du Nogera, entre légendes, textes rapportés et archéologie :[/center]

L'Âge Historique du Nogera commence véritablement vers le début de l'ère chrétienne. Au part avant, on entre dans le champ d'une véritable protohistoire, avec quelques mentions du Nogera dans les annales des peuples lettrés, comme le peuple juif par exemple, mais aucun exemple de l'implantation de l'écriture dans le Nogera lui-même. Ces mentions, du reste, sont généralement vagues, parcellaires et lointaines : grâce au tampon formé par la grande forêt équatoriale, les véritables conflits entre les juifs du nord et les proto-nogerans furent plutôt rares, de même que les contacts suivis. On a surtout des mentions des tribus de la forêt elle-même, d'ailleurs, et quasiment aucune des peuples qui vivent dans les vastes plaines de l'ouest. On peut retracer à l'aide de ces écrits un caractère déjà très défensif des nogerans, toujours prêts à s'allier pour repousser les invasions, même s'ils se chamaillent entre eux le reste du temps. Quelques noms de divinités locales y sont aussi mentionnées – jamais de façon laudative, cela va de soit – qui correspondent avec les légendes, voir avec les pratiques religieuses transmises jusqu'à nos jours.

Les légendes, d'ailleurs, sont en fait le matériaux le plus abondant, mais aussi bien entendu le moins fiable, sur cette période. Elles ont l'avantage de provenir de toutes les parties du territoire, et de toucher un peu tous les domaines, à travers le prisme légendaire. Elles permettent de composer un portrait des tribus du pays, qui étaient à cette époque diviser entre plusieurs ethnies aux légendes propres, portant chacun, d'après les historiens, leur propre panthéon : on peut retracer les conflits entre les tribus en suivant les conflits que rapportent les légendes entre les divinités, de même qu'il est facile de savoir, en comparant les panthéons que l'on peut dégager des légendes – et confirmer parfois par les textes extérieurs ou l'archéologie – aux panthéons qui survivront jusqu'à l'époque historique, quels furent les vainqueurs, du moins au sens culturels : les divinités des tribus vaincues se retrouvent soit intégrées comme divinités subalternes, soit transformées en ennemis, prenant la forme d'être plus ou moins démoniaques.

L'archéologie enfin est très parcellaire, et se repose surtout sur des interprétations à partir de ruines et d'objets cultuels, qui viennent généralement confirmer ou orienter les autres interprétations. Elles permettent de confirmer le passage du Nogera par un âge du bronze puis par un âge du fer, grâce à des apports technologiques qui sont visiblement à chaque fois venus du nord. L'usage du métal toutefois, et à plus forte raison du fer, semble être toujours resté strictement affecté aux armes proprement dits : d'après ce que l'on a pu reconstituer, les guerriers nogerans n'utilisaient pas toujours du fer, et quand s'était le cas soit ils ne portaient qu'une armure légère – voir pour certaines tribus des forêts par d'armure du tout – soit dans les cas les plus sophistiqués, ceux des cités des plaines, une armure en os ou en bronze. C'est donc une maîtrise du fer toute relative, que l'on interprète surtout par le manque de gisement de métaux dans le territoire nogeran, qui a empêché un véritable essors de leur utilisation à des âges protohistoriques. Ce qui n'empêche pas, d'ailleurs, les légendes comme les textes étrangers de souligner les qualités guerrières des nogerans, servis avant tout dans ce domaine par leur caractère intrépide.

Sur le plan sociétal, on voit des différences entre les peuples de la forêt et une partie de ceux des plaines qui, majoritaires, sont nomades ou faiblement sédentarisés et utilisent avant tout la chasse, la pêche et la cueillette pour vivre, et les populations qui vivent principalement le long des grands fleuves, qui se sont sédentarisées, utilisent l'agriculture et sont généralement les plus structurées, quoique pas assez pour voir émerger un degré de complexité nécessitant une écriture, même primitive. Toutes ces sociétés étaient dirigés par des rois ou des chefs locaux, et pour certaines des reines et des cheftaines, qui se faisaient généralement la guerre entre eux, s'alliaient à l'occasion, et ainsi de suite. On a quelques indices de la construction de certains ensembles tribaux plus vastes, à travers l'archéologie et les légendes – et, pour l'un d'entre eux, à travers une mention dans les textes juifs suivant une malheureuse tentative de mener des raids vers le nord – mais il semblerait que pendant longtemps aucun véritable « grand pouvoir » ne parvint à émerger durablement sur ce qui serait plus tard le territoire nogeran.

Néanmoins, aux alentours du IIe et du Ier siècle avant Jésus-Christ, on voit monter peu à peu une nouvelle puissance territoriale dans l'est du pays : prenant racine dans une cité fluviale jusque là méconnue, car sise dans la forêt, il va rapidement se développer et étendre son pouvoir sur une large partie du territoire actuel du Nogera. C'est d'ailleurs aussi la première fois que le nom de « Royaume de Nogera » va faire son apparition dans quelques textes extérieurs : un état essentiellement guerrier, centré autour de Nobisian, la cité royale, qui va réussir à perdurer en introduisant, justement, les premières traces d'écriture, dans le courant du Ier siècle avant le Christ qui sont de type sémite, inspirés sans doute des échanges avec le nord. Ces débuts d'histoire, encore réduits néanmoins à cette époque à quelques notes, finiront par se concrétiser, aux alentours du début de l'ère chrétienne, en une véritable entrée dans l'Âge Historique, aidé toutefois par des événements totalement extérieurs au Nogera.